Le Projet Zibi

Un modèle exemplaire de communauté parmi les plus écologiques et avant-gardistes ici, en Outaouais.

La vision de Windwill et Dream est de créer des cadres de vie les plus durables et respectueux de l’environnement au monde. Pour ce faire, Zibi suit le plan d’action ambitieux « One Planet Communities », un modèle reposant sur dix principes simples pour favoriser un mode de vie durable et abordable pour tous. Ce modèle aidera Zibi à exister en utilisant une juste part des ressources de la planète.

Zéro carbone
Les bâtiments et les structures­ de Zibi sont neutres en carbone. En effet, l’électricité et le chauffage proviennent d’un mélange d’énergies renouvelables sur place et hors site.

Zéro déchet
Zibi est conçu selon un principe de hiérarchisation des déchets. Il est sur la voie d’atteindre zéro déchet d’ici 2020.

Transport durable
Zibi intègre un plan de transport visant à réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre.

Matériaux durables
Windmill Development Group privilégie les matériaux de construction à faible impact sur l’environnement, durables, locaux et récupérés.

Aliments locaux et durables
Le projet fait en sorte qu’il soit facile et pratique pour les résidents et les locataires de se procurer des aliments locaux, sains et durables.

Eau durable
À Zibi, les produits pour lesquels nous achetons et nous gérons de l’eau contribuent à une utilisation saine des sols et évitent les inondations locales et la pollution des cours d’eau.

Utilisation des sols et habitat de la faune
Le cadre de vie durable sera un modèle de vie urbaine au sein d’un milieu naturel diversifié et productif, en utilisant les sols de manière adaptée et efficace et en favorisant la beauté des paysages.

Culture et communauté locale
Le projet entretient une culture de durabilité, une communauté locale et un sentiment d’appartenance.

Équité et économie locale
Zibi assure une équité sociale dynamique en apportant au tissu social dense constitué d’une diversité de membres de la communauté locale des services accessibles à tous.

Santé et bonheur
Zibi présente des méthodes faciles, attra­yantes et abordables pour permettre aux gens de mener une vie heureuse et saine tout en consommant une juste part des ressources de la planète.

L’approche socio-dynamique d’intégration par l’art (SDIA)

Quand l’art vient en aide aux personnes autistes
Vous connaissez l’approche socio-dynamique d’intégration par l’art­ (SDIA)? Il s’agit d’un mode d’intervention auprès des personnes autistes sur les plans de la communication, des interactions sociales ainsi que des activités et intérêts.

Tour d’horizon d’une approche élaborée par Mohamed Ghoul, intervenant psychosocial et résident de Rouyn-Noranda
Monsieur Ghoul a imaginé une approche qui repose sur les bases suivantes : promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques des personnes ayant des limitations et des besoins particuliers, tels que l’autisme. Et promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise en plus de reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle.

« Le développement des habiletés sociales, l’intégration de processus de résolution de conflits et les aider à découvrir leur réseau d’aide fait aussi partie de l’intervention, explique M. Ghoul. Il est aussi question d’aider l’individu à développer une meilleure estime de soi et à reconnaître son unicité. »

Il ajoute que l’estime de soi est défi­nie comme étant l’évaluation positive de soi-même. Celle-ci est basée sur la conscience de sa propre valeur et de son statut d’acteur social.

« De plus, c’est une chose d’avoir des qualités, des habiletés, des aptitudes et un savoir-faire, mais il s’agit avant tout de les connaître et d’en avoir conscience. » Il note que l’approche aide tout autant à gérer des situations de crise, de stress et d’anxiété qu’à faire diminuer les symptômes des troubles anxieux.

Objectifs spécifiques
Concrètement, la méthode SDIA permet d’aller encore plus loin :

• Intégrer les participants dans un milieu normalisant, tout en favorisant le développement à l’intérieur de ce milieu;
• Favoriser le développement au niveau de la communication, de la socialisation et de l’intégration, et ce, par un médium artistique qui joue le rôle d’outil de lien et de développement dans un contexte d’activités socioculturelles;
• Développer un sentiment d’appartenance en offrant un moyen alternatif de s’intégrer dans sa communauté;
• Développer de manière considé­rable l’estime de soi et la confiance­ en soi, et ce, par la réalisation d’œuvres artistiques créées par les participants;
• Donner à la clientèle cible une identité sociale au sein de sa communauté (musicien, créateur artistique, groupe de musique).

Former des intervenants
L’approche SDIA fournit aux intervenants l’opportunité de prendre des risques. Cette approche est basée sur la capacité de tout être humain à créer avec la possibilité d’observer, de comprendre, d’étudier et d’apprendre.

« Il est ici question que l’intervenant se considère comme un élément faisant partie d’un tout qui l’en­toure, avance M. Ghoul. Tous les individus sont influencés, et surtout influençables, selon les modes de com­munication et les sens qui sont en alerte. »

L’approche SDIA repose sur le concept de l’intégration personnelle et sociale dans une perspective socio-dynamique de l’intervention. L’intégration personnelle et sociale de tout individu à sa communauté est essentielle à son développement selon sa propre évolution.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère que l’intégration sociale est une priorité pour les personnes présentant des incapacités ou des déficits. L’intégration sociale est une opération par laquelle un individu ou un groupe d’individus s’incorpore à une collectivité, à un milieu.

De plus, le Ministère a bonifié sa politique de soutien De l’intégration sociale à la participation sociale (2001) en spécifiant que la participation sociale implique un échange réciproque entre l’individu et la collectivité; elle met en cause, d’une part, la responsabilité collective de permettre à tous de participer activement à la vie en société et, d’autre part, la responsabilité individuelle d’agir en citoyen responsable.

Enfin, une approche comme la SDIA mérite d’être connue davantage. Qu’une personne autiste soit au cœur d’une telle démarche artistique nous permet d’apprécier la beauté de l’esprit autistique.

Pour en savoir plus
Visionnez les résultats d’une recherche sur cette approche menée par le professeur André Gagnon, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le film l’Autiste au Tambour d’Yves Langlois : une odyssée improbable de quatre artistes autistes Québécois en tournée à Paris. Visionnez le film sur le site web ICI.tou.tv http://ici.tou.tv/l-autiste-au-tambour

Des ateliers sont donnés à Montréal, Rouyn-Noranda, Sainte-Thérèse et Gatineau. Pour de plus amples renseignements, écrivez à l’adresse mohamedghoul@hotmail.com

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.