Apprendre à bien respirer, c’est se donner le souffle d’une vie nouvelle

Trop souvent prise pour acquis, notre respiration a perdu sa place et son rôle dans un monde qui bouge et évolue souvent trop rapidement. Pourtant, nous allons de découverte en découverte quant aux effets négatifs du stress sur notre santé globale et plusieurs d’entre nous sommes encore dépourvus de moyens efficaces pour arriver à bien gérer notre stress.

Nous oublions que la respiration est vitale et que quelques minutes sans oxygène peuvent être fatales pour nous. L’oxygène est le carburant de notre corps et nos millions ou trillions de cellules dans le corps en ont besoin régulièrement. Mais, par contre, si nous sommes comme une grande partie de la population à avoir une respiration déréglée, superficielle, rapide, saccadée et avoir l’impression que l’air ne passe pas ou encore se sentir souvent à bout de souffle ou en état de tension chronique, nous souffrons d’un phénomène fort répandu qui est celui d’avoir une respiration « bloquée ». En retour, nous ne respirons que dans la partie supérieure du corps, ce qui prive ce dernier de la quantité d’oxygène dont il a besoin. Ceci a comme conséquence d’avoir souvent l’impression de vivre dans sa « tête » et d’être coupé de ses « tripes », c’est-à-dire de son côté émotif et intuitif. En arrivant à développer une respiration profonde et diaphragmatique, ceci nous permettra de nous sentir plus ancré donc plus centré et nous pourrons en retour reprendre contact avec notre être dans sa totalité. Nous pourrons faire nos choix et décisions dans la vie à partir de qui l’on est en respectant nos croyances et valeurs et sans nous laisser influencer constamment par l’extérieur, ce qui est souvent une source de tension importante.

Il est primordial que chaque individu retrouve la puissance associée à l’art de bien respirer. Il s’agit d’un moyen simple et à la disposition de tous qui en retour nous aidera dans la guérison de notre corps physique, à bien gérer notre stress et à assurer notre croissance personnelle. Dès les premiers changements, en plus d’obtenir une respiration plus profonde et bienfaisante, nous pourrons observer une amélioration sur le plan physique, mental et émotionnel. Le mieux-être commencera à se faire sentir et notre qualité de vie ne fera qu’augmenter.

Pour augmenter les effets bénéfiques d’un massage

Savez-vous que pour augmenter les effets bénéfiques que procurent le massage, il est conseillé de prendre une période de repos avant et après la séance?

Se permettre un temps pour décompresser peut signifier ne rien faire du tout pour ceux et celles qui ne se sentent pas coupables, lire un livre, écouter de la musique, prendre un bain chaud, ou encore, pratiquer de exercices (marche, natation, vélo, etc.).

En choisissant une activité qui vous plaît, vous contrez l’escalade des exigences extérieures. S’offrir un espace pour répondre à un besoin de retour vers soi contribue à descendre le niveau de stress. Ainsi, un relâchement s’amorce et la tension nerveuse et musculaire commence à diminuer.

En débutant la séance de massothérapie de cette manière, la relaxation s’installe dès les premières minutes. Les effets de calme s’accumulent à mesure que le temps s’écoule. Le massage terminé, la détente atteint une plus grande profondeur.

Pour garder ces effets régénérateurs plus longtemps, il est suggéré de poursuivre avec un choix d’activités tranquilles. Un truc additionnel, éviter de trop manger. Un estomac plein exige plus de sang et le massage a l’effet d’augmenter la circulation en périphérie. Massage et estomac plein ne vont pas ensemble.

Un massage apaise la tension nerveuse, détend les muscles, soulage les douleurs et tranquillise l’esprit. Ajoutez un peu d’oisiveté avant et après la séance contribue à hausser ses effets bénéfiques et à les faire durer plus longtemps.

Le dialogue du djembé

Je regarde les aiguilles de l’horloge… Dix-huit heures trente-cinq. Je suis sur scène, prêt à entamer le cours de percussions africaines à l’école Samajam. Autour de moi, un capharnaüm sonore retentit… Les quelque quatre-vingts étudiants positionnent leur djembé, et se mettent à frapper la peau, parfois avec grâce, parfois avec violence, mais toujours avec le désir ardent de produire un maximum de son possible. J’éprouve toujours un vif plaisir à scruter la scène qui s’offre devant moi. De la plate-forme surélevée, c’est quasi surréaliste de voir comment l’humain, dans un contexte précis, renoue avec la bête en lui.

Il faut cependant ramener cette « meute » à l’ordre afin de réussir à faire parler le djembé, et non pas laisser planer la cacophonie actuelle. Mais, les gens ont l’air d’être tellement dans leur élément, que je pourrais disparaître de la pièce pendant une heure complète, revenir et rien n’aurait changé… Phénomène fascinant où le temps n’a plus aucune importance.

Un des aspects les plus fascinants et les plus intéressants de la percussion africaine, c’est le sentiment d’appartenance à un groupe, à un clan. Bien sûr, le djembé tire ses racines de cette observation. Le rythme n’existe que parce que plusieurs djembéistes le créent. Chacun y va de sa contribution, chacun joue son propre accompagnement, et les notes s’imbriquent les unes dans les autres comme si elles ne formaient qu’un tout cohérent et vraiment mélodieux à l’oreille.

Par contre, cette simple mise en commun de capacités musicales va beaucoup plus loin. Le djembé apporte beaucoup plus que le simple fait de garnir notre existence avec des notes de musique. Outre le fait d’être extrêmement libérateur en faisant relâcher la tension intérieure (qui n’a jamais voulu frapper sur quelque chose pour se défouler), il permet de pouvoir entrer en contact avec son prochain, de reconnecter complètement avec la fameuse « bête sociale » qui sommeille en nous. C’est une courroie de rapprochement qui n’a pas son pareil, qui permet de vivre des activités sociales primordiales et de vivre des expériences de groupe inoubliables.

Le djembé permet de rencontrer des gens qui autrement seraient passés complètement inaperçus. Il fait tomber les masques sociaux. Le réseau social s’enrichit donc de personnes qui exercent des métiers différents, qui ont des pensées et des mentalités complètement différentes de soi-même, qui ont un train de vie qu’on n’oserait même pas imaginer. Mais, une passion, un intérêt et un désir commun nous habite tous, celui de renouer avec l’esprit de groupe, de clan. C’est un besoin fondamental de l’être humain. Et cela est rendu possible grâce au djembé.

Dix-huit heures trente-sept et cinquante secondes… cinquante-quatre… cinquante-sept… Dix-huit heures trente-huit. C’est à ce moment que je frappe à mon tour sur mon tambour, juché sur son support, les sons crevant les multiples bulles qui se sont formées durant le dernier quart d’heure. Les roulements, les tapes, les chauffés se succèdent de plus en plus vite, je laisse mes mains parler, puis, j’effectue l’appel classique des rythmes (pra-pi-pi-pi-pipi-papapa!) et… Plus rien… Malaise… Déstabilisation… Les peaux se taisent, les gens se tournent dans ma direction, et c’est ainsi que démarre une autre soirée de percussions inoubliable à l’école Samajam, où les bouches se ferment afin que les djembés puissent enfin se mettre à parler…

Incroyable et fascinant de voir qu’un simple morceau de tronc d’arbre recouvert d’une peau de chèvre peut avoir autant d’impact…

Méditer en riant? Bien sûr!

Bien des gens seraient surpris de considérer le rire comme une forme de méditation. Et pourtant, rire n’est pas seulement une des façons les plus simples de méditer, mais aussi l’une des plus puissantes. Rire est l’une des actions qui impliquent à la fois le corps, les émotions et l’esprit. Lorsque nous rions, nous nous abandonnons immédiatement au moment présent pour transcender le stress mental et physique. Pratiquée le matin, la méditation du rire peut rendre la journée entière plus joyeuse. Pratiquée en soirée, la méditation du rire a un effet relaxant qui inspire des rêves plaisants!

Le Yoga du rire est une méthode qui permet justement de pratiquer la méditation du rire – au moment de la dernière phase des séances. La méditation du rire est sans aucun doute une excellente façon de vivre intensément dans l’instant présent et d’être connecté à son corps. À quoi pensons-nous pendant que nous sommes en train de rire à ce moment? À rien! Rire procure des effets positifs qui opèrent autant au niveau psychique que physique. C’est aussi une manière agréable de relâcher les tensions. Apprenez à rire « dans l’instant présent » et vous verrez que la joie est toujours en vous!

Comment traverser le temps des Fêtes sans blâmer le père Noël? Petit manuel de survie!

Décembre, le mois des premiers vrais flocons. Ceux qui, virevoltant sous l’air de Vive le vent, égayent notre cœur d’enfant. C’est aussi le mois de la frénésie du temps des Fêtes, où l’achat de cadeaux, le party de bureau et la tournée des repas familiaux se multiplient, nous laissant parfois à plat.

Qui dit temps des Fêtes dit aussi enfilade de réunions avec la famille élargie et la belle-famille, où autant de rapprochements en un court laps de temps — dans l’amour et le partage — peut aussi faire ressurgir de vieilles tensions ou frictions dans nos relations.

Que faire alors face à la tentation de grimper dans les rideaux de tante Yvette?

Un premier pas consiste à revenir dans nos bottines ou dans nos talons hauts. Autrement dit, revenir en relation avec soi pour mieux saisir ce que révèlent nos réactions vives. Voici quelques étapes pour mieux y parvenir :

— Prendre le temps de s’installer dans un endroit propice au recueillement afin de visualiser cette situation ou cette relation qui nous fait tant souffrir ou sortir de nos gonds. Porter une attention aux sensations que provoque dans notre corps la simple idée de penser à cette relation. Peut être ressentirez-vous des tensions aux épaules et dans le cou, ou encore un point dans le ventre, ou un nœud dans la gorge.

— Prenez ensuite un moment pour voir quels sentiments ou émotions le fait de penser à cette relation fait ressurgir. Y a-t-il de la peine, de la tristesse, de la colère, de la culpabilité, un sentiment de non-importance, d’infériorité, d’injustice, de l’envie ou encore des peurs d’exister et de vous affirmer, etc.?

— Observez ensuite de quelle façon vous avez tendance à vous comporter en relation avec cette personne. Est-ce en vous isolant, en refoulant votre vécu et en ruminant? Est-ce plutôt en éclatant, en vous emportant et en blâmant l’autre? Est-ce en vous jugeant, en vous culpabilisant, en vous justifiant ou encore en vous autopunissant? Vous arrive-t-il aussi de banaliser votre vécu, en cherchant par exemple à comprendre l’autre et en vous perdant dans toutes sortes de pensées et de scénarios qui tournent en boucle?

— Il se peut fort bien que tout ce qui monte à la surface, lorsque vous prenez le temps de vous arrêter à votre vécu, vous soit insupportable et désagréable. C’est d’ailleurs ce qui vous amène à être défensif malgré vous dans cette relation. Accueillir ces émotions désagréables et créer un espace d’amour et de douceur en vous constituent deux étapes clés pour espérer retrouver un chemin relationnel plus satisfaisant. En redevenant ainsi sensible à vous-même, vous serez alors déjà moins en mode survie.

— Prenez ensuite un temps, dans cet espace d’écoute, pour prêter l’oreille aux besoins que vous aimeriez combler en relation avec cette personne. Il peut s’agir du besoin d’être entendu, considéré, reconnu, ou encore un besoin de goûter à de la légèreté, à de la liberté, ou encore un besoin d’aimer et de vous sentir aimé, etc. Parfois, il peut aussi s’agir du besoin de poser une limite ou de prendre une saine distance.

— Il vous reste maintenant à puiser dans vos ressources et à laisser votre créativité émerger afin de prendre soin de vous et de vos besoins en relation avec cette personne.

Sur ce, je vous souhaite de la douceur envers vous-même à l’occasion du temps des Fêtes et je vous offre cette citation que j’aime bien de Colette Portelance, auteure du livre Relation d’aide et amour de soi : « L’état intérieur de plénitude est un état que l’on atteint de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps quand on prend la longue et cahoteuse route qui mène au cœur de soi. »

Les mémoires cellulaires

Une nouvelle rentrée automnale s’annonce, entraînant dans son tourbillon une panoplie de nouveautés : nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux amis… Alors qu’elle nous réserve une multitude de surprises qui viendront garnir nos souvenirs, la rentrée est bien souvent, en réalité, une répétition d’évènements seulement teintés de nouveauté qui se reproduisent cycliquement. Lorsque nous abordons les thèmes des festivités de Noël ou de la St-Valentin, qui sont aussi cycliques, nous ne pouvons pas nous empêcher de sourire en réponse aux souvenirs qu’elles font remonter à notre mémoire.

Ces schémas sont réconfortants et facilement compréhensibles. Mais qu’en est-il lorsque nous pensons à nos partenaires amoureux lorsque ceux-ci se succèdent dans notre vie en affichant des ressemblances qui ne nous apportent pas la satisfaction recherchée? Qu’en est-il lorsque nous pensons aux tâches qui nous épuisent mais que nous accomplissons quand même, jour après jour, en ayant l’impression de ne pas être à la hauteur? Et qu’en est-il lorsqu’on se lève chaque matin avec la conviction que notre vie serait meilleure si nous n’étions pas nés sous une mauvaise étoile… si nous avions grandi dans une famille autre que la nôtre… si nous étions plus riches?

J’ai eu recours à un grand nombre de formations en développement personnel au fil des ans pour m’aider à faire face à des situations difficiles qui m’empêchaient d’être la personne épanouie que j’aspirais à être. Au terme de chacune de ces formations, je me sentais une nouvelle personne, mais lorsque les mêmes difficultés se présentaient de nouveau dans ma vie, alors que je croyais pourtant avoir bel et bien réglé ce que j’avais à régler et pardonné ce que j’avais à pardonner, mon corps m’envoyait des signaux d’alarme. À quoi me servait toute l’énergie consacrée à mon mieux-être si je ne pouvais pas passer à autre chose, vivre une vie différente et changer ma perception de ma propre vie?

C’est en me questionnant que j’ai découvert que, même si j’avais atteint un meilleur équilibre entre ma tête et mon cœur, je n’avais toujours pas pris contact avec les peurs bien ancrées en moi. Je n’avais pas été à l’écoute des émotions liées à ces peurs qui tentaient tant bien que mal d’attirer mon attention sur ces dernières en provoquant en moi des problèmes physiques. Comme un enfant qui lève la main bien haut, elles voulaient s’exprimer sans retenue. Elles voulaient être entendues, écoutées. Ce que je fis. J’avais l’impression qu’elles attendaient notre rendez-vous avec impatience, car elles se présentaient à moi de plus en plus rapidement et intensément. Alors que je croyais les avoir reléguées aux oubliettes, mes peurs et moi sommes devenues des amies.

Nous pouvons prendre contact avec qui nous sommes vraiment de nombreuses façons, mais la principale est la reprise du contact avec le soi, avec notre essence même. Vous connaissez l’expression « ce qui ne s’exprime pas s’imprime »? Elle est particulièrement vraie lorsqu’il est question de nos émotions. Nous les refoulons jour après jour, la tête enfouie dans le sable comme une autruche, croyant à tort que, si nous ne les voyons pas, elles n’existent pas. Nous les percevons comme d’insurmontables obstacles, alors qu’en les laissant s’exprimer et en les accueillant avec sérénité, nous leur permettons de remplir leur rôle premier qui est de nous protéger.

Je vous invite à faire l’exercice de découverte intérieure suivant : installez-vous confortablement, respirez profondément et concentrez-vous sur chaque partie de votre corps individuellement. Lorsque vous remarquez une zone de tension, concentrez-vous sur celle-ci et laissez-la prendre toute la place à l’intérieur de vous. Accueillez cette peur, cette tristesse, cette colère sans vous questionner. Lorsqu’elle est bien présente à l’intérieur de vous, remplissez cette zone de lumière, d’énergie et d’amour. N’essayez pas de la libérer ou de lui demander de partir. Respectez-la simplement en l’accueillant.

Répétez cet exercice quotidiennement durant trente jours, au minimum. Vous constaterez rapidement ses effets positifs. Bonne découverte!