Encore du lâcher prise!

Qu’est-ce au juste la joie de vivre? En connaît-on vraiment le sens? Est-ce seulement ce qu’en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d’être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-mêmes, reconnaissons-nous l’émotion de la joie de vivre?

Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n’est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine.

Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre? Une tristesse enfouie que l’on croyait oubliée, la perte d’une personne qui nous est chère, la perte d’un emploi, d’un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte.

Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous? Hé oui encore du lâcher prise! Certes que certaines choses ne s’oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie.

Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu’il s’agit de notre santé.

Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l’air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S’offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine.

Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments.

Je pense qu’une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d’en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé.

Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et tristesse, s’ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l’amour.

Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!

La révérence de l’eau

Vous utilisez l’eau à tous les jours. Faire du café, laver votre linge, faire la vaisselle, prendre votre bain. Dans notre quotidien, l’eau n’est qu’un objet utilitaire : il nous est utile.

Pendant un voyage, observez votre attitude envers l’eau. Vous avez du temps pour observer les formes qu’elle dessine sur un lac. La couleur de mer, la force d’une cascade, le tissu fin de l’eau d’une rivière sur votre peau. Après votre voyage, l’eau n’est plus qu’un des multiples conforts que nous avons dans notre cuisine. L’eau est devenue alors une porte d’entrée pour l’émerveillement.

Je ramène de mon dernier voyage cette révérence pour l’eau. C’est à travers cette révérence que les qualités de l’eau nous sont dévoilées et même transmises : elle résonne dans mon esprit de quelques-uns de ses attributs : la réceptivité, la fluidité et l’adaptabilité.

Dans notre vie de tous les jours, par la répétition de nos tâches et l’encombrement de devoirs et obligations, le monde environnant acquiert une certaine opacité. Mais, dans un voyage, je laisse en arrière un peu de la personne que je pense que je suis. Je laisse tomber – même si c’est temporairement – une partie de mon identité : le fonceur, la femme forte, la vedette, la mère parfaite, l’étudiant génial, le malade. Dans un voyage, je prends contact non seulement avec l’autre, mais avec l’inconnu en moi. Je m’étonne de moi, même des facettes cachées en arrière des rôles quotidiens. Je prends une distance par rapport aux masques que j’utilise pour survivre. Et à chaque voyage, je peux ramener à mon bureau non pas la tristesse du « c’est fini les vacances », mais la satisfaction d’avoir goûté à un autre Soi. Un Soi qui maintenant nourrit mes journées de curiosité, de patience et de contemplation.

Comment tenir un journal de rêve

Il est normal d’écouter les nouvelles à tous les jours pour être au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais lorsqu’il est temps de savoir ce qui se passe dans notre vie, notre monde intérieur, ce qui concerne nos émotions et nos pensées, prenons-nous le temps d’être à l’écoute?

Pourtant, le sommeil nous conduit chaque nuit au bulletin de nouvelles le plus important, celui qui nous informe des événements émotionnels vécus dans la journée, des débats intellectuels qui se jouent dans notre tête et des voyages spirituels qui s’offrent à notre conscience onirique. Pendant toute la durée du sommeil, la station RÊVE diffuse à chaque 90 minutes un bulletin de nouvelles. Cette présentation dure de 5 à 10 minutes en début de nuit pour le premier rêve et atteindra plus de 30 minutes lors du dernier rêve au petit matin.

Maintenant que la science possède des preuves que tout le monde rêve, il n’en tient qu’à nous de nous ouvrir à cette activité bénéfique pour notre équilibre émotionnel, mental et spirituel. Pendant que le corps se régénère durant le sommeil profond, une autre partie de nous vit des expériences fascinantes durant le sommeil de rêve aussi appelé sommeil paradoxal.

Puisque la nuit porte conseil, nous avons intérêt à noter les détails qui proviennent de nos aventures nocturnes. Au réveil, il nous reste à inscrire les images et les impressions qui persistent dans notre mémoire. Un journal de rêves bien organisé est un atout pour mieux nous y retrouver dans le contenu parfois irrationnel du rêve. Les trois éléments importants à la structure de notre journal sont : la date, un titre et le sentiment final.

La date est nécessaire pour faire un lien temporel entre les événements de jour et le rêve de nuit. Elle sert aussi à repérer et mieux comprendre certains types de rêve dont les rêves en série, les rêves répétitifs et les rêves prémonitoires.

Le titre que nous inscrivons se choisit en fonction de l’élément dominant du rêve (objet, personnage ou action). Il nomme l’ensemble comme un titre de livre ou de film. Il sert à résumer l’essentiel des images, à saisir la globalité du scénario et à orienter l’analyse du rêve.

Le sentiment final que nous devons noter à la fin du rêve est celui qui est ressenti dans la dernière scène. Il est l’élément le plus utile à l’interprétation du rêve pour y déceler l’amour ou la haine, la libération ou l’emprise, la joie ou la tristesse, la réussite ou l’échec.

Voici l’exemple du rêve de Luc accompagné de son analyse :

Titre : La femme tuée

Je suis en compagnie de mes amis. Près de nous, un autre groupe a un comportement dérangeant. Plus le temps avance, plus cela devient désagréable et même menaçant. Je sais que je ne peux rien faire pour l’instant. Après une certaine période de temps, je sens que c’est maintenant le temps d’agir. Je me dirige vers une femme du groupe et avec mes mains, je lui tords le cou et elle meurt. Un homme se dirige alors vers mois et je n’ai pas peur. Je lui dis que je vais lui régler son compte à lui aussi. Voyant ma détermination, il s’enfuit à toutes jambes. Sentiment final : victoire.

Suite à ce rêve, Luc a fait le lien avec sa vie professionnelle. Un partenariat avec un groupe de gens d’affaires devenait de plus en plus difficile. Ce rêve lui indiquait d’avoir la patience d’attendre avant de mettre fin à cette union (tuer la femme) et de faire face au résultat de cette rupture (affronter l’homme). La victoire lui était assurée (le sentiment final). Effectivement, quelques semaines plus tard, l’occasion s’est présentée pour se désaffilier d’un groupe et tout s’est bien passé.

En plus de nous aider à augmenter la mémoire du rêve, notre journal devient un précieux confident. Il cueille à chaque matin les trésors de la nuit dont voici quelques exemples : des réponses à un questionnement (amoureux, financier, professionnel), des plans pour développer un projet, des idées pour décorer une pièce, et même une solution pour trouver un emploi idéal.

Je vous souhaite de beaux rêves…

L’enfant lumière emprisonné

Voici l’histoire fabuleuse d’un enfant et… ne soyez pas surpris si vous avez le sentiment d’être en terrain connu, car vous en connaissez peut-être un vous aussi!

Un jour naquit un enfant qui portait en lui une telle énergie d’amour que son regard étincelant appelait chez celui qui le croisait un désir irrésistible de le prendre dans ses bras. Bien qu’il n’était encore qu’un nourrisson, l’être qui habitait ce petit corps dégageait un magnétisme très grand, porteur de fréquences d’amour et de bienveillance.

Notre jeune bambin a vécu les premières années de sa vie partagé entre deux relations marquantes : d’un côté, une maman qui lui prodiguait avec amour soins et attentions et de l’autre, un père qui lui procurait certes un environnement de vie, mais qui aussi lui imposait d’une manière assez grossière un cadre autoritaire à travers lequel il percevait surtout des exigences et des reproches.

Heureusement, il pouvait toujours compter sur quelques personnes très chères de son entourage avec qui il lui était possible de partager son vécu et de discuter des défis qui se présentaient sur sa route. Un beau jour, alors qu’il exprimait à une amie de confiance comment il vivait dernièrement des vagues récurrentes de découragement, celle-ci sentit l’opportunité et lui proposa spontanément de l’accompagner à créer une représentation symbolique de ce qui l’habitait à ce moment précis de sa vie, afin d’y voir plus clair.

Ayant accepté cette proposition sans hésiter, il fut profondément ému lorsqu’après quelques minutes à peine, il voyait clairement devant lui ce scénario qui lui polluait la vie depuis si longtemps. Ce doute qui avait pris racine à son insu durant l’enfance et s’était renforcé par la suite, était la source maintenant démasquée du venin dont les injections récurrentes venaient si souvent, et sans prévenir, blesser son estime de lui-même.

Dans les instants qui ont suivi cette prise de conscience merveilleuse, une grande peine vint le surprendre en remontant jusqu’à ses yeux. Il fit alors le choix de l’accueillir et ce simple geste d’amour envers lui-même a permis à cette touchante tristesse si bien enfouie de s’exprimer enfin. C’est ainsi qu’il laissa ses larmes réparatrices couler à leur propre rythme, accompagnées par celles de son amie émue de partager un tel moment d’intimité.

Dans les heures qui ont suivi, une importante fatigue lui réclamait d’accorder à son corps un moment de repos qui permettrait à celui-ci de faire le rééquilibrage rendu possible par une telle prise de conscience. Cet éveil de conscience avait par ailleurs suscité en lui un espoir nouveau envers la VIE, cette VIE qui ne semblait demander qu’à poursuivre son œuvre majestueuse.

Après quelques minutes d’un sommeil survenu presque aussi vite que l’éclair, il s’est remis tout doucement en activité pour constater qu’une énergie renouvelée l’habitait. Une énergie d’une qualité à laquelle il n’avait plus eu accès depuis… si longtemps! On pouvait d’ailleurs déjà entendre dans le son de sa voix ce regain d’énergie nouvelle.

Que ressort-il de cette histoire? Eh bien, j’ai cette conviction profonde qu’il est important, peu importe notre âge et notre expérience de vie, de faire le choix de continuer à cultiver une attitude de curiosité et d’ouverture envers la VIE que nous portons tous à notre arrivée dans ce monde, attitude qui nous permet de poursuivre nos nombreux apprentissages, d’accroître notre sagesse intérieure et surtout peut-être, de devenir le meilleur être humain que nous puissions être. Ce faisant, nous devenons source d’inspiration pour les êtres qui croisent notre chemin de VIE.

Ce choix appartient à chacun et… nul ne peut le faire à votre place!

Je souhaite que vous choisissiez, vous aussi, de voyager vers le meilleur de vous-même. Namasté

Connaissez-vous une personne sensible?

La sensibilité est souvent perçue comme une faiblesse dans notre société, mais il n’en est rien. Comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essen­tiel pour créer un rapprochement entre elle et vous, et peut-être même permettre la découverte en elle d’une partie de votre propre personnalité.

Lorsque nous pensons à une personne sensible, ses émotions incontrôlables, sa tristesse et sa vulnérabilité nous viennent d’abord à l’esprit. Pour plusieurs d’entre nous, ces états peuvent sembler bizarres, voire exagérés, ayant l’habitude inconsciente de les garder bien enfouis dans notre zone secrète.

Chez une personne sensible, la difficulté réside dans le fait qu’il lui est impossible de doser de façon consciente sa force de réaction en lien avec ses émotions. Elle peut passer d’une humeur parfaite à une colère pro­fonde en une fraction de seconde. Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur d’elle?

Examinons ensemble ces manifestations de plus près :

  • Vous accompagnez une personne sensible dans un lieu public acha­landé. Sachez que cette personne réagit aux différents stimuli de manière beaucoup plus forte que vous (bruits, odeurs, éclairage, achalandage, etc.). Son seuil de tolérance face à ces stimuli étant normalement plus bas que le vôtre, elle se sentira rapidement mal à l’aise et manifestera probablement son intention de quitter rapidement ce lieu.
  • Vous présentez un proche parent à une personne sensible et cette dernière vous semble soudainement bouleversée, sans raison apparente. Sachez que la personne sensible, ressent instantanément les émotions des gens qui l’entourent. Ainsi, il est fort probable que votre proche parent ait fait l’expérience d’une émotion désagréable au cours des dernières heures (colère, tristesse, déception,­ etc.) et qu’inconsciemment la per­sonne sensible expérimente elle-même cette émotion par la voie du ressenti.
  • Votre conjoint(e) est une personne sensible. Vous participez ensemble à une soirée dansante depuis peu de temps lorsqu’il (elle) manifeste son intention de rentrer à la maison. Il est important de ne pas lui en tenir rigueur, car la personne sensible a besoin de temps pour se ressourcer. Il peut être très lourd pour cette personne sensible de ressentir à chaque seconde de chaque minute de sa vie l’énergie des gens qui l’entourent. Son corps et son esprit ont donc besoin de solitude pour faire le vide, puis pour refaire le plein de ses propres énergies. Laissez-lui le temps nécessaire, et elle vous en remerciera sincèrement.

Vous avez une personne sensible dans votre entourage? Soyez-en fier, car les personnes sensibles comp­tent parmi les plus fidèles, les plus fiables et les plus honnêtes. Elles privilégient les relations profondes et vraies. Si cette personne est votre conjoint(e), prenez conscience que, pour lui (elle), faire l’amour est une relation physique, psychologique et une fusion de vos énergies. En amour, elle vous réserve des expériences extraordinaires.

Sachez que la personne sensible qui est dans votre vie ne vous abandonnera jamais. Elle a peu de relations personnelles, mais elle tient plus que tout au bonheur des gens qu’elle aime. Vous avez besoin d’elle? Elle sera rapidement près de vous, souvent même avant que vous en ayez manifesté le besoin, guidée par son ressenti. La tranquillité et le calme sont des zones de confort pour la personne sensible. Elle ne tolère pas la colère, car cette dernière bouscule rapidement ses énergies. Votre relation avec une personne sensible sera saine, vivante et vous comblera assurément de joie.

Oui, comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essentiel pour créer un rapprochement entre elle et vous. Ainsi, n’hésitez pas à lui dire que vous l’aimez telle qu’elle est et que vous la comprenez. Si elle verse une larme alors de joie, sa réaction ne vous surprendra pas maintenant que vous savez pourquoi et comment les émotions et le ressenti se manifestent en elle, font partie de son quotidien et sont présents dans sa vie.

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.

Émotions 101

Qu’il s’agisse de l’euphorie provoquée par un nouvel amour, de la frustration provenant d’un échec ou de l’extase éprouvée face à la beauté de la nature, les émotions font partie intégrante de notre quotidien. Les émotions sont à la vie ce qu’est un bon vin au succulent repas qu’il vient rehausser. J’aimerais démystifier les émotions en répondant aux questions suivantes :

1- Qu’est-ce qu’une émotion?
2- À quoi servent-elles?
3- Quel lien existe-t-il entre les émotions et la pensée?

Une émotion est un cocktail de réactions chimiques dans le corps. Les émotions sont des réactions physiologiques qui déclenchent la sécrétion d’une vaste gamme d’hormones. Ces diverses hormones, agencées de manière précise par le cerveau, ont le pouvoir de nous faire connaître joie, peur, euphorie, anxiété, etc.

Une émotion sert à nous pousser à l’action. Il y a, en Amérique, des gens qui affirment qu’il existe des émotions positives et d’autres qui sont négatives. Des émotions telles que l’amour, la joie et la fierté seraient positives, tandis que des émotions telles que la colère, la frustration et la rage seraient négatives. Chers lectrices et lecteurs, je me permets de protester et de m’inscrire en faux contre pareille allégation. Une émotion n’est ni bonne ni mauvaise en soi. C’est ce qu’on en fait qui est positif ou négatif. Et je vais défendre ma position au moyen d’un exemple personnel.

Remémorez-vous un moment de votre vie où vous étiez pris dans une relation toxique. Vous enduriez cette relation, mais plus les mois passaient, plus vous éprouviez des sentiments de frustration et de colère. Vous ne vous sentiez pas bien. Puis vient le jour où une dernière goutte émotionnelle fit déborder le vase. Vous en aviez assez. Le moment de mettre fin à cette relation était venu, et vous avez eu le courage de le faire. La frustration et la colère que vous ressentiez vous ont servi de « carburant » pour vous propulser vers l’avant. Des émotions qui semblaient « négatives » à première vue vous ont, en fait, permis de vous construire un avenir meilleur. Si vous n’aviez pas pris conscience de ces émotions, vous n’auriez jamais progressé dans votre vie.

Maintenant, imaginez que vous n’ayez rien changé à cette situation. Que se serait-il passé au fil des années? Toutes les réactions chimiques provoquées par la colère vous auraient empoisonné. Quels problèmes de santé auriez-vous développés avec le temps?

On dit que tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime. Tout cela s’imprime dans le corps.

Ce qui importe pour préserver votre santé, c’est d’agir.

Un dernier point à prendre en considération : nos émotions sont intimement liées à nos pensées. Nous pouvons changer d’idée en une fraction de seconde. La pensée est comme une girouette qui tourne au gré du vent. Les émotions, par contre, prennent du temps à changer. Pensez à votre premier amour. Vous éprouviez de très doux sentiments envers la personne aimée. Puis, cette personne vous a laissé tomber sans que vous vous y attendiez et représente maintenant à vos yeux la personne la plus ignoble qui soit. Pourtant, en votre for intérieur, vous entretenez encore de doux sentiments envers elle… et cela va prendre un certain avant que ces sentiments changent.

Nous sommes capables de changer d’idée en une fraction de seconde, tel un aéroglisseur qui pivote sur lui-même, avance, recule et se déplace vers la gauche ou la droite selon les besoins. Les émotions prennent plus de temps à changer, comme si vous faisiez du ski nautique derrière l’aéroglisseur. Lorsque l’aéroglisseur pivote sur lui-même, vous prenez un certain temps à vous adapter à la nouvelle direction. L’axe de rotation est donc beaucoup plus long pour les émotions. Par conséquent, lorsqu’on change d’idée, les émotions tardent à suivre.

La prochaine fois que vous vivrez des émotions telles que la tristesse, la colère, la mélancolie ou l’excitation, n’oubliez pas que les réactions chimiques qui s’opèrent dans votre corps sont en train de créer du carburant pour vous permettre de passer à l’action!

Une âme… dans un corps physique

On nous répète sans cesse que nous sommes des êtres spirituels incarnés pour vivre l’expérience humaine, que nous sommes avant tout une âme. On nous répète également que, pour évoluer et grandir de nos expériences terrestres, qu’elles soient joyeuses ou éprouvantes, nous devons nous connecter à notre être profond, à notre source, afin de découvrir qui nous sommes et la raison de notre incarnation. Ce qu’on oublie malheureusement souvent de nous dire, et qui est pourtant essentiel, c’est que nous sommes des êtres humains empreints de toutes les caractéristiques humaines.

En préparant son incarnation de l’au-delà, l’âme décide du rôle qu’elle jouera sur Terre. Mais avant d’accomplir quoi que ce soit, une fois incarnée, l’âme doit apprivoiser l’être physique qu’elle est devenue. Comment? En acceptant de vibrer beaucoup plus lentement que dans l’au-delà. En possédant un égo qui agit en fonction des expériences vécues, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. En possédant un instinct de survie qui dépasse toutes croyan­ces sur la vie après la mort. En étant limitée par les cinq sens humains et, ultimement, en acceptant d’être un être d’émotions. Apprivoiser l’être physique est d’autant plus difficile pour l’âme avancée qu’elle a déjà vécu l’expérience terrestre à plusieurs reprises.

La société dans laquelle nous évo­luons nous apprend rapidement que nous devons agir avec notre tête, que la réussite sociale est liée à notre compte bancaire, à notre lieu de résidence, à un emploi dit conve­nable, à une famille équilibrée et à notre capacité à en faire état pour générer une pointe d’envie chez les autres. Ce que cette société oublie est que nous sommes des êtres d’émotions et que ces dernières nuisent à notre stabilité et à notre prévisibilité. Pour cadrer dans les normes de la société, nous refoulons nos émotions et devenons des êtres imperturbables.

Au quotidien, l’être humain est confronté aux émotions. Lorsque positives, elles sont souvent sujettes à un certain contrôle, car se permettre d’être trop heureux ou de réagir trop impulsivement peut être mal perçu par nos semblables et perturber l’impression favorable qu’ils ont de nous. La tristesse, qui n’a pas sa place en société, se vit la plupart du temps dans un endroit isolé du jugement humain. Lorsqu’une personne exprime de la colère à l’endroit d’une autre, elle est irrespectueuse et se place alors en situation de contrôle. La colère fait peur et crée des dommages considérables à la personne vers qui elle est dirigée et à ses proches.

Mais pourquoi en est-il ainsi des émotions? Parce que nous refusons de vivre ce qui nous dérange. Nous croyons qu’en ne les assumant pas, elles disparaîtront d’un coup de baguette magique. Malheureusement, la magie n’est qu’un subterfuge, et les émotions non libérées s’installent dans nos corps physique et énergétiques et les squattent jusqu’à prendre la forme de maladies, de dépression ou d’anxiété. Le corps physique a ses limites, et si ces dernières ne sont pas respectées, il perdra inévitablement de sa vigueur et de ses capacités.

Comment pouvons-nous changer notre attitude envers nos émotions? En prenant conscience qu’elles font partie de nous, que l’être humain est un être de raison ET d’émotions et que la seule façon d’être bien dans notre peau est de trouver un équilibre entre les deux, bien que cela s’avère très difficile. Pour y arriver, il faut prendre conscience de l’être humain que nous sommes et nous permettre d’être nous-mêmes. Je vous invite à partir à la découverte de la fabuleuse personne que vous êtes, une âme qui vit une expéri­ence terrestre, avec tout ce que cela comporte…

Êtes-vous une âme avancée?

Notre principal objectif sur cette terre est d’apprendre à s’aimer soi-même et à accepter qui nous sommes dans notre entièreté pour grandir et nous épanouir en tant qu’individu. Cet objectif est celui de la grande majo­rité des âmes, mais il en existe­ quelques-unes dont l’objectif surpasse ce principal objectif. Ces quelques âmes apprennent non seulement à s’aimer elles-mêmes, mais également à aider leurs semblables à s’épanouir et à comprendre leur objectif de vie.

Qui sont ces âmes dites « avancées »?
À première vue, ce sont des gens tout à fait ordinaires qui s’intègrent facilement à notre société actuelle. Des gens doués d’une capacité d’adaptation sans limite qu’ils utilisent souvent de façon inconsciente. Des gens possédant une grande force intérieure et qui savent ce que vivent les autres, ce dont ils ont besoin et même la raison pour laquelle ils vivent certaines situations au quotidien.

Dans ma pratique, beaucoup de ces âmes se présentent à moi dans un état de tristesse et de découragement. Se sentant différentes des autres, elles ne savent pas qui elles sont et se questionnent sur la raison de leur incarnation. Une grande carac­téristique de ces âmes est qu’elles ont fréquemment­ l’impression de ne pas avoir atteint­ leur objectif de vie. Comme s’il leur manquait toujours quelque chose pour accéder au bonheur. Leur existence ne les comble jamais complètement. Elles sont toujours à la recherche de quelque chose sans savoir pourquoi. Ces âmes sont très émotives, et les événements se produisant autour d’elles les touchent facilement. Elles recher­chent sans cesse un sourire chez les gens qu’elles aiment. Elles sont complètement déstabilisées par la violence ou la colère et cherchent la réconciliation. Elles ont tendance à retenir leurs émotions, car elles les jugent trop intenses et craignent une réaction négative de leur entourage.

Elles ont maintes fois vécu des expé­riences traumatisantes qui les ont fait évoluer et se découvrir. Ignorant qu’elles sont des âmes avancées, elles vivent en marge de la société.

Comment faire pour accepter cette sensibilité dans une société où règnent le pouvoir et l’individualisme?
Si vous vous reconnaissez dans la description des âmes avancées, sachez que vous avez délibérément choisi d’aider les autres et que c’est ce qui fait de vous une personne si spéciale. Votre âme contribue à améliorer la vie des gens. Même si vous n’êtes pas conscients de votre habileté, vous offrez au quotidien un précieux soutien aux gens de votre entourage. Les âmes avancées optent naturellement pour des métiers leur permettant de transmettre leur énergie aux autres dans une optique d’aide, notamment dans les domai­nes de la médecine, de la médium­nité et de la psychologie, d’où l’importance pour elles de prendre conscience de cette habileté et de conserver cette précieuse énergie qui leur est indispensable.

Si ces propos vous interpellent, il y a de fortes chances que vous soyez une âme avancée. Soyez conscients de la personne spéciale que vous êtes! Comme je me plais à dire aux gens que je rencontre : une âme avancée est une rose dans un champ d’orchidées. Vous êtes différents, c’est vrai, mais c’est ce qui fait votre beauté. Soyez fiers de qui vous êtes!

À quoi servent les émotions?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi servent nos émotions? Pas facile de répondre à cette question. D’aucuns pourront rétorquer qu’elles sont une nuisance, mais ils sont incapables de dire à quoi elles servent. Et pourtant, elles ont des raisons d’être très importantes pour nous aider à créer une vie agréable.

Alors, pourquoi est-il si important de connaître la réponse? Parce que les émotions sont notre système de guidage. Ce système est fait pour nous laisser savoir que nos besoins ne sont pas comblés et nous motive à prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire. Lorsque nous ignorons nos émotions, nos besoins ne sont pas satisfaits, et nous devenons frustrés.

Il est important de savoir que toutes nos émotions sont bonnes. Eh oui, vous avez bien lu, toutes sans exceptions sont bonnes, même si certaines sont perçues comme mauvaises, notamment la tristesse ou la colère que les gens ou la médecine moderne veulent neutraliser au moyen de médicaments.

Comme société, nous avons perdu de vue la signification de nos émotions. Nous avons une longue tradition de suppression des émotions. Prenons les premiers colons, qui vivaient dans des circonstances difficiles; ils devaient ignorer la douleur émotionnelle et faire ce qu’il fallait pour survivre. Si nous regardons les gens que nous prenons comme modèles, bien souvent, ils sont stoïques. Plusieurs ont été élevés dans des familles où exprimer ses émotions n’était pas permis (je vais t’en donner une raison de pleurer!). Dans certaines familles, il n’est pas permis d’être trop heureux ou optimiste, car cela peut seulement apporter le désappointement. L’enfant apprend très jeune qu’exprimer colère ou peur n’est pas permis et s’entraîne à réprimer ses émotions. Les garçons apprennent qu’ils ne doivent pas pleurer. Les filles apprennent qu’exprimer la colère n’est pas féminin. Cette négation ou répression des émotions refait surface à l’âge adulte sous forme de toxicomanie, de compulsions ou de problèmes de santé.

Les émotions sont générées dans notre subconscient, tandis que notre inconscient génère les sensations que nous associons aux émotions. Notre subconscient est comme une vaste banque de données. Il contient toutes nos expériences et croyances et provoque des réactions émotionnelles suivant nos expériences passées, croyances, perceptions et le sens que nous donnons à ces expériences.

Comme on l’a vu plus tôt, toutes nos émotions sont bonnes, car elles constituent une forme de communication. Quand elles sont comprises, elles fournissent de l’information qui nous est bénéfique. Pour bien comprendre, utilisons la métaphore du tableau de bord d’une auto. Une auto a besoin d’essence et d’huile pour bien fonctionner. Pour s’assurer que l’on réponde à ces besoins, l’auto est munie d’un tableau de bord dont les cadrans et les voyants lumineux nous indiquent si tout va bien. Lorsque le voyant d’huile s’allume, c’est pour nous avertir que le niveau d’huile est trop bas et qu’il faut remplir le réservoir. Nous sommes comme des autos : nous avons des besoins qui doivent comblés pour bien fonctionner. Pour une auto, c’est facile. Le voyant d’huile s’allume, et le mot « oil » est même écrit dessous. On va au garage et on remplit le réservoir. Malheureusement, nos émotions ne viennent pas avec une petite étiquette, et nous avons perdu la capacité de comprendre le langage des émotions. Sachons que nos émotions nous indiquent quel besoin doit être comblé. Se sentir bien est signe que les moyens que nous avons pris pour satisfaire un besoin ont été efficaces. Se sentir mal est signe qu’un besoin n’a pas été satisfait et est une invitation à passer à l’action pour satisfaire ce besoin.

Donc, nos émotions nous fournissent l’information, l’orientation et la motivation nécessaires pour nous aider à vivre et à créer une vie satisfaisante. Par exemple, si vous vous sentez seul, cette douleur émotionnelle est là pour vous faire savoir que vous ne répondez pas à votre besoin d’être en relation amicale ou amoureuse. Il n’y a pas un sac de chips ou une tablette de chocolat qui puisse combler ce besoin. Il faut passer à l’action.