Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit

« Mon Dieu! Le plus souvent l’apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit » aurait dit Molière. Mais en fait, qui peut se vanter de ne pas juger sur les apparences? Qui n’a pas secrètement porté de jugement sur une personne qui avait « l’air pouilleux » ou qui avait « l’air d’un nerd »? Une femme avec une tenue légère devient souvent « une traînée » aux yeux de plusieurs. Et les tatouages? Vous pensez quoi des gens qui ont des tatouages?

Très honnêtement, je porte des jugements. Je ne suis pas pire ou mieux que vous. Mais surtout, je ne m’arrête pas à ceux-ci, ni aux premières impressions que donne une personne. J’ai trop vécu d’expériences me prouvant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Je crois aussi qu’on a tous droit à de faux pas ou de mauvaises journées; ces journées où on se dit qu’on aurait dû rester couché.

J’ai en tête le cas d’un jeune homme en particulier. Je venais de me faire à l’idée que l’entreprise était prête à embaucher un représentant aux ventes. Des candidats répondaient à l’annonce du poste. J’ai donc dû passer quelques entrevues. Lorsque arriva le tour du jeune homme en question, il se présenta en veston de cuir propre et en jeans avec à la main, croyez-le ou non, un café Tim Horton!

Quelqu’un d’autre aurait peut-être simplement tourné les talons et renvoyé le jeune homme chez lui, mais au point où j’en étais, je me suis dit que je lui donnerais cinq minutes avant de me faire une idée définitive. Il m’expliqua qu’il était à son compte et avait tout essayé pour faire de son commerce de pièces de performance pour autos un succès. Après m’avoir expliqué son cheminement personnel et pourquoi il voulait tenter sa chance chez nous, ce fut à mon tour de parler.

« Premièrement, Daniel (nom fictif), je trouve inacceptable la façon dont tu t’es présenté à mon bureau aujourd’hui. Tu devrais savoir que les apparences sont si importantes lors d’entrevues et encore davantage quand il s’agit d’une entrevue pour un poste de « représentant » d’une entreprise. Daniel, quand tu rencontres quelqu’un, tu as trois secondes pour faire une première bonne impression. Aujourd’hui, je ne sais trop pourquoi, j’ai accepté de te rencontrer. Et si ce n’est que la seule chose positive qui sorte de notre rencontre, j’aimerais te laisser avec un conseil. »

« Le conseil que j’aimerais te donner, et libre à toi d’en faire ce que tu veux, c’est de te mettre à l’image de la personne que tu veux être. Pas tant celle que tu es, mais celle que tu cherches à devenir. » Et je pris quelques minutes additionnelles pour discuter avec Daniel de mon entreprise et du genre d’individu que je cherchais pour travailler à mes côtés. Il m’écoutait attentivement et à la fin de notre entretien, alors qu’il me remerciait pour les bons conseils, Daniel me dit : « pouvez-vous me donner une autre chance? ». « Qu’est-ce que tu veux dire? » lui dis-je. « Demain, même heure, je reviens et vous verrez comment j’apprends vite. » Je réfléchis un instant et lui répondis de voir avec mon adjointe à la sortie du bureau. Si j’étais libre, j’accepterais de le rencontrer à nouveau.

Le lendemain, je vis son nom à mon horaire et quand je me levai pour aller le rencontrer dans la salle d’attente de notre bureau, quelle surprise! Daniel arborait un complet tout neuf, mallette à la main, sans café, et affichant son plus beau sourire. « Wow Daniel! » lui dis-je en lui serrant la main. « Ça donne tout un autre effet! Viens qu’on passe au bureau pour discuter de ce que tu peux faire pour nous. » Et nous avons discuté pendant une bonne heure des produits et services que notre entreprise proposait et du travail de représentant en question.

Une vraie fin de conte de fée vous dites-vous? Pas tout à fait. Daniel avait encore beaucoup de lacunes dans sa compréhension de nos produits et n’avait pas complètement fait ses devoirs sur notre entreprise. Je me mis donc, pour la deuxième fois en 24 heures, à rabrouer Daniel. « Tu as la chance inouïe d’obtenir une deuxième entrevue et tu crois que le simple fait de t’être acheté un beau veston fasse le truc? Désolé mon vieux, mais tu t’es trompé. Tu as le look, mais il te manque maintenant le contenu. Et je ne sais pas ce qui me prend de le faire, mais je vais te donner une autre chance. Oui, encore une.

Je te donne cette fois une semaine pour faire tes devoirs, faire des recherches, étudier sur tout ce dont je t’ai parlé ce matin et apprendre tout ce que tu peux sur notre entreprise. Reviens me voir dans une semaine. À ce moment-là, je serai le client et toi le représentant de chez Yannick.net. Tu me vends? Je t’engage. Tu manques la vente? On arrête tout. Ça va? » « Super! » me dit-il. « Vous ne serez pas déçu! » me lança-t-il en quittant le bureau.

La semaine suivante, Daniel me fit une présentation non sans erreurs. Mais il avait fait ses devoirs. Il en savait plus sur moi que certains de mes employés et avait fait beaucoup de lecture sur nos produits et connaissait notre compétition. Il venait surtout de me démontrer qu’il apprenait vite et qu’il était quelqu’un en qui on pouvait investir.

En l’espace d’un mois, Daniel est devenu – et en détient le titre encore à ce jour – le meilleur représentant aux ventes de notre entreprise. Daniel a vite compris qu’en communauté, on est jugé rapidement et que s’il était tombé sur un employeur qui a tendance à se fier aux apparences, il serait encore en train de se chercher un emploi, café à la main.

Soyez vous-même! Mais le vous-même que vous voulez devenir. Osez vous habiller, vous comporter et parler comme la personne que vous aspirez devenir! Dites-vous que vous rencontrerez toutes sortes de guides et d’indices le long de votre route. Ils vous permettront de vous ajuster et des tests mesureront à quel point vos convictions sont solides pour atteindre vos objectifs. À quel point voulez-vous vraiment devenir cette personne? Les apparences ne font qu’un temps. On ne peut jouer la comédie indéfiniment. Assurez-vous donc de bien définir la personne et les valeurs que vous voulez projeter.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Qui seriez-vous si vous aviez tout?

Imaginez pour un instant le scénario. Vous apprenez que vous héritez de 5 millions de dollars d’un vieil oncle que vous ne connaissiez pas. Ses enfants sont tous décédés et il n’a pas de famille à part vous. Il était riche comme Crésus et vous a laissé une partie de sa fortune en cadeau. Vous n’avez plus à travailler un seul jour de votre vie! Que ferez-vous? Une fois la belle maison et la belle voiture achetées, le tour du monde complété… que ferez-vous de vos journées?

Imaginez sortir du lit le matin avec un sourire aux lèvres. Vous vous levez avec enthousiasme et certitude. La certitude que vous ne manquerez plus jamais de rien. Comment votre vie serait-elle différente? Seriez-vous plus généreux? Seriez-vous plus patient avec votre conjoint, vos enfants, votre famille? Seriez-vous moins stressé? Seriez-vous plus en forme… ou moins? Feriez-vous des excès épicuriens? Feriez-vous la fête matin et soir? Ou seriez-vous plutôt triste et seul? Je vous invite à méditer sur la question parce que tout ce dont vous avez besoin pour savoir qui vous êtes vraiment, c’est de répondre honnêtement à ces questions.

Croiriez-vous que des gens gagnant des centaines de milliers (voir millions) de dollars par année sont malheureux? Croiriez-vous que des gens entourés de dizaines de personnes à tout moment sont seuls? Croiriez-vous que des gens qui font ce qu’ils aiment comme occupation dans la vie ne sont toujours pas heureux? Croyez-le!

Vous savez sans doute que Michael Jackson, qui est décédé cet été, avait tout ce qu’une personne puisse demander : le talent, la célébrité, l’adulation de ses fans et de l’argent. Il avait absolument tout et, pourtant, il était très malheureux, au point où sa vie était en déroute et qu’il n’a pu garder le contrôle sur celle-ci, tout comme Elvis et Nelly Arcand et combien d’autres qui avaient, selon toute vraisemblance, tout pour être heureux? Alors pourquoi souffraient-ils autant? Au point de s’enlever la vie? La vie dont ils rêvaient tant?

Un but n’est pas la fin en soi. On s’imagine à tort que le bonheur se trouve au bout de quelque chose; au bout d’une semaine, au bout d’une saison ou au bout d’un succès ou d’une carrière, ce qui fait en sorte que tant de gens travaillent si fort pour en arriver à leurs fins et finissent par être déçus. La déception est même parfois si grande que certains s’enlèvent la vie.

Il faut donc prendre conscience de qui nous sommes et de ce qui nous fait vibrer et surtout, de se respecter, de visualiser notre vie rêvée et de s’imaginer la vivre au quotidien. En faisant cet exercice, vous vous projetterez dans le futur et pourrez expérimenter votre vie rêvée à l’avance. Ne le faites pas rapidement ni de façon trop superficielle, mais plutôt sur plusieurs minutes de réflexion. Méditez. Questionnez-vous. Imaginez-vous dans différents contextes… tout en demeurant le plus objectif possible dans votre réflexion et en vous demandant comment vous agiriez… si tout ce que vous souhaitiez devenait réalité.

Difficile, j’en conviens, avec les milliers de messages publicitaires qui nous sont lancés quotidiennement pour nous programmer ou les compromis sur notre intégrité auxquels l’on doit faire à cause de ce désir viscéral d’être accepté en société. Difficile aussi de s’imaginer qu’on pourrait se lasser d’être riche et adulé, mais c’est là que se trouve le défi. Le défi de s’imaginer seul, alors que nos amis présents partiraient travailler, de s’imaginer que d’autres nous bouderaient par jalousie, de s’imaginer que dorénavant, l’attention qui nous serait accordée pourrait l’être pour d’autres raisons que celles auxquelles l’on a été habitué… et tenter d’être soi dans le plaisir comme dans les responsabilités.

Je vous invite à visualiser votre vie rêvée et la personne que vous seriez. Qui seriez-vous si tout ce que vous souhaitiez était parfait? Cela vous permettra de réévaluer et de bien valider vos valeurs et vos convictions. Rien n’est plus sain que de se questionner. Socrate a dit « plus on en sait, plus on réalise qu’on ne sait rien. ». Le vrai danger, c’est de plafonner, d’être un Michael Jackson ou un Elvis et de sentir comme si personne ne pouvait plus rien nous apprendre… de se perdre dans la réalisation de ses objectifs.

Bon courage, et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant, une action à la fois.

Faites ce que vous aimez ou changez!

J’avais 7 ou 8 ans. J’accompagnais ma mère partout lors de ses courses. Ma mère est authentique et franche. De la vieille école, elle est diplomate aussi. Mais elle n’a pas la langue dans sa poche. À quelques reprises, j’ai voulu disparaître d’à ses côtés, tellement j’étais gêné. Bien qu’aujourd’hui, je fais comme elle.

Une fois entre autres, après avoir été sèchement servie par la caissière au supermarché, ma mère lui avait dit avant de quitter : « Vous savez madame, si vous n’aimez pas votre travail, vous devriez changer ». Non pas méchamment ou sur un ton condescendant. Mais avec fermeté et conviction. Je ne peux qu’imaginer l’effet sur la dame. Comme un verre d’eau bien froide lancé au visage d’une employée qui « dormait » un peu à son poste. C’est fou tout ce qu’on se permet quand on aime plus ou moins son travail. On se dit « c’est pas grave, ce n’est que temporaire… » ou « quand je ferai un emploi que j’aime, là je serai à mon meilleur! ».

L’équation est relativement simple pourtant. Si vous aimez ce que vous faites comme boulot, une symbiose s’installe. Vous transpirez le bien-être et la passion. Conséquemment, vous êtes libre et à l’aise, d’être vous-même. Sans efforts. Ça devient un « cercle vertueux ».

Tandis que si vous prenez le premier emploi qui vous est offert, vous vous placez dans une situation perdante dès le départ. Comme dans une relation amoureuse, on doit prendre son temps pour trouver « notre match parfait ». Et faire le moins de compromis possible. D’un côté comme de l’autre. Parce que je tiens tout aussi responsable les patrons, d’engager trop rapidement, un peu n’importe qui, par paresse professionnelle. Ils pensent sauver du temps, alors qu’il leur en coûtera beaucoup plus en roulement de mains d’œuvre.

« C’est bien beau en théorie » me direz-vous, « mais en pratique, je dois travailler pour gagner ma vie. Maintenant! » Et je vous dis : « Absolument! Travaillez, maintenant! À vous trouver l’emploi de rêve. ».

Je vous mets au défi d’écrire sur une feuille de papier ce que vous feriez pour le reste de votre vie, si je vous mettais 10 millions dans votre compte de banque. L’argent n’étant plus un facteur, que feriez-vous pour passer le temps? La grande majorité des gens me répondent : « je voyagerais ». D’accord. Mais après avoir fait le tour du monde 2 ou 3 fois, vous feriez quoi de votre temps? Ou si vous croyez vraiment que le « voyage » et les « cultures étrangères » vous passionnent à ce point, avez-vous comptez le nombre d’emplois qui s’y rattachent?

Agent de voyage, travailleur dans le monde hôtelier, équipier sur un bateau de croisière, sans parler de toute l’industrie touristique? Non seulement ça, mais du fait que vous aimiez le voyage à ce point, imaginez tous les « pays » où vous pouvez « prospecter » un emploi! Je vous jure qu’il existe non seulement une profession ou un métier dans le domaine qui vous passionne, mais que des dizaines d’opportunités existent au sein d’entreprises florissantes.

« La plupart des gens qui échouent dans leurs accomplissements n’échouent pas par manque de capacité, mais par manque d’engagement. » – Zig Ziglar

Je passe des dizaines, voire des centaines d’entrevues chaque année. La plupart de ces rencontres doivent débuter par une entrevue téléphonique. Les candidats qui veulent travailler chez nous doivent me téléphoner via un numéro particulier que j’affiche. Je tiens à leur parler personnellement en premier. La plupart, j’imagine, ne se doutent pas de parler au président de l’entreprise du premier coup. Ce qui me fait dire au passage d’être prêt à toute éventualité quand vous entamez le processus de recherche d’emploi.

Quoi qu’il en soit, mes premières paroles sont habituellement : « je suis en réunion en ce moment, pourriez-vous me rappeler dans une trentaine de minutes SVP? ». Ce à quoi 100 % des gens répondent : « certainement ». Mais aussi incroyable que ça puisse paraître, moins de 20 % le font. Moins d’une personne sur 5 me rappelle. Et sur les 5 seulement 2 ou 3 le font dans les délais demandés. Certains me rappellent le lendemain, etc.

Pourquoi je dis être en réunion même quand je suis libre? Parce que je teste les candidats dès le départ et me sauve un temps fou. Je peux voir si le ou la candidate peut suivre une instruction simple et claire. Je peux voir s’il veut vraiment l’emploi, ou si le simple fait de se faire rabrouer une première fois le décourage.

Les gens ont des rêves, mais trop se comptent perdants d’avance. La plupart n’osent pas s’écouter et aller au bout de leurs passions. Et ceux qui osent, abandonnent trop rapidement. Croyez-moi quand je vous dis qu’il y a des dizaines et des centaines d’opportunités pour quelqu’un comme vous et moi qui ose. Qui ose écouter sa passion et qui ose rêver grand. Bernard Lachance a osé. Il a osé rêver devenir chanteur et performer dans les plus grandes salles du monde. Même s’il devait vendre ses billets, lui-même, un à la fois. Et il a rêvé se faire inviter à l’émission d’Oprah. Ce qu’il a accompli aussi.

Vous, qu’est-ce qui vous fait rêver?

« Outre notre amour, notre travail est un des plus précieux dons sacrés que nous pouvons donner. Quand vous aimez votre travail, vous aimez votre vie. Aimez ce que vous faites ou changez! » – Anthony Robbins

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Quelle famille!

La famille doit-elle passer avant tout?

Comment se respecter en demeurant authentique tout en valorisant sa vie familiale? Encore faut-il déterminer de quelle famille on parle. Votre noyau familial? C’est-à-dire votre conjoint et vos enfants. Ou vos parents? Père, mère, frères et sœurs. Et que dire des centaines de variations à cette composante qu’on appelle « famille reconstituée » et ses « beaux-parents ». La connotation du mot « famille » a plus « évolué » dans les 20 dernières années que dans les 500 auparavant! C’est donc important de s’y retrouver.

Établissons d’abord que personnellement, je crois que les parents sont avant tout redevables à leurs enfants. Du moins, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge adulte. J’y ai longuement réfléchi. Toute ma vie, à vrai dire. Du point de vue d’un enfant heureux, venant de parents divorcés. Du point de vue d’un père de famille monoparentale aussi.

Il est raisonnable de penser que nos enfants sont des « âmes » qui se trouvent dans le calme le plus serein et le bonheur total. Puis soudainement, si on regarde les faits froidement, ils se font « inviter » ou aspirer dans le monde physique par deux êtres humains fertiles qui s’accouplent. Certains ont certes une belle histoire d’amour durant le moment et par la suite, mais pour plusieurs, les circonstances sont toute autre. Ce qui fait que ces petits êtres qui n’ont pas demandé à venir au monde se retrouvent totalement dépendants du jugement et des valeurs de ces deux individus.

L’ironie, c’est que le monde entier s’entend pour dire que le rôle de parent est le plus important qui soit, mais en même temps, pour ce qui est de la « formation », les géniteurs sont totalement laissés à eux-mêmes sans expérience – à part la leur comme enfant- pour relever ce défi monumental.

Ah! Non, madame, pour ce qui est des formulaires à remplir, les tests d’aptitudes, les frais et les permis, on les garde pour les choses vraiment importantes. Comme obtenir un droit de pêche ou pouvoir vendre des hot-dogs sur le coin d’une rue. On n’accorde pas ce genre de « responsabilité » à n’importe qui. N’est-ce pas étrange?

« La biologie est la moindre chose pour faire de quelqu’un une mère. » — Oprah Winfrey

Nos ascendants

Jusqu’au moment où un individu peut ou veut voler de ses propres ailes, la famille qui l’a mise au monde « père/mère – frères/sœurs » demeure sans doute son noyau principal, et le plus important. Le centre de son univers? Ça reste à voir et c’est très personnel selon l’expérience.

Je crois qu’avant tout, nos ascendants vont récolter plus souvent qu’autrement ce qu’ils ont semé. Si nos parents prêchaient par l’exemple en ayant des liens tissés serrés, des rapports fréquents et chaleureux, les chances sont fortes que leur progéniture continuera dans ce sens. À l’inverse, des enfants laissés à eux-mêmes ou carrément maltraités risquent de se rebeller d’une façon ou d’une autre éventuellement.

Il faut donc tenter de ne pas vous en faire trop, avec la pression sociale de ce qu’une relation avec vos parents – ou les grands-parents de vos enfants – doit, ou devrait avoir l’air.

Mes recommandations :

  • Soyez maître de votre vie. De votre propre relation « ascendants/descendants » et de votre propre noyau familial (conjoint-enfants). Sachez non seulement tirer le bon de l’enseignement de vos parents, mais oubliez le mauvais. Et pourquoi pas initier du nouveau! Avec la panoplie de livres et d’exemples inspirants dans notre entourage, les parents d’aujourd’hui sont mieux équipés que jamais.
  • Bref, agissez comme vous auriez aimé qu’on agisse avec vous. Trop de parents se cachent derrière les excuses du passé. « Je ne sais pas comment t’aimer mieux! J’ai moi-même été mal aimé! » Foutaise. Si vous savez que vous « pouvez » aimer mieux, faites-le. Ceux qui ne le savent pas ne se donnent pas d’excuses. Ils font tout bonnement de leur mieux. Si vous n’êtes pas certain où vous vous situez dans tout ça, vous pouvez toujours consulter un professionnel de la santé!
  • Écoutez votre cœur et votre tête. Ils ne se trompent jamais. Ils vous dicteront comment agir. Les problèmes surviennent quand on écoute n’importe qui. Doctrines religieuses, parents, amis ou pire, les téléromans.
  • Prenez soin de vos enfants. En serviteurs soumis? Absolument pas. En facilitateurs et guides de vie équilibrée? Tout à fait. C’est naturel et instinctif d’être redevables à nos enfants.

Aimer doit être sans efforts. Et sans attentes d’autogratification instantanée. J’ai la conviction profonde que tous et chacun sait différencier dans son for intérieur le bien du mal. Hormis, bien sûr, les enseignements religieux archaïques. Par exemple : « le père a toujours raison », donc « écoute ton père » ou « tais-toi et prends la baffe que ton père te donne, après tout, c’est ton père ».

Idéalement, nous devrions avoir d’excellentes relations avec tous les gens qui nous entourent. Mais en fait, il est impossible d’être « tout le temps » authentique, de se respecter et de bien nous entendre avec tous les êtres humains de notre entourage. Voir même seul à seul les membres dans notre propre famille peut être un défi. L’important, c’est de faire de son mieux. Et malheureusement, vous êtes le seul à savoir si vous faites vraiment de votre mieux ou non. Tout est une question d’équilibre. D’ailleurs, quand je me questionne, à savoir si un sentiment ou une idée existentielle est correct ou non, je fais une réflexion en rapport avec la nature et les animaux. Difficile de se tromper. Ces derniers, qui ont très peu de pressions « sociales », agissent selon ce qui vient « naturellement ». En ce qui a trait à leurs petits, ils surveillent le nid jalousement et prennent bien soin d’équiper leur progéniture de tous les outils nécessaires à leur survie et à leur épanouissement. À votre tour de passer à l’action.

La chose la plus précieuse au monde

Le temps est plus précieux que l’argent.

On peut toujours gagner plus d’argent, mais jamais plus de temps.

En pleine récession, où nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette crise, je ne peux voir que des opportunités. Bien que rempli de compassion pour les gens qui se font déstabiliser par la perte de clients ou la perte de leurs emplois, je vois cette période creuse comme l’opportunité rêvée de réajuster notre tir. Non seulement au niveau du travail, mais sur la qualité de notre vie dans son ensemble. D’ailleurs, on ne le fait jamais assez souvent.

La nature humaine est ainsi faite qu’on doit se retrouver en situation de crise pour réagir ou bouger. Le confort ou « pseudo-confort » endort. Le fait que l’essence se retrouve à 1,50 $ a fait qu’on s’est tous préoccupés de l’environnement et des moteurs à essence. Quand notre conjoint nous annonce qu’il ou qu’elle nous quitte, on dit être prêt à tout faire pour changer! Notre patron veut couper notre poste ou un client veut partir? Encore ici, on est prêt à tout pour améliorer la situation.

Je vous invite à prendre cette période plus difficile pour vous poser des questions sur vos relations. Surtout, sur la qualité de vos relations. Relations familiales, relation amoureuse, relations amicales et relations d’affaires. Passez-vous du temps de qualité avec des gens qui vous inspirent et qui partagent vos valeurs profondes? Ou passez-vous plutôt beaucoup de temps avec un peu tout le monde qui est sur votre passage.

On serait porté à croire qu’en affaires, tous les clients sont les bienvenus. Mais je me suis aperçu, après quelques années, que 20 % de mes clients drainaient 80 % de mon énergie. Et que 20 % de mes clients apportaient 80 % des revenus à l’entreprise. J’ai toujours tout fait ce que j’ai pu pour plaire à tous mes clients. C’est dans ma nature et dans la nature, je crois, de tous les entrepreneurs qui ont le souci du service à la clientèle et qui veulent réussir. Mais j’ai réalisé que certains clients étaient impossibles à satisfaire. Le meilleur de notre entreprise, nos meilleurs efforts collectifs, n’étaient pas encore assez bon pour eux. Je devais donc corriger la situation.

Je vous concède que je me trouvais complètement fou de considérer congédier un client. Mais la première fois que je suis passé à l’action, c’était comme si on avait enlevé un poids énorme de mes épaules. Et pour ceux qui s’interrogent, les revenus perdus ont été remplacés plus vite que je ne l’aurais imaginé. J’étais revenu aux principes de base de la loi d’attraction qui enseigne de focaliser sur le bon, le positif. Et depuis, j’hésite beaucoup moins avant de laisser aller un client.

Dernièrement, j’ai même écouté un prospect pendant 20 minutes nous expliquer dans nos bureaux ce qu’il faisait et comment nous devrions faire notre travail pour l’aider. Oui, oui! Il nous disait ce qu’il attendait de nous et ce que les autres, avant nous, avaient fait. Alors à la seule occasion où j’ai pu émettre mon opinion, il s’est vite empressé de me couper la parole pour reprendre son monologue. Il a rejeté du revers de la main ce que j’avançais comme piste de solution. Finalement, quand il n’avait plus de souffle ou de mots à dire, j’ai pris mon courage à deux mains pour lui avouer que je ne croyais pas que nous étions un bon fournisseur pour lui. Vous auriez dû lui voir la « fraise »! Je l’ai senti insulté. Mais je peux vous assurer que nous nous sommes tous les deux sauvés beaucoup de temps et de complications futures en ne faisant pas affaires ensemble.

« Plus grand est l’obstacle, et plus grande est la gloire de le surmonter. » Molière

Avez-vous besoin de « congédier » un ami? Un conjoint? Un patron? Un membre de votre famille? Le temps est précieux et les heures que vous perdez à tenter de « passer au travers » de certaines situations ne seront jamais récupérables. Surtout que ce temps précieux est gaspillé et pourrait être utilisé à vous faire plaisir. À vous rapprocher de gens qui vous ressemblent et que vous aimez. Autant dans votre travail, avec des clients qui vous font confiance et qui veulent progresser dans la direction que vous proposez. Qu’avec des amis qui vous sont chers et qui ont des valeurs que vous partagez.

Jimmy Sévigny, un conférencier-motivateur, a perdu plus de 300 livres après avoir frôlé la mort alors qu’il était adolescent et que son poids était hors de contrôle. Il demandait à une famille lors d’une consultation, qu’est-ce que vous feriez avec 86 000 $ par jour si je vous disais que rien de ce montant ne peut être gardé pour le lendemain? Tous ont répondu : « on dépenserait tout! » Et Jimmy de répondre, c’est exactement ce que vous devez faire avec le temps. 86 000 secondes à tous les jours et quand la journée est finie, rien n’est transférable ou récupérable. Réfléchissez bien à comment vous « dépensez » vos 86 000 secondes.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant.