Ma guérison (témoignage)

Passer par le corps pour guérir l’âme

Sixième d’une famille de douze enfants, je n’ai pas eu droit aux attentions parentales… comme tous les autres. À neuf ans, à la suite d’un accident, j’ai été expédié deux fois à l’hôpital, les yeux bandés, sans explications, sommé de res­pec­ter la règle du « Tais-toi et souffre en silence ». Pas de caresses ni de réconfort au retour. Grand-maman m’a montré comment manipuler mon œil arti­ficiel, car maman refusait de me toucher.

À douze ans, mes parents m’envoient dans un collège privé tenu par des frères pour poursuivre mes études. Dès la première entrevue, le frère directeur a voulu voir mon prépuce et ce qu’il y avait dessous. Pendant deux ans, j’ai pu échapper aux prédateurs sexuels en fuyant constamment, mais ce ne fut pas possible au cours des deux années sub­sé­quentes­ durant lesquelles un autre frère direc­­teur, d’un autre collège, s’assoyait sur le bord de mon lit, passait sa main sous les couvertures pour me tripoter. C’est à ce moment que j’ai appris « à faire le mort », à ne manifester aucun sentiment, aucune émotion, car beaucoup de prédateurs délaissent leurs proies quand elles sont mortes.

C’est au cours de ces deux années que j’ai appris à contrôler mes émotions, ma douleur, mes réactions physiques et émotives, jusqu’à devenir hyper-contrôlant de moi-même, dans tous les aspects de ma vie, sans même m’en rendre compte.

La pédophilie laisse des traces indélébiles marquées au fer rouge. Même si on ne veut pas regarder les plaies, on est forcé d’en sentir la chair brûlée.

L’an dernier, je suis ressorti de l’urgence avec un cancer de la prostate et de nombreuses métas­tases osseuses. Le Lupron m’a rendu impuissant, sans sperme, sans testostérone, sans libido, sans mes repères masculins habituels, avec des idées suicidaires, de l’ostéoporose grandissante et une multitude d’effets secondaires féminisants dégoûtants.

Après deux mois de dépression profonde, j’ai consulté une psychologue qui m’aide à m’en sortir. Je la rencontre aux deux semaines depuis huit mois. Une sexologue me soutient aussi pour gérer ma sexualité complètement détraquée.

Depuis l’automne dernier, je m’ouvre à mes filles et à mes proches. Il m’aura fallu 55 années pour me libérer de la pédophilie. Ce tripotage sexuel de mon adolescence me restait collé au fond de l’âme comme une croûte brûlée s’incruste au fond de la poêle sans décoller.

Il y a deux mois, sur un coup de tête, j’ai appelé une massothérapeute pour lui expliquer « mon cas ». Je ne voulais pas être massé pour soulager un muscle endolori ou une articula­tion coincée, mais pour qu’elle passe­ par mon corps pour rejoindre mon âme. C’est en me pressant très vigoureusement le dos, en me compressant comme un gros tube pour en faire ressortir la pâte malsaine, qu’elle a fait sortir de ma psyché les gestes pédophiles de mon adolescence. Depuis longtemps, j’étais convaincu que seuls des touchers sains pouvaient neutraliser, voire effacer, définitivement le souvenir de touchers malsains.

Soudain, le petit garçon devenu borgne n’était plus abandonné et rejeté. On l’accueillait en petit héros avec son œil de pirate, enlacé par les bras de sa maman en pleurant de joie, les cheveux brossés par la main de son papa. Et encore plus loin, j’étais devenu un gros bébé naissant. Pas seul dans son berceau, mais soulevé par des mains « maternantes », réchauffé par la chaleur d’un sein, bercé par le rythme d’un cœur, ébahi par le sourire d’une maman et embrassé comme seules les mères savent le faire.

L’automne dernier, à 67 ans, pour la première fois de ma vie, j’ai enserré vigoureusement dans mes bras quel­ques­-uns de mes frères. J’ai même osé leur dire « Je t’aime ». Des gestes impossibles à poser, et une attitude impensable à imaginer, il y a de cela à peine un an. Aujourd’hui, « ici et maintenant », j’erre à la recherche d’une nouvelle compagne de vie. Je veux être son Loup dans la fourrure duquel elle pourra se lover. J’espère découvrir une autre Petite Rudbeckie dont je m’enivrerai du parfum et caresserai les pétales.
LL

Matière à réflexion

Du toucher corporel au toucher émotionnel
Ne plus être touché corporellement, c’est aussi peut-être ne plus être touché émotionnellement ou réduire considérablement l’aspect émotionnel­/sentiment […] La proximité physique entraîne donc des émotions, sentiments, états d’être. L’expression de nos émo­tions et celles des autres est un sujet délicat, puisque notre éducation, notre milieu social et culturel, nous ont «appris» à ne pas les laisser trop transparaître… À dose homéo­pathique s’il vous plait! Juste ce qu’il faut quoi! […] Pourtant qu’est-ce qui rend une relation particulière si ce n’est de pouvoir être un peu plus soi avec cette personne-là, avec moins de contrôle, moins de « retenue », moins de masque social!

Quel plaisir de pouvoir pleurer sur l’épaule d’un ami ou de se prendre dans les bras, d’oser dire qu’on l’apprécie et qu’on l’aime, qu’il compte vraiment dans notre vie. Vivre sous anesthésie émotionnelle, ne fut-ce qu’en être coupé partiellement réduit considérablement le champ de vie, le sentiment d’exister!

Source : Extrait de l’article électro­nique : Vivre sous anesthésie émotionnelle, Marie-Ange Viala-Foulon

De nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques
Selon une étude menée par la compagnie Vaseline et Léger Marketing, il y a quelque temps, de nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques. Près du tiers des personnes affligées par cette carence déclarent même ne toucher personne durant une journée, et ce, de façon régulière. L’étude nous apprend également que les Canadiens aimeraient voir le toucher occuper une plus grande place dans leur vie… Et pour cause! […] Les bénéfices du toucher sont nombreux!

Source : Extrait de l’article électronique : L’importance du toucher, Louise Moreau

Pour s’épanouir, un enfant a besoin d’être touché, caressé et massé (Frédérick Leboyer)/

Gynécologue et obstétricien français, il a donné son nom à l’accouchement doux connu sous le nom de méthode Leboyer (naissance sans violence). Deux vidéos à visionner absolument. Écrivez dans Google :
– Naissance sans violence (YouTube). Choisissez la vidéo en français, dont la durée est de 4 h.
– Frederick Leboyer naissance (YouTube). Choisissez la vidéo en français dont la durée est de 21 h 10.

L’eczéma : un conflit de séparation serait à l’origine de la patho­logie
Le décodage biologique des maladies propose d’aborder les maladies d’un point de vue émotionnel. Par exemple, dans le cas de l’eczéma, c’est un conflit de séparation qui est à l’origine de la pathologie. La localisation d’un eczéma est loin d’être anodine, et le cerveau ne « s’amuse » pas à déclencher un eczéma à tel ou tel endroit pour rien ou au hasard. Comprendre la localisation d’un eczéma est simple. C’est la zone qui était en contact avec la chose ou la personne et qui ne l’est plus qui va réagir.

Décodage biologique des maladies : l’encyclopédie des correspondances symptômes-émotions, Christian Flèche, Éditions Le Souffle d’Or

Cocooning

Se blottir, s’installer confortablement pour se prélasser, se ressourcer, trouver un bien-être chez-soi, oser se faire plaisir, prendre soin de soi et s’accorder des petits moments de tranquillité : c’est ça le cocooning. Pour vous y encourager, voici mes suggestions …
Merci à Karine Maisonneuve

Quoi regarder?
To the Wonder (À la merveille), film réalisé par Terrence Malick, 2012

De la minute où vous visionnerez la bande-annonce sur YouTube, vous serez interpellé par l’histoire de Neil (Ben Affleck), un Américain, déchiré entre Marina (Olga Kurylenko), une Européenne rencontrée à Paris, et Jane (Rachel McAdams), une ancienne flamme ressurgissant du passé. À cette quête universelle se greffe celle du père Quintana (Xavier Bardem) qui remet sa foi en question. Malgré ses écueils, l’amour transcende notre existence et nous invite à renaître : « Vous craignez que votre amour soit mort? Il attend peut-être de devenir quelque chose de plus grand. » Ce film frappe non seulement par la beauté de ses images, mais aussi par le lyrisme de son réalisateur qui a fait ses preuves avec, entre autres, The Thin Red Line (La ligne rouge) et The Tree of Life (L’Arbre de Vie). En dépit d’un rythme lent et d’une intrigue fragmentée, il vous transportera, tel un flashback, dans le vécu de l’auteur qui a marié son amour de jeunesse après avoir vécu une dizaine d’années en France avec sa deuxième épouse. (The secret life of Terrence Malick, Luke Blackall, The Independent, 24 mai 2011, et IMDb)

Quoi lire?
Anna GAVALDA, Ensemble c’est tout, roman, éditions J’ai lu, 573 pages

« Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences [….] » Même si elle date de quelques années, cette œuvre me touche autant qu’à la première lecture et figure parmi mes indétrônables coups de cœur. Je ne suis pas la seule à le penser, compte tenu de son immense succès et de l’adaptation cinématographique de Claude Berri qui ne rendait toutefois pas justice à l’œuvre. Ce livre se déguste comme de la tarte aux pommes. Vous vous attacherez vite à Camille, cette jeune fille fragilisée, qui fait la rencontre de Franck, Philibert et Paulette, tous aussi éclopés qu’elle. Avec eux, vous passerez du rire aux larmes tout en auscultant vos propres failles. Ne vous laissez surtout pas rebuter par le nombre de pages; les dialogues sont savoureux, et la fin… irrésis­tible. Une fois entamé, impossible d’arrêter. Vous serez même triste de les laisser aller. (AlloCiné France)

Quoi écouter?
Max RICHTER – Memoryhouse, CD, Late Junction, 2002 – Réédité par FatCat Records, 2009

J’ai découvert ce compositeur germano-britannique par l’ensorcelante pièce instrumentale November, qui se trouve sur la trame sonore du film To the Wonder (tiens, tiens!). Dès ses débuts, en 2002, ce pianiste formé à la Royal Academy Of Music de Londres et ancien étudiant du chef de file en électroacoustique Luciano Berio se distinguait par son sens de la mélodie et l’univers insolite qu’il créait en fusionnant piano, cordes (principalement le violon) et enre­gistrements ambiants. Sa musique, que certains considèrent comme étant « la face de Dieu en soi » ou « la trame sonore de notre incons­cient », envoûte. Pour en écouter quelques extraits, rendez-vous sur le site de BBC Music (UK). Que ce soit par The Twins ou la crépusculaire Embers, cet album vous hantera comme son créateur, qui, à l’instar d’un « […] collectionneur de papillons […], cherche des sons et les capture. » (Max Richter interview by Eve Klein and Oliver Laing, Cyclic Defrost, 3 mars 2007, et Max Richter Retrospective, Sam Cleeve, Drowned in Sound, 20 juin 2014).

Une rencontre avec… Bertrand Desfossés

Massothérapeute pendant 30 ans, il a été le cofondateur et directeur du Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais.
Entrevue par Carole Verdon

J’ai eu le bonheur de vivre une rencontre de trois heures avec cet homme de cœur. Je n’ai pas pris de notes, j’ai écouté ses paroles, une à une; un petit enregistreur entre nous. C’est un homme à l’intelligence analytique, vivement là dans le moment présent, pour qui le rapport humain est de l’ordre du sacré. Intuitif, il possède un flair remarquable; qualités plutôt nécessaires quand on est massothérapeute.

Un désir né d’une privation dans l’enfance, voilà d’où est venue sa motivation à devenir massothé­rapeute. Son père, atteint de tuberculose, était contagieux. C’est avec un trémolo dans la voix qu’il exprime avoir été privé du toucher, des embrassades et des accolades. Un manque qui va durer des années, années pendant lesquelles, pour compenser et se contenter, il touchera la guitare, du bois, des tissus, de la matière. « C’était instinctif. Je me suis nourri avec de la matière, mais j’étais en manque de contacts affectifs avec un humain », enchaîne-t-il.

Portant instinctivement cette cons­cience du toucher, il sculptait du bois avec un canif et fabriquait des objets avec ses mains. Il dira : « Je sentais que mes mains avaient une mission plus élevée… » Bien qu’il ait trouvé intéressant de travailler comme bûcheron, menuisier et mécanicien, il sentait un vide et n’était pas nourri par un toucher relationnel. Puis, à cette même époque, la mentalité, les tabous face au corps et au toucher étaient présents dans l’ensemble de nos rapports humains.

Je lui ai posé la question qui me brûlait les lèvres : qu’est-ce le mot toucher évoquait pour lui? Sans même hésiter, il m’a parlé d’une démarche en abandon corporel qu’il a amorcée en 1976, démarche qui lui a permis de découvrir la puissance du toucher à propre­ment parler : « Quand le thérapeute touchait­ le dessous de mon pied avec le bout de son majeur ou encore au creux de mon plexus solaire, ça ouvrait tout un registre de sensations internes. » À cela s’ajoute le toucher présence, indissociable de l’aban­don corporel, qui consiste à laisser émerger progressivement ce que le corps a enregistré.

Cette démarche lui a servi de déclencheur pour finalement en faire un tremplin vers la massothérapie. Une envie irrésistible et soudaine le poussa à offrir à des participants du groupe de masser intuitivement leurs pieds pendant les pauses. « Ça m’a conduit à l’évidence des bienfaits et de mon intérêt pour le toucher; de là, j’ai développé le goût d’aller plus loin. »

Voilà que sa passion et son goût pour le massage le poussent à suivre, entre 1982 et 1988, de nombreux ateliers d’exploration du massage. L’année 1988 sera une année marquante puisqu’il termine une formation professionnelle en massage Shiatsu et Suédois, à Québec. La même année, diplôme en main et membre de la FQM, il fonde, avec un petit groupe, le Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais, qu’il dirigera jusqu’en décembre 1994. Satisfait de son implication, il s’envole pour un voyage au Costa Rica et par la suite, de 1995 à 2012, il travaillera à son compte.

Plus j’écoutais Bertrand, plus je comprenais qu’être massothérapeute est un art et que, par l’exploration du toucher, il avait appris beaucoup sur la nature humaine, mais aussi beaucoup sur lui-même.

Dès la naissance, être touché fait partie des besoins fondamentaux de l’être humain, mais dans nos vies, le toucher n’est pas toujours à notre portée. Le massage vient combler ce besoin pour certains; d’ailleurs, Bertrand est clair là-dessus : « Parfois, la personne arrivait en me disant clairement : “J’ai besoin d’un massage, je n’ai pas été touchée ça fait des mois. J’ai besoin d’être touchée!” Au-delà du massage musculaire, elle avait ce besoin d’une présence, d’être enveloppée d’un toucher nourrissant. »

La cartographie du corps : une mosaïque de mémoires, de blessures et d’émotions. « Le corps prend la forme de ses expériences agréables et aussi de ses traumatismes. Des parties sont libres et confortables, tandis que d’autres sont tendues et chargées d’émotion. » Le massage peut-il alors être une voie pour se retrouver soi-même? « Les couches de résistance relâchent d’une séance à l’autre et, progressivement, la personne arrive à ressentir plus d’harmonie dans l’ensemble de son corps. C’est souvent la surprise de la personne de sentir qu’en s’ouvrant de plus en plus, c’est le meilleur d’elle qu’elle découvre. »

J’ai appris pendant ma rencontre avec Bertrand que, si une personne n’aime pas une partie de son corps, elle dira :­ « Je ne veux pas que tu me masses le ventre, ou autre… » « C’est souvent là un besoin en privation, parce que c’est une partie d’elle qu’elle refuse. Ces zones contiennent des mémoi­res ou des traumatismes que je me dois de res­pecter et d’apprivoiser tranquillement avec elle », explique-t-il.

Quel est le plus grand bienfait d’un massage? « Par la relaxation, c’est de rentrer chez soi, de reconnaître ses propres cellules à travers l’expérience, c’est de s’approprier son corps. Par les sensations éprouvées, j’habite plus mon corps, j’en deviens plus propriétaire. Tout ça est activé par le toucher et les différentes manœuvres du massage. »

Au moment d’écrire ces lignes, j’écoute un air de violoncelle, un air vibrant, enveloppant, remuant, et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le geste du toucher en massage, duquel on peut dire qu’il est un véritable soin profond, relaxant, enveloppant et rassurant.

Le mot massage tire son étymologie du mot grec massein, de l’hébreu mashesh et de l’arabe mass dont le sens est palper, pétrir, presser légè­rement. Sept cent vingt mille terminaisons nerveuses font de la peau l’organe privilégié du bien-être. C’est probablement ce qui fait­ dire à Bertrand : « La détente en soi est le principal objectif pour que la personne prenne le temps de se ressentir. »

Pour bénéficier au maximum des bienfaits d’un massage, Bertrand recommande de prendre un bain ou une douche chaude avant le massage, pour libérer les toxines de la peau, pour détendre les muscles et les conditionner à être massés. Après le massage, il est préférable de garder un temps pour soi afin de maintenir l’état de détente.

À celui qui m’a parlé de relations humaines, de toucher et de massage pendant trois heures et qui affirme que le massage est l’une des plus riches expériences de sa vie, j’ai demandé : quand je dis le mot tou­cher, qu’est-ce qui monte en vous? « C’est une nourriture, une communication, une complicité avec l’autre dans le non-verbal, un accompagnement dans l’harmonisation de soi. »

J’étais curieuse de savoir quels sont, d’après lui, les motifs pour vouloir devenir massothérapeute? « Pour prendre soin, se découvrir, travailler sur soi, pour s’harmoniser soi-même. La plupart des raisons initiales, instinctives, c’est que la personne veut faire du bien, elle veut masser les autres, mais c’est un prétexte parce que ça lui fait du bien à elle de prendre soin, d’être en contact, de toucher; alors, elle veut devenir massothérapeute. Elle découvre qu’elle se nourrit en faisant ça, et c’est ça qui la motive à bien faire ce qu’elle fait. »

Bertrand a été une figure marquante dans le monde de la massothérapie en Outaouais. À celui qui a enseigné durant sept ans et pratiqué durant trente ans, j’ai appris qu’il avait cessé toute pratique en 2012. Avec une émotion palpable, il m’a confié : « Le dernier massage que j’ai donné, c’est à ma conjointe. C’est avec elle que j’ai eu le privilège de mon der­nier massage. Je n’en ai pas redonné après son décès. Je l’ai accompagnée avec mon cœur et mes mains pendant ses huit mois de soins palliatifs à la maison. J’honore ces moments d’intimité où le toucher a pris la place des mots… »

« Il m’arrive de masser des pieds et des mains à l’occasion, mais je sens que ma mission en massage est accomplie. Le toucher m’a fait rencontrer le plus beau de l’humain, au-delà de son enveloppe. »

Pour ma part, j’ai été honorée de rencontrer Bertrand Desfossés et de plonger avec lui dans une mer de mots, d’émotions et de partages. Cela m’a profondément enrichie, et je tiens ici à le remercier du fond du cœur.

Le toucher

Le « toucher ». À lui seul, ce mot est évocateur. Instantané.

Le Toucher… ment, il me connecte à mon monde intérieur, à mon rapport à autrui et à mon corps dans l’immensité de son besoin de contact physique, mais aussi dans son appréhension de ce même contact. Le toucher n’est jamais neutre. Il provoque souvent en nous une décharge émotionnelle puissante tout en nous donnant accès, inconsciemment, à une banque de données et d’informations dans laquelle sont stockés émotions, défenses, refoulements, plaisirs, souvenirs…; les traces indélébiles de notre histoire. Mais au-delà des souvenirs parfois souffrants liés au toucher, il est un besoin de l’être humain, de la naissance jusqu’en fin de vie.

Le toucher est partout. Nous palpons, manipulons, entrons en contact par le toucher avec les êtres vivants, les éléments et les objets. Le toucher est l’un de nos cinq sens indispensables à notre survie, un système d’alarme naturel qui nous permet d’estimer la dangerosité de l’environnement. Par le toucher, nous arrivons à déterminer la texture, la consistance et la température. Toucher est une nécessité capitale au même titre que se nourrir, respirer, boire, dormir. Et c’est par notre peau, grâce au toucher, que nous ressentons, aimons, détestons. L’être humain est un être de relation. Être touché est un besoin essentiel et existentiel pour le bien-être, la santé et la survie même. Le toucher est un besoin, pour soi et pour l’autre. Toucher et être touché. Offrir et recevoir des câlins, prendre une main, toucher une épaule sont autant de démonstrations qu’il fait bon recevoir et donner.

Lire sur le toucher et parler du toucher a fait naître en moi de nombreuses émotions. J’ai été confrontée à mon corps, à mon besoin de toucher et d’être touchée. J’ai découvert de façon encore plus significative mes résistances, mes blocages, avec comme conséquence un toucher parfois moins généreux dans l’intimité et mon accueil de l’autre souvent brimé à cause de mes blessures et de mes souffrances. Si derrière le mot « toucher » se cachent les mots émotion, ressenti, lâcher-prise, s’y cachent également les mots méfiance, ressentiment, retenue.

Pour chacun de nous, notre corps porte en lui des mémoires douces et douloureuses. Au fil de mes recherches, j’ai eu le grand bonheur de découvrir Christian Hiéronimus. Il a écrit plusieurs livres, notamment Le toucher, un art de la relation et La sensualité du toucher que je me suis procurés. On dit de lui qu’il est un poète du massage, un homme de cœur, de douceur et de tendresse et qu’il a les mots du chercheur spirituel. C’est aussi mon impression. Ses écrits sont un pur délice du début jusqu’à la fin. Lire ses livres, c’est se réconcilier avec la partie blessée de nous-mêmes, c’est comprendre les zones négligées de nos corps et vouloir s’offrir le toucher qui touche, sortir de l’anesthésie sensorielle pour apprendre ou réapprendre à percevoir avec nos mains, notre corps, notre peau tout entière.

Et puis la douleur physique, quand on est écorché vif, ça aussi fait partie du toucher, et c’est ce qui m’est arrivé le 6 septembre dernier, jour du mariage d’une de mes sœurs. Arrive le moment du lancer du bouquet de la mariée. Nous sommes quelques femmes derrière elle, enthousiastes et prêtes à emboîter le pas ou courir. Si vous avez vu le film Forrest Gump, vous vous rappelez sûrement de cette scène où Forrest se met à courir en entendant Jenny lui crier : « Run, Forrest, Run! » C’est ce que j’ai fait, j’ai couru. J’ai couru, j’ai trébuché et j’ai touché le sol brutalement. Dans ce cas-ci, je n’ai pas « touché du bois », j’ai plutôt été « piquée au vif » par l’asphalte rugueuse et granuleuse. Les plaies aux paumes des mains ont nécessité des bandages, réduisant ma poigne sur les objets, entraînant frustration. Oui, nul doute, la thématique du toucher se voulait présente.

Et puis, il m’aura fallu cette douleur pour me reconnecter à mon corps, car oui, il arrive que nous en soyons déconnectés, tout autant que lorsque nous touchons les objets; il arrive que nous soyons déconnectés et que notre toucher soit mécanique. En ce moment, vous tenez la revue entre vos mains; prenez conscience de la sensation de votre peau en contact avec le papier, de la température du papier et de sa texture. Est-ce agréable ou désagréable? Parce que je vous y ai invité, vous passez d’un mode mécanique à un mode conscient. Intéressant, n’est-ce pas? Une autre raison de dire que le toucher n’est jamais neutre.

Arrive le moment de vous souhaiter une lecture inspirante pour cette édition spéciale sur le toucher. Les auteurs-collaborateurs y ont mis leur touche personnelle et leur cœur. Puissiez-vous être touchés….

Le vent dans les voiles…

Si l’année 2013 en a été une d’exploration dans la mise en place de projets et de services virtuels sur le Web pour étendre le rayonnement de la revue Cheminement, l’année 2014 en est une de repositionnement. Pourquoi repositionnement? Pour revenir à la richesse de l’information, à la force du partage et à notre intention toujours présente depuis 17 ans de produire une revue régionale de qualité offerte gratuitement. Dans le cadre de ce repositionnement, nous avons peaufiné la mission de la revue, laquelle est devenue : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Ce repositionnement a été rendu possible grâce à l’implication de gens passionnés qui ont à cœur la mission de la revue et qui ont répondu à mon appel à participer volontairement aux comités que j’ai mis en place. Toujours grâce à eux, nous avons trouvé l’équilibre parfait entre la continuité et le renouveau. Depuis, un vent de fraîcheur souffle sur la revue. À cet égard, je voudrais remercier tout particulièrement Jeanne Bélanger, auteure et bénévole engagée à la Maison des auteures de l’Outaouais, Carole Verdon, adjointe de direction, auteure et à la barre de son entreprise en rédaction de contenu, et Daniel Caron, spécialiste en planification et en développement de stratégies en communication réelle et virtuelle.

Leur contribution, leurs talents et leur enthousiasme ont servi à cette renaissance et au retour à l’essentiel. Aussi, je tiens à remercier chaleureusement Louise Gratton et Michel Gagnon pour leurs idées et leur appui dans cette période de transition. Ces individus ont tous participé à ce nouvel élan vers la fraîcheur, la simplicité, la joie et la célébration de tout ce qui nous unit. Je me sens privilégié de ce support et de cette richesse d’expertises.

Avec ce nouveau vent de fraîcheur, nous avons apporté de nombreux changements à la revue, modifié la mise en page et fait l’ajout de quatre nouvelles chroniques, tout en maintenant nos cinq rubriques. Dans ce vent de changement, la revue Cheminement s’est dotée d’une rédactrice en chef en la personne de Carole Verdon. Quand j’ai pensé à Carole, j’ai tout de suite su qu’elle pourrait assumer ce rôle. Elle bouillonne d’idées nouvelles et sait passer des idées aux actes.

De plus, quand elle trempe sa plume dans l’encrier, les mots qui en ressortent sont touchants et inspirants. Il ne fait nul doute pour moi que sa facilité de communication, son audace et son dynamisme réjouissant font d’elle une alliée de taille. En collaboration avec le comité éditorial, elle sera responsable de nous guider dans le choix des sujets, de réfléchir à la mise en page et de donner son aval sur le contenu rédactionnel et visuel.

D’autre part, je voudrais signaler le départ de Ian Renaud. Ian agissait depuis le printemps 2013 à titre de directeur des relations publiques. Je lui souhaite un franc succès dans la réalisation de ses projets. Pour ma part, suite à ces revirements des derniers mois, je suis confiant qu’une volonté nouvelle s’est installée et que nous venons de lever l’ancre vers de nouveaux horizons prometteurs. La grande aventure se poursuit. Je suis fier de vous présenter l’édition Été 2014 de la revue Cheminement.

Bonne lecture, bon cheminement, bon été ressourçant, et surtout… Goûtez la vie!

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.

Oui!

J’ai deux passions dans la vie : l’écriture et la santé. J’ai su que les deux allaient me servir, le jour où Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement. L’écriture, vous vous en doutez bien, dans le contexte d’une revue, et la santé, parce que cette revue est consacrée à la diffusion d’informations en santé globale. Après avoir terminé des études en naturopathie il y a plus de 20 ans, j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années.

Une passion, c’est avant tout une affaire de cœur, un élan. Elle est une force prodigieuse qui fait avancer les choses. Lorsque Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef, j’ai répondu oui dans un élan du cœur, cet élan qui me caractérise quand je ressens que la passion sera le moteur de mes actions. Je crois en cette revue, j’y suis attachée en tant que lectrice et j’aime son « aura ».

En toute transparence, je vous dirais que dans les jours qui ont suivi mon OUI, j’ai eu des doutes et je me suis demandé si j’avais bien répondu à la question. En toute humilité, je ne pouvais pas m’approprier ce titre. Pourquoi? Je vous souffle la réponse à l’oreille. Quand j’ai dit OUI, j’étais dans l’être; quand j’avais des doutes, j’étais dans le paraître. Tout n’est pas clair, n’est-ce pas? Je poursuis. J’ai eu peur du jugement, peur qu’on doute de mes capacités, peur d’être ridiculisée, peur de ne pas être à la hauteur, puisque j’en étais à ma première expérience. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre une si belle aventure. Encore aujourd’hui, c’est du bout des lèvres que je prononce rédactrice en chef, comme s’il fallait que plus grand que moi m’accorde le consentement d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement.

Puis les jours ont passé, et je me suis mise à la tâche comme si j’avais toujours fait cela. Sérieuse, proactive, visionnaire et bien intentionnée, j’ai analysé, jeté mes idées sur la table, affiché mes couleurs, pris le taureau par les cornes, foncé dans l’arène, proposé du changement, défini mon rôle et cherché mon souffle, pour enfin sourire à ce OUI que j’avais prononcé, car j’ai compris que le jugement dont j’avais le plus peur, c’était le mien. J’ai alors décidé d’être avec moi plutôt que contre moi. La plus belle des rencontres, n’est-ce pas celle avec soi-même?

Il y 17 ans paraissait le premier numéro de la revue Cheminement; c’était sa naissance. Aujourd’hui, vous tenez entre vos mains le premier numéro de sa renaissance. Sa mission actuelle : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Vous aimez la revue Cheminement? Parlez-en, prêtez-la, offrez-la! Pour ma part, j’en parle, je la prête, je l’offre et, quand on me demande « vous êtes la rédactrice en chef ? », je souris et réponds OUI!

Le printemps, c’est l’éveil!

Voilà que le bout du nez du printemps se pointe avec son énergie de renouvellement et de renaissance! L’hiver fût rempli de moments d’introspection sous les couvertures chaudes, le temps est donc venu de sortir au soleil et de briller de toute notre essence.

La Vie, tout comme les années au Québec, est composée de quatre saisons auxquelles nous devons apprendre à danser afin d’en tirer profit. L’été nous apporte Joie et Bonheur avec ses longues journées et ses vacances; l’automne nous permet d’apprécier nos récoltes mûres et nos richesses; l’hiver nous offre un temps de réflexion et de retrouvailles; le printemps s’ouvre à nous en guise de guide à la renaissance.

Et c’est ainsi que la Vie se déroule, en succession de temps, de saisons et d’humeur ! Aahh, que la Vie est magnifique!

Avec cette revue Cheminement Vers Le Meilleur, je vous invite à y puiser pleinement et généreusement, dans les textes et les annonces, afin de vous y ressourcer dans le but de vous retrouver et renaître de vos cendres hivernales.

Peu importe notre direction et/ou notre chemin parcouru, le printemps nous invite à l’ouverture, à l’acceptation et aux opportunités.

C’est à nous de s’y laisser bercer momentanément, de décider de nos prochains pas et de concrétiser cette nouvelle énergie en actions précises afin d’ancrer solidement nos racines et de semer ce que nous voulons récolter au prochain automne.

Après quelques cycles personnels, je suis maintenant au pied de mon printemps : je m’y laisse tendrement bercer, amoureusement influencer et courageusement ancrer… Vers Le Meilleur de moi-même et de ma communauté!

Je vous invite à faire de même avec les bras ouverts et les cinq sens bien allumés pour ne rien manquer du prochain été magique de votre Vie!

Au grand plaisir de vous servir!

Prenez bien soin de vous!

Sur le chemin…

C’est en avançant que tout se précise.

Cette édition printanière vous introduit à notre vision éditoriale pour 2014. Vous découvrirez 11 articles qui sont placés sous 11 des 15 nouvelles chroniques que nous avons mises en place. Ces chroniques colorent l’univers des 5 sections qui organisent les contenus de Cheminement dans la revue et sur le web. Vous connaissez sans doute mieux aujourd’hui ces 5 sections qui ont été introduites à la fin de 2012; Orientation et choix de vie, Créer le meilleur chez-soi, etc.

Chacune des sections vous introduira à trois nouvelles chroniques. Elles présenteront les sujets variés qui selon Cheminement, contribuent le mieux à la santé globale et à l’équilibre de vie.

Cette richesse d’information est offerte grâce à la participation des nombreux auteurs qui ont répondu à notre invitation. Nous tenons à les remercier chaleureusement. Un formidable réseau de collaborateurs en Outaouais et ailleurs s’active en ce moment! L’avenir est très prometteur, le contenu nous propulsera vers le meilleur!

Actuellement, un nouveau comité éditorial est mis sur pied pour choisir les auteurs et les écrits que nous publierons en accord avec la mission du Cheminement et la vision du contenu. D’autres comités sont aussi en formation pour participer à l’élargissement de cette diffusion des informations bienveillantes de Cheminement. Le tout se déroule dans une ambiance de plaisir et de service. Bienvenue à quiconque souhaiterait y participer.

J’aimerais vous rappeler que si vous appréciez les résultats de tous nos efforts, je vous invite à encourager fortement nos annonceurs. Ce sont eux qui rendent possible l’impression et la diffusion de cette richesse d’information pour notre bien-être.

Pour ma part, mes souhaits sont que nous poursuivrons à perpétuer davantage la mission de Cheminement qui demeure toujours en tout premier lieu, mon éternel projet de cœur.

Bonne lecture et bonne découverte!

Et comme on se dit toujours ici entre-nous :
On continue…