Méli-Mélo

LA MINE CRISTAL, UNE INCONTOURNABLE SORTIE À INSCRIRE À VOTRE AGENDA!

Découvrez ce bijou géologique unique au Canada. Imaginez un instant : vous entrez sur un site pavé de quartz et de pierres dérivées du quartz. Le site est vibrant, et le paysage époustouflant! Certains qualifient leur visite de voyage intérieur dans les profondeurs de leur être.

Aussi, laissez-vous séduire par les concerts-plénitude. Pour les adeptes de son et de musique, les concerts sur instruments de cristal sont fabuleux, sublimes et ré-énergisants. Un pur délice pour les oreilles et le cœur! À la boutique, vous trouverez des produits dérivés du quartz et du cristal, ainsi que des cristaux bruts, des vaisseaux de cristal (bols chantants), etc. Visiter la mine cristal, c’est s’envelopper de l’énergie du cristal : une expérience enrichissante à vivre dans les Cantons de l’Est.
www.minecristal.com

Coup de Chapeau à … l’organisme Trait d’Union Outaouais

Le visage (caché) de l’autisme par Benoit Laplante

Parfois j’ai du mal à m’exprimer. D’autres fois, mon regard fuit. Mais ne m’en tenez pas rigueur si j’ai du mal à saisir certaines subtilités, car je fais beaucoup d’efforts. Sans le savoir, vous avez peut-être croisé une personne autiste.

« Au fil des ans, j’ai appris à apprécier la beauté de l’esprit autistique. Les autistes ont une façon unique de comprendre le monde, d’apprendre et d’interagir. »

Ces paroles sont celles de Jocelyne Sylvestre, et elles viennent du fond du cœur. La directrice générale de Trait d’Union Outaouais, le principal organisme en Outaouais qui donne des ailes aux personnes autistes, aux familles et aux proches, sait de quoi elle parle. Elle y œuvre depuis plus de 27 ans, et sa famille élargie compte des centaines d’autistes.

L’autisme n’a pas d’âge
Sylvain est l’un d’eux. Il n’était qu’un enfant à l’époque où on a mis des mots sur son handicap invisible, aujourd’hui appelé « trouble du spectre de l’autisme », ou TSA. Ce terme englobe des difficultés sur les plans social, sensoriel et adaptatif.

« Trait d’Union a joué un rôle clé dans le cheminement du petit Sylvain. Il avait à peine 3 ans à l’époque, mais il a pu compter sur Trait d’Union pour l’aider à progres­ser dans son cheminement », confie Mme Sylvestre, témoin de cette histoire inspirante.

Le nom de l’organisme illustre d’ailleurs très bien le pont qu’établit Trait d’Union entre la personne autiste et la communauté ou sa famille, par exemple. Bref, le chaînon qui favorise l’intégration de l’autiste au monde qui l’entoure.

Les multiples visages de l’autisme
« Contrairement aux croyances populaires, les personnes autistes n’ont pas toutes un retard intellectuel, explique Mme Sylvestre. Nombreuses sont celles dotées d’un quotient intellectuel normal, voire même supérieur. »

Par ailleurs, les personnes autistes ont plus de difficulté à tisser des relations sociales. Leur rapport aux autres reste un défi au quotidien. Bien qu’elles aient des traits communs, chacune est différente.

« Les profils de ces personnes varient énormément d’un bout à l’autre du spectre, explique Mme Sylvestre. Certaines sont douées pour apprendre les langues, mémoriser et calculer. D’autres ont du mal à établir un contact visuel, à parler ou à s’habiller. »

Les changements de routine s’ajoutent à leurs difficultés et les rendent anxieuses. Mais elles sont aussi des plus honnêtes et authentiques. « Pourquoi? », demandez-vous. Parce que la plupart ne savent pas mentir.

Avril, le mois de l’autisme
Sylvain est aujourd’hui un adulte avec un travail et des loisirs. À 30 ans, il continue son cheminement, et Trait d’Union l’accompagne encore sur sa route.

« On oublie souvent qu’il existe des adultes autistes, rappelle Mme Sylvestre. L’autisme ne disparaît pas avec l’âge. On porte ça en soi toute notre vie. »

Trait d’Union a constaté des besoins grandissants de soutien chez les adultes et a donc étendu son offre de services à cette clientèle.

Avril est le mois de l’autisme au Québec. Voici donc l’occasion de mieux connaître ces personnes et leur réalité. Mettez-vous dans leur peau et découvrez les multiples visages de l’autisme.

Vous pouvez aussi appuyer la cause de plusieurs façons. Le 2 avril sera la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Une occasion de participer au mouvement « Faites briller en bleu ». Le 25 avril, appuyez la Marche pour l’autisme, principale activité de financement de Trait d’Union au profit de ses camps de jour spécialisés.

Pour tous les détails sur les activités et services offerts par Trait d’Union, visitez le site Web traitdunionoutaouais.ca ou restez à l’affût en consultant la page Facebook « traitdunionoutaouais ». L’organisme est situé au 109, rue Wright, à Gatineau (secteur Hull). Pour les joindre : 819 595-1290 ou tuoi@bellnet.ca

Une présentation vidéo a aussi été produite sur l’organisme Trait d’Union Outaouais grâce à la grande générosité du réalisateur et producteur Jalal Aouatif. Cliquez pour visionner la vidéo.

Une entrevue avec… une femme passionnée!

Dominique Larocque, consultante en performance mentale et en gestion de stress; fondatrice-directrice du Centre Creative Wheel et de l’École de vélo de montagne LaRocca XC, à Val-des-Monts.

Je suis en constant dialogue avec la nature. Elle est ma source d’inspiration, ma tour d’observation, ma pharmacie, et… probablement ma meilleure amie. Avec elle, je trouve toujours le nord magnétique de ma boussole intérieure.

Le dimanche 16 novembre 2014, j’avais une envie irrésistible d’aller jouer dehors, mais le travail pour Cheminement s’imposait. Je manquais d’élan, je dois l’avouer. Puis mon cellulaire sonna. Est-ce que c’est Carole? Je m’appelle Dominique. Amoureuse inconditionnelle de la nature, elle venait de lire mon article Enlacer un arbre, paru dans l’édition de l’automne, et mon article l’avait touchée. Nous avons parlé durant une heure et demie. J’ai été abasourdie de découvrir une femme plus passionnée que moi (sourires).

Enlacer les arbres, c’est ce qu’elle fait sur sa terre de 108 acres, une terre sur laquelle elle a fondé le centre Creative Wheel et l’École de vélo de montagne LaRocca XC. J’apprends aussi qu’elle a créé un sentier dit « thérapeutique ». Thérapeutique, ce mot raisonne à l’intérieur de moi, et je suis curieuse de connaître l’intention derrière l’action.

Écologiste et artiste contemplative dans l’âme, Dominique a partagé son enfance entre la demeure familiale de Sturgeon Falls et le chalet familial à Mattawa, où elle était en communion constante avec la nature. Mais sa vie bascule lorsqu’elle quitte ces lieux enrichissants pour entrer à l’université. Le contraste entre la ville et la campagne est flagrant. Plus je passais de temps éloignée de ma nature, plus je me sentais étouffée, dépouillée et privée d’elle dans un monde déconnecté et superficiel. Dominique détient là une clé pour comprendre davantage les effets thérapeutiques de la nature sur le corps humain et le pouvoir de la pensée positive. Symboliquement, elle venait de créer une alliance avec la Terre-Mère en lui dédiant sa vie entière, car elle sentait et savait, dans son cœur, son corps et son âme, que c’était en continuant de fusionner avec elle qu’elle donnerait le meilleur d’elle-même.

Un sentier thérapeutique, dit méditatif, est en quelque sorte un lieu symbolique où la nature agit, parle et sollicite nos sens. Le sentier a été conçu pour y faire de la marche contemplative en nature et y gérer son stress. Quand j’ai acheté le lot de 108 acres en 2003, c’était une superbe forêt 100 % vierge. C’est la forêt qui m’a inspiré où tracer le sentier thérapeutique. Il mesure 5 km de long. Pour le moment, le sentier n’est pas ouvert au public, mais je l’utilise depuis déjà 7 ans pour des retraites de croissance personnelle privées et pour les gens qui veulent profiter des effets thérapeutiques de la nature. Marcher dans notre sentier thérapeutique, c’est prendre un recul de la ville, de la technologie et des demandes stressantes au travail et au sein de la famille. Marcher en nature, se recueillir, se poser des grandes questions philosophiques et être à l’écoute de soi en profondeur pour y trouver les réponses, c’est ça vivre le moment présent. Chaque visiteur vit une expérience profonde et rentre chez lui ressourcé.

Quelle est la mission du centre Creative Wheel?

Œuvrer à la promotion de la santé physique, du bien-être personnel et de la cons­cientisation écologique par l’entremise de consultations individuelles, d’ateliers, de retraites et d’interventions publiques.

Quelle est la vision?

Dans toutes nos actions, protéger l’environnement, responsabiliser les gens par rapport à leur vie et leur santé et contribuer à un monde meilleur.

Pourquoi avoir baptisé le centre Creative Wheel?

Pour représenter le cercle de la vie. Dans le cercle, tous les éléments de la création forment un tout indivisible. Tant que le cercle demeure intact, il est solide et renferme un grand pouvoir. Un cercle brisé ne peut pas fonctionner. Le cercle signifie la continuité de la vie, et la vie, c’est un mouvement perpétuel et créatif.

En tant que membre de l’élite nationale durant le début des années 90, Dominique a atteint les plus hauts échelons compétitifs du VDM, du patinage en ligne, du patinage de vitesse (longues lames) marathonien et du triathlon d’hiver. Pour moi, le sport pratiqué dans un cadre naturel est un outil de transformation et de développement physique et psychologique.

Formée en sociologie, éco-psycho­logie, ergothérapie, psychologie Gestalt, thérapie du toucher et Reiki, Dominique a recours à un mélange unique de sagesses traditionnelles et conventionnelles dans le cadre de sa pratique thérapeutique afin d’aider ses clients à actualiser leur potentiel et à vivre une vie heureuse et équilibrée. Dominique utilise son « bureau de consultation vert » et le « gymnase vert » du centre pour amener les gens vers une prise de conscience de la relation cerveau-corps-émotions afin de prévenir les effets néfastes du stress et de transformer le stress destructeur en stress constructeur, comme pivot de la motivation et de la créativité. J’enseigne aux gens de tous âges à comprendre le vrai sens de leur connexion au monde naturel afin de déchaîner la puissance de leur propre potentiel. Je crois aux effets guérisseurs de la nature et à la thérapie par l’activité physique à l’extérieur. Voilà mon focus! D’ailleurs, ma vision de mon « bureau de consultation vert » et de mon « gymnase vert » a bien capté l’œil de la CRÉO [Conférence régionale des élus de l’Outaouais].

Merci à la CRÉO. Mon projet de sentier thérapeutique répondait en tout point au volet 2 de leur programme qui a pour objectif de participer à la protection, à la mise en valeur et au développement des ressources du milieu forestier en contribuant à des projets récréotouristiques en milieu forestier. La CRÉO a joué un rôle majeur dans la réalisation du sentier thérapeutique, avec un premier octroi obtenu en 2012 pour débuter la construction et un 2e, obtenu en 2014, qui nous permettra de compléter le sentier en 2015.

Pourquoi avoir créé deux sentiers séparés, le sentier thérapeutique et le sentier récréatif?

Quand je roule à pleine vitesse en vélo de montagne, je ne veux pas déranger la personne qui est en grande contemplation ou en réhabilitation d’une blessure sportive. Et puis, j’avais besoin de créer des zones afin que la pratique des activités plus extrêmes puisse se passer en même temps que je donne un atelier. Le respect des espaces et de l’expérience unique que chacun vient vivre dans cet espace forêt/sentier est très important pour moi.

Tronçonneuse à la main et fleur au casque de sécurité, Dominique s’est investie de tout son être dans le défrichage du sentier thérapeutique. Pour sculpter un sentier 100 % durable dans une forêt vierge, il faut le connaître intimement et l’avoir visité pendant les quatre saisons. Je me suis sentie comme un sculpteur devant un bloc de marbre, qui, suite à un dialogue intime, en fait ressortir le penseur de Rodin. Voilà le pouvoir de l’intention en pleine action.

Le 16 novembre 2014, la vie m’a offert un cadeau de taille : l’appel téléphonique de Dominique. C’est peu dire, car dans le nom de famille de Dominique (Larocque), il y a le mot roc, comme dans l’expression forte comme un roc! Elle s’affirme, défend ses croyances et se révèle aussi entreprenante et déterminée qu’audacieuse.

Dans la philosophie amérindienne, tout ce qui n’a pas été transmis est perdu. Transmettre, c’est bien ce qu’entend faire cette louve infatigable : transmettre pour que rien ne se perde, via son centre, en faisant de l’éducation en forêt, en stimulant les gens à se reconnecter à leur essence profonde et en enseignant l’importance de s’entourer de verdure, d’arbres et de plantes.

Merci Dominique pour ton engagement à créer un monde meilleur.

Dominique Larocque
Creative Wheel Consulting Inc.
LaRoccaXC Mountain Bike School
819.457.2058
www.mountainbikeschool.ca
www.creativewheel.ca

La force du printemps…

Le printemps donne naissance, l’été fait croître, l’automne récolte et l’hiver conserve.Huang Di Nei Jing

Le printemps, nous l’attendons tous et toutes depuis de longues semaines. Nous sentons le besoin de marcher sur la terre ferme, de capter les premiers rayons enivrants du soleil, de voir la neige fondre, d’apercevoir l’herbe écrasée et trempée, mais tellement annonciatrice de toute la vie qui sommeille sous la terre et de tout ce frétillement d’énergie et d’éclosion à venir.

Je frémis de bonheur à la pensée d’entendre le chant des oiseaux et le vrombissement de l’oiseau-mouche, de ressentir la force de vie des bourgeons, de me laisser enivrer par le vent doucement tiède, de plonger mes pieds dans un ruisseau glacial, de croquer dans du gingembre sauvage, de me délecter de sirop d’érable et, le summum du bonheur, de humer mes doigts que je viens tout juste de frotter sur des jeunes pousses de sapin. Je ne peux passer sous silence toutes les fleurs et plantes médicinales qu’il est bon de cueillir et d’admirer. Mais attention! Certaines sont en voie d’extinction, et nous nous devons d’en stopper la cueillette; je pense notamment à l’ail des bois et au sabot de la Vierge, fleur d’une perfection inouïe et d’un réconfort absolu, seulement à l’admirer et à m’envelopper de son aura bienfaisante.

Et puis, chaque printemps, j’en profite pour faire le grand ménage… pas seulement de l’intérieur de ma demeure. J’aime aussi décrasser ma vie; il y a toujours des recoins qu’on a consciemment négligés. Le printemps vient forcer le passage de l’inertie à l’action! La force du printemps. Cette force se traduit dans nos actions, dans nos projets et dans nos élans. À ce propos, il y a 29 ans, j’ai écrit un roman, roman qui a été publié au printemps 2013 et dont l’histoire se déroule au printemps. Pour continuer sur le thème du printemps, mon roman Les désordres du cœur se trouve maintenant, à mon grand bonheur, sur les tablettes de la librairie Archambault, à Gatineau, et j’en suis très fière.

À l’aube de mes 59 ans, je peux dire que le printemps est une saison où je renais, je me renouvelle, je change d’âge, une saison où mon goût du changement est à son plus fort!

En cette saison particulièrement euphorique, soyons d’attaque pour nettoyer et aérer notre demeure, épurer notre organisme, revivifier notre corps, décrasser certains aspects de notre vie, renaître et grandir. Célébrons la vie et le renouveau. Ça sent la terre, ça sent le bois, ça sent la vie, ça sent la créativité! Vivez le printemps avec vos cinq sens!

Les désordres du cœur, Carole Verdon

Texte de l’image:

À l’approche de son trentième anniversaire, Marie prend peu à peu conscience que sa vie ne la satisfait plus. Mère de trois enfants, épouse d’un homme plus âgé qu’elle qui travaille beaucoup et s’absente fréquemment, elle s’interroge sur le sens de son existence.

À Cape Cod, face à la mer, où elle a décidé de se ressourcer, une rencontre inattendue lui donne des clés pour répondre à ses questionnements. Mais saura-t-elle trouver le chemin qui lui convient sans faire souffrir ceux qu’elle aime?

Je ne pouvais pas m’arrêter, je voulais continuer ce beau voyage en compagnie de ces personnages attachants. C’est un roman qui enchante par sa fluidité, son rythme, son écriture vivante, touchante, je dirais même sautillante. C’est un « page turner » !!!

Roseline Guindon

En vente chez Archambault
SUCCURSALE DE GATINEAU

Le mouvement mondial « FREE HUGS » c’est quoi?

Une personne propose spontanément des câlins gratuits aux gens dans un lieu public. Cette personne est munie d’une pancarte sur laquelle il est écrit « Free Hugs » ou « Câlins gratuits ».

L’origine du mouvement FREE HUGS

« Vous souvenez-vous de l’homme qui avait lancé les câlins gratuits (en anglais Free Hugs)? L’idée lui est venue quand il a perdu sa mère. En rentrant à Sydney, il voyait des gens émus qui se serraient très fort, alors que lui, personne ne l’attendait à l’aéroport. C’est à ce moment qu’il a décidé de prendre un carton, un crayon-feutre et d’écrire « Free Hugs » pour que lui et tous ceux qui n’avaient pas accès à des câlins sur son chemin passent une meilleure journée… Au cours de cette aventure, il a donné des câlins, il a eu des problèmes légaux, a fait signer une pétition, a recueilli 10 000 signatures et a continué jusqu’à ce que le mouvement se propage à travers le monde. »

Source : Anne Costisella, Les bienfaits des câlins, 20 janvier 2014,  www.mamanpourlavie.com

VIDÉO À REGARDER ABSOLUMENT!!! Free Hugs in Sondrio, Italy vidéo. La musique de fond est la chanson Hallelujah de Leonard Cohen, interprétée magnifiquement par la chanteuse Alexandra Burke. CONDITION : À regarder en plein écran pour que l’infinie tendresse qui se dégage de la vidéo emplisse la pièce.

Un couple enlacé depuis 6 000 ans!

En février 2007, dans le nord de l’Italie, des archéologues ont découvert deux squelettes enlacés dont l’étreinte remonterait à 6 000 ans.

Les deux squelettes se font face, et leurs fronts se touchent presque, leurs bras et leurs jambes sont emmêlés dans une ultime étreinte.

Le 21 janvier, laissons tomber les barrières et ouvrons nos bras!

C’est l’occasion de serrer dans nos bras des personnes que l’on apprécie, mais à qui on ne le dit peut-être pas assez souvent (famille, voisins, amis, collègues…). Les câlins ont des vertus médicales attestées, et les psychologues leur attribuent des propriétés miraculeuses.

Profitons-en!

« Nous avons besoin de 4 câlins par jour pour survivre.
Nous avons besoin de 8 câlins par jour pour l’entretien.
Nous avons besoin de 12 câlins par jour pour croître. »
~ (Virginia Satir, psychothérapeute américaine)

Ose iMAGIner

Comment cultiver l’Amour de soi?
Tout commence par l’Amour de soi, un amour qui devrait nous être inné, mais qui échappe à la plupart d’entre nous. Pourquoi?

Depuis des millénaires, notre âme s’incarne sur terre afin d’évoluer. La décision originelle de prendre forme dans la chair offrait à notre âme l’occasion de se reconnaître et de retrouver son unité avec sa Source.

Mais une fois incarnés, n’ayant aucun souvenir de notre identité, certains d’entre nous ont effectué des choix peu judicieux qui nous éloignèrent de notre nature véritable au lieu de nous unir à elle. Nous avons appris la peur, le contraire de l’amour. Nous avons développé de nouvelles émotions comme­ la haine, la colère, la rancune, la tristesse. Ainsi naquit notre ego, notre côté sombre. Nous nous sommes identifiés à lui, devenant ainsi le contraire absolu de notre être véritable.

Nous nous sommes perdus dans les méandres du monde de l’ego, nous y enfonçant un peu plus à chaque incarnation. De ce fait, des masses d’énergies négatives issues­ de l’inconscient collectif se sont installées sur terre, perpé­tuant d’incarnation en incarnation l’ignorance que nous avons de nous-mêmes.

Heureusement, le réveil a sonné. Le voile se lève peu à peu, nous dévoilant la Vérité. Nous réalisons que nous n’avons jamais quitté notre monde où nous vivions dans l’amour inconditionnel, unis à notre Source. Nous avions tout simplement oublié qu’il était en nous.

Nous pouvons maintenant comprendre qu’étant « unis » à l’Esprit, ne faisant qu’Un avec Lui, nous en possédons les mêmes attributs, soit la sagesse, la puissance et l’amour inconditionnel! Plus nous nous permettrons de reconnaître notre nature­ spirituelle, plus l’Amour de soi s’installera. Car, dites-moi, comment pourrions-nous ne pas aimer l’Amour?

Cependant, pour ceux d’entre nous qui n’ont pas encore vécu un tel éveil, comment faire pour reconnaître la beauté qui nous habite? Comment accepter consciemment ce fait indéniable? Nous sommes tellement habitués à ne voir que nos zones d’ombres que nous sommes littéralement engloutis sous les ténèbres. L’Amour de soi nous échappe alors inlassablement, car nous nous concentrons sur notre ombre au lieu de rechercher notre lumière.

Pourquoi le ferions-nous d’ailleurs? N’avons-nous pas été programmés à ne voir que le petit moi? On nous a tellement répété que nous sommes insignifiants, que nous n’avons aucune­ valeur, que nous avons fini par baisser les bras.

La Vérité est tout autre! Avec la levée du voile de l’oubli, la Vérité nous révèle que nous sommes tous de merveilleuses créatures issues de l’Amour divin auquel nous sommes toujours unis. Nous décou­vrons que nous sommes Amour, tout simplement.­

Concrètement, qu’est-ce que ça signifie? Comment pouvons-nous apprendre à voir la beauté de notre âme? Comment pouvons-nous cultiver l’Amour­ que nous sommes et ainsi nous libérer de notre ego?

Je vous propose un petit exercice. Pensez à une personne que vous aimez beaucoup. Demandez-vous pourquoi vous l’aimez? Quelles sont les qualités, talents, traits de caractère que vous aimez chez elle? Notez vos réponses. Nous y reviendrons.

Répétez l’exercice avec au moins trois autres personnes que vous aimez.

Saviez-vous que pour pouvoir « reconnaître » les côtés lumineux d’une personne, nous devons les posséder?! Comment pourrions-nous les reconnaître sinon? Cette découverte a changé à tout jamais la perception que j’avais de moi-même.

Allons un peu plus loin. Fermez les yeux. Pour chaque qualité inscrite sur votre liste, rappelez-vous un moment où vous avez fait montre de cette qualité. Revivez ce moment, savourez-le. Reconnaissez que vous possédez toutes ces qualités. Souriez. Ressentez cet élan d’amour pour vous, un amour jamais éprouvé auparavant.

Pourquoi est-ce si important de culti­ver l’Amour de soi? Pour que nous puissions évoluer vers la liberté d’être dont nous rêvons tous. La conscience de notre véritable nature nous incite à apprendre à utiliser nos facultés retrouvées. L’Amour de soi nous encou­rage à prioriser notre liberté.

Si nous ne nous aimons pas, nous ne serons nullement motivés à faire les efforts nécessaires pour éliminer notre ego et être heureux.

Sachons que la lumière chasse l’ombre, la joie chasse la tristesse; l’amour chasse la peur; la sagesse chasse l’incertitude, et la reconnaissance de notre pouvoir inné chasse définitivement notre petit moi afin que rayonne notre grand Moi.

Alors, emmitouflez-vous bien dans votre­ Amour, et savourez Votre présence!­

Cocooning

Merci à Luc Labelle

Se blottir, s’installer confortablement pour se prélasser, se ressourcer, trouver un bien-être chez soi, oser se faire plaisir, prendre soin de soi et s’accorder des petits moments de tranquillité : c’est ça, le cocooning. Pour vous y encourager, voici mes suggestions …

Quoi lire?
Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi,
Jean-Christophe Ruffin, Éditions Guérin, 350 pages

Jean- Christophe Ruffin est ­médecin, pionnier du mouvement humanitaire, a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010 et est l’auteur de romans, dont « Rouge Brésil », prix Goncourt 2001. Il est également membre de l’Académie française depuis 2008.

L’auteur a parcouru à pied, sur plus de 800 km, le « Chemin du Nord » jus­qu’à Saint-Jacques-de-Compostelle­ (Espagne). Il écrit : « En même temps­ que j’en mesurais l’inconfort et que je pressentais les souffrances [que le Chemin] me ferait endurer, j’éprouvais le bonheur de ce dépouillement. Je comprenais combien il était utile de tout perdre, pour retrouver l’essentiel. »

L’auteur mentionne qu’il y a, pendant la marche, « ces instants de pure extase pendant lesquels l’espace d’un simple chant, d’une rencontre, d’une prière, le corps se tend, tombe en morceaux et libère une âme que l’on croyait avoir perdue ».

À la lecture de ce livre, on peut aisément conclure que, quelle que soit la raison pour laquelle on entreprend ce Chemin, on sort toujours de cette expérience enrichi au contact des marcheurs de tout âge et de tout horizon, ainsi que des moments de solitude. Une lecture pour le moins passionnante.

Quoi écouter?
Requiem, Wolfgang Amadeus Mozart, Herbert Von Karajan, Éditions DG (419 867-2)

Le Requiem de­ Mozart a toujours été l’œuvre musi­cale classique que je préfère. S’il est une musique dont on peut dire qu’elle est d’inspiration divine, c’est bien ce Requiem. Il est vrai que j’aime aussi particulièrement le deuxième mouvement du Concerto pour piano no 23­ de Mozart (ma version préférée est celle du pianiste Rudolf Serkin sous la direction du chef Claudio Abbado de l’Orchestre symphonique de Londres), qui fait remonter des émotions au bord de l’insupportable tellement c’est magnifique. Mais son Requiem remporte la palme pour moi.

La charge émotionnelle de cette œuvre est presque douloureuse, tellement elle est pure et vraie. Je pense surtout aux 7e  (« Confutatis ») et 8e (« Lacrimosa ») mouvements.

Du côté de l’art lyrique, j’aurais pu mentionner certaines arias de Maria­ Callas (La Wally) qui mettent en premier plan cette voix « divine ». Du côté de la musique de films, le Mémorial de Michael Nyman (du film Le Cuisinier, le Voleur, sa Femme et son Amant) ou encore la trame musicale du film Qui a peur de Virginia Woolf? (film de 1966 de Mike Nichols, musique d’Alex North).

Quoi regarder?
The Way, La route ensemble, film réalisé par Emilio Estevez en 2010, avec Martin Sheen (121 min.)

Un jeune américain meurt sur le Chemin de Compostelle. Son père, en allant chercher les cendres de son fils, décide de partir sur le Chemin et de le terminer, au nom de son fils. À diffé­rentes étapes, il sème au vent un peu des cendres de son fils. Il va même jusqu’à inscrire le nom de son fils sur la credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins sur lequel sont apposés les tampons que l’on reçoit à chaque étape du Chemin. Arrivé à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), il faut présenter ce document dûment tamponné pour obtenir  le certificat de pèlerinage.

Une des meilleures performances de Martin Sheen, le père du réalisateur Emilio Estevez. Un Martin Sheen qui joue ce rôle de façon très introspective. Le père part sur le Chemin en hommage à son fils, mais fait des rencontres qui le marqueront pour la vie. Au départ, le père est très fuyant, ne voulant pas vraiment parler à qui que ce soit sur le Chemin. Avec le temps, il apprend à « marcher ensemble », si l’on peut dire. C’est aussi l’histoire d’un père qui n’a jamais compris son fils et qui, enfin, apprend à le comprendre à titre posthume. Un beau film.

Une rencontre avec… Daniel et Véronique

Entrevue par Carole Verdon

Propriétaires de la maison de thé CHA YI

« Cha yi » signifie l’art du thé en mandarin, et c’est dans cette expression que repose l’essence de notre entreprise.

D’où vient votre passion pour le thé?
(Daniel) – Ma première rencontre avec le thé n’a pas été la meilleure; les thés en sachets n’ont pas du tout réussi à me séduire… et je pensais que le thé se limitait à ça avant d’entrer en contact avec des thés purs d’origine. J’habitais alors en France, il y a de cela plus d’une dizaine d’années, et travaillais sur un vignoble bio. J’y décou­vrais avec plaisir les notions de terroir et de dégustation, la culture millénaire d’un produit aussi noble et passionnant que le vin de qualité. Mais, lorsque le hasard me fit découvrir le thé sous sa version authentique, j’ai été tout de suite conquis! S’ouvrait soudainement à moi un monde proposant les mêmes notions de terroir et de dégustation que m’offrait le vin, mais, avec le thé, s’additionnaient à cela la riche culture­ asiatique, les rituels entourant sa préparation, ses nombreux bienfaits pour le corps et l’esprit, ainsi qu’une philosophie mettant l’emphase sur la paix, l’harmonie et l’humilité, choses que je ne trouvais pas du tout dans le cercle plutôt élitiste et cérébral du monde viticole. Depuis, je n’ai cessé d’explorer cet univers si vaste, cons­tamment émerveillé par sa richesse et sa beauté. Et combien le thé fait du bien aux gens, comme il l’a fait pour moi! Il fait maintenant partie de mon quotidien comme ligne directrice; il ponctue mes journées d’instants précieux de recueillement et de dégus­tation.

(Véronique) – Pour ma part, j’ai découvert le thé au moment où j’ai rencontré Daniel. Nos premiers moments ont presque tous été accompagnés d’un bon thé. J’ai des souvenirs précieux de nos premiers matins ensemble, bercés des rayons du soleil d’automne qui filtraient par le rideau et le sifflement de la bouilloire, le son de l’eau que l’on verse sur les feuilles, la tasse chaude entre mes mains et les effluves d’arômes réconfortants qui se dégageaient de mes premières tasses de thés japo­nais, chinois, taïwanais… Puis j’ai commencé à faire des rêves de thé! J’infusais, je dégustais, je jouais avec les feuilles, même la nuit… signe que j’avais la piqûre, il faut croire! Pendant plusieurs années, je me suis laissée infuser de la passion de Daniel, et nous voilà aujourd’hui dans le prolongement logique de ces premiers instants.

Racontez-nous le début de votre belle aventure.
Le projet de la maison de thé CHA YI a d’abord commencé par une grossesse! Quand nous avons appris que nous attendions notre premier bébé, nous portions déjà le germe d’un projet d’affaires à notre image, nous avions envie de créer un lieu de par­tage qui serait inspirant pour la communauté. Nous avons donc vécu deux grossesses en même temps! Notre passion pour le thé et tout ce qui l’entoure, s’ajoutant à la demande qu’avait l’Outaouais pour une maison de thé spécialisée et un endroit calme où se ressourcer dans le centre-ville de Gatineau, nous a inspiré à ouvrir notre commerce en septembre 2010.

La maison de thé CHA YI comprend la boutique, le salon de dégustation ainsi que l’école du thé. C’est bien cela?
Oui. Ce sont trois éléments importants de l’entreprise qui travaillent en symbiose afin de développer chez les amateurs la connaissance et la passion des thés de terroir, que cela soit en participant à un de nos ateliers sur le thé, en s’asseyant dans notre salon de dégustation afin de savourer infusions et gourmandises ou en venant s’approvisionner en thés et tisanes dans notre boutique. Nous profitons toujours de chaque occasion pour informer nos clients, leur en apprendre encore plus sur les thés qu’ils s’apprêtent à déguster, nourrir leur amour pour cette boisson si bienfaisante.

Qu’est-ce que ça signifie : Vivre l’art du thé?
Pour nous, l’art du thé se vit d’abord intérieurement. C’est une attitude d’ouverture face au thé qui va s’offrir à nous à cet instant. Comme nous avons une tâche importante au moment de l’infusion, le rôle de l’alchimiste qui fera passer le thé de l’état sec de ses feuilles à l’état liquide de sa liqueur, nous nous devons d’être complètement présents, d’être à l’écoute de ces feuilles qui se sont nourries de la terre et du ciel ainsi que du savoir-faire de l’artisan qui a joué le rôle de trait d’union entre les deux. La qualité de l’infusion, l’harmonie et la beauté de son service­ et la paix que tout ce processus engendre ne sont que le résultat de cette présence.

En quoi consiste votre travail comme importateurs de thés?
Chaque année, nous nous rendons en Asie afin de visiter nos producteurs et leurs jardins. À chaque printemps, nous nous devons d’aller à la rencontre de nos amis artisans et produc­teurs afin de nous approvisionner­ en thés de qualité supérieure en Chine, à Taïwan, au Japon ainsi que dans les autres meilleurs terroirs d’Asie. Ces thés ne sont disponibles qu’en petites quantités, car ils sont issus de petites parcelles, produits à échelle humaine, artisanalement et sans utilisation de produits de synthèse. Ces crus exclusifs ne sont normalement pas destinés à être exportés, car les volumes ne sont pas assez importants. Ce sont donc de petits trésors que nous allons dénicher chez des artisans passionnés et très fiers de ce qu’ils font. C’est important pour nous de savoir que nos thés furent produits avec amour et dans les meilleures conditions!

Parlez-nous de votre école du thé
Presque chaque fin de semaine, nous proposons l’une de notre quinzaine d’activités thématiques sur le thé. Ces formations prennent la forme d’ateliers formels ou interactifs traitant des divers aspects du thé, tant ses origines, sa culture, l’art de sa préparation, ses rituels, sa dégustation, etc. C’est le moment pour nous de transmettre encore plus notre passion à des gens qui ont soif d’en apprendre davantage. C’est souvent en approfondissant nos connais­sances­ sur un sujet qu’on est en mesure de l’apprécier à sa juste valeur!­ On y montre des diaporamas de photos de nos voyages, on fait déguster les nouveaux arrivages, on révèle un univers qui, en coulisse, offre bien plus qu’une boisson chaude et stimulante. Les participants y découvrent des coups de cœur, ce qui stimule encore plus leur curiosité.

Qu’est-ce que ça signifie des thés exclusifs aux arômes des plus fins?
La palette aromatique des thés de terroir est presque infinie. Elle va des thés les plus délicats, au caractère printanier rafraîchissant et finement végétal, jusqu’aux thés les plus gourmands, fruités ou boisés, des crus plus réconfortants dans leur profil de saveurs. Ces thés sont bien sûr sous leur forme nature; ce sont leurs propres arômes et saveurs qui apparaissent dans notre tasse. Rien n’aura été ajouté à ces feuilles. Habituellement, plus un thé est de grande qualité, plus ses arômes seront fins et complexes.

Comment entrevoyez-vous l’avenir?
Le thé continue son bel essor dans les pays occidentaux. Les thés de terroir semblent trouver de plus en plus d’amateurs grâce à leur qualité et à leurs bienfaits. Depuis les dernières années, seulement un petit nombre de maisons spécialisées et d’importation comme la nôtre ont vu le jour pendant que de nombreuses grandes entreprises ont flairé ce marché en pleine croissance. Bien qu’elles aient également pour mission de promouvoir la consommation de thé dans la population, elles le proposent trop souvent sous des formes dénaturées, avec l’ajout d’arômes naturels ou artificiels, des fruits, des bonbons, le tout présenté en combinaisons originales pour séduire une clientèle plus jeune. L’avenir nous dira si ces nouveaux amateurs viendront à s’intéresser par la suite à des thés purs et authentiques.

Quelle est votre mission?
Notre mission principale est en quelque sorte d’apporter « la nouvelle du bon thé »! Si approvisionner les amateurs en thés et en instruments d’infusion de qualité qui ne seraient pas disponibles autrement est de toute évidence notre ligne directrice, d’une manière peut-être un peu plus subtile, notre souhait le plus cher est de donner aux gens l’habitude de s’arrêter le temps d’un thé, de ponctuer leurs journées de moments sacrés, de s’intérioriser, de partager au travers du thé. Notre société en a tellement besoin. La course folle du quotidien doit s’arrêter… et, si quelque chose peut aider à trouver notre équilibre à travers­ cette frénésie, nous sommes convaincus que le thé peut contribuer à ce changement d’habitudes pour un retour à l’essentiel.

CHA YI  remporte :
~ en 2011 le premier prix national, catégorie « Commerce », dans le cadre du Concours québécois en entrepreneuriat.
~ le premier prix dans la catégorie « Nouvelle entreprise de l’année » dans le cadre des Prix d’excellence 2013 du RGA.

Ma guérison

« Najoua, ma fille, merci pour ces belles années passées dans nos vies; tel était ton chemin… »

Quand, à six ans, on se forge une bedaine de maman.

Quand, à sept ans, on entend sa mère, assise au salon à boire du thé avec la voisine, supplier cette dernière de faire semblant que vous êtes la gardienne de son fils de huit mois.

Quand, à 23 ans, on se marie pour faire vite cinq enfants tellement on veut être mère.

Quand, à 26 ans, enfin le premier bébé s’annonce et qu’on le perd à huit mois de grossesse.

Le but d’avoir des enfants, n’est-ce pas de les regarder grandir, et non de les enterrer avant nous?

Un grand manque d’énergie et une petite bosse sur la cuisse m’incitent à forcer ma fille Najoua, alors âgée de 19 ans, à voir un médecin. La fatalité frappe sans aucun avertissement : un rhabdomyosarcome. En ce beau jour de septembre, le choc est si inattendu! Dans l’auto, personne ne parle. Moi, en cachette, je me donne des coups de poing au ventre en me disant : « Pourquoi vouloir des enfants? » La culpabilité en 5e vitesse!

Elle nous a quittés le temps d’une grossesse. Neuf mois entre la vie et la mort. Abominable! Voilà ce que j’ai ressenti à plusieurs reprises. Et pendant ces neuf mois, je l’ai accompagnée, impuissante, entre Hull, Sainte-Justine et Toronto. Impuissante, alors que je voulais crier aux médecins de faire mieux que mieux. Impuissante devant les faux espoirs qui font mal jusque dans les entrailles… Tellement impuissante devant ces maudites machines qui me la tuaient de toute manière. J’ai réalisé que, malgré toutes mes prières, je ne pouvais pas endosser la maladie de ma fille. Alors, je lui ai promis et je me suis promis d’être là pour elle.

Lors d’un court séjour à la maison, avec son fauteuil roulant, elle arrive dans la cuisine pour me dire : « Tu sais maman, je n’ai pas peur de mourir. C’est pour Joffrey et Gaël que je suis inquiète. » Je me jette à ses genoux et lui dis : « Non, non, Najoua, c’est trop tôt pour parler ainsi… » et je réalise que j’ai plus peur qu’elle. On communique par des silences qui en disent long ou par des encouragements, vrais ou faux ou faibles… On l’aime tant. Ça fait tellement mal que ça nous engourdit. Être là sans y être.

C’est le jour de la fête des Pères que ses souffrances se terminent enfin, à 20 ans. Comme j’ai de la grosse misère à regarder quelqu’un souffrir, je suis prête à la laisser partir… mais ça, on ne peut pas le dire; ce serait mal vu. Ses derniers mots furent pour son père. Appuyée contre lui, elle réussit à soulever son masque et à lui dire : « Papa, je t’aime. » Quel beau cadeau! Comme une automate, je tiens sa main qui reste chaude et lui offre un sentier de lumière en forme d’escalier recouvert de pétales de roses, je lui parle et j’exige que la musique d’Enya continue de jouer. J’invite la famille à prendre sa main encore chaude (moment de folie, je crois); ça fait tellement mal et ça soulage tellement que je pleure en dedans.

La semaine suivante, je veux absolument me reposer à la ferme de chèvres laitières dont je suis propriétaire avec mon conjoint. La fatigue, le questionnement, la rage et la tristesse tardent à partir. Je n’étais pas encore prête à comprendre que la souffrance de ma fille n’était pas la mienne. Mais je savais que je ne me nourrirais pas éternellement de tous ces « mal-aises ». Et ça non plus, on ne le dit pas…

Des chèvres à ma rescousse. Une amie me dit un jour : « Connecte-toi le plus souvent possible à tes chèvres; elles t’aideront. » Dès lors, j’ai redoublé d’attention envers elles, et elles ont quadruplé leur gratitude envers moi.

Pendant des mois, malgré la routine qui reprend sa forme, à chaque ombre qui passe devant les fenêtres, à chaque mouche ou abeille qui se pose sur ma main, je suis persuadée que c’est Najoua qui vient me parler.

Gênant, n’est-ce pas? Oui, tout cela passe. On se sent toujours coupable de ne plus y penser aussi souvent. Puis, ça passe davantage.

Cet automne-là, pure coïncidence, en sortant de la Caisse, je rencontre une connaissance qui m’offre ses sympathies et me quitte pour aller à son cours de yoga. Clic! Bon mot, bon moment et je suis rallumée. Quel yoga? Qui enseigne? Où? La semaine suivante, je commence à récupérer plus sérieusement. Enfin, pour moi, la porte d’entrée ou de sortie, c’est selon. Je pense bien que Najoua y est pour quelque chose. Elle m’a poussée dans les fesses pour me sortir de ma petite routine de tristesse. Grâce à elle, je me suis reconnectée à la vie spirituelle.

Un jour, j’entends Najoua me dire : « Maman, recommence donc à fabriquer du savon. » Le projet des Savons de l’Espoir est alors né. J’ai mis la main à la pâte et, depuis, je confectionne des savons au lait de chèvre. Une partie des profits de la vente est remise à Leucan Outaouais. C’est un bonheur et un honneur pour moi de fabriquer des savons haut de gamme tout en venant en aide aux familles ayant un enfant atteint de cancer. Les fonds sont utilisés uniquement pour donner du répit aux familles. C’est une matinée de plaisir et d’amour quand les grands-mamans viennent habiller les savons à grands coups de rires, de beaux échanges, de collations et de tasses de tisane.

Il n’y a pas de mots assez grands pour exprimer ma reconnaissance aux commerçants pour leur grande ouverture du cœur et les espaces tablettes pour ces petits savons ainsi qu’aux utilisateurs.

Alors, du fond de mon cœur au fond de votre cœur, je dépose un immense merci. Merci à Najoua, à vous tous et à la vie.

Rentrer en soi

La présente édition ne comporte pas de thématique, juste trois petits mots écrits en page couverture : Rentrer en soi. Trois petits mots qui, réunis, sont très évocateurs. Ils sont montés naturellement en moi au moment de préparer la page couverture de cette édition, au début du mois de septembre, comme s’ils annonçaient la saison froide, cette mise au ralenti que nous vivons généralement quand l’automne tire sa révérence. Le ralenti nous permet de descendre au fond de nous-mêmes, le meilleur endroit pour nous lire, nous entendre et nous reconnecter à notre essence profonde, à ce « qui je suis vraiment ». Cette démarche s’avère parfois un face à face troublant car, à cet endroit, impossible de se mentir; les masques tombent.

Dans la vie, quand nous portons des masques, soit nous empêchons les autres d’avoir un accès direct à notre vraie nature, soit nous cherchons par tous les moyens à leur plaire, sans nous respecter. Et si nous étions enfin nous-mêmes, parfaitement alignés avec nos pensées, nos paroles et nos actions? Ne parlons pas ici de résolutions pour la nouvelle année, mais plutôt de la force de l’intention, car la force de l’intention nous dispose intérieurement au changement, et le changement, c’est dans l’action qu’il se produit. Alors, cet hiver, entamons un voyage intérieur au pays de nous-mêmes, un pays que nous pouvons visiter en tout temps de l’année et à tout moment sans subir les affres du décalage horaire.

Quand une année se termine, on y associe spontanément le mot rétrospective. Prenez un temps d’arrêt pour nommer quels ont été, en 2014, les moments inspirants, douloureux, inattendus, joyeux, bouleversants, nourrissants, transformateurs que vous avez vécus. Connaissez-vous le fil conducteur de votre vie? Si oui, quel est-il? Passer d’une année à l’autre, pour moi, c’est comme passer d’une rive à l’autre en empruntant un pont. Quel est ce pont? L’élan.

Pour ma part, parmi les événements inattendus qu’il m’a été donné de vivre en 2014, je veux en nommer un : mon arrivée à la barre de Cheminement à titre de rédactrice en chef avec l’édition de l’été, Goûtez la vie. Je veux adresser un merci grandiose à Denis Manseau, éditeur et père spirituel de la revue. Il a su voir en moi ce que je n’avais pas encore vu, il a cru en moi et il m’a fait  confiance. Vivre l’expérience Cheminement s’avère pour moi une expérience hors du commun, une expérience enrichissante et marquante. Ici, une petite confidence : en cours de route, j’ai découvert les deux prédispositions naturelles et essentielles pour être à la barre de la revue Cheminement : la passion et la folie (sourires). Je suis passionnée et animée d’une belle folie (sourires).

Je veux adresser également un chaleureux merci à tous les auteurs collaborateurs qui ont signé un article dans les éditions de l’été et de l’automne 2014 et dans la présente édition de l’hiver 2014-2015. Oui, un chaleureux merci à ces magnifiques personnes qui ont plongé leur plume dans leur cœur afin de vous sensibiliser, vous inspirer et vous proposer des pistes pour favoriser un équilibre de vie optimal, la mission même de la revue Cheminement. J’ai communiqué avec chacune d’entre elles et, à leur contact, ma vie s’est enrichie.

Merci à tous nos annonceurs qui croient en la revue. Leur soutien et leur confiance permettent à la revue d’exister, compte tenu de sa gratuité.

Et mon dernier merci va à Johanne Falardeau, réviseure, et Carolle Bergeron, graphiste. Toutes deux sont des femmes compétentes, passionnées, déterminées, travaillantes, généreuses et engagées dans « l’effet Cheminement ». Je veux souligner leur expertise solide, leur professionnalisme et leur dévouement inconditionnel, et leur exprimer ma profonde gratitude pour leur appui indéfectible. Ensemble, nous formons un trio énergique et solide!

En septembre dernier, Cheminement a amorcé sa 18e année d’existence. Merci à vous tous, lecteurs et lectrices, pour votre empressement à vous procurer la revue à chaque édition et pour vos nombreuses marques d’appréciation et d’encouragement. Chaque parole exprimée a un effet dynamisant sur l’équipe et la motive à continuer de monter à bord du train Cheminement!

Pour l’année 2015, j’exprime un vœu : accueillir des bénévoles enthousiastes et passionnés. Je vous tends la main : montez avec nous à bord du train Cheminement!