Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécurisé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix conscient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous emprisonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, paradoxalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

Cinq questions pour rester motivé après un échec

Vous est-il déjà arrivé d’abandonner un projet lorsque vous avez senti que vous n’y arriveriez jamais? Lorsque vient le temps d’apporter des changements dans sa vie, l’échec fait partie du processus et peut avoir un effet démotivant si vous n’y êtes pas préparé. Le présent article vous présente cinq pistes de réflexion qui vous permettront de transformer l’échec et de continuer à aller de l’avant selon les choix que vous aurez faits.

1. Quelles sont les leçons que je peux tirer de cet échec?
De toute évidence, vous avez appris de cette expérience. Einstein lui-même recommandait de passer à autre chose rapidement, mais sans oublier la leçon tirée de l’échec. L’apprentissage peut se faire en vous demandant comment vous auriez pu agir, répondre ou intervenir différemment, en évaluant la procédure que vous avez suivie, en révisant vos capacités, connaissances ou qualités personnelles, ou en analysant le contexte environnemental ou organisationnel. Tirer une leçon de ses erreurs, c’est inévitablement investir dans sa progression personnelle. En faire part à ses pairs, c’est faire preuve d’encore plus d’humilité…

2. Quel sens prourrais-je donner à cette expérience?
En prenant du recul par rapport à la situation, vous en aurez une perspective différente, à l’instar du pilote d’hélicoptère qui observe la situation de loin. Le recul vous permet non seulement d’accepter l’échec, mais également d’ouvrir la possibilité de changer le plan de match. Ainsi, peut-être développerez-vous une nouvelle stratégie, ajusterez-vous le tir ou encore aurez-vous fait la rencontre d’une personne importante. Ce sont tous des sens différents et valables.

3. Quels sont les avantages de ne pas avoir réussi?
Croyez-le ou non, il y en a! Walt Disney a dit à ce sujet : « Toutes les situations d’adversité, tous les problèmes et obstacles que j’ai rencontrés dans ma vie m’ont rendu plus fort. » Concentrez-vous donc sur cet aspect positif, et vous verrez votre énergie remonter. Parfois, le statu quo n’est pas un mauvais choix. Permettez-vous de vous poser la question « Quels sont les avantages de ne pas avoir réussi? », et vous verrez votre attitude changer face à l’échec.

4. Comment pourrais-je m’y prendre différemment?
Il peut être intéressant de regarder la situation sous un autre angle en déterminant les avantages auxquels vous devrez renoncer en raison de cet échec. Par la suite, demandez-vous s’il n’y aurait pas une autre façon d’obtenir ces avantages manqués ou perdus. Henry Ford a dit : « La défaite est la chance de recommencer plus intelligemment. » Le chemin pour atteindre votre destination est peut-être plus facile que vous ne l’aviez imaginé au départ…

5. Se pourrait-il qu’une partie de moi ne voulait pas réussir?
La Loi de l’attraction fonctionnant invariablement, tout comme la loi de la gravité, la non-manifestation de votre choix peut être due à des pensées non bénéfiques que vous entretenez. Se peut-il qu’une partie de vous ne souhaitait pas cette réussite? Soyez honnête. La peur du succès est la troisième plus importante peur chez l’humain (après la peur de mourir et celle de parler en public). Si c’est votre cas, je vous encourage à travailler cette peur parce qu’aujourd’hui, il s’agit d’un échec, mais plus tard, si vous souhaitez avancer et transformer votre vie, vous devrez dépasser cette peur limitante.

Souvenez-vous de ce qu’a dit Benjamin Franklin à ce sujet : « Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques. » Alors, cet automne, foncez, amusez-vous et agissez comme si vous en étiez à votre première année à l’école élémentaire : donnez-vous le droit de ne pas être parfait!

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.

Se fixer des objectifs de vie

Se fixer des objectifs de vie, c’est répondre aux questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux réaliser sur cette terre? En fait, quelle est la mission que je veux accomplir? » Une réponse claire à ces questions est très importante parce qu’elle permet de préciser le territoire et les limites de façon à éviter l’éparpillement et de façon, surtout, à éviter de se laisser guider par les événements et par les autres. En effet, si je ne sais pas où je vais, je peux facilement me laisser entraîner sur n’importe quelle route et passer ma vie à suivre, au gré des événements et des besoins des autres, des chemins qui ne me mèneront nulle part. Me fixer des objectifs de vie, c’est choisir moi-même les routes de ma vie en fonction de ce que je veux devenir.

Je crois profondément au proverbe qui dit : « Aide-toi et le ciel t’aidera. » Tout attendre du « ciel », c’est comme tout attendre des autres. Cette attitude passive maintient l’être humain dans un rôle de marionnette à la merci du monde extérieur. Il y a, dans la relation de l’homme avec Dieu, une participation réciproque à une œuvre commune, celle de la réalisation et de la création permanente de soi et du monde. Cette participation suppose que nous fassions notre part, que nous agissions, que nous prenions en main notre destinée. C’est cette prise en charge de lui-même, par le choix de moyens appropriés, qui lui permet de nous créer et d’apporter quelque chose aux autres avec l’aide de Dieu. Se fixer des objectifs de vie, c’est orienter sa vie vers un but précis. Si ce but favorise notre création et la création du monde, il sera atteint à la seule condition que nous puissions faire face aux obstacles de la route sans nous laisser arrêter par la peur.

Les obstacles sont les instruments de mesure de la détermination à se réaliser le plus totalement possible. Ils sont aussi des moyens d’apprentissage en ce sens que, si nous les franchissons, nous en sortons plus forts, plus riches intérieurement, plus sûrs de nous-mêmes. Pour celui qui sait transformer les obstacles en guides, la peur et la souffrance s’amenuisent pour faire place à la foi en soi, en l’autre et en la vie. Vaincre l’obstacle, c’est choisir de vivre avec plus d’intensité, plus d’énergie, plus d’amour. C’est dans ce choix permanent que se situe le respect de notre territoire et de nos limites. Marcher dans la ligne de nos objectifs de vie en dépit des obstacles, c’est nous choisir à chaque instant, c’est garder le pouvoir sur notre vie et c’est surtout nous donner les clés de la création de soi et, par conséquent, de la création du monde. En effet, quand je me crée, je peux non seulement créer, mais apporter aux autres, par mon attitude, l’influence inconsciente de ma réalisation. Il s’agit d’un apport subtil qui ne passe ni par l’orgueil ni par le besoin de prouver ou de dépasser les autres, mais par une réalisation intérieure fondée sur le dépassement de soi et sur le respect de sa différence.

Mais comment choisir ses objectifs de vie? Je choisis mes objectifs de vie en imaginant qu’à la fin de ma vie, j’aurai réalisé telle ou telle chose sur le plan spirituel, sur le plan affectif, sur le plan social, sur le plan intellectuel, sur le plan professionnel, sur le plan corporel et sur le plan matériel. Chacun des plans est important et mérite considération. Le problème se pose quand il y a exploitation d’un seul plan au détriment de tous les autres.

Ces objectifs de vie, qui peuvent faire l’objet d’ajustements en cours de route, permettent à une personne d’orienter sa vie dans le sens qui lui convient en prenant les moyens de les atteindre par le choix de ses priorités personnelles.

Sur le chemin du bonheur : la gratitude

Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur est LE chemin.

La gratitude, c’est bien plus que la politesse et c’est bien plus que dire merci. La gratitude, c’est apprécier, c’est jouir et se réjouir de chaque moment que la vie nous donne, c’est la certitude que l’univers est plein de possibilités et que nos rêves peuvent se réaliser. La gratitude, c’est ma petite fille de deux ans qui se réveille en extase : « Oh! maman, quelle belle journée : le camion de poubelles va passer, et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigo! » La gratitude, c’est quand, après deux ans de plâtres et la menace de ne plus jamais marcher, j’ai retrouvé l’usage de mes jambes. Je marchais, émerveillée, heureuse, en me répétant avec extase : « Je marche, je marche. » La gratitude, c’est Jean Ferrat qui, après un accident qui aurait pu être mortel, compose la chanson C’est beau la vie. Pourquoi faut-il attendre de perdre ou de risquer de perdre quelque chose pour savoir l’apprécier, pour remercier la vie de tout ce qu’elle nous donne?

Selon Martin Seligman, un des pères de la psychologie positive, la gratitude est un des facteurs les plus importants du bonheur. La gratitude non seulement pour tout ce qui est et tout ce que j’ai, mais aussi pour tout ce qui viendra. Se lever en disant merci pour tout ce que j’ai, en me réjouissant à l’avance de cette journée qui commence, en me disant : « Aujourd’hui m’apportera quelque chose de merveilleux, et j’en goûterai chaque seconde! » Cette attitude est non seulement le secret du bonheur, mais c’est aussi le secret du succès, car seule une vision positive peut donner l’énergie nécessaire à son accomplissement.

Bien sûr, nous avons tous notre petite voix négative, celle qui nous dit : « Tu n’es pas assez… (bon, beau, jeune, riche, etc.) » et qui nous répète tous les drames et toutes les mini-séries noires de notre vie et de la vie en général. Cette voix est la plus courante; elle alimente le journal du soir et les discussions avec les amis. Elle nous répète avec ferveur : « La vie est difficile, les gens sont méchants, et ceux qui pensent autrement sont lunatiques. » Mais cette voix se trompe; il y a suffisamment de choses positives dans la vie pour se dire : « Donne-toi une chance. Remarque tout ce qui va bien et syntonise le poste de la joie et de la gratitude. » Nos pensées négatives nous empêchent de profiter de la vie et encore plus de nous créer la vie de bonheur et de créativité que nous désirons. La joie intérieure nous amène à plus de productivité et de créativité face aux problèmes de la vie quotidienne. Quand je souris et que j’apprécie la vie, je suis une meilleure mère, l’air est plus doux, la nourriture est plus savoureuse et de parfaits étrangers me font des sourires.

Comment y parvenir? Quand j’étais petite, nous chantions souvent cette chanson : « La meilleure façon de marcher qui doit être la nôtre, c’est de mettre un pied devant l’autre, et de recommencer. » Faire un pas, puis un autre, puis un autre… J’ai une amie qui participe à un cercle de gratitude; tous les matins, elle et quelques amies se textent au sujet de ce pour quoi elles éprouvent de la gratitude. D’autres personnes tiennent un journal quotidien de gratitude. D’autres se contentent d’y penser chaque matin et chaque soir. Dans la vie, on obtient toujours ce sur quoi on se concentre, ce qu’on pratique avec ferveur. Prati¬quez la gratitude et vous récolterez la joie. Dites merci à la vie de tout ce qu’elle vous donne, et elle vous donnera encore plus.

Le bonheur, ça s’apprend…

Nous sommes souvent convaincus de la fausse croyance selon laquelle notre bonheur ou notre malheur est causé par ce qui nous arrive à l’extérieur de nous. C’est en partie vrai; les événements extérieurs nous affectent lorsqu’ils se passent, mais, sur une échelle plus large, notre malheur ou notre bonheur est beaucoup plus déterminé par ce qui se passe dans notre cerveau! Et les nouvelles recherches en neuroplasticité (la plasticité neuronale dépendante de l’expérience) nous montrent qu’il est possible d’agir sur notre cerveau et de changer nos perceptions. Dans son livre intitulé Hardwiring Happiness, Rick Hanson, Ph. D., nous enseigne une méthode simple et concrète pour installer le bonheur dans nos têtes de la même façon qu’on peut installer l’électricité ou le chauffage dans nos maisons.

Ruminer nos malheurs ne sert qu’à les enfoncer plus profondément dans notre circuiterie mentale. Il faut être conscient de ce qui nous affecte, l’exprimer et contrebalancer le négatif par du positif. Il faut ruminer nos petits bonheurs, prendre le temps de nous arrêter pour bien les savourer, pour les ancrer dans notre cerveau et pour en faire une habitude.

Historiquement, les personnes habiles à noter ce qui ne va pas, ce qui est inquiétant, avaient de plus grandes chances de survie. L’homme primitif qui surveillait attentivement pour repérer les traces du passage d’un tigre à dents de sabre avait plus de chances de survivre que celui qui ignorait tous les indices de danger. C’est donc génétiquement que nous sommes codés pour l’inquiétude et, malheureusement, cela ne nous sert plus toujours aussi bien. Parfois, notre pire ennemi est à l’intérieur de nous, et c’est de l’intérieur qu’il faut changer. Devenir plus heureux, plus calme, plus confiant, ça se cultive, et les fruits de cet apprentissage peuvent nous transformer!

Comment faire pour développer une circuiterie positive dans notre cerveau? Prenez le temps de vous arrêter régulièrement pour vous remémorer, pour revivre, savourer et apprécier chacune de vos expériences agréables. Cela aura pour conséquence d’augmenter la zone positive de votre cerveau et de transformer vos perceptions.

Trois de nos besoins psychologiques sont importants : le premier est de nous sentir aimés, utiles, d’avoir le sentiment d’appartenir à une communauté humaine; le deuxième est de nous sentir en sécurité, à l’abri des dangers physiques ou psychologiques; le troisième est de nous sentir stimulés, intéressés à accomplir quelque chose, que ce soit admirer la beauté de la nature, lire un bon livre ou jardiner.

La technique consiste donc à s’arrêter régulièrement pour prendre le temps de vivre à fond et consciemment nos expériences quotidiennes dans un de ces trois domaines. Il n’est pas nécessaire que ces expériences soient très fortes ou dramatiques, il suffit que je recrée l’émotion et les sensations liées à l’expérience et que je prenne le temps de les revisiter pour les revoir, les ressentir, les goûter et les intégrer consciemment dans mon vécu. Par exemple, j’ai bien déjeuné ce matin (sécurité), mon petit-fils m’a souri (appartenance), et j’ai lu un bon livre (accomplissement).

Je peux revivre ces expériences dans ma tête, les assimiler de façon consciente, me répéter : « Je suis en sécurité, je suis aimée, la vie est intéressante »; petit à petit, mon cerveau commencera à porter plus d’attention à ces expériences positives et à les intégrer dans ma perception de l’univers. Seul problème : il faut répéter pour que ça rentre.

Je vous propose donc un petit défi que j’ai appelé « cent jours de bonheur ». Il s’agit d’écrire ou de visualiser pendant cent jours quelque chose qui vous a rendu heureux ne serait-ce qu’une seconde pendant la journée; arrêtez-vous pour sentir, goûter, savourer cette expérience, la décrire dans votre tête et, si possible, l’écrire. À la longue, cela pourrait entraîner tout un changement dans votre vie.

It works if you work! Ça marche si vous le faites!

Hanson, Rick, Hardwiring Happiness,  Harmony Ed., New-York, 2013

Comment rapatrier les « papillons » de l’amour?

L’amour : un sentiment, une émotion, un mot ou une idée, un concept peut-être… En tout les cas, il est très doué, car encore aujourd’hui, il réussit très bien à garder sa part de mystère.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des « papillons » ressentis au début d’une relation amoureuse, mais qui s’envolent au fil du temps, et des « papillons » qui agrémentent une relation plus mature, ceux qui permettent à la relation de traverser l’épreuve du temps.

Au début d’une relation amoureuse, on est sous le charme. On dirait que l’autre n’a que des qualités. On est proche, et le simple fait d’être ensemble nous comble de bonheur. C’est l’amour « intime ». Cette phase de séduction est bien importante, car elle deviendra un référent pour plus tard dans la relation.

Puis, les jours, les semaines, les mois passent. Il y a une maison, des enfants, des belles-familles, des carrières, des engagements, des contraintes.

Tout fonctionne bien… mais il n’y a plus de « papillons »! C’est comme si le couple, pris dans une routine, était passé de l’amour « intime » à l’amour « un team ».

Il est prévisible qu’au bout d’un certain temps de cet amour « un team », l’un ou l’autre des partenaires va ressentir un manque, une nostalgie de quelque chose… et c’est fort probablement une nostalgie des « papillons » du début de la relation.

Comment rapatrier les « papillons » amoureux?
Un ingrédient essentiel aux couples qui durent est une communication de qualité. Cette qualité se résume en des mots tels que respect, écoute active, ouverture d’esprit, courage, patience. Savoir communiquer ses sentiments ou ses émotions demande un peu d’habileté et, comme toute chose, ça s’apprend.

Dans ma pratique de coaching, je propose la technique de la carte à six points (S.P.A.C.E.E.). Cette technique de communication non violente favorise un climat de réceptivité.

Voici un résumé de la carte à six points  :

Premièrement, il est important d’employer le prénom de votre partenaire (S pour Source).

Deuxièmement, choisissez un moment qui lui convient, car vous voulez être sûr de sa disponibilité d’esprit (P pour Place ou moment).

Troisièmement, adoptez un ton amical, le ton de voix que vous aviez au tout début de la relation (A pour Attitude amicale).

Quatrièmement (c’est le point crucial), entrez dans le vif du sujet et résumez en une ou deux phrases les faits (C pour comportement objectif).

Cinquièmement, exprimez l’émotion ressentie (E pour Émotion).

Sixièmement, exprimez l’espoir que vous chérissez (E pour Espoir).

Voici de quoi pourrait avoir l’air le début d’une conversation dans un couple qui a besoin de se retrouver, de rapatrier les « papillons » de l’amour  :

« Germain, j’ai besoin de te parler. Quel ce serait le meilleur moment pour toi ? » (S.P.A.)

Le moment venu, Gisèle poursuivrait ainsi :

« Germain, cela fait bientôt trois ans que nous n’avons pas fait d’escapades en amoureux. Je me sens triste devant ce constat et j’aimerais qu’on planifie très prochainement une fin de semaine ensemble, rien que nous deux ». (C.E.E.)

Exprimer en peu de mots, sur le bon ton de voix, les bonnes choses au bon moment nécessite d’avoir réfléchi au message que l’on veut transmettre. Dévoiler à l’autre ses limites, ses besoins, ses désirs ou ses inconforts demande du courage.

Cette ouverture de soi risque de provoquer des battements de cœur, « des papillons »… mais n’est-ce pas précisément le but recherché?

À lire : Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Marshall B. Rosenberg
Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, David Servan-Schreiber

« L’amour est meilleur professeur que l’obligation » Albert Einstein

Il ne se passe pas une semaine sans que les médias nous rapportent des déclarations concernant l’incapacité des écoles de répondre aux objectifs d’instruction et d’enseignement que nous pensons être essentiels pour nos enfants. Le français et les mathématiques ne font toujours pas partie des coups de cœur des élèves, et beaucoup d’élèves décrochent puisque, selon eux, l’école n’est que désillusion. Pour forcer la réussite scolaire, on resserre les obligations faites aux élèves.

On les contraint à passer plus de temps à l’école et on refait les programmes scolaires.

Les apprentissages faits dans notre système d’instruction et d’enseignement sont impermanents parce que les élèves n’en appréhendent pas le contenu avec intérêt ni avec l’émotion qui ouvre le cœur à apprendre réellement.

C’est l’intérêt profond qui est à l’origine des apprentissages durables.

En tant qu’enseignants, nous devons aimer ce que nous faisons pour toucher cette émotion qui suscite la motivation. Et le fait d’exercer une activité que l’on aime et que l’on choisit sera au cœur de cette motivation intérieure.

Chaque être humain est différent : il ne fait pas le même apprentissage du même enseignement. Ainsi, nous nions cette réalité lorsque nous exigeons que les élèves apprennent les mêmes notions, dans le même temps et passent le même examen et le réussissent. L’examen devient alors un piège plutôt qu’une occasion pour l’élève d’exposer ses apprentissages.

Notre monde est en effervescence et vit des changements profonds qui n’annoncent qu’incertitude pour l’avenir. L’adulte du XXIe siècle a besoin de confiance en lui, de motivation, de curiosité, d’être entreprenant et doté d’une capacité d’adaptation exceptionnelle. Ces habiletés se développent par la pratique et sont aussi importantes que l’apprentissage des matières scolaires.

Aimer nos enfants, c’est leur permettre d’être heureux à l’école et de développer leurs habiletés et leur personnalité tout en leur permettant d’acquérir des connaissances essentielles. C’est également en les aimant et en les respectant dans leur individualité que nous les motivons à apprendre.

Trois stratégies pour transformer l’évaluation du rendement en outil de développement personnel

Vous demandez-vous comment remplir, de façon optimale, un formulaire d’évaluation du rendement? Dans cet article, vous trouverez des stratégies qui, comme des résolutions du Nouvel An, vous aideront à transformer cet exercice organisationnel en activité de développement personnel.

1. Investissez du temps dans la revue de l’année écoulée
Dans un premier temps, il vous faudra évaluer le rendement que vous avez fourni au cours de l’année. C’est une occasion importante de faire valoir vos actions quotidiennes qui, trop souvent, peuvent passer inaperçues auprès de la direction. La blogueuse Cybèle Rioux rappelle combien il est « important d’investir du temps pour mieux profiter des avantages de l’évaluation de rendement ». C’est donc à vous de prévoir un minimum de trois à cinq périodes pour passer votre année en revue et trouver des exemples concrets de votre rendement. Mieux encore, prenez l’initiative d’investir dès maintenant entre 30 et 60 minutes par mois pour faire le point sur vos accomplissements par rapport à vos objectifs; ainsi, vous n’aurez qu’à en faire la compilation à la fin de l’année. Vous verrez également l’impact que cela aura sur vos choix professionnels et personnels au quotidien.

2. Assurez-vous que les commentaires sont en votre faveur
Même si aucune prime de rendement n’est liée à cet exercice, les leçons apprises à la suite de votre réflexion peuvent être nombreuses. Assurez-vous donc que les informations présentées mettent en valeur les comportements que vous maîtrisez bien. Lorsque vous rédigerez vos « démonstrations », n’oubliez pas le conseil d’Einstein : si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.

Une fois votre formulaire rempli, portez votre attention sur les objectifs de l’année en cours. Il n’est pas question ici de vous piéger ou de vous mettre en danger. Le but est essentiellement de profiter de l’occasion pour incorporer des objectifs atteignables qui sont, préférablement, en lien avec votre plan de carrière à vous. Pour y arriver, demandez-vous : « Comment puis-je mieux faire mon travail? ». Ceci fera ressortir des aspects professionnels à développer qui devraient vous stimuler et enrichir votre C.V. en prévision de la prochaine étape. Vous pouvez également vous poser la question : « Que puis-je faire de différent pour apporter une valeur ajoutée à l’organisation? »

3. Mettez toutes les chances de réussite de votre côté
Pendant la grande crise économique de 1929, F. D. Roosevelt a dit : « Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. » Pour éviter les déceptions lors de votre prochaine évaluation du rendement, faites en sorte que les objectifs convenus indiquent clairement à quoi correspond le niveau « a atteint l’objectif ». Au besoin, entendez-vous avec votre gestionnaire pour que les attentes relatives à chaque niveau de rendement soient précisées. Donc, si vous souhaitez faire de cette année un succès sur le plan professionnel et utiliser l’évaluation du rendement pour obtenir le soutien de votre organisation dans la gestion de vos talents, assurez-vous de clarifier ce que représente le dépassement des objectifs fixés (par exemple : « a atteint + » ou « a surpassé l’objectif »). Établir ces balises à ce moment-ci du processus permet de guider vos actions et d’aligner vos priorités de façon à pouvoir démontrer votre professionnalisme à la fin de l’année.

On dit que le passé rend triste, et le futur, inquiet. L’évaluation du rendement, c’est le moment présent, un bon moment pour faire le point, pour donner une orientation à votre prochaine année sur le plan professionnel et pour garantir que vous puissiez poursuivre vos rêves et votre plein épanouissement professionnel en toute sérénité.