Programmer sa vie

L’hiver dernier, je signais un texte sur la magie de l’âme, sur l’âme qui agit. Combien, parmi vous, ont pris le temps de capter les pensées restrictives afin de les remplacer par des pensées plus adaptées à ce que vous voulez dans votre vie? Cela n’est pas toujours évident à faire pendant l’été.

À l’ère des téléphones intelligents, nous avons tous un GPS intégré à notre appareil. Nous avons tous un tel GPS à l’intérieur de nous. Il nous est relativement facile d’activer ce GPS afin qu’il puisse nous guider vers, et surtout, dans la bonne voie pour nous. Comment faire? Pour ce faire, j’utilise une forme bien particulière d’hypnose, l’hypnose spirituelle.

Vous pouvez vous installer conforta­blement, dans un endroit calme, et fermez les yeux. Permettez à votre corps de se déposer sur la surface sur laquelle vous êtes installé. Respirez normalement, lentement. Rendez votre respiration de plus en plus abdominale… comme si vous laissiez votre ventre respirer pour vous, comme si le ventre respirait à votre place. Et, pendant que le ventre respire à votre place, prenez conscience de tout ce qu’il y a sous vos pieds… jusqu’au centre de la Terre. Ensuite, prenez conscience de tout ce qu’il y a au-dessus de vous, l’air dans la pièce, le plafond, le toit de la bâtisse, le ciel, les nuages… remarquez comment le ciel est bleu au-dessus des nuages, comment les nuages, qui sont maintenant en dessous de vous, sont blancs… comment, ils pourraient être comme un tapis de ouate blanche, un tapis moelleux. Et le soleil qui plombe sur vous, qui vous réchauffe d’une chaleur confortable… le vent doux dans vos cheveux.

Vous savez que vous êtes conforta­blement installé, en toute sécurité. Alors vous pouvez vous permettre d’explorer, vous pouvez vous permettre d’imaginer tout ce que vous voulez. Aucune limite. Vous êtes l’architecte du lieu que vous imaginez. Vous pourriez même vous permettre de voir un sentier, un sentier qui vous invite afin de marcher. Imaginez que vous vous autorisez à marcher sur ce sentier, sentier qui traverse un magnifique jardin inté­rieur… Et imaginez ce jardin intérieur. Regardez comment il est composé. Vous pouvez lui donner la forme que vous voulez, car il s’agit de votre jardin intérieur à vous. Ce jardin intérieur est le vôtre, et seulement vous pouvez y avoir accès. Vous pouvez donc vous permettre d’être vous-même dans ce jardin intérieur… aucun filtre, aucune limite, juste vous et votre imagination.

Vous pouvez vraiment vous permettre de donner la forme de votre choix à votre jardin intérieur. Vos fleurs préférées, les arbustes que vous voulez, un petit ruisseau… ruisseau d’eau pure et limpide qui coule doucement… ruisseau qui coule au fil du temps… de ce temps qui coule au fil de ce ruisseau. Et vous marchez dans votre sentier, sentier de vie qui prend la forme que vous voulez bien lui donner, sentier qui peut traverser un sous-bois, qui peut traverser un champ, un champ de fleurs, fleurs qui ondulent au rythme du vent, qui ondulent par vagues irisées, vagues qui s’étirent au fur et à mesure que le vent se calme. Ressentez l’odeur de ces fleurs qui remonte jusqu’à vos narines. Remarquez comment cet endroit est calme. Cet endroit que vous meublez en fonction de vos désirs. Sentier que vous orientez en fonction de vos aspirations, de ce que vous voulez vraiment. Permettez-vous de ressentir la plénitude et la joie de vous retrouver dans cet endroit très précis et précieux pour vous.

Ainsi, vous programmez votre GPS, GPS qui ne manquera pas de vous guider vers vos buts et objectifs. Ainsi, votre âme va agir, comme par magie, en fonction de ce que vous avez programmé dans votre GPS intérieur.

Vous me permettrez de reprendre une phrase célèbre : « Ainsi, aujourd’hui devient le premier jour de votre nouvelle vie. »

Dernières volontés avant sa fin de vie!

Nous sommes-nous déjà arrêtés­ pour nous poser la question : qu’est-ce que je devrais régler avant ma fin de vie sur cette terre? Disons que ce n’est pas le premier sujet qu’on discute lors d’une réunion familiale… Il y a des exceptions et beaucoup d’êtres humains disent ne pas avoir peur de la mort. C’est souvent parce qu’ils ont réussi à remplacer la peur par la foi, la sagesse ou la résignation. Pourtant, la mort demeure, pour une grande majorité d’entre nous, une angoisse récurrente et un sujet dont certaines personnes n’aiment pas aborder.

J’étais l’un de ceux qui n’aimaient pas parler de la mort jusqu’à ce que survienne trop tôt la mort de ma mère. Le lendemain de l’Action de grâce en 1993, ma mère a eu un accident vasculaire cérébral et est décédée quelques semaines plus tard à l’âge de 51 ans. Qui pense mourir à 51 ans? Personne… Nous n’étions pas préparés, ni même elle, car elle n’avait jamais pris de mesures pour mettre en place un plan successoral. Elle n’avait qu’un testament rudimen­taire, aucune assurance-vie… ma petite voix me dit… elle n’est pas la seule!

SVP RÉDIGEZ UN TESTAMENT!

En tant que conseiller financier de ma propre entreprise, il me vient l’idée d’écrire un livre sur le sujet.

À l’automne 2013, je reçois un appel de mon père à mon travail. Il est diabétique et je suis toujours inquiet lorsqu’il m’appelle. Il n’était pas bien. Je lui dis : j’arrive papa. Un autre passage de ma vie qui m’a conduit à ce livre. Mon père vivait seul dans la maison dont je pouvais dire que c’était mon vrai chez-moi.

À ce moment, il a fallu vivre, mon père, moi et mes deux sœurs, une transition de la maison familiale de mon père à une résidence pour personnes âgées. Une transition très douloureuse, triste, mais une transition nécessaire pour le bien de mon père. Nous ne sommes jamais préparés à cela mais il faut y penser.

La première question que j’ai posée à mon père : est-ce que tu as un plan successoral papa? Il répondit : oui, mais il est dans le porte-document. Je ne l’avais pas vu depuis une dizaine d’années, mais je connaissais son existence. Je l’ai trouvé poussié­reux derrière une chaise du salon. Quand je l’ai ouvert, j’y ai trouvé quelques vieilles factures, le projet de loi pour la vente de sa camionnette, quelques chèques inutilisés et le dernier T4 de ma mère. Il y avait une référence à son chalet d’une hypothèque dont aucun d’entre nous n’était informé.

Si la situation de mon père sonne comme la vôtre, il est temps de mettre à jour vos documents pendant que vous êtes encore vivants ou de demander l’aide d’un expert. Un outil simple, peu coûteux et extrê­mement efficace est un organi­sateur de succession. C’est une liste de toutes les informations nécessaires pour un plan successoral. Imaginez la tranquillité d’esprit de savoir que tout ira comme prévu?

Savez-vous ce que cela vous coûtera lorsque vous mourrez? Savez-vous ce que cela coûtera à votre succession? Organiser les funérailles, évaluer les biens du défunt, payer les dettes, la distribution des actifs, etc.

Il y a ceux qui recevront un héritage et ne seront pas prêts non plus. Selon le magazine MacLean’s, les canadiens surestiment le montant dont ils hériteront de 50 % en moyenne. C’est beaucoup d’argent.

Je vous invite à visiter mon site internet www.kbhfinancial.ca afin d’y retrouver tous les sujets importants à régler avant votre fin de vie.

Connaissez-vous une personne sensible?

La sensibilité est souvent perçue comme une faiblesse dans notre société, mais il n’en est rien. Comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essen­tiel pour créer un rapprochement entre elle et vous, et peut-être même permettre la découverte en elle d’une partie de votre propre personnalité.

Lorsque nous pensons à une personne sensible, ses émotions incontrôlables, sa tristesse et sa vulnérabilité nous viennent d’abord à l’esprit. Pour plusieurs d’entre nous, ces états peuvent sembler bizarres, voire exagérés, ayant l’habitude inconsciente de les garder bien enfouis dans notre zone secrète.

Chez une personne sensible, la difficulté réside dans le fait qu’il lui est impossible de doser de façon consciente sa force de réaction en lien avec ses émotions. Elle peut passer d’une humeur parfaite à une colère pro­fonde en une fraction de seconde. Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur d’elle?

Examinons ensemble ces manifestations de plus près :

  • Vous accompagnez une personne sensible dans un lieu public acha­landé. Sachez que cette personne réagit aux différents stimuli de manière beaucoup plus forte que vous (bruits, odeurs, éclairage, achalandage, etc.). Son seuil de tolérance face à ces stimuli étant normalement plus bas que le vôtre, elle se sentira rapidement mal à l’aise et manifestera probablement son intention de quitter rapidement ce lieu.
  • Vous présentez un proche parent à une personne sensible et cette dernière vous semble soudainement bouleversée, sans raison apparente. Sachez que la personne sensible, ressent instantanément les émotions des gens qui l’entourent. Ainsi, il est fort probable que votre proche parent ait fait l’expérience d’une émotion désagréable au cours des dernières heures (colère, tristesse, déception,­ etc.) et qu’inconsciemment la per­sonne sensible expérimente elle-même cette émotion par la voie du ressenti.
  • Votre conjoint(e) est une personne sensible. Vous participez ensemble à une soirée dansante depuis peu de temps lorsqu’il (elle) manifeste son intention de rentrer à la maison. Il est important de ne pas lui en tenir rigueur, car la personne sensible a besoin de temps pour se ressourcer. Il peut être très lourd pour cette personne sensible de ressentir à chaque seconde de chaque minute de sa vie l’énergie des gens qui l’entourent. Son corps et son esprit ont donc besoin de solitude pour faire le vide, puis pour refaire le plein de ses propres énergies. Laissez-lui le temps nécessaire, et elle vous en remerciera sincèrement.

Vous avez une personne sensible dans votre entourage? Soyez-en fier, car les personnes sensibles comp­tent parmi les plus fidèles, les plus fiables et les plus honnêtes. Elles privilégient les relations profondes et vraies. Si cette personne est votre conjoint(e), prenez conscience que, pour lui (elle), faire l’amour est une relation physique, psychologique et une fusion de vos énergies. En amour, elle vous réserve des expériences extraordinaires.

Sachez que la personne sensible qui est dans votre vie ne vous abandonnera jamais. Elle a peu de relations personnelles, mais elle tient plus que tout au bonheur des gens qu’elle aime. Vous avez besoin d’elle? Elle sera rapidement près de vous, souvent même avant que vous en ayez manifesté le besoin, guidée par son ressenti. La tranquillité et le calme sont des zones de confort pour la personne sensible. Elle ne tolère pas la colère, car cette dernière bouscule rapidement ses énergies. Votre relation avec une personne sensible sera saine, vivante et vous comblera assurément de joie.

Oui, comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essentiel pour créer un rapprochement entre elle et vous. Ainsi, n’hésitez pas à lui dire que vous l’aimez telle qu’elle est et que vous la comprenez. Si elle verse une larme alors de joie, sa réaction ne vous surprendra pas maintenant que vous savez pourquoi et comment les émotions et le ressenti se manifestent en elle, font partie de son quotidien et sont présents dans sa vie.

Ai-je le pouvoir de changer l’autre?

On ne peut aborder la notion de « pouvoir » sans toucher une réalité présente non seulement dans le monde politique, économique, social et culturel, mais aussi dans les relations humaines au quotidien. Résultat des tentatives de nivellement, le pouvoir est le moyen qu’a trouvé l’homme de se distinguer et de se manifester pour exister, pour se faire valoir et pour prendre sa place. C’est le règne du « pouvoir sur » au détriment du « pouvoir se ».

Le « pouvoir sur », c’est l’ascendant qu’on se donne sur la vie des autres et qui nous pousse à les écraser et à essayer de les changer. Le « pouvoir se », c’est la capacité d’un individu d’utiliser les puissances intérieures qui manifestent sa différence pour « pouvoir se » créer lui-même, « pouvoir se » libérer des greffes éducationnelles qui ne lui conviennent pas et « pouvoir se » réaliser le plus possible.

La seule personne au monde sur laquelle nous ayons du pouvoir, c’est nous-même, et le seul pouvoir que nous ayons sur les autres réside en un pouvoir d’influence incons­ciente née de l’attitude. Nous ne chan­­ge­ons­ les autres qu’inconsciemment, sans le vouloir délibérément, par ce que nous sommes et non par ce que nous faisons. Cette influence ne s’avère positive et efficace que si elle se réalise dans un état intérieur d’authenticité et d’amour réel de soi et de l’autre.

Je me permets ici de rapporter l’exemple d’une cliente que j’appellerai Alexandra. Quand elle est venue me consulter, elle avait 31 ans. Son problème majeur venait de sa relation avec sa mère. Il s’agissait selon elle d’une relation très mauvaise, très éprouvante, et ce, du plus loin qu’elle se souvenait.

Pourquoi Alexandra et sa mère entretenaient-elles depuis des années une relation de nature plutôt destructrice? Parce que chacune avait comme objectif de changer l’autre. Alexandra travaillait depuis son adolescence à changer sa mère et elle n’avait pas encore réussi. Elle avait tout essayé : l’affronter, la confronter, la blâmer, la critiquer, la juger, la ridiculiser, l’éviter.

Rien n’y avait fait. Chacune d’elles cherchait la faille de l’autre et tirait son pouvoir de cette faille, de ce tendon d’Achille pour blesser, écraser, voire même démolir. Les explications et les justifications ne réussissaient qu’à envenimer les situations d’affrontement.

Après toutes ces années, Alexandra avait d’elle-même une image tellement négative que sa confiance en ses possibilités en était sérieusement branlée. Que faire? Elle ne voyait aucun moyen de régler son problème relationnel avec sa mère, et elle avait raison. Tant que chacune d’elles voulait changer l’autre (« pouvoir sur ») sans tenter de se changer elle-même (« pouvoir se »), la difficulté ne pouvait que se prolonger indéfiniment. Par contre, lorsqu’Alexandra a découvert que la solution à son problème était de cesser de prendre du pouvoir sur sa mère et surtout de récupérer le pouvoir qu’elle lui avait laissé sur elle-même, elle a trouvé des moyens de faire disparaître progressivement ses angoisses. Elle s’est en effet rendu compte qu’elle avait passé sa vie à laisser aux autres le pouvoir de la dominer, de la blesser et de la détruire. Il importait donc de récupérer ce pouvoir. Elle le fit en respectant son rythme personnel dans la poursuite des étapes du processus thérapeutique de libération et de changement.

Récupérer le pouvoir sur notre vie, c’est d’abord apprendre à nous connaître de façon à exploiter nos potentialités et à dégager sur les autres une influence positive d’amour et d’authenticité.

Dictionnaire de compétences et gestion des talents

Vous est-il déjà arrivé de recevoir un dictionnaire de compétences en même temps qu’une invitation à une entrevue? Dans cet article, vous comprendrez pourquoi il s’agit d’une nouvelle tendance à la fonction publique fédérale et apprendrez comment vous en servir pour mieux gérer vos talents.

En fait, le dictionnaire des compétences a fait son entrée sur le marché du travail afin d’aider les organisations à optimiser le rendement des employés. Il décrit les comportements de l’employé maîtrisant la compétence à l’aide d’indicateurs de mesure. Ainsi, au début, le dictionnaire des compétences a servi surtout à la gestion du rendement 1) dans l’élaboration d’objectifs de rendement et 2) dans la rétroaction aux employés en difficulté lors des évaluations de rendement.

Plus récemment, les gestionnaires utilisent ce document pour décrire leurs attentes dans les descriptions de postes et dans les annonces d’emploi. Il leur fournit des critères leur permettant de comparer les candidats à un poste au moyen d’indicateurs de mesure objectifs. Ainsi, si vous souhaitez gérer vos talents efficacement, vous pouvez utiliser le dictionnaire des compétences des cinq façons suivantes :

Définir vos aspirations professionnelles
En planification de carrière, vous précisez vos buts et vos intentions professionnelles. Ces dernières incluent les postes auxquels vous aspirez. Dans les annonces d’emploi de ces postes, vous trouverez les capacités et les qualités que recherchent les employeurs. Alors que, dans le dictionnaire de compétences, vous trouverez une liste d’indicateurs qui vous permettront de mieux saisir les comportements auxquels s’attendent les employeurs.

Visualiser votre futur
Si les indicateurs de comportement représentent un défi pour vous, c’est bon signe! Cela signifie qu’il s’agit réellement d’un avancement de carrière et que vous devrez vous perfectionner pour y arriver. Le développement d’une programmation mentale soutiendra ce passage vers une autre étape de votre carrière. Pensez-y… Les athlètes le font pour réussir leurs plus grands exploits. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour vous? En utilisant les indicateurs de comportement du dictionnaire des compétences, vous permettez à votre cerveau de se laisser guider vers de nouveaux comportements à adopter, c’est-à-dire qu’il vous accompagne, inconsciemment, dans votre perfectionnement continu.

Se donner des buts d’apprentissage
Une fois que vous avez une image mentale de qui vous êtes, les indicateurs de comportement décrits pour chaque compétence du dictionnaire vous permettront de cerner précisément vos besoins d’apprentissage, que ce soit à partir d’expériences de travail, de coaching ou de formation en classe. Vous serez juge de votre propre développement, pourrez autoévaluer votre développement professionnel tout au long de votre cheminement professionnel et gérer vos talents avec justesse.

Démontrer vos expériences lorsque vous postulez
En étant conscient des exigences liées aux postes auxquels vous aspirez, vous pourrez vous inspirer du dictionnaire des compétences dans la rédaction de vos outils de recherche d’emploi au moment de mettre à profit les expériences exigées dans les annonces d’emploi.

Préparer vos examens et entrevues
Enfin, le moment où le dictionnaire des compétences pourra vous être le plus utile est bien lorsque vous devrez démontrer vos capacités et qualités en examen ou en entrevue. En effet, le fait de démontrer chacun des indicateurs de comportement dans vos réponses permettra aux membres du jury de vous accorder tous les points requis pour la réussite de cette étape cruciale en recherche d’emploi.

Même si le dictionnaire des compétences a été développé de prime abord pour gérer les ressources humaines, rien ne vous empêche d’utiliser cet outil, riche en information, pour votre propre bénéfice.

Former les futurs citoyens

« Si tous les enfants du monde faisaient de la philosophie dès le primaire, on changerait le monde en une génération! »

Voilà ce que pense Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, auteur d’une quarantaine d’ouvrages et cofondateur de la Fondation SEVE, en France.

Selon lui, développer des ateliers philosophiques et de pratique de l’attention, c’est contribuer à mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des êtres conscients, actifs et respectueux du vivant. Enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à raisonner par et pour eux-mêmes, à gérer leurs émotions et à faire preuve d’empathie et d’ouverture leur permettrait donc d’être de meilleurs citoyens adultes.

Saviez-vous qu’au Québec, cela fait plus de 30 ans que l’on mène diverses expériences philosophiques avec les enfants? Le philosophe Lenoir s’est d’ailleurs inspiré du programme d’enseignement de Michel Sasseville, directeur du programme de la philosophie pour les enfants à la Faculté de philosopie de l’Université Laval, lors de la création de sa Fondation SEVE qui vise à former des animateurs d’ateliers philosophiques pour les enfants.

Puisque nous sommes des êtres pensants et conscients que nous pensons, pourquoi ne pas aborder cette importante dimension de notre expérience à l’école? Le traitement de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté, la prévention de la violence, la prévention de la radicalisation… tout cela est évidemment important, mais à la base de ces initiatives se trouve une expérience d’autant plus importante : celle de penser.

En amenant les enfants à réfléchir, à dialoguer, à développer leurs arguments et à s’opposer de façon non violente, Lenoir et d’autres adeptes de la philosophie pour enfants espèrent que « nos » enfants en tireront des leçons pour être mieux outillés dans leur vie de citoyens adultes. L’actualité récente liée aux attentats et à la montée du radicalisme montre à quel point développer à la fois l’esprit critique et le vivre ensemble constituent un enjeu pour nos sociétés.

L’un des axes fondamentaux de la philosophie pour les enfants est de les aider à construire leur pensée, à savoir accueillir leurs émotions, à acquérir un esprit critique, à respecter l’autre dans sa différence, à faire preuve d’empathie afin de devenir des citoyens confiants, actifs et responsables.

Nous souhaitons sensibiliser la population aux bienfaits de la pratique de la philosophie et de la pratique de l’attention auprès des enfants et de multiplier les occasions données aux enfants de l’exercer.

Offrir à un enfant l’occasion de participer à un atelier de philosophie, c’est lui donner la parole afin qu’il puisse exprimer ce qu’il pense sur divers sujets. C’est l’inciter à prendre conscience de ce qu’il pense et l’aider à réfléchir sur les moyens qu’il prend pour soutenir ses pensées afin qu’elles deviennent de plus en plus critiques, créatives et attentives.

Selon l’Association Québécoise de Philosophie pour Enfants, plusieurs recherches indiquent que les ateliers de philosophie offerts aux enfants, que ce soit à l’école primaire ou secondaire, sont des outils puissants qui préparent les élèves à la vie en développant leur estime, leur pensée critique et leur pensée créative. On doit toutefois constater que, même si cela fait plus de 30 ans qu’on s’intéresse à la question, la philosophie auprès des enfants demeure une pratique trop marginale au Québec.

« Tout ce qu’un enfant apprend, découvre petit, le marque pour toute sa vie. Et ce qui aide le plus à grandir en conscience, c’est la philosophie, car elle permet de réfléchir, de ne pas être pris par ses aprioris [sic], ses croyances, ses préjugés et elle nous apprend à discuter. »

Frédéric Lenoir

J’ai besoin d’être aimé

Inextricablement lié au fonctionnement relationnel, le besoin d’amour est un besoin vital chez l’être humain, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux théories qui considèrent le besoin d’amour comme un besoin de dépendance. L’amour constitue la nourriture psychique la plus importante chez l’être humain. Tenter de se convaincre rationnellement qu’on peut vivre sans être aimé et sans aimer, c’est tout simplement renforcer, par la rationalisation, son système défensif et masquer ainsi la souffrance que suscite le manque d’amour. La dépendance ne vient pas du besoin d’aimer et d’être aimé, qui est un besoin naturel, mais de l’attitude irresponsable qui met l’autre à la source de ses manques d’amour : on est dépendant quand on attribue aux autres la cause de nos problèmes. La dépendance est le pouvoir que l’on donne aux autres sur notre vie. Trouver les moyens de satisfaire ses besoins vitaux et fondamentaux d’amour équivaut précisément à se dégager de ses dépendances. L’être dont le besoin naturel d’amour est comblé est beaucoup plus libre et indépendant que celui qui est à la recherche de la satisfaction de ce besoin.

L’homme qui mange à sa faim n’est pas obsédé par le manque de nourriture. Parce que son besoin physiologique est comblé, il peut s’en dégager et se livrer à d’autres activités. L’enfant qui manque d’amour est un enfant très dépendant qui s’accroche et qui accapare toute notre attention. Quand son besoin d’amour est comblé, il peut très bien se détacher de nous pour quelque temps et se trouver d’autres occupations sans se sentir abandonné. L’amour, c’est la clé de la motivation, c’est ce qui donne envie de vivre, de créer, de se propulser et de propulser les autres.

Évelyne, que j’ai reçue en consultation, me disait un jour à peu près en ces mots : « Tu ne peux pas savoir combien je souffre de me sentir si seule. Le fait de n’avoir personne au monde qui m’attende, qui pense à moi, et le fait de n’avoir personne à accueillir ou à aimer m’est insupportable. J’ai l’impression que plus rien ne me retient à la vie. Rien ne m’intéresse. Il est des jours où je voudrais mourir tellement la vie me semble vaine et inutile. » Jacinthe, une amie, m’écrivait récemment : « Ma solitude me fait souffrir, je ne me trouve plus belle parce que je n’ai personne à aimer. » Jusqu’où peut-on aller pour satisfaire son besoin d’amour?

Sylvain a 28 ans. Il vient me consulter parce qu’il vit sa huitième peine d’amour. Toutes les femmes qu’il a aimées l’ont abandonné. Pourtant, il a tout fait pour les garder. Jamais il ne leur a refusé quoi que ce soit pour ne pas les perdre. Le besoin d’amour est tellement fort chez l’être humain qu’il est parfois prêt à se nier, à se détruire, à devenir une marionnette dans les mains des autres pour ne pas perdre cet amour.

Autant il est néfaste de nier son besoin d’amour par la rationalisation, autant il est nuisible de devenir dépendant pour ne pas perdre l’amour des autres. On ne règle pas un manque d’amour en donnant toute la place à la pensée rationnelle ou en la cédant dans son entier à « l’autre ». Dans les deux cas, il y a négation de soi. Dans les deux cas, il y a un manque d’amour de soi. La capacité d’aimer et d’être aimé est directement proportionnelle à la capacité de s’aimer soi-même. On revient ici à l’importance de la relation. Comment apprendre à s’aimer si on n’a pas été aimé? La personne qui ne s’aime pas a manqué d’amour, a été rejetée, jugée, niée dans son vécu. C’est alors le rôle des éducateurs et des thérapeutes de lui faire vivre une expérience d’amour véritable. Entouré d’influences agréables, le psychisme se transforme. C’est l’amour de l’entourage qui éveillera notre propre amour et qui nous permettra d’aimer dans le respect profond et inébranlable de ce que nous sommes. S’aimer, aimer et être aimé sont les trois composantes indissociables du besoin vital d’amour dont la satisfaction donne à l’être humain la clé de son équilibre et de son évolution intérieure.

Être bien, ça s’apprend

L’attitude joue un rôle important dans votre bien-être. Voici quelques façons d’améliorer votre attitude et votre vie.

Avoir confiance en la vie et en soi
Imaginons un père de famille qui est licencié à la suite d’une faillite et qui ne reçoit pas d’indemnité de départ. Il peut choisir de faire confiance à la vie en se disant qu’il pourra y faire face et qu’il apprendra quelque chose de cette expérience ou il peut s’apitoyer sur son sort.

S’il choisit la première attitude, il cherchera un nouvel emploi en sachant que l’Univers le mènera vers ce qu’il y a de meilleur pour lui. Il acceptera probablement la première offre qui lui sera faite, même si elle ne répond pas à toutes ses attentes, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de hasard et qu’il pourra décider de chercher un autre emploi éventuellement s’il ne convient pas. En agissant de la sorte, il met toutes les chances de son côté pour découvrir son potentiel et apprendre quelque chose de nouveau.

S’il opte pour la seconde attitude, se démoralisera, ce qui aura des conséquences néfastes sur sa vie et sur celle de ses proches. De plus, les gens qui s’apitoient sur leur sort ont souvent tendance à être pessimistes, même lorsque de belles choses se produisent dans leur vie. Ainsi, au lieu de dire MERCI pour les bons moments, ils sont toujours méfiants, peu importe la situation.

Assumer ses responsabilités
Devenir une personne responsable est une décision difficile à prendre, car notre ego cherche facilement à culpabiliser. Être responsable, c’est savoir que nous créons notre vie, que nous attirons tout ce qui nous arrive, afin de prendre conscience de ce qui se passe véritablement en nous. C’est savoir que l’extérieur reflète notre intérieur. C’est assumer toutes les conséquences de nos décisions.

Une personne responsable ne vit pas de culpabilité envers elle-même et n’essaie pas de rendre les autres responsables de ses malheurs. Certes, il est normal de vivre de la colère dans certaines situations. Par contre, afin d’être bien dans sa peau, chacun doit assumer ses responsabilités afin de cesser de vivre du stress et des émotions.

Lorsque vous agissez pour vous faire aimer ou pour ne pas vous sentir coupable, vous ne respectez pas vos besoins et vous attirez des personnes qui ne vous respectent pas. Plus vous deviendrez responsable, moins vous croirez que les autres sont responsables de votre bonheur et, par conséquent, vous ne vous sentirez plus obligé de vous occuper du bonheur des autres. Vous saurez qu’ils sont, comme vous, responsables de leur propre bonheur et des choix qu’ils font. Chacun crée sa propre vie. Lorsque vous êtes prêt à assumer les conséquences de vos décisions et à laisser les autres assumer les leurs, vous saurez que vous êtes une personne responsable.

Avoir des projets et des objectifs
Le fait d’avoir des objectifs qui vous enthousiasment est un signe d’amour envers vous-même. Quels sont vos objectifs actuels, à court, à moyen et à long terme? Il peut s’agir d’un projet de rénovation, d’une sortie, de vacances, de l’écriture d’un livre ou d’un apprentissage. Ces projets peuvent ne jamais se réaliser. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien l’enthousiasme que ces projets génèrent. Vous pouvez même changer d’idée en cours de route. L’important est de vous rappeler que vous méritez de vous créer une belle vie remplie de joie et de bonheur et d’avoir des projets et des objectifs, ce qui vous permettra de conserver votre énergie, votre santé et votre jeunesse.

Les trois attitudes abordées dans cet article ne représentent que quelques-uns des moyens que vous pouvez utiliser pour ÊTRE BIEN, mais je suis certaine que, si vous les mettez en pratique votre vie s’améliorera grandement.

Comment développer une belle estime de soi

Si la vie de tous les jours vous paraît un terrain de jeu fabuleux où vous vous épanouissez pleinement, c’est que vous maîtrisez certaines règles de base qui reflètent une solide estime de vous-même.

Mais peut-être vous arrive-t-il d’avoir la sensation de ne pas être là où vous aimeriez être? De vous entendre dire souvent oui au lieu de dire non? De vous sentir envahi ou manipulé? Inquiet ou impuissant? Ou en quête de perfection? Si vous vous reconnaissez dans ce genre de situations, c’est que votre estime de vous-même a besoin d’être consolidée.

Dans cet article, je vous propose de rafraîchir ou d’approfondir vos connaissances sur le grand sujet qu’est l’estime de soi. De plus, en intégrant quelques stratégies adaptées à votre réalité, j’ose parier que vous allez accueillir plus facilement votre quotidien et ainsi vous sentir bien ou mieux dans votre peau.

Tout d’abord, sachez que plusieurs psychologues et philosophes ont enrichi l’histoire de l’estime de soi.  Si pour certains l’estime de soi se base sur des réussites concrètes,­ pour d’autres c’est plutôt l’accep­tation inconditionnelle de soi avec ses qualités et ses faiblesses qui vont permettre à la personne de se sentir heureuse. Pour d’autres encore, c’est le développement de son plein potentiel ou la libre expression de ses émotions qui font que l’individu a accès au bonheur.

Jean Monbourquette et l’estime de soi
De ma perception de coach, je trouve capital la distinction que souligne Jean Monbourquette (1933-2011), sur les deux courants de pensée suivants : l’estime de soi pour sa personne et l’estime de soi pour ses compétences.

Le premier courant,  l’estime de soi pour sa personne,  priorise l’acceptation de ses besoins, de ses émotions, de ses facultés, de ses qualités, de ses erreurs et un amour bienveillant vis-à-vis de soi.

Le deuxième courant, l’estime de soi pour ses compétences, prio­rise la confiance dans ses facultés d’apprentissage et l’appréciation de ses réussites aussi petites soient-elles ainsi que l’évaluation de ses progrès personnels.

C’est incontestable que les deux courants sont à valoriser et à développer. Il s’agit simplement de savoir que « l’agir » suit « l’être » et que c’est d’abord en s’acceptant inconditionnellement soi-même avec ses limites actuelles (estime de sa personne) que l’on va pouvoir définir des objectifs réalistes et revalorisants (estime pour ses compétences).

L’estime de soi pour sa personne
Pour reconnaître l’estime de soi pour sa personne, posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je suis en train de me comparer, d’être en compétition avec un monde extérieur au mien? Est-ce que j’entretiens des commentaires négatifs à mon sujet (mon appa­rence corporelle, mes qualités, mes défauts, mes erreurs, mes échecs, mes émotions)?

Si tel est le cas, sachez que vous aurez en tout temps quelqu’un de mieux ou de moins bien en face de vous, donc l’occasion de vous sentir amer ou orgueilleux. Au lieu d’entretenir un discours intérieur qui vous rabaisse, il importe d’adopter la conviction que vous êtes un être unique, incomparable et très important, de vous traiter avec respect. Il s’agit également de vous rappe­ler que vous possédez une dignité personnelle et que vous êtes digne d’appréciation (amour-propre). Il importe de vous sentir fier de vous. C’est ainsi que vous pourrez humblement et naturellement « aimer votre prochain comme vous-même » et établir des liens harmonieux avec votre entourage.

Donc, ce qui est important de savoir, c’est qu’il est possible de développer l’estime de soi pour sa personne.

Parmi moult stratégies, la méditation en est une qui vous permet d’observer vos pensées et vos sentiments sans les juger, accueillir toutes les facettes de votre être sans censure, chercher à être en harmonie avec toutes les parties de votre être. Dans cet état d’observation de vous-même, vous pouvez progressivement ressentir de la compassion pour les parties mal aimées de votre être et ainsi les intégrer avec douceur. En reconnaissant avec humilité vos forces et vos faiblesses, développez une solide estime de vous-même et devenez de plus en plus habile pour vous affirmer, pour prendre vos décisions, pour être en relation saine avec les autres en ayant confiance en vous-même.

La cohérence cardiaque est également une belle façon de prendre du recul face aux situations plus difficiles de la vie et des relations. En effet, la personne qui respire d’une façon consciente, à rythme bien précis, se trouve dans un état physio­logique tout à fait neutre à l’abri du jugement des autres et de son propre jugement puisque son focus est uniquement dans la respiration. Cet état de grand calme permet de commencer la journée de façon centrée et de pouvoir faire facilement face aux défis de la vie quotidienne.

J’attire votre attention sur le fait que pour obtenir et maintenir un résultat à la hauteur de vos attentes, vous allez devoir introduire une nouvelle­ routine dans votre vie. Pour la cohérence cardiaque il suffit d’une quinzaine de minutes par jour tous les jours. En mettant pour quelques instants « sur pause » le monde extérieur, vous obtiendrez le recul nécessaire pour prendre vos décisions, pour savoir où vous en êtes. Pour la méditation, cela dépend de la formule choisie. Certains vont favoriser une méditation guidée qui peut durer plus d’une heure et d’autres vont privilégier une routine plus courte donc plus facile à introduire quotidiennement. Ce qui importe, c’est de dédier régulièrement du temps à l’observation de son être.

L’estime de soi pour ses compétences
Stratégiquement, la première chose à faire et non des moindre pour l’estime de soi pour ses compéten­ces, c’est d’accepter votre niveau de compétence actuel sans le comparer aux autres. Le point de départ est une juste évaluation de vos aptitu­des. Ce qui devient fondamental, c’est de chercher le dépassement … face à vous-même. Voici le genre de questions à vous poser pour savoir où vous en êtes de votre estime envers vos compétences : – Quelle vision ai-je vis-à-vis de mes projets? Quel est mon comportement face à un obstacle? Quel risque suis-je prêt à prendre? Comment j’imagine réussir?

La personne ayant une juste estime de ses compétences se fait confiance et n’est pas hantée par la perspective de faire des erreurs car elle sait très bien que si elle en commet, elle est tout à fait capable de les réparer. Elle compare ses réalisations à celles de son passé et non pas à celles des autres. Elle sait que le succès engendre le succès et c’est pourquoi elle met son attention sur ses réussites antérieures et y trouve réconfort et encouragement.

En ayant des objectifs réalistes, à terme, mesurables, pertinents et spécifiques (RAMPS) vous augmen­terez considérablement votre estime en vos compétences tout simplement parce qu’avec des projets à votre mesure, vous allez sans aucun doute atteindre les résultats espérés. C’est comme pour une recette culinaire : en mettant les bons ingrédients ensemble, en faisant chauffer le tout à la bonne température pendant la bonne durée, vous êtes certain d’obtenir le résultat souhaité.

En conclusion, pour bien fonctionner dans la société, il est  primordial de connaître ses besoins (affirmation de soi) et de bien les exprimer (confiance en soi). En interaction avec les autres, que ce soit dans le milieu familial, social ou profession­nel, lorsqu’une personne est au clair avec elle-même, il lui devient­ facile d’adresser une demande ou de mettre des limites. Comme elle se respecte, cela lui est naturel d’écouter et d’entendre les besoins, les demandes et les limites des autres et de rechercher sincèrement une solution gagnant-gagnant.

En changeant son regard sur soi, en modifiant son dialogue intérieur, tout le monde a la capacité de s’aimer et de se sentir utile aux autres et ainsi d’être un exemple de bonne estime de soi.

Lectures recommandées :
De l’estime de soi à l’estime du Soi de Jean Monbourquette
Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
Le courage d’être soi, Jacques Salomé
La PNL pour les nuls, Romilla Ready et Kate Burton
Imparfaits, libres et heureux, Christophe André
Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn

Comment surmonter le trac en situation de transition de carrière

Saviez-vous que les relevés physiologiques démontrent que les personnes informées de ce que sont le trac et l’anxiété ont vu leur corps mieux gérer le stress en équilibrant mieux les dépenses d’énergie? Cet article vise à vous offrir trois stratégies concrètes pour surmonter vos peurs pendant une transition de carrière et pour passer à l’action.

1- Comprendre la manifestation du stress dans votre corps
Tout d’abord, il est important de comprendre que le trac est une réaction biologique qui mobilise tout un arsenal de forces dans le corps pour permettre de fuir un danger ou d’y faire face. La personne qui veut changer de carrière et qui n’en a pas l’habitude se sent en danger. La glande médullo-surrénale sécrète alors de l’adrénaline, d’où l’élévation de la tension et du taux de sucre et de globules rouges dans le sang. Le rythme du cœur s’accélère, et la personne peut perdre le contrôle de certains gestes, se mettre à bégayer ou à avoir des tics nerveux. Lorsque ces symptômes se manifestent, fermez les yeux et songez à tout ce qui est en train de se produire dans votre corps, à tous ces mouvements d’énergie qui visent vraisemblablement à passer à l’action (plutôt qu’à fuir).

2- Choisir l’action
Ici, il n’est pas question de foncer tête baissée, sans vous préparer à l’avance. Toutefois, le trac de parler en public ne se guérit qu’en se pratiquant à faire des exposés. Il en est de même pour se guérir de la peur des avions. Pour votre changement de carrière, vous devez passer à l’action. Par exemple, vous voulez devenir massothérapeute? Eh bien, massez!!! C’est en le faisant une fois, deux fois, dix fois et même une centaine de fois que vous allez développer des astuces, des trucs et, par le fait même, votre expertise. Ne vous préoccupez pas de ce que les autres vont dire. Aussi, rappelez-vous vos débuts dans votre premier métier. Vous avez dû commencer au bas de l’échelle. Acceptez de passer par le même chemin et vous rassurerez votre ego qu’il s’agit de la bonne voie. À ce propos, pensez à Victor Hugo qui a comparé l’anxiété à un « conseil d’agenouillement » dans Les Travailleurs de la mer.

3- Faire semblant
Savez-vous que les étudiantes et étudiants en techniques policières commencent à porter l’uniforme dès la 2e session? Selon les enseignants, c’est une question de visualisation : cela leur permet de s’approprier le rôle d’autorité qu’ils auront à jouer dans plusieurs années. Il en est de même pour votre transition de carrière. Ne vous attendez pas à changer de titre professionnel en claquant des doigts. Tout d’abord, vous devez vous convaincre vous-même que c’est possible. Et, pour y arriver, certains iront poursuivre des études supplémentaires, tandis que d’autres se fixeront des buts. Ensuite, vous devez convaincre vos proches; à ce stade, je recommande souvent d’être à leur écoute puisqu’ils pourraient vous faire part d’éléments auxquels vous n’auriez pas pensé. Enfin, il vous reste à convaincre vos futurs employeurs ou le public et, dans ce cas, le temps sera votre meilleur allié.

Tant et aussi longtemps que vous ne ferez que penser à votre nouvelle carrière, ça ne demeurera qu’un rêve. En développant un plan de carrière, en définissant de petits objectifs, lentement mais sûrement, vous parviendrez à votre but.