Est-ce que l’être humain a besoin de câlins?

Dans nos rues, il y a de plus en plus de personnes qui offrent des câlins à qui le veut bien. Ceux-là sont gratuits, mais en France, on peut maintenant payer un spécialiste pour se faire câliner. Imaginez-vous cela : on s’allonge tout habillé avec la professionnelle dans une position que l’on a choisie pour une durée déterminée, et une caméra vidéo nous filme pour notre sécurité. C’est quand même un phénomène étonnant! Nous comprenons alors que notre société dite civilisée souffre probablement d’un grand manque affectif.

Avec la possibilité de se faire d’innombrables « amis » sur Facebook et autres médias sociaux, on se donne l’illusion d’avoir des relations. Pendant que nos échanges réels se raréfient, nous perdons peu à peu les clés du lien humain. Ajoutons à ce fait que la vie va de plus en plus vite et que grandit le nombre de person­nes qui vivent seules. La question se pose alors : nous, les humains, avons-nous un réel besoin d’être tenus dans les bras de l’autre, d’être touchés et même caressés?

Bien sûr que oui! Toutes les recherches sur le sujet le prouvent : une personne qui n’est pas touchée commence à dépérir. Nous avons un besoin essentiel et vital de contact physique, comme tous les mammifères d’ailleurs! Faut-il s’en étonner? Comme les chats, nous aimons être flattés avec affection; comme les chiens, nous aimons nous lover les uns contre les autres. De célèbres expériences sur des bébés singes ont démontré que les petits préfèrent une maman douce et câline à une maman de fer et nourricière. Le bébé humain a besoin lui aussi de chaleureuses caresses. Dans son livre La peau et le toucher, Ashley Montagu explique que nos nouveau-nés naissent à ce point inachevés et vulnérables qu’ils bénéficieraient, selon lui, d’une deuxième période de gestation à l’extérieur de l’utérus pendant toute leur première année de vie. Il croit que nos bébés seraient en fait bien servis par une poche douce et chaude comme celle où grandit un petit kangourou. Cette réflexion nous rappelle la vulnérabilité du nouveau-né et la grande sensibi­lité de la peau à son environnement. Saviez-vous que la peau, cet abri de l’intime unité de l’être nous séparant du monde et nous y reliant tout à la fois porte dans l’étendue de ses pores des secrets inestimables? Dans un diamètre équivalent à celui d’une pièce de 25 cents, on compte 3 millions de cellules et quelques 640 000 récepteurs sensoriels! La peau expose ainsi au monde tout notre système nerveux.

Que se passe-t-il donc lors d’une étreinte? À prime abord, tout a l’air assez tranquille… mais ce qui se passe tient du miracle. Dès que deux personnes entrent en contact avec affection, tout un système d’adapta­tion se met en branle. Les cœurs vibrent dans une danse mystérieuse. Les personnes sont célébrées dans leur identité. Et lorsque le contact persiste pendant une trentaine de secondes, débute la sécrétion d’ocytocine, cette merveilleuse hormone surnommée l’hormone du bonheur. Comment alors faire la guerre à celui que l’on a tenu contre son cœur?

Maintenant, voici la bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour créer dans son quotidien des espaces de tendresse et de soin. Notre société se trouve dans l’urgence d’une rééducation affective. L’art du toucher attend notre retour pour nous transporter dans ce merveilleux tissu de vie qu’est la peau et nous redonner notre pleine humanité. Il est là, disponible, juste au bout de nos doigts, tout au creux de nos mains de cœur. Embras­ser quelqu’un, c’est comme lui dire en silence : merci d’exister!

Quel cadeau!

Les plantes médicinales, pas de simples plantes!

On appelle « simples » les plantes utilisées depuis l’antiquité pour leurs vertus médicinales.

Avez-vous déjà visité un jardin de plantes médicinales? Avez-vous déjà ressenti le lien sacré avec les plantes? Avez-vous déjà senti une profonde connexion avec ce que la Terre nous offre?

Pour ma part, à l’adolescence, durant mes cours d’économie, j’observais et rêvais devant un livre de plantes médicinales. Je voulais les connaître, les comprendre, me lier avec elles, ces belles fleurs soignantes. J’ai retranscrit ce livre de la bibliothèque, à la main en entier! J’en détiens encore la copie, seize ans plus tard! Je ne me doutais pas à ce moment qu’un univers sacré m’ouvrait ses portes.

Les plantes médicinales, un art ancestral
Les plantes soignent, ont toujours soigné et soigneront toujours. C’est comme si la nature avait la capacité de s’équilibrer au point où elle détient les remèdes pour les maux des hommes. Dans la plante, il y a du palpable : les molécules, les composantes, etc. Mais il y a aussi la magie; un être vivant qui en aide un autre par sa force et sa vitalité crées par les éléments (eau, terre, air, feu) et la vie!

D’hier à aujourd’hui, le sacré des plantes à l’honneur
Elles nous ont accompagnés depuis le début de notre histoire. L’homme de Neandertal a utilisé la centaurée (probablement pour panser ses plaies). Lors des pestes de Marseille, le vinaigre d’ail protégea la population. Durant la colonisation de l’Amérique, l’achillée millefeuille fut utilisée par les nouveaux arrivants­ pour faire baisser leur fièvre (les Amérindiens leur avaient transmis leurs connaissances). Les souffrances de certaines allumettières de Hull atteintes de nécrose maxillaire furent calmées en 1929 par le pavot somniferum.

Ce transfert de connaissances sert à notre survie, à notre autonomie, à notre bien-être! Merci à nos ancêtres! Si nous avons réussi à les utiliser jusqu’à aujourd’hui, malgré les oppositions rencontrées à diffé­rentes époques, c’est grâce à toutes les personnes qui ont transmis, souvent oralement, ce savoir : toutes ces mères, toutes ces sorcières et tous ces enseignants, ces malades, ces chamans et ces bons vivants de ce monde (pour n’en nommer que quelques-unes).

Les plantes médicinales : se relier au sacré
Aujourd’hui, il y a tant de stimuli, de technologie, d’invention, de nouveauté renouvelée et éphémère. Lorsque je m’énergise au contact du règne des plantes médicinales, lorsque j’approfondis mon lien avec elles, je me connecte au passé, au présent, au futur, et cela est très ressourçant pour moi, car c’est à mon avis une des vraies choses de la vie. Cela me lie au sacré; nous en avons tellement besoin de nos jours pour nous sentir connectés à notre vérité. Je ne peux m’empêcher de considérer ces plantes comme des entités, des alliées qui ont même une personnalité : douce et réconfortante camomille, fort et rigoureux romarin.

Au quotidien, les infusions de plantes ont de nombreuses propriétés thérapeutiques, tout en apportant bien-être, réconfort et santé. Tomber sous leur charme, c’est se connecter à elles, les remercier et comprendre qu’elles nous aident à créer un équilibre.

Utilisé par les hommes depuis toujours, l’univers des plantes médicinales est un univers fantastique, et je vous invite à le découvrir. Nous avons hérité d’un savoir riche et ancestral. Utilisons-le!

Pour nous, il est important que les connaissances ancestrales de l’herboristerie et des médecines traditionnelles se rendent jusqu’aux générations futures. C’est grâce à elles que l’humanité a pu, en grande partie, traverser le temps et que nous sommes ici aujourd’hui.
Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque

Faire ses propres tisanes fraîches, rien de plus simple!

Avec le printemps qui approche à grands pas, nombreux sont ceux qui ont commencé à planifier leur jardin potager et à acheter des semences, s’ils n’ont pas déjà démarré leurs semis à la maison. On pense géné­ralement aux légumes et aux fleurs, parfois à certaines plantes condimentaires, mais qu’en est-il des plantes médicinales? Souvent oubliées à notre époque, ces plantes furent pourtant pendant des siècles parmi les plus importantes du potager, plantes salvatrices côtoyant plantes nourricières, main dans la main pour la plus grande santé de l’homme.

Pendant la belle saison, n’aimeriez-vous pas avoir la chance de simplement parcourir vos plates-bandes afin d’y cueillir quelques feuilles ou fleurs fraîches et d’en faire immédia­tement une bonne tisane pleine de vitalité, à la fraîcheur inégalée, bio et plus que locale? Loin d’être un projet irréaliste, et peut-être même en incluant quelques plantes que vous avez déjà dans votre jardin, il est facile de planifier d’inclure dans votre aménagement quelques plantes médicinales, tant pratiques que délicieuses, que vous pourrez dégus­ter en infusion tout l’été durant.

Qu’elles soient regroupées (dans une même plate-bande, une roue de médecine ou une autre section bien à elles) ou mélangées aux autres plantes du jardin (les plantes médi­cinales font d’ailleurs très bon compagnonnage avec les légumes et les fruits du potager et sont de merveilleuses plantes « bouche-trou » pour compléter un rang ou mettre dans un coin oublié…), elles doivent être faciles d’accès pour leur récolte au fil de la saison. Souvent une ou deux plantes de chaque variété est suffi­sante pour la consommation courante d’une maisonnée, à moins qu’il ne s’agisse d’une plante qu’on ne se lasse pas de boire au quotidien! De plus, ces plantes seront faciles à cultiver, sans besoins particuliers, mis à part un bon sol et un peu d’amour. On pourra souvent trouver au centre-jardin des petits plants prêts pour la plantation ou encore, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de faire leur propre semis, un grand choix de graines chez les semenciers spécialisés (pour de bonnes référen­ces n’hésitez pas à me contacter).

Voici quelques exemples de plantes dont l’infusion sera agréable et que je vous conseille particulièrement de garder à portée de main en les cultivant chez vous :

Simplement pour le plaisir et la détente : basilic thaï, verveine citronnée, lavande, menthe douce, stevia

Pour une meilleure digestion : fenouil, hysope à l’anis, mélisse, menthe poivrée, gingembre

Pour maman et bébé : camomille, cataire, bourrache

Pour bien dormir : camomille, scutellaire, lavande

Comme petit coup de pouce au système immunitaire : thym, romarin, sureau, tulsi

En cas de coupure, de brûlure, de piqûre d’insecte : plantain, calendule

Pour contrer les vagues de chaleur de la ménopause : sauge

Pour réduire les migraines : grande camomille

Sans oublier ces grandes alliées de tous les jours, mais en prenant soin de les garder loin du potager pour ne pas s’y piquer les doigts (et se faire envahir) : ortie et framboisier (feuilles)…

En espérant vous avoir donné l’envie et la motivation de tenir votre petit lot de plantes médicinales à la maison et, surtout, de faire vos propres tisanes maison. Aussi délicieuses et bienfaisantes que soient ces cadeaux de la nature, les voir pousser en les cultivant soi-même permet de les apprécier encore plus!

L’aventure de la foi

« La foi, c’est l’intelligence éclairée par l’amour. » Simone Weil

La foi, en général, est bienfaisante pour tous. Nous en avons besoin dans nos sociétés pour que la confiance et la loyauté règnent dans les échanges. Les racines latines du mot foi, fides, et du verbe croire, credere, expriment l’idée de confiance. On met sa confiance en quelqu’un, en quelque chose; on se confie, on se fie à un autre que soi. Et cela commence très tôt. Le petit enfant s’éveille normalement à la vie d’après la confiance qu’il développe envers sa mère, son père, les personnes qui l’entourent. Comment s’épanouir si on ne croit pas en soi et en les autres, si on ne fait pas confiance? Comment grandir individuellement et collectivement si nous accordons seulement la primauté au pouvoir et au savoir, alors que le « croire » est aussi une dimension importante de notre être?

La foi, disait la philosophe Simone Weil, « c’est l’intelligence éclairée par l’amour ». Elle mobilise tout ce que nous sommes et engage profon­dément notre existence. C’est un clair obscur qui précède le discours et qui approche le mystère avec sa propre logique. Elle nous fait entrer dans une autre dimension de sens, un axe vertical, comme si on voyait l’invisible. Elle ouvre la porte sur l’infini d’un amour, jusqu’à croire qu’on est aimé éternellement. La foi, qu’elle soit en soi, en l’autre, en Dieu ou dans le Christ, est liberté de l’esprit et ouverture de l’intelligence.

Quinze variations de la foi
Dans mon livre L’aventure de la foi (éd. Parole et Silence), je présente surtout la foi chrétienne comme un acte, un don, une vie, une expérience, une écoute, une réponse, un toucher, un regard, un doute, une nuit, une lumière, un savoir, un combat et un engagement. Croire, c’est accep­ter que notre vie se joue devant le mystère de Dieu qui nous échap­pera toujours.

Dans les évangiles, Jésus s’émerveille de la foi de ses interlocuteurs, mais il déplore aussi leur manque de foi. Pour lui, la foi ouvre les portes du salut et fait accéder la personne à son humanité profonde. Ce qui n’enlève pas le doute qui épure notre foi et nous libère des idées toutes faites sur Dieu. Le doute peut aider la foi en la protégeant du fanatisme, de l’arrogance. La foi n’est pas la pensée magique qui se barricade derrière une forteresse de certitudes et de lois, mais une relation de confiance qui tend la main vers l’autre pour mieux l’accueillir et l’aimer.

La joie de croire
La foi est une aventure singulière qui s’enracine dans le quotidien.

Son côté surnaturel la rend suspecte à plusieurs de nos contemporains qui craignent le dogmatisme et le prosélytisme. Il y a ceux qui croient en Dieu et d’autres qui ne croient pas. Des deux côtés, il y a des nuan­ces, des questions, des ombres, souligne le chanteur Gilles Vigneault, dans un livre d’entretiens. Pour lui, « un athée, c’est un croyant qui se repose » (Un pays intérieur, Novalis). Et si Dieu croyait en nous beaucoup plus que nous croyons en lui?

Pour moi, le croyant est un aventurier de l’esprit qui arpente des territoi­res inconnus. Il ose l’aventure de la foi avec confiance, sans se laisser arrêter, si malaisée que soit la route. La foi devient alors une vie en abondance, un excédent de sens au quotidien, une expérience du sacré dans les réalités de tous les jours, une rencontre de Dieu. L’aventure de la foi devient l’aventure de la joie. Il y a une grande joie à croire, et cela se traduit dans l’engagement.

Le souffle, un outil de découverte de soi

Le souffle, véhicule du prana

Le souffle et la vie sont indissociables. À la base, la vie nous est prêtée, un souffle à la fois. Mais, hormis cette fonction physiologique, il existe la puissance de la science du souffle qu’on appelle « pranayama » ou respiration spirituelle.

Dans toutes les croyances de la planète, le souffle tire son origine du mot latin « spiritus », qui renvoie au principe de la vie, et son sens est souvent confondu avec celui d’esprit. Ici, l’esprit sera synonyme de prana (en sanskrit, « pra » signifie primordial et « na » signifie petite unité de lumière), qui nous rappelle­ le principe de vie primordial en tant que lumière représentant l’expérience la plus directe avec le divin. On dit qu’on n’inspire pas le prana, mais qu’en respirant on éveille la force de manifestation en nous. Devenant ainsi source primordiale de création, de beauté et d’expansion, le souffle engendre la vie, la protège et la perpétue.

L’éveil à la spiritualité par la respiration
Le souffle est créateur et recèle tous les secrets; en circulant librement en tout lieu, il devient l’expression divine. Savoir capter, diriger et maîtriser le souffle nous fait accéder à une part de la divinité contribuant à la maturation de la conscience.

Inspirer et expirer consciemment calme le mental et prépare le terrain pour la méditation profonde. En se concentrant sur l’espace entre l’inspiration et l’expiration, on invite la conscience à se tourner vers l’intérieur, favorisant la fusion avec l’espace de vacuité et de silence intérieur. Le souffle peut même transformer notre rapport au temps et nous faire basculer dans une dimension qui transcende le temps. En fait, le temps d’une respiration peut être ressenti comme le présent. En réunissant le corps, le mental et le souffle dans l’unité du temps, on s’immobilise et on s’immortalise.

À chaque souffle, la conscience s’imprègne de toutes les possibilités et s’harmonise avec la meilleure possibilité de manifestation du moment. C’est la clé de la réorien­tation du mental, soit l’ouverture de la conscience et du cœur.

Le souffle, révélateur de nos états d’âme
Le souffle révèle nos états d’âme et qualifie notre rapport à la vie. Bien qu’il soit facilement perturbé par la turbulence du quotidien, il finit toujours par nous ramener à l’essentiel. La pensée et le souffle sont intimement liés, et observer la qualité de sa respiration, c’est apprendre à se connaître, à se réapproprier la maîtrise de sa vie. Une difficulté à inspirer reflète d’une difficulté à recevoir et exprime un refus d’accueillir la vie. Une difficulté à expirer reflète une résistance à donner et exprime un désir de tout contrôler. Une difficulté à retenir le souffle peut signaler une peur du manque et un défaut d’équilibre dans sa vie.

Le souffle, de par sa position inter­médiaire entre la volonté cons­ciente et la régulation inconsciente, apparaît comme un moyen incomparable d’approche du corps, avec ses mécanismes internes et ses émotions les plus intimes. Dans son essor, l’inconscient est projeté dans la conscience, et c’est ainsi que le souffle s’avère le lien de communication entre le visible et l’invisible. En respirant consciemment, suivant différents rythmes (kriyas) selon les principes de la science du pranayama, nous pouvons réorganiser ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous percevons, jusqu’à réinventer notre existence. Enfin, il suffit d’écouter, et de décoder le langage subtil du souffle pour mettre fin aux périples du mental et conquérir la résistance à se renouveler à chaque instant.

Pour lire le texte intégral, cliquez sur mon blog www.lavoiedutao.com

La clairvoyance en 2016, un sens en plein épanouissement

Depuis quelques années, un grand mouvement nous invite à une plus grande conscience de soi et des limites que nous nous imposons afin de nous libérer de cette conception que nous avons de nous-mêmes et d’entrer dans le plus grand que soi. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à une petite réflexion sur la clairvoyance.

Lorsqu’on parle de clairvoyance, on a immédiatement une image qui nous monte à l’esprit : une image de celui ou celle qui la pratique, que ce soit une construction de notre esprit ou quelqu’un que nous avons eu la chance de rencontrer. Simple mais mystérieux, cet être est habité par une sagesse et une capacité cons­tante de percevoir l’invisible, d’entendre des voix qui lui donnent des détails sur ceux qu’il croise, d’entendre leurs pensées, de voir au premier contact des entités ou des éléments de notre physiologie subtile.

Ainsi perçu, jamais vous ne penseriez que ce « don » puisse vivre en vous. Si c’était le cas, vous le sauriez forcément!

Eh bien, voyez-vous, tout ceci n’est pas tout à fait exact…

Laissez tomber le mythe
Depuis que je suis jeune, j’admire cette capacité « surnaturelle ». Bien que ce ne soit pas le désir de l’acquérir qui m’ait poussée et maintenue sur le chemin de la spiritualité, j’ai fait quelques essais (séminaires, ateliers) pour voir si j’en étais dotée, mais sans succès. Au cours des dernières années, j’ai été amenée à remettre en question ma conception de la clairvoyance. Et il se trouve que l’idée que j’en avais était l’obstacle numéro un sur mon chemin, voire le seul! Si je travaille aujourd’hui comme clairvoyante et aide quotidiennement les gens en communiquant avec leurs guides et en amenant une perspective diffé­rente sur ce qui se passe en eux, je peux vous assurer que nous cherchons pour la plupart à la mauvaise place et que, si nous ne vivions pas la clairvoyance au quotidien, notre vie serait vraiment terne, inhumaine et ennuyante. Le clairvoyant n’est pas ce sorcier aux yeux perçants ou cette vieille femme à la sagesse et à la connaissance infinies. Il est en la mère qui ressent intuitivement ce qu’elle doit faire pour son enfant. Il est en l’ami qui a l’intuition d’appeler au bon moment. Il est en la fille qui parle à son père décédé en rêve. Et il grandit en celui qui suit le chemin de la guérison.

Qu’est-ce que la clairvoyance?
La clairvoyance est un sens, au même titre que l’ouïe et la vision, sauf que ce n’est pas un sens physique mais spirituel. Chacun d’entre nous possède dix-huit sens : cinq sens physiques (vue, odorat, ouïe, toucher, goût), les cinq mêmes sens mais au niveau astral et huit sens spirituels (les mêmes cinq premiers, plus la clairsentience, la clairconnaissance et le clairressenti -God feeling). Par clairvoyance, techniquement, on entend donc la vision spirituelle, le moyen de recevoir des informations du monde spirituel par la vision, par des images. En pratique, on parle du clairvoyant dans le sens beaucoup plus large d’une personne capable de percevoir de façon intelligible de l’information provenant des mondes astral et spirituel.

Une capacité dormante en vous
Croyez-vous percevoir des informations provenant de l’astral (la contrepartie invisible de notre monde physique) et du monde spirituel (de vos guides, anges, archanges)? Bien sûr que oui! Vos inspirations, vos impulsions saines, vos intuitions, cette sensation de savoir sans savoir pourquoi… Et c’est sans parler de tout ce que vous percevez au quotidien de votre environnement, des gens qui vous entourent! Toutes ces émotions et ces pensées que vous percevez inconsciemment et dont vous vivez pourtant les effets bien réels. Ce qui vous sépare du clair­voyant n’est donc pas la capacité à recevoir de l’information. Serait-ce plutôt la conscience que vous en avez et la capacité à saisir le sens de toute cette information? Voilà comment prendre conscience de votre clairvo­yance ouvre la porte à une plus grande conscience de soi et des autres, ingrédient majeur du mieux-être.

Maison écologique exemplaire à Edelweiss

Photo: EMMANUEL COSGROVE [à gauche] ET MIKE REYNOLDS sur la galerie de leur maison modèle à Edelweiss

La maison Edelweiss est le premier projet au Canada à obtenir la certification LEED v4 et la deuxième habitation LEED v4 dans le monde à atteindre le niveau Platine.

Cette maison de 1 552 pi2 comptant quatre chambres à coucher a coûté moins cher du pied carré à construire qu’une maison traditionnelle, et sa facture d’énergie est estimée à moins de 1,40 $ / jour – soit près d’un dixi­ème­ de celle d’une nouvelle maison traditionnelle.

Ce projet d’habitation à ultra-faible consommation d’énergie s’est mérité les louanges du Conseil du bâtiment durable du Canada pour son innovation et son leadership. « La maison Edelweiss est une réussite phénoménale – le premier projet canadien à satisfaire aux exigences rigoureuses de la dernière version de Leed à son niveau le plus élevé », a déclaré Thomas Mueller, président et chef de la direction du Conseil du bâtiment durable du Canada.

Quant aux constructeurs, ils ont lancé ce projet pour démontrer qu’il n’est pas si difficile ni plus coûteux de construire des maisons meilleures et plus performantes, qui permettent de réaliser des économies dès le moment où vous y emménagez. L’utilisation de matériaux à faible impact environnemental, qui sont également plus sains pour les occupants, était une priorité dans la conception. On a évité dans toute la mesure du possible d’utiliser des produits contenant des contaminants, et ce, afin d’atteindre l’objectif de zéro composés organiques volatils (COV).

L’objectif sous-jacent du projet était de concevoir une maison hyper-performante, construite selon les méthodes traditionnelles sans dépasser les coûts de construction.

La maison Edelweiss sert actuellement pour la tenue d’ateliers-visites d’une journée ainsi que pour des locations à court terme permettant aux professionnels du bâtiment ou à de futurs propriétaires de constater par eux-mêmes le confort exceptionnel d’une maison solaire passive.

Les responsables du projet ont produit une série de 13 vidéos portant sur les produits et les technologies employés dans la construction cette maison exemplaire. Il s’agit d’un guide visuel fantastique qui est disponible gratuitement. Pour visionner ces courtes vidéos de seulement quelques minutes chacune, visitez le site http://www.ecohome.net/video/guide.

Source : EcoHouse Canada Magazine, Ecohome.net

Pour plus d’information au sujet des projets inscrits à LEED au Canada, visitez le site http://www.cagbc.org/cbdca/ ou le site www.sabmagazine.com

Pour consulter la programmation en cours des formations Écohabitation : http://www.ecohabitation.com/formations/liste/date

Pour les ateliers-visites : www.ecohabitation.com/formations/cours/atelier-visite-maison-edelweiss

Pour la location court terme : fiche Airbnb d’Edelweiss https://www.airbnb.fr/rooms/8712810?guests=5&s=BLgshNxb

Rapport des certifications LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) au cours des dernières années :
2015 : 524 projets (124 au Québec) | 2014 : 529 projets (119 au Québec).

Projets certifiés en Outaouais au cours des 2 dernières années :
Certifié Platine : 37, chemin Des Roches, Wakefield | 30, rue Victoria, Gatineau | 1a-27, Résidence Aditus Altitude, Harrington. Certifié Or : 6, rue Martel, Harmonie des Rapides 2, Gatineau | 225, chemin Flynn (chalet), Low | Versant est, SAQ, montée Paiement, Gatineau | Centre sportif de Gatineau | 12, chemin du Pied-de-Vent, Chelsea. Certifié Argent : Bâtiments 13-14, Carrefour du Plateau, Hull | 4 et 8, chemin du Pied-de-Vent, Chelsea | La Maison Verte, Lac des Plages | Carrefour du Versant Ouest, Bâtiments G et H, Gatineau | Carrefour du Plateau, Bâtiment 8, Gatineau | Place Nelligan, Bâtiment B, Gatineau. Certifié (certified) : École des Tournesols, Gatineau | 60, chemin Mill, Eco River Lodge, Wakefield.

Source: http://www.cagbc.org/cbdca/ et www.sabmagazine.com

Le Projet Zibi

Un modèle exemplaire de communauté parmi les plus écologiques et avant-gardistes ici, en Outaouais.

La vision de Windwill et Dream est de créer des cadres de vie les plus durables et respectueux de l’environnement au monde. Pour ce faire, Zibi suit le plan d’action ambitieux « One Planet Communities », un modèle reposant sur dix principes simples pour favoriser un mode de vie durable et abordable pour tous. Ce modèle aidera Zibi à exister en utilisant une juste part des ressources de la planète.

Zéro carbone
Les bâtiments et les structures­ de Zibi sont neutres en carbone. En effet, l’électricité et le chauffage proviennent d’un mélange d’énergies renouvelables sur place et hors site.

Zéro déchet
Zibi est conçu selon un principe de hiérarchisation des déchets. Il est sur la voie d’atteindre zéro déchet d’ici 2020.

Transport durable
Zibi intègre un plan de transport visant à réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre.

Matériaux durables
Windmill Development Group privilégie les matériaux de construction à faible impact sur l’environnement, durables, locaux et récupérés.

Aliments locaux et durables
Le projet fait en sorte qu’il soit facile et pratique pour les résidents et les locataires de se procurer des aliments locaux, sains et durables.

Eau durable
À Zibi, les produits pour lesquels nous achetons et nous gérons de l’eau contribuent à une utilisation saine des sols et évitent les inondations locales et la pollution des cours d’eau.

Utilisation des sols et habitat de la faune
Le cadre de vie durable sera un modèle de vie urbaine au sein d’un milieu naturel diversifié et productif, en utilisant les sols de manière adaptée et efficace et en favorisant la beauté des paysages.

Culture et communauté locale
Le projet entretient une culture de durabilité, une communauté locale et un sentiment d’appartenance.

Équité et économie locale
Zibi assure une équité sociale dynamique en apportant au tissu social dense constitué d’une diversité de membres de la communauté locale des services accessibles à tous.

Santé et bonheur
Zibi présente des méthodes faciles, attra­yantes et abordables pour permettre aux gens de mener une vie heureuse et saine tout en consommant une juste part des ressources de la planète.

Le Projet Oasis en France

Le mouvement Colibris soutient la création de lieux de vie et de ressources dans un immeuble, une rue, un quartier, un village… partout où cela sera possible! Le mouve­ment appelle tous les cito­yens et les élus à « faire ensemble » et à se mobi­liser pour l’émergence de nouvelles oasis d’entraide et de solida­rité et accompagne les porteurs de projet dans la construction de leurs oasis. Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Le projet vise la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans.

Kaizen Spécial Oasis
Oasis, un nouveau mode de vie : un ouvrage coédité par Kaizen et le Mouvement Colibris.

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 « Oasis »,­ 100 lieux de vie cons­truits aux quatre coins de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convi­vialité au cœur de leur mode de vie.

Vivre autrement…

Regard sur un mouvement de changement vers de nouvelles communautés intégratives et écoresponsables
Le mode de vie collaboratif m’intéresse depuis la fin de mon cégep, en 2008. Au sein du comité d’environnement, je découvrais l’ampleur des problèmes en même temps que la diversité des solutions. Celle qui m’apparaissait la plus simple et nécessaire était la diminution de la consommation, et la manière la plus logique et efficace d’y parvenir, le partage. En visitant des communautés intentionnelles, j’ai compris que non seulement ce milieu de vie donne un haut niveau de cohérence et de sens par rapport à mes valeurs, mais qu’il génère un mode de vie où la relation à l’autre est centrale et qui favorise l’épanouissement et la connaissance de soi et permet de devenir une personne plus complète, plus libre et plus équilibrée.

D’abord, quelques mots pour vous situer. Qu’est-ce qu’une communauté intentionnelle? C’est simplement une communauté formée de gens ayant fait le choix d’habiter et de vivre ensemble pour partager un mode de vie et mettre des valeurs en pratique. L’appellation regrou­pe des projets de formes et de fonctionnements divers, que j’aime personnellement classer selon le continuum du partage : partage de vision et de valeurs, de propri­été, d’outils et d’espaces communs, des repas, ou proportion des projets développés de manière collaborative. On y trouve, dans l’ordre : bons voisinages, cohabitats, éco-hameaux ou éco-villages, communes. Chaque communauté a sa propre raison d’être et sa propre vision et se développe autour d’un objectif principal : spiritualité, écologie, éducation, travail, famille, égalité, accueil, etc.

Les communautés qui m’intéressent plus particulièrement sont celles qui mettent le plus de ressources en commun, ainsi que celles qui travaillent le plus à rayonner dans la société élargie, à incarner et à diffuser un changement social.

Je vous présente ici deux communautés près de chez vous!

La Cité Écologique de Ham-Nord
La Cité Écologique est une communauté de près de 80 membres, dont 14 enfants. Créée en 1984, elle a récemment fêté ses 30 ans d’existence, ce qui en fait la communauté intentionnelle la plus grande et la plus ancienne du Québec.

Tout a commencé à l’été 1983, lors d’un camp d’été. Les enfants aiment tellement l’expérience qu’ils demandent à leurs parents de pouvoir la vivre à l’année. Entre 80 et 120 adultes décident de se lancer dans l’aventure dès les premières années et de bâtir un milieu de vie intégré autour d’un projet d’école alternative.

Aujourd’hui, la Cité Écologique englobe plusieurs entreprises exploitées sur place, dont :

  • Khéops International, qui fabrique divers objets décoratifs en verre de style nouvel-âge, dont ses fameuses pyramides; et
  • Respecterre, qui s’engage à « Porter l’Avenir » depuis sa création en 2007, produisant des vêtement écoresponsables tout en encourageant l’économie locale.

Aujourd’hui, c’est la nouvelle génération qui prend la relève, contribuant à donner une nouvelle orientation où l’environnement occupe une place importante, tout comme l’ouverture sur le monde.

La Ferme Morgan, à Montcalm
Début février 2014, j’ai visité la Ferme Morgan, où vivait un groupe d’une dizaine de membres. La coopérative de solidarité CoopéraVie Morgan exploite la Ferme Morgan et loue les installations actuelles (maisons et bâtisses agricoles), et les résidents en sont les membres utilisateurs; c’est leur manière de partager leurs revenus.

Les membres de la coop s’occupent d’environ 70 bêtes (vaches, bœufs et bouvillons), ainsi que d’une dizaine de sangliers, des poules, des canards et de deux oies! L’été, ils ont un jardin et des serres qui couvrent 3,5 acres. Tout cela comble presque entièrement leur consommation de légumes, et ils sont autonomes en viande et en œufs. Ils mangent entièrement bio. La Ferme Morgan organise aussi, quelques fois dans l’année, des évènements rassembleurs, comme un souper-spectacle ou une fête des récoltes.