Le plan de carrière fait diminuer l’anxiété au travail

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir plus fatigué qu’à l’habitude, de manquer de concentration ou même de vivre de l’insomnie en pensant à votre travail? Saviez-vous qu’il s’agit là de symptômes d’anxiété? En gestion de carrière, le manque de planification contribue à engendrer de l’anxiété en raison de la confusion par rapport aux décisions à prendre, des doutes qui planent sur votre avenir et de la confiance en vous qui n’est plus toujours au rendez-vous. Ces questionnements, souvent créés par des sentiments de peur, d’inquiétude ou de crainte que vous nourrissiez face à l’avenir, font malheureusement de plus en plus partie du quotidien des professionnels aux horaires trop bien remplis…

Indécision par rapport aux choix de carrière
Tout d’abord, au moment de choisir leur cours, à la fin de leur secondaire, les jeunes se trouvent face à plus de 500 domaines d’emplois possi­bles. Les universités ne cessent de multiplier le nombre de programmes qu’elles offrent, et les entreprises cherchent à se montrer créatives en imaginant de nouveaux titres professionnels et mettent en place des stratégies captivantes pour recruter les meilleurs candidats sur le marché du travail. En tant que professionnel, vous êtes sollicité de toutes parts et, si vous n’y portez pas attention, votre boussole peut facilement perdre le nord…

Par exemple, dans son article du journal Les Affaires du 10 février dernier, Julien Brault laissait entendre qu’il n’y avait pas d’avenir en informatique et que « savoir programmer ne sert à rien ». D’autres études (p. ex., France Stratégie) prédisent que les métiers du futur seront en lien avec le service aux personnes (aide-soignant, enseignant, aide à domicile). Qu’en pensez-vous?

Est-ce une raison pour modifier vos choix de départ? Je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont raconté que, après avoir consulté un conseiller en orientation, elles se sont vu remettre une liste de métiers­ sans pouvoir obtenir le soutien nécessaire pour prendre LEUR décision et établir un plan stratégique. Elles se sont retrouvées éparpillées, bloquées, incapables d’avancer… Plus anxieuses qu’au départ, elles se sont rendu compte que le plus vite elles prendraient LEUR décision, le mieux cela vaudrait pour elles.

On s’entend donc pour dire que, lorsque vient le temps de faire une planification de carrière, le défi n’est pas le manque d’information! Au contraire, il y en a tellement que c’est le principal piège qui fait naître la confusion. Ces informations provenant de l’externe détournent l’attention de ce qui est vraiment important : vous, vos passions, vos talents, vos intérêts et, surtout, votre volonté!

Avoir un plan fait diminuer les doutes
Ce tourbillon d’informations peut être calmé par la prise de décisions à court, moyen et long terme qu’impose l’élaboration d’un plan de carrière ou d’une stratégie de gestion de carrière. Bien que personne ne possède de boule de cristal, le fait de cibler un domaine et de cerner les champs d’expertise qui vous intéressent aidera à établir vos priorités, à classer l’information et à prendre vos décisions par rapport aux choix que vous aurez à faire dans votre quotidien (formation, perspectives d’emploi, réseautage, etc.).

Pensez-y, tout le monde a un destin, mais encore trop peu de personnes prennent la décision de le suivre, par peur de déplaire, de décevoir ou, pire encore, par crainte du « qu’en-dira-t-on ». Et si la solution était de vous offrir un moment de réflexion pour évaluer vos options? Et si ça ne consistait qu’à vous arrêter pour faire des choix et honorer qui vous êtes?

Et, si tel était le cas, quel serait le meilleur moment pour vous de commencer?

Les systèmes relationnels

Que nos expériences relationnelles d’enfant aient été bénéfiques ou non à notre épanouissement, il n’en demeure pas moins qu’elles influencent les rapports que nous entretenons aujourd’hui avec les autres. Nous nous demandons parfois pourquoi ces rapports sont si souvent insatisfaisants et douloureux.

Lorsque nous étions enfant et adoles­cent, nous avons tous été affectés par l’un ou l’autre des déclencheurs suivants : l’humiliation, la culpabilisation, la trahison, la dévalorisation, l’abandon, l’exclusion, le rejet, l’indifférence, l’incompréhension ou le pouvoir. Si nos éducateurs nous ont blessés, c’est que, jeunes, ils l’ont été aussi. Nous pouvons d’ailleurs facilement les comprendre lorsque nous prenons conscience que nous blessons également les autres quand nos souffrances d’enfant ou d’adolescent sont réveillées par une personne avec laquelle nous nourrissons un lien affectif. Il suffit parfois d’une parole ou d’un geste qui rappelle à notre mémoire inconsciente la douleur psychique du passé pour que nous réagissions involontairement d’une manière incisive. Ce comportement défensif tout à fait normal n’en déclen­che pas moins fréquemment les réactions blessantes de ceux à qui il s’adresse. Blessés par notre attitude défensive, ils réagissent à leur tour. Ces attaques mutuelles créent des systèmes relationnels souffrants et nous emprisonnent. Parmi ces systèmes, notons ceux du bourreau et de la victime, du sauveur et de l’affligé, du juge et du coupable, de l’abandonnique et du déserteur, de l’envahisseur et de l’envahi, du dominateur et du dominé, de l’ange et du démon, de l’inférieur et du supérieur, du manipulateur et du manipulé, et j’en passe.

Nous créons et recréons l’un ou l’autre de ces systèmes relationnels disharmonieux parce que, au lieu d’écouter notre enfant intérieur quand une blessure est réveillée en nous ici et maintenant, nous abandonnons cet enfant comme il l’a été autrefois par nos éducateurs. Nous nous tournons alors vers le déclencheur de nos blessures pour le responsabiliser. Ce faisant, nous envenimons non seulement nos relations, mais aussi nos plaies psychiques et nous infligeons bien involontairement plus de souffrance à cet enfant abandonné déjà profondément meurtri.

Pour dénouer un système relationnel insatisfaisant, le travail sur soi est indispensable. Un système étant formé de personnes qui interagissent, il est évident que, si l’une d’elles change, l’autre sera forcément déstabilisée, ce qui suscitera la remise en question nécessaire à son évolution. Cela dit, il est important de préciser qu’un être humain change, non pas parce qu’il a révolutionné sa nature profonde, mais parce qu’il l’a acceptée.

L’acceptation est le passage incontournable pour transformer la discordance relationnelle en harmonie et pour utiliser nos conflits d’une manière créatrice. N’oublions pas que l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes attirés par certaines personnes bien particulières est que, en réveillant nos blessures d’enfant, ces personnes suscitent le travail sur nous-mêmes nécessaire à notre évolution.

À l’acceptation de soi s’ajoutent d’autres moyens pour nous libérer de nos systèmes relationnels disharmonieux, notamment l’introduction quotidienne dans notre vocabulaire des mots bravo et merci. Je vous encourage à intégrer tous les jours ces mots magiques dans vos relations avec les personnes qui vous sont chères. N’attendez pas de les avoir perdues pour les remercier et les reconnaître. La gratitude et la reconnaissance nourrissent les liens et les renforcent. Elles changent l’état intérieur; elles favorisent le rapprochement et elles ont pour merveilleux avantage de cultiver la paix, l’amour et le bonheur de vivre ensemble.

Les bienfaits d’un espace sacré

En spiritualité, tout commence par une panne (Richard Bergeron, Renaître à la spiritualité). Et il arrive que la panne se présente tout simplement sous une forme banale: « Je suis fatigué ». Il s’agit souvent plus que d’une fatigue physique causée par la dépense d’énergie quotidienne. Ce signal de fatigue indique une fatigue morale ou spirituelle qui peut se manifester à tout âge, à la suite des déceptions découlant des chemins parcourus.

Cette situation est une invitation à cesser de courir à longueur de journée, même durant nos journées de congé, pour emprunter de nouveaux chemins et ne pas oublier d’apprivoiser les espaces qui mènent à l’intériorité.

Il existe en chacun de nous un « espace sacré » à découvrir. Beaucoup craignent de s’avancer dans ce genre d’aventure comme s’il s’agissait de s’exposer à de vastes espaces où l’on risque de se perdre. On se met alors à chercher des guides extérieurs pour nous rassurer.

Il suffirait peut-être de commencer par apprivoiser le silence extérieur. S’arrêter, seul, dans la nature, à goûter le temps, à écouter la musique, à contempler la lumière ou les étoiles. Découvrir ou se créer des îlots de silence.

Tenter de faire un peu de silence intérieur par diverses formes de méditation ou de temps d’arrêt dans un lieu de calme choisi et apprécié. Fréquenter des ermitages ou des centres de retraite, pratiquer la marche silencieuse.

Offrir à l’âme agitée cette dose de calme quotidien qui nourrit non seulement le psychique, mais tous les niveaux de conscience, depuis les plus superficiels jusqu’aux plus comblants. Le silence parle fort; le silence me révèle le mystère que je suis, il est miroir et me reflète les secrets cachés, les désirs enfouis, les richesses inexploitées.

Dans un de ses sermons, saint Bernard affirmait que l’âme cesse d’être solitaire quand elle devient « sanctuaire ». Cela signifie que toute personne qui cultive l’ouverture intérieure peut aussi devenir un « espace sacré ».

Tout vivant conscient reçoit plus facilement les cadeaux de la vie lorsque tous les volets de sa maison sont ouverts pour laisser entrer toute forme de lumière.

De tous temps, les êtres spirituels, prophètes ou mystiques, ont désigné les chemins du sacré ; à tous les âges, ils ont cherché divers points de contact avec ce que nous appelons la Transcendance. On a attribué le nom de sacré à ce qui nous fait ressentir sa présence, nous induit à la contempler et à s’en émerveiller. L’actuelle désaffection pour le religieux institué n’implique pas la disparition des expériences de la transcendance. Elle les rend seulement plus difficiles à identifier.

Le témoignage de la vie de Jésus, comme celui de nombreux croyants provenant de toutes les cultures, pose la personne humaine comme réalité prioritaire, précieuse et inaltérable, sacrée. Toute sa pratique en témoigne : ses actes de guérison, ses attitudes d’accueil et ses enseignements éthiques privilégient toujours la personne et sa capacité de relation à Dieu.

Un témoin de chez nous, de réputation internationale, Jean Vanier, nous rappelle cette vérité dans le titre d’un de ses livres : Toute personne est une histoire sacrée.

Une urgence pour notre temps : reconnaître l’espace sacré que je suis, reconnaître l’espace sacré qu’est chaque personne humaine, même si elle est handicapée, migrante, d’une autre culture. La situation internationale de repli sur soi, de sécurité à tout prix, profiterait avantageusement d’une injection d’humanité en provenance des « sanctuaires » que nous sommes.

Le sens de la vie après une expérience de mort imminente (EMI)

En juillet 1981, lors d’un accouchement plutôt difficile, fatiguée, épuisée, je me suis sentie partir et m’élever, attirée par une douce et intense Lumière blanche qui a rapidement pris toute la place. J’en ai oublié mon corps tant cette Lumière était un COCON D’AMOUR, un aimant m’attirant dans toute cette douceur. Je me sentais comme dans les bras d’une maman, TOTALEMENT AIMÉE ET ACCUEILLIE. J’ai d’abord senti, puis vu une présence blanche lumineuse m’envelopper de sa Lumière, d’une FORCE D’AMOUR jamais connue, puis je l’ai entendue me parler. Cette présence m’a rassurée, car elle m’a dit que tout irait bien, qu’elle était avec moi. Instantanément, je lui ai fait confiance. Cet ÊTRE m’a parlé de mon histoire, de moi, cette petite FILLLE non désirée par ses parents qui voulaient un GARÇON. J’ai vu mon histoire défiler devant moi, mais j’en étais détachée : je revoyais des scènes comme les fessées douloureuses et j’entendais les propos blessants, comme « fais de l’air », « dérange-moi pas ». Je me voyais cherchant l’attention, l’approbation, l’amour des membres de ma famille. J’étais le témoin silencieux de ma propre histoire sans avoir conscience du TEMPS ET DE L’ESPACE.

Ce sont les pleurs de mon bébé nouveau-né par césarienne d’urgence qui m’ont ramenée à mon corps physique. Je m’y sentais tellement mal, à l’étroit, avec un ÉNORME SENTIMENT DE PERTE. J’ai été happée par mon retour à la réalité terrestre et j’étais divisée entre la peine liée à cette perte de paradis et la joie de voir mon bébé. J’ai parlé de mon histoire à mon gynécologue et je lui ai dit que personne ne me croirait si je contais ce que je venais de vivre. Je savais que les miens étaient alors dans le bien-paraître et le « on fait comme si ».

Ma vie a basculé, je n’étais plus la même intérieurement. Je me sentais SEULE, vraiment humainement SEULE, même s’il y avait mon fils, mon mari et mes amis. Ma vie n’avait plus de sens, mais à qui parler sans passer pour menteuse ou folle? J’ai cherché, cheminé, et je sais aujourd’hui avec CERTITUDE que cette FORCE DE VIE, je la porte en moi comme je l’ai toujours portée au plus profond de mon être sans en être consciente. C’est elle qui a toujours tout synchronisé dans ma vie. Ce fut tout un travail, jour après jour, de M’ACCUEILLIR ET M’ACCEPTER TELLE QUE JE SUIS : DIFFÉRENTE, IMPARFAITE ET LIBRE. Oui, ma vie a basculé tout doucement : mon couple s’est dissout, j’ai laissé aller des proches et des amis. Puis, j’ai choisi d’étudier en médecine douce, dans différentes branches, et je suis toujours demeurée ma cliente no 1. D’ailleurs, j’ai été amenée à témoigner de mon histoire, ce parcours pas très fréquenté, mais dans lequel j’ai vibré intensément.

En juin 2013, j’ai revécu toute mon histoire, car, cette fois, c’était mon seul fils tant aimé qui était dans le coma, à la suite d’un accident de moto. Il était lui aussi dans la douce LUMIÈRE et L’AMOUR PUR, je le savais si bien. À sa sortie du coma, j’ai vu cette MERVEILLEUSE LUMIÈRE dans ses beaux yeux si bleus. Lui aussi n’était plus le même. Et cinq mois et demi plus tard, il s’envolait finalement, pour ne plus revenir, dans cette LUMIÈRE qui est notre réelle demeure à tous.

Alors oui, ma vie a aujourd’hui une profondeur et une sérénité qui me font choisir chaque jour de VIVRE LE PRÉSENT INTENSÉMENT. Je rends grâce pour mon histoire, aussi difficile semble-t-elle, puisqu’elle m’a permis d’être la FEMME que je suis aujourd’hui. Même pendant que je vis de grands deuils, la VIE ME PORTE.

Fini le gaspillage!

Quatre trucs pour affamer nos poubelles et assurer une consommation responsable
De la pomme ridée au poireau desséché, en passant par la pinte de lait « passée date », chaque jour, on jette des aliments. Ce problème se présente à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la ferme à la table; malgré tout, c’est nous, les consommateurs, qui jetons le plus d’aliments. Ce geste coûte très cher aux Canadiens puisque chaque consommateur perdrait près de 800 $ par année à cause du gaspillage alimentaire qu’il fait à la maison. Et c’est sans compter toutes les ressources (eau, engrais, pesticides, pétrole, emballages) qui entrent dans la production, la transformation et le transport de ces aliments. Voici donc quatre trucs simples afin de moins nourrir vos poubelles et d’éviter de gaspiller les aliments.

Cuisiner les aliments fatigués
Vous arrive-t-il parfois de tomber sur de véritables découvertes archéologiques dans le fond de votre réfrigérateur? Les fruits et légumes ratatinés ont certes connu des jours meilleurs, mais ils ne méritent pas nécessairement de se faire balancer directement à la poubelle. Les fruits plus âgés se prêtent à merveille à la confection de compotes et de confitures. Une fois en purée, les rides seront choses du passé ! Les légumes fanés ne laissent pas non plus leur place quand vient le temps d’apprêter des soupes et des potages réconfortants.

Congeler tout, tout, tout
À peu près tous les aliments se congèlent : fruits, légumes, céréales, viandes, poissons … C’est une méthode de conservation qui permet de réduire efficacement le gaspillage.

Dès que vous revenez du supermarché, placez vos pains au congélateur. C’est là qu’ils se conserveront le plus longtemps. Il suffit de les décongeler pour qu’ils redeviennent aussi frais que le jour de leur cuisson!

Les restes de repas peuvent être divisés en portions individuelles dans des contenants destinés à la congélation. Il suffira ensuite de les décongeler au fur et à mesure pour créer un lunch rapide, prêt à manger.

Faire un bouillon avec les restes de légumes
Lorsqu’on prépare des légumes, il est inévitable de se retrouver avec des bouts de tige, des pelures et d’autres épluchures. Plutôt que d’engraisser votre poubelle avec ces précieuses retailles, conservez-les dans un sac hermétique placé au congélateur. Une fois le sac plein, vous pourrez faire un bouillon de légumes. Il suffit de faire revenir un oignon dans l’huile. Ajoutez-y les retailles et faites cuire le tout. Recouvrez ensuite les légumes d’eau, assaisonnez avec des herbes fraîches ou sèches et laissez mijoter doucement une trentaine de minutes. Filtrez le tout, et vous obtiendrez un bouillon de légumes maison.

Se calmer en ce qui concerne les dates de péremption
Les dates de péremption sont les mentions « best before » (meilleur avant) que l’on peut voir sur certains produits alimentaires. Ces dates sont valides tant que l’emballage n’a pas été ouvert. Leur rôle n’est pas d’indiquer qu’un produit n’est plus propre à la consommation une fois passée une date donnée mais plutôt que le fabricant ne peut pas garantir que l’aliment sera encore au meilleur de sa forme du point de vue du goût, de l’apparence, de la texture ou de la valeur nutritive. Certains aliments, comme les œufs, le yogourt et les fromages fermes tels le cheddar peuvent être consommés sans problème après la date de péremption, s’ils ont été conservés dans les bonnes conditions. Nous avons tous, chaque jour, le pouvoir de lutter contre le gaspillage alimentaire. Intégrer quelques-uns de ces trucs dans son quotidien est une façon facile d’économiser de l’argent et de faire du bien à la planète.

Le gaspillage alimentaire : honte et scandale!

DES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG
Au Canada, seulement 11 % du gaspillage alimentaire est attribuable aux détaillants et 51 % aux consommateurs. Annuellement, au Québec, c’est plus de 32 000 tonnes d’aliments comestibles qui sont jetées aux ordures par l’industrie agroalimentaire. Les Québécois perdent en moyenne 771 $ par année en nourriture jetée, soit 2,5 fois plus que chez nos voisins du sud.

Selon une étude publiée en 2010, les Canadiens jettent pour 27 milliards de dollars de nourriture chaque année et 1 item sur 4 est jeté sans avoir été consommé.

Le secteur agroalimentaire a évolué à vitesse grand V ces dernières décennies, laissant dans son sillage un triste constat : le tiers des aliments produits mondialement est perdu ou gaspillé (FAO, 2011). Bien que la nécessité de réduire le gaspillage fasse plutôt consensus, nous sommes en droit de nous demander si les citoyens, les citoyennes et le système agroalimentaire sont prêts à changer.

Surconsommation et mode de vie
Peu d’études ont été faites au sujet du gaspillage alimentaire, que ce soit au Québec, au Canada ou dans le monde. Toutefois, celles qui existent s’entendent quant à l’impact des habitudes de consommation des citoyens et citoyennes sur l’ampleur de la problématique du gaspillage alimentaire. En effet, dans les pays industrialisés, les plus grands gaspilleurs sont les consommateurs et consommatrices. D’abord, notre société valorise beaucoup le travail rémunéré et son pendant, la consommation. L’acte d’acheter est bien vu, il est signe d’opulence et procure une certaine envergure sociale. Afin de répondre aux attentes de leur famille et entourage, les consommateurs vont avoir tendance à acheter plus que ce dont ils et elles ont réellement besoin. Ceci, sans parler des horaires souvent chargés et contraignants qui limitent leur capacité à bien gérer les achats. Dans le cas qui nous intéresse, les aliments périssables n’ont pas une durée de vie infinie et doivent être entreposés, congelés ou transformés adéquatement.

Ensuite, l’annulation des cours d’économie familiale au secondaire, conjugué à l’éclatement des familles et à l’arrivée des femmes sur le marché du travail ont eu pour effet de faire diminuer le temps accordé à la transmission des savoirs culinaires. Ces derniers sont essentiels à la bonne gestion des aliments, mais sont aussi importants étant donné l’influence qu’ils exercent sur la perception de la cuisine : un moment passé en famille, qui nous permet de manger sainement sans gaspiller la nourriture que l’on a à la maison.

Matière à réflexion
Si la moitié du gaspillage alimentaire au Canada est la responsabilité des consommateurs et consommatrices, l’autre moitié relève de l’industrie à tous les niveaux de la chaîne alimentaire (production, transport, transformation et vente). En quelques décennies, nous sommes passés d’un système d’agriculture traditionnel de proximité à un système d’« agrobusiness » (agroentreprise) comptant beaucoup d’acteurs qui ont leurs propres attentes, normes et demandes.

« Un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté ».Tristram Stuart

Si une partie des milliers de tonnes d’aliments se retrouvant à la poubelle pouvait se retrouver sur les tablettes à moindre prix, ou dans les banques alimentaires, cela permettrait certainement de mieux répondre aux 1,6 millions de demandes d’aide alimentaire d’urgence mensuelles que reçoivent les Banques alimentaires du Québec.

1 En septembre 2013, une pétition portant 18 097 signatures a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec pour demander au gouvernement d’obliger les supermarchés tels Maxi, IGA ou Métro à donner leurs invendus encore consommables à des banques alimentaires.

L’importance des valeurs

« Ces nouvelles sont excellentes, et ce que tu récoltes est le fruit de tes investissements basés sur tes valeurs »

Si j’ai choisi de partager avec vous ce court extrait d’un suivi de coaching, c’est parce qu’il introduit à merveille le thème des « valeurs », un thème qui fait partie intégrante de la vie de chaque personne, qu’elle en soit consciente… ou non!

Dans un parcours de vie, il est très fréquent qu’une personne soit en quête du sens de sa vie personnelle ou professionnelle ou qu’elle se questionne à ce sujet! Savez-vous que, bien souvent, elle trouvera des réponses dans la mise à jour de ses valeurs?

Les valeurs, ce sont des croyances bien ancrées en nous qui expliquent nos motivations et qui peuvent servir à mieux comprendre nos besoins. Ce sont elles qui orientent nos choix de vie, nos comportements, nos actions.

La majorité de nos valeurs sont acquises au contact de notre milieu familial, éducatif, social, culturel et politique et elles font partie de notre identité. Les valeurs sont implantées durant notre petite enfance, de la naissance jusque vers l’âge de sept ans, au contact de nos parents. Vient ensuite l’étape du modelage (8-13 ans), qui se fait consciemment ou inconsciemment en copiant les amis. Les valeurs les plus importantes, les valeurs fondamentales, se créent vers l’âge de dix ans. Puis, c’est l’étape de socialisation (14-21 ans), qui sert à découvrir les valeurs qui affectent nos rapports avec les autres. Par la suite, tout en demeurant des éléments stables de notre identité, elles évoluent quelque peu au cours de notre existence.

Si de nombreuses valeurs (amour, famille, santé, réussite, bonheur, paix, engagement, respect, couple, richesse, sécurité, aventure, stabi­lité, entre autres) suscitent l’intérêt général, ce sont plus ou moins huit valeurs qui donnent une direction, guident les comportements, motivent à agir et donnent un sens aux activités quotidiennes.

Lorsqu’on fait en sorte de respecter nos valeurs et de les faire respecter par autrui, non seulement nos choix de vie deviennent durables, mais ceux-ci nous apportent bien-être et confiance. En contrepartie, nous devons assumer la responsabilité de nos choix!

Cependant, lorsque nous y dérogeons, nous nous sentons mal, déstabilisés, coupables et nous doutons bien souvent du fondement de nos actions et de nos choix de vie.

Il est à noter que les valeurs changent selon le contexte. Par exemple, dans un milieu de travail, une personne pourrait valoriser engagement, succès, efficacité, esprit d’équipe, plaisir et créativité, tandis que, dans un contexte de vie de couple, ce qui pourrait être le plus important pour cette même personne serait amour, fidélité, respect, ouverture d’esprit, et peut-être aussi plaisir et engagement!

À la lumière de ces brèves explications sur les valeurs, pensez-vous connaître les huit valeurs qui orientent votre vie personnelle ou professionnelle?

Voici deux pistes de travail parmi d’autres pour vous aider à identifier vos valeurs :

1. Arrêtez-vous un moment et faites comme si vous preniez une photo instantanée de votre vie actuelle en choisissant votre contexte. Selon vous, quels sont les huit mots qui reflètent ce que vous voyez?

2. Dans un moment propice à la réflexion, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui me pousse à agir ou qui me fait sortir du lit le matin? »

À partir de l’une ou l’autre de ces pistes, vous aurez identifié ce qui est vraiment important pour vous dans le contexte choisi. Pour que votre mise à jour des valeurs soit « opérationnelle », poursuivez votre réflexion en nommant les croyances qui alimentent vos valeurs.

Être ou ne pas être en relation… là est la question!

Tant de personnes désirent « être » en relation afin « d’aimer et d’être aimées ». À la base, les hommes et les femmes désirent exactement la même chose, mais, après un certain temps, cette illusion s’effondre et, bien souvent, le couple aussi!

Être en relation avec quelqu’un, c’est apprendre à se découvrir et à se connaître par l’entremise de l’autre afin d’épurer notre propre contenu; et pourtant, nous entrons trop souvent en relation sans connaître notre mécanisme de fonctionnement ni le contenu qui nous habite. En plus, nous devons apprendre le mécanisme de fonctionnement et le contenu de notre partenaire, ce qui ne nous facilite pas la tâche.

Le plus grand problème se situe dans le fait que, lorsque nous sommes en relation, nous désirons inconsciemment réparer les blessures subies au cours de notre enfance; c’est ainsi que notre passé et celui de notre partenaire refont surface et que les guerres de pouvoir débutent.

En début de relation, les échanges se font merveilleusement bien; c’est la phase fusionnelle, durant laquelle nous sommes prêts à tout faire pour plaire à l’autre. Cependant, dès que l’un des deux ne comble plus les pré-requis de l’autre, la relation commence à se ternir, et nous prenons soudainement conscience du fait que tout n’est pas si parfait. La personne en face de nous n’est pas totalement celle qu’elle dit être, et nous croyons à tort que nous ne sommes pas avec « LA » bonne personne.

Dans certains cas, nous poursuivrons nos routes respectives vers quelqu’un d’autre en répétant le même scénario jusqu’à ce que nous acceptions de faire face à notre propre contenu. Au mieux, nous persistons au sein de la relation pour entamer la phase « de la réalité », durant laquelle nous commençons à découvrir le mécanisme de fonctionnement de notre partenaire et son contenu. Cette phase nous permet aussi de nous connaître personnellement encore plus en profondeur. Elle est souvent de type « montagnes russes » à cause des émotions impliquées dans la découverte de soi et de l’autre.

C’est au cours de cette phase que la communication devient totalement discordante entre nous et notre partenaire et que le chaos s’installe jusqu’à ce que nous arrivions à trouver un moyen de communication sain qui nous permettra de mieux nous entendre, nous écouter et nous soutenir. Cette phase n’est certes pas facile, mais elle est très enrichissante et gratifiante.

Bien sûr, les deux partenaires doivent avoir le désir de travailler chacun sur soi pour ensuite échanger l’un avec l’autre leurs découvertes et prises de conscience afin de pouvoir rétablir une communication saine et de continuer à construire une relation qui les mènera vers quelque chose de mieux pour eux. Si c’est le cas, il est maintenant temps d’accepter de baisser les armes en cessant de culpa­biliser et de responsabiliser l’autre et de jeter un regard en profondeur dans ses propres « trippes » pour constater ce qui nous habite et qui fait en sorte que nous agissons d’une certaine façon avec l’autre.

En conclusion, si nous partons avec l’idée que nous désirons trouver un partenaire afin de nous compléter, c’est que nous ne nous considérons pas comme une personne à part entière en voulant combler un manque, un vide ou des carences. Un partenaire de vie devrait être un plus dans notre vie, pour que nous puissions tous deux marcher côte-à-côte et non pour lui faire porter la responsabilité de notre malheur ou de notre bonheur!

Être sage-femme : pour l’amour des femmes et des familles

Pour changer le monde, on doit changer la façon de naître, selon Michel Odent, obstétricien, grand défenseur de l’accouchement naturel, en douceur.

Pourquoi devenir sage-femme?
La décision de devenir sage-femme vient souvent du désir d’aider les femmes et les couples à accueillir leur enfant et à devenir parents. Pour certaines sages-femmes, l’attirance vers les « bédaines » et les bébés est ce qui les allume. Pour d’autres, le souhait de travailler comme sage-femme vient de leur intérêt pour le domaine de la santé. En effet, les sages-femmes sont des intervenantes de la santé de première ligne qui assurent un suivi médical et un soutien complet aux femmes durant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale.

Les responsabilités d’une sage-femme
Les sages-femmes sont des spécialistes de la grossesse et de l’accouchement normaux, des processus naturels et physiologiques selon elles.

Dans leur pratique, elles offrent des soins personnalisés aux femmes durant toute la période périnatale jusqu’à six semaines postpartum afin de répondre à leurs besoins particuliers, par exemple accoucher dans l’eau ou avoir ses autres enfants présents durant la naissance. Les rendez-vous sont d’une durée de 30 à 45 minutes; au cours de ces rendez-vous, nous assurons le suivi médical de la grossesse, de la croissance du bébé et du mieux-être durant la période postnatale. Nous donnons des conseils en nutrition, en allaitement et en méthodes naturelles de soutien durant l’accouchement. La maman enceinte rencontre une petite équipe de sages-femmes durant son suivi, ce qui lui permet de les connaître avant la naissance. Une sage-femme de l’équipe la guidera durant son travail et appellera une deuxième sage-femme pour l’assister durant la naissance.

Les femmes suivies par une sage-femme peuvent choisir d’accoucher à la maison de naissance, à domicile ou en centre hospitalier. Les femmes qui choisissent un suivi sage-femme croient en leur habileté à donner naissance naturellement à leur enfant. À titre préventif ou dès l’apparition de complications, nous orientons directement nos clientes vers les spécialistes. Toutes les maisons de naissance ont une entente avec un centre hospitalier.

La Politique de périnatalité du Québec diffusée en 20081 recommande que, d’ici 2018, 10 % des femmes enceintes bénéficient d’un suivi périnatal complet par une sage-femme. Au Québec, 17 maisons de naissance ou services de sages-femmes offrent des soins personnalisés. Nous espérons que, bientôt, toutes les Québécoises auront accès à un suivi sage-femme. Comme Isabelle Challut, infirmière diplômée et auteure, l’a fait remarquer, l’accès aux sages-femmes est malheureusement encore limité puisque, à l’échelle provinciale, seulement 3 % des femmes accouchent avec une sage-femme.

À la Maison de naissance de l’Outaouais, nous faisons tout ce qui est en mesure de faire pour répondre aux demandes des mamans enceintes de l’Outaouais qui souhaitent un suivi par des sages-femmes. Nous sommes une équipe de 12 sages-femmes à votre service. Dès leur grossesse confirmée, les futures mères nous appellent pour s’inscrire à une séance d’information sur le suivi sage-femme. Ensuite, elles rencontrent une sage-femme, habituellement vers la 10e semaine de grossesse. Des suivis plus tardifs sont également possibles, selon les disponibilités.

Le sacré de la vie

Toujours émue par l’émerveillement renouvelé de chaque naissance, je vous souhaite une merveilleuse grossesse et une naissance dans la joie! Au nom du sacré de la vie et pour le don sacré de la vie humaine, je souhaite à chaque couple la naissance de son enfant au cœur d’une intimité sacrée et dans un accompagnement global de la naissance.

Pour moi, le sens du sacré c’est… le Respect de la Vie, accueillir un enfant en douceur.
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1http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2008/08-918-01.pdf

Le retour au Féminin Sacré

…pour participer à l’émergence d’un monde nouveau!

En tant que femme, être dans son Féminin Sacré, c’est cultiver ses qualités féminines, son essence propre. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est aimer son corps sans l’approbation des regards extérieurs. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est faire rayonner sa beauté intérieure. Le faites-vous? Être dans son Fémi­nin Sacré, c’est écouter ses besoins et ses désirs et y répondre avec amour envers soi. Le faites-vous?

J’entends le tam-tam du tambour sacré amérindien… et vous? Un son sourd… profond, remuant. Que vient-il remuer en vous? Écoutez encore. Est-ce le tambour sacré que vous entendez ou votre féminin sacré qui veut s’exprimer? Maintenant, voyez-vous le cercle de femmes dans lequel vous êtes invitée à entrer pour y honorer ce féminin sacré en vous?

Qu’est-ce que le Féminin Sacré?
Le Féminin Sacré, c’est la recon­naissance de toutes les qualités féminines : la beauté, l’harmonie, la sensibilité, la sensualité, la grâce, la douceur, la finesse, l’empathie, l’accueil, l’éveil de la terre mère… Et surtout, c’est l’énergie créatrice. Les femmes sont les gardiennes du Féminin Sacré.

Le Féminin Sacré, c’est une expression de la créativité, une danse avec les cycles de la vie, de la lune et de la terre. Le pouvoir au féminin, c’est apprendre à se connaître, prendre le temps de s’arrêter et d’observer ce qu’on ressent. Le Féminin Sacré permet à chaque être humain de retrouver tout le potentiel de son pouvoir créateur. Cette énergie unificatrice et créatrice qui nous connecte profondément à notre sensibilité, à la liberté d’exprimer nos rêves les plus fous et de faire confiance à nos intuitions.

Le Féminin Sacré laissé pour compte
Il y a quelques décennies, les femmes ont laissé de côté certains aspects du féminin pour se tailler une place dans la société. Dans un passé encore plus lointain, on considérait la femme comme l’incarnation dans la matière de la grande déesse. Elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère en plus de pouvoir communiquer avec l’invisible et le sacré. La femme antique était donc chamane, guérisseuse, magicienne et prêtresse.

Dans cette perspective historique, nous sommes maintenant prêts à concilier ces pôles afin d’unir ces deux facettes de notre être, le féminin et le masculin. C’est par la réunion de ces deux principes en soi-même que l’on pourra retrouver la paix dans le monde.

Depuis longtemps, l’énergie féminine a été bafouée, reniée et non respectée. Il est temps de nous affranchir du système patriarcal, tant religieux que social ou politique. La femme doit retrouver sa dignité et reprendre sa place. Une façon d’y parvenir, c’est en guérissant le Féminin blessé que nous portons dans notre ventre et en nous libérant des tensions et des charges émotionnelles qui limitent l’expression de notre féminité.

Une invitation
Et si c’était le Féminin Sacré qui allait ramener dans notre société l’équilibre, la paix, la guérison et l’harmonie de notre humanité? Unissons-nous dans le cercle du Féminin Sacré afin de faire briller ce qu’il y a de plus précieux : l’émergence de la femme libre, la gardienne du Féminin Sacré.

À celles qui ressentent l’appel du Féminin Sacré, venez célébrer et honorer votre féminité dans toute sa grandeur, sa beauté et sa puissance dans le cadre d’un atelier significatif. Laissez-le émerger et s’exprimer!