2012 et les prophéties Mayas : une invitation à vivre plus légers, libres et joyeux!

Le 21 décembre 2012 marque la fin du calendrier maya. Pour certains, cette date évoque des bouleversements environnementaux dignes des pires films catastrophes, pour d’autres celle-ci résonne telle une fenêtre temporelle vers l’évolution des consciences. Mais qu’en disent les Mayas? Et d’abord, qui sont-ils?

Dans l’histoire des anciennes civilisations, les Mayas semblent sortir de nulle part. Leur culture est passée par la magnificence, puis a mystérieusement disparu. Ce peuple est parvenu à une connaissance avancée de l’astronomie et des mathématiques et ils ont développé un système de calendrier stupéfiant, basé sur l’étude des relations entre le mouvement des corps célestes et les changements dans la société humaine. Les prophéties Mayas ont été établies d’après ce calendrier. Selon celui-ci, le système solaire connaîtrait un grand cycle de 5 125 ans, allant de 3113 avant J.-C. jusqu’à 2012 après J.-C. Au cours de ce cycle, la terre traverserait un rayon de pulsation provenant du centre de la galaxie, ce qui provoquerait des changements révolutionnaires affectant toute la planète. Les Mayas ont dénombré 13 étapes dans ce cycle. La dernière, d’une durée de 20 ans, aurait débuté en 1992 et serait baptisée : La Période de purification de la terre. Cette prophétie, très similaire aux prophéties des Indiens d’Amérique du Nord, notamment celles des Hopis, annonce un grand nettoyage personnel et planétaire : tout ce qui ne sert plus le développement de notre plus haut potentiel sera éliminé. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’entre nous sentent une forte poussée vers la transformation! La terre sortira du rayon galactique au solstice d’hiver, le 21 décembre 2012. Ce jour-là, le soleil sera en conjonction avec l’Équateur et le point d’intersection Écliptique de la galaxie, créant un ‘’ portail du ciel ’’ dans ‘’ la fissure sombre ’’ de la voie lactée. Cette ‘’ porte vers le ciel ’’ permettrait une plus grande communication entre les sphères terrestre et céleste et favoriserait l’éveil de la conscience universelle des êtres humains.  Le cycle actuel de civilisation humaine prendra fin et nous entrerons alors dans une ère nouvelle; une ère de paix, de fraternité et d’harmonie avec le cosmos. Afin de nous préparer à vivre cet éveil, nous pouvons méditer pour notre guérison et celle de la planète; chanter pour purifier notre esprit, harmoniser nos chakras, et honorer la Terre; invoquer les forces de la Nature et célébrer sa beauté. Car on dit que ce dont la Mère-Terre a le plus besoin, c’est de notre bonheur; c’est de sentir que nous vivons sur son ventre dans la légèreté et la joie. En somme, il n’en tient qu’à nous pour faire en sorte que le 21 décembre 2012 ne ressemble pas à un film catastrophe digne de Hollywood, mais à une immense célébration de la Vie dans toute sa splendeur.

Être en relation

J’en ai plein les bras, pourtant j’ai des idées plein la tête. Wow, il est possible de sortir de la spirale quotidienne des relations souffrantes!

Créer de nouvelles manières d’être en relation. Tout un contrat quand nous sommes envahis par le temps, la politique, le travail, l’ordinateur, les enfants, etc.

Voici quelques idées rafraîchissantes :

  • Vouloir nous rapprocher des autres et ne pas attendre qu’ils viennent vers nous.
  • Cesser les attentes.
  • Choisir au lieu d’être choisi.
  • Mettez-vous de l’humour, du plaisir dans votre quotidien?
  • Il n’y a pas de couple parfait ou d’harmonie parfaite, mais que des couples en devenir.
  • Créer de petites attentions sans penser recevoir quelque chose en retour.
  • Envoyer des petits mots de gratitude sans raison.
  • Exprimer nos sensations et nos émotions en parlant en JE.
  • Être honnête.
  • Osons être vulnérable.
  • Acceptons que chaque personne dans un couple à son sac à dos rempli d’histoires de son passé qui peuvent se réveiller à tout moment.
  • Un couple, c’est un investissement à deux, pour les bonnes raisons. Quelles sont les vôtres?
  • Mettez votre juge de côté, évitez le jugement et la critique.
  • Aimer, c’est aller vers le besoin de l’autre sans se perdre dans l’autre.
  • Attention aux scénarios de prince ou princesse charmante, de cas dramatique non dramatique. Ils jouent contre vous très souvent.
  • Est-ce que mon amour est conditionnel?
  • Êtes-vous un à côté de l’autre dans vos projets? L’important, ce n’est pas juste d’aller dans la même direction comme couple, mais d’aller à la même vitesse : sans cela, il y aura une trop grande tension d’où l’importance de la communication.
  • Planifions-nous notre intimité autant que nous le faisons pour nos vacances?
  • Nous organiser pour ne pas nous créer, ni créer à l’autre, la pression du performant et du perfectionniste.
  • Laissons bâtir et grandir l’intimité sous toutes ses facettes.
  • Cesser de penser pour l’autre. Nous ne le répéterons pas assez, car souvent nous interprétons au lieu d’aller vérifier auprès de l’autre.
  • La culpabilité est un jugement envers l’autre ou envers soi. Nous sommes pris entre deux décisions, celle que nous voulons prendre et celle que nous sommes obligé de prendre.
  • Arrêter de materner l’autre et de vouloir le protéger; il reprendra la responsabilité de sa vie et il sera plus apte à affronter ses propres défis.
  • Dire non ou dire oui quand nous n’avons plus peur de la réaction de l’autre.
  • Briser les tabous.
  • Accepter notre différence et nos points de vue. Laisser parler l’autre même si nous ne sommes pas d’accord, car pour cette personne, l’opinion qu’elle émet est quelquefois viscérale; elle apprendra alors qu’elle peut être authentique avec vous.
  • Si la relation nous tient à cœur, nous nous rendrons disponible pour la personne, autant émotivement que rationnellement et en disposition de temps.
  • Faire des consensus et non des compromis, car il y en a un qui perd à tout coup avec ces satanés compromis.
  • Faire des surprises.
  • Être flexibles?
  • Partager nos rêves individuels et ceux du couple.
  • Accepter l’aller et le retour dans vos discussions, de donner et recevoir dans vos échanges, éviter les monologues.
  • Ne pas entrer dans les souliers des autres, mais être sensibles, réceptifs et compatissants.
  • Ne pas vouloir que les autres entrent dans nos souliers, car nous oublions de nous retrouver et de toucher intimement notre souffrance.
  • Apprendre à le dire quand nous voulons nous engager ou nous désengager.
  • Reconnaître que même en étant avec quelqu’un, nous pouvons nous sentir seul.
  • Accepter que l’autre puisse être en réaction et en émotion, qu’il ne soit pas toujours en harmonie.
  • Accepter notre impuissance face à l’autre dans certaines circonstances.
  • Ce sont les dynamiques relationnelles tendues qui créent des malaises et des maladies de tous genres; c’est aussi par celles-ci que nous guérissons.
  • L’autre peut être un déclencheur émotionnel pour moi. Il éveille en moi des blessures non guéries.
  • Arrêtons de vouloir comprendre l’autre, mais essayons plutôt de nous connaître et de reconnaître ce que cette incompréhension nous fait vivre.
  • Cessons de projeter sur l’autre nos colères, nos insécurités et nos peurs en utilisant le vase communicant * et en nous déresponsabilisant de nos propres émotions. (* Vase communicant : c’est lorsque nous transférons notre émotion sur l’autre ou encore, n’étant pas conscient de ce que nous vivons à l’intérieur de nous, nous projetons alors sur l’autre. Voici deux exemples : j’ai peur et je fais peur à l’autre. Je suis en colère et je ne l’exprime pas. L’autre pourra le faire, amplifiant la colère que je garde ou refoule en moi).
  • Je brise le silence et le statu quo pour remettre du mouvement dans le couple.
  • Lors de chicane, s’occuper du problème et des mésententes sans mettre en péril l’amour que l’on a pour l’autre.
  • Évitons le boudage et l’isolement, car au lieu de rapprocher le couple, souvent cela le sépare.
  • Brisons les chaînes de la rancune et du ressentiment qui sont la prison des couples qui s’effritent.
  • Enterrez la hache de guerre et ramollir la tête dure pour avoir plus d’ouverture à l’autre.

Et vous, avez-vous quelques idées rafraîchissantes qui propulseront votre couple vers un amour véritable sans être dans les boucles sans fin de la souffrance relationnelle.

Les relations ne sont qu’à l’embryon des possibilités; pensons-nous réellement que nous les connaissons toutes? Utilisons notre créativité, notre imagination, notre intuition pour inventer de nouvelles façons d’être en relation et de semer la joie autour de nous. Il y a quelques théories et pratiques qui existent dans certains livres, mais le plus grand de notre travail sera de réinventer de nouvelles avenues adéquates pour le couple tout en évitant les pièges de nos parents. Si nous osons être unique, nous oserons fonctionner par essais et erreurs. C’est la meilleure façon de savoir si les idées fonctionnent pour nous. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être en relation.

Et je termine sur cette pensée : Je t’aime trop pour ne pas réveiller ta blessure même en le faisant inconsciemment, car ce n’est pas ta blessure que je veux aimer, mais le vrai toi.

Le massage et l’estime de soi

Je suis trop gros(se), trop maigre; j’ai trop de poils, Oh! Ma cellulite! Ma peau n’est pas assez douce…

Toutes ces réflexions sont des obstacles pour plusieurs d’entre nous à prendre un rendez-vous en massage.

Cette gêne de n’être pas assez… ou d’être trop… pas tout à fait ceci, pas tout à fait cela. En fait, il s’agit d’une crainte d’être jugé(e) dans son aspect physique. Sans compter tous ces critères de beauté véhiculés par les revues de mode et les médias et auxquels on ressemble souvent si peu.

Mais pourquoi comparer notre corps à une image plastique, à un cliché vu dans « Coup d’œil »?! Va-t-on se priver d’agir pour son bien-être le plus fondamental en se limitant à de telles comparaisons? Malheureusement, la réponse est souvent affirmative.

Mais si l’on voyait les choses autrement?

Peut-être pourrait-on avoir de la gratitude pour ce véhicule merveilleux qu’est notre corps si ingénieusement conçu par un inventeur qui n’a pas laissé de signature!

Si on y pense à deux fois, c’est tout à fait prodigieux que d’habiter ce système qui fonctionne constamment à recréer un équilibre interne pour s’adapter à tous les changements que la vie d’aujourd’hui nous impose.

La santé que nous tenons pour acquise peut décider un jour, pour une raison ou pour une autre, de foutre le camp. Comment donc éviter la panne?

Notre corps a besoin de respect. Il a besoin qu’on le traite comme on le ferait avec un enfant : écouter ses signaux, ses besoins et prendre les moyens d’y répondre.

Reconnaître ses limites et les honorer. Accepter ses traits et ses formes comme une œuvre unique que la nature a produit. Devenir ami avec lui en lui offrant des attentions et des soins qui le préservent et le nourrissent : exercices, hygiène, saine alimentation, plein air, repos…

Le massage permet au corps de relaxer et de récupérer des exigences de la vie. Il peut également contribuer à rehausser l’estime de vous-même. La relaxation engendrée par le massage crée un état de bien-être général, nous rend plus à l’aise et mieux dans notre peau. Ainsi, les formes rondes ou aigües, les poils et la cellulite passent à l’arrière-scène tandis que les bienfaits ressentis, eux, ressortent au premier plan.

Je vous encourage donc à dépasser votre gêne et à croire que vous méritez cette attention particulière d’être touché(e) par des mains pleines de respect et de chaleur.

Bon massage!

Le rêve… miroir réel de votre vie!

Les rêves ne sont pas la réalité! C’est là que vous faites erreur, vos rêves peuvent ou non être votre réalité; ils sont en fait une partie de votre réalité, une partie de vous-même et de votre vie qui est enfouie dans votre inconscient et subconscient. Ces dimensions inconscientes sont des niveaux de conscience différents et non des aspect sombres de vous-même. Si beaucoup de personnes considèrent l’inconscient comme cet aspect sombre de la vie et de l’humain, c’est parce qu’on leur a dit, et elles l’ont cru, que l’être humain n’est pas beau à regarder. Ne pas vouloir se connaître soi-même, non se juger, c’est se condamner à ne pas évoluer et à ne pas s’aimer.

Les rêves ne sont pas des contes pour enfants, ils sont des messages pour vivre plus en harmonie et plus heureux(se). Le rêve est, en réalité, une expression complète et profonde de notre vie, de nos désirs, de nos craintes, de nos problèmes et de leurs solutions. Les rêves possèdent ainsi une très puissante force créatrice et c’est pour cela, entre autres, qu’ils s’expriment sous forme cachée et symbolique, cela afin que chacun fasse l’effort de se comprendre et de se connaître. Chaque rêve est particulier à chaque rêveur, aussi une interprétation générale n’est que de peu d’aide. Le rêveur doit apprendre à travailler avec son rêve, c’est-à-dire avec soi-même, à se découvrir et à s’aimer à travers celui-ci. Nous en déduisons facilement que la lecture et les dictionnaires de rêves ne sont pas suffisants, il faut apprendre à se souvenir de ses rêves, à les guider, à les apprivoiser et à libérer leurs forces créatrices dans notre vie quotidienne.

Et qui n’a jamais été profondément marqué par un de ses rêves qui le poursuivait toute la journée? Si les rêves nous inquiètent, c’est que nous sommes peu habitués à considérer le domaine de la pensée, utilisant un très faible pourcentage de notre cerveau! Et aussi peu habitués à nous écouter vraiment! Connaissant peu les mécanismes de la pensée, le côté irrationnel et symbolique du rêve nous inquiète au lieu de nous amener à découvrir son message. Et plus le rêve revient (rêves répétitifs, cauchemars, etc.), plus le message est important. Il reviendra même 10 ou 20 ans plus tard!!!

Si le rêve exerce un attrait qui n’est guère utilisé, les anciennes civilisations (Égypte, Maya, Inde, Celtes, etc.) ainsi que la plupart des peuples dits primitifs, considèrent les rêves comme la principale source de décision face à un problème. Ils avaient compris que la pensée était comme un iceberg dont on ne voit qu’une petite partie et qu’ils pouvaient utiliser les capacités de la pensée au-delà du simple fonctionnement quotidien. Le rêve n’est pas un système de croyance, il n’est rattaché à aucune religion, il est universel et est une composante humaine. À titre d’exemple, un peuple d’Australie, les Sénois, ont depuis des millénaires considéré le rêve comme partie intégrante de leur vie, ils ont été longuement étudiés par les ethnologues, car ils avaient constaté que la violence n’existait pas dans les communautés sénoises (l’expression journalière de leurs rêves dissipait les conflits personnels et collectifs). À l’aube de l’an 2000, une telle attitude de non-violence fondée sur la découverte de soi et de la vie ne serait-elle pas souhaitable? Alors, à vous de choisir, … comprendre ses rêves, … le seul danger : s’aimer!

Les livres de la vie

« Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? C’est une importante question à laquelle il vaut la peine de répondre! Bien des experts s’affairent à nous donner toutes sortes de raisons sans pourtant nous satisfaire complètement… Mais malgré le fait qu’ils soient tous bien impressionnants, tous ces livres importants, ce qui m’importe le plus, ce sont plutôt les divers livres de la vie que chacun de nous contient en lui. » Pour ceux et celles qui n’étaient pas à notre antenne à la parution du dernier Cheminement, ce sont les mots par lesquels j’introduisais la thématique de cette chronique.

« Les livres de la vie » vous invite, vous, lecteurs et lectrices, à participer à un concours bien spécial : résumer en quelques mots (de 500 à 1 500, pour être plus précis) le sens de votre vie individuelle. En plus de lancer cette invitation à vous tous, j’ai aussi invité quelques amis en particulier à contribuer leur version : « Leur livre de la vie ». J’attends leurs réponses et j’espère que nous verrons bientôt ce que ça donnera!

Entre-temps, je vais commencer par partager avec vous le sens de ma vie à moi… Permettez-moi de débuter par souligner que j’ai toujours été préoccupé par cette fameuse question : elle sert à quoi ma vie? En ce qui me concerne, ma vie à moi, elle a servi (et continue de servir) à souligner le fait que – malgré les apparences – nous habitons tous plusieurs dimensions à la fois. C’est d’ailleurs le thème d’un livre que je m’affaire présentement à terminer. Il s’intitule « Kundalini Karma ». Son sous-titre : les aventures érotiques d’un mystique bien ordinaire…

Hé oui, j’ai bien dit des aventures érotiques… Si vous vous demandez qu’est-ce que l’érotisme peut bien avoir à faire avec la spiritualité, je dois m’empresser de préciser que, pour moi, la vie, l’érotisme, les dimensions parallèles et la spiritualité, c’est la même chose.

Voilà donc l’essence de mon « évangile » à moi : nous sommes sur terre pour jouir de la vie terrestre. Et l’expérience de cette vie terrestre, on en aborde la découverte au moyen de notre premier plexus : celui que les textes védiques appellent la racine, c’est-à-dire notre sexe. Ce n’est pas par hasard non plus que la psychanalyse appelle l’éros la pulsion de vie.

Tout cela pour préciser que lorsque je parle d’érotisme, je parle de spiritualité vécue à tous les niveaux de notre existence. Ce vécu, il s’exprime par la voie d’une énergie vitale qu’on appelle : esprit, âme, élan vital, etc. Moi, je préfère le terme Kundalini parce qu’il nous permet de contourner bien des idées préconçues d’origine chrétienne. J’aime aussi le terme Kundalini parce qu’il a des connotations sexuelles qui affirment que notre énergie vitale est… vitale. C’est-à-dire qu’elle s’exprime à tous les niveaux de notre être, qu’elle peut nous pogner par les tripes et nous faire sentir sa présence lors de toutes sortes de contacts. Même des contacts viscéraux et apparemment « non spirituels » tels des échanges érotiques anonymes et passagers. En d’autres mots, notre énergie kundalini est toujours là, toujours présente, toujours prête à surgir, toujours vitale.

Dans mon cas, ma vie à moi a été, pendant bien des années, une bataille quasi constante entre mes pulsions vitales (ma kundalini) et ce que je croyais être ma spiritualité. Comme tout bon petit catholique, j’avais accepté le grand mensonge : que le sexe et la spiritualité étaient deux pulsions opposées, qu’il fallait résister à l’un pour accéder à l’autre.

Heureusement pour moi, il fut un moment où cette charade pseudo-spirituelle a enfin été mise en évidence… Ma libération a commencé en 1969 lorsque j’ai découvert « la métaphysique ». (Les enseignements particuliers auxquels je fais ici allusion étaient offerts par un organisme qui s’appelait la Société bartonienne de métaphysique. Cette société fut très importante pour moi, car elle domina mon existence jusqu’à sa disparition en 1984.)

Peu importe les détails, toujours est-il que mon évolution spirituelle fut soudainement accélérée par la découverte de ce groupe de métaphysiciens. Quel plaisir de découvrir un groupe de « maniaques » qui, comme moi, s’étaient sentis isolés dans leur cheminement spirituel… Quel soulagement d’apprendre que nous n’étions pas seuls à combattre nos fantômes! Nous étions en fait toute une génération à remettre en question les préceptes d’un catholicisme archaïque, d’un christianisme périmé, d’une spiritualité erronée.

C’est au sein de cette métaphysique dite bartonnienne que je commençai à explorer le monde des phénomènes psychiques. Je découvris, entre autres l’importance des rêves spirituels, du visionnement d’auras et de la projection astrale. On y mentionnait aussi le yoga et l’énergie kundalini.

Vu mon cheminement particulier, l’approche kundalini me plut dès le départ. Enfin une spiritualité émancipée, une spiritualité qui expliquait que l’énergie vitale se manifeste sous plusieurs formes en commençant par l’érotisme et la sexualité. Allais-je enfin pouvoir réconcilier mes deux pôles opposés? Ma réponse à cette époque? Oui et non.

Oui, j’allais enfin pouvoir commencer à réconcilier mes pôles opposés… parce que la kundalini présentait l’énergie dans un contexte inclusif : on admettait la présence d’une énergie universelle qui, en soit, n’est ni « bonne » ou « mauvaise », elle existe.

Mais malheureusement, cette introduction au kundalini allait aussi me désappointer parce qu’elle était enseignée par des individus qui, comme moi, étaient encore sous le joug d’un christianisme erroné. Nos enseignements étaient inclusifs, mais notre comportement affirmait le contraire. Consciemment, on acceptait toute énergie comme étant neutre, mais émotivement on continuait de penser que nos besoins physiques étaient inférieurs et moins spirituels.

Heureusement, cette situation allait changer de façon dramatique en 1973. Nous allions vivre une série d’événements uniques qui allaient complètement transformer notre vécu et radicalement changer notre perspective. Ces événements furent si dramatiques qu’ils continuent d’influencer ma vie à moi, et ce, même 30 ans plus tard. J’ai aussi découvert depuis que plusieurs autres individus (et même des organisations) ont vécu une transformation semblable durant ces mêmes années.

C’est de ces événements bizarres que j’ai l’intention de vous parler lors de notre prochaine chronique. Je parlerai aussi du fait que le cheminement amorcé à cette époque fut accéléré de façon considérable pour moi lors de deux autres événements psychiques majeurs. Un de ces événements eut lieu en 1981 à la tombe de Tutanhkamen, l’autre est survenu lors d’un massage érotique en 1995. Tous deux m’ont offert des preuves irréfutables que l’énergie kundalini existe et qu’elle est puissante, transformatrice et… merveilleuse.

Au plaisir de communiquer de nouveau avec vous lors du prochain Cheminement. Entre-temps, n’oubliez pas de nous écrire et de partager avec nous votre cheminement, votre livre de la vie.

Au plaisir de vous lire!

La sophrologie, une approche préparatoire à l’accouchement

La sophrologie est une science qui étudie la conscience humaine. Relativement nouvelle, elle est couramment utilisée en Europe comme outil de préparation à l’accouchement. Le 24 septembre dernier, Frédérick a vu le jour à la maison de naissance de Gatineau. À notre plus grande joie, nous nous souviendrons toujours de ce moment comme étant un événement unique, joyeux et merveilleux. À mon avis, la préparation sophrologique est responsable de cette impression que l’on garde de la venue au monde de notre fils.

Connaissance du schéma corporel : Comme on le sait, la grossesse provoque de nombreux changements dans le corps de la femme. Outre le fœtus qui prend de l’expansion, tout le corps doit s’adapter à cette nouvelle vie qui prend de plus en plus de place en soi. Le fait de prendre le temps de bien comprendre ces changements et modifications a facilité l’acceptation de ces changements autant pour moi que pour mon conjoint. Cela comprenait également la visualisation de mes organes internes. Essentielle lors des contractions, la compréhension des douleurs m’a apporté une plus grande confiance en moi, m’a donné la force de gérer cette douleur, de me concentrer sur celle-ci et d’envoyer l’énergie là où c’était nécessaire.

À cette connaissance globale de ce que j’appellerais mon enveloppe personnelle, s’ajoute les respirations tant associées à l’accouchement. En effet, pour faciliter la relaxation et gérer la douleur des contractions, il importait de concentrer « l’énergie inspirée » vers les régions affectées et plus douloureuses. Comme plusieurs le savent, les respirations seules sont fort utiles lors d’un accouchement, mais lorsqu’elles sont associées à la visualisation que l’on se fait de son schéma corporel et de ses organes internes qui sont en travail, toute l’énergie se trouve alors concentrée en un seul et même endroit, c’est-à-dire là où il le faut.

Préparation mentale : la préparation mentale a signifié deux choses pour moi dans la préparation à l’accouchement : la visualisation des événements à venir ainsi que la rapidité et la facilité à entrer en état de relaxation.

Tout d’abord, mon conjoint et moi avons pris la décision ferme d’être les maîtres de cette aventure. Il nous fallait donc se questionner sur tout ce qui touchait la grossesse et la naissance. Nous avons entrepris nos propres recherches par le biais d’Internet, de livres ou encore de rencontres diverses afin de trouver réponses à nos questions, d’éliminer nos peurs (s’il y en avait) et d’être confiants en notre capacité de prendre des décisions peu importe les événements.

Le choix de l’institution a également fait partie de cette préparation mentale. Pour un accouchement naturel et en beauté, nous avons opté pour la maison de naissance, à Gatineau, bien qu’il s’agissait de notre premier enfant. L’intimité que nous y avons vécue, le dévouement du personnel qui y travaille ainsi que leur professionnalisme n’ont certes pas déçu nos espérances. Nous étions cependant très conscients que ce choix comportait des risques comme la possibilité d’être transférée à l’hôpital si des complications se présentaient.

Toutes ces variables ont fait partie de notre préparation mentale. Ainsi, à l’aide de cassettes pré-enregistrées par mon conjoint, tout au long de ma grossesse je me préparais à vivre les étapes de l’accouchement selon ce que nous avions décidé de vivre. Dans chacune de ces étapes, il y avait place pour l’imprévisible de façon à ne pas être déçue ou décontenancée devant une situation d’urgence (qui est toujours possible dans ces circonstances).

Renforcement des éléments positifs : enfin, le dernier élément de la préparation à l’accouchement selon l’approche sophrologique fut le renforcement, tout au long de ma grossesse, des éléments positifs.

Une histoire d’amour jusqu’au bout…
En somme, les neuf mois de grossesse furent merveilleux. La relation d’amour qui a enfanté ce petit être a su se poursuivre tout au long de ces mois et je dois avouer que cette préparation à l’accouchement n’aurait pas eu cette qualité sans le support, la complicité et les encouragements de mon conjoint, mon fidèle partenaire dans cette aventure. Bien que complète en soi, la préparation sophrologique requiert un entraînement rigoureux. Cet enfant a été conçu dans l’amour. Il allait de soi que l’accouchement serait le moment ultime qui fermerait la boucle de cette relation d’amour féconde. Aujourd’hui, Frédérick nous comble de ses premiers sourires et nous souhaitons poursuivre son éducation dans ces mêmes conditions, et de la même façon que nos parents ont su le faire.

Le bracelet astrologique, un puissant remède ayurvédique

Les métaux sont utilisés à des fins thérapeutiques depuis des millénaires selon les principes de l’ayurvéda, la médecine traditionnelle de l’Inde. Les rishis de l’Antiquité savaient que des métaux précis produisent un effet particulier sur celui qui les porte directement sur la peau ou près du corps. Cependant, un effet curatif accru a été observé dans le cas d’une combinaison de métaux. Le bracelet trimétal, alliant l’or, l’argent et le cuivre, est l’une de ces combinaisons uniques.

Le bracelet trimétal repose sur le principe de l’électro-biomagnétisme.

Visualisons notre corps comme une masse d’atomes en mouvement qui s’unissent pour former des structures de plus en plus larges : d’abord de minuscules cellules, puis des organes, et enfin le corps tout entier en tant qu’organisme complet. Quelle qu’en soit la taille, cependant, chaque structure comporte des attributs positifs, négatifs ou neutres associés au magnétisme, qui correspondent respectivement au proton, à l’électron et au neutron de l’atome. L’or, l’argent et le cuivre du bracelet trimétal correspondent également à ces attributs électromagnétiques.

L’or correspond au pôle positif d’un aimant, l’argent au pôle négatif, et le cuivre au point neutre central qui unit et sépare à la fois l’or et l’argent. Par conséquent, cette disposition particulière de métaux peut véhiculer un effet magnétique subtil, mais puissant.

Le port d’un bracelet trimétal crée un état vibratoire qui aide à produire un état d’homéostasie dans toutes les structures, larges et petites, de notre corps. L’objectif de l’ayurvéda consiste à découvrir l’amour inconditionnel, ou état de béatitude, après avoir atteint l’harmonie et l’équilibre. L’effet électro-biomagnétique que produit le bracelet trimétal aide à accélérer la prolifération des cellules de béatitude qui, selon l’ayurvéda, sont produites lorsque notre corps, notre esprit et notre âme commencent à s’harmoniser. L’état d’amour inconditionnel que nous finissons par atteindre est la raison d’être de la création du bracelet trimétal.

Lorsque nous commençons à équilibrer notre corps, notre esprit et notre âme à l’aide du bracelet trimétal, nous commençons à reconnaître l’importance de faire des choix avisés. Selon Paramahansa Yogananda, célèbre saint indien, nous devons faire ce qui doit être fait, au bon moment et pour la bonne cause. Ainsi, nous sommes plus susceptibles de créer et d’attirer des circonstances positives dans notre vie. De ce point de vue privilégié, nous somme aussi mieux équipés pour relever les défis de la vie. Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes plutôt que d’y réagir. Nous pourrions peut-être même simultanément améliorer notre karma.

Dans Autobiographie d’un yogi, Paramahansa Yogananda illustre les propriétés protectrices des métaux relativement aux influences extérieures. « Les radiations électromagnétiques subtiles circulent continuellement dans l’univers; l’homme ignore si elles bénéficient ou maléficient le corps, et d’ailleurs n’y pourrait rien. Ce problème attira l’attention de nos rishis, qui découvrirent des combinaisons favorables de métaux. »

Notons également la diversité des effets positifs dont bénéficiera celui qui porte le bracelet trimétal. Voici quelques-uns des bienfaits attribués à chaque métal.

Or
L’or est de nature yang, et est associé au Soleil. Ses effets réchauffent et stimulent celui le porte.

Argent
L’argent est de nature yin, et est associé à la Lune. Ses effets rafraîchissent et calment celui qui le porte.

Cuivre
Le cuivre est associé à Mars. En combinaison avec l’or et l’argent, la force dynamique du cuivre unit et sépare à la fois les énergies yang et yin.

Comme l’a dit Paramahansa Yogananda : « La prière, la force de volonté, la méditation yogique, la consultation des saints, l’emploi de bracelets astrologiques permettent d’adoucir ou d’annuler les effets néfastes des mauvaises actions passées ».

Notre clan : nos racines spirituelles!

Lorsque l’on pense au cheminement spirituel, l’on pense à l’âme, l’esprit, les anges, la méditation, la prière, la contemplation, l’intériorisation, le sacrifice, le moment présent, l’amour, la compassion, la sagesse, la vérité, l’illusion, le détachement, le sacré, l’énergie… et j’en passe.

Mais avez-vous déjà songé à votre clan… oui, oui, les membres de votre famille… comme faisant partie intrinsèque de ce parcours, dit spirituel???

Ayant cheminé plus de 20 ans, ayant voulu « décrocher » de la terre, ayant cru à mon avancement (comme j’en ris maintenant), ayant sombré dans la dépression, ayant découvert et réintégré mon corps… me voici à l’aube de la cinquantaine plus proche que jamais de mes cellules, de la terre, de ma famille, du quotidien… et en même temps, plus incarnée que jamais dans ma spiritualité.

Et une de mes grandes découvertes : que sans mon clan je ne pourrais RIEN faire ou être. Je m’explique. Saviez-vous que l’arbre présente autant de branches que de racines? Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. En ce qui nous concerne, nos racines, ce sont ces personnes qui nous ont précédés sur des générations et qui, peu importe leurs expériences terrestres, ont transmis malgré tout la Vie, puisque vous y êtes. Cette quintessence, cette force de vie, nous passons des années à vouloir la comprendre, la contempler, en saisir la profondeur, la subtilité, la beauté… Étrangement, même si elle nous fut transmise au travers d’êtres si imparfaits que nos parents, il n’en demeure pas moins que sans eux nous ne pourrions méditer, prier, rire, pleurer, espérer, souffrir, s’observer.

Lorsque vous pensez à vos parents, grimacez-vous? Avez-vous placé un océan de colère et de rancœur entre eux et vous, en souvenir des abus, incestes, violences, absence, dépression… dont vous vous croyez victimes? Portez-vous tant de jugements à leur égard que vous vous privez d’une nourriture dont votre cœur se languit?

Lorsque j’ai découvert l’approche des constellations familiales, telles que développées par Bert Hellinger au début des années 80 en Allemagne, j’ai compris dans toutes mes cellules l’importance de mes parents. J’ai posé des gestes pour faire tomber le mur que j’entretenais à leur égard, tout en demeurant bien consciente de leurs défauts; disons que j’ai pu prendre la vie qu’ils m’avaient donnée et leur laisser leurs fardeaux pour marcher sur mon chemin, riche de toutes leurs expériences. Et à partir de ce moment, ma vie a pris un nouvel essor. Je pouvais puiser dans toutes mes racines pour grandir et devenir l’arbre adulte que je chérissais d’être, et ce, à tous les niveaux.

Voilà donc pourquoi je vous disais que votre clan est à la base de votre spiritualité, de vos réalisations, de votre liberté, de votre joie de vivre, de votre autonomie. Lorsque je leur gardais rancœur, je demeurais liée à eux de manière qui me brimais moi. Maintenant que j’ai vu, senti et compris d’où nous venions tous, que j’ai ouvert mon cœur à tous mes ancêtres, étonnamment je me sens plus forte, plus centrée, plus soutenue, plus stable, plus ouverte, plus courageuse, plus libre d’ouvrir mes ailes et voler vers mon destin sans devoir reproduire leurs malheurs.

Un chemin à suivre… tout simplement

Avez-vous déjà été séduit visuellement par des routes qui se perdent à l’horizon, touché par le ciel et caressé par les nuages ou par des sentiers forestiers et champêtres s’ouvrant droit devant vous, invitant à la marche, à l’exploration savoir où ils aboutissent, d’aller les suivre jusqu’à leur point limite?

Ces images de chemins sont ancrées dans mon existence : à l’époque de l’enfance, ils attiraient mon désir d’explorer, d’aller voir plus loin ce qu’il pourrait y avoir après le prochain virage, après la petite colline qu’ils me faisaient grimper et ainsi m’éloigner de la maison familiale plus d’une fois.

Aux chemins de terre de mon enfance se sont ajoutés de nombreux chemins : des petits sentiers cachés jusqu’aux grandes bandes asphaltées qui coupent le paysage.

La fascination des chemins qui se perdent à l’horizon, qui m’invitent à les suivre, est restée vivante. Ma collection de photos et de cartes postales témoigne des traces qu’ils ont laissées en moi.

Comme en haut, ainsi en bas – Ce que tu vois à l’extérieur, tu le portes à l’intérieur de toi, disent les sages. Ai-je le chemin de ma vie tracé aussi droitement et clairement en dedans de moi? Un chemin qui ne se laisse pas détourner de son but qui est de simplement être le chemin? Est-ce ça suivre le chemin le moins fréquenté?

Si je me réfère aux expériences directes des multiples chemins suivis, j’ai appris que rendu à la courbe, à la ligne d’horizon ou au virage convoité, le chemin soudainement recommence pour se perdre à nouveau à l’horizon ou pour se dérober à mon regard derrière une autre courbe, au-delà d’une autre colline, me laissant ainsi curieuse quant à son aboutissement. Et quelles sont les traces que j’ai laissées à mon tour sur mes chemins dans mes relations, dans mon travail, dans mes occupations et rôles divers? Est-ce que je les ai parcourus à la Forrest Gump ou au pas de tortue, symbole de notre conscience terrestre et des cycles de vie?

Le changement de notre calendrier vers le troisième millénaire me fait réfléchir sur le sentier nouveau qui s’étend devant moi. Le Larousse m’indique à propos de sentier : « une voie que l’on suit pour atteindre un but ».

Suis-je un voyageur averti du nouveau millénaire? Quelle est la destination tracée devant moi? Quel est mon but dans ma vie personnelle, mon but comme citoyenne du pays, mon but comme habitante de la planète au début de ce moment historique? Est-ce que je me sens équipée par notre « sagesse » occidentale pour cette tâche? Où mène ce chemin dans la culture dans laquelle je vis?

Quelles sont mes références pour entamer ma route qui s’ouvre vers un millénaire? De quel bagage ai-je besoin pour m’aventurer sur ce chemin nouveau? Est-ce que l’héritage des deux mille ans passés me suffit pour entrer dans le troisième millénaire? Après tout, ce passage se fait seulement tous les mille ans… et on m’a enseigné à l’école comment faire pour changer de millénaire.

Le chiffre 2000 me suggère des espaces à remplir, des opportunités inconnues. Je prends conscience que je fais partie de celles qui préparent le sol pour y semer les graines pour les mille ans à venir. Quelle opportunité!

Pour me donner une direction, je me réfère aux sources qui ont une conscience holistique appliquée, c’est-à-dire auprès des êtres humains dont l’œuvre offre une vision et une pratique qui englobent la vie dans sa totalité au-delà des polarités apparentes. Depuis toujours, je m’inspire des chercheurs qui savent relier le monde de la matière et celui de l’esprit, qui ont bâti des ponts solides pour nous permettre de vivre la conscience des deux au quotidien. Des noms contemporains comme C.J. Jung, Chögyam Trungpa, Arnold Mindell, Hubert Reeves, Fritjof Capra, Arne Naess, Joanna Macy, Carlos Castaneda, le Dalaï Lama, Alexander Lowe, Alice Miller me viennent à l’esprit spontanément. Ils nous ont ouvert des fenêtres, ouvert des portes, créé des instituts, donné des enseignements, et, ce qui est le plus important après tout, montré par leur contribution active des chemins à suivre.

La liste des enseignements, des livres savants, des réflexions inspirantes qui nous accompagne au nouveau millénaire est plus que longue, elle est vieille de plusieurs millénaires. À mon avis, ce ne sont pas les théories sur ce qu’est une société « illuminée » [enlightened] qui nous font défaut. L’état du monde au tournant du millénaire nous indique que nous avons assez spéculé et théorétisé sur notre destination. Il est grand temps de passer à l’action.

Jean-Paul Sartre disait [je cite de mémoire] : L’important n’est pas tant ce que l’on a fait de moi, mais plutôt ce que je fais moi-même avec ce que l’on a fait de moi. Autrement dit : quelles sont les traces que la vie a laissées sur moi et quelles sont les traces que je laisse sur la vie à mon tour?

Carlos Casteneda nous suggère : « Tout chemin est seulement un chemin, et il n’y a pas offense envers soi-même ou les autres à le quitter si le cœur t’en dit. Regarde chaque chemin séparément et délibérément. Essaie-le autant de fois qu’il te paraît nécessaire. Puis demande-toi seul : ce chemin a-t-il un cœur? S’il en a, le chemin est bon; s’il n’en a pas, il n’est d’aucune utilité ».

Une chose est certaine : s’engager dans un nouveau chemin nécessite une connaissance solide du terrain sur lequel on pose son pied, une vision claire du but, du courage et de l’engagement pour poursuivre, et la conscience du cœur pour reconnaître la qualité des traces laissées.

Je nous souhaite la connaissance, la vision, le courage, l’engagement et la conscience du cœur dans nos chemins individuels qui forment la grande trace que nous allons laisser ensemble sur notre planète pour le prochain millénaire.

Choisir le bonheur

La question la plus urgente et la plus persistante dans la vie est : « Qu’est-ce que vous faites pour les autres? ». Martin Luther King

Hier matin, à la piscine, je regardais un père qui avait amené ses trois petites filles se baigner. Elles avaient entre deux et six ans et le père avait fort à faire. Il accordait son attention surtout à la plus jeune. La plus vieille exécutait des plongeons et pirouettes en criant à chaque fois : « Papa! Papa! Regarde-moi! Regarde-moi! ». Mais le père levait à peine les yeux et sans dire un mot continuait à jouer avec la plus jeune. J’avais envie de lui dire : « Parle-lui! Parle-lui! Dis-lui que tu es là et qu’elle est importante, elle aussi. ».

Et, je me suis mise à réfléchir à ce besoin d’amour, de contact, d’attention, d’écoute que nous avons tous. Une grande partie de notre bonheur dans la vie vient de la qualité de nos relations avec les gens et nous-même.

Le contact est un des besoins les plus fondamentaux de l’être humain sur le plan psychologique. C’est l’équivalent de respirer sur le plan physique. Sans contact, nous dépérissons. Sydney Jourard dans son livre La transparence de soi montre comment il y a une corrélation directe entre notre quantité et notre qualité de contact et notre santé autant physique que mentale. Et que même le contact avec un animal peut contribuer à améliorer notre santé.

Privés de contacts aimants, les enfants se laissent parfois mourir (le syndrome d’hospitalisme de Spitz) et une recherche à l’hôpital Sainte-Justine a démontré que les enfants qui recevaient plus d’attention de leurs parents guérissaient plus vite avec moins de complications. De la même façon, les bébés prématurés que l’on touche prennent du poids rapidement et ont une meilleure chance de survie.

Une recherche sur le bénévolat montrait que cet acte d’amour pour les autres était aussi efficace pour la santé du cœur que l’exercice physique régulier. Aimer et être aimé est une des sources du bonheur, c’est aussi une source de vie et de santé.

C’est devenu une banalité de dire qu’il faut s’aimer soi-même pour être capable d’aimer les autres. En réalité, les deux démarches sont parallèles. Plus je m’aime et plus j’ai d’amour et de plaisir à rencontrer les autres et, plus je donne aux autres, mieux je suis avec moi-même. L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

Quoi que nous en pensions, aucun de nous n’est isolé. Chacune de nos actions, chacune de nos pensées, chacune de nos émotions a une répercussion sur nos vibrations énergétiques et donc sur l’environnement dans lequel vivent les personnes qui nous entourent.

Petite, j’ai appris la notion de « corps mystique ». Nous faisons tous partie d’un même corps et dans ce sens, si une partie souffre, toutes les parties sont affectées. Mais cette notion me semblait bien abstraite.

Plus âgée, en tant que psychologue, j’ai pu constater l’importance que nos actions et nos paroles ont sur les autres. Combien de fois j’ai entendu des gens dont la vie a été transformée parce qu’ils se sont fait dire : « Tu es stupide! » ou au contraire « J’ai confiance en toi! ».

J’aime bien la blague du mari à qui sa femme dit qu’il ne s’exprime pas assez et qui répond : « C’est la faute des indiens! » et à sa femme interloquée, il réplique : « Mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-mère a été tuée par les indiens et mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-père s’est remarié avec une femme qui ne parlait pas et donc mon arrière-arrière-grand-père n’a pas appris à s’exprimer et n’a pas pu le montrer à mon arrière-grand-père et ainsi de suite jusqu’à moi.

Même si cette blague veut illustrer jusqu’à quel point nous blâmons les autres de nos insuffisances, elle contient aussi une part de vérité. Nous sommes participants et héritiers de l’interaction d’une multitude de gens et de contacts et événements dont leur vie a été faite. Chacun de nos gestes a un impact.

Plus tard, en travaillant au niveau de la guérison énergétique, j’ai découvert que cette connexion était encore plus forte que je pensais. Chacune de mes pensées et de mes émotions fait que j’émets une vibration et cette vibration va influencer ceux qui entreront à son contact. Ma colère, comme une onde sonore qui fait exploser un verre de cristal, va aller réveiller la colère de l’autre. Mon amour, lui, va aller le guérir au plus profond de lui-même. Des recherches ont montré que si une localité a un certain pourcentage de gens qui méditent, le taux de criminalité baisse. La vision d’un film de Mère Thérèsa a un impact positif sur l’état mental et physique des spectateurs. Je suis maintenant extrêmement consciente de l’impact que même mes pensées ont sur les autres. Il n’y a pas de séparation. Un médecin américain, Larry Dossey, a effectué une recherche sur l’impact des groupes de prières sur des malades hospitalisés pour une intervention chirurgicale. Ses conclusions ont été tellement probantes qu’un collègue écrivait : « S’il existait un médicament aussi efficace que cette énergie d’amour, les gens feraient la queue à la pharmacie pour en acheter ».

Nos pensées affectent les autres et les influencent. Nous sommes tous dans la même soupe et si elle est trop salée, nous en sommes tous affectés.

C’est pourquoi le premier cadeau d’amour que nous pouvons faire à l’humanité, c’et de nous aimer et de nous guérir nous-même. Être heureux est la chose la moins égoïste que nous puissions accomplir dans notre vie.

D’abord parce que nous ne sommes plus un fardeau pour les autres, ensuite parce que nous leur donnons l’exemple et l’espoir qu’il est possible d’être heureux, et enfin parce que nous influençons tous ceux qui nous entourent et les aidons à faire de même sans même avoir à dire un mot.

M’aimer, c’est être à l’écoute de moi-même, de mes émotions, de mes désirs. M’aimer, c’est me respecter et respecter mes besoins. M’aimer, c’est m’accepter comme je suis maintenant et me traiter avec compassion et tendresse. M’aimer, c’est me pardonner mes erreurs, mon insuffisance, mon ignorance, mon imperfection, mon humanité. Aimer les autres, c’est leur accorder exactement les mêmes droits, le même respect et la même attention.

S’aimer et se guérir, c’et donc aimer et aider à guérir les autres et aimer les autres, c’est s’aimer. Tout le monde veut se sentir aimé. Le secret, c’est de s’aimer sans compter. Votre cœur sera alors rempli d’amour, votre propre amour. Quand les autres seront fâchés, accueillez leur colère et continuez à émaner de l’amour. De l’amour pour vous-même en ne vous blâmant pas ou en vous pardonnant vos erreurs et de l’amour pour l’autre en acceptant qu’il exprime maladroitement ou pas sa frustration et ses besoins. Accepter les autres comme ils sont et là où ils sont actuellement vous donnera la paix. Ce qui ne veut pas dire de vous écraser et de faire ce qu’ils veulent, mais de ne pas vous laisser envahir par la colère vous-même. La colère est un acide qui brûle le vase qui la contient. La haine est un poison pire que le cancer. Et je ne parle même pas du point de vue du bonheur, de votre bonheur. Vous, vous serez plus heureux si vous êtes dans une attitude d’amour, d’acceptation et de pardon face à vous-même et face aux autres.

Je me souviens d’une dame qui avait insulté ma mère en public et ma mère me dit alors : « Pauvre elle, elle ne doit pas filer très bien aujourd’hui ». Ma mère voyait toujours la souffrance sous la méchanceté et ne se mettait pas en colère ni ne se blessait elle-même, mais éprouvait seulement de la compassion.

Et les peines d’amour, les rejets, les pertes, les deuils? J’aime beaucoup cette phrase de Marie-Noël : « Le remède d’aimer, c’est d’aimer plus encore ». La mort de ma fille m’a déchiré le cœur. Et en le déchirant, elle l’a ouvert. Ouvert pour savoir que tous les enfants sont mes enfants et qu’au-delà de mon enfant, je peux aimer toutes les nouvelles personnes que la vie met sur mon chemin.

Voici donc ma petite liste de conseils pour vous aider à développer la deuxième condition du bonheur :

Amour et service :

L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

  1. Prenez le temps de vous connaître, de vous aimer et de vous exprimer.
  2. Reconnaissez vos forces et acceptez vos faiblesses avec compassion.
  3. Intéressez-vous sincèrement aux autres, aimez et laissez-vous aimer.
  4. Prenez le temps de reconnaître vos besoins et d’y répondre.
  5. Prenez le temps de guérir vos vieilles blessures.
  6. Dans la mesure de vos forces et de vos possibilités, répandez l’amour et la bonté autour de vous.
  7. Prenez le temps de faire des contacts vrais et profonds avec les autres et avec vous-même.
  8. Admirez ce qu’il y a de beau en vous et dans les autres et faites des compliments.
  9. Nourrissez un désir sincère d’aider et de faire évoluer les autres autour de vous.
  10. Exprimez-vous et écoutez les autres.