Vaincre l’anxiété par l’hypnothérapie

Souffrez-vous ou avez-vous déjà subi les revers de l’anxiété? Qui connaissez-vous dans votre entourage qui en souffre? Saviez-vous que les troubles anxieux affectent en moyenne jusqu’à 12 % de la population nord-améri­caine, allant jusqu’à causer un handicap de léger à grave? (Source : Agence de la santé publique du Canada)

Notre société moderne regorge de plus en plus de maux de toutes sortes. Nous existons dans un monde trépidant tant par son côté stimulant que par son côté stressant. D’ailleurs, l’environnement actuel demande de nous adapter sans cesse à un nouveau mode de vie.

De nos jours, apprendre à nous adapter est devenu une activité en soi. Cependant, il faut reconnaître qu’au-delà des troubles anxieux de l’Homme moderne, des outils thérapeutiques inestimables demeurent à sa portée. C’est au siècle passé que Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain, redonne un souffle nouveau à l’hypnose par la recherche d’une toute nouvelle approche. En fait, selon celle-ci, l’humain est un réservoir considérable de ressources par le biais de son subconscient; il est à la fois capable de réaliser de grandes transformations et de vivre des états d’éveils au cours de son existence. Par contre, il a également le pouvoir de retourner contre lui ses nombreux attributs, c’est-à-dire de faire d’un véritable joyau une arme d’autodestruction.

À l’âge de 17 ans, Milton Erickson contracta une forme grave de poliomyélite. Un soir, après que le médecin eut quitté la maison de la famille Erickson, Milton apprit en sourdine qu’il ne lui restait que quelques heures­ à vivre. Ce dernier demanda alors à ce que l’on tourne son lit afin qu’il observe pour une dernière fois le coucher du soleil. Cette observation le conduisit à vivre sa toute première expérience d’autohypnose par la simple fixation du regard sur l’arbre qui se trouvait devant sa fenêtre. Quelque temps plus tard, à la suite d’un coma de trois jours, Milton se réhabilita en meublant son temps en observant les membres de sa famille. Il découvrit par l’observation qu’il fit de ses sœurs que le langage verbal était souvent dissocié et contraire à la pensée consciente, car le corps exprimait tout autre chose.

En réalité, ce que Milton découvrit de si spectaculaire, c’est que tout ce que nous ressentons émotionnellement se loge inévitablement dans le­ subconscient, c’est-à-dire dans le­ corps physique! Par conséquent, comment se fait-il que nous ne gardions aucun souvenir conscient de ce que l’inconscient emmagasine dans le subconscient? En fait, la rapidité à laquelle travaille l’inconscient est déconcertante. Voici quelques chiffres. « Onze millions d’unités d’in­for­mations : c’est la quantité de données que notre cerveau est capable de percevoir simultanément. De la température ambiante aux couleurs qui vous entourent, vos sentiments, ceux de vos interlocuteurs, l’heure de la journée, la position des objets autour de vous, leur orientation, les textures, le bruit ambiant, le goût sont autant de choses que nous pouvons « recevoir » en même temps; 200 000 informations dont nous n’avons­ pas conscience sont traitées par le cerveau à chaque seconde. Seules 40 de ces informations arrivent dans notre partie consciente. »1

L’hypnothérapie et les troubles anxieux
Les troubles anxieux surgissent la plupart du temps sans que nous en comprenions l’origine et la provenance. Dans ce cas, l’hypnothérapie demeure un outil très propice au rétablissement de la santé. Elle permet non pas d’analyser la cause ou la problématique, mais simplement de libérer les surcharges émotionnelles inconscientes non gérées et accumulées avec le temps.

Le processus est fort simple. Puisque l’inconscient demeure le seul responsable des états anxieux engendrés au fil des ans, il faut donc s’adresser à lui afin qu’il fasse le travail inverse : libérer les surcharges émotionnelles. Pour ce faire, le client est guidé vers un état de détente profonde afin de dissocier le moi rationnel de l’inconscient. C’est en favorisant une relaxation avancée que nous permettons au mental de ne plus interférer dans le processus de libération émotionnelle. Pendant la durée du travail, le moi rationnel demeure présent, mais discret. C’est ce qui permet de travailler librement et de se souvenir de l’ensemble de la séance hypnotique.

Ce qui est merveilleux avec ce type d’outil thérapeutique, c’est que les effets­ secondaires sont absents et que tous peuvent en bénéficier : petits­ et grands. En somme, vivre une séance d’hypnothérapie, c’est apprendre à s’offrir du temps pour soi tout en favo­risant l’équilibre et le maintien de sa santé physique, émotionnelle et spirituelle. Alors, pourquoi attendre encore?

1Tiré de l’article : On analyse votre cerveau :­ des notions de neurologie utiles aux mentalis­tes, paru sur le Web.

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