L’argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l’argent? En fait bien peu sont vraiment à l’aise avec l’argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l’argent?

L’argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d’en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre! Finie l’époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l’ascétisme, où l’argent est vu comme impure. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l’être que je suis n’est pas conditionné par l’argent que je possède ou que je gagne.

L’argent est neutre. Il est une manifestation de l’amour comme tout le reste d’ailleurs, un véhicule d’énergie qui souligne l’échange. L’usage que nous en faisons et l’esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N’empêche qu’on en a encore besoin pour vivre!

Notre relation à l’argent nous montre notre rapport à la vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s’arrête avant de repartir dans l’autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L’argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d’autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n’est pas intéressée par le troc avec des poulets d’où l’avantage d’utiliser des unités. Aujourd’hui existent des réseaux d’échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d’un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l’organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d’autres. L’énergie y circule aisément dans la mesure où on s’implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l’expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m’en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu’en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j’avais l’argent et… les clés. L’expérience m’a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l’abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d’abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l’instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d’entre nous est en contact avec son énergie, sa source d’abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu’il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu’il lui faut!

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup! Ce n’est plus « Payer au suivant » (titre de film), mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d’utiliser des moyens d’échange, car chacun offrira ce qu’il est, ce qu’il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas!

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la joie dans votre relation avec l’argent comme à l’audition d’une pièce musicale ou lors d’une randonnée en nature.

Vibrer la joie, partout, toujours.

L’enracinement chez nos enfants

Les enfants d’aujourd’hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l’importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de Ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d’autres mots à nous enraciner.

L’enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l’enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l’ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu’il est déraciné, l’enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c’est son système limbique qui est affecté. Qu’est-ce que le système limbique? C’est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l’imaginaire. Le système limbique assure l’intégration du mécanisme de centrage c’est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu’il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu’elle affaiblit l’organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d’enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

  • Physique : chutes (perte d’équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d’apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.
  • Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s’enraciner?

Puisque le système limbique gère les émotions et l’imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d’expression artistique et personnelle. C’est ainsi que profiter de l’automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l’enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l’amour.

Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants, c’est d’apprendre à s’enraciner soi-même de façon à montrer l’exemple. Dans notre quotidien, ce n’est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

  • Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l’exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur!
  • Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l’imaginaire et limitez autant que possible l’accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l’imaginaire et ne sont d’aucun support pour le développement de leur créativité.
  • Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentirque vous les aimez.

Bien plus qu’une simple question de bien-être, l’enracinement est l’ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu’il arrive.

Le droit de dire « cela suffit »

D’entrée de jeu, je dois préciser quel contexte me permet de m’exprimer sur un sujet si délicat. Le suicide assisté. Le présent texte cite des interrogations et réflexions qui meublent ma conscience depuis plusieurs années.

Depuis plus de dix-neuf ans, je partage ma vie avec une compagne nommée la sclérose en plaques (SEP). Dix-neuf ans de lecture, recherche, essais, erreurs, alimentation végétarienne, suppléments vitaminiques à la fine pointe et un cheminement spirituel vivifiant.

Bien sûr que cette compagne m’a fait voir de mauvaises périodes, et ce, à répétition. Mais, ma gloire de cette prise en charge me permet de regarder d’en haut ces épisodes de moins en moins présents. Plusieurs amis un peu « jaloux » mentionnent que je fais preuve d’une prise en charge et d’un mérite hors du commun.

Y a-t-il vraiment mérite lorsque l’on prend soin de notre enveloppe corporelle?

Faire preuve d’une détermination sans borne, n’est-ce pas l’obligation de chacun?

Aucune réglementation ne m’oblige à sauver ma peau.

Nulle réglementation ne me punit si je traite mon corps tel un égout.

Nulle sentence ne m’est accordée lorsque je laisse une personne fumer sa petite cigarette, tout en sachant qu’elle représente un risque important de devancement de la mort.

Nulle sentence légale ne m’est infligée si je remets à la société les coûts de soins de santé dus au fait que j’ai traité mon corps avec disgrâce.

Nulle disgrâce ne m’est octroyée si par le fait de ma non-prise en charge de cette santé (maladie prévisible), je prends place dans un hôpital déjà en manque d’espace.

Situation se traduisant par le fait qu’un individu aux prises avec une maladie dégénérative doit attendre son tour.

Ma non prise en charge a des conséquences importantes sur la vie d’autrui.

Difficile de comprendre que je peux saboter ma santé, voire même celle d’autrui durant des décennies et que tout cadre dans le vil langage du choix de société.

Parlons-en de cette expression « choix de société »; le seul moment au cours duquel je fais ce choix, c’est le jour d’un scrutin.

Tous les autres choix décidés par les politicologues ou lobbyistes sont la résultante d’un courant.

Je m’interroge sérieusement sur le droit que l’on m’accorde le jour d’un scrutin en tant que citoyen. J’aurais lors de ces journées le droit de participer aux choix de la destinée d’une communauté. Étrangement, cette même journée, mon droit de décider de ma propre destinée ne m’appartient plus. Un paradoxe sur lequel une réflexion doit se faire!

Peut-être serait-il bon, pour bien comprendre mon propos, de voir ou revoir le reportage intitulé « Manon », reportage réalisé par M. Benoit Dutrizac.

Une autre suggestion serait de voir le film intitulé « Mer intérieure », réalisé par Alejandro Amenabar, film qui bouscule grandement nos émotions.

Tous les jours, nous avons le droit de faire des choix de vie ou de mort sur notre petite personne. Tous les jours lorsque je suis une personne en santé, j’ai tous ces droits. Lorsque je prends mon automobile, utilise le métro, traverse un viaduc, marche sur un lac gelé, je décide de vivre ou de mourir. Je décide à ce moment de vivre puisque je trouve un sens à la vie.

Difficile de comprendre que lorsque tous ces plaisirs me sont retirés, voire inaccessibles pour raison de santé, on me retire à ce moment le droit de décider que ma route a assez duré.

Difficile de comprendre que pour donner la vie, aucune règle n’interfère, aucun talent n’est requis, aucun mandat notarié ou évaluation psychologique ne sont requis. Pourtant, c’est selon moi la décision la plus importante d’une vie. Si pour avoir droit à ces allocations familiales, je devais participer à un cours de trente heures pour bien comprendre le rôle de parent. Ne serait-ce pas digne d’une société mature?

Difficile de comprendre que pour conduire une automobile, je dois suivre un cours et réussir un examen. Pour naviguer sur un lac dans une simple chaloupe motorisée, je dois aussi avoir suivi un cours et réussir un examen! Pour prendre place dans ma profession, je dois réussir des examens!

Ne devrait-on pas renforcer le démarrage à la vie et supporter l’apaisement en fin de vie?

Les opposants au suicide assisté ou à l’accompagnement vers une autre étape que tous nous vivrons un jour ou l’autre, font-ils un choix égoïste? Pour ces gens qui considèrent que toute vie est sacrée et que la souffrance est notre laissez-passer à la prochaine étape en première classe, je dis quel droit avez-vous de me retenir? Trouvez-vous plaisir à voir souffrir?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande qu’ils me disent s’ils ont participé le 15 février 2002 à la marche (-20 C) contre la guerre en Irak. Je leur demande qu’ils m’expliquent pourquoi cette même journée il y avait foule encore plus importante au défilé de nuit (-25 C) du carnaval de Québec?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande jusqu’où sont-ils prêts à aller concrètement pour sauver les centaines de milliers de personnes qui sont aux prises avec la famine. Il serait encore plus louable d’accueillir dans ma maison un ou deux enfants aux prises avec une destinée très peu enviable.

Voici une expérience intéressante à faire et qui ne coûte rien. Déposez un globe terrestre sur le sol, prenez place debout sur une chaise. Vous remarquerez que la terre est très petite et qu’il suffit de bouger légèrement son regard et l’on se retrouve maintenant à observer une zone où la famine est omniprésente. Il suffit d’un trajet de dix heures en avion et nous sommes dans un autre monde, où des gens qui veulent vivre meurent.

Est-il plus facile de faire un petit don monétaire et le tour est joué. Je suis une bonne personne.

Colère je ressens lorsque je vois des reportages qui dénombrent des milliers de décès dus aux infections postopératoires. Décès qui frappent des gens qui veulent vivre. Étrange paradoxe que le fait de subir une intervention nous confronte à des risques évitables. Ne devrait-on pas condamner les centres hospitaliers dont les infections postopératoires dépassent la norme pour une société évoluée? La norme ne devrait-elle pas être 0?

Pourquoi serait-il interdit d’aider une personne à traverser le boulevard de la vie une dernière fois de la façon dont elle l’a exprimée?

À toutes ces personnes qui s’opposent à mon libre choix, je demande : qui vous donne ce droit? Qui vous donne le droit de dire que le formulaire intitulé « Mon mandat en cas d’inaptitude » * que j’ai complété est invalide?

Qui vous donne ce droit d’exiger qu’une personne souffre jusqu’à son dernier battement de cœur?

Un autre paradoxe de notre culture tient au fait que si j’ai un cancer dont la souffrance est inhumaine, alors à ce moment j’aurai droit à des soins qui apaiseront mes douleurs. Soins qui du même coup me mèneront à mon dernier souffle.

L’objectif de cette réflexion est de faire en sorte que les tribunaux cessent de condamner des gens qui tout simplement assistent une personne qui décide que son parcours a assez duré. Parcours qui de toute façon, s’il continuait, ne serait semé que de souffrances.

En partageant ces réflexions, je souhaite que ceux qui décident de la législation fassent l’analyse en pensant à ceux qui souffrent.

Faut-il avoir regardé une personne qui s’éteint après d’importantes souffrances pour comprendre?

Aider une personne à passer à l’autre étape dans un état d’apaisement, n’est-ce pas le plus beau des derniers cadeaux!

* Brochure réalisée par Le Curateur public du Québec et disponible en librairie.

Pouvons-nous vivre dans l’abondance et faire une démarche spirituelle en même temps?

Il existe deux écoles de pensée à ce sujet.  Certains croient que pour être spirituels, ils doivent être capables de vivre dans le plus grand dénuement possible.  Pour eux, le dénuement est synonyme de détachement.

D’autres croient que l’argent et les biens matériels sont le symbole matériel de l’énergie divine.  L’abondance en argent et en biens matériels les aide à devenir de plus en plus conscients de leur grande puissance divine, ce qui les aide d’autant plus à créer davantage d’abondance.

Personnellement, j’adhère à cette dernière école de pensée.  Il va de soi qu’il y a des avantages et des désavantages aux deux systèmes de croyances.  En autant que nous choisissions de croire à ce qui est bénéfique pour soi et non croire à quelque chose parce que quelqu’un d’autre nous l’a suggéré.

La personne qui possède peu de biens matériels a beaucoup plus de facilité à vivre dans le détachement, ce à quoi l’être humain veut en arriver un jour.  Cependant, cela peut être difficile de faire un cheminement intérieur à travers des cours et des lectures ou encore de prendre du temps pour soi afin de connaître davantage si une personne est uniquement occupée à survivre dans ce monde matériel.  Qu’on le veuille ou non, nous vivons sur une planète où le matériel fait partie de notre dimension physique et nous ne pouvons vivre sans un toit sur la tête.  Ces besoins matériels sont absolument essentiels et doivent donc se payer.

La personne qui vit dans l’abondance matérielle a plus de facilité à faire sa démarche spirituelle, car elle vit dans un confort physique qui ne peut faire autrement que l’aider.  Cependant, cette même personne peut en arriver à trop s’attacher à son argent ou à ses biens et avoir ainsi beaucoup de difficulté à vivre dans le détachement.

L’idéal, c’est d’en posséder beaucoup et d’utiliser cet avoir pour nous aider à être heureux et non à faire de ce dernier le but de notre vie.  C’est aussi de savoir au plus profond de soi que si, présentement, je suis parvenu à ce niveau d’abondance matériel et que, du jour au lendemain, je le perds, je peux réussir tout de même à être heureux, car je sais comment recommencer.  C’est cela le détachement, en avoir, mais ne pas en dépendre pour son bonheur.

Comment arriver à cette abondance?

Pour débuter, il est important de développer une attitude de prospérité plutôt que de viser l’abondance pour l’abondance seulement.

Vivre dans l’abondance signifie avoir en quantité supérieure à nos besoins, de quoi répondre aux nécessités de la vie.  La prospérité est un état d’être.  Cela ne signifie pas seulement avoir de l’argent ou encore posséder des biens matériels, c’est avant tout une façon de penser et de vivre.  Il s’agit du contraire de la pauvreté qui est également une façon de penser et de vivre et non seulement un manque d’argent ou de biens.

Celui qui possède une attitude prospère peut arriver facilement à l’abondance s’il le désire véritablement.  Il se révèle beaucoup plus généreux, car il sait qu’il y en aura toujours.  Il croit fondamentalement à l’inépuisable source divine.  Il se trouve beaucoup de personnes qui n’ont pas tellement de surplus et qui, pourtant, sont très heureuses, car leurs besoins sont toujours comblés grâce à cette attitude de prospérité.

De l’autre côté, beaucoup de gens qui ont de l’argent ou des biens en abondance sont très malheureux, car ils vivent dans la peur de perdre ce qu’ils ont.  Ils agissent généreusement, seulement s’ils peuvent en profiter.

Pour la plupart d’entre nous, quel est le plus grand obstacle pour avoir du surplus?  C’est notre mental qui adhère à des croyances non bénéfiques, et ce, dès notre jeune âge.  Nous étions entourés de gens qui disaient alors des choses comme :

  • « Je ne suis pas riche, mais je suis en santé ».  Ce qui veut dire « Être riche = être malade ».
  •  Les riches sont des voleurs » ce qui laisse entendre que seuls les pauvres sont honnêtes.
  •  Les riches ont de la difficulté à entrer au ciel ».  Nous ne savions pas que le ciel est un état d’être, l’état d’être heureux et non un endroit spécifique.
  • « L’argent est à la source de tout mal ».  Comme si quelque chose d’inerte pouvait créer du mal.  C’est plus l’amour de l’argent et notre dépendance envers lui qui créent un mal-être.

Dans la vie, il ne nous arrive pas ce que nous voulons, il nous arrive plutôt ce à quoi nous croyons.  Si vous ne vivez pas dans l’abondance voulue, vérifiez à l’intérieur si vous vous sentez prospère ou pauvre.  Sachez que vous avez adhéré à des croyances qui ne sont plus bonnes pour vous et qui font que vous n’obtenez pas le résultat voulu.

Voici quelques moyens pratiques pour arriver à changer votre attitude intérieure face à la prospérité et l’abondance.

  • Soyez conscient de vos paroles, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions.  À chaque jour, notez au moins trois choses concernant votre attitude dans ce domaine.  Ce que vous notez dénote-t-il de la prospérité ou de la pauvreté?  Une fois devenu conscient, constatez votre attitude comme étant temporaire et acceptez-la pour le moment.  Ne vous critiquez pas.  Sachez qu’il n’y a rien de permanent.
  • Remarquez si vous avez du mépris pour l’argent.  Vous arrive-t-il de penser ou de dire : « Maudit argent!  Si seulement ça ne coûtait pas si cher!  Si seulement il y avait un autre système et que je n’avais pas à toujours en faire arriver! ».  Apprenez à considérer l’argent comme une énergie divine, un moyen d’échange utilisé sur cette planète.
  • Remarquez si vous vous sentez coupable quand vous vous payez un surplus.  Cette attitude vous informe que vous ne croyez pas mériter de surplus.  Décidez de croire que vous êtes une personne spéciale qui mérite un surplus autant que ceux qui y croient.
  • Apprenez à avoir plus de gratitude.  Dites merci même pour les petites choses.  Accueillez l’abondance comme naturelle.  Voyez l’abondance dans tout : un compliment, un sourire, un repas payé au restaurant, une pièce de monnaie trouvée par terre, etc.
  • Soyez heureux quand quelqu’un d’autre vit dans l’abondance.  Ne les enviez pas.  Souhaitez de l’abondance à quelqu’un à tous les jours.  Comme nous récoltons ce que nous semons, ce que vous souhaitez sincèrement pour quelqu’un vous revient toujours.
  • Pour développer une attitude prospère, considérez d’abord la valeur que vous accordez à ce que vous voulez acheter plutôt qu’à son coût d’achat.
  • Faites circuler cette énergie divine.  N’accumulez rien qui ne vous est plus utile.  Tout ce que vous n’avez pas utilisé depuis un an, donnez-le à quelqu’un qui saura s’en servir.  Faites de la place pour du nouveau.
  • Gardez une attitude prospère en payant vos comptes.  Au lieu de critiquer que tout coûte trop cher, remerciez pour les services reçus.  Soyez heureux d’envoyer de la prospérité aux autres en payant vos impôts, téléphone, électricité, taxes, loyer, nourriture, etc.
  • Donnez sans attentes.  Sachez que tout vous revient.  N’essayer pas de contrôler comment, quand et par qui cela va vous revenir.  Ayez confiance en la loi du retour, cette grande loi de cause à effet toujours présente et qui gère tout ce qui vit.  Le vrai don, et celui qui rapporte le plus, est celui qui demande un sacrifice ou un effort.  Lorsque c’est facile, c’est plutôt à vous-même que vous faites plaisir.
  • Soyez conscient d’où vient ce que vous donnez plutôt que de vous préoccuper de ce que vous donnez et à qui vous le donnez.
  • Apprenez aussi à recevoir.  Reconnaissez votre valeur.  Quand vous refusez de recevoir quoi que ce soit, vous enlevez l’opportunité à quelqu’un de donner.  Savoir donner et savoir recevoir est un des meilleurs moyens pour s’ouvrir à l’abondance.  Ne pas savoir comment recevoir se remarque davantage chez les gens qui font une démarche spirituelle.  Il y en a même qui ont des dons de guérison ou d’autres capacités d’aide d’ordre spirituel et qui se sentent coupables de se faire payer pour leurs services.  Pour être avocat, médecin, coiffeur ou cuisinier, cela nécessite également un don particulier.  Trouvez-vous cela intelligent de s’attendre à ce que ces gens offrent leurs services gratuitement?  Ils ont besoin de gagner leur vie.  Il en va de même si c’est votre cas.  Vous avez autant droit d’utiliser vos dons pour atteindre l’abondance.  Appréciez davantage votre divin et arrêtez de vous tourmenter à ce sujet.
  • En conclusion, il est important de réaliser que l’être humain est beaucoup plus heureux à donner en sachant qu’il y en aura toujours là d’où cela vient.  Il n’est donc pas intelligent d’être pauvre, car nous nous mettons dans une position de dépendance face à autrui et nous nous privons du grand bonheur de donner.
  • Ouvrez-vous à l’abondance dans tous les domaines : l’amour, le succès, les amis, l’affection, les compliments, les biens, l’argent, etc.
  • Apprenez à vous aimer et à aimer tous ceux qui vous entourent en vous servant de votre argent et de vos biens; et non pas aimer votre argent et vos biens en vous servant de ceux qui vous entourent.

La réponse à la question du tout début est OUI!  Oui, nous pouvons vivre dans l’abondance en nous rapprochant sans cesse de Dieu.  L’être humain peut et doit profiter avec amour et joie de ce que Dieu a créé.  L’humanité s’est beaucoup nui en croyant que les biens matériels étaient incompatibles avec l’élévation spirituelle.  Cette croyance a été la cause de beaucoup d’émotions et de culpabilités et a contribué davantage à retarder l’humain plutôt que de l’avoir aidé à avancer.

Heureusement que nous devenons plus conscients et que nous acceptons de nous défaire de nos fausses conceptions pour entrer dans une époque d’abondance et de prospérité en tout.

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j’ai mal, je n’en peux plus, faites quelque chose. » Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie qui vous devriez mener. Lorsque quelqu’un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d’améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d’entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu’est-ce que je fais en attendant? ». « En attendant quoi? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… » Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m’ont rendue comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d’instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c’est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu’elle venait de faire. J’assistais à l’installation d’un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d’établir instantanément les connexions nécessaires à l’implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu’elle était mieux à ce moment? Est-ce qu’elle souffrait moins? La réponse est non. Rien n’avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu’elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu’à faire les changements qu’elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu’elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu’elle venait de faire, les changements sont passés de l’inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l’incertitude émotive à la certitude de l’action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stage 1 d’I.S.R. (souffrance) au stage 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité. C’est un temps :

  1. D’ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l’introspection de notre vie. Qu’est-ce que je vais faire du reste de ma vie? Quelle est la vision de ma vie? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j’aurais donc dû », « j’aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes »?
  2. DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnexion permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C’est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début, on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s’entête un peu plus. Puis on se dit qu’on devra en revenir un jour ou l’autre, aussi bien que ce soit aujourd’hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C’est de cette reconnexion personnelle dont je parle.
  3. D’AMOUR : C’est dans les moments de douleur et de maladie qu’on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n’est qu’une impression. Même lorsqu’on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L’amour est toujours disponible. L’amour n’est pas un sentiment, mais une action. Il n’en tient qu’à nous.
  4. DÉCOUVERTE : C’est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C’est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C’est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d’aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.
  5. DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, à planifier et à nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C’est possible, mais difficile. D’autres changeront une ou deux choses à la fois. L’important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.

Enracinement

Que veut dire l’enracinement? Où est notre sol et de quoi sont faites nos racines?

Ce sont des questions à se poser pour pouvoir faire un enracinement profond et stable.

L’enracinement signifie stabilité, comment être stable dans un monde instable?

Premièrement, nous devons remettre les pendules à l’heure, notre véritable sol est spirituel, donc nos racines doivent faire partie du domaine éternel pour vraiment porter fruit. Il s’agit ici de racine de l’âme et leur origine est évidemment le Père et la Mère Cosmique, car nous savons bien que chaque graine provient d’une source de même essence.

Le problème de nos jours, c’est que dès notre jeune âge on nous enseigne à nous identifier à un numéro d’assurance sociale, à un numéro de classe, à une société, à une nation, on oublie que nous sommes des âmes spirituelles, remplies de conscience, de joie et d’éternité.

On perd la chose la plus précieuse, cette grande force cosmique, notre relation avec la Mère Divine, celle qui prend soin de ses enfants sans attendre rien en retour, la Mère Terre. On apprend à l’école qu’elle est une combinaison de produit chimique; on devrait plutôt nous enseigner à la respecter comme une Mère. Selon les anciennes traditions sacrées, la Terre porte un nom, peu importe la tradition, Gaia, Terra, Bhumi, Mata, ce nom est pour établir notre relation avec Elle, lui dire qu’on la remercie, qu’on l’aime.

Plus nous aimons la Terre Mère, plus nos racines peuvent prendre force et se développer. Cette union est notre véritable assurance. On prend des assurances impermanentes, pourquoi pas établir une assurance réelle, une qui ne coûte rien et qui rapporte énormément? Une bonne affaire n’est-ce pas?

Ce n’est pas un piège, c’est la vérité, si nous suivons les traces des Grands Saints, comme Saint Francis D’Assise, nous serions capables de retrouver la joie parfaite dans la simplicité.

Voici des suggestions pour nous aider à développer des racines profondes : allez marcher dans la forêt pieds nus, sentez les odeurs de la Mère, elle a un parfum inoubliable, allez prendre refuge dans ses bras aussi grands que la Terre, dite à votre Mère : « Je suis ton enfant et aujourd’hui je désire rétablir ma relation avec Toi, je désire me dévouer à ton service, pour le bien de tous les êtres vivants, de tous mes frères et sœurs, car nous avons tous la même Mère et le même Père ».

Un geste qui aide à enraciner cette affirmation est le « Varada Mudra » le mudra de l’exaucement, de l’enracinement et de l’accueil au nouveau.

Selon la tradition, ce Mudra était souvent pratiqué par Buddha, pour rétablir sa force interne, l’union avec contrepartie Divine, la Déesse. Pour faire cet exercice, on se tient debout, on met les bras de chaque côté du corps avec les doigts pointés vers le sol. On recommande de répéter un chant qui nous aide à nous libérer de nos peurs et de finalement vivre une vie en harmonie avec notre véritable essence et avec Dieu, ce chant est le suivant : Om Hari Om.

Ce mantra nous libère du ciment que nous avons artificiellement mis entre nous et la Mère Divine et qui nous redonne accès à l’enracinement éternel.

Lorsque nous rétablissons cette union avec la Terre, nous sommes en mesure de reprendre notre véritable pouvoir et nul n’est en mesure de nous faire peur. Nous avons confiance de ne plus manquer de rien, car notre Mère ne nous abandonne jamais.

Ayez confiance en vous et surtout en qui vous êtes vraiment, nous sommes tous filles et fils de l’Absolu, et donc nous sommes tous éternels. Personne ne peut vous contrôler, vous êtes libre.

Lorsqu’on étudie le système des chakras, on comprend que si notre Muladara (Chakra de la racine) est suractivé, nous allons faire de la surconsommation donc de l’exploitation (usine, industrie de masse, consommation…) et si il est désactivé, au contraire, nous allons être complètement absent.

Le chemin du milieu est notre centre, notre balance interne. Trouvez ce point en vous et essayez de vous harmoniser avec la fréquence du juste milieu et du dévouement. Dédiez-vous à la cause suprême, soyez au service de la Source Divine. Semez de l’amour et vous allez récolter de la joie.

En collaboration avec Patrick Bernard

Méditer en riant? Bien sûr!

Bien des gens seraient surpris de considérer le rire comme une forme de méditation. Et pourtant, rire n’est pas seulement une des façons les plus simples de méditer, mais aussi l’une des plus puissantes. Rire est l’une des actions qui impliquent à la fois le corps, les émotions et l’esprit. Lorsque nous rions, nous nous abandonnons immédiatement au moment présent pour transcender le stress mental et physique. Pratiquée le matin, la méditation du rire peut rendre la journée entière plus joyeuse. Pratiquée en soirée, la méditation du rire a un effet relaxant qui inspire des rêves plaisants!

Le Yoga du rire est une méthode qui permet justement de pratiquer la méditation du rire – au moment de la dernière phase des séances. La méditation du rire est sans aucun doute une excellente façon de vivre intensément dans l’instant présent et d’être connecté à son corps. À quoi pensons-nous pendant que nous sommes en train de rire à ce moment? À rien! Rire procure des effets positifs qui opèrent autant au niveau psychique que physique. C’est aussi une manière agréable de relâcher les tensions. Apprenez à rire « dans l’instant présent » et vous verrez que la joie est toujours en vous!

Les yeux de l’âme

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l’heure du bain, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit que le temps était approprié, l’autre homme demande s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu’il vit, fut… un mur!

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. « Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager », commenta-t-elle.

Épilogue…

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l’argent ne peut acheter.

Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le présent.

Provenance : http://www.geocities.com/klodet.geo/cadeau.htm