Les yeux des fleurs

Cette année, au tout début du printemps, je n’avais qu’une idée en tête, « planter des pensées ». Les petites fleurs mauves et jaunes m’ont étonnée, quand je les ai ramenées dans ma voiture, elles avaient un parfum tellement suave, que j’ai failli tomber en extase sur la route 117.

Elles me regardaient avec leurs yeux vivants comme des petits êtres heureux d’être entre bonnes mains. La pensée occupe notre cerveau, elle a été déifiée par les Grecs qui l’ont coiffée d’un casque et ils l’ont appelé « Athéna » déesse de la sagesse et de l’intelligence; elle renferme notre univers intime et nos désirs les plus enfouis au fond de notre mental.

Quelques fois, elle descend à notre gorge et se pare de mots ou de sanglots, de chants, de musique, car la pensée de nos vies va aussi dans notre soleil personnel, notre cœur qui aime, vibre et ressent les sentiments d’amour et d’amitié.

Les dernières vingt années ont été tristes et sans lien pour les familles et les pays. On a surtout travaillé à établir l’économie, la richesse et la stabilité financière. On a beaucoup négligé les liens qui unissent les êtres. Je parle surtout pour moi, car je n’ai presque pas connu les enfants de mes frères et sœurs, très peu de contact, peu ou pas d’invitation, même l’indifférence totale.

Et ces petites pensées, ces fleurs avec leur regard, m’ont rappelé les âmes dans les enfants, et je me disais qu’il était triste que ces liens soient disparus.

Et voilà que ces dernières semaines en allant faire des photocopies, une grande et gentille femme me regarde et me dit en regardant ma signature sur le chèque : « Ah! vous êtes de la famille Aubin, moi aussi, je suis la fille de votre cousin. ». « Mais, bien sûr, il est le fils du frère de mon père. », et nous voilà parties sur le patrimoine avec les noms et les souvenirs me rappelant mes parents décédés. J’étais heureuse d’en parler, c’était caché, là, dans mon cœur, comme un petit coffret qu’on avait oublié. Cette rencontre l’a ouvert et j’ai trouvé dedans des liens oubliés.

Hier, en allant à la banque, une grande fille toute blonde me fait mon dépôt, et me dit subito-presto, « Vous êtes de la famille Aubin? Est-ce que vous connaissiez mon père Joseph? ». « Et! Bien oui, il était cousin de mon père Luc » et nous revoilà sur les rails des liens oubliés, ressuscités. Le petit coffret avait fait entendre sa musique et le fil de la famille s’est de nouveau tissé. Et on s’est retrouvés parents, cousins ou autres qu’importe, ce ne sont pas mes frères et sœurs avec leurs enfants, mais les petits cousins très lointains, qui sont poussés par ce désir de l’esprit de réunir les familles d’âmes.

Merci à vous petites fleurs, petites pensées, vos yeux étaient vraiment vivants et votre regard a touché les êtres près de moi, afin de se retrouver, de se connaître, de s’inviter à partager la merveilleuse conscience qui s’éveille et qui veut que la « famille univers » se confonde dans le grand chant d’amour.

Vendredi dernier, un tout petit enfant de trois ans, Samuel, aux cheveux blonds, trottinait dans notre labo et apportait à son papa, les produits qu’il avait choisis. On aurait dit Mercure, (le messager des dieux) avec ses ailes, tellement il était léger. Quand il est parti, je lui ai dit : « Samuel, tu as des ailes tel un bel ange », il m’a pris mon visage entre ses deux petites mains et il m’a plaqué un baiser sur les deux joues, le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie. Et dans ma tête, chantait la chanson, nos enfants sont nos rivières, nos vents et nos mélodies, ils vivent dans les gouttes d’eau, dans les semences de la terre, dans les étoiles qui brillent et ils nous regardent avec leurs yeux purs, comme les yeux des fleurs, comme pour nous dire : « Mire-toi dans ta propre lumière, je suis un peu de toi et tu es un peu de moi. ».

Ensemencez des pensées, des roses, des lys, des géraniums, et vous agrandirez le jardin des âmes pour la conscience de l’esprit-pensée qui veut nous réunir en un seul et grand festin d’amour, d’amitié et de compréhension mutuelle. Étendre une couche d’humus en pensées positives, c’est couvrir la terre d’un manteau fleuri d’une nouvelle ère.

Être, c’est danser!

Comment chaque individu peut-il découvrir ses talents, puis aller au-delà et effectuer un pas de plus pour les faire reconnaître et respecter par ses pairs? Comment se réaliser dans la vie? Comment vivre avec les harmonies du cœur, du corps et de l’esprit?

Comme experte-conseil en communication, j’interviens en entreprise auprès de centaines de gens annuellement. Je m’intéresse et m’attarde au mieux-être. Je résume mon approche par la lettre M :

M pour mieux, M pour magnétisme et M pour mouvement.

Mieux parce que je suis convaincue que si les gens sont bien dans leur peau; ils seront bien avec les autres. Ils vont créer du bien-être autour d’eux, plutôt que de générer, par exemple, de l’agressivité. Ils vont affecter les gens et non les infecter.

M pour mouvement parce qu’on doit bouger et suivre le rythme. J’en viens souvent à comparer la communication à la danse. Dans les deux cas, il faut entrer en relation avec l’autre, être au moins deux! Il faut pouvoir s’adapter aux pas de l’autre. Pour faire sentir l’autre bien dans la danse. Individuellement, elle nous rapproche de l’autre. Collectivement, elle nous unifie pour partager nos peurs, nos joies et notre besoin d’appartenance. Oser s’exprimer à travers la danse est libérateur. Pour ma part, je le fais au sens propre, comme au sens figuré.

Le meilleur agent de transformation, c’est d’être soi-même. On est tous unique. On a besoin les uns des autres pour obtenir ce que l’on veut vraiment, mais fondamentalement on a besoin de mieux se parler et de mieux se connaître. Je résume cela avec les 3 « M » : M-toi, M-moi et M ce que tu fais.

Je rencontre une foule de personnes qui n’aiment pas ce qu’elles font J’observe dans les organisations un problème grave de santé mentale. Je suis d’avis qu’un travailleur ou une travailleuse doit oser envisager quitter son emploi, si il ou elle ne s’y sent pas bien durant les sept à neuf heures de présence. On pouvait lire dans la revue « Commerce » de mars-avril 2008, les extraits d’une étude conduite par la firme Watson Wyatt. On y relatait que les problèmes de santé engendrent une perte de productivité qui s’élève environ à 10 millions de dollars par an pour une entreprise de taille moyenne (250 employés et plus), et cela inclut les problèmes de santé mentale.

Allez-y, dansez pour favoriser l’engagement envers vos proches, vos amis, vos collègues; pour vous autodévelopper et vous distinguer et optimiser ses talents. Pour ma part, j’ai un leitmotiv que j’ai même osé transformer en une chanson originale dont voici un extrait :

« M pour une vie exponentielle
Intensément, libre et rebelle
Ose pour une fois, explose-toi!
M pour une danse perpétuelle
Passions multidimensionnelles
Ose pour une fois, explose-toi! ».

Créer l’abondance

« Il faut savoir cueillir l’abondance là où elle est : dans la beauté d’un coucher de soleil… ou celle d’une fleur… ou encore dans le sourire d’un enfant… »

  • Créer une atmosphère propice à l’intériorisation.
  • Conscientisez la présence, près de vous, de vos guides et de vos maîtres.
  • Entrez en contact avec votre respiration. Calmez votre corps physique, stabilisez-le. Pour ce faire, concentrez-vous sur votre respiration.
  • Pour mieux ressentir l’émanation d’abondance, visualisez que de grands rayons lumineux, tels des rayons de soleil, émanent de votre centre énergétique du cœur.
  • Vous êtes abondance… Vous êtes expansion… Maintenez votre concentration pour en venir à vous percevoir comme un grand soleil qui émane de puissants rayons de lumière.
  • Conscientisez que cette puissance fait fondre vos résistances et vos limites concernant l’abondance.
  • Maintenant, afin d’ancrer davantage dans le plan matériel cette prodigieuse émanation d’abondance, choisissez de vous manifester une vie en résonance avec ce que vous voulez vivre. Puis engagez-vous, face à vous-même, à la réaliser.
  • Répétez la phrase suivante : « Par le pouvoir de l’être de lumière que je suis, j’en appelle aux grandes forces universelles de se fusionner, à ma force de création, ici et maintenant, afin de créer, dans ma vie, toutes les formes d’abondance. ».
  • Maintenant, informez toutes les parties de votre être que vous choisissez d’orienter votre force de manifestation en répétant cette phrase : « Je m’engage, face à moi-même, à utiliser ma détermination, ma conscience, ma force de compassion et mon amour pour exprimer mon pouvoir sacré, car telle est ma volonté. ».
  • Remerciez-vous, remerciez vos guides, les maîtres et la source.

Le dépassement selon la célèbre théorie des tontons à calotte…

On a tous une vision personnelle du dépassement. Laissez-moi vous présenter la mienne à l’aide d’un exemple que j’aime bien, celui du conducteur typique du dimanche après-midi que nous appellerons ici le tonton à calotte.

Retrouvons-le donc, par un bel après-midi d’été au volant de son automobile, la calotte enfoncée jusqu’aux oreilles, roulant lentement mais sûrement et sifflotant de bonheur. Comme il n’est pas pressé, il s’installe bien confortablement sur la voie de droite de l’autoroute, prenant bien soin de ne pas dépasser la limite permise par la loi. Il se déplace ainsi en toute sécurité, prenant le temps de regarder le paysage défilant lentement autour de lui. Au début, il trouve ça très agréable de suivre docilement les autres promeneurs du dimanche comme lui. Mais après un certain temps, il commence sérieusement à s’ennuyer et la monotonie le gagne. « Suivre c’est bien beau, se dit-il, mais un petit défi ne me ferait pas de mal. » Il remarque alors que, depuis quelques minutes, des conducteurs plus que téméraires le dépassent à vive allure sur la voie de gauche prévue à cet effet. « Mais ils sont fous à lier, lui susurre subtilement à l’oreille son prudent petit ange lumineux, ils vont se tuer, ma parole ! » Tandis que de l’autre côté, son ange noir réplique avec insistance : « Regarde ces délinquants comme ils sont chanceux. Tu les envies n’est-ce pas? Est-ce que ça ne te tenterait pas, toi aussi, de faire comme eux, de prendre des risques et de rajouter un peu de piquant dans ta vie? ». Notre tonton à calotte ne succombe pas tout de suite. Suivre le troupeau est si sécurisant pour lui. C’est d’ailleurs ce qu’il fait à longueur de journée depuis des décennies. Ne pouvant résister plus longtemps à l’appel du petit garnement en lui qui crie à l’aventure, il fait tourner sa calotte de 180 degrés et, palette pointant vers l’arrière, il s’élance avec fugue sur la voie de gauche, dépassant avec frénésie les autres tontons qu’il suivait depuis des heures. Sa hardiesse le remplit d’une joie vivifiante, allumant l’étincelle dans ses yeux. Il retrouve peu à peu la fougue de ses vingt ans et n’en revient pas de constater l’émergence soudaine de sa délinquance qui, à sa grande surprise, n’était pas morte, mais simplement endormie… Il ne se reconnaît plus!

Pendant ce temps, l’enfant qui s’est éveillé à l’improviste en lui s’amuse follement, vous pouvez me croire. Il s’éclate au volant de sa vieille bagnole devenue pour l’occasion un bolide de course supersonique. Ce faisant, il dépasse ses peurs, transcende ses limitations, passe outre ses anciennes croyances qui le gardaient jadis dans le droit et plat chemin. Il ose enfin se dépasser! Cette escapade sur la voie de gauche se poursuit durant de longues minutes, des minutes inoubliables pour notre tonton. Après quoi, rassasié, repu de son aventure et rempli à ras bord de toute l’énergie qu’elle lui a apportée, il retourne sur la voie de droite, essoufflé certes, mais heureux d’avoir enfin laissé son enfant intérieur exprimer son urgent besoin de dépassement. Plus tard, sait-on jamais, reverrons-nous notre tonton à calotte faire une autre escapade sur la gauche, question de se revigorer un peu, sachant – et c’est là la grande différence – qu’il pourra toujours venir se reposer sur la voie de la facilité et de la sécurité, mais cette fois sans culpabilité.

Si je vous ai raconté cette histoire un peu loufoque, c’est pour vous faire comprendre qu’il ne faut jamais craindre de se placer dans des situations où nous savons que nous aurons à nous dépasser, car ce sont elles qui ont le plus de chance de nous garder alertes et d’entretenir notre jeunesse de cœur. C’est également la meilleure façon d’attirer l’abondance à tout point de vue dans notre vie, de se sentir valorisé et de pouvoir enfin se réaliser au maximum.

Une porte vers un espace sacré

« Les barreaux sont à l’intérieur de moi », ai-je entendu dire dans les ateliers d’art-thérapie que j’offre à des femmes incarcérées.

Le fait que 80 % ont été marquées par l’abus, la perte ou l’abandon donne du relief à cette constatation. Plusieurs sources confirment que parmi les effets à long terme de ces traumatismes figure un sentiment d’impuissance. On peut comprendre que ce sentiment soit exacerbé par un régime de vie impliquant une surveillance constante et des restrictions imposées sur les activités, les déplacements, les fréquentations ainsi que sur l’expression des opinions et des sentiments. Malgré que bien des femmes en détention perçoivent la prison comme un lieu hostile et stérile, certaines profitent de leur séjour pour chercher à reprendre le contrôle de leur vie.

Dans ma propre vie, les expériences qui m’ont d’abord semblées pénibles sont devenues le moteur d’une transformation positive. Au cœur de ce processus se trouve la capacité d’accéder à ce que j’appelle un espace sacré. J’accède à cet espace par des actes qui engagent tout mon être, comme la contemplation, la méditation et la création dont la pratique m’expose à mes désirs les plus profonds. Dans cet espace intérieur, j’ai pris conscience de ma valeur intrinsèque et trouvé le pouvoir d’influencer le cours des choses. Ainsi, pour mon travail auprès des femmes incarcérées, je suis partie de l’idée que l’art-thérapie pourrait les mener vers un espace sacré apte à révéler leur potentiel et à les mettre en contact avec un sentiment de maîtrise. Cela peut sembler paradoxal. Comment un espace voué à l’emprisonnement pourrait-il s’ouvrir sur un espace sacré? Et comment les femmes incarcérées pourraient-elles développer un sentiment de pouvoir personnel à même un lieu où elles sont assujetties à l’autorité?

Pour répondre à ces questions, il faut savoir que les ateliers d’art-thérapie permettent une grande liberté d’action. Il ne faut pas penser que cela se traduit par un « free for all »! Au contraire, j’installe des paramètres clairs basés sur les notions de respect et de confidentialité, mais ce cadre est tempéré par l’opportunité de se livrer sans avoir peur d’être jugée. Le côté ludique des arts favorise cette suspension du jugement et permet de renouer avec l’enthousiasme et la passion, des sensations parfois difficiles à contacter quand on est en détention. L’éventail de couleurs, de textures, d’odeurs et le joyeux désordre qui se déploie durant l’atelier contribuent à stimuler cette énergie créatrice et à pallier à la stérilité d’un lieu institutionnel. Au-delà du sentiment de liberté favorisé par les rapports égalitaires et l’occasion de prendre des initiatives, il existe cet espace imaginaire illimité auquel les participantes peuvent accéder par le biais de la création. L’art permet un contact intime avec des dimensions qui échappent normalement à notre conscience, qu’il s’agisse d’un monde de rêves ou de fantasmes, de l’inconscient ou de la sphère mystique. L’historien d’art René Huygue (1980) explique que l’artiste enfreint les limites où « le temps et l’espace l’enferment » pour trouver un débouché vers « une expansion qui fasse éclater sa condition d’individu, restreinte et éphémère ». Bien sûr, la profondeur de l’expérience vécue par l’artiste dépend du degré de son engagement et de son investissement. D’après mes observations, les femmes incarcérées découvrent généralement que l’expression artistique peut servir d’exutoire pour des émotions troublantes; dissiper l’anxiété et induire un sentiment de paix; rehausser l’estime de soi et susciter un sentiment de fierté.

Un extrait d’une séance d’art-thérapie avec Maryse (un pseudonyme) illustre le pouvoir transformateur de la création. Dans sa première mouture, une peinture de sa silhouette lui inspire de l’aversion. Il faut dire que l’application d’un pastel noir a créé un effet non voulu de barreaux de prison. « J’t’en prison » dit-elle, une constatation qui l’amène à travailler avec vigueur pour couvrir le fond de couleurs chaudes. Alors que les barreaux lui faisaient penser à « un monde un peu violent », le résultat final lui semble « moelleux, confortable ». Le losange en filigrane est « un espace par en dedans (…) qui vient me réconforter », explique-t-elle. Elle semble fière d’avoir bravé sa peur du rejet. « J’ai arrêté de me juger, précise-t-elle. Je m’suis dit, ben c’est comme ça que j’suis et si c’est laid, ben, si c’est pas correct, j’fais la même chose pareil et c’est pour ça là que j’ai de l’énergie, j’suis calme. »

En résumé, l’art-thérapie permet d’accéder à un espace de non-jugement au sein duquel on peut jongler – dans un esprit de jeu – avec ce qui intrigue, émerveille ou dérange et ainsi développer un sentiment de pouvoir personnel. J’y plonge et replonge dans le cadre de ma propre pratique artistique et aussi par le biais du rituel et de la méditation, mais quel privilège d’y pénétrer en plus dans le cadre de mon travail auprès des femmes qui sont incarcérées!

Réf. : Huyghe, R. (1960). L’Art et l’âme. Paris: Flammarion.

Tu es formidable!

Une simple observation dans mon entourage immédiat suffit à confirmer mon soupçon, les mots « faire carrière » et travailler « dans une carrière » se font écho. Pas surprenant que la voie vers la carrière idyllique soit si rocailleuse!

Car à force de se casser le caillou pour trouver son chemin, on devient plus vite un proche parent du casseur de roches qu’une sommité au métier florissant. Pour tirer cette énigme au clair, j’ouvre mon fidèle « Petit Robert » étymologique. Le terme « carrière » en ce qui a trait aux roches et minéraux serait « peut-être » d’origine latine. Et le mot anciennement épelé « quarrière » viendrait de « quadraria » en latin : Un carré, un lieu où l’on taille les pierres. Quant au vocable « carrière » comme tracé de vie et d’emploi de nos précieuses minutes terrestres, elle tire sa genèse directement d’une attelée de chevaux… On ne s’en sort pas, la fameuse course de chars à la Ben Hur de l’arène romaine, la « carriera » ou chemin de chars en latin, se confond encore et toujours avec notre cavalcade effrénée moderne. Car plus de deux mille ans plus tard, le charretier perd encore souvent une roue quand ce n’est pas sa vie pour gagner la course. Il me semble qu’on n’apprend pas très vite à fuir les endroits hauts en stress et durs sur le physique.

Et, qui parle de « char», pense aussi à cheval. Comme sur plusieurs générations, on a résumé sa fonction à performer à tout prix, sa forte constitution équine sauvage s’est fragilisée. En le promettant à remplir un seul but, courir toujours plus vite pour dépasser l’autre, sa galopade s’est vidée de sens. L’instinct de courir librement, crinière au vent, s’est égaré. Tout comme pour le cheval que l’on a domestiqué, en courant de plus en plus vite, les sphères restrictives de notre « carriera » dénudent la vie de sens et de liberté. En marchant un pas à la fois hors du sentier battu sans chercher à gagner la course, on évite l’ivresse d’une compétition au rythme infernal qui vise à arriver le premier. On est bien forcé de l’admettre, nos premières années ne sont pas très domestiquées. Votre mère vous le confirmera, l’entraînement doit commencer dès le berceau sinon c’est le chaos. Mais la vérité est que, même sous cet épais vernis d’apprentissages, notre nature verte et libre existe. Quand les notions basiques du monde naturel, où tout ce qui nait meurt en servant de nourriture à autrui, sont perdues dans les pics d’adrénaline d’une « carriera », la souffrance du déchirement se fait sentir. En revanche, nos ultimes priorités retrouvent rapidement leur juste place dans la nature.

Michel-Ange se plaisait à dire qu’il n’était pas sculpteur, mais qu’il « libérait » la forme du bloc de marbre. En reprenant l’analogie, on peut se libérer de la massepour ainsi oser inspirer l’autre, tout comme « La Piéta ». C’est ce que deux femmes venues me rencontrer récemment ont fait. Responsable pendant plus de vingt ans de grands marchés d’alimentation, Johanne Mercier a quitté la course folle pour se perdre dans la nature. Au terme d’une année, par hasard en marchant rue St-Denis à Montréal, la devanture verte de la boutique « Cœur en Art » l’interpelle. L’enseigne arbore un gros cœur, mais c’est à l’intérieur qu’elle a retrouvé l’étincelle du penchant inné de son propre cœur. La gestion promotionnelle. C’est le coup de foudre, le souffle d’inspiration qui lui manquait! Devant les multiples beautés énergisantes du concept de la « Vague de bonheur » mise en chantier par Paulina Ellis un an plus tôt, elle n’y tient plus. Entraîneur en conditionnement physique et personne-ressource en campagne de souscription pour les plus démunis, Paulina avait conçu pendant une sabbatique à Hawaii, l’ultime motivation d’épanouissement; l’Amour à la carte. Puisque motiver l’autre à faire le premier pas dans une nouvelle direction était un terrain connu, lorsqu’elle a senti l’appel de sa vision pour sa « vague de bonheur » elle a aussi fait le premier pas dans cette expression spirituelle d’elle-même.

L’union des forces de ces deux femmes multiplie les retombées de l’appel initial vers l’art d’amour visionnaire. Plusieurs témoignages de personnes ayant reçu une missive « vague de bonheur » en font foi. Recevoir une carte avec un cristal brillant en plein cœur d’une fleur éclatante jaune, sur laquelle est inscrit au recto « Tu es formidable » et au verso un message d’appréciation personnalisé de la main qui l’offre, ne laisse personne indifférent. Cette attestation de reconnaissance pour la différence que l’on fait dans l’existence de l’autre nous nourrit. Un véritable baume pour le cœur!

Comme la possibilité de galoper dans la nature existe même pour le cheval racé au pedigree imposant, nous avons tous l’opportunité de coexister avec nos semblables autrement qu’en compétition. Car, le simple geste de reconnaître la valeur de la contribution de chacun et chacune met l’essentiel de toute vie sur le même piédestal que l’œuvre magnifique de Michel-Ange. Le vulgaire bloc de marbre indifférencié de la carrière devient une création d’inspiration et de bonheur partagé dans les mains de l’artiste sensible à son appel. En jumelant la reconnaissance à l’accomplissement personnel, le champ s’élargit et le chemin étroit vers le gain s’estompe. L’être accomplit sa nature réelle. Le plaisir de courir sans peur hors des sentiers battus s’apprivoise un pas à la fois. Que l’on regarde du côté des conventions du marché boursier ou des lois universelles, l’« aide-toi et le Ciel t’aidera » fait sensiblement écho à « ton succès est aussi le mien ». Quant au « Tu es formidable », rien ne peut le remplacer pour la bonne raison qu’en « vagues de bonheur » successives, il change le monde!

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

L’intuition… une question de bon sens

Les personnes qui développent leur intelligence intuitive réagissent mieux que les autres aux défis quotidiens. Ce véritable sixième sens, que tous possèdent mais que peu utilisent consciemment, est directement lié à la créativité et à la puissance personnelle. Malgré cela, qui n’a pas déjà rejeté ou ignoré le message intérieur qui nous avertissait et pensé – trop tard – « Je le savais », « J’en avais le sentiment ».

Du Latin intuere qui signifie « regarder, voir de l’intérieur », le Robert définit l’intuition comme « une forme de connaissance, directe et immédiate, qui ne recourt pas au raisonnement ». Faculté innée, l’intuition se manifeste généralement de façon spontanée, comme un flash soudain de conscience, de connaissance définitive, de certitude, d’évidence. Florence Scovel, une théologienne, disait que « l’intuition est une faculté spirituelle qui ne s’explique pas; elle ne fait que pointer le chemin. ».

On a beaucoup écrit sur le sujet et s’il semble que nous ayons peu d’influence sur sa manifestation spontanée, on peut faire beaucoup pour créer les conditions qui lui permettent de s’exprimer. Pour contacter cette précieuse ressource, il s’agit premièrement de se retirer du feu de l’action et de relaxer, puis de clarifier notre intention pour aligner nos antennes de perception sur l’objet ou la situation qui nous occupe.

Voici 5 étapes simples :

  1. Préparez-vous : Identifiez la question que vous voulez poser : soyez clair, bref et honnête. Obtenez des faits et de l’information sur le sujet ou la situation qui vous occupe. Selon le chercheur Jérôme S. Bruner de l’Université Harvard, plus vous en savez et devenez familier avec un sujet plus il vous sera facile d’arriver intuitivement à une décision ou à la solution d’un problème.
  2. Détendez-vous : tout ce qui vous aide à vous détendre, à ralentir votre dialogue interne, vous rapproche de votre pensée intuitive. Ne tentez pas de réfléchir ou d’analyser. Si une longue liste de choses à faire s’impose à vous, prenez des notes pour libérer votre esprit. Utilisez la méthode de méditation ou de relaxation qui vous convient le mieux. Prenez du temps régulièrement pour expérimenter le silence. Profitez de l’aide formidable que la nature peut vous apporter dans ce domaine.
  3. Soyez réceptif : Une fois bien détendu, posez votre question et contemplez les réponses que vous recevrez. Soyez ouvert aux pensées inattendues. Si vous ne possédez pas tous les faits dont vous avez besoin, ne vous laissez pas aller au stress puisque cela ne fera qu’accélérer votre dialogue interne. Tentez plutôt d’atteindre la quiétude qu’il vous faut pour balancer les choses en vous demandant : « Quelles sont mes options? Parmi celles-ci, quelles sont les meilleures? Qu’est-ce qui peut me faire le plus grand bien? » Demandez-vous toujours si vous disposez de suffisamment d’options ou de scénarios possibles. La véritable puissance émerge de la capacité de choisir les meilleures options parmi toutes celles identifiées. Si vous avez besoin de plus de possibilités, découvrez-les avant même de vous engager dans l’action.
  4. Gardez un journal : Notez les impressions que vous recevez. Elles peuvent se manifester en mots, en images, ou en sensations. Peu importe ce qui vous vient à l’esprit, écrivez-le sans vous demander ce que vous en ferez. D’écrire ainsi vous permet d’accéder à des pensées, des émotions, des idées et un sens de direction qui n’originent pas de votre conscient. Les premières réponses qui s’imposent à vous sont celles qui proviennent de votre Soi créatif! Après tout, si vous étiez investi de pouvoir – soit motivé, stratégique et sage – ne voudriez-vous pas le meilleur pour vous-même?
  5. Soyez patient : Il est fort probable que vos premières expériences ne soient pas concluantes parce que, à moins que vous soyez habitué à la méditation, votre mental va tenter de vous occuper l’esprit de son quotidien et de sa panoplie d’activités. Persévérez et vous profiterez rapidement des bienfaits du silence intérieur. Prenez aussi le temps de reconnaître le langage qui vous arrive du monde invisible. Tout comme pour les rêves, il faut apprendre à interpréter correctement les messages que l’on reçoit. Cependant, cette interprétation vous appartient en propre car, pour les mêmes images, 2 personnes y verront différentes choses. Laissez votre intérieur vous guider.

Les flashes intuitifs peuvent apparaître spontanément durant une session de relaxation, pendant que vous êtes à la recherche d’informations ou de faits, ou encore lorsque vous mettez le problème de côté. Par exemple, l’expression « dormir dessus » est une excellente façon de laisser le processus d’incubation permettre à l’intuition de faire son œuvre. Beaucoup de personnes qui utilisent cette méthode rapportent avoir eu des réponses dans leurs rêves ou à leur réveil. Jonas Salk, le père du vaccin de la polio, disait qu’il se réveillait toujours très excité le matin, prêt à recevoir ce que son intuition lui offrirait comme cadeau.

Pour que l’intuition soit encore plus présente dans votre vie, apprenez à reconnaître sa valeur. « La seule chose qui vaille au monde, c’est l’intuition » disait Albert Einstein. Ne l’écartez pas comme quelque chose d’irrationnel ou qui n’est pas naturel. Au contraire, sachez en bénéficier et apprenez à vous reposer sur votre intuition. Provoquez les réponses dont vous avez besoin, puis agissez sur les messages qui vous investissent de pouvoir. Ils contiennent la clé d’une vie créative et puissante.

Découvrir votre mission de vie?
… suivez le fil de vos passions?

La mission personnelle… La nature a un sens parfait de l’organisation, tout s’y développe dans un ordre tout aussi parfait. Il y a ainsi une raison d’être inhérente à chaque chose, à chaque élément de la création.

Cet appel intérieur cherche constamment à se manifester, tous les animaux, toutes les plantes, tous les éléments de la création répondent à cet appel. La chenille n’a pas à forcer pour devenir papillon; les fruits prennent le temps dont ils ont besoin pour arriver à maturation, les haricots et les asperges ont chacun leur durée de mûrissement. Seul l’être humain peut choisir d’y répondre ou non. Les hindous parleront alors du dharma.

Les plantes ont leur propre plan parfait, elles aussi. Invariablement : des graines de pissenlits vont éclore en pissenlits, des bulbes de tulipes vont donner des tulipes. Pourquoi est-ce si simple à comprendre pour le reste de la nature et pas pour notre nature humaine? Pourquoi serait-ce différent?

Sans nul doute parce que, en tant qu’humain, on peut réfléchir, réagir et décider d’aller à l’encontre de nos « graines de base », de notre essence. Et ce, pour de multiples raisons : le paraître, pour prouver, pour se venger, pour se défoncer. Comme si une orchidée voulait devenir un œillet : imaginez comment elle irait contre-nature!

La mission personnelle se définit par notre raison d’être. Elle s’exprime par un besoin ressenti de s’épanouir dans des actions correspondant à notre nature propre, à notre nature unique.

Retenez ceci : votre mission de vie n’est pas un rôle à remplir, mais un talent à laisser exprimer.

Elle est définitivement reliée à vos intérêts, à ce qui vous tient à cœur, à ce qui vous passionne et ceci dit, elle n’est donc pas nécessairement liée à votre travail.

Par exemple, vous pouvez avoir comme mission de conseiller et occuper un poste de coiffeuse et non de psychologue, ou encore la mission de développer les jeunes pourrait se réaliser en tant qu’entraîneur bénévole dans une ligue sportive.

Il y a toujours un élément de permanence inhérent à la mission : qu’on la laisse s’épanouir ou qu’on l’ignore, elle demeure notre empreinte de base. Vivre sa spiritualité consiste à identifier cet appel intérieur à devenir ce que l’on est potentiellement dès notre naissance et, à le réaliser.

Pourquoi chercher votre mission?
Pour apaiser votre soif du sens de la vie

Vous vous questionnez peut-être depuis quelque temps sur le sens de votre vie : « Où ça mène tout ça? » « Pourquoi tel ou tel événement se produit-il? ».

Rechercher le sens de la vie sur cette planète m’a permis personnellement de trouver ma place dans cet univers de potentialités. En identifiant ma mission, cela a concrétisé ma voie à suivre et m’a surtout enlevé tout un poids sur les épaules : je n’avais plus à courir pour tout réussir, seulement à me laisser être et offrir au service des autres mon talent d’instrument de paix.

Pour vivre votre plan parfait
Identifier votre mission, c’est d’abord pour vous donner accès à votre vraie vie, celle de votre plan parfait comme l’orchidée. Ce plan qui a été brouillé par un bon nombre d’expériences qui vous ont fait éloigner de votre essence. Ce que vous poursuivez présentementcorrespond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne? Vous pouvez passer votre vie à vouloir atteindre des objectifs extérieurs, à grimper l’échelle du succès pour vous retrouver aux sommets même; cependant, au soir de votre vie, comment réagiriez-vous si vous réalisiez que vous vous êtes trompé de mur? Que vous n’avez pas rempli votre mandat ici-bas?

Si vous deveniez millionnaire, continueriez-vous à faire ce que vous faites? En d’autres mots : aimez-vous ce que vous faites et ce que vous êtes? Si oui, vous êtes possiblement dans votre mission de vie.

Comment trouver votre mission?
Respirez! Vous n’avez pas à inventer votre mission, mais bien à la découvrir telle une chasse au trésor. Et le trésor, c’est vous! Elle attend au centre de votre être comme une graine d’orchidée qui attend patiemment les conditions favorables pour éclore et démontrer l’originalité de sa forme et de ses coloris.

Votre mission est intimement liée à votre estime personnelle, à la valeur que vous vous accordez. Vous serez en mesure de découvrir votre mission seulement à partir du moment où vous croirez à votre « unicité », et à la différence que vous pouvez produire.

« Le script est dans vos tripes! » Comme le Petit Poucet qui avait semé des cailloux pour retrouver son chemin, vous devrez rebrousser chemin, reculer dans le temps et suivre les indices pour « dépister » votre mission cachée tout au fond.

Votre passé recèle la clé du trésor. C’est en comprenant les leçons de votre histoire de vie et en suivant le fil de vos passions, connecté à vos tripes, que vous trouverez le chemin de vie qui conduira à votre « mission personnelle ».

Suivez votre fil d’Ariane, celui de vos passions, pour déceler pourquoi vous êtes ici-bas et laissez-vous répondre à l’appel de votre âme.