Les douze caractéristiques des gens heureux

À travers mon cheminement, j’ai pu constater que les gens heureux ont certaines caractéristiques en commun. J’ai appliqué ces principes dans ma vie et ils m’ont été très bénéfiques. Il me fait plaisir de les partager avec vous.

1. Ils vivent le moment présent
Les gens heureux ne sont pas constamment en attente du bonheur, ils le vivent dans l’instant présent. Ils ont compris que le passé a fui, que le futur est absent et que seul le présent est à eux. La vie est courte même si parfois certains bouts nous semblent longs.

2. Ils sont responsables et se prennent en main
Les gens heureux savent que leur bonheur est leur entière responsabilité et ils n’imposent à personne le fardeau de les rendre heureux. Ils comptent sur leurs propres ressources et actions pour atteindre le niveau de bonheur qu’ils croient mériter.

3. Ils sont eux-mêmes
Les gens heureux sont bien dans leur peau, ils sont eux‑mêmes, c’est‑à‑dire qu’ils sont vrais. Ils ne cherchent pas à donner une fausse image de qui ils sont. Selon eux, il vaut mieux dire que ça ne va pas au lieu de faire semblant que tout va. Ils sont capables de dire « j’ai mal » lorsque c’est le cas. Comme ils n’agissent pas en victimes, ils ne cherchent pas à se faire plaindre, mais plutôt à faire connaître leur vrai état d’âme.

4. Ils sont passionnés
Les gens heureux s’adaptent aisément aux changements. Ils ne se sentent pas menacés par eux, ils les acceptent d’abord et cherchent à s’y adapter ensuite. Ils vont même en provoquer pour susciter du mouvement, de l’énergie dans leur vie. Ils sont tout le contraire des chenilles africaines.

5. Ils dédramatisent
Les gens heureux ont la capacité de dédramatiser les événements désagréables qui surviennent dans leur vie parce qu’ils ne tolèrent pas très longtemps les mauvaises périodes et n’ont pas du tout tendance à s’apitoyer sur leur sort. J’ai appris cela avec le temps et la capacité de dédramatiser est devenue pour moi comme une seconde nature.

6. Ils sont réalistes : ils font face au problème et peuvent reconnaître leurs torts
Les gens heureux ne fuient pas la réalité, ils font face aux situations qui se présentent. Ils n’ont pas peur d’analyser la situation et s’ils constatent qu’ils ont eu tort, ils ont l’humilité de l’avouer. Les orgueilleux qui se croient parfaits et sans failles sont bien loin du bonheur.

7. Ils communiquent aisément leurs idées et leurs émotions
Les gens bien dans leur peau respectent les autres. Les mots qu’ils choisissent ne sont ni blessants, ni dévalorisants. De fait, les gens heureux ne cherchent pas à rendre les autres malheureux ni à se venger ou à se défouler sur eux. Ce sont habituellement ceux qui souffrent intérieurement qui agissent ainsi.

8. Ils axent leurs pensées sur la solution et non sur le problème
Il est certain que les gens heureux adoptent un comportement positif face aux épreuves qu’ils ont à surmonter. Subissent‑ils moins d’épreuves que les autres? Sûrement pas, mais c’est définitivement leur attitude positive et leur optimisme face aux problèmes qui les aident à les régler mieux et plus vite.

9. Ils ont continuellement des buts à réaliser
Les gens heureux savent rêver tout en demeurant réalistes parce qu’ils ne croient pas au succès instantané. Ils savent passer à l’action et investir les efforts nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Pour toi, la même règle s’applique : Tu auras beau avoir les meilleures intentions du monde, mais rien ne se produira si tu ne passes pas à l’action. La vie est remplie de grands parleurs et de petits faiseurs.

10. Ils souhaitent être encore plus heureux
De fait, le bonheur n’a pas de limites. Les gens heureux peuvent devenir encore plus heureux et tout peut être amélioré, surtout si on adopte la mentalité de vouloir prévenir au lieu de guérir. Les Orientaux ont une avance sur nous en ce sens : par exemple, ils prennent des tisanes par prévention pour ne pas être malades, tandis que nous, les Occidentaux, on avale des pilules pour guérir, une fois devenus malades.

11. Ils aiment donner et faire plaisir aux autres
Les gens heureux ont compris que de faire plaisir aux autres procure un bien-être intérieur incroyable et porte à demeurer une bonne personne remplie d’amour. Il est important de donner un peu de tout : que ce soit de ton temps, de ton écoute, de ton amour, eh oui, même de ton argent aux moins fortunés.

12. Ils ont une confiance inébranlable en leur potentiel
Le plus souvent le fait de passer à l’action apporte plus de confiance que de ne rien faire. Ceux qui savent s’évaluer de façon réaliste, en tenant compte de leurs forces et de leurs limites, peuvent réaliser de grandes choses, car en sachant miser vraiment sur leur potentiel, ils ne risquent pas d’échouer parce qu’ils se seraient surestimés.

Les gens ne croient tout simplement pas en leur potentiel.

Cela s’avère aussi vrai dans ta vie, pour ta propre situation et même en amour. Pourquoi ne pas chercher un meilleur emploi pendant que tu en as déjà un? C’est le meilleur moment. Pourquoi restes‑tu avec un partenaire qui ne te respecte pas et qui n’est pas digne de ton amour? Ton poêlon est‑il trop petit pour le bonheur?

Peu importe que ce soit le découragement ou l’inspiration qui t’habite : prends‑toi en main, augmente ta confiance en tes capacités, crois en toi! N’oublie jamais qu’on a tous du potentiel, et toi aussi comme les autres. Prends en conscience.

Vivre, tout un art!

Nous avons une tendance naturelle à l’activité; généralement, c’est une activité qui vise l’amélioration de ce que nous sommes ou de ce qui nous entoure : nous faisons de l’exercice physique, nous décorons nos maisons, aménageons notre terrain, suivons des cours ou participons à des ateliers pour augmenter notre savoir ou nos compétences. Nous rêvons tous d’un avenir meilleur pour nous et pour d’autres, mais cette vie idéale nous échappe aussitôt que nous croyons la saisir. Ce que nous savons intuitivement, loin au fond de nous, presque enterré sous les préoccupations quotidiennes, c’est que notre vie peut s’approcher de l’idéal dont nous rêvons : au milieu de la ville, quand nous rêvons de la campagne, au milieu de l’agitation quotidienne, quand nous rêvons de calme et de paix, au milieu des responsabilités quelquefois bien lourdes, quand nous rêvons de liberté. Comment est-ce possible?

Nous avons le pouvoir de transformer ce quotidien qui paraît terne ou chaotique, en transformant notre façon de le vivre. On pourrait appeler cela l’art de vivre. C’est un art supérieur, pour lequel les femmes sont particulièrement douées, ce qui n’exclut pas les hommes pour autant.

En effet, ce n’est pas tant ce que l’on fait qui importe, mais la façon dont nous le faisons. Comment procéder pour opérer cette transformation? L’harmonie, le calme que je cherche, il me faut le cultiver en moi tout d’abord. Cette démarche de l’intérieur fait alors des vagues qui se répercutent sur mon environnement immédiat, mon entourage personnel, puis de cercle en cercle à travers ceux que j’ai touchés, sur des personnes que je ne connais même pas, puis finalement sur toute la société. Ce changement que j’ai apporté se répercute bien au-delà de ma petite personne.

Voilà pourquoi Gandhi disait : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

Quoi changer, comment faire vivre cette aspiration en moi? Il me faut écouter mon être intime, entendre ce qu’il a à me dire. Il a de bons conseils : « Sois plus patient envers cette personne », « Prends le temps d’écouter ton enfant », « Aie confiance », « Ne saute pas aux conclusions trop vite », « Ne le prend pas personnel », etc…

Il me faut créer les conditions favorables pour que cette écoute intérieure puisse se produire : me réserver du temps pour entendre ces conseils bienveillants, ce dialogue important avec mon être intime, le cœur de ma personne, ce noyau spirituel, qu’on nomme l’esprit.

Il me faut aussi lui donner « à manger », nourrir son appétit de beauté, d’harmonie et d’amour. L’art peut être un de ces moyens privilégiés pour renouer avec l’intérieur et aussi pour le nourrir. Platon affirmait, quatre siècles avant Jésus-Christ : « La musique est un moyen plus puissant que tout autre parce que le rythme et l’harmonie ont leur siège dans l’âme. Elle enrichit cette dernière, lui confère la grâce et l’illumine. ».

Écouter de la bonne musique, chanter dans une chorale ou seul chez soi, broder, peindre, dessiner, écrire ou lire des textes qui touchent mon cœur; ce n’est pas le résultat extérieur qui compte, c’est le processus, et le résultat est là, même si on ne le voit pas. Ce résultat, c’est le développement de mon être intérieur et la satisfaction d’avoir ajouté à la beauté, d’avoir pu réaliser mon désir d’harmonie.

La construction de mon être intérieur, voilà la mission de ma vie! En m’élevant (comme on élève un enfant), je suis heureux et j’en fais bénéficier tout mon entourage. Je participe à la création de ce monde meilleur que je souhaite pour moi, pour ma famille et mes amis. Je travaille activement à sa venue, par mes pensées bienveillantes envers moi-même et envers les autres. Et cette activité aura un retentissement sur toute la société et, qui sait, sur le monde…

Comment cultiver la véritable patience?

Aujourd’hui, j’ai décidé d’explorer une vertu qui gagne à être développée à l’intérieur de chaque personne : la patience.

Pourquoi? Simplement parce que cette qualité est une clé très importante et essentielle pour avancer sur le chemin de la vie et de l’éveil à vous-même.

Qu’est-ce que réellement la patience? La patience pour moi, c’est un état d’ouverture, d’observation et de détachement concernant toutes les situations de la vie. Dans cet état d’esprit, des transformations et des changements magiques se produisent en vous. Simplement parce que vous créez intérieurement une terre fertile où vous allez faire pousser tout ce que vous souhaitez réaliser et qui vient de votre cœur.

Pensez-vous que les fleurs dans la nature vivent de l’impatience quand le soleil n’est pas présent? Bien sûr que non, elles ne connaissent pas l’impatience parce qu’elles prennent le temps de vivre et de se laisser porter par la vie et d’accueillir ce qui est présent. Quand il pleut, il pleut; quand il neige, il neige; quand il vente, il vente; tout cela est utile pour la vie. Les fleurs acceptent avec amour et détachement les différentes manifestations de la vie. Et vous dans votre vie, quand c’est désagréable, que faites-vous?

Quand ils sont impatients et centrés uniquement sur leur nombril, les humains créent des énergies d’impatience inconsciemment sur la terre et à l’intérieur d’eux. Lorsque cet état est présent, ils arrosent et font pousser la graine de l’impatience dans leurs corps et cette semence grandit. Un jour, elle prend la forme d’une forte énergie qu’ils ne peuvent plus contrôler et qui agit à l’intérieur d’eux, au-delà de la volonté. À cette étape, il y a bien souvent des coupables; c’est à cause des enfants, du conjoint, du père, de la mère ou bien des éléments externes… que je suis impatient. Ils ont tout simplement oublié que ce sont eux qui ont arrosé et fait grandir la graine de l’impatience dans leurs corps.

Comment développer la vraie patience? Et bien, c’est simple : lorsque vous sentez l’impatience cogner à la porte, je vous invite à détourner votre attention de la cause de cette impatience et de votre nombril. Portez votre attention sur ce qui est présent autour de vous et ce qui est d’une grande beauté (personnes, objets, odeurs, couleurs, paysages, votre respiration, qualité…). Soyez tout simplement curieux et ouvert à observer ce qui vous calme. Lorsque vous l’avez trouvé, posez votre attention sur votre découverte et observez comment l’impatience se transforme en patience et comment vous pouvez, en quelques instants, devenir centré comme la plus belle des fleurs qui accepte et observe ce qui est présent…

Je vous souhaite de continuer d’arroser, d’entretenir cette fleur magique de la patience qui est en vous et qui a la force de transformer.

La joie de vivre

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui?

La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent en nous des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres le bien-être, la détente ou bien l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime aussi par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est également une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permettre de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoués et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons également bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Changez vos croyances, changez votre vie!

Tout ce que nous expérimentons dans notre vie est le fruit de notre création!

Nous « créons » littéralement le manque ou l’abondance, la facilité ou la lutte, la réussite ou l’échec, la reconnaissance ou la non-reconnaissance selon les croyances que nous portons.

Tout au long de notre vie, nous avons créé nos croyances afin de nous sentir en sécurité. Comme enfant, nous avions besoin de chacune de ces croyances pour nous protéger et nous sentir en sécurité.

Malheureusement, comme adulte, la plupart des croyances dont nous avions besoin comme enfant pour nous sentir en sécurité, créent des limitations nous empêchant d’obtenir ce que nous désirons dans notre vie.

Ces croyances limitatives que nous portons sont la plupart du temps inconscientes… et c’est précisément pourquoi elles exercent tant de pouvoir dans notre vie. Si nous en étions conscients, nous ne nous retrouverions pas dans les mêmes situations difficiles.

Notre corps, nos émotions, nos pensées tout comme les événements de notre vie nous informent sur nous-mêmes et nous offrent des pistes à suivre pour retrouver et changer ces croyances limitatives enfouies dans notre inconscient.

Prenez quelques instants pour vous accueillir et regarder votre vie avec attention et sans jugements telle qu’elle est maintenant. Comment vous sentez-vous dans votre corps?… dans votre cœur?… dans vos émotions? Quelles sortes de pensées vous habitent? Votre vie correspond-elle à ce que vous désirez profondément?

Appréciez-en les aspects gratifiants! Célébrez–les et soyez-en reconnaissants!

Quant aux aspects « en souffrance », ce sont de formidables opportunités de changement et d’évolution pour nous « éveiller » à qui nous sommes vraiment et à nos besoins! Ils nous invitent à devenir conscients et responsables de notre bien-être, de nos émotions, de nos pensées et de la qualité de la vie que nous souhaitons nous manifester.

Coacher les transitions de vie

Certaines personnes ont une excellente capacité d’adaptation et, seules, elles réalisent assez facilement et rapidement les changements qu’elles ont choisi d’opérer dans leur vie. Elles se tirent aussi assez bien de leurs difficultés. Lorsqu’elles consultent un coach, c’est pour pour accélérer le processus et trouver un écho à leur réflexion et cherchent plutôt un témoin. En revanche, d’autres personnes se sentent davantage dépourvues et ont besoin de quelqu’un pour les aider à affronter la transition de vie dans laquelle elles se trouvent. Si tel est votre cas, vous pourriez vous « autocoacher » en suivant les étapes que je propose dans cet article.

Se sentir en sécurité
Un coach offre surtout un « havre de paix », une « bulle de sérénité » dans laquelle les personnes se sentent protégées lorsque l’orage gronde trop au-dehors. Déstabilisées, inquiètes, parfois dépassées par les événements, elles ont davantage besoin d’être écoutées, comprises, acceptées et même aimées que d’être dirigées, conseillées et parfois jugées ou critiquées. C’est pour cette raison que je recommande à mes clients d’éviter de solliciter l’avis de certaines personnes de leur entourage (mais pas toutes), au moment où ils doivent prendre des décisions importantes. Des éteignoirs ou d’autres qui ont intérêt à les voir rester dans leur ancienne vie et leurs anciennes habitudes pourraient les amener à douter d’eux-mêmes et du bien-fondé de leur projet. Dans cette bulle de sérénité, en compagnie de leur coach, ils feront mûrir leur projet de changement et en évalueront tous les risques et les avantages et confronteront aussi leurs résistances.

La première phase : la « fin »
Au cours de cette première phase du changement, l’idée est de préciser par écrit son intention de changer, à « ventiler » les émotions qui les envahissent, à bien évaluer la situation, à se fixer des objectifs précis et à établir un plan d’action. Il est bien de commencer par dresser un bilan de vie et tout particulièrement de vérifier quelle est notre identité profonde, notre vraie nature, cachée derrière ce que les autres connaissent de vous. Il est important de découvrir les forces insoupçonnées sur lesquelles s’appuyer dans le changement, sa personnalité (la vraie), ses valeurs, ses talents, ses compétences, ses passions et même… ses « démons ».

Il faut tenter aussi de débusquer les résistances qui risquent de bloquer dans l’action : croyances qui limitent, réticences, a priori, justifications, peurs, etc. (« Je n’y arriverai pas, c’est trop beau pour moi, je suis trop âgée, ils n’apprécient pas mon travail et mes efforts, il va me rejeter… »).

Une identité claire permet non seulement de faire des choix… éclairés et d’éviter de se cramponner à des rêves inatteignables, mais elle permet surtout de réduire le nombre d’erreurs de parcours, en plus d’inciter à aller au-delà de nos croyances de pouvoir faire et accomplir. Une identité claire rend aussi plus fort face aux aléas de la vie, plus sûr de soi, plus libre et plus authentique.

La deuxième phase : la transition, l’adaptation
Le changement doit s’appuyer sur un socle solide. Le travail s’effectue donc surtout sur les freins à l’action (mentionnés plus haut), ainsi que sur la réduction des tensions :  anxiété, angoisse, stress, remises en question, doutes, etc. C’est le moment aussi de consolider les aspects matériels et affectifs de la vie en transition afin de se sentir davantage en sécurité.

Puisque cette phase est exigeante et consomme beaucoup d’énergie, j’incite aussi à se maintenir en forme physique et, si elle en prend, à réduire sa consommation de certains médicaments, notamment les antidépresseurs et les somnifères. Si votre médecin est d’accord; bien entendu.

Il importe aussi d’éviter de précipiter les choses sur un coup de tête parce que vous n’en pouvez plus d’attendre, d’être seul sur votre radeau et de ne pas savoir comment votre vie sera à destination. Faire marche-arrière, démissionner, prendre une retraite anticipée, déménager dans un endroit qui ne convient pas, quitter l’autre et parfois aussi penser mettre fin à sa vie font partie de ces idées qui peuvent hanter.

La troisième phase : l’arrivée à destination
Vous voilà arrivés sur l’autre rive. C’est le moment de faire un bilan, de vérifier notamment si le changement s’est opéré de façon satisfaisante, si l’écart entre la situation de départ et la situation envisagée s’est comblé et s’il est nécessaire d’aller chercher des ressources supplémentaires pour mener totalement à bien le changement.

Êtes-vous installé solidement dans votre nouvelle vie?

À propos des rencontres magiques

Beaucoup s’interrogent : qu’est- ce qui fait qu’on est attiré par une personne plutôt que par une autre?  Est-ce d’ordre physique?  Hormonal?  Caractériel?  S’agit-il d’affinités secrètes, d’une reconnaissance mutuelle spontanée?

Je crois pour ma part, qu’une rencontre (qui se reconnaîtra comme amoureuse) est dans la combinaison de plusieurs facteurs (attirance physique, phéromones, perception spontanée d’une acceptation inconditionnelle, identification inconsciente à des images anciennes (de personnes bienveillantes) qui remontent à la surface).  C’est la réunion de plusieurs composantes conscientes et inconscientes qui va créer un appel, un mouvement ou un élan vers telle personne et non pas vers une autre.

Cela c’est une explication raisonnable, mais comment évaluer la part de miracle, de magie qui entoure une rencontre amoureuse?  Qu’est-ce qui fait qu’on va s’attirer mutuellement et comment expliquer que l’histoire se poursuive ou non ensuite? Je crois que l’attirance mutuelle entre deux êtres est d’ordre vibratoire.  Tout se passe comme si des vibrations subtiles circulaient de l’un vers l’autre, étaient reçues et s’accordaient.  Produisant ainsi une alchimie mystérieuse entre deux personnes, rapprochement et mélange qui vont les lier.  L’image la plus simple pour parler de ce phénomène serait l’image musicale : deux notes qui s’accordent et qui vont résonner comme du Mozart!

Ensuite, la poursuite de l’histoire va dépendre non pas des sentiments (comme on le croit trop souvent), mais de la qualité des relations qui vont nourrir et embellir cet amour ou le blesser et le dévitaliser.

Qu’est-ce qui fait que parfois rien ne fonctionne dès le départ : l’un est attiré et pas l’autre?  Effectivement, l’émission des signaux dont j’ai parlé plus haut, est parfois asymétrique.  Plusieurs combinaisons sont possibles.  L’un émet, l’autre ne reçoit pas, reste fermé, n’est pas sur la même longueur d’onde vibratoire ou est déjà tourné vers quelqu’un d’autre.  Et puis, il arrive aussi que les deux notes de musique, ne s’accordent pas, et font un couac!  Et je n’ai jamais vu un couac se transformer en Mozart!

C’est notre rêve à tous de trouver des sentiments en réciprocité, de ne pas se piéger dans ce que j’appelle les pseudos amours, telles les amours de manque (on réclame à l’autre ce qu’on n’a pas eu dans l’enfance), les amours de peur (on exige de l’autre qu’il nous rassure sans arrêt, qu’il nous confirme que nous sommes le(la) seul(e) personne aimé(e).  Il y aussi les amours de consommation (on aime non la personne, mais l’amour qu’elle a pour nous!), les amours de besoin sont redoutables et frustrantes (on ne donne rien, on prend, on exige)…

Il peut arriver aussi que l’on tombe soudain amoureux d’un ami ou d’une connaissance côtoyée depuis longtemps, mais pour laquelle on n’avait jamais envisagé d’aller plus loin ou plus près comme amoureuse ou amoureux potentiel!

Dans l’amitié, la dimension sexuelle est absente.  C’est la révélation de cette dimension qui va transformer la relation.  Ceci dit, le désir ne se commande pas.  Il peut être présent, mais censuré ou occulté durant des années et soudain se révéler quand les défenses lâchent prise!  Certains s’interrogent sur le coup de foudre, qui serait la manifestation soudaine d’une attirance irrésistible, réciproque et sans réserve.  Attirance qui fait fondre toutes les inhibitions ou les préjugés et rend caducs les engagements antérieurs.  Il faut savoir quand même que dans le coup de foudre, il y a souvent plus de coups que de foudre (disait ma grand-mère!).

On nous dit aussi que les vacances sont propices aux rencontres amoureuses.  Les vacances sont favorables à toutes les rencontres et donc aussi aux rencontres amoureuses.  Peut-être parce que nous avons chaque jour 24 heures à notre entière disposition.  Heures qui ne sont pas parasitées par du travail, des contraintes, des injonctions ou des obligations.  Parce que les journées sont plus longues et qu’il y a en face de vous des personnes qui sont ouvertes, disponibles, réceptives (non parasitées par des choses à faire!  Et puis la nudité (bord de mer ou temps clément) ou une tenue plus légère semble autoriser une circulation plus libre des désirs!

Quoiqu’il en soit, les rencontres amoureuses peuvent naître à tout âge, dans les circonstances les plus étranges comme les plus banales.  Comme nous ne pouvons commander à nos sentiments, il nous faut accepter que l’amour puisse surgir à tout instant dans notre vie.