Le tour du monde pour les enfants différents

Je me souviens du jour où l’on m’avait fait lire le poème « Bienvenue en Hollande », cette métaphore qui m’avait tant fait pleurer.  Mon projet de voyage dans la maternité serait à tout jamais différent de bien des parents.  Les mots autisme, déficience intellectuelle, dysphasie, dyspraxie résonnaient en moi.  Le deuil de l’enfant parfait avait creusé en moi un puits de tristesse, c’était devenu ma réalité et ce n’est que dans les yeux lumineux et joyeux de ma petite que j’ai trouvé la force de continuer de croire en un potentiel encore méconnu, mal exploité, mal compris et mal aimé.

Cette préparation à un voyage authentique, mémorable et chaotique m’aura ouvert aux plus grandes possibilités : affronter mes peurs, mes impuissances, les regards méprisants des gens et surtout la peine de n’avoir pas toujours été aussi forte que je l’avais imaginé.  Ce voyage m’aura fait découvrir des endroits inexplorés.  Les plus beaux moments de vie en compagnie des enfants différents.  Même à en trouver une mission de vie.  Et maintenant, mon expérience me permet de voyager à travers le monde et de partager mes écrits, mes inspirations, mes sentiments, mes espoirs et tout l’Amour que comporte l’éducation des enfants et surtout des enfants différents.  Ces voyages me permettent de vivre des moments magiques et enfin j’ai transformé mon isolement, mes peurs et mes moments de découragement en expériences d’une profondeur incommensurable.

Je vis enfin la MISSION de ma vie.  Celle que j’ai découverte dans les moments de tristesse, de deuil, de découragement et de désespoir d’avoir une enfant différente.  Mais grâce à elle, après 13 ans à l’aimer et à tenter de comprendre comment l’éduquer, j’ai compris que la meilleure recette c’était de l’AIMER.  Cette mission de vie, je l’ai trouvée grâce à ce tout premier regard sur la différence, ces voyages se sont succédé et l’amour que j’éprouvais pour elle m’a permis de canaliser mon énergie du POURQUOI MOI, POURQUOI ELLE, en COMMENT AIDER?

Comment j’y suis arrivée?  C’est en touchant ma vulnérabilité, en frappant le fond, en criant ma rage, mais surtout en touchant le cœur des gens et des enfants.  Le yoga a été pour moi, ma médecine afin de reconnecter avec mon être, d’avoir la force d’accepter et de surmonter les défis et de forger mon amour-propre.

Le yoga m’a permis de garder espoir, il a ouvert mon cœur aux possibilités et m’a donné le goût de connecter avec les autres.  On a tous une destination prévue, tous le goût de donner un sens à notre vie.  Parfois, c’est dans les défis qu’on découvre notre être véritable.  Vous aimez voyager?  Quelle est votre destination?  Quelle sera votre contribution à l’humanité?

Partager, inspirer et communiquer sont les éléments clés que je vous propose.  Voici pour vous aider dans votre parcours, quelques mouvements et conseils de yoga pour vous permettre de rester bien ancré lors de votre périple!

Première posture, la Montagne :

  1. Prenez un moment de détente en position debout.  Que transportez-vous sur vos épaules?  Quel est le contenu de votre sac à dos?
  2. Ancrez bien vos pieds au sol, respirez profondément, ayez un regard vers votre intérieur.  Quel est le poids de ce bagage?  Gardez l’essentiel et libérez-vous du superflu de votre sac.
  3. Regardez vers le haut et faites un tout premier pas vers la destination de votre choix.  Tout commence par un tout petit pas pour l’exploration de cette destination, votre montagne!

Au plaisir de vous lire et de partager avec vous, Namasté (salutation yogique : ma divinité salue votre divinité et celle de vos enfants)

Le pardon…

Vous avez certainement compris que la vie n’est pas rose et que les souffrances ne peuvent être toutes évitées simplement puisqu’elles ont leur raison d’être dans votre vie… Aussi souffrante soient-elles dans le plan de votre vie, elles sont là pour vous…, pour vous aider à évoluer, à vous libérer, à vous aider à comprendre d’autres personnes, à vous retrouver, etc. Tous les êtres humains vivent des difficultés, des souffrances, des peines… Personne n’est à l’abri de cette dualité. Vous pouvez également choisir de vous rappeler qu’il y a de la joie, de l’amour, du pardon, de l’entraide, de la compassion, de la lumière au bout de votre chemin…

Lorsque le pardon est difficile à offrir et à s’offrir, rappelez-vous des moments de joie, de bonheur, d’amour, et, petit à petit, ces moments grandiront et graduellement, ils ouvriront votre cœur. Ceci vous offrira la possibilité de devenir plus que la souffrance, la peur, l’irritation, la colère, l’amertume accumulée, etc. Par la suite, avec le cœur rempli et ouvert par les beaux moments, vous pourrez pardonner. Vous aurez plus de lumière en vous qui permettra à la douleur de guérir. Le pardon peut se faire à différents niveaux, soit via :

  • le mental : l’analyse, la compréhension;
  • l’émotionnel : en s’ouvrant à ce qui vibre en nous et en accueillant ce que l’on porte en soi;
  • le physique : en acceptant notre corps tel qui l’est;
  • le spirituel : en accueillant notre chemin et ce qui se présente à nous.

Lorsque vous désirez aller voir ces différentes facettes pour mieux comprendre, car tel est votre plan de vie, allez-y! Rappelez-vous d’une chose… le présent! Le présent est tout ce qui compte, l’ici et maintenant. Lorsque vous revenez au présent, votre passé n’existe plus, seulement l’instant du maintenant. Votre passé perd son pouvoir sur vous, et vous vous libérez de lui. Votre présent est maintenant votre force. Vous êtes libre d’être complètement vous dans vos couleurs du moment.

Plus votre attention est portée sur une perception (peu importe ce qu’elle est), plus cette perception prendra de l’ampleur. Lorsque vous portez votre attention sur de l’irritation par exemple, et que vous vous ouvrez à elle, que vous en parlez, y pensez… plus vous la nourrissez et plus elle sera « vivante ». Elle est présente pour une raison, et c’est à vous d’en découvrir la raison. Fort possible qu’elle est là pour vous signaler que quelque chose doit changer ou une prise de conscience est sur le point de se faire. Si cette étape de découverte est difficile pour vous, prenez le temps d’écrire dans un cahier et écrivez ce que vous vivez, ressentez et laissez-vous aller librement dans l’écriture. Soyez honnête envers vous-même. Avec du temps, cette irritation pourra être libérée avec l’écriture et votre perception pourra évoluer. Tout deviendra plus clair, une compréhension pourra dès lors être possible et vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour passer à l’action. Vous serez plus calme, puisque vous aurez exprimé à travers l’écriture, ce qui s’était accumulé avec le temps. Vous vous permettez d’être vous dans l’instant où vous l’écrivez. Vous vous permettez de vous accueillir, de faire face à votre intérieur. Vous vous offrez un cadeau de vous libérer, de vous aimer, de vous choisir, de reprendre contrôle sur votre vie, et sur ce que vous pouvez contrôler. Il y a une balance dans tout, et ce qui est difficile pour un humain, c’est de trouver sa propre balance. La balance est unique à chacun selon le plan de vie et c’est à vous de trouver votre balance. Vous avez choisi de vous réincarner ainsi que vos défis de vie, vos leçons de vie, etc. Maintenant, reprenez-vous, regardez-vous en face et revenez à l’intérieur de vous. Soyez comme l’arbre bien enraciné dans la tempête. Revenez en votre centre pour trouver la réponse et combler votre intérieur.

écrit intuitif de Cindy Alain-Loiselle, médium enseignante le 4 avril 2013

tel : 819-209-5088

www.coachmedium.ca

L’erreur est urbaine

  • La ville a retardé notre contrat à cause des grenouilles! annonça François.
  • Ah! Vous aussi? interrogea Denis.
  • Oui, nous aussi. Ça cause des problèmes dans notre budget! ajouta Jean-Marc.
  • De quoi parlez-vous au juste? demandai-je.
  • La ville a déboursé des milliards de dollars pour bâtir un complexe, mais un groupe d’écolos s’oppose au projet parce qu’ils veulent protéger l’étang m’expliqua la femme de Denis.
  • Je les comprends! Ces pauvres grenouilles sont en voie d’extinction!
  • On s’en fout des grenouilles! fulmina André me fixant d’un air furieux.

Je venais de semer le pandémonium avec mon commentaire. J’étais soudainement devenue une de ces folles qui criaient panique parce qu’on tuait des populations de grenouilles pour bâtir des immeubles de béton. Malheureusement pour moi, il n’y avait pas d’issue de secours. J’étais enfermée dans un véhicule avec des entrepreneurs de la construction en destination de la coupe Grey. Cette soirée s’annonçait longue…

Je me suis mise à penser à toutes les fois où je m’étais rendue à cet endroit précis avec mon fils. Je n’étais pas la seule! Plusieurs familles s’y rendaient et apportaient du pain pour nourrir les canards et les outardes. Avec un peu de chance, nous apercevions un héron, ce majestueux oiseau qui semblait régner sur tout l’étang. Ce que j’aimais le plus, c’était de voir mon garçon attraper les grenouilles et me les montrer fièrement comme s’il venait de gagner la fameuse coupe… Grey. Ces temps-là tiraient à leur fin… et comme l’argent gagne souvent dans ces combats, les écolos, moi incluse, ont dû encaisser une autre perte pour mère nature.

J’ai beau vouloir oublier cette destruction de la nature, cela m’est impossible. L’an dernier en me rendant au lac chez ma mère, par exemple, j’ai dû passer au travers quelques kilomètres de construction. Des acres de terrain avaient été dynamitées et des milliers d’arbres abattus pour faire place à une nouvelle voie rapide. Mon fils, inquiet, avait tenté de me consoler tellement mes sanglots m’étouffaient. Cette fois-là, j’avais garé la voiture tellement mes larmes m’aveuglaient.

J’entends encore la voix furieuse d’André : « On s’en fout des grenouilles! ». Et bien, pas moi! On se plaint que les gens sont malades, qu’il y a des virus de toutes sortes, qu’il y a un trou dans la couche d’ozone, qu’il y a trop de pollution, que les gens sont obèses, etc. Puis, on dépense des fortunes pour nous dire que nous devons nous remettre en forme, prendre des vitamines, manger santé, aller chez le docteur, le dentiste et l’oculiste régulièrement, etc. Pourtant, les arbres sont source d’oxygène, de nourriture, d’abris, de protection et d’énergie en plus de réduire la pollution!

Quand mettrons-nous fin à toutes ces fabriques de boucane et de béton? Où irons-nous chercher notre énergie lorsque l’urbanisme aura envahi la campagne? Veuillez m’excuser. Je dois aller faire un câlin à un arbre et donner un bisou à une grenouille.

Lettres d’amour…

Qui a-t-il de si puissant dans l’amour à l’autre pour qu’il nous donne mal au ventre, pour qu’il nous enlève et nous redonne notre sourire, pour qu’il nous jette par terre, pour qu’il nous mette les tripes à nu, pour qu’il nous énergise au point de souffrir d’insomnie?

L’amour, quand il n’est pas souffrance, il est volupté, il est cheminement, il est un levier, il est un élan, une plus-value dans notre vie.

Le 1er avril 2012, je suis montée à bord d’un TGV de croissance personnelle. Dans ce train à grande vitesse, j’ai compris, entre autres que dans toutes les relations de couple que j’avais vécues, je cherchais inconsciemment mon père. Il m’a fallu découvrir cette vérité, la cracher, la vomir, l’extirper de mon être pour enfin faire place à la femme que je suis et qui se mourait d’enfin s’offrir dans toute sa féminité, d’être une femme entière, dévouée à l’autre, à tous les niveaux, même dans la nudité.

Dire l’amour, exprimer l’amour, toucher l’amour, se connecter à l’amour; une émotion hors du commun, un sentiment si puissant qu’il vous donne envie d’être en communion avec l’autre, parce qu’il est un être unique, un être à part entière, un être qui vous fait dire que votre vie s’embellit avec lui, un être que vous aimez tel qui est et tel qu’il n’est pas.

L’amour doit nous faire sentir vivant, animé, pleinement accompli et dans l’envie de l’autre, dans l’envie de l’autre parce que nous sommes un match parfait, parce que nous sommes compatibles, parce que sa présence nous fait nous ressentir encore plus vivant et que même sans sa présence nous sommes vivant et indépendant, nous sommes entier et accompli.

Les lettres d’amour écrites à la main, scellées dans une enveloppe et marquées d’un sceau sont loin de nous. Et pourtant… pourtant, l’amour est l’amour. Qu’il s’agisse de l’époque médiévale ou contemporaine, l’amour porte en lui la même fougue, le même élan déraisonnable, le même besoin de fusion.

En plus des lettres d’amour que j’écris à mon amoureux, depuis peu, à partir de mon cellulaire, je lui envoie des textos vocaux et des chansons. Quand c’est une chanson que je lui offre, j’écris : je t’offre cette chanson. Quand c’est un texto vocal que j’enregistre et que je lui envoie, je suis fébrile et tout sourire. Par ma voix remuée d’émotions et ponctuée d’intonations, je lui dis combien je l’aime. Tout mon être est secoué, ému et transporté. Il peut me réécouter, me réécouter… ah…, pur bonheur.

Et puis un jour, alors que je croyais que l’amour ressenti pour un homme était le plus fort, je me suis détrompée. Alors que je participais à un atelier de croissance personnelle, on nous a demandé de nous écrire une lettre d’amour à nous-même. Quel choc! Comment allais-je pouvoir m’écrire une lettre d’amour, moi qui avais toujours été dure envers moi? Moi dont la confiance vacillait… J’ai sauté sans filet. Je me suis pris la main, je me suis parlé à cœur ouvert, j’ai fait le tour de ma cathédrale, j’ai admiré les vitraux, les sculptures, j’ai pleuré à entendre la musique qui montait du fond de mon âme. J’ai craqué. Je suis tombée à genoux, car je venais de découvrir l’être humain magnifique que j’étais. Oui, j’étais cette cathédrale.

J’ai alors pris ma plume et je me suis écrit une lettre d’amour. Ce jour-là, j’ai fait un pacte avec moi-même : m’aimer, puisque c’est la règle d’or pour aimer l’autre.

Et vous, quand allez-vous vous écrire à vous-même une lettre d’amour?

Carole Verdon

lesmotsdanslencrier@gmail.com

Expression et créativité

L’enfant lumière emprisonné

Voici l’histoire fabuleuse d’un enfant et… ne soyez pas surpris si vous avez le sentiment d’être en terrain connu, car vous en connaissez peut-être un vous aussi!

Un jour naquit un enfant qui portait en lui une telle énergie d’amour que son regard étincelant appelait chez celui qui le croisait un désir irrésistible de le prendre dans ses bras. Bien qu’il n’était encore qu’un nourrisson, l’être qui habitait ce petit corps dégageait un magnétisme très grand, porteur de fréquences d’amour et de bienveillance.

Notre jeune bambin a vécu les premières années de sa vie partagé entre deux relations marquantes : d’un côté, une maman qui lui prodiguait avec amour soins et attentions et de l’autre, un père qui lui procurait certes un environnement de vie, mais qui aussi lui imposait d’une manière assez grossière un cadre autoritaire à travers lequel il percevait surtout des exigences et des reproches.

Heureusement, il pouvait toujours compter sur quelques personnes très chères de son entourage avec qui il lui était possible de partager son vécu et de discuter des défis qui se présentaient sur sa route. Un beau jour, alors qu’il exprimait à une amie de confiance comment il vivait dernièrement des vagues récurrentes de découragement, celle-ci sentit l’opportunité et lui proposa spontanément de l’accompagner à créer une représentation symbolique de ce qui l’habitait à ce moment précis de sa vie, afin d’y voir plus clair.

Ayant accepté cette proposition sans hésiter, il fut profondément ému lorsqu’après quelques minutes à peine, il voyait clairement devant lui ce scénario qui lui polluait la vie depuis si longtemps. Ce doute qui avait pris racine à son insu durant l’enfance et s’était renforcé par la suite, était la source maintenant démasquée du venin dont les injections récurrentes venaient si souvent, et sans prévenir, blesser son estime de lui-même.

Dans les instants qui ont suivi cette prise de conscience merveilleuse, une grande peine vint le surprendre en remontant jusqu’à ses yeux. Il fit alors le choix de l’accueillir et ce simple geste d’amour envers lui-même a permis à cette touchante tristesse si bien enfouie de s’exprimer enfin. C’est ainsi qu’il laissa ses larmes réparatrices couler à leur propre rythme, accompagnées par celles de son amie émue de partager un tel moment d’intimité.

Dans les heures qui ont suivi, une importante fatigue lui réclamait d’accorder à son corps un moment de repos qui permettrait à celui-ci de faire le rééquilibrage rendu possible par une telle prise de conscience. Cet éveil de conscience avait par ailleurs suscité en lui un espoir nouveau envers la VIE, cette VIE qui ne semblait demander qu’à poursuivre son œuvre majestueuse.

Après quelques minutes d’un sommeil survenu presque aussi vite que l’éclair, il s’est remis tout doucement en activité pour constater qu’une énergie renouvelée l’habitait. Une énergie d’une qualité à laquelle il n’avait plus eu accès depuis… si longtemps! On pouvait d’ailleurs déjà entendre dans le son de sa voix ce regain d’énergie nouvelle.

Que ressort-il de cette histoire? Eh bien, j’ai cette conviction profonde qu’il est important, peu importe notre âge et notre expérience de vie, de faire le choix de continuer à cultiver une attitude de curiosité et d’ouverture envers la VIE que nous portons tous à notre arrivée dans ce monde, attitude qui nous permet de poursuivre nos nombreux apprentissages, d’accroître notre sagesse intérieure et surtout peut-être, de devenir le meilleur être humain que nous puissions être. Ce faisant, nous devenons source d’inspiration pour les êtres qui croisent notre chemin de VIE.

Ce choix appartient à chacun et… nul ne peut le faire à votre place!

Je souhaite que vous choisissiez, vous aussi, de voyager vers le meilleur de vous-même. Namasté