L’engagement

L’engagement, un mot qui a du chien, un mot qui mord! Si pour la plupart d’entre nous ce mot fait peur, c’est qu’il nous force à une rencontre avec soi.

Je peux m’engager envers l’autre et je peux m’engager envers moi-même. Quand je m’engage, je prends action, je fais des choix, je fais une différence dans la vie de l’autre et dans ma propre vie.

S’engager, c’est se lier par une promesse, c’est donner sa parole, c’est faire alliance. Oui, l’engagement est un mot qui mord et c’est parce qu’il mord qu’on lui tourne le dos et qu’on s’enfuit. On a peur d’y laisser sa peau, on a peur d’être saigné à blanc.

Le 17 août 2011, j’ai rédigé ma première lettre d’engagement avec moi-même. J’ai recensé 30 actions, grandes et petites, auxquelles pour certaines, j’ai fixé une date butoir.

Puis est venu LE MOMENT, ce moment où j’allais enfin signer ma lettre. Je me suis d’abord positionnée debout devant le miroir, j’ai lu ma lettre à voix haute en me regardant de temps à autre, car c’est à moi que je m’adressais, c’est avec moi que je prenais alliance. Quand est venu le moment de signer, j’ai inspiré profondément, j’ai saisi fièrement ma plume et j’ai signé allègrement en y joignant la date du jour, car c’était un grand jour. J’étais fière de moi. Par cette alliance, je me suis choisie, j’ai posé un geste qui m’a donné de la valeur et de l’importance. Là, c’est moi qui avais du chien, je mordais dans la vie, dans ma vie ! Ma vie, tu es la vie et je te crée à chaque instant par mes paroles et par mes actions.

S’écrire des lettres d’engagement envers soi-même est un acte symbolique. Je relis mes lettres régulièrement pour demeurer connectée à mon énergie, pour entretenir la flamme, pour célébrer mes accomplissements le moment venu et contempler le chemin parcouru pour me rendre au fil d’arrivée. Pour les accomplissements non encore réalisés à la date butoir fixée, je rédige une nouvelle lettre d’engagement pour ceux-là avec une nouvelle date butoir, je lis ma lettre à voix haute, je signe et j’inscris la date du jour.

Par ailleurs, à plus petite échelle, à chaque jour quand je le désire, je déclare haut et fort un ou plusieurs engagements pour le jour même, en prenant à témoin une personne dans mon entourage, car notre puissance grandit dans l’écoute de l’autre. Faites-le, déclarez votre ou vos engagements du jour même devant quelqu’un et honorez votre parole! Cela pourrait être: Je prends l’engagement de marcher aujourd’hui deux kilomètres OU Je prends l’engagement de dire aujourd’hui deux qualités à mon amoureux (se), OU les deux.

Osez! Que chaque occasion soit une grande occasion de faire travailler les muscles de la transformation. Vous verrez, vous y prendrez goût. Votre subconscient sera alors imprégné du pouvoir de l’intention de votre engagement et tout votre être, via vos pensées, vos paroles et vos gestes, y contribuera.

Le soir venu, je me félicite d’avoir tenu mon engagement ou mes engagements pris en début de journée. Je me félicite pour mon intégrité, car mon intégrité, c’est ma parole.

Moi, en terminant de rédiger cet article, j’ai déclaré haut et fort devant témoin: Aujourd’hui et chaque jour de ma vie, je prends l’engagement d’être authentique et transparente.

Et vous, quel engagement prendrez-vous aujourd’hui?

Le courage d’être soi et de réaliser ses rêves

J’ai toujours rêvé d’écrire et à ma retraite, j’ai plongé tête première dans l’écriture d’un roman.

Pourquoi ce saut périlleux dans une mer de mots, alors que je n’avais aucune esquisse de roman sur laquelle poser les pieds entre deux brasses?
L’onde ensorcelante est impitoyable, avec elle vient la peur de buter sur des récifs et d’être submergée par la vague.

Qu’est-ce qui expliquerait mon engouement pour le verbe?

Serait-ce parce que j’admire les écrivains à la pensée fluide?

J’ai senti un appel irrésistible qui m’a charmée au plus profond de moi et guidée par l’astrolabe de la connaissance et de l’intuition, je me suis laissée guider vers l’inconnu.

L’écriture est comme un journal intime sur lequel je revenais avec plaisir. Au fil des mots, des personnages ont pris corps et se sont imposés à moi, ils sont devenus une nouvelle famille.

Alors que je travaillais à peaufiner mes phrases, la magie créatrice s’opérait et mes héros m’entraînaient dans de troublantes aventures.

Il m’a fallu plus de dix ans de recherches et d’écriture pour boucler mon roman Shamseh de Delphes dont la trame se situe au XIe siècle en Méditerranée orientale. Je voulais montrer comment une Grecque chrétienne percevait l’Islam des lumières. J’y ai fait de belles découvertes dont je parle dans mes conférences sur l’Islam au temps des Mille et une Nuits.

Comme bien des auteurs, j’espérais publier mon roman dans une maison d’édition. Quand un manuscrit est prêt à être publié, la gestation est complétée, l’œuvre demande à naître, il faut accoucher. Malheureusement, trop de maisons d’édition ressemblent aux salles d’attente encombrées et anonymes des hôpitaux. J’espérais rencontrer une sage-femme pour accueillir mon bébé, je ne voulais pas que mon projet avorte en phase finale. Alors, un sage homme, mon conjoint, me proposa de créer notre maison d’édition et de publier mon roman.

Nous avons relevé le défi : toutes les étapes du livre ont été complétées à la maison, incluant la première de couverture réalisée avec l’aide d’une de nos filles. Nous sommes fiers de notre réalisation. Le manuscrit a été envoyé à l’imprimerie Gauvin, les corrections d’épreuves se faisant directement, sans intermédiaire, c’était efficace et rapide. Ainsi, trois mois après avoir pris la décision d’autoéditer mon roman, nous avons célébré le lancement de Shamseh de Delphes à la Maison des auteurs de Gatineau en août 2011. Je jubilais.

Mon parcours est la preuve que l’autoédition est accessible aux auteurs qui acceptent d’en assumer les coûts. L’autoédition me semble une intervention qui rappelle le pontage. Elle permet de rétablir la circulation en contournant un obstacle. Quand un auteur essuie un refus, une voie alternative s’ouvre à lui pour permettre à la vie créatrice de reprendre son cours, c’est bon pour la santé, c’est bon pour le moral.

L’autoédition est une expérience gratifiante à tous points de vue, si bien qu’en 2013, deux auteures nous ont demandé de publier leurs manuscrits. Je suis à écrire le tome II de Shamseh de Delphes. Mes personnages ont fui Bagdad et se sont réfugiés à Venise où ils m’attendent… Comme le disait Rumi, un poète perse du XIIIe siècle :

« Laissez-vous être silencieusement attiré par la force de ce que vous aimez vraiment. »

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?