L’approche socio-dynamique d’intégration par l’art (SDIA)

Quand l’art vient en aide aux personnes autistes
Vous connaissez l’approche socio-dynamique d’intégration par l’art­ (SDIA)? Il s’agit d’un mode d’intervention auprès des personnes autistes sur les plans de la communication, des interactions sociales ainsi que des activités et intérêts.

Tour d’horizon d’une approche élaborée par Mohamed Ghoul, intervenant psychosocial et résident de Rouyn-Noranda
Monsieur Ghoul a imaginé une approche qui repose sur les bases suivantes : promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques des personnes ayant des limitations et des besoins particuliers, tels que l’autisme. Et promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise en plus de reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle.

« Le développement des habiletés sociales, l’intégration de processus de résolution de conflits et les aider à découvrir leur réseau d’aide fait aussi partie de l’intervention, explique M. Ghoul. Il est aussi question d’aider l’individu à développer une meilleure estime de soi et à reconnaître son unicité. »

Il ajoute que l’estime de soi est défi­nie comme étant l’évaluation positive de soi-même. Celle-ci est basée sur la conscience de sa propre valeur et de son statut d’acteur social.

« De plus, c’est une chose d’avoir des qualités, des habiletés, des aptitudes et un savoir-faire, mais il s’agit avant tout de les connaître et d’en avoir conscience. » Il note que l’approche aide tout autant à gérer des situations de crise, de stress et d’anxiété qu’à faire diminuer les symptômes des troubles anxieux.

Objectifs spécifiques
Concrètement, la méthode SDIA permet d’aller encore plus loin :

• Intégrer les participants dans un milieu normalisant, tout en favorisant le développement à l’intérieur de ce milieu;
• Favoriser le développement au niveau de la communication, de la socialisation et de l’intégration, et ce, par un médium artistique qui joue le rôle d’outil de lien et de développement dans un contexte d’activités socioculturelles;
• Développer un sentiment d’appartenance en offrant un moyen alternatif de s’intégrer dans sa communauté;
• Développer de manière considé­rable l’estime de soi et la confiance­ en soi, et ce, par la réalisation d’œuvres artistiques créées par les participants;
• Donner à la clientèle cible une identité sociale au sein de sa communauté (musicien, créateur artistique, groupe de musique).

Former des intervenants
L’approche SDIA fournit aux intervenants l’opportunité de prendre des risques. Cette approche est basée sur la capacité de tout être humain à créer avec la possibilité d’observer, de comprendre, d’étudier et d’apprendre.

« Il est ici question que l’intervenant se considère comme un élément faisant partie d’un tout qui l’en­toure, avance M. Ghoul. Tous les individus sont influencés, et surtout influençables, selon les modes de com­munication et les sens qui sont en alerte. »

L’approche SDIA repose sur le concept de l’intégration personnelle et sociale dans une perspective socio-dynamique de l’intervention. L’intégration personnelle et sociale de tout individu à sa communauté est essentielle à son développement selon sa propre évolution.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère que l’intégration sociale est une priorité pour les personnes présentant des incapacités ou des déficits. L’intégration sociale est une opération par laquelle un individu ou un groupe d’individus s’incorpore à une collectivité, à un milieu.

De plus, le Ministère a bonifié sa politique de soutien De l’intégration sociale à la participation sociale (2001) en spécifiant que la participation sociale implique un échange réciproque entre l’individu et la collectivité; elle met en cause, d’une part, la responsabilité collective de permettre à tous de participer activement à la vie en société et, d’autre part, la responsabilité individuelle d’agir en citoyen responsable.

Enfin, une approche comme la SDIA mérite d’être connue davantage. Qu’une personne autiste soit au cœur d’une telle démarche artistique nous permet d’apprécier la beauté de l’esprit autistique.

Pour en savoir plus
Visionnez les résultats d’une recherche sur cette approche menée par le professeur André Gagnon, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le film l’Autiste au Tambour d’Yves Langlois : une odyssée improbable de quatre artistes autistes Québécois en tournée à Paris. Visionnez le film sur le site web ICI.tou.tv http://ici.tou.tv/l-autiste-au-tambour

Des ateliers sont donnés à Montréal, Rouyn-Noranda, Sainte-Thérèse et Gatineau. Pour de plus amples renseignements, écrivez à l’adresse mohamedghoul@hotmail.com

Cocooning

Se blottir, s’installer confortablement pour se prélasser, se ressourcer, trouver un bien-être chez soi, oser se faire plaisir, prendre soin de soi et s’accorder des petits moments de tranquillité : c’est ça, le cocooning. Voici les suggestions de Luc Labelle.

Quoi lire?
« L’enfant cheval : la quête d’un père aux confins du monde pour guérir son fils autiste », Rupert Isaacson, Éditions Albin Michel, 2009, 397 pages

Rowan a environ cinq ans lorsque le verdict tombe : il est autiste. Ses parents s’aperçoivent assez vite que le comportement de leur fils s’améliore au contact des animaux, surtout les chevaux. Le couple a beaucoup voyagé. Le père a contribué à l’écriture de plusieurs guides touristiques. Étant donné l’affinité que Rowan semble avoir avec les chevaux, ils décident de faire un périple en Mongolie, contrée de chevaux et du chamanisme.

L’histoire devient alors une quête initiatique en Mongolie, dans le but non pas de guérir l’autisme de Rowan, mais plutôt de l’apprivoiser et d’apprendre à vivre avec cette réalité. Le livre allie assez bien la réalité parfois dure de l’autisme au plaisir des découvertes faites lors d’un tel voyage hors des sentiers battus. Les cérémonies chamaniques auxquelles participe Rowan à l’égard de ses troubles autistiques permettent aussi maintes réflexions sur cette pratique encore largement méconnue.

Le père de Rowan résume bien l’autisme de son fils : « Si on utilise la force, on perd le lien, si on lui fait peur, il retourne à l’intérieur de lui-même comme un lapin se réfugie dans son terrier. Il faut trouver d’autres moyens pour communiquer, inventer sans cesse. La qualité de la relation s’en ressent. Je dis souvent que Rowan est mon professeur de vie. Il me demande de l’accepter tel qu’il est, il me fait grandir. »

Dans le livre, on explique que l’animal joue auprès de l’autiste un rôle protecteur. Il devient le lien « miraculeux » par lequel le patient reprend contact avec le monde extérieur. L’enfant cheval nous permet de mieux comprendre l’autisme, d’en saisir la complexité et de constater le lien véritable que peuvent entretenir les autistes avec les animaux. On peut également le constater avec l’histoire inspirante de Temple Grandin.

Quoi écouter?
Memorial, Michael Nyman, Bande originale du film « Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant », Éditions Caroline

Le Memorial de Michael Nyman s’inspire d’une marche funèbre d’Henry Purcell (musicien et compositeur anglais du XVIIe siècle) : What Power Art Thou? La pièce de Michael Nyman consiste en une phrase musicale qui est répétée continuellement, avec des instruments qui s’y ajoutent, qui se taisent et qui reprennent. C’est un crescendo envoûtant qui crée une certaine tension, une musique qui appuie avec brio la scène finale du film « Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant ».

Bien que s’adressant à un public averti, ce film est un des chefs-d’œuvre de Peter Greenaway et une grande réussite musicale de Michael Nyman, collaborateur habituel des films de ce cinéaste.

Par moments, Memorial nous rappelle même certaines des meilleures compositions musicales qu’Ennio Morricone a écrites pour les films de Sergio Leone.

Cette marche funèbre de douze minu­tes culmine avec l’ajout d’une voix de soprano presque stridente. Ces lamentations s’ajoutent à une musique déjà empreinte de tension qui captivera l’auditeur jusqu’à la note finale.

Quoi regarder?
« Temple Grandin », film réalisé par Mick Jackson (2010), avec Claire Danes (109 min.)

Histoire vraie de Temple Grandin, professeure universitaire de sciences animales au Colorado et propriétaire d’une entreprise de conseil sur les conditions d’élevage des animaux, dont l’autisme a été diagnostiqué lorsqu’elle était âgée de 4 ans. Grâce à la ténacité de sa mère, qui lui a appris à écrire, à lire, à compter et à parler, elle a pu faire son chemin dans un domaine qui lui a toujours tenu à cœur : les conditions d’élevage des animaux, particulièrement les méthodes d’abattage et de désinfection des bovins.

Elle a conçu des appareils menant les animaux à l’abattoir ou à la désinfection qui réduisent de façon significative le stress et la peur qu’éprouvent les bêtes lors du processus. Ces appareils sont aujourd’hui utilisés dans plus de 80 % des abattoirs américains.

Le film se regarde aisément et il est sans longueurs, tellement les performances de Claire Danes, dans le rôle-titre, et de Julia Ormond, dans celui de la mère, sont extraordinaires. Tout le long du film, on ne peut qu’être fasciné par le parcours hors du commun de cette personne audacieuse et tenace. Un autre exemple de ce que l’humain est capable malgré les difficultés qu’il doit souvent surmonter.

Dessiner pour se transformer : Le désir de créer

Le besoin de créer est un besoin fondamental de la personne. Que ce soit par les arts (peinture, écriture, musique, etc.), le travail ou même la cuisine, l’humain a le constant besoin de créer et de s’exprimer. Ce besoin existe depuis l’aube de l’humanité. Il suffit de penser à nos lointains ancêtres du Neandertal et leurs dessins sur les murs des grottes préhistoriques pour nous en convaincre.
(Clément Boily, Extrait du texte Le besoin de créer)

« Je ne suis même pas capable de faire une ligne droite! » Voilà une phrase que j’entends très souvent de la part de personnes ayant le profond désir de s’adonner à une activité artis­tique mais n’osant jamais. Ce seul commentaire dénote un préjugé très courant envers la création artistique. Il présuppose d’abord qu’il devrait être facile de faire ainsi une ligne droite. Ce qui est évidemment faux. Personne, même les plus grands artistes, ne peuvent faire une vraie ligne droite, à moins d’utiliser une règle.

En réalité, ce commentaire est rarement la vraie raison qui empêche les gens de pratiquer quelque chose qu’ils désirent. Il exprime en fait l’attitude avec laquelle la personne aborde le dessin ou la peinture. Cette expression signifie en fait « je ne veux pas dessiner si je ne peux pas obtenir le résultat que je veux ». L’attention est totalement portée sur le résultat et non sur le plaisir tout simple de dessiner. On veut que le résultat ait une utilité, qu’il y ait une raison au moins esthétique. On laisse ainsi dans l’ombre toute la partie « plaisir de faire », le processus même de création.

Pour illustrer ce point, pensez à une autre activité que vous pratiquez régulièrement pour le plaisir. Par exemple, vous aimez peut-être le jogging ou la natation ou toute autre activité similaire. Pensez à ce qui vous fait plaisir dans la pratique de cette activité. Comment conciliez-vous, par exemple, le fait d’aimer faire du jogging alors que vous êtes incapable de faire le marathon de New York? La raison en est très simple, vous mettez peu d’emphase sur le résultat et beaucoup plus sur le plaisir de « simplement courir ». Vous n’essayez pas de vous comparer à Bruni Surin. Vous vous comparez à vous-même. Vous portez attention à l’effet bénéfique que l’activité a sur vous et non à un résultat extérieur.

Si vous abordez la création artistique­ avec le même esprit, en mettant de l’importance sur le processus (le plaisir de créer) et non sur le résultat, vous verrez une profonde différence. Une certaine détente dans la cré­a­­tion­ va s’installer pour faire place au plaisir simple de créer. Et le meilleur résultat sera à l’intérieur de vous: vous aurez permis l’expression « sacrée et libre » de votre créativité.

Ce commentaire du début exprime aussi autre chose. Il cache la per­ception que la personne a d’elle-même : elle considère qu’elle n’a pas de talent artistique. Pour elle, le fait de ne pas savoir faire une ligne droite illustre bien son manque de talent. Voilà ici un autre préjugé important concernant la création artistique. On confond toujours créativité et habileté. Le fait d’être plus ou moins habile en dessin ne veut pas dire qu’on n’a pas de créativité. Et qui plus est, c’est souvent l’opposé. J’ai souvent constaté qu’avoir de la facilité à dessiner vient limiter la créativité en ce sens qu’on a tendance à simplement « reproduire » ce que l’on voit. Il sera très difficile d’aller au- delà et de laisser exprimer sa créativité plus librement. C’est cette libération de la forme, que les premiers artistes de l’art moderne ont eu le courage d’entreprendre. Et de la même façon, ça nous demande un certain courage pour oser créer en ne se souciant pas de l’exactitude des formes dessinées.

J’ai illustré ici quelques exemples de blocages qui peuvent inhiber vos élans de création. Il y en a bien d’autres. En voici quelques-uns dont certains trouveront sûrement un écho en vous :

Les croyances erronées 

  • pour dessiner il faut avoir du « talent »,
  • quand je dessine, je dois nécessairement produire quelque chose de « beau »,
  • ce n’est pas utile,
  • je n’ai pas le temps, c’est une perte de temps,
  • je n’ai aucune créativité.

Les attentes

  • je veux que le résultat soit certaine façon, je suis déçu si ce n’est pas le cas,
  • j’ai peur de ne pas « réussir » ce que je veux entreprendre,
  • je voudrais faire comme les artistes professionnels, je me compare.

Les critiques et les jugements

  • je ne suis pas bon,
  • ce que je fais n’est pas beau,
  • je suis incapable de faire ceci ou cela,
  • etc.

Chacune de ces affirmations (ou négations) mériterait d’être scrutée et approfondie pour en découvrir les peurs cachées, les croyances incon­­s­cientes, les jugements sous- jacents, etc. Dites-vous simplement que derrière toute « excuse » justifiant votre non action envers votre désir de création, se cachent des raisons plus profondes et souvent incons­cientes qui elles briment votre liberté d’expression.

Vous constaterez ici que, juste l’idée de s’adonner au dessin ou à la peinture déclenche déjà des réactions, des jugements, des peurs. Imaginez maintenant ce que le fait de passer à l’action pourrait alors provoquer.

C’est justement là le miracle de l’expression par les arts : une transformation personnelle. Une fois passée la peur du départ, l’activité de création devient un merveilleux instrument d’expression, de découverte et de transformation de soi.

Ose iMAGIner… Renaître à l’Amour

L’humanité se réveille tout dou­cement d’un très long sommeil, d’un sommeil tellement profond qu’elle en avait oublié jusqu’à sa propre existence.

Aujourd’hui, nous avons le privi­lège­ de prendre part au plus grand changement de conscience de tous les temps. Tout comme le printemps participe à la renaissance grandiose de la nature, nous assistons finalement à l’éveil de l’humanité – à notre éveil – une âme à la fois.

L’aube d’un jour nouveau pointe à l’horizon. Notre cœur s’ouvre enfin à l’Amour, nous offrant ainsi la capacité de nous reconnaître. Nous renaissons à l’Être que nous sommes réellement, à l’Amour que nous sommes, car en réalité, nous avons été conçus par l’Amour, dans l’Amour!

Grâce à cette renaissance, nous nous souvenons que nous sommes le plus grand miracle du monde. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de choisir. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de créer notre monde comme nous le désirons. Nous nous souvenons enfin que tous les pouvoirs de l’Univers résident à l’intérieur de nous et se résument en un seul mot : l’Amour!

Comment est-ce possible, me demanderez-vous? Souvenez-vous d’un moment où vous étiez rempli d’Amour, où la joie inondait votre cœur. Rappelez-vous ce moment où vous vous sentiez tellement puissant et rempli d’une telle confiance en vous et en vos capacités que vous aviez l’impression que vous pouviez conquérir le monde! Vous vous souvenez de cet instant, n’est-ce pas?

Bien sûr que vous vous en souvenez! C’était un moment magique! Comment l’oublier?

Sachez qu’à cet instant précis, vous étiez réellement vous. Vous expérimentiez votre véritable nature dans toute sa puissance. Vous êtes Amour; nous sommes Amour! Le reconnaître nous permet de manifester beaucoup plus souvent l’Être que nous sommes réellement.

L’Amour nous rend puissants, car l’Amour est ce qu’il y a de plus puissant dans tout l’Univers! L’Amour est cette force plus grande que notre petit­ moi qui nous pousse à dépas­ser nos limites pour atteindre nos rêves. L’Amour nous apporte un sentiment de légèreté, car l’Amour élimine toutes les émotions sombres et lourdes qui nous alourdissent. L’Amour nous donne des ailes, nous soulève et nous transporte là où nous choisissons d’aller. L’Amour nous guérit. L’Amour donne naissance à la foi, et de là, il n’y a plus rien que l’Amour ne puisse faire!

Nous sommes Amour; alors, il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir! Individuellement, nous pouvons réaliser des miracles, car nous sommes nous-mêmes un mira­cle. Maintenant, pouvez-vous imagi­ner l’ampleur de tout ce que nous pouvons accomplir ensemble?

Pouvez-vous imaginer un monde où nous évoluons dans l’Amour; où chacune de nos décisions est basée sur l’Amour; où le plus grand bien de tous est au cœur même de chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions; un monde d’Amour, tout simplement?

Ce monde peut sembler utopique à certains, mais je sais que nous pouvons le créer si nous le choisissons consciemment. Nous avons le pouvoir de choisir; alors, choi­sissons l’Amour. Choisissons de manifester notre nature véritable, ici et maintenant.

Choisir l’Amour se fait délibérément, dans le moment présent. Surveillons nos pensées, nos paroles et nos actions. Privilégions celles qui génè­rent la joie, l’enthousiasme, le bonheur et la légèreté. Choisissons d’agir avec bienveillance. Cultivons la pati­ence, la tolérance et la compassion. Favorisons toujours l’Amour et la bonté en toutes circonstances.

Souvenons-nous que nous avons tous une incidence sur le monde. Nous avons le pouvoir d’influencer, voire même de transformer le monde dans lequel nous vivons. Alors, semons l’Amour, la paix et la joie en nous et tout autour de nous. Nous verrons ensuite notre monde se métamorphoser sous nos yeux ébahis.

Renaître à l’Amour signifie reconnaître, ressentir et rayonner l’Amour en nous. Plus nous serons nombreux à choisir consciemment l’Amour, plus le monde s’illuminera.

Alors, nous renaîtrons à l’Amour.

Marcher, c’est retrouver l’être essentiel

Merci au magazine Psychologies.com pour l’autorisation de publication.

Note aux lecteurs : En raison de la longueur du texte de départ et de contraintes d’espace, nous n’en avons reproduit qu’un extrait. Vous trouverez le texte complet à l’adresse suivante : www.psychologies.com en inscrivant le titre de l’article dans la case recherche.

Plus qu’une simple activité physique, la marche est avant tout un précieux outil pour éveiller ses sens et se reconnecter avec sa nature profonde. Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute et auteur de Marche et Méditation (Éd. Jouvence, 2005), revient sur les bienfaits insoupçonnés de nos balades.

En quoi la marche nous permet-elle de nous retrouver?
Pierre-Yves Brissiaud : Depuis toujours l’homme est en quête de sens. Sans sens, nous tombons dans l’absurde. Pourtant, la démarche mécaniste de nos vies nous a bien souvent mené à faire ce que nous avons à faire, sans chercher le véritable sens de nos actions. Marcher permet de s’installer dans une réflexion en créant un temps dans le temps, en créant une rupture, en entrant dans un autre rythme. Cette réflexion peut commencer par des questions simples : est-ce que je marche vite ou plutôt lentement? […]

Avant même d’être instigatrice de réflexion, la marche n’est-elle pas surtout un éveil des sens?
Pierre-Yves Brissiaud : Quand nous marchons, l’éveil de nos sens n’est pas forcément une finalité. Lors d’une balade, nous allons d’abord renouer avec la sensorialité. La marche va être le lieu d’échange entre notre environnement extérieur et intérieur, nous permettre de comprendre les interactions entre « le dedans » et « le dehors ». Le vert tendre d’une clairière peut m’apporter une grande sensation de tendresse, l’odeur de l’herbe peut réveiller des souvenirs et susciter une émotion profonde. Mais ce n’est là qu’une première étape. Car marcher va également nous permettre de mettre le corps en mouvement, de sortir de l’immobilisme et de réveiller l’être. C’est seulement alors que nous sommes à même d’écouter les sens pour méditer, de prendre conscience d’une profondeur supplémentaire de notre être, de nous éloigner des sentiments de surface. La méditation relève de cette intentionnalité posée entre moi et moi-même, c’est une autre recherche, une réflexion du sens ET de la spiritualité.

Est-ce la condition préalable à « la réconciliation profonde de notre nature avec Dame Nature » dont vous parlez dans votre ouvrage?
Pierre-Yves Brissiaud : Je pense qu’il faut revenir aux cultures ancestrales pour comprendre ce lien puissant entre la nature et nous. Selon la culture Tao, nous sommes le tout dans le tout, une partie de cet uni­vers. Identiquement, les Indiens d’Amérique ne concevaient pas de séparation entre Mère Nature et leur propre nature. Aujourd’hui encore, leur philosophie est omniprésente. […] Effectuée dans un lieu serein, la marche va nous permettre de renouer avec notre profondeur, notre environnement intérieur.

En quoi la marche est-elle, comme vous le décrivez, un acte « existentiel »?
Pierre-Yves Brissiaud : La marche nous met en relation avec l’essence même de l’existence, cette partie subtile de l’être dont le citadin est souvent coupé, du fait de son rythme de vie, de son environnement. Comme nous le mentionnions précédemment, marcher constitue l’acte de mettre l’être et la locomotion au ralenti, de créer une rupture de rythme pour mieux exprimer ce que nous sommes. […]

En quoi le chemin que nous empruntons en marchant symbolise-t-il notre cheminement intérieur?
Pierre-Yves Brissiaud : Il y a là une dou­ble problématique. La marche peut d’abord relever de la spiritualité : marcher d’un endroit à un autre, nous donner un but, c’est réveiller une partie de notre symbolique intérieure et nous permettre de cheminer avec elle. Mais nous pouvons aussi chercher à nous déplacer pour lâcher prise, marcher sans but pour nous « vider la tête ». C’est l’association de ces deux types de marche qui donne à la pratique tout l’intérêt et le plaisir que nous pouvons en tirer. La marche ne nous laisse jamais indemnes, elle a toujours un effet sur nous. […]

Au final, que peut nous apporter la marche, au quotidien?
Pierre-Yves Brissiaud : En nous reconnectant avec notre nature profonde, la marche va nous permettre de l’importer dans notre quotidien, de déplacer notre expérience de la profondeur dans une sphère habituellement plus légère. Après avoir marché, peut-être aurons-nous moins envie d’être influencés, la superficialité et l’apparence aurons moins d’importance, contrairement au partage et à la réflexion.

Le lait : de la colle, des hormones et du pus…

Merci à Le Nouveau Paradigme pour l’autorisation de publication.

Note aux lecteurs : En raison de la longueur du texte de départ et de contraintes d’espace, nous n’en avons reproduit qu’un extrait. Vous trouverez le texte complet à l’adresse suivante : www.2012un-nouveauparadigme.com/

Parlons un peu des bébés
De nombreux bébés sont maintenant violemment allergiques aux laits en poudre pour biberons et les pédiatres font changer de marque… et c’est pareil; le nourrisson se prend un bel eczéma que le médecin va s’appliquer à faire rentrer avec… un corticoïde qui va transformer l’eczéma en asthme (beaucoup plus grave) – et tout cela à partir d’un enfant qui était en parfaite santé et qui avait simplement le tort d’essayer d’éliminer le poison avec lequel on le nourrit. Mais alors, qu’en est-il des bébés qui réagissent aussi au lait du sein de leur mère? Peut–être leur faudrait-il changer de mère (je veux dire de nourrice); car rappelez-vous que tout ce que la mère consomme passe dans le sein. Si la mère consomme des épinards, son lait est aux épinards, des carottes, du lait à la carotte, et du lait de vache (pourri)…! À noter que j’ai vu des bébés allergiques à tout produit laitier quel qu’il soit et qui ont parfaitement poussé sans problèmes avec des purées de légumes.

Les vaches à lait sont des vaches malades!
La multinationale Monsanto a produit une hormone de croissance destinée à augmenter la production de lait. Grâce à ses bénéfices colossaux, elle a pu soudoyer les autorités sanitaires et politiques pour qu’elles laissent mettre sur le marché ce produit sans avoir évalué sa toxicité. Les éleveurs auxquels on a imposé cette hormone de croissance se sont retrouvés avec des vaches qui produisaient 40 à 50 litres de lait par jour (auparavant, elles en donnaient au plus 14 litres). Il a fallu traficoter génétiquement un nouveau type de vaches, les Holstein, avec les pattes plus longues afin qu’elles ne se marchent pas sur les pis; les pauvres bêtes ne pourraient pas suivre sur le plan alimentaire, même en broutant 24 h sur 24 si l’on ne les complémentait pas avec des farines. À savoir qu’une vache normale vit 25 à 30 ans, et celles-là sont usées à la corde en…..7 à 8 ans.

Par ailleurs ces vaches sont sujettes­ à de nombreuses infections, si bien que l’on a dû utiliser des antibiotiques en quantité. Les taux d’antibiotiques dans le lait sont 100 fois plus élevés qu’il y a 25 ans et les autorités sanitaires se sont contentées d’élever les normes limi­tes autorisées. Aux USA, sur les 23 000 tonnes d’antibiotiques fabriqués chaque année, près de la moitié est utilisée pour le bétail. Il est hallucinant de constater qu’aux USA 80 % des vaches souffrent de leucémie. Alors, comment le lait de ces vaches peut-il être sans danger pour l’homme?

Le cancer du lait
Quand les études scientifiques ont montré que cette hormone de croissance stimulait chez l’homme le développement de cancers lymphatiques, l’association des médecins américains, l’O.M.S et les autorités sanitaires ont préféré fermer les yeux car les intérêts économiques passent avant la santé des populations. Depuis 1994, année où l’hormone de croissance obtenue par génie génétique fut autorisée pour stimuler la production des vaches laitières, une véritable épidémie de cancers lymphatiques a frappé les USA. Ce type de cancer, rare jusqu’alors, tue plus que les cancers du sein, de la prostate, du pancréas et des organes génitaux réunis. Les citoyens améri­cains sont devenus, sans le savoir, des cobayes qui absorbent de l’hormone de croissance à travers les produits laitiers qu’ils consomment.

Hormones de croissance, on l’a échappé belle!
Pourtant l’Europe a résisté et, malgré la pression des multinationales américaines (notamment le dossier fourni par Monsanto qui ne comptait pas moins de 23 000 pages) la commission du Marché Commun qui a étudié la question a refusé l’utilisation de l’hormone de croissance car elle estimait que les preuves de son innocuité n’étaient pas suffisantes. Avec la passion d’un détective, Cohen, « l’homme anti-­lait », révèle ce qui nous attendait sinon : « Alors qu’aux USA, du temps de nos parents, une femme sur 20 était atteinte de cancer du sein, aujourd’hui une femme sur 3 est touchée ! Quand on pense aux milliers d’enfants souffrant de leucémie et traités par des chimiothérapies hypertoxiques, on a le cœur brisé devant tant de mépris de la santé publique.

Tout bien pesé, la différence n’est pas si notable avec la France, une partie de ce lait aux hormones serait-il arrivé chez nous par l’intermédiaire de produits transformés ?

Nota : En cas de cancer, la première chose à supprimer TOTALEMENT, ce sont les produits laitiers, puisqu’ils sont bourrés d’hormones de croissance. Espérer une guérison sans cette suppression draconienne est une utopie qui semble ignorée de la plupart des médecins.

Tous collés à la caséine!
Près de 80 % des protéines du lait et du fromage sont constituées de caséine, qui est une puissante colle, celle qui fait notamment tenir les étiquettes sur les bouteilles de bière. Essayez d’arracher une de ces étiquettes et vous verrez la force de cette colle! On utilise aussi la caséine pour coller les meubles, et nos grands parents s’en servaient pour coller les papiers peints! Pensez à ce que cette colle peut provoquer dans votre organisme. Comme la caséine est une protéine étrangère, le corps crée des anticorps pour la neutraliser. Cette réaction antigène/anticorps fait sécréter de l’histamine et engendre une intense production de mucus, voire de pus, et surtout d’inflammations (sinusites otites, bronchites, maladies en ite….). De nombreux chercheurs pensent que la caséine est la principale substance responsable des inflammations articulaires que l’on voit dans les arthrites rhumatoïdes. Cela expliquerait pourquoi la suppression de tout produit laitier permet la plupart du temps le soulagement rapide de ces affections. Depuis des années, je préconise, pour nettoyer les colloïdes laitiers du système lymphatique, du CALCAIRE DE VERSAILLES 8 DH (en pharmacie) – 1 ampoule au lever.

Et le calcium? Une croyance bien enracinée!
Le calcium du lait se métabolise mal chez les adultes, aussi a-t-il tendance à se déposer d’une façon désordonnée un peu n’importe où dans les coins tranquilles, plutôt que là où il faut – c’est ainsi que se développent des exostoses, des becs de perroquet, et même la maladie de Paget où le calcium de la colonne vertébrale migre vers l’aorte par un phénomène électrolytique.

Alors où donc trouver le précieux calcium? Mais dans tous les légumes!!! Il y en a partout!

La médecine vibratoire

Merci à Pacific Essences pour l’autorisation de publication.

Qu’est qu’une Essence?

Historique :

Pacific Essences® a été fondé en 1983 pour explorer le potentiel curatif des plantes sauvages de la côte ouest du continent américain. En 1985, nous avons introduit les essences de la mer – une première mondiale et une première dans la pharmacopée de la médecine vibratoire.

Pacific Essences® sont des remèdes vibratoires fait à base de plantes, d’organismes marins et de minéraux. Les essences retiennent la subtile empreinte de leur source qui permet d’agir sur notre système énergétique pour le maintien de l’équilibre de notre vie. Elles peuvent avoir un effet sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, et spirituel. Elles facilitent l’harmonie et l’équilibre.

Une essence, par définition et par sa nature, contient la valeur intrinsèque de quelque chose. C’est donc dans son être sa façon d’être reconnu comme individuel et unique dans l’univers. On peut aussi l’appeler vibration. Tout élément physique en a une ainsi qu’une structure et une apparence physique. L’organisme humain lui aussi manifeste une vibration qui sera différente en temps de stress qu’en état de décontraction.

En état de mal-être, notre vibration est affectée de manière significative. Les essences restaurent l’harmonie dans notre mode vibratoire et sont donc un outil précieux pour ceux qui se sentent impliqués dans la guérison et la transformation de soi. Ces essences fonctionnent sur nos facultés conscientes et inconscientes et permettent des réponses individuelles à chaque situation.

Les bénéfices que nous retirons en utilisant les essences sont à la fois mentaux, émotionnels, spirituels et physiques. Dr. Edward Bach, un homé­opathe et physicien britanni­que, a été le premier à introduire les remèdes des fleurs dans la médecine occidentale. Il a découvert que nos modes mentaux et émotionnels qui accompagnent une maladie physique sont des indicateurs importants pour les causes sous-jacentes de cette maladie, et qu’en adressant ces problèmes grâce aux essences de fleur il pouvait avoir un effet positif sur la guérison. Il en est venu à croire que la cristallisation des modes mentaux et émotionnels étaient la première phase d’autre forme de manifestation d’une maladie, d’un mal-être.

Une essence est l’empreinte énergétique de la force vitale d’une plante, d’un organisme marin, d’une gemme ou d’un minéral. La substance porteuse est l’eau, le solvant universel, qui est combinée en proportion adéquate à du brandy agissant comme préservatif.

Bien que toutes les essences tendent à toutes se ressembler et à avoir le même goût, elles ont toutes des moyens différents d’interagir avec le corps, le mental, les émotions et l’esprit humain.

La thérapie par les essences est basée sur deux principes :

1. Le corps humain a une habilité naturelle à se guérir par lui-même.
2. Les essences peuvent activer se processus naturel.

Le vrai bénéfice de l’utilisation des essences est de soutenir le processus de développement personnel dans le processus de réalisation de soi et de complétude. En harmonisant en douceur notre mental, nos émotions, notre physique et notre esprit, de nouvelles façons de répondre aux défis de la vie sont maintenant disponibles.

Une essence ne peut pas faire de mal. Si une énergie n’est pas nécessaire, nous ne pouvons pas l’absorber. En devenant de plus en plus conscient de notre individualité et de son mode de fonctionnement, il devient facile de choisir un remède pour une situation particulière, basé seulement sur une des corré­lations disponibles sur ce site. Il est aussi possible de choisir un remède intuitivement, ou avec un pendule, or encore grâce à d’autres méthodes sensorielles. Dans certaines circonstances, un remède nous vient à l’esprit et donne une confirmation de plus à la cause d’un problème sous-jacent.

Les essences sont des outils puissants dans le domaine de la médecine complémentaire. Elles peuvent être utilisées par tout un chacun ou par des praticiens pour promouvoir la guérison de la personne dans son entier.

Méli-Mélo

LA MINE CRISTAL, UNE INCONTOURNABLE SORTIE À INSCRIRE À VOTRE AGENDA!

Découvrez ce bijou géologique unique au Canada. Imaginez un instant : vous entrez sur un site pavé de quartz et de pierres dérivées du quartz. Le site est vibrant, et le paysage époustouflant! Certains qualifient leur visite de voyage intérieur dans les profondeurs de leur être.

Aussi, laissez-vous séduire par les concerts-plénitude. Pour les adeptes de son et de musique, les concerts sur instruments de cristal sont fabuleux, sublimes et ré-énergisants. Un pur délice pour les oreilles et le cœur! À la boutique, vous trouverez des produits dérivés du quartz et du cristal, ainsi que des cristaux bruts, des vaisseaux de cristal (bols chantants), etc. Visiter la mine cristal, c’est s’envelopper de l’énergie du cristal : une expérience enrichissante à vivre dans les Cantons de l’Est.
www.minecristal.com

18 règles de vie du Dalaï-Lama

« Un exemple puis­sant de ce que la compassion signifie, il est une source d’inspiration qui nous encourage à parler en faveur de la liberté et de la dignité de tous les êtres humains. » – Barack Obama

Au début des années 2000, le Dalaï Lama a publié les 18 règles de vie suivantes.

Règle de vie n°1 : Souvenez-vous que le grand amour et les grands ouvrages impliquent de grands risques.

Règle de vie n°2 : Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

Règle de vie n°3 : Suivez les 3 R : 1. Respectez-vous. 2. Respectez les autres. 3. Responsabilité pour toutes vos actions.

Règle de vie n° 4 : Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un formidable coup de chance.

Règle de vie n°5 : Apprenez les règles de façon à savoir comment les contourner correctement.

Règle de vie n°6 : Ne laissez pas une petite dispute gâcher une grande amitié.

Règle de vie n°7 : Lorsque vous réalisez que vous avez fait une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

Règle de vie n°8 : Passez un peu de temps seul chaque jour.

Règle de vie n°9 : Soyez ouvert au changement, mais ne perdez pas de vue vos valeurs.

Règle de vie n°10 : Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.

Règle de vie n°11 : Ayez une vie hono­rable.  Ainsi lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous pourrez en profiter une seconde fois.

Règle de vie n°12 : Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.

Règle de vie n°13 : Lors de diffé­rends avec vos proches, concentrez-vous uniquement sur la situation présente. Ne ressassez pas le passé.

Règle de vie n°14 : Partagez vos connaissances. C’est une façon d’atteindre l’immortalité.

Règle de vie n°15 : Soyez doux avec la terre.

Règle de vie n°16 : Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.

Règle de vie n°17 : Rappelez-vous que la meilleure des relations est une relation où l’amour réciproque va au-delà du besoin réciproque.

Règle de vie n°18 : Jugez votre succès selon ce que vous avez dû sacrifier pour y arriver.

Source : http://www.espritsciencemetaphysiques.com/regle-de-vie-18-dalai-lama.html

Coup de Chapeau à … l’organisme Trait d’Union Outaouais

Le visage (caché) de l’autisme par Benoit Laplante

Parfois j’ai du mal à m’exprimer. D’autres fois, mon regard fuit. Mais ne m’en tenez pas rigueur si j’ai du mal à saisir certaines subtilités, car je fais beaucoup d’efforts. Sans le savoir, vous avez peut-être croisé une personne autiste.

« Au fil des ans, j’ai appris à apprécier la beauté de l’esprit autistique. Les autistes ont une façon unique de comprendre le monde, d’apprendre et d’interagir. »

Ces paroles sont celles de Jocelyne Sylvestre, et elles viennent du fond du cœur. La directrice générale de Trait d’Union Outaouais, le principal organisme en Outaouais qui donne des ailes aux personnes autistes, aux familles et aux proches, sait de quoi elle parle. Elle y œuvre depuis plus de 27 ans, et sa famille élargie compte des centaines d’autistes.

L’autisme n’a pas d’âge
Sylvain est l’un d’eux. Il n’était qu’un enfant à l’époque où on a mis des mots sur son handicap invisible, aujourd’hui appelé « trouble du spectre de l’autisme », ou TSA. Ce terme englobe des difficultés sur les plans social, sensoriel et adaptatif.

« Trait d’Union a joué un rôle clé dans le cheminement du petit Sylvain. Il avait à peine 3 ans à l’époque, mais il a pu compter sur Trait d’Union pour l’aider à progres­ser dans son cheminement », confie Mme Sylvestre, témoin de cette histoire inspirante.

Le nom de l’organisme illustre d’ailleurs très bien le pont qu’établit Trait d’Union entre la personne autiste et la communauté ou sa famille, par exemple. Bref, le chaînon qui favorise l’intégration de l’autiste au monde qui l’entoure.

Les multiples visages de l’autisme
« Contrairement aux croyances populaires, les personnes autistes n’ont pas toutes un retard intellectuel, explique Mme Sylvestre. Nombreuses sont celles dotées d’un quotient intellectuel normal, voire même supérieur. »

Par ailleurs, les personnes autistes ont plus de difficulté à tisser des relations sociales. Leur rapport aux autres reste un défi au quotidien. Bien qu’elles aient des traits communs, chacune est différente.

« Les profils de ces personnes varient énormément d’un bout à l’autre du spectre, explique Mme Sylvestre. Certaines sont douées pour apprendre les langues, mémoriser et calculer. D’autres ont du mal à établir un contact visuel, à parler ou à s’habiller. »

Les changements de routine s’ajoutent à leurs difficultés et les rendent anxieuses. Mais elles sont aussi des plus honnêtes et authentiques. « Pourquoi? », demandez-vous. Parce que la plupart ne savent pas mentir.

Avril, le mois de l’autisme
Sylvain est aujourd’hui un adulte avec un travail et des loisirs. À 30 ans, il continue son cheminement, et Trait d’Union l’accompagne encore sur sa route.

« On oublie souvent qu’il existe des adultes autistes, rappelle Mme Sylvestre. L’autisme ne disparaît pas avec l’âge. On porte ça en soi toute notre vie. »

Trait d’Union a constaté des besoins grandissants de soutien chez les adultes et a donc étendu son offre de services à cette clientèle.

Avril est le mois de l’autisme au Québec. Voici donc l’occasion de mieux connaître ces personnes et leur réalité. Mettez-vous dans leur peau et découvrez les multiples visages de l’autisme.

Vous pouvez aussi appuyer la cause de plusieurs façons. Le 2 avril sera la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Une occasion de participer au mouvement « Faites briller en bleu ». Le 25 avril, appuyez la Marche pour l’autisme, principale activité de financement de Trait d’Union au profit de ses camps de jour spécialisés.

Pour tous les détails sur les activités et services offerts par Trait d’Union, visitez le site Web traitdunionoutaouais.ca ou restez à l’affût en consultant la page Facebook « traitdunionoutaouais ». L’organisme est situé au 109, rue Wright, à Gatineau (secteur Hull). Pour les joindre : 819 595-1290 ou tuoi@bellnet.ca

Une présentation vidéo a aussi été produite sur l’organisme Trait d’Union Outaouais grâce à la grande générosité du réalisateur et producteur Jalal Aouatif. Cliquez pour visionner la vidéo.