Une rencontre avec… Christian Gosselin

Intervenant social de première ligne, il est le fondateur de l’organisme Le PORTAIL de l’Outaouais, un organisme qui aide à contrer l’itinérance et l’exclusion sociale.
Par Carole Verdon

Le cheminement d’un homme qui veut donner au suivant!

Nous nous sommes donné rendez-vous dans un café, à Aylmer. Le contact fut instantané. Vous savez, ce genre de rencontre où vous avez l’impression de connaître l’autre depuis toujours;­ voilà ce que j’ai ressenti en présence de Christian Gosselin! Un homme direct et transparent, un homme sensible, un homme à la voix forte et au rire caractéristique. Un homme blessé mais qui a voulu guérir, un homme détruit mais qui s’est reconstruit, un homme écorché vif qui s’est réconcilié avec la tendresse, un homme consumé de l’intérieur et qui, par la force de tout son être, a laissé la Lumière se frayer un chemin jusqu’à lui. Il sait maintenant qu’à l’intérieur de lui, il y a une source inépuisable.

Christian, c’est un homme généreux et débordant d’humanité, un bagarreur qui s’est adouci, un homme qui clame haut et fort « la droiture à tout prix », un homme au cœur d’enfant, un homme qui a connu la descente aux enfers avec l’alcoolisme, avant de trouver sa mission de vie : servir.

La descente aux enfers, le fond du baril, c’est dans sa cour. Oui c’était dans sa cour, dans son milieu fami­lial. Une mère monoparentale et alcoolique. Je lui volais de la boisson dans son 40 onces et j’allais boire le soir dans le parc Bisson. J’ai commencé à boire parce que je ne voulais plus souffrir de cette atmosphère familiale chaotique. J’ai endormi ma souffrance. Pour boire, j’ai menti, manipulé, volé et j’ai vécu à l’encontre de mes valeurs les plus fondamentales. J’ai bu jusqu’à en perdre mes amis, mes amours, mes emplois, mes logements, ma dignité, mes espoirs, la maîtrise de ma vie et ma raison. Pourquoi? Parce que je suis atteint de l’alcoolisme, tout simplement, une maladie sournoise et puissante.

Le Dépanneur Sylvestre, son issue de secours. Quand Christian s’est présenté au Dépanneur Sylvestre, il était alcoolique et toxicomane, mais grâce au dépanneur, il s’est ressaisi et a remonté la pente. J’étais exclu, jugé dans mon entourage et vraiment incapable de fonctionner en société. J’avais connu l’itinérance. Au dépanneur, on m’a accueilli, on ne m’a pas jugé. Je suis rentré comme dans le ventre d’une mère. Puis, pendant huit longues années, il y a eu une transformation qui s’est faite parce que j’ai été accepté, non jugé. On voyait l’être de lumière que je suis et non l’alcoolique. On m’a permis de m’impliquer et de gagner un peu de confiance en moi-même et de voir ce qui est vivant en moi et ce qui est mort.

Le Dépanneur Sylvestre n’est pas un dépanneur ordinaire. C’est une initiative citoyenne d’entraide et de solidarité. « Toutes les villes du Québec devraient avoir un Dépanneur Sylvestre », s’est exclamé le chanteur Richard Desjardins, de passage en 2012 pour un spectacle au profit du dépanneur.

Le 28 juin 2010. Dans nos vies, nous avons tous et toutes des dates mémo­rables. Pour Christian, celle du 28 juin 2010 est ancrée à jamais, c’est sa date de sobriété. Ce jour-là, j’ai arrêté d’avoir soif. J’ai trouvé ce que je cherchais. Cette soif a été assouvie.­ Ça, c’est définitivement un miracle, une intervention divine. Mais la nuit précédant ma date de sobriété a été la nuit la plus difficile de ma vie, et Dieu sait que j’en ai vécu des atroces. C’est vrai que le moment le plus sombre de la nuit est ce moment juste avant l’aube.

La liberté intérieure. Pour Christian, la liberté intérieure, se sentir vraiment libre, c’est un chemin difficile mais pourtant simple. Les seuls moments où je me sens vraiment libre, où il ne me manque absolu­­ment rien, c’est lorsque je m’arrête en silence et que je touche ce lieu intérieur en moi, invisible mais palpable. Ce tout petit endroit en moi qui une fois touché devient plus grand que grand.

À 50 ans, de retour sur les bancs d’école. Peintre en bâtiment de son métier, Christian a obtenu son diplôme en travail social de la Cité Collégiale en 2014, ce qui lui permet d’agir comme intervenant social de première ligne. Le jour où j’ai pris la décision de retourner sur les bancs d’école, j’ai décidé de consacrer ma vie à participer à la guérison des maux de ce monde plutôt qu’à sa maladie. C’est maintenant ma respon­sabilité d’être là pour quiconque tend la main en quête d’aide. Je veux travailler au front, comme on dit. En itinérance, pauvreté extrême, alcoolisme, toxicomanie, prostitution; le milieu que j’ai fréquenté.

L’itinérance : Un problème de soci­été? Une question de décrochage des valeurs proposées par la société actuelle? Une recherche de liberté? Que l’on ait ou non des préjugés, du mépris ou de l’incompréhension à l’égard des itinérants, un fait demeure : l’itinérance fait partie de notre réalité sociale. Ayant lui-même connu cette condition, Christian s’est donné comme mission de fonder un organisme de bienfaisance enre­gistré — Le PORTAIL de l’Outaouais — qui aide à contrer l’itinérance et l’exclusion sociale.

Quel était ton but en fondant le PORTAIL de l’Outaouais?
Produire un journal de rue mensuel en Outaouais comme il en existe dans d’autres villes du Québec et ailleurs dans le monde. Qui vend le journal, à qui et où? Des camelots itinérants vendent le journal aux piétons à différents coins de rue et dans certains endroits achalandés.

Combien coûte et se vend le journal?
Le camelot achète le journal à 1,50 $ avec son propre argent et le revend 3,00 $.

Quel est l’objectif du journal?
Le retour à l’autonomie. Chaque camelot est son propre patron. C’est plus valorisant de vendre un journal aux passants que de tendre la main. Cette action concrète aura un impact direct sur l’estime de soi et la prise en charge des camelots. Chaque piéton qui achète le journal contri­bue à une partie de la réinsertion sociale des personnes itinérantes.

Sur quoi portera le contenu du journal?
L’itinérance, les problématiques connexes, le rétablissement personnel et social, les modes de vie sains, l’art et la culture. Qui écrira dans le journal? Les articles seront écrits par des étudiants en journalisme, par la clientèle fragilisée, les acteurs sociaux et tout communicateur intéressé à s’impliquer. On y traitera de nombreux sujets pour attirer le lecteur désireux d’acheter son exemplaire à chaque mois. La première édition du journal est prévue pour le 1er décembre.

Carole Verdon — J’ai accepté avec grand plaisir de signer un article à chaque parution.

Donner au suivant. Christian a reçu beaucoup; il veut donner à son tour à la communauté. Je suis un homme qui ne veut qu’aimer au sens large. Aimer tout, même et surtout les êtres au comportement les plus aberrants; ce sont les êtres les plus souffrants. Je peux condamner l’acte, mais pas l’être humain.

Un cheminement inspirant. Nous avons besoin de modèles et d’histoires inspirantes. L’histoire de Christian fait partie de celles-là. Par son attitude, son optimisme, son courage et sa foi, il a su transformer le plomb en or. Une véritable alchimie a eu lieu : un processus de transformation intérieure, d’accomplissement et d’éveil à son plein potentiel.

1 Pour en savoir davantage sur le Dépanneur Sylvestre, lire sur le Web l’article intitulé Un dépanneur pas comme les autres, signé Anne Rousseau.
 

Christian Gosselin
leportaildeloutaouais@gmail.com
www.facebook.com/pages/
Le-Portail-de-lOutaouais

Vivre sa sensualité grâce au body painting (peinture corporelle)

Seriez-vous prêt à laisser votre corps servir de toile pour un tableau éphémère, à ce que votre corps vive l’expérience de cette transformation? Seriez-vous prêt à rester immobile des heures durant, à laisser les poils d’un pinceau caresser votre corps? Pour le modèle, c’est une expérience inoubliable, tout particulièrement quand le corps entier sert de toile; pour l’artiste, le modèle devient la toile vivante derrière sa création. Tant pour le modèle que pour l’artiste, le body painting est une forme d’art incroyable!

Le contact du pinceau sur son corps et la caresse de la peinture sur sa peau procurent un véritable apaisement! Cet art vivant, intime et inspirant, naît de la passion de l’artiste à toucher une toile qui vit et qui respire et à ressentir l’énergie pour donner forme à ce qu’il souhaite exprimer, à se laisser inspirer par la personnalité du modèle qui se trouve devant lui. Prendre le temps d’échanger avec la personne, de discuter de ses attentes, de ses goûts, de ses intentions, de ses rêves… Tout cela est pris en considération avant la création. La méta­morphose est sans limite! Le but ultime : construire un projet commun et en garder un souvenir impéris­sable grâce à une séance de photos.

D’où vient le body painting?
Le body painting est considéré comme l’une des premières formes d’expression visuelle utilisées depuis l’aube de l’humanité. La peinture corporelle, comme mode de communication ou d’affirmation, comme rituel magique ou guerrier, comme pratique ornementale ou de séduction ou comme rite de passage, est considérée comme l’une des premi­ères formes de communication et d’expression visuelle utilisées depuis l’aube de l’humanité.

La sensualité : laisser notre corps s’exprimer par ses cinq sens
La sensualité, c’est la capacité de goûter les plaisirs des sens, d’être réceptif aux sensations physiques, de vivre pleinement dans son corps et de goûter les plaisirs de son environnement au travers de ses cinq sens : le toucher, l’odorat, le goût, l’ouïe et la vue. La peinture à la gouache avec les doigts, ça vous rappelle quelque chose? Pour ceux et celles qui l’ont vécue, elle est difficile à oublier. Pourquoi? En raison des capteurs sensoriels au bout de nos doigts. Le sens du toucher est partout présent à la surface du corps, mais certaines zones, comme les lèvres, les doigts et les orteils, sont plus sensibles que d’autres. Sur le bout de nos doigts, il y a plus de 2 500 récepteurs sensoriels  par cm2.

Vivre une expérience de body pain­ting, c’est vivre un ressenti profond, lentement et en douceur, une forme éloquente de sensualité étant donné que la sensualité, c’est le bien-être qu’on vit pleinement parce qu’être sensuel, c’est être vivant.

Si le body painting correspond à une ambiance festive, par l’utilisation des doigts, d’éponges, de pinceaux et de peinture pour créer une toile vivante, il peut néanmoins susciter une réaction négative chez ceux et celles qui n’aiment pas leur corps. Et si c’était une façon d’oser sortir de sa zone de confort et de dénouer ses contradictions intérieures?

Si le body painting est un rendez-vous avec la créativité, il est aussi une rencontre avec sa sensualité, une véritable expérience transformatrice, tant de l’intérieur que de l’extérieur. Selon Bertrand Orsal, professeur de photographie et photographe officiel des plus grands évènements mondiaux en body painting : « Même les artistes qui ne dialoguent pas avec leurs modèles opèrent une forme de discours indirect avec les lignes­ de la silhouette et l’expression corporelle. L’aura qu’elles peuvent dégager les rend très inspirantes pour les artistes. »

Quand oserez-vous?

La Biodanza, pour être pleinement soi et vivant

« Je me suis intéressé à créer un système pour stimuler la joie de vivre, pour améliorer l’intégration entre l’esprit et le corps et pour renforcer le lien entre les personnes », Rolando Toro Araneda, créateur de la Biodanza.

Quand j’ai entendu ce nouveau mot, quelque chose en moi a vibré avec intensité, tel un urgent appel à vivre pleinement.

Des mois s’écoulent avant qu’enfin je participe à une soirée de cette mystérieuse Biodanza. J’ai immédia­tement la sensation de me retrouver chez moi, le genre de chez-moi que je cherche depuis longtemps. J’y suis accueillie avec une affection sincère par des gens que je ne connais pas. Il y a dans l’air un profond sentiment d’humanité ; chacun peut être simplement lui-même, en toute liberté. Puis, on se met à danser! Les musiques sont tellement belles que les participants ne peuvent pas s’empêcher de sourire face à une telle joie de vivre! J’ai l’impression de renaître…

Qu’est-ce que la Biodanza?
Son nom vient de Bios qui signifie vie, et de danza, qui signifie mouvement plein de sens. L’union de ces deux mots forme un mot au sens poétique de « danse de la vie ». aux autres approches de développement humain, la Biodanza ne s’intéresse pas à nos problèmes, à nos blessures ni à nos maladies. Au contraire, ce système révolutionnaire vient stimuler la partie saine et lumi­neuse de notre être et nous brancher intensément sur cette pulsion de vie qui nous est naturelle. Il améliore la santé et revitalise la joie de vivre, tout en réduisant stress et anxiété. La Biodanza nous permet de devenir pleinement ce que nous sommes tout en nous reliant de plus en plus intimement à la vie en enrichissant la qualité de nos relations et en nous montrant le chemin de la connexion à soi et à l’autre.

Rolando Toro Araneda a créé un système précis, une véritable pédagogie de l’art de vivre, fondé sur la vivencia. Ce concept et outil fondamental de la Biodanza désigne un état particulier de présence à soi, une sensation intense et émouvante d’être vivant dans l’instant. Au gré des vivencias, une alchimie s’opère, nous permettant de dissoudre nos conditionnements et de laisser de côté nos inhibitions mentales. Nous pouvons alors toucher au sacré de la vie.

Une séance de Biodanza est une joyeuse célébration de la vie! Elle se déroule comme un voyage au cœur de soi dans la sécurité d’un groupe, en suivant le fil d’une thématique. Le mental se tait avec révérence devant le plaisir de notre corps, lequel retrouve son mouvement naturel. Le professeur-facilitateur propose des dynamiques de mouvement sur musique que chacun réalise suivant son ressenti.

Par la danse, la musique et les situa­tions de rencontre dans le groupe, la Biodanza permet de stimuler cinq grandes potentialités humaines : vitalité, affectivité, créativité, sexualité et transcendance.

Grâce à ses effets psychologiques, bio­logiques et physiologiques, la Biodanza est reconnue pour avoir un effet puissant sur la santé, le bien-être et la communication.

Pratiquer la Biodanza, c’est prendre la chance de tomber amoureux de la vie! Venez vivre cette expérience accessible à tous! Nul besoin de savoir danser!

Au début des années 1960, le psychologue et anthropologue chilien Rolando Toro Araneda (1924-2010) travaillait dans un hôpital universitaire lorsqu’il a la formidable intuition de faire danser les patients souffrant de troubles psychiatriques. Il était loin de se douter que de cette simple expérience naîtrait la Biodanza, une pratique qui allait se répandre de par le monde et rendre les gens plus heureux de vivre.

Être heureux sexuellement influence-t-il le bonheur global du couple?

Les sexologues cliniciens s’entendent généralement sur le constat sui­vant :­ « Certains couples sont bien ensemble même si la sexualité leur pose des problèmes et d’autres se séparent même si leur sexualité est épanouie. »1 La sexualité constitue un élément fondateur du couple, mais elle n’en est pas la seule base. Il s’agit d’un facteur important et particulièrement précieux, car il est souvent exclusif. La vie sexuelle comporte bien sûr des hauts et des bas. Le plus important consiste à viser un bilan positif entre le plaisir relationnel partagé et les difficultés rencontrées dans la vie de couple.

La conception de ce qu’est une sexualité épanouissante demeure éminemment personnelle. D’où l’importance pour les partenaires de découvrir ensemble ce qui satisfait pleinement leurs besoins relationnels et sexuels. Voici quelques pistes de réflexion que je vous invite à considérer.

Cultiver la sensualité
L’amour ne se réduit pas à la sexualité. Le plaisir du contact physique sans caractère sexuel, comme s’embrasser et se câliner, contribue à l’épanouissement du couple par l’ouverture vers d’autres dimensions. On y apprend à communiquer avec son partenaire, même dans les moments où le sexe n’est pas possible ou souhaitable pour différentes raisons.

Comprendre le langage amoureux de son partenaire
Selon Gary Chapman2, il existe 5 principaux langages de l’amour, dont le toucher physique. Le toucher affectueux est un puissant moyen de communiquer à son partenaire qu’il est aimé et désiré. Il peut revêtir différentes formes, y compris les rapports sexuels. Pour certaines person­nes, le toucher représente le langage qu’elles comprennent le mieux et qui leur permet de s’épanouir sur les plans sexuel et émotionnel. Discuter ouvertement de l’art et de la manière dont chacun souhaite être touché et faire l’amour rendra leurs relations sexuelles encore plus bénéfiques et empêchera les non-dits de s’installer.

Apprivoiser les besoins d’intimité
L’intimité, et particulièrement l’intimité sexuelle, demande que chaque partenaire établisse des frontières entre soi et l’autre : des limites à la fois assez fermes pour ne pas se « perdre » dans l’autre ou se sentir envahi et assez souples pour permettre des rapprochements. Il s’agit d’un équilibre délicat entre le besoin de contrôle et le désir de connexion à l’autre.

Apprendre à relaxer et à jouer
Cet aspect est fondamental. La sexualité est un terrain de jeu et non d’enjeux! Les partenaires bien dans leur peau et dans leur tête n’ont rien à prouver et ne se comparent pas. Ils savent que le désir se nourrit de mystère et d’une certaine distance, le but de la sexualité n’étant pas l’orgasme à tout prix, mais le plaisir.

Gérer les conflits importants sans utiliser le sexe
Ce qu’on appelle communément « l’art de se réconcilier en faisant l’amour » (en anglais « make-up sex ») apaise certaines tensions physiques immédiates. La dispute crée une distance émotionnelle. Les partenaires peuvent alors ressentir un malaise qui les pousse à se rapprocher au moyen du sexe. Cependant, la sexualité ne règle pas les conflits de couple à long terme. Il appartient aux partenaires de trouver d’autres moyens de com­munication afin de gérer les situations conflictuelles.

Des partenaires qui cultivent une curiosité l’un envers l’autre, qui sont prêts à dialoguer librement et à explorer leurs besoins relationnels, pavent le chemin vers l’épanouissement de leur couple, là où la sexualité peut occuper une place de choix.

1 Dre Catherine Solano, médecin sexologue, dans Qui sont ces couples heureux? Surmonter les crises et les conflits du couple, Yvon Dallaire, 2006, Éditions Option Santé.
2 Gary Chapman, Les 5 langages de l’amour, 2008, Éditions Quotidien Malin.

Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

… l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation…

J’ai 41 ans, je suis né en Catalogne, en France, où je vis. Il y a cinq ans, je me suis mis à faire des vidéos pour parler d’alimentation crue et du mode de vie propice à la régénération, et, petit à petit, cela a pris de l’ampleur.

J’ai connu l’alimentation vivante de force; j’étais mourant. J’avais une tuberculose très avancée, une hépatite C et une pancréatite aiguë. J’avais perdu la moitié de mon poids : je pesais à peine 30 kilos pour 1,75 m. Je ne pouvais plus marcher et j’ai enchaîné plusieurs arrêts cardiaques. Entre mes 27 ans et mes 33 ans, j’ai passé quasiment sept années d’agonie.

J’ai alors découvert « à mon plus grand étonnement » que tout ce que j’avais vécu jusque-là était simplement la conséquence de ma méconnaissance totale des lois biologiques de l’individu et que ce qui m’arrivait n’était pas un hasard, mais la conséquence normale de la violation de ces dites lois : sur les plans de l’alimentation (je mangeais n’importe quoi), du rythme de vie, de mon mode de vie dans sa glo­balité. Si l’on ne connaît pas les règles, on n’a pas la capacité de choisir vraiment de les respecter ou de ne pas les respecter et, dans ce cas, on se retrouve dépendant d’un pseudo-arbitraire.

Le rôle de l’alimentation vivante dans la santé est d’une logique totale!
Le corps a deux besoins fondamentaux : recevoir une alimentation appropriée et avoir l’énergie nerveuse afin de pouvoir l’utiliser. Le système glandulaire est ce qui permet au système nerveux de faire fonctionner les organes.

On parle souvent de l’alimentation comme facteur premier de notre état de santé (ou de mauvaise santé) actuel, mais, pour moi, le plus gros facteur de dysfonctionnement de l’être humain est le rythme de vie moderne, la surcharge du système nerveux, l’épuisement… Nous sommes si épuisés que nous avons besoin de stimulants et que nous nous jettons sur l’alcool, les cigarettes, la viande, le café… L’épuisement nerveux est pire encore que l’alimentation.

Plus je fais des recherches et plus il m’apparaît que le corps humain fonctionne selon une logique implacable. Il n’y a pas de hasard. Je suis persuadé que cela s’applique non seulement sur le plan physique, mais aussi sur un plan plus spirituel. Si tu te comportes de telle façon, tu auras automatiquement un retour négatif. Si tu te comportes autrement, le retour sera positif. Il y a des lois biologiques incontournables. Cela vaut pour l’alimentation, les relations aux autres… Le problème est que nous ne connaissons pas ces règles; donc, nous ne sommes pas à même de les respecter.

Il y a une alimentation spécifique pour l’être humain comme pour toutes les espèces vivantes, et celle-ci est basée sur les fruits et légumes crus. Ce n’est pas un dogme ou une idéologie, c’est un fait biologique qui s’impose à nous. Comme la vache est herbivore et devient malade si on la nourrit avec des farines animales, l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation, sous peine de dégénérer. L’alimentation frugivore, dite « alimentation vivante », n’est pas une mode ou un régime, c’est l’alimentation naturelle et spécifique de l’humain, qui lui assure de prospérer.

Régénère.org
Sur mon site regenere.org, j’ai rapi­dement inclus d’autres thèmes en plus de l’alimentation, car j’ai commencé à m’intéresser aux conditions qui font que l’être humain fonctionne correctement. Ce qui me plaît le plus à présent, c’est d’élargir le propos, de passer de la lucarne de l’alimentation au mode de vie dans son ensemble. Je me suis rendu compte que c’est tout notre mode de vie nous conduit à être malades physiquement, psychiquement, émotionnellement. Les vidéos totalisent plus de 14 millions de vue en cinq ans, et le mouvement ne cesse de grandir en France.

Plus tu es malade, plus tu vas bien!
Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, nous ayons de moins en moins de réactions? Et d’ailleurs, vous remarquerez avec moi que nous avons de moins en moins de réactions, l’âge avançant… Quand on est enfant, on est « malade souvent » et quand on grandit, on est de moins en moins « malade ». Est-ce vraiment un bon signe?

Si on considère que la plupart de ce que l’on appelle maladies ne sont que des symptômes et que la plupart de ces symptômes ne sont en fait que des réactions de détoxification du corps qui tente de faire sortir des produits toxiques que nous lui avons imposés, alors il apparaît que le fait de faire des symptômes, ce que l’on appelle communément « être malade », est plus positif que de ne pas en faire. Quand on « fait des symptômes », donc quand on « est malade », cela veut dire simplement que l’on expulse les produits toxiques, les poisons que nous avons absorbés. Et c’est pour cela que je me permets d’avancer le paradoxe apparent suivant : « plus tu es malade, plus tu es en bonne santé ». Parce que être malade signifie donc expulser des produits toxiques dans un monde qui est de plus en plus toxique, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, c’est bon signe!

Il n’est pas étonnant qu’avec l’âge nous fassions de moins en moins de symptômes, car notre système nerveux est de plus en plus épuisé. Nous devenons incapables de faire le moindre symptôme, incapables de faire la moindre fièvre. Et qu’est-ce qui apparaît? Ce ne sont plus des symptômes anodins, comme des crachats, de la toux, de la fièvre, des éruptions cutanées, mais des maladies internes de dégénérescence cellulaire beaucoup plus lourdes en termes de conséquences qui apparaissent d’un seul coup : cancer, maladies neurodégénératives, maladies auto-immunes, etc. Autant d’atteintes qui signalent sans détour que les produits toxiques non évacués ont fait une œuvre destructrice dans l’organisme.

Avancer dans la vie en étant conscient et responsable
Nous vivons dans un monde dans lequel il y a des lois à tous les niveaux. Ceci n’est pas le fruit du hasard, contrairement à ce qu’on nous laisse penser. Il y a des lois biologiques, comme il y a des lois spirituelles. Si nous ne connaissons pas ces lois, nous avons l’impression de vivre dans un monde de l’arbitraire dans lequel on tombe parfois malade, parfois non, comme une roulette russe.

Si l’on connaît les lois biologiques qui président au fonctionnement normal de l’être humain, si l’on sait que le corps humain est une formidable machine à « s’autonettoyer », si tant est qu’on lui laisse cette possi­bilité, alors, à ce moment-là, on se rend compte que ce monde n’est pas un monde de l’arbitraire, mais un monde rempli de sens, un monde dans lequel les lois biologiques peuvent être suivies pour notre plus grand profit, ou ne pas être suivies, mais auquel cas nous ferons un choix conscient.

Mon but, au travers des vidéos, est de faire en sorte que chacun puisse découvrir ces lois, les connaître et choisir en toute conscience s’il désire les respecter ou pas. Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

Le spa ionique détoxifiant : à quoi ça sert?

L’énergie de vie au service de notre santé et de notre vitalité!
Le bain ionisant reproduit artificiellement certains aspects bénéfiques naturels généralement obtenus en marchant dans la rosée du matin, à proximité d’une chute d’eau, en montagne ou au bord de la mer. Ce sentiment de légèreté, de bien-être et de paix provient de l’assimilation par la peau et par les poumons de milliards de molécules d’eau ionisée.

Le principe du bain aux ions négatifs est basé sur l’iontophorèse, une méthode curative approuvée en 1970 par la FDA (Food and Drug Administration) des États-Unis. Iontophorèse est le nom scientifique désignant un traitement utilisant un faible courant électrique pour stimuler le corps. Sur leur passage, les ions négatifs neutralisent les déchets toxiques stressants et acidifiants qui ont une charge positive (cations) en leur donnant un électron (principe antioxydant). Dès que l’organisme est en mesure d’éliminer plus facilement ses déchets métaboliques et d’absorber les nutriments essentiels, les bienfaits régénérateurs qui en découlent sont nombreux.

Effets bénéfiques du traitement aux ions négatifs :
Élimine l’acidité (effet antioxydant puissant) — Soulage la douleur (arth­rite, rhumatisme, fibromyalgie, dos, muscles) – Réduit le stress physique, mental et émotionnel — Améliore la qualité du sommeil et l’humeur – Améliore le bien-être général – Stimule le métabolisme – Réduit l’inflammation et la rétention d’eau – Renforce les défenses immunitaires – Fait diminuer l’asthme, les sinusi­tes et les allergies – Excellent pour les cas de diabète – Facilite la circulation sanguine – Stimule les réseaux énergétiques (méridiens) – Améliore les capacités cérébrales (mémoire) – Soulage les maux de tête – Améliore le processus de la digestion et de l’excrétion – Facilite le drainage du système lymphatique – Soulage les symptômes de la ménopause – Soulage le psoriasis, l’eczéma, le zona et l’urticaire – Améliore l’assimilation du précieux oxygène et de l’eau — Inactive certains champignons, parasites et levures.

Le spa ionique est recommandé pour tout déséquilibre de la santé et de la vitalité. Malgré sa simplicité et tous ses bienfaits, il ne convient pas à tous : certaines précautions et contre-indications s’appliquent.

Pourquoi l’eau change-t-elle de couleur?
Les résidus agglomérés et les couleurs observées sont en majeure partie (plus de 75 %) créés par le générateur d’ions négatifs, lesquels interagissent avec les minéraux natu­rels de l’eau et le sel de mer ajouté pour augmenter la conductivité électrique. Il y aurait un peu moins de 25 % de tous les déchets présents dans l’eau qui seraient d’origine organique. Effectivement, le but premier de cette technologie est de transférer de précieux ions négatifs à l’organisme, non pas de « purger » les toxines du corps par les pores de la peau. La couleur de l’eau n’a donc pas de signification précise et elle peut être variable.

À quelle fréquence doit-on recevoir des traitements?
Selon les besoins. Une pause de 2-3 journées complètes entre les séances est cependant recommandée pour donner au corps le temps de retrouver son équilibre énergétique.

On parle de cure de détoxification aux ions négatifs lorsqu’on suit la recommandation de faire une série d’environ 12 séances, à raison de 1 ou 2 séances par semaine. Très utilisée pour traiter des problèmes chroniques ou simplement à titre préventif et à des fins de préservation de la santé, cette cure permettra à l’organisme d’éliminer ses déchets métaboliques plus efficacement, amenant un nouvel équilibre. On suggère de répéter cette cure au besoin, quelques fois par année. Évidemment, une bonne hygiène de vie et une alimentation saine sont également recommandées pour optimiser les résultats et le bien-être général.

Référence : http://ecodetox.ca

Le rire

Qu’avaient en commun Norman Cousins, Patch Adams et le Dr Madan Kataria? Le rire

Mais qui sont ces hommes?
Se guérir d’une maladie dégénérative­ en riant fort et longtemps, ça semble farfelu? Norman Cousins, journaliste­ américain, l’a pourtant fait dans les années 60. Utilisant des enregis­tre­­ments, des films, des bandes dessinées et, bien sûr, des blagues, il a ri intensivement — pendant des semaines -– et s’est guéri d’une spondylarthrite ankylosante. Il­ a­ d’ailleurs publié un ouvrage qui est devenu un best-seller, « La volonté de guérir », dans lequel il décrivait sa guérison par le rire… et la vitamine C!­ Norman Cousins a certainement provoqué une surprise dans le monde médical, car des chercheurs du monde entier se sont ensuite intéressés à la question.

Patch Adams… La simple évocation de ce nom fait sourire les gens. Il nous rappelle ce touchant personnage, interprété par Robin Williams, qui faisait rire les patients de son hôpital — même gravement malades, même mourants. Patch leur rappe­­lait que la vie est remplie de belles choses. Oui, Hunter Doherty « Patch » Adams est un médecin à part des autres! Les valeurs de compassion et d’amour sont les piliers de son rêve. Chaque année, il organise des tournées au cours desquelles des clowns humanitaires apportent rire et humour dans la vie des gens. Ils répandent joie et rire parmi ceux qui traversent des moments difficiles afin de leur apporter du réconfort et de l’espoir… par le rire!

Un médecin de Mumbai, le Dr Madan­ Kataria, rêve de devenir riche et célèbre en publiant une revue médicale dans laquelle il fait paraître des articles sur diverses questions relatives à la santé. Constatant que ses patients qui rient semblent guérir plus rapidement, il a rédigé un article sur les bienfaits du rire. Les recherches scientifiques sont abondantes, tout comme les bienfaits documentés. Mais alors que les milieux scientifiques affirmaient que rire est excellent pour la santé, les statistiques étaient alarmantes : nous ne rions plus! L’idée lui vint de rassembler les gens pour pratiquer le rire comme un exercice!

Rire. Pourquoi est-ce si important?
Rire est un réflexe vital. Nous devons rire chaque jour pour maintenir une bonne santé physique, mentale et émotionnelle. Rire est très certainement le moyen le plus rapide et le plus efficace de relâcher les tensions et de réduire le stress. Sachant que plus de 70 % des maladies — hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, anxiété, dépression, ulcères, insomnie, migraine et, même, cancer — ont un quelconque rapport avec le stress, il devient évident que nous avons avantage à rire plus souvent. La pratique du rire a des effets profonds et durables à la fois sur notre corps, sur nos émotions et sur notre esprit.

Que déclenche-t-il?
La plupart des systèmes du corps humain sont stimulés par l’action du rire. C’est un véritable jogging interne qui se produit lorsque nous rions fort et de bon cœur. Le rire entraîne la libération d’endorphines, hormones du bonheur et antidouleurs naturels qui créent un état d’esprit positif et qui dynamisent notre optimisme.

Le rire intentionnel
Nous n’avons pas toujours l’occasion de rire de quelque chose de drôle, d’où l’importance de rire intentionnellement. Le corps ne fait pas la différence entre un rire naturel ou un rire artificiel, s’il est énergique. Nous en retirons les mêmes bienfaits physiologiques. L’action entraînant l’émotion, nous ressentons aussi des bienfaits psychologiques.

N’attendez pas. Passez à l’action et riez! Faites-en l’expérience : mettez-vous simplement à rire. D’abord doucement, puis en augmentant l’intensité. Au bout de quelques secondes, vous rirez de bon cœur! Riez, c’est bon pour vous!

Pèlerinage sur l’île japonaise de Shikoku

Shikoku est l’une des quatre principales îles du Japon. On y trouve 88 temples bouddhistes répartis sur tout le pourtour de l’île. La plupart des pèlerins (henro) font le circuit à pied, et il faut compter entre 30 et 60 jours pour parcourir les 1 400 kilomètres qui relient tous les temples.

Le fondateur
Il y a environ 1 200 ans, le moine Kukai (connu sous le nom de Kobo-Daishi après sa mort) semble être à l’origine du pèlerinage sur l’île de Shikoku. La légende veut que l’homme le plus riche de l’île ait cherché le moine partout sur l’île pour s’excuser de l’avoir chassé lorsque ce dernier lui avait demandé l’aumône. Le moine lui serait apparu sur son lit de mort pour l’absoudre. On dit que l’esprit de Kobo-Daishi accompagne chaque pèlerin.

Les rituels
Il y a, dans les rituels, la notion de répétitivité des gestes, des paroles et des codes mis en place. Lorsqu’un pèlerin entre dans un temple, il doit accomplir certains rituels. Ce sont toujours les mêmes pour chaque temple, pour éviter au pèlerin de se concentrer sur les rituels à observer chaque fois qu’il entre dans un nouveau temple. Il doit se consacrer entièrement à sa méditation et à sa spiritualité.

À l’entrée des temples, il y a des gros-ses cloches bouddhistes, les bonsho, qui sont frappées à l’aide d’un maillet ou d’une poutre suspendue à des cordes. Le pèlerin annonce d’abord son arrivée en frappant cette cloche une fois. Ce geste est aussi censé éloigner les mauvais esprits.

Ensuite vient la purification, le kiyomu. Il s’agit essentiellement d’une purification symbolique et d’ablutions rituelles. Près de chaque entrée d’un temple, il y a un bassin (chozuya) avec des petites louches (hishaku). On se verse de l’eau sur les mains et on se rince la bouche avant d’entrer dans l’enceinte du temple.

Près de l’entrée du temple, il y a une boîte dans laquelle le pèlerin dépose un osamefuda, un billet de souhaits sur lequel sont déjà inscrites des prières pour le bonheur, la santé, la prospérité et la paix, ainsi qu’un dessin de Kobo-Daishi. Le pèlerin y inscrit aussi son nom ou celui d’une personne pour laquelle il souhaite que les prières soient récitées. Ces osamefuda sont brûlés régulièrement au cours d’une cérémonie.

Dans le temple, le pèlerin récite une prière, un mantra, toujours le même dans chaque temple.

Le premier temple
C’est au premier temple, le Ryozen-ji, que l’on s’équipe pour le pèlerinage.Dans une boutique, le pèlerin peut s’acheter la tenue du pèlerin : par-dessus blanc (hakui) et chapeau conique blanc. Il y a aussi le bâton de marche du pèlerin (kongo-tsue). De plus, le pèlerin se procure les billets de souhaits qu’il déposera dans une boîte à l’entrée de chaque temple et le livret du pèlerin (nokyocho) où seront apposés les seaux peints à la main de chacun des temples.

Le pèlerinage
Le pèlerinage est autant une épreuve physique qu’une quête spirituelle. Certains temples sont faciles d’accès, alors que d’autres sont situés au sommet de montagnes qu’il faut gravir, parfois dans des conditions rudimentaires, à travers des forêts et sous la pluie.

Pourquoi fait-on ce pèlerinage? Certains disent que le pèlerinage affirme leur appartenance au Japon et leur fierté d’être Japonais au tra-vers de l’évocation de ces traditions anciennes. Pour d’autres, ce parcours sur l’île de Shikoku est une zone de méditation, un espace spirituel et une période de temps qui est propice à la réflexion, une chance de ralentir et d’admirer la beauté des environs. C’est aussi une bulle spirituelle qui isole du rythme effréné de la vie moderne.

Chaque temple offre l’hébergement aux henro qui le désirent. Ceux-ci peuvent aussi trouver un lit (ou plutôt un futon) dans un des nombreux ryokan, ces auberges japonaises traditionnelles. Un pèlerinage qui permet de vivre l’ultime expérience japonaise.

La respiration consciente — se libérer dans la simplicité

« Je ne peux plus faire mon travail. Je dois partir en voyage et je panique rien qu’à l’idée de devoir prendre l’avion » me dit Y.D. « Tu as besoin de tout contrôler, dis-je. Viens, nous allons te faire respirer dans tes émotions ».

Respirer? On fait ça tous les jours! Vraiment? Comment respirez-vous? Nous sommes souvent très peu conscients de notre comportement respiratoire. Pourtant, notre passé et des traumatismes que nous avions stockés au plus profond de notre ADN pour ne plus en ressentir les dissonances dans notre vie quotidienne se manifestent par notre respiration. Prenez dix secondes, pendant que vous lisez ces lignes, pour diriger votre attention vers l’intérieur de votre corps. Rien qu’en prenant conscience de votre respiration, vous pouvez observer qu’elle change de rythme. Donc oui, vous respirez tous les jours, mais le faites-vous librement? Sinon, qu’est-ce qui bloque votre souffle? C’est ce que nous traiterons lors d’une séance.

Leonard Orr a développé la techni­que de respiration consciente en Californie dans les années 70. Plutôt expérimentale à ses débuts, celle-ci a ensuite été perfectionnée et combinée à d’autres approches. Dans les années 90 survint une malencontreuse chasse aux sorcières. Au lieu de faire le ménage, les corporations de médecins et de psychologues se sont acharnées à faire table rase de cette pratique que je qualifie encore aujourd’hui de « miracu­leuse ». Si bien qu’il n’y a presque plus d’instructeurs pour transmettre et encadrer la pratique. Il est donc souhaitable que votre recherche d’un praticien en respiration consciente vous amène à en choisir un qui a reçu une formation de thérapeute.

Il n’en demeure pas moins que, lorsque bien pratiquée, la technique de respiration consciente est une ressource étonnante pour traiter de nombreux problèmes : asthme, stress, fibromyalgie, insomnie, phobies, peines d’amour ou deuils non résolus et, bien sûr, anxiété et crises de panique souvent liées à une obligation d’exceller, d’exceller sur le plan tant personnel que professionnel. Tant de choses peuvent être stabilisées lorsque nous prenons la peine de respirer en toute conscience dans notre corps!

Être conscient de notre corps, voilà un exploit, dans notre monde de plus en plus déséquilibré et violent. Pourtant, notre corps est doté d’un code d’intégrité naturel. Dès que nous écoutons notre souffle, nous ne pouvons pas passer à côté. Mais il arrive que nous soyons si préoccupés par les exigences extérieures que nous ne parvenons plus à donner priorité à notre intérieur. C’est alors que nous avons besoin d’un guide, d’où la nécessité de consulter un praticien en respiration consciente les premières fois, pour favoriser un lâcher-prise profond. Son rôle est de vous donner le courage de prioriser l’être plutôt que le paraître et de vous enseigner la discipline et la technique qui vous permettront de devenir de plus en plus autonome dans la gestion de vos émotions enfouies.

J’ai amené YD à reconnecter avec son corps par diverses variations du souffle, puis à prendre conscience de l’immense charge émotive qu’il retenait dans sa poitrine. Il a éclaté en sanglots. En haletant, il a fait passer une grosse dose de peurs, de doutes et de souffrances d’âme. À son retour de voyage, il m’a dit : « J’ai dormi comme un bébé dans l’avion! ». Il a ajouté : « Comment une personne qui a tout pour réussir peut-elle être à ce point confinée? ». Alors, je lui ai cité une petite phrase très sage de mon instructeur : « Tant que tu résistes, le mal persiste. Si tu l’embrasses, il s’efface ».

La mort, une étape de vie

La mort est une réalité que chacun de nous aura à vivre un jour. Nous désirons tous avoir la mort la plus douce et la plus rapide possible, sans souffrance. Mais savons-nous vraiment ce dont nous avons besoin pour vivre cette transition en harmo­nie et sans crainte?

1-D’abord, réglez immédiatement ce qui vous tracasse.
Vous avez eu un malentendu avec un membre de votre famille ou un évènement ne s’est pas produit comme vous l’auriez espéré et vous ressentez de la colère à ce sujet? Discutez de vos sentiments et émotions avec les gens que vous aimez. Ne gardez pas ce poids à l’intérieur de vous. Les gens croient que, lors de leur décès, toute cette charge s’effacera, mais c’est une erreur. Le bagage de la personne part avec elle lors de son décès et, si celui-ci est lourd pour cette dernière, il peut l’empêcher de grandir et de continuer son chemin. Ne remettez rien à plus tard, faites-le maintenant.

2-Quel serait pour vous le plus beau paysage qui soit?
Le lieu de détente par excellence? Prenez le temps de le visualiser entièrement. Sentez le souffle du vent sur votre peau, entendez les oiseaux chanter, l’eau ruis­seler derrière vous. Ressentez-le comme si vous y étiez. Dites-vous maintenant que c’est en ce lieu que vous irez lors de votre décès. Cela peut vous sembler bizarre mainte­nant, mais un grand nombre d’âmes restent au niveau de la terre et revivent continuellement les mêmes évènements entourant leur décès sans se douter qu’elles ont bel et bien quitté cette vie. Imaginez la frayeur vous enveloppant lorsque, sans savoir pourquoi, vous remarquez que plus personne ne vous entend et ne réagit à votre présence. Certains décès surviennent de façon rapide et même tragique. De cette façon, vous saurez. Faites-vous ce cadeau, à vous et à vos proches.

3-Parlez de la mort sans crainte.
Quelle est votre réaction lorsqu’un de vos proches est malade et que vous savez qu’il quittera cette vie? Même suite à ses demandes, parler de la mort demeure un sujet tabou. Nous préférons nier la perspective du décès de la personne que nous aimons en tentant par tous les moyens de l’encourager, plutôt que d’en parler ouvertement avec elle. Contrairement à la croyance, le fait de parler de la mort ne décourage pas la personne, au contraire. Cela lui donne la confiance nécessaire pour réussir cette transition avec foi et bien-être.

4-Soyez ouverts
Permettez à la personne de partir sereinement. Beaucoup d’âmes refusent de partir pour un proche. Jamais je ne vous conseillerais de couper complètement tout contact avec une personne que vous aimez; je vous conseillerais simplement d’accepter que le temps pour elle est maintenant venu de continuer son chemin vers une autre dimension. L’empêcher de le faire ne ferait que retarder son cheminement et le vôtre. Par contre, les émotions­ à ce moment sont tout à fait normales et saines; ne les retenez surtout pas à l’intérieur de vous. Ne vous gênez pas pour rechercher toute l’aide nécessaire pour traverser cette épreuve. Vous en valez la peine.

5-Vous vous demandez de quelle façon vous réagirez lors de votre décès?
La réaction lors du décès est très souvent la même. Le décès étant, lui-même, une nouvelle étape majeure de votre vie actuelle.

Maintenant que vous savez, faites-vous, ainsi qu’à vos proches, ce merveilleux cadeau qu’est l’acceptation. De cette façon, vous profiterez sainement de chacune des précieu­ses minutes qui vous sont offertes chaque jour avec notre GRANDE mère la terre.