La clairvoyance en 2016, un sens en plein épanouissement

Depuis quelques années, un grand mouvement nous invite à une plus grande conscience de soi et des limites que nous nous imposons afin de nous libérer de cette conception que nous avons de nous-mêmes et d’entrer dans le plus grand que soi. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à une petite réflexion sur la clairvoyance.

Lorsqu’on parle de clairvoyance, on a immédiatement une image qui nous monte à l’esprit : une image de celui ou celle qui la pratique, que ce soit une construction de notre esprit ou quelqu’un que nous avons eu la chance de rencontrer. Simple mais mystérieux, cet être est habité par une sagesse et une capacité cons­tante de percevoir l’invisible, d’entendre des voix qui lui donnent des détails sur ceux qu’il croise, d’entendre leurs pensées, de voir au premier contact des entités ou des éléments de notre physiologie subtile.

Ainsi perçu, jamais vous ne penseriez que ce « don » puisse vivre en vous. Si c’était le cas, vous le sauriez forcément!

Eh bien, voyez-vous, tout ceci n’est pas tout à fait exact…

Laissez tomber le mythe
Depuis que je suis jeune, j’admire cette capacité « surnaturelle ». Bien que ce ne soit pas le désir de l’acquérir qui m’ait poussée et maintenue sur le chemin de la spiritualité, j’ai fait quelques essais (séminaires, ateliers) pour voir si j’en étais dotée, mais sans succès. Au cours des dernières années, j’ai été amenée à remettre en question ma conception de la clairvoyance. Et il se trouve que l’idée que j’en avais était l’obstacle numéro un sur mon chemin, voire le seul! Si je travaille aujourd’hui comme clairvoyante et aide quotidiennement les gens en communiquant avec leurs guides et en amenant une perspective diffé­rente sur ce qui se passe en eux, je peux vous assurer que nous cherchons pour la plupart à la mauvaise place et que, si nous ne vivions pas la clairvoyance au quotidien, notre vie serait vraiment terne, inhumaine et ennuyante. Le clairvoyant n’est pas ce sorcier aux yeux perçants ou cette vieille femme à la sagesse et à la connaissance infinies. Il est en la mère qui ressent intuitivement ce qu’elle doit faire pour son enfant. Il est en l’ami qui a l’intuition d’appeler au bon moment. Il est en la fille qui parle à son père décédé en rêve. Et il grandit en celui qui suit le chemin de la guérison.

Qu’est-ce que la clairvoyance?
La clairvoyance est un sens, au même titre que l’ouïe et la vision, sauf que ce n’est pas un sens physique mais spirituel. Chacun d’entre nous possède dix-huit sens : cinq sens physiques (vue, odorat, ouïe, toucher, goût), les cinq mêmes sens mais au niveau astral et huit sens spirituels (les mêmes cinq premiers, plus la clairsentience, la clairconnaissance et le clairressenti -God feeling). Par clairvoyance, techniquement, on entend donc la vision spirituelle, le moyen de recevoir des informations du monde spirituel par la vision, par des images. En pratique, on parle du clairvoyant dans le sens beaucoup plus large d’une personne capable de percevoir de façon intelligible de l’information provenant des mondes astral et spirituel.

Une capacité dormante en vous
Croyez-vous percevoir des informations provenant de l’astral (la contrepartie invisible de notre monde physique) et du monde spirituel (de vos guides, anges, archanges)? Bien sûr que oui! Vos inspirations, vos impulsions saines, vos intuitions, cette sensation de savoir sans savoir pourquoi… Et c’est sans parler de tout ce que vous percevez au quotidien de votre environnement, des gens qui vous entourent! Toutes ces émotions et ces pensées que vous percevez inconsciemment et dont vous vivez pourtant les effets bien réels. Ce qui vous sépare du clair­voyant n’est donc pas la capacité à recevoir de l’information. Serait-ce plutôt la conscience que vous en avez et la capacité à saisir le sens de toute cette information? Voilà comment prendre conscience de votre clairvo­yance ouvre la porte à une plus grande conscience de soi et des autres, ingrédient majeur du mieux-être.

Maison écologique exemplaire à Edelweiss

Photo: EMMANUEL COSGROVE [à gauche] ET MIKE REYNOLDS sur la galerie de leur maison modèle à Edelweiss

La maison Edelweiss est le premier projet au Canada à obtenir la certification LEED v4 et la deuxième habitation LEED v4 dans le monde à atteindre le niveau Platine.

Cette maison de 1 552 pi2 comptant quatre chambres à coucher a coûté moins cher du pied carré à construire qu’une maison traditionnelle, et sa facture d’énergie est estimée à moins de 1,40 $ / jour – soit près d’un dixi­ème­ de celle d’une nouvelle maison traditionnelle.

Ce projet d’habitation à ultra-faible consommation d’énergie s’est mérité les louanges du Conseil du bâtiment durable du Canada pour son innovation et son leadership. « La maison Edelweiss est une réussite phénoménale – le premier projet canadien à satisfaire aux exigences rigoureuses de la dernière version de Leed à son niveau le plus élevé », a déclaré Thomas Mueller, président et chef de la direction du Conseil du bâtiment durable du Canada.

Quant aux constructeurs, ils ont lancé ce projet pour démontrer qu’il n’est pas si difficile ni plus coûteux de construire des maisons meilleures et plus performantes, qui permettent de réaliser des économies dès le moment où vous y emménagez. L’utilisation de matériaux à faible impact environnemental, qui sont également plus sains pour les occupants, était une priorité dans la conception. On a évité dans toute la mesure du possible d’utiliser des produits contenant des contaminants, et ce, afin d’atteindre l’objectif de zéro composés organiques volatils (COV).

L’objectif sous-jacent du projet était de concevoir une maison hyper-performante, construite selon les méthodes traditionnelles sans dépasser les coûts de construction.

La maison Edelweiss sert actuellement pour la tenue d’ateliers-visites d’une journée ainsi que pour des locations à court terme permettant aux professionnels du bâtiment ou à de futurs propriétaires de constater par eux-mêmes le confort exceptionnel d’une maison solaire passive.

Les responsables du projet ont produit une série de 13 vidéos portant sur les produits et les technologies employés dans la construction cette maison exemplaire. Il s’agit d’un guide visuel fantastique qui est disponible gratuitement. Pour visionner ces courtes vidéos de seulement quelques minutes chacune, visitez le site http://www.ecohome.net/video/guide.

Source : EcoHouse Canada Magazine, Ecohome.net

Pour plus d’information au sujet des projets inscrits à LEED au Canada, visitez le site http://www.cagbc.org/cbdca/ ou le site www.sabmagazine.com

Pour consulter la programmation en cours des formations Écohabitation : http://www.ecohabitation.com/formations/liste/date

Pour les ateliers-visites : www.ecohabitation.com/formations/cours/atelier-visite-maison-edelweiss

Pour la location court terme : fiche Airbnb d’Edelweiss https://www.airbnb.fr/rooms/8712810?guests=5&s=BLgshNxb

Rapport des certifications LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) au cours des dernières années :
2015 : 524 projets (124 au Québec) | 2014 : 529 projets (119 au Québec).

Projets certifiés en Outaouais au cours des 2 dernières années :
Certifié Platine : 37, chemin Des Roches, Wakefield | 30, rue Victoria, Gatineau | 1a-27, Résidence Aditus Altitude, Harrington. Certifié Or : 6, rue Martel, Harmonie des Rapides 2, Gatineau | 225, chemin Flynn (chalet), Low | Versant est, SAQ, montée Paiement, Gatineau | Centre sportif de Gatineau | 12, chemin du Pied-de-Vent, Chelsea. Certifié Argent : Bâtiments 13-14, Carrefour du Plateau, Hull | 4 et 8, chemin du Pied-de-Vent, Chelsea | La Maison Verte, Lac des Plages | Carrefour du Versant Ouest, Bâtiments G et H, Gatineau | Carrefour du Plateau, Bâtiment 8, Gatineau | Place Nelligan, Bâtiment B, Gatineau. Certifié (certified) : École des Tournesols, Gatineau | 60, chemin Mill, Eco River Lodge, Wakefield.

Source: http://www.cagbc.org/cbdca/ et www.sabmagazine.com

Le Projet Zibi

Un modèle exemplaire de communauté parmi les plus écologiques et avant-gardistes ici, en Outaouais.

La vision de Windwill et Dream est de créer des cadres de vie les plus durables et respectueux de l’environnement au monde. Pour ce faire, Zibi suit le plan d’action ambitieux « One Planet Communities », un modèle reposant sur dix principes simples pour favoriser un mode de vie durable et abordable pour tous. Ce modèle aidera Zibi à exister en utilisant une juste part des ressources de la planète.

Zéro carbone
Les bâtiments et les structures­ de Zibi sont neutres en carbone. En effet, l’électricité et le chauffage proviennent d’un mélange d’énergies renouvelables sur place et hors site.

Zéro déchet
Zibi est conçu selon un principe de hiérarchisation des déchets. Il est sur la voie d’atteindre zéro déchet d’ici 2020.

Transport durable
Zibi intègre un plan de transport visant à réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre.

Matériaux durables
Windmill Development Group privilégie les matériaux de construction à faible impact sur l’environnement, durables, locaux et récupérés.

Aliments locaux et durables
Le projet fait en sorte qu’il soit facile et pratique pour les résidents et les locataires de se procurer des aliments locaux, sains et durables.

Eau durable
À Zibi, les produits pour lesquels nous achetons et nous gérons de l’eau contribuent à une utilisation saine des sols et évitent les inondations locales et la pollution des cours d’eau.

Utilisation des sols et habitat de la faune
Le cadre de vie durable sera un modèle de vie urbaine au sein d’un milieu naturel diversifié et productif, en utilisant les sols de manière adaptée et efficace et en favorisant la beauté des paysages.

Culture et communauté locale
Le projet entretient une culture de durabilité, une communauté locale et un sentiment d’appartenance.

Équité et économie locale
Zibi assure une équité sociale dynamique en apportant au tissu social dense constitué d’une diversité de membres de la communauté locale des services accessibles à tous.

Santé et bonheur
Zibi présente des méthodes faciles, attra­yantes et abordables pour permettre aux gens de mener une vie heureuse et saine tout en consommant une juste part des ressources de la planète.

Le Projet Oasis en France

Le mouvement Colibris soutient la création de lieux de vie et de ressources dans un immeuble, une rue, un quartier, un village… partout où cela sera possible! Le mouve­ment appelle tous les cito­yens et les élus à « faire ensemble » et à se mobi­liser pour l’émergence de nouvelles oasis d’entraide et de solida­rité et accompagne les porteurs de projet dans la construction de leurs oasis. Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Le projet vise la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans.

Kaizen Spécial Oasis
Oasis, un nouveau mode de vie : un ouvrage coédité par Kaizen et le Mouvement Colibris.

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 « Oasis »,­ 100 lieux de vie cons­truits aux quatre coins de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convi­vialité au cœur de leur mode de vie.

Vivre autrement…

Regard sur un mouvement de changement vers de nouvelles communautés intégratives et écoresponsables
Le mode de vie collaboratif m’intéresse depuis la fin de mon cégep, en 2008. Au sein du comité d’environnement, je découvrais l’ampleur des problèmes en même temps que la diversité des solutions. Celle qui m’apparaissait la plus simple et nécessaire était la diminution de la consommation, et la manière la plus logique et efficace d’y parvenir, le partage. En visitant des communautés intentionnelles, j’ai compris que non seulement ce milieu de vie donne un haut niveau de cohérence et de sens par rapport à mes valeurs, mais qu’il génère un mode de vie où la relation à l’autre est centrale et qui favorise l’épanouissement et la connaissance de soi et permet de devenir une personne plus complète, plus libre et plus équilibrée.

D’abord, quelques mots pour vous situer. Qu’est-ce qu’une communauté intentionnelle? C’est simplement une communauté formée de gens ayant fait le choix d’habiter et de vivre ensemble pour partager un mode de vie et mettre des valeurs en pratique. L’appellation regrou­pe des projets de formes et de fonctionnements divers, que j’aime personnellement classer selon le continuum du partage : partage de vision et de valeurs, de propri­été, d’outils et d’espaces communs, des repas, ou proportion des projets développés de manière collaborative. On y trouve, dans l’ordre : bons voisinages, cohabitats, éco-hameaux ou éco-villages, communes. Chaque communauté a sa propre raison d’être et sa propre vision et se développe autour d’un objectif principal : spiritualité, écologie, éducation, travail, famille, égalité, accueil, etc.

Les communautés qui m’intéressent plus particulièrement sont celles qui mettent le plus de ressources en commun, ainsi que celles qui travaillent le plus à rayonner dans la société élargie, à incarner et à diffuser un changement social.

Je vous présente ici deux communautés près de chez vous!

La Cité Écologique de Ham-Nord
La Cité Écologique est une communauté de près de 80 membres, dont 14 enfants. Créée en 1984, elle a récemment fêté ses 30 ans d’existence, ce qui en fait la communauté intentionnelle la plus grande et la plus ancienne du Québec.

Tout a commencé à l’été 1983, lors d’un camp d’été. Les enfants aiment tellement l’expérience qu’ils demandent à leurs parents de pouvoir la vivre à l’année. Entre 80 et 120 adultes décident de se lancer dans l’aventure dès les premières années et de bâtir un milieu de vie intégré autour d’un projet d’école alternative.

Aujourd’hui, la Cité Écologique englobe plusieurs entreprises exploitées sur place, dont :

  • Khéops International, qui fabrique divers objets décoratifs en verre de style nouvel-âge, dont ses fameuses pyramides; et
  • Respecterre, qui s’engage à « Porter l’Avenir » depuis sa création en 2007, produisant des vêtement écoresponsables tout en encourageant l’économie locale.

Aujourd’hui, c’est la nouvelle génération qui prend la relève, contribuant à donner une nouvelle orientation où l’environnement occupe une place importante, tout comme l’ouverture sur le monde.

La Ferme Morgan, à Montcalm
Début février 2014, j’ai visité la Ferme Morgan, où vivait un groupe d’une dizaine de membres. La coopérative de solidarité CoopéraVie Morgan exploite la Ferme Morgan et loue les installations actuelles (maisons et bâtisses agricoles), et les résidents en sont les membres utilisateurs; c’est leur manière de partager leurs revenus.

Les membres de la coop s’occupent d’environ 70 bêtes (vaches, bœufs et bouvillons), ainsi que d’une dizaine de sangliers, des poules, des canards et de deux oies! L’été, ils ont un jardin et des serres qui couvrent 3,5 acres. Tout cela comble presque entièrement leur consommation de légumes, et ils sont autonomes en viande et en œufs. Ils mangent entièrement bio. La Ferme Morgan organise aussi, quelques fois dans l’année, des évènements rassembleurs, comme un souper-spectacle ou une fête des récoltes.

Le plan de carrière fait diminuer l’anxiété au travail

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir plus fatigué qu’à l’habitude, de manquer de concentration ou même de vivre de l’insomnie en pensant à votre travail? Saviez-vous qu’il s’agit là de symptômes d’anxiété? En gestion de carrière, le manque de planification contribue à engendrer de l’anxiété en raison de la confusion par rapport aux décisions à prendre, des doutes qui planent sur votre avenir et de la confiance en vous qui n’est plus toujours au rendez-vous. Ces questionnements, souvent créés par des sentiments de peur, d’inquiétude ou de crainte que vous nourrissiez face à l’avenir, font malheureusement de plus en plus partie du quotidien des professionnels aux horaires trop bien remplis…

Indécision par rapport aux choix de carrière
Tout d’abord, au moment de choisir leur cours, à la fin de leur secondaire, les jeunes se trouvent face à plus de 500 domaines d’emplois possi­bles. Les universités ne cessent de multiplier le nombre de programmes qu’elles offrent, et les entreprises cherchent à se montrer créatives en imaginant de nouveaux titres professionnels et mettent en place des stratégies captivantes pour recruter les meilleurs candidats sur le marché du travail. En tant que professionnel, vous êtes sollicité de toutes parts et, si vous n’y portez pas attention, votre boussole peut facilement perdre le nord…

Par exemple, dans son article du journal Les Affaires du 10 février dernier, Julien Brault laissait entendre qu’il n’y avait pas d’avenir en informatique et que « savoir programmer ne sert à rien ». D’autres études (p. ex., France Stratégie) prédisent que les métiers du futur seront en lien avec le service aux personnes (aide-soignant, enseignant, aide à domicile). Qu’en pensez-vous?

Est-ce une raison pour modifier vos choix de départ? Je ne compte plus le nombre de personnes qui m’ont raconté que, après avoir consulté un conseiller en orientation, elles se sont vu remettre une liste de métiers­ sans pouvoir obtenir le soutien nécessaire pour prendre LEUR décision et établir un plan stratégique. Elles se sont retrouvées éparpillées, bloquées, incapables d’avancer… Plus anxieuses qu’au départ, elles se sont rendu compte que le plus vite elles prendraient LEUR décision, le mieux cela vaudrait pour elles.

On s’entend donc pour dire que, lorsque vient le temps de faire une planification de carrière, le défi n’est pas le manque d’information! Au contraire, il y en a tellement que c’est le principal piège qui fait naître la confusion. Ces informations provenant de l’externe détournent l’attention de ce qui est vraiment important : vous, vos passions, vos talents, vos intérêts et, surtout, votre volonté!

Avoir un plan fait diminuer les doutes
Ce tourbillon d’informations peut être calmé par la prise de décisions à court, moyen et long terme qu’impose l’élaboration d’un plan de carrière ou d’une stratégie de gestion de carrière. Bien que personne ne possède de boule de cristal, le fait de cibler un domaine et de cerner les champs d’expertise qui vous intéressent aidera à établir vos priorités, à classer l’information et à prendre vos décisions par rapport aux choix que vous aurez à faire dans votre quotidien (formation, perspectives d’emploi, réseautage, etc.).

Pensez-y, tout le monde a un destin, mais encore trop peu de personnes prennent la décision de le suivre, par peur de déplaire, de décevoir ou, pire encore, par crainte du « qu’en-dira-t-on ». Et si la solution était de vous offrir un moment de réflexion pour évaluer vos options? Et si ça ne consistait qu’à vous arrêter pour faire des choix et honorer qui vous êtes?

Et, si tel était le cas, quel serait le meilleur moment pour vous de commencer?

Les systèmes relationnels

Que nos expériences relationnelles d’enfant aient été bénéfiques ou non à notre épanouissement, il n’en demeure pas moins qu’elles influencent les rapports que nous entretenons aujourd’hui avec les autres. Nous nous demandons parfois pourquoi ces rapports sont si souvent insatisfaisants et douloureux.

Lorsque nous étions enfant et adoles­cent, nous avons tous été affectés par l’un ou l’autre des déclencheurs suivants : l’humiliation, la culpabilisation, la trahison, la dévalorisation, l’abandon, l’exclusion, le rejet, l’indifférence, l’incompréhension ou le pouvoir. Si nos éducateurs nous ont blessés, c’est que, jeunes, ils l’ont été aussi. Nous pouvons d’ailleurs facilement les comprendre lorsque nous prenons conscience que nous blessons également les autres quand nos souffrances d’enfant ou d’adolescent sont réveillées par une personne avec laquelle nous nourrissons un lien affectif. Il suffit parfois d’une parole ou d’un geste qui rappelle à notre mémoire inconsciente la douleur psychique du passé pour que nous réagissions involontairement d’une manière incisive. Ce comportement défensif tout à fait normal n’en déclen­che pas moins fréquemment les réactions blessantes de ceux à qui il s’adresse. Blessés par notre attitude défensive, ils réagissent à leur tour. Ces attaques mutuelles créent des systèmes relationnels souffrants et nous emprisonnent. Parmi ces systèmes, notons ceux du bourreau et de la victime, du sauveur et de l’affligé, du juge et du coupable, de l’abandonnique et du déserteur, de l’envahisseur et de l’envahi, du dominateur et du dominé, de l’ange et du démon, de l’inférieur et du supérieur, du manipulateur et du manipulé, et j’en passe.

Nous créons et recréons l’un ou l’autre de ces systèmes relationnels disharmonieux parce que, au lieu d’écouter notre enfant intérieur quand une blessure est réveillée en nous ici et maintenant, nous abandonnons cet enfant comme il l’a été autrefois par nos éducateurs. Nous nous tournons alors vers le déclencheur de nos blessures pour le responsabiliser. Ce faisant, nous envenimons non seulement nos relations, mais aussi nos plaies psychiques et nous infligeons bien involontairement plus de souffrance à cet enfant abandonné déjà profondément meurtri.

Pour dénouer un système relationnel insatisfaisant, le travail sur soi est indispensable. Un système étant formé de personnes qui interagissent, il est évident que, si l’une d’elles change, l’autre sera forcément déstabilisée, ce qui suscitera la remise en question nécessaire à son évolution. Cela dit, il est important de préciser qu’un être humain change, non pas parce qu’il a révolutionné sa nature profonde, mais parce qu’il l’a acceptée.

L’acceptation est le passage incontournable pour transformer la discordance relationnelle en harmonie et pour utiliser nos conflits d’une manière créatrice. N’oublions pas que l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes attirés par certaines personnes bien particulières est que, en réveillant nos blessures d’enfant, ces personnes suscitent le travail sur nous-mêmes nécessaire à notre évolution.

À l’acceptation de soi s’ajoutent d’autres moyens pour nous libérer de nos systèmes relationnels disharmonieux, notamment l’introduction quotidienne dans notre vocabulaire des mots bravo et merci. Je vous encourage à intégrer tous les jours ces mots magiques dans vos relations avec les personnes qui vous sont chères. N’attendez pas de les avoir perdues pour les remercier et les reconnaître. La gratitude et la reconnaissance nourrissent les liens et les renforcent. Elles changent l’état intérieur; elles favorisent le rapprochement et elles ont pour merveilleux avantage de cultiver la paix, l’amour et le bonheur de vivre ensemble.