Mon enfant est anxieux. Pouvez-vous m’aider?

Oui, l’homéopathie peut grandement aider les enfants aux prises avec ce problème. L’anxiété est, somme toute, de l’inquiétude causée par la crainte d’un danger réel ou appréhendé (irréel). Une des grandes inquiétudes de l’enfant, par exemple, est de se retrouver seul. Cette peur, il l’exprimera de plusieurs façons, par des cris, des pleurs, de la violence envers sa personne ou les autres, du repliement sur soi, etc., traduisant la sensation de panique qu’il ressent.

Cependant, en grandissant, si cette anxiété n’est pas résolue, des comportements d’évitement devant des situations telles que le rejet, l’abandon et la trahison se manifesteront tout au long de son développement, soit de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Que ce soit à l’âge adulte ou durant l’enfance, on retrouvera la même sensibilité, la même anxiété qu’il faudra soigner!

La santé, comme la maladie, se manifeste au travers du corps et de l’esprit de chaque personne, et c’est pour cette raison qu’il est important de prendre en considération l’état physique, certes, mais aussi l’état psychologique et mental dans lequel l’enfant se retrouve durant les périodes d’anxiété. L’homéopathie sera pour ces enfants une médecine de choix. Cette approche conviendra aussi aux parents qui veulent une guérison profonde et durable pour leurs enfants, et ce, sans effets secondaires ni toxiques.

L’homéopathie, par son similimum, permettra à l’enfant de retrouver son équilibre physique et psychologique, de rehausser son énergie vitale et de stimuler ses défenses naturelles pour ainsi favoriser sa guérison.

« Sachons que les troubles anxieux affectent environ 12 % des Canadiens et Canadiennes […] Ensemble, les troubles anxieux sont les plus courants de tous les troubles mentaux ». (Agence de la santé publique du Canada)

Le remède homéopathique peut être utilisé sans contre-indication au traitement médical.

Aidons nos enfants à vivre sainement, librement, et ce, dès leur plus jeune âge afin qu’ils puissent faire face aux difficultés de la vie sans trop de heurts et se sentir en sécurité à la maison comme à l’école.

Bonne guérison!

COURS 101
Pendant une douleur aiguë, le remède est administré aux 10 à 20 minutes, selon la gravité et l’intensité de la condition. Un remède bien choisi peut agir rapidement, dans les minutes, voire les secondes, qui suivent. S’il y a amélioration nette dès les premières doses, ne pas répéter la prise, répéter seulement au retour de la douleur.

SAVIEZ-VOUS QUE…
L’homéopathie avait pignon sur rue à Montréal il y a plus de cent ans? En 1894, un groupe de médecins homéopathes décident de mettre sur pied leur propre hôpital. Situé sur l’avenue McGill, le Montréal Homoeopathic Hospital disposait de 50 lits vers 1908. En 1952, l’hôpital changea définitivement sa vocation et fut rebaptisé Queen Elizabeth Hospital.

CITATION
« L’homéopathie […] guérit un plus grand pourcentage de cas comparée à n’importe quelle autre méthode de traitement et elle est sans l’ombre d’un doute, plus sûre et plus économique et la plus complète des sciences médicales. » Mahatma Gandhi

POUR EN CONNAÎTRE
Vidéo du Dr Fisher. Recherches récentes sur les hautes dilutions.

https://www.youtube.com/watch?v=-rEtiOQOdlE&feature=player_detailpage

UN PEU D’HISTOIRE…
L’homéopathie a été fondée et élaborée par un médecin, Samuel Hahnemann, à la fin du XVIIIe siècle. Toute sa vie sera axée sur la recherche fondée sur la loi de la similitude, sur l’individualisation du malade, sur la notion de globalité et sur la connaissance et la préparation appropriée du remède.

Le coin du livre

La Villa des Miracles
par John P. Strelecky | Le Dauphin Blanc, 2009

« Besoin d’un miracle? Il vous attend à notre villa : bord de mer, tout compris, disponible immédiatement. Transformation assurée. » Voici l’annonce lue par Thomas à un moment de sa vie où plus rien ne va. Comme l’homme de 49 ans traverse une période difficile depuis la mort de sa femme, cette annonce semble parfaite pour lui : il a tant besoin d’un miracle, à la fois dans sa vie personnelle et dans sa situation d’affaires. Il saute ainsi dans l’aventure sans trop savoir ce qui l’attend.

La Villa des Miracles est sans contredit un livre magnifique : chaque chapitre commence par une image qui provient d’Hawaï, et les pages sont ornées de jolies feuilles vertes. Cela en fait un ouvrage des plus intéressants à feuilleter, où on a l’impression de plonger dans la beauté et la magie d’Hawaï. C’est dans cet endroit de rêve que Thomas apprend que tout être humain peut matérialiser ce qu’il veut matérialiser.­ Non seulement il est initié aux rudiments de la spiritualité hawaïenne, mais il découvre également les trois esprits en l’homme, les sept aspects fondamentaux de la Huna ainsi que la méthode Ho’oponopono. D’autres techniques lui permettront aussi de comprendre la nature des miracles et comment en réaliser. Alain Williamson, l’auteur du best-seller Le Tableau de Vie, présente ici un livre à mi-chemin entre le roman initiatique et l’ouvrage de croissance personnelle. Bien que certains concepts soient plus expliqués que d’autres, il n’en demeure pas moins que les enseignements sont très brièvement présentés. Malgré ce petit bémol, le livre se veut un bon point de départ pour ceux qui s’intéressent à la spiritualité hawaïenne.

L’art d’être un parent présent
par Susan Stiffelman | Éditions Ariane, 2015

Élever des enfants et poursuivre la voie de la croissance personnelle et spirituelle ne vont pas à l’encontre l’un de l’autre, bien au contraire. Dans ce livre bien documenté qui présente une panoplie d’exemples, de situations et de témoignages, la thérapeute familiale et conjugale Susan Stiffelman présente l’idée qu’un parent peut continuer son cheminement d’évolution tout en élevant des enfants. En effet, ce qui compte dans le fait de se lever à minuit pour essuyer un nez bouché ou d’être confronté à un adolescent récalcitrant qui remet en question toutes nos exigences, c’est de comprendre ce que nous pouvons retirer de ces situations en puisant à l’intérieur de nous-mêmes pour y trouver des ressources insoupçonnées.

L’art d’être un parent présent s’inscrit dans la lignée du best-seller Le pouvoir du moment présent, d’Eckhart Tolle, et s’adresse à vous qui cherchez une façon de transmettre à vos enfants le meilleur de vous-mêmes afin d’en faire des adultes présents et conscients. Ce livre s’adresse à vous qui aviez débuté votre programme de méditation et qui, à la naissance des enfants, êtes le premier surpris à vous entendre crier et à tempêter, bien loin de votre état d’harmonie et d’équilibre pourtant si souvent atteint. En fin de compte, ce livre s’adresse aux parents qui désirent recevoir le type de soutien qui leur permettra d’assumer leur rôle parental plus consciemment.

Faire ses savons naturels, c’est facile
par Cyrille Saura Zellweger | Éditions Jouvence, 2014

Voici un petit guide tout simple qui nous explique les bases de la fabrication du savon, procédé à froid. Que l’on soit débutant ou expert, nous sommes conquis par ce livre pratique qui nous propose non seulement diverses recettes, mais qui nous explique également comment élaborer nos propres recettes. Ainsi, en connaissant le pourquoi et le comment de chaque ingrédient, il devient possible de concevoir des savons naturels selon nos besoins et nos envies. À se procurer absolument si le sujet nous intéresse.

L’Inde

Un voyage initiatique comporte au moins un des éléments suivants : des enseignements, des expériences, des rituels et des visites dans des lieux sacrés. Pendant un voyage initiatique, vous vous ouvrez à l’aventure et à la découverte au contact d’autres univers spirituels et, surtout, d’autres vérités que la vôtre.
 

Quand on pense « voyage initiatique », souvent l’Inde nous vient immédiatement en tête. Yoga, méditation, médecine ayurvédique. Les fleuves sacrés et les villes saintes. Les sâdhus, ces ascétiques qui se dépouillent de tout et qui sont vénérés partout où ils vont.

Pour la chronique de ce numéro, je me concentrerai sur les villes saintes de Varanasi et de Sarnath, situées à quelques enjambées l’une de l’autre.

Au cours de mes voyages en Inde, j’ai séjourné deux fois à Varanasi. Sans nul doute, cette ville sainte est de loin mon coup de cœur. On dit que c’est la plus vieille ville au monde qui a toujours été habitée. Sur la rive gauche du Gange, fleuve sacré, du côté où la ville s’est développée, il y a quelques kilomètres de ghats, ces escaliers de pierre qui descendent directement dans le fleuve. Les hindous y font leurs ablutions, y prient et y méditent. Les sâdhus y donnent leurs enseignements. L’endroit est aussi vénéré comme lieu de crémation pour les hindous : deux ghats y sont consacrés.

Tous les soirs a lieu un rituel hindou, le Gangâ Arti, en l’honneur de la déesse Gangâ, près du ghat de Dashashwamedh. Il est généralement accompagné de chants. Face au fleuve, les prêtres effectuent des gestes rituels avec de lourds chandeliers allumés et portés à bout de bras au milieu de l’odeur d’encens. Malgré la horde de tou­ristes sur le ghat et dans les barques en face du ghat, on ne peut qu’être saisi par la spiritualité qui se dégage de ce rituel. Un moment fort d’un séjour à Varanasi.

L’hôtel où je séjourne lorsque je suis à Varanasi est le « Temple on Ganges » (www.hoteltemple.com), situé à côté du premier ghat, le Assi Ghat. Tous les jours, à l’aube, on y donne des cours de yoga sur le toit-terrasse (avec vues directes sur le Gange et le lever du soleil). On offre aussi des sessions de méditation.

À Varanasi, il n’y a rien que je n’aime plus que de longer les ghats à l’aube, dans une barque louée. Le jour et le soir, c’est plutôt une longue promenade le long des ghats que je préfère.

Je ne peux ici passer sous silence l’auberge de charité Mukti Bhavan, qui accueille des hindous en fin de vie et désireux de mourir à Varanasi. Elle est dotée de douze chambres, dépouillées de tout, d’un temple et d’une petite pharmacie. Quelques membres de la famille peuvent y accompagner le mourant. J’ai déjà vu un documentaire très touchant sur ce lieu. Dans une chambre, une dame âgée de plus de 100 ans dormait dans les bras de son petit-fils. Celui-ci disait : « C’est son souhait le plus cher de mourir ici. Je veux qu’elle meure dans mes bras. »

Près de Varanasi, il y a la petite ville de Sarnath, connue principalement pour être le lieu du premier sermon du Bouddha et est de ce fait l’un des­ quatre lieux saints du boud­­dhisme. On y trouve entre autres les ruines d’un ancien monastère du XIIe siècle et un énorme stupa de pierre à l’endroit même où, selon la légende, le Bouddha aurait fait son premier sermon.

On peut se rendre à Varanasi en avion­ (directement de Delhi ou de Mumbai) ou en train. Un train de nuit relie Delhi à Varanasi, une expérience en soi que je recommande à tous fortement, si toutefois le manque de confort et d’intimité ne vous rebute pas.

Si vous allez une seule fois en Inde, il faut faire un séjour à Varanasi. Le vrai dépaysement se vit ici plus intensément qu’ailleurs en Inde, je crois. Également, c’est à Varanasi que l’on peut prendre le pouls de l’hindouisme profond, celui des rituels (dont les crémations), des sâdhus et de la vénération pour ce fleuve sacré, le Gange. Une ville qui me fascinera toujours.

Le pouvoir thérapeutique de l’animal sur l’humain

La zoothérapie
Madame S., atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne sait plus ce qu’est un lapin; elle ne se souvient plus comment le flatter. Mais quand je pose l’animal sur son cœur, elle fredonne et le berce. Elle a sans doute déjà pris soin de sa famille. Grâce à ma formation et à mon expérience, j’ai su l’amener au-delà de sa maladie et de ce qu’elle n’est plus… pour qu’elle puisse communiquer à un niveau cœur à cœur, avec son être réel, son énergie.

Autiste, le petit bonhomme, G., n’établit pas de liens avec les animaux. Pourtant, il développe la capacité d’entrer en relation avec mon chien Bilou. Il se déplace avec lui et, lorsqu’il est assis près de lui, ses mains se promènent joyeusement sur la douce fourrure – un timi­de sourire! Il ne sait pas que c’est un chien, ne comprend pas ce que nous faisons, ne parle pas. Il est heureux d’être lui-même, tout simplement!

L’objectif ultime de toutes nos interventions en zoothérapie est d’améliorer la qualité de vie de nos clients tout en tenant compte de leurs limites, de leurs capacités et de leurs préférences. La réalité de la personne change avec la présence bienfaisante d’un animal.

La zoothérapie… jusqu’à moi
Depuis les années 1970, des hôpitaux, CHSLD, résidences-services et établissements psychiatriques d’Amérique du Nord, notamment des États-Unis, font appel à la zoothérapie pour atténuer les sentiments d’isolement et de stress chez leurs patients. Ce fut une découverte pour moi en 2009, alors que je me trouvais en transition professionnelle.

Jusque-là, je m’étais consacrée à la mise sur pied et à la coordination de Leucan Outaouais, pour œuvrer auprès des familles dont l’enfant a un cancer. Désirant passer à autre chose, ma recherche à partir des mots animaux et relation d’aide m’a amenée à zoothérapie, ce que j’appelle aujourd’hui le bien-être par les animaux.

Ce que le Dr B. Levinson, pédopsychiatre, a découvert dans les années 1950, je le vis tous les jours auprès de ma clientèle : un intérêt naturel de l’humain envers l’animal.

Les bienfaits de la zoothérapie
Ce que beaucoup de gens qualifient­ de flattage de toutous va bien au-delà du bien-être spontané qu’apporte la présence d’un animal; la vision de la zoothérapie a évolué depuis les années 1970 – je parle ici de l’amélioration ou du maintien au niveau psychologique, émotif, physique, cognitif et social.

Un récent article publié dans le magazine Science & Vie fait état d’une recherche qui a été faite pour démontrer les bienfaits de la zoothérapie auprès des enfants ayant un cancer. Il conclut à une baisse du taux de cortisol, du stress, du rythme cardiaque et du niveau d’anxiété des participants.

Les percées de la zoothérapie
Nous voyons maintenant des appli­cations pour des problématiques comme le TDA/H, l’anxiété, les troubles langagiers, les troubles d’apprentissage, la dynamique familiale, la fin de vie, le deuil.

Quand faire appel à un intervenant en zoothérapie?
Si vous aimeriez profiter d’un accompagnement pour passer au travers d’une réalité quotidienne ou d’un défi spécifique, consultez un spécia­liste. Pour travailler sur des objectifs spécifiques, il utilisera la présence de l’animal pour faire ressortir la motivation et le bonheur spontané nécessaires pour améliorer votre qualité de vie. Faites appel au bien-être par les animaux!

Changer sa vie grâce à la photographie intuitive

La photographie intuitive, c’est la photographie du moment présent, celle qui met l’accent sur le ressenti du photographe­ lors de la prise de vue plutôt que sur le résultat. Sans souci de performance, cette démarche est simple, elle est libre, elle est effectuée en pleine conscience, elle incarne la connexion entre l’environnement, les émotions et l’intuition du photographe.

Un défi
En décembre 2010, alors présidente­ du Club de photographie Polarisé­ de l’Outaouais, je lance un défi aux membres photographes intéres­sés(es) : « En 2011, nous prendrons une photo par jour pendant 365 jours! » Comme j’aimais aussi l’écriture, j’allais joindre un texte à chaque image. Chaque jour, je traînais mon appareil photo partout. Les citrons à l’épicerie, les marches de fin de journée, le bureau, etc. Ce fut une année de recherche quotidienne, stimulante et aussi exigeante. À la fin de l’année 2011, j’ai décidé de poursuivre, j’ai continué le défi en 2012 et en 2013 aussi, oui, de la folie! Après 1 096 jours consécutifs, ces défis avaient changé ma vie. Complètement. J’ai alors surnommé la photographie mon « outil du bonheur »; elle était devenue ma pratique spirituelle dans le quotidien.

Voir autrement
Je remarquais les ombres partout où j’allais. Je portais une attention particulière aux réflexions dans les vitres, les encadrements, les miroirs. Les dimensions s’élargissaient, le présent s’ouvrait. Sans chercher à le faire, je laissais la vie venir à moi. La photographie intuitive, consciente et éveillée est venue forger ma vie intérieure et ma vision du monde en général. C’était génial! J’ai appris à accueillir le quotidien comme un cadeau qui se déroule devant mes yeux.

Fin 2013, je déménage à la campagne et perds tous mes repères sociaux. J’ai alors beaucoup de temps pour de l’introspection et je réalise que je vois la beauté partout autour de moi, mais que j’ai encore du mal à me trouver belle moi-même, physiquement.

J’entrepris donc un autre défi photographique qui s’avéra aussi thérapeutique et personnel : celui de me regarder. Me photographier pour me trouver belle sans le regard des autres. Une photo par semaine, à laquelle j’associais un texte descriptif en lien avec mon ressenti. Ce furent 52 semaines de découvertes, de profondes remises en question, d’acceptation. Je me suis vue sous tous les angles. Mes yeux n’étaient plus seulement tournés vers les beautés autour de moi, mais vers celles qui se trouvaient en moi.

Mes yeux voyaient aussi les autres différemment. Un jour de l’automne 2014, j’ai regardé mon meilleur ami pour la première fois avec mes nouveaux yeux. Je ne l’avais jamais trouvé particulièrement beau physiquement auparavant. C’était lui que j’aimais. Nous sommes devenus un couple, puis au printemps 2015, j’étais enceinte et j’ai donné naissance à notre fille Béatrice Rose à la fin janvier 2016. Quelle magie de la vie!

La transformation
Depuis ces défis, je suis une personne nouvelle. J’apprécie mon extérieur et mon intérieur. J’éprouve de la gratitude plus facilement qu’avant. Je lâche prise et j’apprends à accueillir ce qui se présente à moi, sans attente. J’ai appris à me connaître et à m’aimer d’avantage. Je laisse la vie m’apporter des messages simples pour m’aider à avancer sur mon parcours.

Je n’ai plus besoin d’un appareil photo pour voir la vie autrement. Cet appareil était un outil pour m’apprendre à m’arrêter, à voir, à connecter. Mes yeux, mon cœur, mes sens sont maintenant mes outils de conscience intégrés, et je les traîne en permanence avec moi. Mon message? Trouvez votre « outil du bonheur » du moment, engagez-vous totalement et laissez-vous transporter par sa force et sa douceur. Il vous réservera de bien belles surprises!

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Un jour à la fois en images, pensées et beautés du quotidien, Nathalie Lauzon, Béliveau
Je suis belle, et vous? Le défi de s’aimer une semaine à la fois, Nathalie Lauzon, Béliveau

Est-ce que l’être humain a besoin de câlins?

Dans nos rues, il y a de plus en plus de personnes qui offrent des câlins à qui le veut bien. Ceux-là sont gratuits, mais en France, on peut maintenant payer un spécialiste pour se faire câliner. Imaginez-vous cela : on s’allonge tout habillé avec la professionnelle dans une position que l’on a choisie pour une durée déterminée, et une caméra vidéo nous filme pour notre sécurité. C’est quand même un phénomène étonnant! Nous comprenons alors que notre société dite civilisée souffre probablement d’un grand manque affectif.

Avec la possibilité de se faire d’innombrables « amis » sur Facebook et autres médias sociaux, on se donne l’illusion d’avoir des relations. Pendant que nos échanges réels se raréfient, nous perdons peu à peu les clés du lien humain. Ajoutons à ce fait que la vie va de plus en plus vite et que grandit le nombre de person­nes qui vivent seules. La question se pose alors : nous, les humains, avons-nous un réel besoin d’être tenus dans les bras de l’autre, d’être touchés et même caressés?

Bien sûr que oui! Toutes les recherches sur le sujet le prouvent : une personne qui n’est pas touchée commence à dépérir. Nous avons un besoin essentiel et vital de contact physique, comme tous les mammifères d’ailleurs! Faut-il s’en étonner? Comme les chats, nous aimons être flattés avec affection; comme les chiens, nous aimons nous lover les uns contre les autres. De célèbres expériences sur des bébés singes ont démontré que les petits préfèrent une maman douce et câline à une maman de fer et nourricière. Le bébé humain a besoin lui aussi de chaleureuses caresses. Dans son livre La peau et le toucher, Ashley Montagu explique que nos nouveau-nés naissent à ce point inachevés et vulnérables qu’ils bénéficieraient, selon lui, d’une deuxième période de gestation à l’extérieur de l’utérus pendant toute leur première année de vie. Il croit que nos bébés seraient en fait bien servis par une poche douce et chaude comme celle où grandit un petit kangourou. Cette réflexion nous rappelle la vulnérabilité du nouveau-né et la grande sensibi­lité de la peau à son environnement. Saviez-vous que la peau, cet abri de l’intime unité de l’être nous séparant du monde et nous y reliant tout à la fois porte dans l’étendue de ses pores des secrets inestimables? Dans un diamètre équivalent à celui d’une pièce de 25 cents, on compte 3 millions de cellules et quelques 640 000 récepteurs sensoriels! La peau expose ainsi au monde tout notre système nerveux.

Que se passe-t-il donc lors d’une étreinte? À prime abord, tout a l’air assez tranquille… mais ce qui se passe tient du miracle. Dès que deux personnes entrent en contact avec affection, tout un système d’adapta­tion se met en branle. Les cœurs vibrent dans une danse mystérieuse. Les personnes sont célébrées dans leur identité. Et lorsque le contact persiste pendant une trentaine de secondes, débute la sécrétion d’ocytocine, cette merveilleuse hormone surnommée l’hormone du bonheur. Comment alors faire la guerre à celui que l’on a tenu contre son cœur?

Maintenant, voici la bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour créer dans son quotidien des espaces de tendresse et de soin. Notre société se trouve dans l’urgence d’une rééducation affective. L’art du toucher attend notre retour pour nous transporter dans ce merveilleux tissu de vie qu’est la peau et nous redonner notre pleine humanité. Il est là, disponible, juste au bout de nos doigts, tout au creux de nos mains de cœur. Embras­ser quelqu’un, c’est comme lui dire en silence : merci d’exister!

Quel cadeau!

Les plantes médicinales, pas de simples plantes!

On appelle « simples » les plantes utilisées depuis l’antiquité pour leurs vertus médicinales.

Avez-vous déjà visité un jardin de plantes médicinales? Avez-vous déjà ressenti le lien sacré avec les plantes? Avez-vous déjà senti une profonde connexion avec ce que la Terre nous offre?

Pour ma part, à l’adolescence, durant mes cours d’économie, j’observais et rêvais devant un livre de plantes médicinales. Je voulais les connaître, les comprendre, me lier avec elles, ces belles fleurs soignantes. J’ai retranscrit ce livre de la bibliothèque, à la main en entier! J’en détiens encore la copie, seize ans plus tard! Je ne me doutais pas à ce moment qu’un univers sacré m’ouvrait ses portes.

Les plantes médicinales, un art ancestral
Les plantes soignent, ont toujours soigné et soigneront toujours. C’est comme si la nature avait la capacité de s’équilibrer au point où elle détient les remèdes pour les maux des hommes. Dans la plante, il y a du palpable : les molécules, les composantes, etc. Mais il y a aussi la magie; un être vivant qui en aide un autre par sa force et sa vitalité crées par les éléments (eau, terre, air, feu) et la vie!

D’hier à aujourd’hui, le sacré des plantes à l’honneur
Elles nous ont accompagnés depuis le début de notre histoire. L’homme de Neandertal a utilisé la centaurée (probablement pour panser ses plaies). Lors des pestes de Marseille, le vinaigre d’ail protégea la population. Durant la colonisation de l’Amérique, l’achillée millefeuille fut utilisée par les nouveaux arrivants­ pour faire baisser leur fièvre (les Amérindiens leur avaient transmis leurs connaissances). Les souffrances de certaines allumettières de Hull atteintes de nécrose maxillaire furent calmées en 1929 par le pavot somniferum.

Ce transfert de connaissances sert à notre survie, à notre autonomie, à notre bien-être! Merci à nos ancêtres! Si nous avons réussi à les utiliser jusqu’à aujourd’hui, malgré les oppositions rencontrées à diffé­rentes époques, c’est grâce à toutes les personnes qui ont transmis, souvent oralement, ce savoir : toutes ces mères, toutes ces sorcières et tous ces enseignants, ces malades, ces chamans et ces bons vivants de ce monde (pour n’en nommer que quelques-unes).

Les plantes médicinales : se relier au sacré
Aujourd’hui, il y a tant de stimuli, de technologie, d’invention, de nouveauté renouvelée et éphémère. Lorsque je m’énergise au contact du règne des plantes médicinales, lorsque j’approfondis mon lien avec elles, je me connecte au passé, au présent, au futur, et cela est très ressourçant pour moi, car c’est à mon avis une des vraies choses de la vie. Cela me lie au sacré; nous en avons tellement besoin de nos jours pour nous sentir connectés à notre vérité. Je ne peux m’empêcher de considérer ces plantes comme des entités, des alliées qui ont même une personnalité : douce et réconfortante camomille, fort et rigoureux romarin.

Au quotidien, les infusions de plantes ont de nombreuses propriétés thérapeutiques, tout en apportant bien-être, réconfort et santé. Tomber sous leur charme, c’est se connecter à elles, les remercier et comprendre qu’elles nous aident à créer un équilibre.

Utilisé par les hommes depuis toujours, l’univers des plantes médicinales est un univers fantastique, et je vous invite à le découvrir. Nous avons hérité d’un savoir riche et ancestral. Utilisons-le!

Pour nous, il est important que les connaissances ancestrales de l’herboristerie et des médecines traditionnelles se rendent jusqu’aux générations futures. C’est grâce à elles que l’humanité a pu, en grande partie, traverser le temps et que nous sommes ici aujourd’hui.
Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque

Faire ses propres tisanes fraîches, rien de plus simple!

Avec le printemps qui approche à grands pas, nombreux sont ceux qui ont commencé à planifier leur jardin potager et à acheter des semences, s’ils n’ont pas déjà démarré leurs semis à la maison. On pense géné­ralement aux légumes et aux fleurs, parfois à certaines plantes condimentaires, mais qu’en est-il des plantes médicinales? Souvent oubliées à notre époque, ces plantes furent pourtant pendant des siècles parmi les plus importantes du potager, plantes salvatrices côtoyant plantes nourricières, main dans la main pour la plus grande santé de l’homme.

Pendant la belle saison, n’aimeriez-vous pas avoir la chance de simplement parcourir vos plates-bandes afin d’y cueillir quelques feuilles ou fleurs fraîches et d’en faire immédia­tement une bonne tisane pleine de vitalité, à la fraîcheur inégalée, bio et plus que locale? Loin d’être un projet irréaliste, et peut-être même en incluant quelques plantes que vous avez déjà dans votre jardin, il est facile de planifier d’inclure dans votre aménagement quelques plantes médicinales, tant pratiques que délicieuses, que vous pourrez dégus­ter en infusion tout l’été durant.

Qu’elles soient regroupées (dans une même plate-bande, une roue de médecine ou une autre section bien à elles) ou mélangées aux autres plantes du jardin (les plantes médi­cinales font d’ailleurs très bon compagnonnage avec les légumes et les fruits du potager et sont de merveilleuses plantes « bouche-trou » pour compléter un rang ou mettre dans un coin oublié…), elles doivent être faciles d’accès pour leur récolte au fil de la saison. Souvent une ou deux plantes de chaque variété est suffi­sante pour la consommation courante d’une maisonnée, à moins qu’il ne s’agisse d’une plante qu’on ne se lasse pas de boire au quotidien! De plus, ces plantes seront faciles à cultiver, sans besoins particuliers, mis à part un bon sol et un peu d’amour. On pourra souvent trouver au centre-jardin des petits plants prêts pour la plantation ou encore, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de faire leur propre semis, un grand choix de graines chez les semenciers spécialisés (pour de bonnes référen­ces n’hésitez pas à me contacter).

Voici quelques exemples de plantes dont l’infusion sera agréable et que je vous conseille particulièrement de garder à portée de main en les cultivant chez vous :

Simplement pour le plaisir et la détente : basilic thaï, verveine citronnée, lavande, menthe douce, stevia

Pour une meilleure digestion : fenouil, hysope à l’anis, mélisse, menthe poivrée, gingembre

Pour maman et bébé : camomille, cataire, bourrache

Pour bien dormir : camomille, scutellaire, lavande

Comme petit coup de pouce au système immunitaire : thym, romarin, sureau, tulsi

En cas de coupure, de brûlure, de piqûre d’insecte : plantain, calendule

Pour contrer les vagues de chaleur de la ménopause : sauge

Pour réduire les migraines : grande camomille

Sans oublier ces grandes alliées de tous les jours, mais en prenant soin de les garder loin du potager pour ne pas s’y piquer les doigts (et se faire envahir) : ortie et framboisier (feuilles)…

En espérant vous avoir donné l’envie et la motivation de tenir votre petit lot de plantes médicinales à la maison et, surtout, de faire vos propres tisanes maison. Aussi délicieuses et bienfaisantes que soient ces cadeaux de la nature, les voir pousser en les cultivant soi-même permet de les apprécier encore plus!

L’aventure de la foi

« La foi, c’est l’intelligence éclairée par l’amour. » Simone Weil

La foi, en général, est bienfaisante pour tous. Nous en avons besoin dans nos sociétés pour que la confiance et la loyauté règnent dans les échanges. Les racines latines du mot foi, fides, et du verbe croire, credere, expriment l’idée de confiance. On met sa confiance en quelqu’un, en quelque chose; on se confie, on se fie à un autre que soi. Et cela commence très tôt. Le petit enfant s’éveille normalement à la vie d’après la confiance qu’il développe envers sa mère, son père, les personnes qui l’entourent. Comment s’épanouir si on ne croit pas en soi et en les autres, si on ne fait pas confiance? Comment grandir individuellement et collectivement si nous accordons seulement la primauté au pouvoir et au savoir, alors que le « croire » est aussi une dimension importante de notre être?

La foi, disait la philosophe Simone Weil, « c’est l’intelligence éclairée par l’amour ». Elle mobilise tout ce que nous sommes et engage profon­dément notre existence. C’est un clair obscur qui précède le discours et qui approche le mystère avec sa propre logique. Elle nous fait entrer dans une autre dimension de sens, un axe vertical, comme si on voyait l’invisible. Elle ouvre la porte sur l’infini d’un amour, jusqu’à croire qu’on est aimé éternellement. La foi, qu’elle soit en soi, en l’autre, en Dieu ou dans le Christ, est liberté de l’esprit et ouverture de l’intelligence.

Quinze variations de la foi
Dans mon livre L’aventure de la foi (éd. Parole et Silence), je présente surtout la foi chrétienne comme un acte, un don, une vie, une expérience, une écoute, une réponse, un toucher, un regard, un doute, une nuit, une lumière, un savoir, un combat et un engagement. Croire, c’est accep­ter que notre vie se joue devant le mystère de Dieu qui nous échap­pera toujours.

Dans les évangiles, Jésus s’émerveille de la foi de ses interlocuteurs, mais il déplore aussi leur manque de foi. Pour lui, la foi ouvre les portes du salut et fait accéder la personne à son humanité profonde. Ce qui n’enlève pas le doute qui épure notre foi et nous libère des idées toutes faites sur Dieu. Le doute peut aider la foi en la protégeant du fanatisme, de l’arrogance. La foi n’est pas la pensée magique qui se barricade derrière une forteresse de certitudes et de lois, mais une relation de confiance qui tend la main vers l’autre pour mieux l’accueillir et l’aimer.

La joie de croire
La foi est une aventure singulière qui s’enracine dans le quotidien.

Son côté surnaturel la rend suspecte à plusieurs de nos contemporains qui craignent le dogmatisme et le prosélytisme. Il y a ceux qui croient en Dieu et d’autres qui ne croient pas. Des deux côtés, il y a des nuan­ces, des questions, des ombres, souligne le chanteur Gilles Vigneault, dans un livre d’entretiens. Pour lui, « un athée, c’est un croyant qui se repose » (Un pays intérieur, Novalis). Et si Dieu croyait en nous beaucoup plus que nous croyons en lui?

Pour moi, le croyant est un aventurier de l’esprit qui arpente des territoi­res inconnus. Il ose l’aventure de la foi avec confiance, sans se laisser arrêter, si malaisée que soit la route. La foi devient alors une vie en abondance, un excédent de sens au quotidien, une expérience du sacré dans les réalités de tous les jours, une rencontre de Dieu. L’aventure de la foi devient l’aventure de la joie. Il y a une grande joie à croire, et cela se traduit dans l’engagement.

Le souffle, un outil de découverte de soi

Le souffle, véhicule du prana

Le souffle et la vie sont indissociables. À la base, la vie nous est prêtée, un souffle à la fois. Mais, hormis cette fonction physiologique, il existe la puissance de la science du souffle qu’on appelle « pranayama » ou respiration spirituelle.

Dans toutes les croyances de la planète, le souffle tire son origine du mot latin « spiritus », qui renvoie au principe de la vie, et son sens est souvent confondu avec celui d’esprit. Ici, l’esprit sera synonyme de prana (en sanskrit, « pra » signifie primordial et « na » signifie petite unité de lumière), qui nous rappelle­ le principe de vie primordial en tant que lumière représentant l’expérience la plus directe avec le divin. On dit qu’on n’inspire pas le prana, mais qu’en respirant on éveille la force de manifestation en nous. Devenant ainsi source primordiale de création, de beauté et d’expansion, le souffle engendre la vie, la protège et la perpétue.

L’éveil à la spiritualité par la respiration
Le souffle est créateur et recèle tous les secrets; en circulant librement en tout lieu, il devient l’expression divine. Savoir capter, diriger et maîtriser le souffle nous fait accéder à une part de la divinité contribuant à la maturation de la conscience.

Inspirer et expirer consciemment calme le mental et prépare le terrain pour la méditation profonde. En se concentrant sur l’espace entre l’inspiration et l’expiration, on invite la conscience à se tourner vers l’intérieur, favorisant la fusion avec l’espace de vacuité et de silence intérieur. Le souffle peut même transformer notre rapport au temps et nous faire basculer dans une dimension qui transcende le temps. En fait, le temps d’une respiration peut être ressenti comme le présent. En réunissant le corps, le mental et le souffle dans l’unité du temps, on s’immobilise et on s’immortalise.

À chaque souffle, la conscience s’imprègne de toutes les possibilités et s’harmonise avec la meilleure possibilité de manifestation du moment. C’est la clé de la réorien­tation du mental, soit l’ouverture de la conscience et du cœur.

Le souffle, révélateur de nos états d’âme
Le souffle révèle nos états d’âme et qualifie notre rapport à la vie. Bien qu’il soit facilement perturbé par la turbulence du quotidien, il finit toujours par nous ramener à l’essentiel. La pensée et le souffle sont intimement liés, et observer la qualité de sa respiration, c’est apprendre à se connaître, à se réapproprier la maîtrise de sa vie. Une difficulté à inspirer reflète d’une difficulté à recevoir et exprime un refus d’accueillir la vie. Une difficulté à expirer reflète une résistance à donner et exprime un désir de tout contrôler. Une difficulté à retenir le souffle peut signaler une peur du manque et un défaut d’équilibre dans sa vie.

Le souffle, de par sa position inter­médiaire entre la volonté cons­ciente et la régulation inconsciente, apparaît comme un moyen incomparable d’approche du corps, avec ses mécanismes internes et ses émotions les plus intimes. Dans son essor, l’inconscient est projeté dans la conscience, et c’est ainsi que le souffle s’avère le lien de communication entre le visible et l’invisible. En respirant consciemment, suivant différents rythmes (kriyas) selon les principes de la science du pranayama, nous pouvons réorganiser ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous percevons, jusqu’à réinventer notre existence. Enfin, il suffit d’écouter, et de décoder le langage subtil du souffle pour mettre fin aux périples du mental et conquérir la résistance à se renouveler à chaque instant.

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