La compagnie et la tendresse d’un animal : pourquoi pas?

Il y a deux types de personne sur terre : celles qui aiment les animaux et celles qu’ils laissent indifférentes. C’est aussi fondamental que le choix d’une couleur. Parmi ceux qui aiment les animaux, il y a ceux qui préfèrent les chats, alors que d’autres préféreront les chiens, les oiseaux ou les poissons. Bref, il y a autant de choix que de couleurs dans l’arc-en-ciel. Qui n’a pas entendu parler du fils américain « Birdman of Alcatraz » qui montre le rapport bénéfique d’un prisonnier avec ses oiseaux. Des films comme Lassie, The Horse Whisperer, Dr. Dolittle, Babe et finalement Beethoven démontrent bien ce lien que nous entretenons avec le monde animal et la fascination que celui-ci exerce sur nous.

Certaines recherches ont démontré que les personnes qui sont propriétaires d’animaux vivent plus longtemps et ont une meilleure qualité de vie (Paquet : 1997). L’animal est une présence vivante, une compensation sociale et affective, un trait d’union vers l’extérieur et stimule le maintien de la vigilance et de l’autonomie (Boissay : 1992). Par ailleurs, plus de 50 % des foyers canadiens ont parmi les leurs un animal domestique et, pour plusieurs, l’animal est comme un membre de la famille. Nous n’avons qu’à constater le grand nombre de gens qui donnent des noms humains à leur animal de compagnie, qui en célèbrent l’anniversaire et finalement qui lui parlent comme on parle à une autre personne.

Les animaux nous permettent de prendre contact avec notre innocence. Avez-vous déjà remarqué comment les gens qui parlent à leur animal parlent comme s’ils parlaient à un bébé. Ils chuchotent, utilisent des mots d’une ou deux syllabes et font preuve d’énorme délicatesse.

Plusieurs personnes sont privées de rapports sociaux essentiels à la vie. De plus en plus de personnes vivent le célibat, le veuvage ou le divorce. Même dans la vie de couple, plusieurs vivent des expériences d’infertilité, d’insécurité financière ou encore le départ des enfants de la maison. Cela dit, plusieurs personnes se retrouvent seules dans la vie. L’animal est un merveilleux substitut pour ces besoins non comblés…

En nous inspirant d’ouvrages scientifiques, il nous est possible de reconnaître neuf avantages reliés au fait de posséder un animal (Ravary : 1993) :

  1. Un animal atténue le sentiment de solitude, ce qui en retour réduit les effets néfastes de la solitude, soit la dépression, la malnutrition, etc.
  2. L’animal procure un sens de responsabilités. Les gens se sentent plus utiles dans leur vie grâce à leurs obligations envers un être vivant.
  3. L’animal oblige son propriétaire à respecter un horaire d’exercice, que ce soit de jouer avec le chat, de nourrir les oiseaux ou les poissons, ou bien de promener le chien. Le fait d’accomplir certaines tâches reliées à l’entretien des animaux aide les gens à faire de l’exercice.
  4. L’animal est une source de stimulation tactile ou sensorielle. Flatter, caresser, regarder un animal aide à faire diminuer la tension artérielle et le niveau de stress. Parler à un animal, contrairement à la conversation humaine qui peut être source de tension, peut permettre de contrer l’angoisse, la dépression et la haute pression.
  5. L’animal amène les gens à regarder ailleurs qu’en eux-mêmes. En effet, les animaux favorisent le contact avec l’extérieur. Ainsi, c’est en parlant avec ses oiseaux qu’une personne peut se sortir d’elle-même et entretenir des liens avec d’autres êtres vivants.
  6. Un animal est un élément de continuité dans la vie. Rares sont les animaux qui nous quittent. Ils ne se marient pas, n’étudient pas à l’extérieur, ne nous divorcent pas. Ils mourront, comme tout être vivant, mais ils vivront toute leur vie avec le même maître, en toute loyauté.
  7. L’animal est une source de sécurité sur le plan affectif et émotionnel.
  8. Les animaux fournissent un sujet de conversation « neutre », qui aide les gens à communiquer entre eux.
  9. Les animaux sont amusants et nous font rire.

Il est évident que les animaux, ce n’est pas pour tout le monde! Il y a évidemment les personnes allergiques et les gens phobiques pour qui les animaux, bien que mignons, soient une source de tension. Pour ceux qui peuvent en bénéficier, la présence d’un animal ajoute de la couleur dans la vie et constitue un plaisir quotidien.

En conclusion, l’animal est une solution idéale pour alléger certaines difficultés. Car il offre l’innocence, la disponibilité, la loyauté, l’affection et la générosité qui nous font si souvent défaut dans la vie moderne. Un animal, dans un monde bête, ce n’est pas bêtes!!!

L’amour inconditionnel au quotidien

On nous a appris que nous ne savions rien de l’amour; que nous étions incapables de le vivre, de l’exprimer.

Nous avons découvert, en étant à l’écoute de notre senti, de notre voix intérieure, de notre intuition, de notre cœur, que nous pouvions ressentir et exprimer l’amour. Notre essence divine connaît l’amour inconditionnel. Elle est amour! Cette connaissance de l’amour réside au plus profond de notre être. Nous pouvons en nous ouvrant, en nous abandonnant à qui nous sommes intérieurement, permettre à cette connaissance de l’amour de devenir expérience à travers nous, à chaque instant.

Voici ce que j’ai appris et que je continue d’expérimenter qui favorise l’expression de l’amour dans le quotidien.

Je crois que nous arrivons tous un jour à l’étape cruciale où nous réalisons l’importance de se choisir, de devenir la personne la plus importante de notre vie. C’est une décision majeure, un engagement face à nous-même, face à notre bonheur, qui change tout notre présent et notre futur.

Suite à cet engagement, il est important de commencer à investir dans la connaissance de soi. Les moyens disponibles de nos jours sont très accessibles et variés. Nous avons l’embarras du choix. Car comment pouvons-nous aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas?

Il est très profitable de se réserver des moments de tête-à-tête pour faire des retours sur soi, observer son comportement, apprendre ainsi de ses expériences et identifier les pensées et attitudes à transformer. Demandez l’aide et la lumière de votre soi divin. Il vous répondra toujours… de mille façons. Expérimentez le silence et l’introspection pour prendre de la perspective et faire grandir la paix en vous.

À mesure que nous approfondissons la connaissance de soi, nous reconnaissons les sources de stress nocifs dans notre vie et pouvons les éliminer graduellement. Si vous êtes vigilant et observez comment les choses se passent, vous remarquerez que vous créez le stress à partir de vos pensées, de votre perception de la situation ou d’une personne. Identifiez cette fausse perception et transformez-la à votre avantage. Autrement dit, cessez d’être victime et reconnaissez que vous êtes le maître et reprenez votre pouvoir sur vos pensées. Vous pouvez à chaque instant changer votre perception et choisir l’amour. Votre pouvoir réside dans votre intention. Allez-y, expérimentez ceci!

Lâchez prise, à mesure que vous devenez conscient(e), sur vos grandes exigences envers vous-même, sur les illusions de la perfection, fabriquées par votre mental. Vous savez que vous êtes le meilleur de vous-même à chaque instant : cessez de vous mettre de la pression; les autres ne le feront pas non plus! Respirez… Relaxez… Approuvez-vous… Aimez-vous!

Écoutez votre corps. Établissez des liens de respect envers lui, une complicité aimante et faites-en votre meilleur ami. Cessez de le considérer comme une machine performante, ou pire, comme un ennemi. Le corps réagit à vos pensées d’amour et vous le rendra au centuple. Soyez attentif à ses besoins de repos, d’exercices, d’élimination d’intoxicants et d’une nourriture saine et vivante. Vous êtes celui (celle) qui peut le mieux identifier ses besoins et y répondre. Choisissez une qualité de vie supérieure pour votre corps. C’est avec et à travers ce merveilleux véhicule que vous vivez tout le meilleur de la vie.

L’amour inconditionnel se vit aussi dans l’accueil, l’expression et la prise en charge de ses émotions. Sous chacune de vos émotions se cache un trésor de libération. Permettez-vous de la vivre sans jugement. Demandez-lui quel est son message et transformez positivement le jugement qui est à la source de votre émotion.

Certaines émotions sont indicatrices d’un manque de respect et d’amour envers soi, telles que la frustration et la colère. Quand vous vivez une colère ou frustration, n’accusez pas la situation ou la personne qui en est l’instrument. Prenez l’entière responsabilité de votre émotion. Elle est là pour vous indiquer que vous en avez assez de telle chose et qu’il est temps que vous mettiez vos limites à ce sujet, par respect, par amour pour vous.

Devenez conscient(e) de vos pensées et paroles de critique, de condamnation, de jugement envers vous et transformez-les en appréciation, approbation, valorisation de différentes façons.

Utilisez vos pensées pour créer ce que vous voulez manifester.

Parlez de ce que vous voulez : verbalisez vos appréciations. Exprimez le beau de votre vie, le beau chez les autres.

Faites confiance à votre cœur, votre senti, à vos « feelings ». Agissez en fonction de vos directives intérieures. Le cœur est en toutes circonstances votre meilleur conseiller. Que vos décisions et vos choix soient toujours motivés par l’amour; vous allez ainsi créer de résultats magnifiques.

Donnez de vous-même, sans retenue, sans attentes. Tout ce que vous avez en surplus, partagez-le : votre temps, votre bonne humeur, vos forces, etc.

Répondez en priorité à vos besoins. Osez les exprimer aux autres, leur faire part de vos limites. Apprenez à dire NON si c’est non que vous ressentez. Débarrassez-vous pour toujours de la culpabilité, c’est la mafia de l’esprit. Elle n’apporte rien de positif.

Plus vous apprenez à vous brancher sur votre vraie source d’énergie intérieure, plus vous vous dégagez du besoin d’approbation, de la recherche de l’attention des autres. Devenez votre propre centrale d’énergie. Peu à peu, reprenez votre pouvoir face à tous ceux (celles) à qui vous l’avez donné. Libérez-vous graduellement de toutes vos dépendances… devenez pro-actif, créateur conscient.

Respectez votre vérité. Apprenez pas à pas à l’exprimer dans le respect de celle d’autrui, dégagé du besoin d’avoir raison, d’imposer votre point de vue ou de dominer. Vous partagez votre vérité simplement, pour donner, sans attentes, ce que vous êtes.

Comportez-vous envers vous-même comme vous le feriez envers votre amoureux (se), ou la personne que vous aimez le plus :

Dorlotez-vous
Faites-vous plaisir
Écoutez-vous
Accueillez-vous dans ce que vous vivez
Soyez disponible pour vous
Consacrez-vous du temps
Réservez-vous le meilleur.

Vous deviendrez de plus en plus aimant aussi envers les autres.

Découvrez et explorez sans cesse de nouvelles façons de vous nourrir intérieurement.

Continuez toujours de développer votre potentiel. Élargissez vos horizons. Gardez-vous en apprentissage dans quoi que ce soit qui vous intéresse.

Trouvez ce qui vous passionne et consacrez-y de plus en plus de temps. Investir dans sa passion augmente la joie dans notre vie, nourrit notre âme et nous apporte un sentiment profond de satisfaction et de réalisation.

Soyez aussi passionné(e) pour votre vie. Amenez chacun des domaines qui la composent à l’image de votre idéal intérieur. Interrogez-vous sur votre idéal; rendez-le conscient, nourrissez-le et manifestez-le, pas à pas, chaque jour. Utilisez votre imagination, c’est un outil puissant de création. « Tout ce que vous pouvez imaginer, vous pouvez le créer. » Effectuez les changements nécessaires. Faites de nouveaux choix. Posez des actions qui vous permettent de manifester votre plus haute destinée.

Appréciez votre unicité. Reconnaissez l’être merveilleux que vous êtes et aimez-vous!

Les troubles paniques

Angoisse – Agoraphobie – Anxiété – Crise panique

Lorsqu’un trouble panique se présente dans notre vie, nous avons l’impression qu’il est arrivé sans crier gare et nous nous demandons ce qui se passe et d’où cela peut-il bien venir.

En réalité, un trouble panique, c’est un signal, une alarme pour nous faire réaliser que quelque chose ne va pas à l’intérieur de soi. Inconsciemment, nous l’avons préparé de longue date, car tout ce que nous pensons, décidons, croyons, jugeons et tout ce que nous ressentons en émotions et en sentiments vont se déposer dans notre sac. Et celui-ci ne peut contenir que ce que nous avons mis dedans, ni plus ni moins.

Pour vous aider à mieux comprendre, prenons l’exemple suivant : Benoît a trois ans. Il entend sa mère dire à une voisine qu’il est un enfant exemplaire, car il ne demande jamais rien. Donc, Benoît conclut que pour être aimé, on ne doit jamais rien demander. Benoît désire certains jouets et n’ose pas le dire, il a bien trop peur de ne pas être aimé. Au primaire, il a des amis, mais il n’exprime jamais ses préférences, de peur que les autres ne veuillent plus jouer avec lui. À l’école, c’est le même scénario. Lorsque le professeur demande s’il a des questions, Benoît en a, mais a bien trop peur de déranger. Au secondaire, c’est la même histoire. Toutes ces peurs se déposent dans son sac et vont s’additionner les unes aux autres. Benoît est maintenant adulte et les choses se passent de la même façon à son travail et avec sa conjointe.

Une bonne journée, il attend en ligne à la caisse. Tout à coup, il se sent très mal, a de la difficulté à respirer, transpire abondamment. Il n’a aucune idée de ce qui lui arrive, panique et sort en courant. Maintenant, Benoît a associé caisse = panique et commence à fuir cet endroit demandant à sa conjointe d’y aller à sa place. Benoît a l’impression que le ciel lui est tombé sur la tête et n’y comprend rien.

Allons voir ce qui s’est passé. Benoît traîne avec lui son sac comme tout le monde d’ailleurs. Mais la grande question est : qu’a-t-il mis dedans? Depuis sa tendre enfance, il y dépose une multitude de besoins non satisfaits, des peurs comme celles de ne pas être aimé qui allaient s’additionner à ses autres peurs qu’il a probablement ressenties dans d’autres domaines : peur de se tromper, d’échouer un examen, de ce que les autres vont dire ou penser de lui, de blesser les autres, de ne pas être à la hauteur, de décevoir ses parents et j’en passe. On peut également y ajouter des sentiments d’abandon, de rejet, d’injustice, de honte et de culpabilité. Tout ceci crie à l’intérieur de lui pour être entendu, reconnu, contacté. Son trouble panique est un professeur qui lui chuchote à l’oreille : « Benoît, ton âme souffre, prend le temps nécessaire pour soigner ta souffrance. Aime-toi! ».

Donc, comme Benoît, nous avons accumulé tout un bagage au cours de notre vie que nous traînons dans notre sac. Chaque personne a une capacité différente de retenir et, à un moment donné, notre sac est plein.

Mais nous essayons quand même d’y ajouter d’autres peurs, d’autres besoins insatisfaits, d’autres émotions et sentiments souffrants qui viennent de notre perception non bénéfique pour nous, nous poussons, nous forçons pour en mettre encore plus. Mais assez, c’est assez. Notre sac déchire et notre corps nous envoie un message pour nous dire de prendre un temps d’arrêt pour faire le grand ménage intérieur, dans le but de prendre conscience que nous n’avons pas mis assez de joie, de paix, de relaxation, d’acceptation de soi et des autres, de pardon, etc. C’est comme si notre sac portait le nom de mal-être au lieu de bien-être. Le résultat, l’accumulation de tout ceci peut porter le nom de trouble panique pour burnout, ou maladie quelconque. Car notre corps physique nous reflète ce que nous pensons, croyons et ressentons.

Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de vivre avec un trouble panique toute notre vie. Si nous voulons aller vers un mieux-être, nous devons aller voir ce que nous avons mis dans notre sac et faire le ménage, c’est-à-dire, changer les croyances qui ne nous sont plus bénéfiques, recontacter certaines émotions ou sentiments refoulés parce que nous croyions que ça allait partir tout seul. Nous avons à devenir conscient de nos peurs et à prendre des outils pour réussir à les réduire et peut-être même à les éliminer. Nous avons à découvrir nos besoins et trouver des moyens pour « satisfaire nous-mêmes ces besoins » au lieu d’attendre que les autres le fassent pour nous. Bâtir sa sécurité à l’intérieur de soi est très important. Nous avons à cesser nos jugements envers soi et les autres. Ce vers quoi nous devons tendre est l’amour inconditionnel de soi et des autres.

Nous sommes des créateurs, nous créons continuellement par nos pensées. Nous devons entretenir des pensées créatrices de foi et de paix. Nous pouvons apprendre à mettre dans notre sac des attitudes et des perceptions qui nous conduiront vers le bonheur. Pour ce faire, nous avons à acquérir des outils de différentes façons, soit en prenant des ateliers de cheminement personnel ou par des lectures qui nous aident à apprendre à nous connaître et qui nous énergisent. Certaines personnes auront peut-être besoin de l’aide d’un professionnel. Peu importe le moyen que vous utiliserez, allez-y, passez à l’action, bougez, mais de grâce faites quelque chose, car vous êtes la seule personne capable de vous aider.

Prenez soin de vos pensées, de vos émotions et sentiments, c’est-à-dire, devez conscient de ce que vous mettez dans votre sac, car on récolte ce que l’on sème. Tel est votre pouvoir.

Pensée lumineuse

Si je veux sans cesse devenir plus heureuse et plus prospère,

je ne dois jamais oublier un seul instant ceci :

Que les pensées sont des choses ou les choses des pensées manifestées;

que par conséquent, si nous voulons et désirons de bonnes choses,

il faut se nourrir de bonnes pensées;

Que je sois poussée à devenir ce que je pense avec prédilection,

étant donné que chaque pensée tend à se réaliser;

Que la vie est telle que je la vois,

et que je trouve toujours ce que je cherche et attend;

Que le bonheur s’approche de moi et de mes semblables,

si j’affirme le bien de tout;

Que les choses sont par elles-mêmes sans influence sur moi,

mais seulement par l’idée que je me fais d’elles;

Que chaque pensée lumineuse attire à moi des amis

et des circonstances favorables

et écarte les obstacles de mon chemin;

Que la sérénité d’âme maintenue en toutes circonstances

triomphe facilement des difficultés

et arrive plus vite au but que l’humeur sombre et craintive;

Que la sérénité d’âme est la conséquence naturelle

d’un mode de pensée lumineux et que par conséquent,

je ne saurais mieux faire que d’accueillir en moi

les pensées claires et joyeuses.

Le guerrier spirituel au contact des éléments

« Apprendre signifie expérimenter, le reste c’est seulement de l’information. » – Albert Einstein

Le guerrier part à la conquête. Il se trouve en lutte, en combat, en guerre. Il est toujours vigilant, attentif à ce qui se passe autour de lui. Il vit en état d’éveil constant, il guette son ennemi, conscient du danger qui l’entoure. L’ennemi pourrait attaquer ou le poursuivre à n’importe quel instant. Alors, il dit être prêt à se défendre. Il a besoin de vaincre, il doit gagner sa bataille. Le guerrier s’engage corps et âme dans sa cause jusqu’à risquer sa vie pour elle.

Est-ce que notre réalité quotidienne ne reflète pas pour bon nombre d’entre nous cet état de lutte, de guerre constante face à la vie? Vivre comme si toute la vie était un coup de dé, laissé à la chance, soumis au hasard, obligé aux malédictions imprévisibles et incontournables d’un destin incertain?

La lutte pour gagner du temps par exemple, la vigilance d’être presque parfait, irréprochable aux yeux des autres, le combat pour être le premier arrivé, pour avoir sa part du bonheur. Vaincre l’ennemi qui se cache sous des formes multiples, N’est-ce pas aussi vivre constamment dans le sentiment épuisant d’attaque ou de défense? Déconnectées de leurs racines véritables, les forces psychiques du guerrier se transforment en ennemis intérieurs. Il vit en bataille contre lui-même et devient la proie des poursuites impitoyables de ses propres créations mentales.

Vivant éloignés de la terre (voir même du sol) comme la plupart d’entre nous, nous demeurons pourtant des enfants de la terre. Nos racines psychiques traversent bel et bien l’asphalte et le béton et sont ancrées dans le sol, au-delà des fondations de nos maisons. Les racines de nos forces intérieures ont commencé à pousser à l’aube de la création de notre planète Terre. Cachées dans nos cœurs, elles attendent de nous donner leur nourriture, de nous rappeler à qui nous sommes reliés et qui nous supporte vraiment.

Cachée dans nos cœurs dort notre appartenance à l’environnement naturel. Nous avons tous la capacité d’utiliser nos sens du toucher, de la vue, de l’odorat, du goût, de l’ouïe avec bien plus d’acuité, de sensibilité et de précision que nous le faisons habituellement. Nos sens sont endormis et n’attendent que leur éveil.

« Les Indiens d’Amérique constituent un modèle éloquent d’une vie guerrière vécue dans le respect de la vie animale et végétale, grâce à une conscience de l’unicité du monde. […] Nous, nous sommes parvenus à dompter la nature extérieure, mais notre nature intérieure vit encore dans un état primitif, et elle nous violente sans cesse. » – Guy Corneau, père manquant fils manqué

Le guerrier fait partie de nos archétypes, c’est-à-dire des forces profondes qui nous poussent à l’action et qui guident nos décisions. Ainsi, il représente la fierté, le courage, la discipline, la simplicité, l’engagement, la persévérance, le dépassement et ultimement la quête de la paix.

Le guerrier spirituel est en quête de l’esprit ou de l’essence des choses dans l’action. Il apprend à apprivoiser les forces de l’esprit qui habitent toute forme de vie dans l’action concrète et continue. Il est le modèle d’une vie incarnée humaine guidée par les principes spirituels dans l’ici-maintenant.  Ses actes manifestent ses valeurs. Le guerrier spirituel sait qu’il n’y a pas un « là-haut meilleur » à atteindre et un « ici-bas ingrat » à endurer. Il se sait intégré dans les cycles de la vie qui demandent le changement constant. Sa spiritualité n’est pas une quête illusoire et linéaire qui croit évoluer vers un état « plus parfait », « plus haut », « plus harmonieux », « plus avancé ».

Le guerrier spirituel utilise son pouvoir intérieur personnel pour se relier au monde, Dans cette perspective, la Terre n’est pas une affaire à gérer pour créer des profits « durables ». Elle est un corps vivant auquel nous appartenons comme n’importe quel brin d’herbe. Le cordon ombilical qui nous relie à la Terre est le même pour tous.

Ces quelques lignes reflètent ma propre quête comme thérapeute et intervenante : comment, dans mon cheminement personnel, intégrer corps-esprit-âme dans le moment présent? Est-ce possible d’aider une personne à retrouver son équilibre et sa santé mentale, si la planète Terre, notre environnement premier, à l’extérieur de ma salle de consultation est malade?

Il me semble que nous avons besoin d’expériences concrètes pour nous relier à notre source de vie humaine, c’est-à-dire à l’environnement naturel, et de retrouver l’énergie de manifestation qui unit le ciel et le sol, le cerveau gauche et le cerveau droit, le Yin et le Yang, le principe féminin et masculin. L’environnement naturel, les éléments sont l’expression de ces forces universelles qui nous maintiennent et qui sont nos matériaux de construction humaine. Comme disait Hubert Reeves : « C’est à la démesure du ciel que nous devons notre existence ». – Poussières d’étoiles