Il y a en nous un espace qui n’a besoin d’aucune guérison

Il existe dans ce monde de nombreuses façons d’aborder nos maux, blessures et états quotidiens. Entre autres, il y a des pratiques répandues qui nous proposent de les scruter, de les décortiquer, de les analyser, de les transformer et de les transmuter. Par ailleurs, il existe aussi cette suggestion, moins connue peut-être, qu’un espace différent, inaltérable et sain nous est accessible dès maintenant. C’est cette voie que j’explore dans le cadre de mon travail intuitif d’intermédiaire avec nos guides du monde spirituel et que je vous fais partager dans cet article.

Qui est blessé?
D’un point de vue humain, nous avons d’infinies raisons de nous sentir blessés, que ce soit sur le plan physique, émotif ou psychologique. En ce qui a trait à l’âme telle qu’on l’entend, par exemple dans le concept de réincarnation, il nous arrive également de ressentir ou de conce­voir des blessures que l’on porte et qui n’ont aucune origine apparente dans cette vie, mais qui, néanmoins, nous affectent et nous influencent dans notre quotidien.

Dans le cadre de mon travail avec les guides, j’ai été amenée à concevoir la physiologie d’un individu non pas seulement comme un rapport humain-âme, mais également comme des niveaux de conscience appartenant à un même Être, des niveaux s’élevant de la conscience humaine jusqu’à Dieu ou la Source. Plus notre niveau de conscience s’élève, plus on se rapproche de la Source de Vie et plus on vit en harmonie avec cette réalité d’invulnérabilité, de perfection et d’amour.

Vous commencez à comprendre où se trouve cet espace sain, exempt de blessure? Au-delà de notre identité humaine, du petit moi, au-delà même de l’idée d’âme, mais faisant tout de même partie intégrante de notre Être, existent divers aspects de nous qui sont exempts de toute blessure. Entrer en contact avec ces aspects, s’y reconnaître et s’y identifier plus que l’on s’identifie au petit moi, voilà de quoi nous parlent les guides.

Comment accéder à cet espace?
Cet espace nous est accessible en tout temps. Nos nombreuses pensées et croyances sont nos principales limites à habiter cet espace. On se croit indigne de l’habiter lorsqu’on ressent de la colère ou encore lorsqu’on vit une faiblesse du corps. Comme si nous devions être punis d’un quelconque échec ou encore rejetés pour notre impureté.

Mettez de côté ce que vous pensez de vous, ce que vous connaissez de vous, ce qu’on peut dire de vous. Revenez à la vie en vous, celle qui anime chacune de vos cellules sans que votre volonté y soit pour quoi que ce soit.

Permettez-vous de ressentir cette vie, cette force intelligente qui vous habite, celle-là même qui fait pousser vos ongles, régénère vos cellules, anime vos organes à chaque instant. Ramenez votre attention sur sa présence dans votre corps et, ce faisant, laissez votre présence s’intensifier. Laissez-la prendre de l’ampleur. Vous en êtes parfaitement dignes.

De cette intense présence n’émane aucune blessure; seulement et simplement la vie. Et plus vous vous reconnaîtrez en elle, plus vous vous identifierez à elle, plus vous serez libre, sain et paisible. Voilà la porte d’accès à cet espace. Et, surtout, prenez plaisir à vous exercer, car le résultat n’est pas le but; c’est le processus qui compte.

L’expérience spirituelle

À la fin de mon premier article, paru en juin dans l’édition d’été de Cheminement, j’annonçais que, dans le numéro suivant, je traiterais de l’expérience spirituelle. Eh bien, voici. Pour moi, l’expérience spirituelle est le processus consistant à entrer en relation avec cette réalité beaucoup plus vaste que l’expérience que je peux en faire, soit la SPIRITUALITÉ. Un chemin intérieur me permet de découvrir l’expérience de mon être et de vivre une expérience spirituelle.

Lorsque je suis connecté à mon intérieur, mon esprit me fait vivre quelque chose qui me dépasse, quelque chose de plus grand que moi. Cela me permet d’apprécier aussi les biens matériels qui me permettent de vivre de façon la plus équilibrée possible. Je contemple les beautés de la Nature et le mystère de son harmonie. Cela a quelque chose de transcendant, d’humain et de divin à la fois. Mon Soi intérieur profond est comblé.

Le souvenir de la naissance de mes trois enfants me rend admiratif et reconnaissant. Ma vie a un sens, celui de donner et de rendre service. Une peinture me transporte. Un coucher ou un lever de soleil, ou encore une pleine lune me fascinent. Mon corps, mon âme, mon esprit, mes aspects social et religieux ne font qu’un et sont des dimensions complémentaires dans tout mon être. Par mes sens, je peux jouir des belles choses de la vie. Mon âme garde mon corps animé. Mon esprit est source de contemplation. Ma relation aux autres et à Dieu me fortifie et me fait me sentir unique, apprécié et aimé.

Les dimensions « bio-psycho-sociale-spirituelle-religieuse » sont à la fois interdépendantes et interreliées. Mon Soi profond contribue à intégrer tous ces aspects en moi. Mon inspiration provient aussi bien de mes sens que de mon esprit, de mon âme et de mes contacts avec les autres et avec le Tout-Autre. Une puissance supérieure et transcendante m’ha­bite. Je prends conscience de mes forces à tous les niveaux et de mes limites aussi. Je suis un et unique. Je mets l’accent sur le spirituel. J’apprivoise le caractère inconscient de ma dimension spirituelle et je cherche à la rendre de plus en plus consciente.

Je chemine pour que mon spirituel inconscient devienne de plus en plus conscient, en faisant appel à la méditation, à l’admiration de la Nature, à l’écoute attentive du plus profond de moi-même, au lâcher-prise, à mes réflexions personnelles, à mes lectu­res et à tout ce qui peut m’élever, tout en demeurant bien enraciné dans la réalité. Mon être global comporte donc plusieurs dimensions, lesquelles s’alimentent les unes les autres afin que je devienne meilleur chaque jour et que je sois heureux dans le moment présent, dans chacun des instants qui me sont donnés si généreusement.

Yvon R. Théroux a fourni la définition suivante de l’expérience spirituelle : « S’ouvrir à cette vie profonde et intime, entrer dans son intériorité et conformer son agir en conséquence, ce qui va conduire à donner un sens unifiant et fondamental à l’existence ». En terminant, je me permets de décrire brièvement quelques-uns des critères d’une expérience spirituelle :
• spontanéité : la surprise nous oblige à être naturelle et vraie;
• unicité : l’expérience ne peut réagir de façon répétée de manière identique;
• apprentissage : suscite une nouvelle croissance;
• intériorité : permet une transformation profonde quand on est branché à son Soi;
• liberté intérieure : procure une énergie nouvelle;
• relation aux autres : poser des gestes gratuits et solidaires;
• relation avec le Transcendant : explorer une dimension plus grande que soi;
• réalité : assumer le réel dans « l’ici et le maintenant »;
• quête de sens : chercher un sens à l’existence.

1Théroux, Yvon R., « Le cheminement spirituel : un processus de maturation? », conférence donnée à Châteauguay en avril 2005 (Google).

Êtes-vous une âme avancée?

Notre principal objectif sur cette terre est d’apprendre à s’aimer soi-même et à accepter qui nous sommes dans notre entièreté pour grandir et nous épanouir en tant qu’individu. Cet objectif est celui de la grande majo­rité des âmes, mais il en existe­ quelques-unes dont l’objectif surpasse ce principal objectif. Ces quelques âmes apprennent non seulement à s’aimer elles-mêmes, mais également à aider leurs semblables à s’épanouir et à comprendre leur objectif de vie.

Qui sont ces âmes dites « avancées »?
À première vue, ce sont des gens tout à fait ordinaires qui s’intègrent facilement à notre société actuelle. Des gens doués d’une capacité d’adaptation sans limite qu’ils utilisent souvent de façon inconsciente. Des gens possédant une grande force intérieure et qui savent ce que vivent les autres, ce dont ils ont besoin et même la raison pour laquelle ils vivent certaines situations au quotidien.

Dans ma pratique, beaucoup de ces âmes se présentent à moi dans un état de tristesse et de découragement. Se sentant différentes des autres, elles ne savent pas qui elles sont et se questionnent sur la raison de leur incarnation. Une grande carac­téristique de ces âmes est qu’elles ont fréquemment­ l’impression de ne pas avoir atteint­ leur objectif de vie. Comme s’il leur manquait toujours quelque chose pour accéder au bonheur. Leur existence ne les comble jamais complètement. Elles sont toujours à la recherche de quelque chose sans savoir pourquoi. Ces âmes sont très émotives, et les événements se produisant autour d’elles les touchent facilement. Elles recher­chent sans cesse un sourire chez les gens qu’elles aiment. Elles sont complètement déstabilisées par la violence ou la colère et cherchent la réconciliation. Elles ont tendance à retenir leurs émotions, car elles les jugent trop intenses et craignent une réaction négative de leur entourage.

Elles ont maintes fois vécu des expé­riences traumatisantes qui les ont fait évoluer et se découvrir. Ignorant qu’elles sont des âmes avancées, elles vivent en marge de la société.

Comment faire pour accepter cette sensibilité dans une société où règnent le pouvoir et l’individualisme?
Si vous vous reconnaissez dans la description des âmes avancées, sachez que vous avez délibérément choisi d’aider les autres et que c’est ce qui fait de vous une personne si spéciale. Votre âme contribue à améliorer la vie des gens. Même si vous n’êtes pas conscients de votre habileté, vous offrez au quotidien un précieux soutien aux gens de votre entourage. Les âmes avancées optent naturellement pour des métiers leur permettant de transmettre leur énergie aux autres dans une optique d’aide, notamment dans les domai­nes de la médecine, de la médium­nité et de la psychologie, d’où l’importance pour elles de prendre conscience de cette habileté et de conserver cette précieuse énergie qui leur est indispensable.

Si ces propos vous interpellent, il y a de fortes chances que vous soyez une âme avancée. Soyez conscients de la personne spéciale que vous êtes! Comme je me plais à dire aux gens que je rencontre : une âme avancée est une rose dans un champ d’orchidées. Vous êtes différents, c’est vrai, mais c’est ce qui fait votre beauté. Soyez fiers de qui vous êtes!

Apprivoiser le silence

Il n’y a pas de doute que le silence est très bénéfique. Nous avons tous besoin de silence; il est aussi indispensable que l’air que nous respirons.

Autrefois, le silence était beaucoup plus présent que le bruit. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Plusieurs d’entre nous ne trouvons nulle part les occasions ni les lieux où nous imprégner de silence tellement il est devenu un luxe dans le tumulte de notre société actuelle. En prenant­ conscience du bruit permanent qui nous entoure, aussi subtil soit-il, nous constatons rapidement à quel point il représente une distraction­ auditive qui nous pousse vers la dispersion et la fragmentation tant intérieure qu’extérieure, nous éloignant ainsi du seul état qui nous soit totalement naturel, spontané et absolument sans effort.

La peur du silence
Depuis plusieurs années, j’anime des retraites de silence chez moi. Je suis à même de constater que nombreux sont ceux qui s’y intéressent, mais qui reportent tout de même leur participation. Plusieurs m’ont avoué avoir peur du silence et ne pas avoir le courage de plonger dans cet espace perçu comme déstabi­lisant et confrontant. Sommes-nous si aliénés de nous-mêmes que nous refusons de rediriger notre énergie vers l’intérieur?

Le retour au silence spontané
Le retour au silence ne devrait pas être un combat. Il ne suffit pas de construire un silence extérieur dans une absence de bruit, mais bien de contribuer à nourrir le silence intérieur qui nous habite, ce silence spontané qui émerge du cœur.

Il est vrai que le silence extérieur ramène au calme et nous rapproche du silence véritable. Il permet à l’entièreté du système neurosensoriel de se défaire de la tendance obsessive à chercher à se détendre et à se ressourcer. Des études récentes confirment que le silence soulage le stress en réduisant le taux de cortisol et augmente la souplesse de l’hippocampe, la partie du cerveau associée à la mémorisation et à la régulation d’émotions telles que la peur et le doute.

Le silence véritable et profond nous éveille à ce qui est vivant et fertile au centre de soi. Il nous conduit à la simplicité du moment, à la douce présence de l’essence que nous sommes. Il nous permet de nous ouvrir à de nouvelles perspectives et d’atteindre un niveau de conscience supérieur.

Nous pouvons dire que le silence est d’or
Le silence nous lie à tout en n’excluant rien lorsque nous sommes en contact à la fois avec notre profondeur et notre naturelle légè­reté d’être. Lorsque nous prenons la peine de nous livrer au silence, nous apprenons surtout à écouter et à percevoir différemment. Le silence a tout à voir avec notre état de conscience puisqu’il est toujours présent. Béni est celui qui entend le silence au-delà du bruit et du babillage du mental. Le silence véritable devient donc un passage initiatique avec ses qualités d’harmonisation, de force et de souplesse; il est un prérequis à l’Éveil. Un peu comme une page blanche fait ressortir l’encre des mots, le silence nous soutient dans la forme et dans la non-forme, nous offrant ainsi inspiration et clarté. Il permet l’espace nécessaire pour grandir, évoluer et créer.

Guérir son passé et son futur pour mieux vivre son présent

Beaucoup se questionnent sur la pertinence de retourner dans leurs vies antérieures lorsqu’ils font une démarche de guérison. Il n’est toutefois pas toujours nécessaire de faire une incursion dans nos multiples vies passées puisque, souvent, notre vie actuelle comporte suffisamment de défis de guérison. Sauf qu’il arrive que notre souffrance actuelle, qu’elle soit physique, psychologique ou situationnelle, soit la manifestation d’une racine karmique. Une racine karmique est une blessure qui trouve son origine dans nos vies antérieures à la suite de traumatismes encore non résolus à ce jour. Et parce que ces traumatismes sont non résolus, ils créent, dans la vie actuelle de la personne, une répétition des souffrances. Par conséquent, l’influence du karma continuera à se faire sentir de façon négative jusqu’à ce que la personne soit libérée du lien karmique ou qu’elle guérisse à l’intérieur d’elle ladite racine.

Il ne faut pas toujours penser que le karma est une chose négative. Il représente la somme de toutes les vies de l’individu, les apprentissages acquis ou non, ainsi que les effets de ses actions sur lui-même et sur les autres. Si les vies de la personne ont été remplies d’amour et de sagesse, le karma aura une influence positive sur la présente existence. Par contre, si les vies ont plutôt été parsemées de souffrances et que les leçons qui sont habituellement source de sagesse n’ont pas été intégrées, le karma aura malheureusement une incidence négative.

Voici un exemple qui illustre l’incidence du karma. Je me sou­viens d’une cliente qui ne comprenait pas le soupçon d’animosité qu’elle ressentait envers sa fille. Malgré tout l’amour qu’elle avait pour son enfant, son cœur de mère était teinté de sentiments négatifs. Lors d’un soin énergétique, nous avons découvert que sa fille avait joué le rôle de tortionnaire dans une vie précédente, causant même la mort de ma cliente. À l’aide de mes partenaires spirituels, nous avons mis de la lumière dans ce lien karmique et, au fil des semaines, l’amour de ma cliente envers sa fille fut libéré de toute animosité.

Il n’y a pas que le passé qui influence notre quotidien, mais le futur aussi. Combien d’entre nous appréhendent­ l’avenir et s’en inquiètent? Ma maxime­ préférée est la suivante : pourquoi m’inquiéter pour des choses que je ne peux changer, cela ne me sert pas; et si j’ai la capacité de changer les choses, pourquoi m’en inquiéter?

En plus de nous laisser ronger à l’occasion par l’inquiétude face à l’avenir, nous projetons souvent des pensées empreintes d’émotions douloureuses concernant notre avenir. Je me souviens d’une amie qui, à la suite de plusieurs revers amoureux où elle s’était sentie abandonnée, projetait constamment dans le futur la réalité suivante : quoi qu’il advienne, elle finirait toujours par se faire abandonner. Cela m’a permis de prendre conscience qu’utiliser des verbes conjugués au futur équivaut à enraciner une réalité vers laquelle on aligne notre destinée. Puisque je suis cocréatrice de ma vie, j’essaie de mettre de l’avant des possibilités heureuses et remplies de lumière, sachant pertinemment bien que, si je projette un futur rempli de souffrance, demain, qui sera un jour ou l’autre mon moment présent, sera également rempli de souffrance. Tout en projetant des pensées heureuses, je ne m’accroche pas à celles-ci comme si elles étaient LA vérité. Par conséquent, je les laisse aller dans les mains du grand mystère de la vie et je m’abandonne à recevoir ce qu’elle voudra bien me donner,­ sachant très bien que cela sera exactement ce dont j’ai besoin pour continuer ma route et ma guérison.

Projets d’éducation

En harmonie avec les valeurs humaines et la spiritualité. Des projets pour la paix.

Une des belles façons d’être en paix dans notre vie, est d’être centré dans notre cœur et que les valeurs humaines et les projets auxquels nous participons soient en harmonie avec notre essence spirituelle.

Cela permet que l’épanouissement de nos qualités d’être et de notre potentiel soient cohérents avec notre essence spirituelle. Cela nous permet aussi de participer à des accomplissements qui sont en harmonie avec ce pour quoi nous sommes incarnés sur la Terre, et d’explorer qui nous sommes et nous reconnaître dans ce processus. Cela permet de vivre l’expérience concrète de la spiritualité.

Alors que nous arrivons à la rentrée scolaire…
… il pourrait être intéressant pour les enseignants, parents et autres personnes qui accompagnent les enfants, de proposer des apprentissages avec des projets basés sur les valeurs humaines.

Projets et valeurs humaines
C’est quoi en concret un projet basé sur les valeurs humaines? C’est un projet qu’on réalise en harmonie avec les valeurs humaines et notre essence spirituelle. Cela permet de vivre le processus de réalisation des projets avec conscience, et de vivre l’expérience concrète de ces valeurs humaines et d’être en paix avec soi.

Étape 1. Valeur
Quelles sont vos valeurs fondamentales?
Quels sont les apprentissages et expériences des valeurs humaines et de reconnaissance de leur essence spirituelle que vous voulez proposer aux enfants? …que vous voulez faire?
Si vous amenez votre attention dans votre cœur, qu’est-ce qui vous est inspiré?

Étape 2. Sujet-Domaine-Matière-Intérêt
En conservant votre attention dans votre cœur…
Quels sont les apprentissages que vous voulez proposer aux enfants? …que vous voulez faire?
Qu’est-ce qui les intéresse? …qui vous intéresse?
Quels sont les sujets et domaines dans lesquels les enfants et vous-même aimeriez apprendre, découvrir, expérimenter, réaliser, créer, exprimer, jouer… quelque chose qui est en harmonie avec votre intuition du cœur, avec la lumière dans votre cœur?

Étape 3. Contexte-Application
Dans quels domaines et pour quelles applications les enfants aimeraient-ils épanouir leurs qualités d’être et développer leur potentiel? …et vous, dans quels domaines et pour quelles applications aimeriez-vous épanouir vos qualités d’être, développer et utiliser votre potentiel?

Étape 4. Projet
Aligner les réponses aux étapes 1, 2 et 3 pour créer un projet en harmonie avec les valeurs humaines et qui vous permet d’être en paix avec vous-même et avec les façons dont vous épanouissez vos qualités d’être, et dont vous développez et utilisez votre potentiel.

Un exemple.
1. Valeur humaine : paix
2. Sujet-domaine-matière-intérêt : apprentissage sur l’alimentation bio
3. Contexte concret du projet : dégustation
Aligner les étapes 1, 2 et 3
4. Projet : faire l’expérience de la paix dans…
– la préparation et l’organisation d’une dégustation pour apprécier plusieurs aliments biologiques ou plusieurs variétés d’un même fruit ou légume biologique
– la préparation personnelle avant de commencer la dégustation
– être présent à l’expérience de manger, déguster, savourer, etc. (éveil des sens, conscience, état d’être, santé)
– le partage d’information pour contribuer aux apprentissages par rapport aux aliments biologiques (plusieurs thèmes peuvent être abordés avec des recherches, partages d’expériences, compositions, présentations orales, projets de germinations, collations-dégustations régulières, etc.)

C’est une approche simple. Lorsque les projets et valeurs sont en harmonie avec notre essence spirituelle, cela nous permet de matérialiser la spiritualité et d’avancer avec plus de cohérence dans nos chemins de réalisation personnelle et de paix intérieure. Cela contribue aussi à la motivation et à des états positifs, harmonieux et conscients pour apprendre, découvrir et créer.
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Un projet plein de lumière et de conscience
Je prépare des projets en harmonie avec les valeurs humaines et notre essence spirituelle depuis un bon moment déjà. C’est un projet plein de lumière et de conscience pour aider et faciliter de rester centré, enraciné et aligné dans cette période de changements qui élève les vibrations de la Terre vers la 5e dimension, et dans laquelle plusieurs êtres ascensionnent et se réalisent… Projets basés sur les valeurs humaines préparés pour plusieurs sujets, matières, domaines d’intérêts différents, projets de communication positive et bienveillante et autres thématiques, ateliers ou formations complètes.

Le stress et la dépression

La vie est pleine de surprises ou est comme une boîte de chocolat, comme dirait Forest Gump.

Elle a ses hauts et ses bas. Elle nous fait vivre des moments difficiles, et plusieurs personnes ont des symptômes s’apparentant à la dépression. Toutefois, il est possible de surmonter ces moments difficiles sans pour autant devenir dépressif. Malgré cela, le taux de dépression augmente depuis les 50 dernières années.

Vous connaissez les symptômes : fatigue, sommeil de mauvaise qualité, cauchemars, manque d’intérêt, manque d’énergie, difficulté de concentration, irritabilité. Les gens dépressifs ont également de la difficulté à se motiver, à se nourrir sainement et à socialiser. Quant à elles, l’anxiété et l’exténuation contribuent à entretenir la dépression. Malgré ces symptômes connus, seul un médecin peut établir un diagnostic de dépression.

Les causes les plus souvent citées de la dépression sont des expériences négatives et un déséquilibre chimique ou hormonal causé par une certaine manière de penser. Il a été établi qu’un déséquilibre chimique ou des facteurs génétiques ne sont pas en cause dans la plupart des dépressions. Un bas niveau de sérotonine est l’effet et non la cause de la dépression.

Pour ce qui est des expériences négatives, certaines personnes ayant vécu des expériences traumatisantes ne sont pas forcément dépressives, tandis que d’autres ayant tout pour être heureuses ne le sont pas. Les évènements semblent être un déclencheur, mais ne causent pas la dépression. Il semble plutôt que ce soit la façon dont nous répondons aux événements ou la signification que nous leur donnons qui cause la dépression.

Le Journal of the American Medical Association (États Unis) rapporte une étude où des médecins ont revu des dossiers médicaux couvrant une période de 10 ans, de même que des ordonnances d’antidépresseurs pour la même période. Ils ont pu constater que, dans 50 p. 100 des cas, les gens se sont vus prescrire une médication sans même avoir les symptômes de dépression, mais pour la seule raison qu’ils étaient anxieux ou souffraient d’insomnie.

Lorsque les gens ruminent ou font de l’introspection de manière négative, ils créent une excitation émotionnelle qui provoque la sécrétion des hormones de stress. Et lorsque les gens sont stressés, leur cerveau fonctionne différemment, ce qui va créer un schéma de pensée excessif ou une tendance à dramatiser. Difficile de résoudre des problèmes dans pareil cas.

Certains croient que l’origine de la dépression est d’ordre génétique. Elle est plutôt liée aux pensées, au comportement et aux relations interpersonnelles. La famille contribue beaucoup à l’apprentissage : les enfants observent les adultes et leur réaction face au stress. Même si une personne avait une prédisposition génétique, il ne s’agit que d’une prédisposition et non d’une certitude.

L’alimentation a également une incidence importante sur l’humeur. Les aliments sucrés ou raffinés affectent le corps. Certains se sentent mieux lorsqu’ils éliminent de leur alimentation le gluten, les produits laitiers, les œufs, le soya, les additifs alimentaires et le sucre. Souvent, les gens ont le goût de manger des aliments sucrés; toutefois, ces aliments provoquent des réactions opposées et extrêmes. De fait, les aliments sucrés vont causer une sécrétion accrue d’insuline et, conséquemment, une chute rapide de glycémie. Et s’enchaîne l’envie de manger à nouveau du sucre pour compenser la baisse soudaine d’énergie. Manger des aliments sains et naturels contribue à réduire ces réactions opposées et extrêmes et assure un apport régulier d’énergie. Les gens qui s’alimentent sainement pourront voir une amélioration de leur état et se sentir plus calmes qu’avant.

Certaines recherches démontrent que le cerveau d’une personne dépressive contient de faibles concentrations d’oméga 3. Ainsi il semble que l’apport de suppléments d’oméga 3 soit bénéfique dans pareil cas.

En sachant que la dépression est liée aux pensées et aux réactions face aux évènements de la vie, il y a de l’espoir. En misant sur ce que nous faisons, sur ce que nous pensons ou sur la manière dont nous pensons et en prenant soin de répondre à nos besoins physiologiques, il est possible de se sortir de la dépression. Chacun possède l’habileté de se sortir d’une dépression et de prévenir sa récurrence. Il suffit de suivre un processus pour y arriver.

L’art de la prière

« Le résultat de la prière est la vie, car elle irrigue le cœur et la terre. » Saint François d’Assise

Avez-vous déjà prié? On se sou­vient peut-être de s’être agenouillé au bord du lit, nos mains d’enfant jointes près du cœur. Ou alors, dans un moment de désespoir, on a fermé les yeux et imploré l’aide de Dieu. J’ai personnellement redécouvert la prière, celle-là même qui insuffle tant de transformations dans mon quotidien que j’ai eu envie de vous faire partager mon enthousiasme.

Depuis l’aube des temps, l’être humain prie. Parfois spontanément, parfois par dévotion. Les religieuses, les prêtres et les moines font de la prière une offrande pour le plus grand bien de tous. La prière en tant qu’art nous invite à entrer dans cette expérience humaine très ancienne et remplie de mystère. Elle porte un savoir de plus de 5 000 ans dont les secrets sont encore cachés aujourd’hui. La mémoire vive de l’art de la prière vibre pourtant encore entre les murs des cloîtres, des égli­ses et des monastères tibétains. Il semble cependant que notre société dite civilisée ne s’y intéresse presque plus. C’est dommage parce que nous sommes en train de perdre les clés de cet art pouvant contribuer au bonheur de vivre. Il n’est pas étonnant qu’en dirigeant notre attention sur l’apparence plutôt que sur l’essence, nous ne trouvons plus de sens aux mots ni aux gestes liés à l’acte de prier.

On peut alors se demander ce que font ceux qui prient à longueur de journée puisqu’on ne voit pas la prière, puisqu’elle fait partie de l’invisible. Tout le cérémonial ne sert qu’à évoquer, dans l’intimité de l’être, un mouvement authentique de l’âme vers Dieu. La prière n’est pas une demande qui provient d’une sensation de manque, accordée ou refusée par un dieu extérieur. Elle est plutôt un mode de communication privilégiée qui nous lie au divin en nous. Une ligne directe sans frais d’interurbains! Prier, c’est reconnaître notre aptitude à communiquer avec Cela — force cosmique, Esprit, Champ de cohérence universelle, Présence, Vie ou simplement… Dieu.

Alors, comment prier? D’abord, il importe de détourner notre attention de ce qui nous manque, de ce qui nous fait souffrir. Déjà, cela étonne, n’est-ce pas? Ensuite, l’invitation consiste à nous détendre afin d’ouvrir un espace pur de réceptivité. Et finalement, dans un grand acte de foi, nous invoquons l’émotion que nous ressentirions si notre prière était déjà exaucée. La pierre angulaire de la prière est donc de ressentir dans notre âme ce mouvement naissant selon lequel nous sommes déjà ce que nous désirons être. Le miracle s’opère alors au plus profond de l’être. Prier nous transforme et transforme notre relation au monde. C’est notre état émotionnel qui détermine ce que nous allons créer dans notre existence.

Le cœur de notre vraie nature entend et répond à son propre langage, celui de l’amour. En comprenant la prière comme une qualité de sentiment qui s’imprègne dans notre cœur, nous accédons à notre pouvoir divin. Nous pouvons prier pour enrichir notre vie et nos relations de ce que nous souhaitons le plus : la tendresse, la compassion, la gratitude, la présence, la compréhension, la bienveillance, etc.

Serait-il possible que notre grande famille humaine ait besoin de récu­pérer l’art oublié de la prière? La prière pourrait-elle susciter davantage de tendresse et d’affectivité dans les liens qui nous unissent?

Le camp de formation en agriculture urbaine à la Ferme Moore s’enracine

Cet été, des adolescents ont pu exercer leur pouce vert grâce à leur participation au Camp de formation en agriculture urbaine au magnifique domaine de la Ferme Moore. Pendant trois semaines, ces jeunes ont semé, désherbé, cueilli et dégusté les délicieux légumes qu’ils ont aidé à faire pousser. Pour plusieurs, il s’agissait d’une première expérience de jardinage, mais certainement pas de la dernière!

Le projet a été développé par l’organisme sans but lucratif Enviro Éduc-Action, dont le mandat est d’offrir à la population de Gatineau une occasion d’apprendre concrètement sur l’environnement dans une perspective de développement durable. L’organisme possède une dizaine d’années d’expérience en éducation expérientielle en environnement, mais le camp était sa première incursion dans le monde de l’agriculture. Or, la dyna­misation de la Ferme Moore en 2015 a fourni une occasion exceptionnelle qui a permis à ce projet sans égal à Gatineau de voir le jour.

Les jeunes participants, âgés de 12 à 16 ans, ont pu profiter au maximum de tous les avantages d’être en ville tout en passant la majeure partie de leur temps à la ferme. Des sorties à la plage du parc Moussette et des ateliers sur l’histoire de l’Outaouais ont permis de mieux situer la ferme dans son contexte urbain. L’exploration du Marché de l’Outaouais, des cours d’agronomie ainsi que le travail aux champs ont inculqué une connaissance fine de l’agriculture. De plus, grâce à un partenariat avec les Potagers à partager des quartiers Wright et Saint-Jean-Bosco, les jeunes ont pu mettre en application leurs connaissances en matière d’agriculture urbaine; ils ont notamment contribué à faire fleurir leur­ communauté en faisant profiter les résidents de leur savoir-faire en jardinage.

Ce sont surtout les amitiés tissées au fil des jours passés ensemble lors de ce camp de trois semaines qui ont marqué les participants. Il n’était pas rare qu’ils restent ensemble au domaine de la Ferme Moore une fois terminées les activités de la journée pour profiter des merveil­les de la nature. Comme quoi il est encore possible, en cette ère d’Internet et de gadgets électroniques, de jouer dehors avec ses amis.

Au final, non seulement ces jeunes ont pu découvrir le monde de l’agriculture urbaine, mais ils sont devenus des jeunes citoyens écoresponsables. Avec l’expérience qu’ils ont acquise pendant l’été, ils pourront proposer des solutions pour répondre aux défis d’aujourd’hui.

Enviro Éduc-Action souhaite renouveler l’expérience à l’été 2017 et est ouvert à tout type de partenariat permettant de bonifier l’expérience pour un maximum de jeunes. Enviro Éduc-Action tient d’ailleurs à remercier le Club optimiste de Hull qui s’est associé au projet en offrant des bourses d’inscription qui ont permis à six jeunes de participer gratuitement au camp de cet été. 

La communauté de jeunes retraités du presbytère de Saint-Alphonse

Dans cette chronique, je vous pré­sente différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Bertin nous accueille sur place par un après-midi brumeux. L’intérieur du presbytère est un vrai chantier. Les premiers résidents ne pourront y emménager qu’à l’automne. « Une commune, oui, dit Bertin, mais une commune de vieux. On n’aménage pas tant notre vie que notre fin de vie. »

Le nom de l’organisme, la part des anges, s’inspire de la fabrication d’alcool, plus particulièrement du fait que, du tonneau à la bouteille, il y a toujours une partie de l’alcool qui s’évapore : c’est ce qu’on appelle la part des anges. On a affaire à des gens qui aiment rire et avoir du plaisir, des gens qui ont de l’humour et qui aiment jouer sur les frontières du politically correct. De vieux margi­naux, quoi!

Au départ, le projet est celui d’une bande d’amis, des gens très proches qui s’aiment et qui aiment refaire le monde en faisant bombance. La plupart des gens viennent de Saint-Alphonse (en Gaspésie) ou y ont habité pendant de nombreuses années. Ils ont un fort attachement au village et à son histoire, une grande volonté de le protéger, de le voir se développer, de participer à son rayonnement et au développement régional. Tout cela en se tournant vers l’avenir tout en trouvant racine dans son histoire. Il y a six ans, ils ont acheté le presbytère du village.

Plusieurs ententes ont été conclues, mais la part des anges n’est pas encore une entité à part entière. La structure juridique, « ce n’est pas pour nous autres, on n’en a pas besoin. […] Si c’était un ‘campe’ dans le bois, pas un presbytère, personne ne nous achalerait avec ça. Au fond, on fonctionne un peu comme une OBNL. Le presbytère est détenu en copropriété indivise dont chacun détient une part égale puisque tout le monde investit le même montant ».

La recette secrète de la part des anges, c’est :
• une bande d’amis
• une grande ouverture
• un fonctionnement par consensus
• une confiance grandissante

Ils fonctionnent donc par consensus, « ce qui facilite beaucoup de choses, affirme Bertin. On propose quelque chose. On ne peut jamais mettre une idée à la poubelle, on l’améliore ».

À force de bâtir leur rêve en s’écoutant les uns les autres, tout se déroule plus facilement : par exemple, parmi les cinq chambres disponibles, tous en ont choisi une différente sans s’en parler.

Bertin nous rappelle que « consensus, autogestion, écologie sont des concepts nouveaux, mais [que] vivre ensemble, ça fait quelques milliers d’années que ça existe ».

Les soins de santé sont collectifs et seront adaptés en fonction des besoins et de la réalité de chacun. Il a d’ailleurs fallu rédiger des mandats d’inaptitude et nommer des mandataires. « On a eu des conversations qu’on n’avait pas envie d’avoir : du genre, on ne veut pas se torcher. » Afin de protéger le patrimoine fami­lial des résidents tout en s’assurant que le presbytère puisse continuer d’exister de façon autonome, ils ont ouvert leur testament, et ceux qui n’en avaient pas en ont rédigé un.

Si la perspective de devenir membre vous intéresse, sachez que le processus d’intégration prévoit que les membres présentent à l’ensemble du groupe toute nouvelle personne intéressée. Il faut donc qu’au moins une personne vous connaisse et ait suffisamment envie de vivre avec vous pour vous inviter à rencontrer officiellement tous les membres du groupe.

Quelques pistes à explorer
• Émission radio « Au cœur du monde », Radio Canada, sur le projet du presbytère de Saint Alphonse, 26 novembre 2015
• « Pas banale, la vie! », par Isabelle Craig, baladodiffusion de Radio Canada sur la vie en commun dans le quartier Rosemont et un projet de communauté nouveau genre, 22 décembre 2015

Sources
1. « Ni yeux ni maîtres », une bande dessinée anarchiste de vieux recommandée par Bertin.
2. Christian Côté, Sylvie Onraet et Bertin St-Onge font partie des cinq personnes qui ont acheté le presbytère pour y vivre leur retraite.­ Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose, tirée­ de http://ici.radio canada.ca/emissions/Au_coeur_du_monde/2015-2016/chronique.asp?idChronique=391175.

3. Photo que j’ai prise de la cuisine lors de ma visite du presbytère avec Bertin.