« La marche est le meilleur remède pour l’homme. » — Hippocrate

Cette phrase, prononcée par le père de la médecine il y a près de 2 500 ans, continue de nos jours à s’avérer d’une vérité incontestable. La marche est l’activité physique la plus naturelle pour l’être humain, et ce, tout au long de son existence. Les avancées scientifiques ont longtemps cherché à nous proposer une multitude de moyens d’améliorer ou de maintenir notre condition physique ou mentale, mais aucun­ ne parvient à influencer notre santé sur autant de plans différents. Acces­sible à tous, la pratique de la marche nécessite peu de matériel, et le degré d’effort peut facilement être ajusté en fonction de notre âge ou de notre état de santé.

Les effets cardiovasculaires
Les effets sur les systèmes cardiovasculaire et pulmonaire sont très bien documentés. L’utilisation répétitive du muscle cardiaque améliore sa capacité de contraction, rendant son travail plus efficace, ce qui se traduit par une augmentation du débit sanguin et une diminution de la fréquence cardiaque. L’augmentation du rythme circulatoire aura pour effet d’augmenter l’apport sanguin vers les organes et tissus en état inflammatoire afin de diminuer la douleur et d’accélérer le processus de guérison ou de gestion de la douleur chronique.

En sollicitant de façon contrôlée le système pulmonaire, on fait dimi­nuer l’apparition de maladies pulmonaires et augmenter la capacité de fournir un plus grand effort physique avec moins d’essoufflement.

Les effets musculaires
La sollicitation du système musculaire de façon soutenue favorise l’amélioration de l’endurance des muscles locomoteurs, ce qui nous permettra de continuer plus longtemps à nous déplacer lorsque nous avancerons en âge. Une meilleure musculature influera non seulement sur la force, mais aussi sur l’équilibre afin de prévenir les chutes. Des muscles plus en santé utilisent plus efficacement le glucose, réduisant de 58 % le risque de diabète.

Les effets psychologiques
Selon plusieurs études, une marche d’intensité moyenne d’une durée de 30 minutes cinq fois par semaine ferait diminuer les risques de dépression de 47 %, d’anxiété de 48 % et d’Alzheimer de 50 % et constitue le meilleur remède contre la fatigue et le stress. On attribue ces effets à l’augmentation de l’apport en oxygène vers le cerveau et aussi au sentiment de détente que produit la sécrétion d’endorphines après un effort physique.

Les effets sur le système ostéo-articulaire
Avec le temps, l’usure du cartilage des articulations cause de l’inflammation et de la douleur. La marche fait augmenter la circulation sanguine vers les articulations, ce qui en améliore la lubrification. Le stress contrôlé qui est exercé sur les os fait augmenter la densité osseuse, ce qui retarde l’apparition de l’ostéoporose. Grâce à la marche, la stabilité, la mobilité et le glissement efficace des articulations sont préservés le plus longtemps possible.
kinesiologie

 

Comment conserver notre récolte automnale?

L’arrivée de l’automne signe un temps de renouveau. Ainsi débute la récolte, et on garnit notre garde-manger. Reconnectons avec de charmants moments que nous offre la nature.

À l’automne, nos jardins regorgent tellement de fines herbes, du basilic au persil, de l’origan à la livèche, qu’on ne sait plus comment les apprêter avant le gel. Des feuilles du céleri et de la bette à carde rouge, orange et jaune débordant des plates-bandes aux fleurs et feuilles des capucines au goût de raifort : elles ne demandent qu’à être conservées.

Mais, comment faire? Soupes, pesto, salades, taboulé ont tous été cuisinés, le jardin est encore fourni et le gel arrivera sous peu…

N’oublions pas le chou frisé, surnom­mé kale, le roi des supers aliments avec ses propriétés nutritives impressionnantes : 9 % de calcium, 216 % de vitamine A, 134 % de vitamine C et 684 % de vitamine K de l’apport quotidien recommandé. C’est ce qui se trouve dans une tasse de chou frisé cru! Sans oublier cette molécule parti­culière, appe­lée Indole-3-carbinol, qui aide à combattre les cellules cancéreuses. Quelle bonne alliée en ces temps modernes!

Et si on n’a pas de jardin? Rendez-­vous à votre marché préféré : le marché du Vieux Hull, de l’Outaouais, de la Petite-Nation, de Wakefield, d’Old Chelsea ou encore le marché By, à Ottawa. L’abondance regorge dans ces marchés où la fraîcheur des produits locaux est à son meilleur.

Alors, vous vous demandez comment transformer cette abondance? Salez, tout simplement!

Trois méthodes simples :

déshydratez ces bonnes herbes et fleurs comestibles avec du sel de mer et transformez-les en sel aux plantes.

préparez des herbes salées fraîches avec vos carottes, betteraves et oignons et assaisonnez vos soupes et vos légumes au four durant l’année.

préparez des huiles aromatisées au basilic thaï ou au basilic génois. Quel délice!

Que la récolte de l’automne vous comble d’énergie et d’amour pour la Terre mère! Contemplez la beauté de votre jardin et soyez reconnaissant de son abondance.
alimentation

Au cœur de votre microbiote : au fond de vos malaises et de la désinformation

Vous vous demandez POURQUOI vous avez des gaz? La réponse est : parce que votre flore microbienne est en déséquilibre. Les femmes prennent la pilule anticonceptionnelle sans même se poser de questions sur les conséquences. Tout un chacun compense ses malaises avec des antibiotiques, des stéroïdes ou des médicaments sous ordonnance parce que c’est rapide et parce que, selon eux et selon les spécialistes, il n’existe pas d’autres­ options. Les conséquen­ces? Autisme, allergies, asthme, eczéma, infections virales chroniques, syndrome de fatigue chronique, candidose et troubles liés au syndrome entéropsycho­lo­gique. Il faut donc revoir son mode d’alimentation en réduisant la consommation de sucre raffiné, de malbouffe, d’aliments transformés et de phosphate (additif alimentaire).

On estime que 80 à 85 % de notre système immunitaire siège dans la paroi de l’intestin.

Pour mieux comprendre d’où pro­vient le phosphate, sachez qu’il en existe trois sources :
• les protéines animales;
• les végétaux;
• les aliments industriels qui contiennent des additifs (à éviter).

On trouve beaucoup de phosphore sous la forme de phosphates organiques dans les protéines animales : laitages, viande, volaille, poisson. Plus de la moitié du phosphore présent dans ces aliments est absorbé. Ainsi, un régime riche en laitages, en viande et en charcuterie en apporte déjà de grandes quantités.

On trouve aussi des phosphates organiques dans certains végétaux : légumes secs, haricots, noix. Mais le phosphore des végétaux est moins bien absorbé que celui des produits animaux, car il est stocké essentiellement sous la forme de phytates que les êtres humains ne peuvent digérer. Donc, même si certains végétaux affichent une teneur en phosphore apparemment élevée, on en avale généralement deux fois moins. À noter que les levures peuvent décomposer les phytates; ainsi, le pain apportera plus de phosphore que des céréales non levées (céréales pour petit déjeuner).

D’autres facteurs ont un effet négatif sur la flore bénéfique : l’effort physique intense, la vieillesse, l’alcoolisme, la pollution, les facteurs saisonniers, les climats extrêmes et l’exposition à des substances toxiques ou à des rayonnements ionisants (radio­activité).

Pour en savoir plus, je vous invite à venir me rencontrer. Je possède une mine de renseignements que je souhaite vous transmettre. Et je ne suis pas sur la toile. Je suis en chair et en os pour VOTRE CŒUR, votre corps ET VOTRE MICROBIOTE.

naturo

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité – Osez l’homéopathie!

Le trouble du déficit de l’attention avec (ou sans) hyperactivité est le trouble neurocomportemental le plus fréquent chez les enfants : de 5 % à 10 % d’entre eux en seraient atteints. Les statistiques surprennent et choquent. Que faire en tant que parent? Vers qui se tourner? L’homéopathie peut-elle être une option intéressante pour les familles concernées? Certainement.

En 2005, on a publié les résultats d’un essai clinique en chassé-­croisé­­ ­avec placebo ayant duré 12 semaines et auquel ont parti­cipé 62 enfants âgés de 6 à 16 ans. Leurs symptômes, notamment l’impulsivité, l’inattention, l’hyperactivité et les sautes d’humeur, ont diminué d’au moins 50 %.

L’homéopathie agit profondément sur le système nerveux central de l’enfant, ce qui permet d’améliorer son comportement en faisant diminuer, entre autres, son impulsivité, son anxiété et, par le fait même, son agitation. L’homéopathie est appréciée, efficace, sans effets secondaires et sécuritaire pour les enfants.

L’état pathologique de l’enfant hyperactif se manifeste, sur le plan comportemental, par son inattention, son hyperactivité et son impulsivité, ce qui lui nuit évidemment dans ses apprentissages autant en milieu scolaire qu’à la maison. L’homéopathe peut prescrire plusieurs remèdes qui conviennent à cette condition selon la cause et les modalités entourant l’agitation de l’enfant.

Rappelez-vous ceci : l’homéopathie est une forme de traitement qui soigne le patient dans sa globalité. Comme je l’ai déjà mentionné dans l’un de mes articles précédents, durant la consultation, je prends en considération à la fois les aspects psychologique, émotif et physiologique de l’enfant. En se fondant sur la loi de la similitude, l’homéopathe cherche une substance (végétale, minérale ou animale) qui se trouve dans la nature et qui produit un effet similaire à celui qui se manifeste. J’explique d’ailleurs ce principe sur mon site Web, http://votrehomeopathe.ca/, que je vous invite à visiter.

Bonne rentrée scolaire à tous!

 

homeo

_____________________
Frei H, Everts R, et al. Homeopathic treatment of children with attention deficit hyperactivity disorder: a randomised, double blind, placebo controlled crossover trial. Eur J Pediatr. 2005;164(12):758-67

 

Le coin du livre

Quatre plaisirs par jour, au minimum!
par Evelyne Bissone Jeufroy|Payot et Rivages, 2010

Se faire plaisir, prendre plaisir, se livrer à un plaisir, faire durer le plaisir, savourer un plaisir… Que d’expressions qui nous rappellent l’importance de s’offrir des moments de plaisir. Mais qu’en est-il des plaisirs que nous vivons consciemment chaque jour? Arrivons-nous à en identifier au moins quatre? Alors que pour certains l’idée semble anodine, pour d’autres, cela relève d’une quête quasi impossible.

L’auteure Evelyne Bissone Jeufroy soutient que les médecins auraient avantage à prescrire à leurs patients quatre plaisirs par jour, au minimum. En effet, selon elle, les moments de plaisir guérissent la personne et nourrissent son élan vital. Le plaisir donnerait donc un sens à nos choix et nous plongerait dans une confiance sereine qui nous permettrait d’accepter les conséquences de nos décisions. Le plaisir auquel ce livre fait référence n’est pas « le toujours plus de l’hyperconsommation. Il ne relève pas non plus de ces sensations ou addictions qui ouvrent la voie à des conduites excessives, à des dépendances […] qui sont souvent une fuite, un sas de décompression face à un trop-plein de stress ou à une perte de repères. » Finalement, le plaisir dont il est question ici se veut plutôt un état d’éveil qui nous ramène à ce qui nous fait du bien et fait naître le calme. Un livre à nous procurer et dont le contenu est à mettre en pratique sans modération.

Le chamane d’Ek-Balam
par Alain Williamson|Le Dauphin Blanc, 2016

La Villa des Miracles, paru en 2014, nous avait permis de rencontrer Thomas Doubtful et de le suivre dans son périple en Hawaï où il avait été initié à la spiritualité ancestrale hawaïenne. C’est maintenant au cœur du Mexique, dans la vallée du Yucatan, que Thomas nous entraîne dans une nouvelle quête de croissance personnelle. Sa rencontre avec un chamane maya, dans les ruines d’Ek Balam, va complètement changer sa vie.

Alain Williamson est l’auteur de plusieurs succès de librairie : Le Tableau de Vie, La Villa des Miracles et Ho’oponopono, pour ne nommer que ceux-là. Dans Le Chamane d’Ek-Balam, ouvrage magnifiquement illustré, il nous révèle les cinq codes d’éveil spirituel qui s’harmonisent avec le grand principe de Vie. À vrai dire, ces codes forment « un programme de vie incontournable pour tout être humain. […] Ils sont la clé de l’élévation de la conscience et du taux vibratoire ».

Si ces codes nous touchent tant, c’est parce qu’ils traduisent une vérité qui nous rappelle que notre histoire se joue maintenant, en ce moment précis. Pour ceux qui aimeraient approfondir l’enseignement des cinq codes d’éveil présentés dans cet ouvrage, ce thème sera élaboré dans un prochain ouvrage de l’auteur (à paraître au printemps 2017).

De mon âme à la vôtre
par Caroline Girard|Les Éditions Caroline Girard, 2016

Caroline Girard nous livre ici un témoignage intime sur son cheminement qui l’a menée à assumer pleinement le rôle de médium. Elle nous parle de son hypersensibilité, de son anxiété, de son expérience aux portes de la mort après avoir reçu un vaccin antiviral. C’est avec simplicité et authenticité qu’elle nous raconte comment elle est devenue formatrice et conférencière, et aussi « traductrice des âmes décédées et passeuse­ d’âmes pour les êtres sur terre et dans l’au delà ». Un témoignage intéressant qui nous rappelle que les médiums sont d’abord et avant tout des êtres incarnés et humains.

 

Pourquoi est-ce si difficile « de dire »?

Christian Bobin a dit : « Lorsque les mots ne viennent pas au bord des lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ».

Dans de très nombreuses situations, il manque un climat serein pour permettre d’exprimer clairement ce qui se cache au fond de soi. Mais plus souvent qu’autrement, ce sont des peurs qui bloquent l’expression des sentiments ou l’accès aux émotions.

Les outils SATI* (Système d’Apprentissage de Transformation de l’Individu) permettent à la personne de découvrir les réponses qu’elle porte au fond d’elle. À partir de mots-clés, cartes-indices, questions ouvertes, ouïes-dires et cartes-actions, la personne évolue en toute sécurité, à son propre rythme. C’est l’aspect ludique de la méthode qui lui donne toute sa puissance en contournant avec douceur les résistances, les doutes ou les hésitations.

Voici une mise en situation :
Annaëlle éprouve de la difficulté à faires des demandes usuelles à ses employés car elle a peur de déranger leurs habitudes et de se les mettre à dos.

Annaëlle pige un mot-clé : les parents
Ce mot-clé suscite le commentaire suivant : C’est exactement ça, dans ma famille, il n’y avait pas de directive.

Annaëlle pige une question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?
Pour répondre à cette question, Annaëlle pige une carte indice :

Celle-ci suscite le réflexion suivante : Je vois de la colère dans la couleur rouge, le bonhomme est dans le noir. Mais il a les mains bien appuyées sur les hanches, il est solide à l’intérieur, il a de la force. Puis, elle dessine la carte. Suite au dessin, elle poursuit sa réflexion : l’ombre, c’est les émotions des autres, ça ne m’appartient pas.

Annaëlle pige une deuxième question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?

Annaëlle pige une deuxième carte-indice :
Devant cette carte, Annëlle prend une pause et fait le commentaire suivant : J’utilise le prétexte de l’émotion des autres pour ne pas prendre la responsabilité de faire des demandes claires à mes employés.

Annaëlle pige une carte-action :
Annaëlle se fait le plan d’action suivant : Jouer mon rôle et faire des demandes claires à mes employés. Je vis avec le possible mécontentement de l’un ou de l’autre. Je me fais confiance.

Annaëlle pige une carte ouïe-dire :
Annaëlle fait le constat suivant : C’est vrai que j’en ai ras-le-bol à mon travail et que cela est en train de nuire à ma santé.

Dans cet exemple, grâce au mot-clé, Annaëlle a identifié une façon de faire qui lui vient de sa famille mais qui ne lui rend pas service dans son emploi actuel.

À travers l’interprétation qu’elle fait des cartes-indices, elle met à jour de la colère en elle et comprend qu’elle prend en charge les émotions des autres. Elle a aussi réalisé qu’elle se sent forte à l’intérieur d’elle-même.

La carte-action l’amène à choisir un plan à la mesure de ses capacités.

Pour clôturer son processus d’apprentissage, son interprétation du ouïe-dire vient lui confirmer que le statu quo n’est plus acceptable.

En résumé, les outils SATI sont complémentaires entre eux. L’aspect ludique de la méthode fait appel à l’utilisation simultanée de l’intellect et de l’intuition. C’est ainsi, tout en douceur que l’individu peut contourner les résistances et trouver ses « vraies réponses » dans un climat calme, serein, indispensable aux différentes phases d’apprentissage.

* Les concepteurs des outils SAIT sont Hélène Lavoie, pédagogue et enseignante et Marc Denault, récréologue formé par la psychologie humaniste de Rogers. http://triplium.ca

Oser l’aventure du cœur

En cet instant magique de la vie, dans le ventre d’une femme, un second cœur se met à battre. Une nouvelle vie commence, et tout l’organisme dépend dorénavant de la fidélité sans faille des battements de ce cœur. Ce formidable muscle qu’est le cœur pompe deux gallons de sang à la minute et bat 100 000 fois par jour. Le cœur rythme la vie; cela, nous le savons. Mais serions-nous en train d’oublier que le cœur possède une autre clé essentielle? Celle de notre capacité de vivre heureux.

En effet, les découvertes montrent que le cœur est un organe extrêmement intelligent et sensible, capable d’interagir de façon continue avec son environnement. Contrairement à la croyance populaire, les battements du cœur sont en fait totalement imprévisibles, instables et irréguliers. En réponse aux constants stimuli provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’organisme, le rythme cardiaque peut varier entre 40 et 180 battements à la minute et changer en l’espace d’un millième de seconde. Le cœur est vivant au sens pur du terme, c’est à dire qu’il est en perpétuel déséquilibre et que son rythme fluctue sans cesse, réagissant ainsi à une multitude de stimuli. Une pure merveille! Tant d’intelligence le rend assurément digne de porter le nouveau titre de cerveau!

Pourtant, ce n’est pas la place que nous lui accordons à l’heure actu­elle dans nos façons de faire et de vivre en société. C’est plutôt le néocortex que l’on privilégie dans nos écoles, nos institutions et nos régimes politiques. Qu’est-il arrivé à notre cœur humain? Qu’avons-nous perdu en nous civilisant? Quel est le sens de cette existence dont la route commence par le miracle d’un battement de cœur? Vient un jour où l’on ne peut plus résister à l’appel du cœur. On se met alors à le suivre, à l’écouter, car lui seul connaît le chemin de l’abandon au mystère de la vie. Nous connaissons tous cette expérience du bonheur tout simple que procure notre relation au monde lorsque celle-ci part du cœur.

Il est vrai qu’ouvrir son cœur, c’est prendre un risque. Mais on a plus à perdre en le maintenant fermé qu’en osant l’ouvrir, car la contraction du cœur nous ferme à la vie et empêche son mouvement. Pour l’ouvrir, il faut reconnaître et accueillir cette fermeture. Dès cet instant, l’intérieur se détend tout doucement. Le cœur peut alors commencer à se dévoiler lentement et à oser sa vulnérabilité. Parfois, il suffit de simplement prendre conscience de nos mécanismes de défense pour que tombent les barrières qui ont jadis servi à nous protéger, mais qui nous coupent maintenant de la danse de la vie.

Lorsque, dans l’intimité, nous osons tenir tendrement nos peurs dans la douceur de notre cœur, celles-ci trouvent aisément la libération. Ouvrir son cœur, c’est aussi la route du pardon à soi. C’est faire le choix audacieux de l’amour à chaque instant.

La vie s’anime dans un cœur ouvert. On peut bien sûr éprouver du chagrin, mais pas le genre de douleur que cause la résistance. Un cœur ouvert permet de vivre en intimité avec la vie et aime tout ce qui existe. Le regard du cœur fait des miracles partout, car il permet de retrouver la connexion à soi, à l’autre et au monde. Il nous ramène ainsi à la maison, dans la profondeur de notre vraie nature d’Être d’amour et de joie. Quand le cœur s’ouvre, s’ouvrent aussi des ailes de liberté insoupçonnée. C’est grâce à la cons­cience dans notre cœur que nous retrouvons notre pleine humanité. Écoutons, dans le silence de notre poitrine, les battements de notre cœur qui réclame une grande révolution de la tendresse.

Quand l’écriture me dit des mots d’amour

S’il est un mot que l’on entend souvent de nos jours, c’est bien le mot « créativité ». Je fais une petite recherche dans Wikipédia et je trouve : « La créativité décrit— de façon générale — la capacité d’un individu ou d’un groupe à ima­giner ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème. »

En fait, je crois qu’il faut (et je souligne ici la nécessité) être créatif pour vivre dans le monde où nous vivons présentement. Puisqu’on crée notre vie, chaque seconde de notre quotidien est un moment créateur.

Comment est-ce que je veux le vivre ce moment? Guidé par mon cœur ou par ma tête? Connecté à mon intuition ou à mon mental? Je vous offre une citation que j’aime : 1« Si nous travaillons de 9 à 5 et nous entourons de personnes et de l’activité frénétique 24 heures sur 24, il ne nous reste pas de temps pour créer, et il nous manquera alors la lumière dans notre vie. »

C’est bien vrai. Pas besoin d’être un artiste pour être créatif. Prendre le temps de s’arrêter, de se centrer, de se connecter à notre Soi, de respirer… Eh oui! Respirer et jaser avec notre âme par le biais d’activités artistiques nous fera comprendre que, lorsque nous laissons notre imaginaire créer une œuvre, ce n’est pas le produit fini qui compte. C’est comme un rendez-vous amoureux; c’est le temps que l’on passe ensem­ble qui est important. C’est donc le processus qui compte. Le résultat n’en sera que plus aimé et plus significatif. Qu’est-ce qui se passe en moi pendant que je crée? Comment est-ce que je me sens? Y a-t-il des émotions qui se manifestent? Dans mon journal créatif, je peux écrire mon ressenti en consignant tout ce à quoi je pense, que cela soit logique ou non, que je sois bon en français ou non…

Dès le réveil ou à un autre moment de la journée, prenez votre cahier et votre crayon et écrivez trois pages ou pendant 20 minutes, sans arrêt. Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit : vos joies, vos préoccupations, votre liste de tâches à faire. Décrivez comment vous vous sentez à ce moment. Faites des petits gribouillis. Quand plus rien ne vous vient à l’esprit, continuez en écrivant­ « Je n’ai plus rien à écrire. » Puis, écrivez au sujet de votre chat qui a toujours faim, du lieu où vous aime­riez être, du voisin qui vous a offert son aide. Il y a de bonnes chances que votre petite voix intérieure se remette à jaser. Tracez une spirale; ça déjoue le mental! Vous vous posez une question? Écrivez-la avec votre main dominante et écrivez la réponse de l’autre main ou avec un crayon/stylo de couleur différente.

Libérez votre mental et vous y verrez plus clair, vous serez plus calme et plus ancré. Il vous sera plus facile de vivre l’ici et maintenant. L’écriture est libératrice et inspirante. Essayez et vous verrez!

Écrire, c’est se dire des mots d’amour, c’est se donner la chance de s’exprimer par écrit pour mieux se voir, c’est donner la chance à notre intuition de nous guider vers notre sagesse intérieure. C’est un bel outil pour nous permettre de vivre pleinement et en toute conscience le présent.
___________________
1 https://spiritualitywithoutborders

Votre sommeil est dans votre assiette

Ce que nous mangeons influence directement notre sommeil, et la qualité de notre sommeil influence en retour ce que nous mangeons. Bien que méconnus, les liens entre l’alimentation et le sommeil sont indissociables.

L’insomnie peut être causée par divers maux liés à l’alimentation, notamment le reflux gastro-œsophagien, les carences alimentaires et les déséquilibres hormonaux. On traite alors ces maux en priorité pour soulager l’insomnie. Parfois, le simple fait de revoir ses habitudes alimentaires permet d’enrayer l’insomnie. Par ailleurs, nos choix alimentaires peuvent aussi bien favoriser le sommeil que lui nuire.

D’une part, les troubles du sommeil peuvent occasionnellement résulter d’une carence en nutriments, entraînant alors un déséquilibre de la chimie du cerveau, puis une difficulté à s’endormir ou à demeurer endormi. Ils peuvent également découler de diètes trop faibles en calories, en glucides et en eau pure. D’autre part, la science a confirmé que le manque de sommeil pousse non seulement à manger davantage, mais à choisir des aliments riches en calories, en gras, en sucre et en sel (fast food et junk food). Ces choix peuvent donner lieu à la prise de poids, laquelle nuit au sommeil. On se retrouve alors dans un cercle vicieux.

Alors, quoi manger, en quelle quantité et à quel moment pour bien dormir? Rappelons-nous cette règle d’or : ne pas faire le plein une fois rendu à destination. Bien que nous fassions souvent le contraire, le souper devrait être le repas le plus léger de la journée, autant pour ce qui est de la quantité que de la digestibilité des aliments. À l’inverse, ne pas manger suffisamment le soir risque aussi de nous empêcher de bien dormir, la faim engendrant la sécrétion d’une hormone stimulante.

Il faut donc tout mettre en œuvre pour que notre menu enclenche la sécrétion des bonnes hormones au bon moment : les hormones stimulantes le jour et les hormones apaisantes le soir. On connaît bien l’effet négatif de certains aliments sur le sommeil, comme le café, le thé, les boissons gazeuses et les boissons stimulantes. Mais savons-nous que l’orange, par exemple, qui regorge de vitamine C, est un stimulant et peut nuire au sommeil si elle est consommée en soirée, contrairement à la clémentine qui peut le favoriser grâce au brome et à la vitamine B qu’elle contient? Que la menthe, même prise en tisane pour relaxer, peut également stimuler? À l’opposé, sait-on vraiment ce qui favorise le sommeil? Qu’une banane, conte­nant du tryptophane, du magnésium, du potassium, tout en étant facilement digestible, est une excellente collation le soir? Que, contrairement à bien d’autres épices stimulantes, la sauge en assaisonnement dans certains plats favorise le sommeil et la digestion? Que certains aliments, dont les cerises, contiennent de la mélatonine, l’hormone du sommeil?

Considérer la composition des aliments nous donne les clefs pour élaborer un menu nous permettant d’être stimulé et plein d’énergie le jour et apaisé pour mieux dormir le soir venu. Outre les suppléments et facilitateurs de sommeil connus (valériane, passiflore, camomille, tilleul, verveine, fleur d’oranger, etc.), on peut miser sur un agencement stratégique d’aliments toute la journée, en se rappelant que, pour s’endormir, il faut sécréter de la mélatonine, elle-même synthétisée par la sérotonine, cette dernière l’étant à partir du tryptophane.

Nous avons le pouvoir de bien faire fonctionner les mécanismes du sommeil en apportant au cerveau les éléments indispensables à la production des hormones apaisantes. On choisira donc des aliments permettant de maximiser l’apport en tryptophane, en magnésium, en calcium et en vitamine B6 en portant une attention particulière à l’équilibre protéines-glucides. On fera le plein de protéines le matin et le midi pour stimuler l’éveil et on prendra des repas plus glucidiques le soir pour favoriser le sommeil. Bon appétit… et bonne nuit!

Formation Se nourrir pour dormir, samedi 15 octobre 2016 en Outaouais­ Guide pratique Se nourrir pour dormir­ (Institut SOMNA, 2015)

Cinq façons d’être réellement dans le moment présent

Être dans le moment présent se résume à vivre l’intensité de la vie, à vibrer avec cette vie qui est à l’intérieur de nous et qui nous entoure. J’ai une confession à vous faire : je ne lis pas de livres à ce sujet. Être dans le moment présent est bien plus qu’un processus intellectuel, c’est un processus qui se vit. Voici mes cinq trucs faciles mais très efficaces pour le vivre.

Prendre une douche froide
C’est la façon la plus facile et la plus rapide d’être à 100 % dans le moment présent. Nous savons que le mental a son ego, mais avez-vous déjà remarqué que le corps a également un ego? En effet, le corps aime rester bien au chaud dans les couvertures… Et beaucoup moins sauter dans une douche froide. La douche froide vous demandera du courage les premières fois. Ensuite, cela sera de plus en plus facile. Croyez-moi.

Voici comment procéder :
Commencer par prendre votre douche à une température un peu plus basse qu’à l’habitude, puis de plus en plus basse. Vous serez surpris de voir à quel point il deviendra facile de réduire la température de l’eau à mesure que les jours passe­ront. Après vous être rincé, sortez du jet de la douche, coupez presque tout l’apport en eau chaude et passez successivement sous le jet les parties du corps suivantes : pieds, jambes, mains, bras, poitrine, dos et, finalement, tête et corps entier. La douche froide procure également plusieurs bienfaits physiologiques, mais on y reviendra à une autre occasion.

Observez cette fraction de seconde où votre souffle sera coupé par le choc thermique. Ensuite, votre inspiration et votre expiration deviendront très profondes. Vous serez à 100 % dans le moment présent. Vous ne penserez ni au passé ni au futur. Rien d’autre n’existera que le présent.

Jouer avec des enfants
Les enfants devraient être nos plus grands professeurs et gurus! Avant l’âge de cinq ans et avant que nous commencions à leur transmettre nos façons de vivre, nos stress et nos peurs, ils vivent naturellement dans le moment présent. Observez les enfants lorsqu’ils s’amusent. Mieux encore, jouez avec eux. Ils sont dans le présent.

« Oui, mais moi j’ai des responsabilités et des problèmes à régler. La vie, ce n’est pas seulement s’amuser, » me direz-vous. Vous avez parfaitement raison. Permettez-moi de vous poser la question suivante : Combien de temps passez-vous chaque jour à vous amuser dans le moment présent comme le ferait un enfant (à votre manière, bien entendu)? Délaissez Facebook et allez jouer. Pratiquez une activité non électronique qui vous plaît. Rien de compliqué : dessinez, chantez, dansez, peinturez, bricolez, faites des vitraux, cuisinez, etc. Nul besoin de performer, seulement de vous évader (sans souci) et d’apprécier ce moment parce que, en vérité, c’est le seul qui existe… Le futur et le passé sont du domaine de l’imagination et de la mémoire.

Pratiquer une activité sportive intensive/participer à des compétitions
Cet été, j’ai eu l’opportunité d’essayer un nouveau sport : le Paintball. Mettons de côté l’aspect violent du sport, voulez-vous? Quand vous vous trouvez sur un champ de bataille,­ avec des balles de peinture qui sifflent dans vos oreilles, vous n’avez pas le choix, vous devez absolument être dans le moment présent! Autrement, une balle de peinture vous ramènera rapidement à la réalité. Ouille!

Peu importe le sport d’équipe que vous pratiquez, vous n’avez pas le choix, il vous faut être à 100 % dans le moment présent. Vous ne pouvez pas vous permettre de vous laisser distraire par ce que votre sœur ne vous a pas dit l’autre soir à propos de son état émotionnel ou par le beurre d’amande que vous avez oublié d’acheter ce matin ou par ce que les autres pensent de vous.

Si vous pratiquez une activité physique en solitaire, il est facile d’être dans le moment présent, de vous adonner pleinement à cette activité et d’en augmenter l’intensité.

Observer intensément
Il s’agit d’une technique que j’ai apprise pendant mes programmes de détoxification (physique et mentale) en Inde. Les enfants s’en servent tout le temps. En fait, il suffit d’observer avec nos yeux d’enfants qui s’émerveillent facilement et qui remarquent tous les détails. Ce matin, juste avant de m’installer pour écrire cette partie de l’article, mes yeux d’enfant se sont ouverts.

Dans le jardin, j’ai vu une libellule géante passer près de moi. Elle s’est posée sur une branche toute proche, et je suis resté immobile. Je l’ai contemplée. Elle était énorme et brune. Ses ailes se déployaient comme pour dire : « Je suis la reine des libellules! » Elle restait là. Elle faisait du bruit en mangeant! Je n’avais jamais entendu cela.

Lorsqu’elle termina son magret de moustiques à l’orange (pourquoi pas?), elle s’envola et vint se poser encore plus près de moi pour que je puisse mieux l’admirer. Je pouvais voir son long abdomen prendre de l’expansion et se réduire, au rythme de sa respiration. Son thorax arborait un léger duvet blanc qui dansait au gré du vent. On aurait dit qu’elle était coiffée d’un casque d’aviateur, et sa tête était soutenue par un petit cou qui bougeait aussi rapidement que celui d’une mésange.

J’ai donc passé quelques minutes à l’observer. Je ne pensais à rien. Je laissais venir à moi ces informations sans réfléchir. Je ne pensais pas à ouvrir mon cœur ni à le remplir de gratitude (pas que ce soit une mauvaise chose, mais mon attention aurait été détournée), ni à « enre­gis­trer » cet événement dans ma mémoire pour écrire ces lignes plus tard, ni même à me dire que je perdais mon temps et que je pourrais être plus productif en faisant autre chose. Non, j’étais complètement plongé dans le moment présent. Avec la reine des libellules en plus! Toute mon attention était dirigée, comme un laser, vers des menus détails que je ne remarque pas la plupart du temps. Bref, j’étais complètement fasciné.

Nul besoin d’attendre la libellule magique ou la pleine lune mystique pour se laisser fasciner. Il suffit de sortir de sa tête et de regarder intensément ce qui nous entoure comme si c’était la première fois. Des feuilles, une chaise, un bout de tissu. C’est aussi simple qu’observer votre main durant quelques minutes. Vous n’avez pas idée à quel point la main est un instrument prodigieux et à la fine pointe de la technologie. Votre main mérite bien quelques minutes­ de votre attention. Observez-la comme si on venait de vous installer une main toute neuve.

Se sentir vivant
Tel un poisson dans l’eau qui ne réalise pas qu’il est dans l’eau, une personne vivante oublie souvent qu’elle est vivante. Un des plus anciens souvenirs que je possède (je devais avoir 3 ou 4 ans) est la réalisation que j’étais vivant. Prenez une seconde pour laisser entrer en vous cette phrase : « Je suis vivant (ou vivante). » Car, un jour, vous serez mort (ou morte). Je suis désolé de vous annoncer comment se terminera le film de votre vie. Sadhguru Jaggi Vasudev disait qu’une personne qui se rend compte qu’elle est mortelle­ est une personne qui commence à vivre. Et vivre, c’est être dans le moment présent. Il nous suggérait de nous répéter quelques fois par jour la phrase : « Je suis vivant » et d’observer comment notre interaction avec la vie changeait. Cela m’a fait sourire parce que, lorsque j’étais enfant, je le faisais naturellement.

En terminant, je vous invite à incorporer dans votre quotidien les cinq techniques que je viens de décrire. Accordez une pause à votre mental. Il vous sera ainsi plus facile de vibrer au diapason de la vie qui est à l’intérieur de vous et de celle qui vous entoure. Sortons de notre cerveau éduqué et découvrons des parties du cerveau qui nous rendent encore plus vivants.

Bonnes découvertes!