Il y a une saison pour tout

« Il y a le moment pour tout et un temps pour tout faire sous le ciel. » Ecclésiaste, 3,1

L’hiver est une saison de préparation, de révélation et d’orientation. C’est ainsi le moment où les racines paressent. Construire des bases solides en nous, au cours de cette saison. Mais ce n’est pas la saison des moissons.

La nature nous fait passer par le printemps. C’est le moment de planter, de bêcher et d’arroser. En d’autres termes, c’est la saison d’un dur labeur. Travailler de façon à réaliser son plan. Mais le printemps n’est pas non plus la saison des moissons.

Dieu nous fait connaître l’été. L’été est la saison de l’épanouissement. C’est le moment où vos idées d’inspiration se matérialisent et où vos activités, vos intérêts et les gens qui vous entourent commencent à converger vers votre plan. Mais toutes les activités de l’été ne se traduisent que par une maigre moisson. C’est alors que vient l’automne.

C’est la saison divine. C’est au cours de cette saison, que vous récoltez enfin le fruit de tous vos efforts. Mais la plupart des gens ne découvrent jamais l’automne. Ils abandonnent souvent en cours de route parce qu’ils ne savent pas en quelle saison ils se trouvent.

« C’était le printemps, c’était l’été que je désirais, les journées chaudes et la nature magnifique. C’était l’été, mais c’était l’automne que je désirais, les feuilles aux riches couleurs et l’air frais et sec. C’était l’automne, mais c’était l’hiver que je désirais, la belle neige et la joie de la saison des fêtes. J’étais un enfant, mais c’était l’âge adulte que je désirais, la liberté et le respect. J’avais vingt ans, mais je souhaitais en avoir trente, être mûr et sophistiqué. J’ai eu quarante ans, mais je souhaitais en avoir trente, la jeunesse et l’esprit libre. J’étais arrivé à l’âge de la retraite et je souhaitais avoir quarante ans, la présence d’esprit, sans limites. Ma vie était finie, mais je n’ai jamais obtenu ce que je désirais. » (Jason Lehman)

Soumis par Johanne Plante, Centre des fermières La Pocatière

MASON, John L. Mason. Vous êtes unique, ne devenez pas une copie!, Éditions Un monde différent, 1997

Contrôle du stress et connaissance de soi

Qu’est-ce que c’est que ça? De quelle potion magique ou méthode abracadabrante va-t-il nous parler celui-là? Eh bien, d’aucune. De quoi va-t-il nous parler alors, me direz-vous. C’est simple. Du Gros Bon Sens.

En tout premier lieu, soyons honnêtes avec nous-mêmes, il n’y a pas de recette miracle pour traiter le stress. Il n’y en a pas de potion magique. Il n’y a pas de méthode infaillible et universelle fonctionnant pour tout le monde sans regard sur qui vous vous êtes. Alors, de quoi vais-je vous entretenir? Je vous l’ai dit Du Gros Bon Sens. De la simplicité qui crève nos yeux. Bon, ceci étant dit, trêve de blabla, abordons le sujet.

Pour bien contrôler une chose, il faut bien la connaître, n’est-ce pas? Par exemple, pour bien conduire une automobile, il suffit d’apprendre à la connaître. Si on a bien fait nos leçons, on ne cherche pas de midi à quatorze heures pour comprendre que si je tourne la clé, le moteur démarre. Est-ce possible que pour nous, le principe soit similaire? Voyons voir.

Partons du principe que l’être humain possède quatre personnas, quatre facettes, qui forment un tout, c’est-à-dire soi. Ces quatre personnas étant la facette personnelle, professionnelle, familiale et sociale.

Maintenant, admettons que nous avons fait le tour des quatre facettes de notre moi avec toute l’honnêteté dont il est nécessaire. De plus, si nous pouvons constater d’évidence les liens qui unissent et interagissent entre ces quatre facettes, nous est-il possible d’affirmer avoir les outils indispensables à la connaissance de soi et en faire d’emblée une réalité? J’en suis convaincu.

Suite à cette démarche de la connaissance de soi, qui, notons-le, n’est pas facile admettant le fait que l’on se doit de voir et d’accepter toutes ses qualités et ses petits défauts, peut-on affirmer que le fait de mieux et bien se connaître nous donne la possibilité de pointer les différentes sources de stress qui nous accablent et de les mieux comprendre. Et finalement, si c’est mieux comprendre, est-ce mieux contrôler? Il me semble que la réponse est évidente.

Je ne vous ai pas donné de pilule (une maladie, une pilule, ben voyons), pas de recette magique, de potion, ou de ce que vous voulez bien imaginer. Je vous ai simplement parlé de Gros Bon Sens. Je ne vous ai pas dit que j’ai pondu la méthode miracle, loin de moi cette idée. En fait, ce que je vous dis, c’est qu’il est possible de mieux gérer votre stress par une meilleure connaissance de soi. Une méthode qui peut s’avérer longue et difficile pour certains et pour d’autres, non. Une façon de faire sans pilule, sans médication. Un principe qui ne crée pas de béquille et qui ne masque pas la vérité.

Selon certains, l’être humain est le seul être vivant doté de conscience. Est-ce pour cela qu’on doit se compliquer la vie?

L’archéologie de notre identité conduit-elle à la paix?

Nous identifions-nous essentiellement au reflet des circonstances extérieures de nos vies? Un peu comme le chien qui branle sa queue lorsqu’on le gratifie et qui met sa queue entre ses jambes lorsqu’on le gronde.

Nous aimons ronger nos douleurs, grandeurs et malheurs passés. Cela nous rend unique, génial ou spécial. On s’y identifie tellement qu’on les porte dans la gueule comme de gros os ou sur nos épaules comme des étendards.

Nous avons peur aussi de l’avenir. Nous avons besoin de sécurité, de stabilité et de carte santé garantissant l’immunité. On s’identifie tellement à ces peurs, ces procrastinations et ces préoccupations qu’on les porte dans le bas-ventre, la gorge et les yeux.

Plutôt que de jouer aux zéros, pourquoi ne pas devenir notre propre héros (notre star au sens propre et figuré), capable de confronter nos petitesses, bassesses et faiblesses qui sont si clairement visibles chez les autres?

Pourquoi ne pas tout simplement être présent : attentif à nos sensations, émotions et pensées; sans machinalement dire « moi » ou « je » à toutes celles qui vite nous visitent, même si parfois elles reviennent comme des rengaines et des obsessions?

Pourquoi ne pas s’observer comme des scientifiques en quête de découvertes, devenant ainsi le témoin objectif des bibittes, des redites ou des magnifiques créatures habitant la mystérieuse jungle de notre corps, cœur et tête?

Pouvons-nous devenir les vaillants explorateurs de nous-mêmes, les audacieux trappeurs de nos contrées intérieures, les courageux capitaines de navires emportés à la dérive par les courants, vents et tempêtes de nos vies?

Puisque de toute façon, nous nous identifions à certaines facettes de nos vies, pourquoi alors ne pas choisir celles qui nous rappellent le meilleur de nous-mêmes : quand nous sommes forts, tenaces, nobles, patients, dignes, loyaux, compréhensifs, aimants, confiants…

Pourquoi ne pas nous regarder en face, nous dire à la face ce que nous ne sommes pas, à savoir, entre autres : « notre » mémoire, « nos » peurs, points de vue, croyances, jugements, émotions, maladies, désirs… Sous ces épais maquillages, pouvons-nous démasquer notre vrai visage, nous envisager en profondeur et goûter, enfin, à la paix.

« Ne fais pas à autrui… »

Dans le cours de notre vie mouvementée et rapide, nous oublions souvent de poser des gestes de gentillesse envers ceux que nous côtoyons. Parfois une action fait boule de neige. Un sourire ou un compliment ou une parole encourageante peut faire une grosse différence dans la vie d’un être humain. Si chacun de nous accomplissait de bonnes actions quotidiennement, notre planète serait un meilleur endroit où vivre. De plus, nous sommes des modèles pour nos enfants. Jouez au jeu : un geste charitable de la part d’un auteur inconnu. À chaque jour, efforcez-vous pour poser dix gestes d’aide.

Voici des suggestions :

  • Complimentez une qualité chez un collègue
  • Ramassez un papier par terre
  • Remerciez une caissière ou un empaqueteur
  • Complimentez le nouvel ensemble d’un collègue
  • Replacez la paperasse en attendant en ligne à la banque
  • Tenez la porte ouverte pour la personne qui vous suit
  • Téléphonez ou écrivez à un ami simplement pour le saluer
  • Ramassez un item tombé de l’étalage au magasin
  • Gardez en tête la pensée : « ne fais pas à autrui… »
  • Avant d’agir, mettez-vous dans les souliers de l’autre.

Notre corps est pensant et cherche à vivre sa propre intégrité

Une maladie que l’on guérit sans introspection, sans recherche, sans changement de mode de vie, n’est pas une guérison, c’est simplement la disparition de symptômes.

Tôt ou tard, ça se développe différemment. Nous sommes réellement un tout et nous devons nous percevoir dans une globalité. Chacune de nos cellules contient la conscience de tout ce que nous avons vécu ainsi que celle de l’univers en entier puisque l’être humain fait partie intégrante du monde naturel qui l’entoure, le façonne et l’influence. Heureusement, de plus en plus de gens maintenant sont en quête du sens de leur vie.

Instinctivement, ils savent qu’ils ont un rôle important, lequel est relié aux autres, à ce qui se passe sur notre planète, dans notre environnement, etc. Le défi est infiniment grand et en même temps infiniment petit. Le processus de découverte n’est pas simple; c’est vrai par ailleurs, on peut y prendre plaisir et en obtenir énormément de satisfaction, se sentant ancré dans notre vie.

Il ne s’agit pas de partir en conquérant, à la recherche de tous les problèmes de notre société. Il s’agit de nettoyer et de transformer notre propre jardin intérieur. C’est-à-dire nos croyances erronées et d’identifier et transformer les masques protecteurs qui se sont installés pour pallier à nos manques et souffrances intérieurs. Reconnaître nos habitudes de vie non aidantes, nos attitudes et comportements non féconds et procéder graduellement aux changements en développant une vision plus globale sans toutefois, rechercher la perfection.

La maladie est une opportunité, un appel à la conscientisation, une communication de notre être, nous permettant de faire une halte afin de vérifier si la destination que l’on poursuit est en lien avec nos valeurs et notre propre quête.

C’est important de se poser des questions et de laisser la sagesse en nous s’exprimer. Quel temps est-ce que je me donne pour aller à l’intérieur de moi et entrer en contact avec mon être profond? Nous ne sommes pas seulement un corps, nous sommes un esprit et une âme. Quelle place est-ce que je laisse à cette guidance intérieure?

Ai-je un travail ou des intérêts qui me stimulent? Quelle est la perception de mon moi, des gens que je côtoie? Suis-je régulièrement dans le jugement? Quelle est la dernière fois où j’ai donné avec bonté et chaleur à quelqu’un qui me demandait?

Est-ce que, quand je dis oui, c’est un vrai oui empreint d’amour? Ou bien, un oui, par peur de perdre l’amitié de l’autre ou pour inscrire un dû dans mon livre de compte caché?

Est-ce que j’ai la critique facile? Est-ce que je contrôle régulièrement tout ce qui m’entoure? Est-ce que je donne de l’amour autour de moi? Est-ce que je me sens libre de vivre ma vie comme je l’entends et est-ce que je laisse les autres, vivre la leur, librement? Est-ce que j’entretiens de la colère, de l’animosité avec une ancienne relation ou avec mon passé?

Observez-vous, sans jugement. C’est le meilleur moyen que je connaisse pour apprendre à identifier ce qui n’est pas bénéfique. S’il vous plait, donnez-vous le temps. Soyez accueillant et tendre à votre égard. De plus en plus, l’humain a besoin dans cette société hyperactive de considération et de tendresse. Vous pouvez mettre en œuvre ces dons envers vous-même.

Nous sommes semblables et en même temps tellement différents. Il n’y a pas de recettes toutes faites, il y a vos recettes. À vous, de vous découvrir.

Tout cela demande d’être à l’écoute et de combattre nos peurs, notre scepticisme et de s’impliquer sur la voie de notre cœur en collaboration avec la raison naturellement. C’est une nouvelle relation à développer en restant conscient que nous comme cocréateurs de notre santé et de notre vie.

Rappelons-nous les paroles de Louis Pasteur appuyant les travaux de Claude Bernard : « Bernard a raison, le germe n’est rien, le terrain est tout ».

Auteur inconnu

Le changement, une bénédiction?

Plusieurs personnes se plaignent qu’il y a trop de changements dans leur vie et d’autres se plaignent qu’il n’y en a pas assez. Je ne sais pas si un jour nous développerons une vertu spirituelle, que l’on nommera « contentement ». Il n’y a qu’une chose qui est constante dans notre monde et c’est le changement, tout change, les personnes, les choses et les expériences. Très souvent, on accueille le changement comme un visiteur indésirable, excepté si on pense que cela va améliorer une partie de notre vie qui ne nous satisfaisait pas, comme un meilleur emploi, une plus belle maison, une meilleure relation, etc. Un changement pour le meilleur nous apporte de la joie et même du bonheur. Très peu de personnes aiment les changements qui nous semblent négatifs, car ils nous font travailler fort et parfois longtemps avant qu’on prenne conscience que c’était une bénédiction.

Pourquoi une bénédiction? Parce qu’on se rend compte après s’être débattu durant un certain temps, que ce changement apportait un plus dans notre vie et par le fait même, un nouveau niveau de conscience. Tout changement difficile à l’extérieur, amène un changement bénéfique à l’intérieur. Le problème, c’est qu’il est habituellement difficile pour l’être humain de laisser aller ses vieilles croyances, ses vieilles habitudes et de sortir de son cercle de sécurité. Chaque fois qu’un changement vient déranger notre vie, c’est pour nous faire évoluer intérieurement et extérieurement. Ces changements pour le pire nous aident à développer plus rapidement les qualités de patience, tolérance, compassion, sagesse, compréhension et amour. Le développement d’une de ces qualités est la bénédiction de tout changement.

Comme le dit si bien Sri Harold Klemp, le maître ECK vivant, les changements deviennent beaucoup plus faciles à gérer, lorsque notre acceptation s’ouvre de plus en plus. Il dit aussi que notre état de conscience est notre capacité à accepter ce que la vie nous apporte. Le point important, lorsque survient un changement indésirable, est de se demander « qu’est-ce que la vie veut m’apprendre? ». Lorsqu’on a obtenu la réponse à cette question, on découvre le cadeau qui se cachait derrière.

Le secret pour composer avec le changement est notre attitude. Il est impératif de comprendre que ce n’est pas ce qui arrive qui détermine ma vie, mais la façon dont je réagis intérieurement à ce qui arrive et ce que je décide de faire avec ce qui arrive.

Une des meilleures façons que je connaisse, pour comprendre le pourquoi d’une expérience, d’un événement ou d’un changement, est de l’amener en contemplation à l’aide du chant du HU (se prononce hiou). Le HU est l’ancien nom sacré de Dieu. Lorsque l’on chante ce son sacré, c’est un chant d’amour à Dieu. Ce son a aussi le pouvoir d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus du problème, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

La façon de le faire est la suivante : assis ou étendu, fermez les yeux et portez votre attention sur un point situé entre les deux sourcils, sans forcer.

Placez votre question ou votre expérience sur votre écran mental, comme si vous étiez assis au cinéma et que vous regardiez votre question sur l’écran blanc.

Chantez doucement, intérieurement, le son HU (hiou) sur l’expiration, comme ceci : hiou-ou-ou-ou… et demandez de l’aide.

La réponse peut venir immédiatement ou dans les heures ou les jours qui vont venir, soyez à l’écoute de la vie.

Vous pouvez faire cet exercice à tous les jours, de 5 à 10 minutes ou dans n’importe quelle situation si vous avez besoin d’aide intérieure ou extérieure.

Pour faire cet exercice spirituel, vous n’avez besoin qu’un peu de discipline et de l’amour de soi.