L’art de vivre – Passion

Passion, j’aime ce mot. C’est comme si je pouvais en ressentir son énergie, sa force, sa patience, son engagement. Pour moi, une passion veut dire aimer passionnément ce que je fais. C’est un appel à l’aventure, à la créativité, à la foi et la confiance en sa vie. En voici une illustration.

Déjà à l’âge de six ans, je voulais devenir violoniste et jouer dans un orchestre. Je suis née dans un tout petit village dans le nord du Québec, mais, même s’il était petit, il y avait un couvent tenu par des religieuses et l’une d’elles enseignait le violon. Pensionnaire dans ce couvent, j’ai eu la chance d’apprendre cet instrument. Cette passion m’a aidée à ne pas me sentir seule, éloignée de ma famille, à ne pas être triste et cela pendant dix ans. Je n’allais presque jamais aux récréations, j’étais toujours dans la salle de musique à m’amuser, à faire ce que j’aimais le plus.

À 17 ans, j’étais déjà sur le marché du travail et à 21 ans, je me mariais. Pendant plusieurs années, j’ai dû mettre de côté mon violon, travaillant à l’extérieur en même temps que notre maison devenait de plus en plus bruyante, cinq enfants s’étant ajoutés à notre couple. Fini le violon.

Mon mari décédait à 40 ans et cinq ans plus tard, je déménageais à Hull. Une de mes amies m’invita un soir au CNA pour entendre l’Orchestre symphonique d’Ottawa, et, tout bonnement, elle me dit que les musiciens n’étaient pas tous des professionnels. Le lendemain, je quittais un emploi assuré, me trouvais un excellent professeur et recommençais à étudier sérieusement le violon. Mon intention était de pratiquer 3 heures par jour pendant que les enfants étaient à leurs différentes écoles. Je ne me suis même pas demandé comment je m’arrangerais financièrement, je ne songeais qu’au résultat, l’orchestre.

C’est alors que les miracles ont commencé… Le téléphone sonnait pour m’offrir du travail. La première fois, c’était au ministère de la Justice où l’on m’offrait un contrat de six mois, non renouvelable, à raison de 20 heures par semaine. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Après ces six mois, j’ai été réengagée deux autres fois. Puis, la directrice d’une école de musique m’a téléphoné me demandant si j’accepterais d’aller enseigner le violon 15 heures par semaine, C’était parfait.

Ensuite, j’ai reçu un appel d’un médecin qui demeurait à Kapuskasing, un inconnu. Comment avait-il eu mon téléphone? Il écrivait un livre et me demandait de la transcrire pour lui. Il en a écrit 4! J’ai eu du travail pour 6 mois. Et finalement, j’ai eu mon audition et je suis devenue membre de l’Orchestre symphonique.

Je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter, la vie prenait soin de moi continuellement. Je me sentais aimée, encouragée, dans le flot de ma vie. Je suis convaincue qu’en chacun de nous une passion a été déposée dans notre cœur et que si nous l’explorons, nous la découvrirons. Une passion est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à l’aventure, à l’inconnu. Il faut oser, laisser aller nos peurs, faire confiance en sa vie cette vie qui nous aime et nous connaît tellement. Nous connaissons les premiers pas à prendre et ensuite, nous allons de découvertes en découvertes. C’est un appel à la créativité, à l’expansion de son être.

La passion peut évoluer, c’est ce qui m’est arrivé. Bien sûr, j’aimerai toujours le violon, mais maintenant ma vie est devenue ma passion. Ma vie m’aime et me veut heureuse. Je lui fais confiance, elle me guide, m’amène je ne sais où et je dis oui. La confiance et l’abandon croissent de jour en jour.

Les huiles essentielles, une alternative aux antibiotiques

Les grandes multinationales pharmaceutiques ont maintenant épuisé leurs ressources pour contrer efficacement les infections bactériennes. En effet, les antibiotiques les plus puissants, ceux de la dernière génération, sont eux aussi, dans bien des cas, reconnus par les bactéries qui leur deviennent alors résistantes. L’époque mémorable de leur apparition, où ils ont enrayé la pneumonie (souvent mortelle) est maintenant révolue. Cet exploit magistral avait fait oublier pour un temps toutes les recherches et expériences réalisées avec les plantes et leurs extraits les plus concentrés, soit les huiles essentielles. Heureusement, la planète et toute sa pharmacopée nous est toujours disponible, en grande partie du moins. De plus, nous avons aujourd’hui toute la technologie nécessaire pour prouver l’efficacité des huiles essentielles (aromatogramme, spectomètre, etc.).

En utilisant les huiles essentielles, on apprend vite que leur activité la plus importante est celle d’enrayer les parasites, bactéries, virus et autres indésirables. Les huiles essentielles font cela avec une grande compétence pour plusieurs raisons. Je n’exposerai ici que les 3 principales.

La première est en soi extraordinaire et l’homme n’est pas près de trouver son équivalence en produits de synthèse. En effet, les huiles essentielles non seulement détruisent l’intrus, mais, dans un même mouvement, renforcissent les cellules saines contre les attaques de cet intrus. Ce facteur est plus qu’intéressant en cette période où l’humanité voit son système immunitaire complètement hypothéqué pour toutes les raisons que nous connaissons. Quand on est conscient que tout est uni, on conçoit mieux l’importance de son terrain versus son capital-santé. À mon avis, il est urgent de rendre au corps sa capacité originelle à se défendre seul. J’ai constaté plus d’une fois dans ma pratique que des personnes présentant une faiblesse chronique, par exemple au niveau des poumons (rhumes, grippes, sinusites fréquentes), se trouvaient immunisées presque totalement à ces maux après un traitement adéquat aux huiles essentielles.

La deuxième raison est mathématique. Vu la nature polymoléculaire de la majorité des huiles essentielles, la molécule qui agit sur l’envahisseur, ne peut être reconnue par celui-ci parce qu’elle est accompagnée de tant d’autres qu’il ne sait plus où donner de la tête. Dans sa perfection, dame nature nous fait voir qu’elle est aussi rusée que David dans son combat contre Goliath. Donc, peu de chance que les huiles essentielles n’agissent plus.

Enfin, la troisième raison et non la moindre est un état de fait : utilisées dès les premiers symptômes, les huiles essentielles peuvent contrôler voire enrayer l’infection en moins de 24 heures. De plus, on ressent dans les minutes qui suivent l’utilisation si l’huile essentielle choisie aura un effet bienfaisant ou si elle sera neutre. De nombreuses huiles essentielles nous approvisionnent en molécules anti-infectieuses. Sans aucun doute, origanum compactum (carvacrol), thymus vulgaris (thymol), satureya montana (carvacrol) et eugenia caryophyllus (eugénol) sont parmi les meilleures représentantes dans le domaine. Toutes quatre peuvent combattre plusieurs ennemis à la fois et ont un large spectre d’action. De plus, toutes quatre proposent des molécules anti-infectieuses qui sont très positives donc toniques et stimulantes. Mais attention, car toutes quatre peuvent irriter et même brûler la peau.

Citons maintenant la très prisée cinnamosma fragrans mieux connue sous le nom de ravensara aromatica (antivirale), le melaleuca alternifolia ou tea-tree (antibactérienne majeure) et bien sûr, au Québec, plus de 36 huiles essentielles qui sont maintenant distillées dont deux monardes (anti-infectieuses) et plusieurs conifères que j’utilise presque toujours dans mes synergies pulmonaires. Essayez un mélange savoureux à diffuser dans la maison : une part égale de mélèze, pruche, épinette blanche et pin sylvestre. En plus d’aseptiser l’air, vous vous sentirez bien.

Les huiles essentielles sont vivantes, vibratoires et subtiles. Elles nous offrent un moyen doux en même temps que puissant de soigner aussi bien le corps que le cœur.

Il ne faut jamais regretter

On a souvent tendance à se dire que l’on regrette telle ou telle chose que l’on a fait par le passé, mais on ne devrait jamais le faire. On a tous fait des « gaffes » et on en fera toujours. Moi, je dis TANT MIEUX! C’est en regardant nos « erreurs » que l’on apprend, et apprendre, c’est merveilleux!

Lorsque l’on regrette quelque chose, à mon avis, c’est que l’on n’a rien compris. On doit parfois chercher et essayer de comprendre ce que la « gaffe » ou « l’erreur » nous a apporté. Chaque acte que l’on pose a ses conséquences positives ou négatives. Ce qui résulte de ces actes a inévitablement une leçon à nous apprendre. Malheureusement lorsque l’on n’y voit que le négatif, en oubliant l’envers de la médaille, le positif, on passe à côté d’un important enseignement et on risque de revivre le même scénario plusieurs fois.

Voyons le positif de ce que l’on a vécu. « Je me suis peut-être mis les pieds dans les plats, mais au moins je sais que je ne referai jamais telle ou telle chose! » Et comme les Anglais disent, it’s a learned lesson (c’est une leçon bien apprise).

Quand on réussit à décortiquer n’importe quel événement et à comprendre que ça a servi à quelque chose de se « casser la figure » ou « d’avoir eu l’air fou », on devient fier de l’avoir fait et on oublie vite les regrets. Bien sûr, la plupart du temps, c’est avec le recul qu’on se rend compte de ce que cela nous apporte, et c’est normal, mais comme on dit souvent, « mieux vaut tard que jamais! ».

Remémorez-vous vos moments « gaffes », « erreurs » ou « ça n’a pas de sens comment j’ai eu l’air fou! ». Cela vous aidera à mieux analyser ces situations et vous finirez par en voir le positif. Ces moments-là, c’est ce que vous étiez AVANT, et non MAINTENANT.

Je termine en vous racontant l’anecdote qui m’a inspiré ce sujet. Quand ma mère était enceinte de moi, elle a fait un rêve où elle me voyait, à environ 4 ans. Nous regardions des photos toutes les deux et je lui ai demandé : « Maman, à quoi ça sert les photos? ». Elle m’a répondu « ça sert à se rappeler qui on était et ce qu’on a fait ».

Merveilles et secrets de notre cerveau…

Notre cerveau, l’outil le plus perfectionné qui soit, demeure pourtant sous-utilisé même s’il est à la portée de chacun. Tous s’accordent à dire que notre cerveau est une merveilleuse ressource qui nous permet d’être ce que nous sommes et aussi ce que nous voulons « devenir ». En effet, notre cerveau nous met en action, en réaction et en relation avec notre environnement… bref, notre vie passe par lui!

Les recherches scientifiques de M. Paul MacLean démontrent que notre cerveau se compose de différentes parties appelées : le reptilien (les associations), le limbique (les émotions) et le néo-cortex, les hémisphères cérébraux ainsi que cent milliards de neurones. Le tout est relié au système nerveux, qui lui, parcourt tout notre être.

C’est cette complexité extraordinaire qui explique notre aptitude étonnante à imaginer, penser, déduire, analyser et à créer. Chacun des neurones de notre cerveau peut être considéré comme un minuscule système de traitement de l’information où se logent nos expériences d’apprentissage liées à des émotions, des associations et des décisions faites lors de notre tendre enfance. L’ensemble des mémoires antérieures est activé selon la situation présente, et cette interaction émerge alors au niveau conscient… Plus nous pénétrons les secrets de notre cerveau, plus nous découvrons l’apprentissage de nos acquis et de nos automatismes, c’est-à-dire le processus inconscient sous-jacent qui nous pousse à agir de telle ou telle façon.

Selon M. Milton Erickson, « nous savons plus que nous savons que nous savons ». Autrement dit, notre cerveau nous est vraiment inconnu. En fait, la partie consciente ne représente qu’un faible pourcentage de l’esprit humain. Quatre-vingt-quinze pour cent de ressources et de capacités demeurent inexploitées et dissimulées dans notre inconscient.

Les techniques de PNL-M (Pratique neurolinguistique et mnémologie) ont pour objectifs de réactiver, désactiver et de réactualiser nos ressources intérieures tout en nous permettant de prendre conscience de notre processus interne, qui est le point de départ de notre « agir ». Il est essentiel de connaître notre propre processus afin de pouvoir modifier nos diverses associations émotionnelles et nos réactions internes qui se déclenchent vis-à-vis notre environnement.

Les techniques de PNL-M ont été conçues en fonction des capacités fondamentales de notre cerveau. De comprendre, de connaître et d’être en possession de moyens ou d’outils concrets, simples et efficaces, nous permet de développer un « art de vivre en harmonie » et de faire le pont vers la réalisation de soi, autant au niveau personnel que professionnel.

« Si une fourmi est contrainte de vivre sa destinée, la personne humaine peut façonner la sienne. »

Les livres de la vie

Un kundalini collectif

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que j’ai un p’tit côté irrévérencieux qui aime bien faire des farces et faire rire les gens. Et pourtant, lorsqu’il s’agit de penser au sens de ma vie, je ne peux m’empêcher de me remémorer trois expériences bien particulières qui sont survenues à trois différentes époques de ma vie. Je sais maintenant qu’il s’agissait d’expériences Kundalini. Mais au moment où elles avaient lieu, ces fameuses expériences, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait…

À la fin de notre dernière chronique, j’étais sur le point de vous raconter la première de ces expériences. Il s’agit d’une aventure qui m’est arrivée en 1973 et a duré une dizaine de mois. Cette aventure-là, je ne l’oublierai jamais. Et je peux encore dire ça malgré que cette expérience est survenue il y a déjà 30 ans.

C’est la troisième semaine du mois de septembre en 1973… Nous sommes une trentaine de personnes à suivre un cours de métaphysique dite appliquée. Lors d’une session particulièrement intense, on discute de l’amour. J’argumente avec notre prof, la fondatrice et la guru de notre organisation lorsqu’elle m’interrompt brusquement en disant avec autorité : Non, Marcel, le phénomène dont tu parles, ce n’est pas de l’amour véritable, ce n’est que du sexe! Ton problème à toi, c’est que tu n’as jamais compris ce qu’est l’amour véritable!

Normalement, ce genre d’intervention aurait provoqué une réplique rapide, car, d’habitude, j’ai la parole facile et j’aime argumenter. Mais cette fois-ci, je suis complètement pris au dépourvu. Soudainement bouleversé, je réagis d’une façon qui me surprend complètement : je me précipite hors de la classe. Je n’ai qu’une chose en tête : m’éloigner de cette femme! M’éloigner de cette classe! Inexplicablement, je me mets soudainement à me parler à haute voix, maugréant que ma guru ne sait pas de quoi elle parle. Plus je parle fort, mieux je me sens. Malgré ça, je ne peux m’empêcher de me mettre à pleurer à grosses larmes puis à hurler à haute voix. Plus je hurle, mieux je me sens, ce qui m’encourage à hurler encore plus fort. Je continue de crier et de pleurer à haute voix pendant au moins une quinzaine de minutes. Puis tout à coup, je ressens une douleur intense en arrière de la tête. Une voix (qui n’est nettement pas la mienne) me dit avec autorité : « Ton thalamus est en train de surchauffer. Calme-toi ». Surpris, j’arrête subitement de crier et de pleurer. Ma douleur disparaît aussitôt. Une lumière étrange m’enveloppe et un silence étourdissant m’entoure. Un calme étrange, mais bénéfique s’empare de moi. Ma colère et mon désarroi ont disparu et cédé la place à une sorte d’extase. Ma vie me semble tout à coup imbibée d’un sens profond et immuable. Je comprends maintenant TOUT. Et j’ai bien hâte de partager ma révélation avec les gens que je viens tout juste de quitter.

De retour à la salle de classe, j’en ouvre brusquement la porte pour me précipiter à l’intérieur. Une nouvelle surprise m’y attend : la pièce est remplie d’une énergie intense qui pulse partout et la couvre de couleurs vibrantes. Tout au fond de la pièce, je vois notre prof qui me sourit et m’ouvre les bras. Je me précipite dans ses bras en essayant d’expliquer ce qui m’est arrivé, mais je ne peux rien dire. Je ne parviens qu’à émettre des balbutiements incompréhensibles. Je me sens comme un bébé qui vient à peine de naître. De la bave me dégoutte de la bouche et le nez me coule à profusion, mais je me sens heureux, heureux, heureux comme jamais auparavant. Malgré ça, je suis assez conscient pour constater qu’un étrange tableau m’entoure : une trentaine de personnes me regardent avec consternation. Certains sont simplement curieux. D’autres sont visiblement ébranlés. Quelques-uns tremblent de peur. D’autres se bercent sur place comme de jeunes patients mentaux en état de choc.

Je désire vraiment leur expliquer ce qui s’est passé, ce qui m’est arrivé. Je veux les rassurer. Leur dire que tout va bien. Que ce que j’ai vécu est merveilleux. Qu’il ne faut surtout pas résister. Que tout ce qu’ils ont à faire est de permettre à l’expérience d’avoir lieu. Je veux leur affirmer qu’il n’y a rien à craindre. Que « passer de l’autre côté du voile » est tout à fait miraculeux, Mais je ne peux pas. Je ne peux toujours pas articuler un seul mot. Je ne fais que balbutier et baver. Et plus j’essaie de parler, plus je gargouille. Plus je gargouille, plus ceux qui m’entourent sont perplexes et plus je trouve ça drôle. En fait, tout me semble drôle. Très drôle.

Dans les heures qui suivent, une vingtaine d’autres personnes vivent une transformation semblable à la mienne. Un après l’autre, ils « percent » le voile qui me semble séparer la dimension physique de la dimension éthérique. Chacune de ces percées m’apparaît être une victoire importante, une sorte de conquête du monde spirituel par rapport au monde physique. Je suis convaincu que plus il y aura de gens comme « nous », mieux nous serons.

Vous vous souvenez de la voix qui m’avait suggéré de me calmer? Cette voix me revient à maintes reprises. Elle me parle de Marcel comme s’il n’est qu’une personnalité particulière dans une longue ligne de personnalités que je possède dans ma garde-robe multidimensionnelle. Dès les premiers instants après ma transformation, cette voix me guide d’un moment à l’autre. Elle me suggère quel individu aider à « traverser » dans la nouvelle dimension. Elle me murmure des détails intimes à mentionner à certaines personnes et me prédit ce qui va se passer d’un instant à l’autre.

C’est ainsi que s’amorce une transformation qui va s’échelonner sur une période de plusieurs mois. Marcel était un individu très sérieux et prudent. Sur les instances de ma voix, je deviens très enjoué et insouciant. Marcel était émacié et de faible constitution. Je gagne du poids et développe des muscles que je ne connaissais même pas. Marcel évitait tout sport et toute forme d’efforts physiques. Moi, je fais maintenant de la natation et de la musculature plusieurs fois par semaine. Marcel était dépressif et assez maussade, moi je suis très joyeux, même heureux jusqu’au point de chanter et de fredonner à tout moment de la journée.

Pour ce qui est de ma sexualité, elle aussi subit une transformation plutôt radicale. Quoique j’ai toujours été intéressé aux plaisirs charnels, ma personnalité assez maussade m’avait souvent empêché d’en profiter avec joie et abandon. Tout ça change avec l’aide de ma voix. Sur ses instances, je profite de maintes occasions érotiques et m’y abandonne avec passion et insouciance.

Plus je lui fais confiance, plus ma voix se fait connaître. Elle m’affirme qu’elle est là pour m’aider à surmonter les limites de Marcel. Elle me lance toutes sortes de petits (et gros) défis dont le but semble être de remettre en question mes habitudes et mes attitudes périmées. Elle m’enseigne à contourner les peurs, les appréhensions et les limites de Marcel. Elle m’offre maintes suggestions qui vont à l’envers de ses façons de penser, de son mode de vie, de ses inhibitions et même de ses croyances religieuses et spirituelles.

Cet état d’euphorie restera avec moi pendant plus de dix mois, cette année-là. Durant toute cette période, je suis constamment habité d’un sentiment de parfait bien-être et de joie soutenue. Je continue de plus à me percevoir comme une sorte d’extra-terrestre pour qui chaque nouvelle journée est une aventure inusitée.

Puis, un jour, je m’aperçois que tout est fini. Mon extase disparaît complètement sans laisser de traces. Ma certitude n’est plus là. Mon ancienne personnalité est de retour. Je suis de nouveau Marcel. Je ne suis plus qu’un humain bien ordinaire.

Mon état kundalini ne me reviendra que huit ans plus tard, lors d’un voyage en Égypte. Mais cette histoire-là, je vous la raconterai dans une prochaine chronique.

Le bracelet astrologique, un puissant remède ayurvédique

Les métaux sont utilisés à des fins thérapeutiques depuis des millénaires selon les principes de l’ayurvéda, la médecine traditionnelle de l’Inde. Les rishis de l’Antiquité savaient que des métaux précis produisent un effet particulier sur celui qui les porte directement sur la peau ou près du corps. Cependant, un effet curatif accru a été observé dans le cas d’une combinaison de métaux. Le bracelet trimétal, alliant l’or, l’argent et le cuivre, est l’une de ces combinaisons uniques.

Le bracelet trimétal repose sur le principe de l’électro-biomagnétisme.

Visualisons notre corps comme une masse d’atomes en mouvement qui s’unissent pour former des structures de plus en plus larges : d’abord de minuscules cellules, puis des organes, et enfin le corps tout entier en tant qu’organisme complet. Quelle qu’en soit la taille, cependant, chaque structure comporte des attributs positifs, négatifs ou neutres associés au magnétisme, qui correspondent respectivement au proton, à l’électron et au neutron de l’atome. L’or, l’argent et le cuivre du bracelet trimétal correspondent également à ces attributs électromagnétiques.

L’or correspond au pôle positif d’un aimant, l’argent au pôle négatif, et le cuivre au point neutre central qui unit et sépare à la fois l’or et l’argent. Par conséquent, cette disposition particulière de métaux peut véhiculer un effet magnétique subtil, mais puissant.

Le port d’un bracelet trimétal crée un état vibratoire qui aide à produire un état d’homéostasie dans toutes les structures, larges et petites, de notre corps. L’objectif de l’ayurvéda consiste à découvrir l’amour inconditionnel, ou état de béatitude, après avoir atteint l’harmonie et l’équilibre. L’effet électro-biomagnétique que produit le bracelet trimétal aide à accélérer la prolifération des cellules de béatitude qui, selon l’ayurvéda, sont produites lorsque notre corps, notre esprit et notre âme commencent à s’harmoniser. L’état d’amour inconditionnel que nous finissons par atteindre est la raison d’être de la création du bracelet trimétal.

Lorsque nous commençons à équilibrer notre corps, notre esprit et notre âme à l’aide du bracelet trimétal, nous commençons à reconnaître l’importance de faire des choix avisés. Selon Paramahansa Yogananda, célèbre saint indien, nous devons faire ce qui doit être fait, au bon moment et pour la bonne cause. Ainsi, nous sommes plus susceptibles de créer et d’attirer des circonstances positives dans notre vie. De ce point de vue privilégié, nous somme aussi mieux équipés pour relever les défis de la vie. Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes plutôt que d’y réagir. Nous pourrions peut-être même simultanément améliorer notre karma.

Dans Autobiographie d’un yogi, Paramahansa Yogananda illustre les propriétés protectrices des métaux relativement aux influences extérieures. « Les radiations électromagnétiques subtiles circulent continuellement dans l’univers; l’homme ignore si elles bénéficient ou maléficient le corps, et d’ailleurs n’y pourrait rien. Ce problème attira l’attention de nos rishis, qui découvrirent des combinaisons favorables de métaux. »

Notons également la diversité des effets positifs dont bénéficiera celui qui porte le bracelet trimétal. Voici quelques-uns des bienfaits attribués à chaque métal.

Or
L’or est de nature yang, et est associé au Soleil. Ses effets réchauffent et stimulent celui le porte.

Argent
L’argent est de nature yin, et est associé à la Lune. Ses effets rafraîchissent et calment celui qui le porte.

Cuivre
Le cuivre est associé à Mars. En combinaison avec l’or et l’argent, la force dynamique du cuivre unit et sépare à la fois les énergies yang et yin.

Comme l’a dit Paramahansa Yogananda : « La prière, la force de volonté, la méditation yogique, la consultation des saints, l’emploi de bracelets astrologiques permettent d’adoucir ou d’annuler les effets néfastes des mauvaises actions passées ».

Choisir le bonheur

La question la plus urgente et la plus persistante dans la vie est : « Qu’est-ce que vous faites pour les autres? ». Martin Luther King

Hier matin, à la piscine, je regardais un père qui avait amené ses trois petites filles se baigner. Elles avaient entre deux et six ans et le père avait fort à faire. Il accordait son attention surtout à la plus jeune. La plus vieille exécutait des plongeons et pirouettes en criant à chaque fois : « Papa! Papa! Regarde-moi! Regarde-moi! ». Mais le père levait à peine les yeux et sans dire un mot continuait à jouer avec la plus jeune. J’avais envie de lui dire : « Parle-lui! Parle-lui! Dis-lui que tu es là et qu’elle est importante, elle aussi. ».

Et, je me suis mise à réfléchir à ce besoin d’amour, de contact, d’attention, d’écoute que nous avons tous. Une grande partie de notre bonheur dans la vie vient de la qualité de nos relations avec les gens et nous-même.

Le contact est un des besoins les plus fondamentaux de l’être humain sur le plan psychologique. C’est l’équivalent de respirer sur le plan physique. Sans contact, nous dépérissons. Sydney Jourard dans son livre La transparence de soi montre comment il y a une corrélation directe entre notre quantité et notre qualité de contact et notre santé autant physique que mentale. Et que même le contact avec un animal peut contribuer à améliorer notre santé.

Privés de contacts aimants, les enfants se laissent parfois mourir (le syndrome d’hospitalisme de Spitz) et une recherche à l’hôpital Sainte-Justine a démontré que les enfants qui recevaient plus d’attention de leurs parents guérissaient plus vite avec moins de complications. De la même façon, les bébés prématurés que l’on touche prennent du poids rapidement et ont une meilleure chance de survie.

Une recherche sur le bénévolat montrait que cet acte d’amour pour les autres était aussi efficace pour la santé du cœur que l’exercice physique régulier. Aimer et être aimé est une des sources du bonheur, c’est aussi une source de vie et de santé.

C’est devenu une banalité de dire qu’il faut s’aimer soi-même pour être capable d’aimer les autres. En réalité, les deux démarches sont parallèles. Plus je m’aime et plus j’ai d’amour et de plaisir à rencontrer les autres et, plus je donne aux autres, mieux je suis avec moi-même. L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

Quoi que nous en pensions, aucun de nous n’est isolé. Chacune de nos actions, chacune de nos pensées, chacune de nos émotions a une répercussion sur nos vibrations énergétiques et donc sur l’environnement dans lequel vivent les personnes qui nous entourent.

Petite, j’ai appris la notion de « corps mystique ». Nous faisons tous partie d’un même corps et dans ce sens, si une partie souffre, toutes les parties sont affectées. Mais cette notion me semblait bien abstraite.

Plus âgée, en tant que psychologue, j’ai pu constater l’importance que nos actions et nos paroles ont sur les autres. Combien de fois j’ai entendu des gens dont la vie a été transformée parce qu’ils se sont fait dire : « Tu es stupide! » ou au contraire « J’ai confiance en toi! ».

J’aime bien la blague du mari à qui sa femme dit qu’il ne s’exprime pas assez et qui répond : « C’est la faute des indiens! » et à sa femme interloquée, il réplique : « Mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-mère a été tuée par les indiens et mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-père s’est remarié avec une femme qui ne parlait pas et donc mon arrière-arrière-grand-père n’a pas appris à s’exprimer et n’a pas pu le montrer à mon arrière-grand-père et ainsi de suite jusqu’à moi.

Même si cette blague veut illustrer jusqu’à quel point nous blâmons les autres de nos insuffisances, elle contient aussi une part de vérité. Nous sommes participants et héritiers de l’interaction d’une multitude de gens et de contacts et événements dont leur vie a été faite. Chacun de nos gestes a un impact.

Plus tard, en travaillant au niveau de la guérison énergétique, j’ai découvert que cette connexion était encore plus forte que je pensais. Chacune de mes pensées et de mes émotions fait que j’émets une vibration et cette vibration va influencer ceux qui entreront à son contact. Ma colère, comme une onde sonore qui fait exploser un verre de cristal, va aller réveiller la colère de l’autre. Mon amour, lui, va aller le guérir au plus profond de lui-même. Des recherches ont montré que si une localité a un certain pourcentage de gens qui méditent, le taux de criminalité baisse. La vision d’un film de Mère Thérèsa a un impact positif sur l’état mental et physique des spectateurs. Je suis maintenant extrêmement consciente de l’impact que même mes pensées ont sur les autres. Il n’y a pas de séparation. Un médecin américain, Larry Dossey, a effectué une recherche sur l’impact des groupes de prières sur des malades hospitalisés pour une intervention chirurgicale. Ses conclusions ont été tellement probantes qu’un collègue écrivait : « S’il existait un médicament aussi efficace que cette énergie d’amour, les gens feraient la queue à la pharmacie pour en acheter ».

Nos pensées affectent les autres et les influencent. Nous sommes tous dans la même soupe et si elle est trop salée, nous en sommes tous affectés.

C’est pourquoi le premier cadeau d’amour que nous pouvons faire à l’humanité, c’et de nous aimer et de nous guérir nous-même. Être heureux est la chose la moins égoïste que nous puissions accomplir dans notre vie.

D’abord parce que nous ne sommes plus un fardeau pour les autres, ensuite parce que nous leur donnons l’exemple et l’espoir qu’il est possible d’être heureux, et enfin parce que nous influençons tous ceux qui nous entourent et les aidons à faire de même sans même avoir à dire un mot.

M’aimer, c’est être à l’écoute de moi-même, de mes émotions, de mes désirs. M’aimer, c’est me respecter et respecter mes besoins. M’aimer, c’est m’accepter comme je suis maintenant et me traiter avec compassion et tendresse. M’aimer, c’est me pardonner mes erreurs, mon insuffisance, mon ignorance, mon imperfection, mon humanité. Aimer les autres, c’est leur accorder exactement les mêmes droits, le même respect et la même attention.

S’aimer et se guérir, c’et donc aimer et aider à guérir les autres et aimer les autres, c’est s’aimer. Tout le monde veut se sentir aimé. Le secret, c’est de s’aimer sans compter. Votre cœur sera alors rempli d’amour, votre propre amour. Quand les autres seront fâchés, accueillez leur colère et continuez à émaner de l’amour. De l’amour pour vous-même en ne vous blâmant pas ou en vous pardonnant vos erreurs et de l’amour pour l’autre en acceptant qu’il exprime maladroitement ou pas sa frustration et ses besoins. Accepter les autres comme ils sont et là où ils sont actuellement vous donnera la paix. Ce qui ne veut pas dire de vous écraser et de faire ce qu’ils veulent, mais de ne pas vous laisser envahir par la colère vous-même. La colère est un acide qui brûle le vase qui la contient. La haine est un poison pire que le cancer. Et je ne parle même pas du point de vue du bonheur, de votre bonheur. Vous, vous serez plus heureux si vous êtes dans une attitude d’amour, d’acceptation et de pardon face à vous-même et face aux autres.

Je me souviens d’une dame qui avait insulté ma mère en public et ma mère me dit alors : « Pauvre elle, elle ne doit pas filer très bien aujourd’hui ». Ma mère voyait toujours la souffrance sous la méchanceté et ne se mettait pas en colère ni ne se blessait elle-même, mais éprouvait seulement de la compassion.

Et les peines d’amour, les rejets, les pertes, les deuils? J’aime beaucoup cette phrase de Marie-Noël : « Le remède d’aimer, c’est d’aimer plus encore ». La mort de ma fille m’a déchiré le cœur. Et en le déchirant, elle l’a ouvert. Ouvert pour savoir que tous les enfants sont mes enfants et qu’au-delà de mon enfant, je peux aimer toutes les nouvelles personnes que la vie met sur mon chemin.

Voici donc ma petite liste de conseils pour vous aider à développer la deuxième condition du bonheur :

Amour et service :

L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

  1. Prenez le temps de vous connaître, de vous aimer et de vous exprimer.
  2. Reconnaissez vos forces et acceptez vos faiblesses avec compassion.
  3. Intéressez-vous sincèrement aux autres, aimez et laissez-vous aimer.
  4. Prenez le temps de reconnaître vos besoins et d’y répondre.
  5. Prenez le temps de guérir vos vieilles blessures.
  6. Dans la mesure de vos forces et de vos possibilités, répandez l’amour et la bonté autour de vous.
  7. Prenez le temps de faire des contacts vrais et profonds avec les autres et avec vous-même.
  8. Admirez ce qu’il y a de beau en vous et dans les autres et faites des compliments.
  9. Nourrissez un désir sincère d’aider et de faire évoluer les autres autour de vous.
  10. Exprimez-vous et écoutez les autres.

Le couple comme unique – Le couple comme union

Voir ce qui manque à notre âme dans le regard de l’amoureux qui nous tient dans ses bras est comme un baume au cœur de la solitude.  Trouver celui ou celle qui colle parfaitement à la partie manquante de nous-même est toujours un cadeau merveilleux que la vie offre à tous sans exception.

Le défi commence dès lors que le couple formé s’oublie dans une illusoire plénitude qui oblige chaque partenaire à ne devenir que la moitié de ce qu’il est réellement.  La fusion est le processus initial de toute rencontre dès l’instant où le spermatozoïde et l’ovule mélangent dans la joie leurs histoires génétiques.  Tendre roucoulement de la vie à deux, sensation vibrante du corps qui s’expanse sous le regard étincelant de la vie recréée.  Prodigue de l’amour qui rend le gris des édifices presque tolérable, la pluie devient une amie qui incite à la paresse au lit, le vent devient charmant en ébouriffant les amants et tout ce qui ne peut être dit se lit mieux dans le sourire des yeux.  Quel prodige d’être amoureux, comme des enfants, ivres du sein de leur mère, ivres de contact et de fous rires.

Quel vertige de devenir l’amour et eux quand la folie s’étiole et que les mots, les corps, les idées s’éloignent, enfermant chaque moitié redevenue seule dans le vide du manque.  Séparation vitale, nécessaire car la fusion ne peut être qu’éphémère.  Au commencement de la vie, les cellules toutes identiques se séparent un jour pour devenir ce qu’elles doivent être.  Comme l’enfant quitte la mère, mari et femme doivent se transformer pour redevenir aimants.  L’amoureux ne peut continuer « à être l’objet du désir de l’autre », car il s’oublie et se noie dans des attentes insensées.  Cette légendaire mais tout à fait physiologique crise de couple survient toujours au bon moment même si elle ressemble à une tempête de mauvais sentiments.  À l’instar des adolescents, certains couples deviennent boutonneux, grincheux, claquant la porte parce qu’ils ne savent plus dire « je t’aime ».

La vie se partage alors en parallèle, chacun sur sa rive tentant de se redéfinir sans dépendance à l’autre, pour être à nouveau un individu entier.  Pour certains, la rive est symbolique, se creusant sous le même toit dans des silences et des évitements qui guérissent grâce au temps.  C’est dans cette période douloureuse que l’on constate que le sentiment amoureux ne se commande pas, qu’il peut disparaître tout simplement même sans colère sans haine et que l’on ne sait plus comment faire pour retrouver le contact.  Mieux vaut alors laisser l’espace faire son œuvre, faire chambre à part, maison ou même vacances à part!  Au terme de cette absence de communication, le couple sait s’il se retrouve sur la même rive ou si la séparation réelle est seule solution d’amour.  Tout cela sera plus facile si chacun accepte d’ouvrir les yeux de son cœur plutôt que de blâmer l’aveuglement de l’autre, au risque de laisser un amoureux adolescent aux prises avec ses tourments qui cherchera à nouveau la moitié idéale dans le jardin des passions.

La roue tournera encore, même pour ceux qui sont restés ensemble, prêts à s’engager de nouveau dans un contrat de mariage qui devient sacré pour permettre d’accéder au véritable couple uni où un plus un égale trois.  C’est une petite histoire d’amour que chacun veut écrire avec un grand A, puisque « amour » en langage des oiseaux donne « a privatif de la mort » (G. Athias).  Voilà pourquoi l’amour permet de guérir.

Le chemin du cœur amoureux n’est pas une ligne aussi droite.  Il y a plein de sentiers buissonniers, de petits détours secrets, de grandes clairières rassurantes et de sous-bois oppressants.  Tout comme nous aspirons à retrouver l’unité en nous, nous cherchons dans ce paysage l’amour unique, celui qui laisse sa marque dans les sillons du cœur, celui qui aspire au partage et à l’échange pour un brin d’éternité.

N’être qu’une moitié ne peut pas nous combler.  Rester séparé risque de nous faire ressembler à « certains couples (qui) font penser à deux fous dont chacun serait persuadé d’être l’infirmier de l’autre » C. Bobin

Être deux réunis est un bien beau défi qui se vit dans l’aventure d’une communication vivante et durable avec l’être aimé et aimant.

L’épanouissement que nous procure la pratique artistique

Nous avons tous en nous une énergie qui nous pousse à créer avec le geste, la couleur, la matière. Ce processus amène l’individu à explorer son propre rythme intérieur et à approfondir la dynamique de la perception.

Accomplir un acte de création ou entrer simplement en contact avec notre créativité n’est pas chose acquise pour la plupart d’entre nous. Les milieux de travail sont souvent axés sur la productivité, la rentabilité et la performance. Notre travail ne nous appartient plus et l’environnement stressant dans lequel nous évoluons, loin de favoriser la réalisation de notre potentiel créateur nous conduit à l’ennui, au sentiment de vide, d’échec ou encore, au burnout. Le burnout signifie, entre autres, que nous nous perdons de vue, coupés de nous-mêmes, séparés de ce que nous sommes vraiment, loin de notre besoin fondamental de créer… notre vie.

L’artisan de tous les temps a un lien privilégié avec l’objet qu’il fabrique; il participe à l’ensemble du processus, de la conception jusqu’à l’échange ou la vente de l’œuvre, donnant ainsi un sens au travail accompli. Son action intègre la culture de son époque, l’expression de la vie. L’artiste quant à lui ose redéfinir constamment sa relation avec lui-même et avec les autres. Il est le miroir de la collectivité, l’ange gardien qui lui fait prendre conscience de sa réalité et de son propre mouvement. Son rôle est essentiel, il est un signe de santé et de qualité de vie dans toute société.

Le pouvoir de libérer notre énergie créatrice, s’il n’est pas manifesté pleinement, se transforme en déception toujours renouvelée. L’acte de créer a cette capacité d’exprimer l’indicible, l’ombre qui agit derrière notre personnalité.

L’être humain, dans un acte de création, communique sa vision personnelle du monde perçu et ressenti comme quelque chose d’unique. Ce besoin de créer n’est, en fait que la volonté de dire ce que nous sommes; non pas l’image qui nous est imposée par une « conscience sociale » uniforme, mais celle qui vient du dedans de nous, unique et originale, reflet poétique de nos expériences, de nos perceptions et de nos émotions. Nous y arrivons par la peinture, la sculpture, l’écriture, la danse, le théâtre, et tout ce que notre imaginaire peut inventer afin de communiquer cette vision personnelle d’une réalité visible ou invisible ressentie par le corps et par l’âme.

C’est un signe de santé que d’accepter d’être intimidé par ce contact profond et de se permettre d’être dans un processus de création. En s’exprimant avec des mots, des gestes ou de la matière, il en résulte pour l’être un mieux-être, une satisfaction profonde et durable, allant du plaisir au droit d’exister.

Il est impératif pour l’être humain vivant dans une époque troublée de s’accorder le temps nécessaire à l’expression artistique. D’une part, parce que cela nous met en face de ce qui nous habite et qui agit à travers nous; d’autre part, par cette prise de conscience, nous touchons à un pouvoir, celui de transformer notre réalité.

La pratique artistique, c’est laisser place à l’inconnu, à l’apprivoisement de notre être profond, à la reconnaissance et la validation de qui nous sommes comme personne unique. C’est une source intarissable de plaisirs et de connaissance de soi.

Cet article a été écrit conjointement par Marie-Doris Valois et Normand Roy