Respirer avec la vie

Plusieurs d’entre nous vivent comme des automates, comme des brindilles virevoltant au gré des humeurs de leur agenda, laissant les aléas du quotidien décider s’ils seront heureux ou malheureux de leur journée.

De par cette quête incessante de la « réussite », ce mode de fonctionnement s’est répandu. Au fait, de quelle réussite parlons-nous, car peu de gens semblent vivre de la satisfaction. En étant à l’écoute, on peut percevoir un vide quasi constant s’exprimant lors de nombreux échanges. Ces derniers, arrivés à un palier, sans en goûter les fruits, repartent à la conquête d’un nouveau sommet. Tout en mobilisant leurs énergies afin de conquérir l’ultime station supposément nommée « bonheur », se préparant à une vénérable retraite, le jour où ils prendront le temps de vivre.

Ils font leur parcours en retenant leur souffle afin de ne rien louper, ne rien perdre, espérant enfin « trôner » sur leur acquisition. Ont-ils tout prévu? Tout contrôler? Tout planifier? Voilà, leurs préoccupations. Ce tourment engendre des désordres, de la maladie, de la dépression, des dépendances, etc.

Et pourtant, un bref regard sur l’origine de la vie nous démontre qu’elle nous offre un monde matériel (corps), un monde psychique (l’âme) et un monde spirituel (esprit).

La physique quantique moderne indique que tout est relié. Qu’un flux de changement perpétuel est à notre portée. Que tout est relatif. Que notre vision limitée, tentant d’orchestrer, cristalliser les événements à notre façon, engendre une discontinuité. Mets un « frein », « ralentit » et même bloque le changement. C’est ainsi que nous nous asphyxions.

Nous pouvons donc raisonnablement penser que la première vocation de l’humain est de développer sa capacité d’adaptation. Pour ce faire, à nous de choisir de respirer avec la vie.

Ce mouvement par lequel lors de l’inspiration, nous accueillons consciemment ce qui se présente à nous en disant implicitement : « J’accepte ce qui est. J’y communie même si je me sens sollicité. Je vais pas à pas avancer en faisant de mon mieux. ».

À l’expiration, nous nous proposons avec tout ce que nous sommes maintenant. Avec notre potentiel, notre devenir, prêt à s’ouvrir, à se modeler au fil des expériences vécues.

La vraie vie est principalement fondée sur l’expérience acceptée, parcourue, traversée. Ne sacrifions pas notre unicité, notre devenir au profit d’une pseudo sécurité.

Déjà, nous apprivoisons bien que très maladroitement parfois le monde matériel, le monde psychique, mais beaucoup nient le monde spirituel.

Cette culture moderne qui préconise « j’suis capable tout seul » amène l’humain à se donner des pouvoirs inconciliables avec sa nature intrinsèque. Ce modèle le condamne à vivre morcelé. Il a perdu le sens du sacré et vit amèrement au lieu de bénir chaque moment. Il n’est pas conscient que s’il peut encore partager, aimer, vibrer, vivre, c’est que le souffle l’anime seconde après seconde.

La sagesse intérieure illumine nos expériences. Elle contribue à notre bien-être. Participe à la confiance que nous déployons quotidiennement, dans la certitude d’être accompagné et guidé, face à notre parcours.

Le silence est porteur de tant de richesse et de guidance. Ce sont dans ces moments privilégiés que l’on peut s’ouvrir et se laisser ensemencer par le souffle. Nous sommes nés libres, rien ne nous sera imposé. Ce grand « oui », à nous de l’initier.

Faire abstraction du monde spirituel, condamne l’humain à végéter parce que non fécondé.

Un poète écrivit : « l’existence est une mer sans cesse pleine de vagues. De cette mer, les gens ordinaires ne perçoivent que les vagues. Vois comme des profondeurs de la mer d’innombrables vagues apparaissent à la surface, tandis que la mer reste cachée dans les vagues. ».

L’aventure sacrée de la vie se propose à nous, respirons-là à pleins poumons.

Changement de saison, êtes-vous prêts?

Il y a des choses irrémédiables dans la vie telles que l’hiver. On ne peut pas faire semblant qu’il ne fait pas froid, que la chaussée n’est pas glissante, qu’il n’y a pas de banc de neige devant l’entrée et j’en passe… Toutefois, nous avons appris à nous protéger, à affronter ces intempéries et à garder le sourire… car nous sommes prêts. En effet, les fenêtres sont calfeutrées, nous avons fait une bonne provision de bois, les pneus d’auto sont sécuritaires, nos vêtements sont chauds, et je dirais même plus, que nous narguons l’hiver car nous déployons les efforts nécessaires en investissant dans toutes sortes d’équipements pour s’amuser dehors malgré tout, et ce en tout confort.

Mais qu’en est-il de vous? Malgré que notre corps a une grande capacité d’adaptation, le supportons-nous ou en abusons-nous? Voici quelques recommandations de mises au point :

De la même façon qu’on change l’huile dans l’auto ou qu’on ramone la cheminée, il est avantageux de faire une cure de désintoxication qui servira d’abord à soulager un foie engorgé de tous nos excès (table, boisson, colère…), à supporter les reins qui font un travail merveilleux de filtration et à libérer les intestins pour permettre une meilleure assimilation des éléments nutritifs.

Tonifier notre système immunitaire et cela se fait de plusieurs façons :

  • Les bons choix alimentaires et les suppléments. En ce début de saison froide, la glande thyroïde joue un grand rôle dans notre corps, car elle fait office de thermostat. C’est elle qui règle notre métabolisme et elle est très sensible au moindre changement de température, donc nous avons intérêt à lui fournir les matériaux dont elle a besoin dont :
    des vitamines et des minéraux;
    les aliments qui contiennent de l’iode. C’est un bon temps pour découvrir les différents plats à base d’algues marines (il y a d’ailleurs de plus en plus de restaurants et de marché d’alimentation qui en propose), ou de s’offrir un enveloppement aux algues dans un centre de détente (excellente suggestion de cadeau pur Noël) ou simplement prendre des suppléments d’algues marines.
  • L’avoine et ses bienfaits. Le fameux gruau, préférable aux céréales froides, est le déjeuner le plus bénéfique pour supporter la glande thyroïde (c’est comme faire tourner le moteur de l’auto avant de partir). Cela nous rassasie et nous empêche de grignoter tout l’avant-midi, donc contribue au contrôle du poids et apporte un sentiment de satiété, notre corps n’étant plus en situation de stress (au secours, j’ai faim!). Il devient plus calme, collaborateur et performant… intéressant.
  • Les épices et les fines herbes sont aussi des nutriments très stratégiques pour notre santé. Le thym, l’origan, le piment de cayenne, la sauge ou le gingembre et j’en passe, rehaussent la saveur des plats tous ayant des vertus bénéfiques pour le système immunitaire.
  • Bien sûr, il y a tout l’arsenal de défense spécialisé important à connaître : vitamine C, capsule de yogourt, échinacée, hydraste du Canada, formule d’huile essentielle, eucalyptus, sapin, molène, lobélie. N’hésitez pas à recevoir des conseils professionnels appropriés à votre situation afin de nous assurer du succès dans votre démarche de santé.
  • Soyez à l’affût de vos pensées et émotions qui jouent un rôle primordial. On ne laisse pas entrer n’importe qui dans nos maisons, on s’informe des amis que nos enfants fréquentent. De la même façon, nous devons être vigilants pour ce qui entre dans notre esprit (les commentaires négatifs, les critiques, les messages de peurs qui nous font croire que nous sommes impuissants) ou ce qui sort de notre bouche, car nos oreilles entendent ce que l’on dit, eh oui.
  • Développez un sentiment de sécurité intérieure, une certitude authentique que nous sommes protégés, qu’il y a un sens à notre vie. Nous avons tous lu, entendu ou mieux encore, nous connaissons des gens qui, à la fin de leur vie ont témoigné de l’existence de Dieu et sont partis en paix ou ont été transformés dans des moments in extremis de leur vie. Pourquoi attendre, nous pouvons dès maintenant développer une relation intime de confiance, qui nous fortifie et nous protège.

Garde mon âme et délivre-moi! Que je ne sois pas confus ni déçu, car je cherche auprès de toi mon refuse. Psaume 25 : 20

Négocier les transitions de vie

Changer, « transiter » et s’adapter

Transitions… Voie de passage obligé vers l’acceptation et l’intégration d’un changement dans ma vie… Porte tournante entre ce que j’étais, ce que je suis et ce que je cherche à devenir…  Changer, « transiter » et s’adapter.

Confrontés à un changement, notamment la retraite, mes clients me font souvent penser à ces personnages, au cinéma, qui quittent un continent connu, seuls, sur un radeau de fortune (parfois aussi sur un magnifique voilier), vers une terre totalement inconnue. Incertains de la direction à prendre, de ce qui leur arrivera et de ce qu’ils trouveront, la majorité se lance quand même à l’aventure, avec courage et détermination. Ils ont choisi de prendre le contrôle de leur existence et ils ont bien l’intention de trouver à destination ce qu’ils sont venus y chercher, mais aussi ce qu’ils y apportent.

Contrairement à la transition, le changement est extérieur à soi. Il peut être choisi ou imposé. Choisi, il s’agit, par exemple de déménager, de chercher un nouvel emploi afin d’obtenir de meilleures conditions de vie, de se marier, de quitter une relation qui emprisonne, de prendre une retraite attendue et bien méritée ou de modifier certaines habitudes qui nuisent plutôt que servir : fumer, se mettre en colère, trop manger, manquer d’autonomie… Dans ce cas, même si la transition peut sembler difficile, puisqu’elle met la vie et les habitudes sens dessus dessous, elle porte aussi en elle beaucoup d’espoir et d’enthousiasme, voire de fierté et d’estime de soi.

La transition est bien plus douloureuse, on s’en doute, quand le changement est imposé : retraite forcée et inattendue, congédiement, promotion refusée, abandon par l’être aimé, deuil ou encore maladies et accidents graves qui hypothéqueront le reste de l’existence. Dans ce cas, elle pourra aussi s’accompagner, dans les premiers temps, de sentiments et d’émotions particulièrement difficiles : injustice, rejet, inutilité, abandon, humiliation, honte, culpabilité, apitoiement sur soi-même, tristesse, déception, amertume et solitude.

Si vous vivez une transition difficile, en connaître ses phases vous rassurera. Vous comprendrez qu’il est « normal » de vous trouver déstabilisé et dans la tourmente pendant un certain temps, mais aussi que tout se termine en général par un dénouement positif pour qui prend le contrôle de sa vie. Si cette période de transition vous semble interminable, sachez aussi que si vous la précipitez ou l’ignorez, vous risquez de prendre de « mauvaises » décisions et d’avoir à tout recommencer. Tôt ou tard, le changement vous rattrapera.

Trois phases incontournables

Dans son ouvrage « Les transitions de vie » (InterÉditions, 2006), William Bridges divise les transitions en trois phases : la fin, la zone neutre et le renouveau. Ces étapes correspondent au changement, à la transition proprement dite, puis à l’intégration du changement dans la vie, c’est-à-dire l’adaptation.

Le changement. C’est la fin; le détachement, le départ pour le grand voyage.

C’est le moment de se jeter à l’eau, de se séparer, de se détacher et d’abandonner ses habitudes sécurisantes, sa zone de confort, les lieux et les visages familiers, son statut social, le pouvoir et probablement aussi certains rêves. Déséquilibre, bouleversement, fébrilité, espoir et inquiétude font souvent partie du voyage. La personne est très préoccupée par le changement. Elle y consacre beaucoup d’énergie. Elle se sent parfois dépassée par les événements et bien seule aussi.

La transition. C’est la zone neutre; l’entre-deux, l’incertitude, seul sur son radeau.

Cette période est plutôt déstabilisante, car, tout en s’efforçant de renoncer aux anciennes façons de faire, il s’agit, en même temps, d’en trouver de nouvelles, de préparer l’avenir, de poser des jalons, de prendre des décisions et de trouver d’autres repères. La personne est physiquement détachée des gens et des choses du passé, mais elle n’a pas encore réussi à s’attacher totalement au présent.

La confusion, la fatigue, l’angoisse, l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité sont parfois aussi du voyage, tout comme des problèmes de santé, petits et grands, associés au stress : sommeil perturbé, problèmes de mémoire, symptômes psychosomatiques et autres. Cela est normal, mais il s’agit de ne pas les laisser prendre le dessus.

Le doute l’assaille aussi de toutes parts. Bien des justifications rationnelles, une prudence exagérée ou la peur de l’opinion d’autrui se chargeront de mettre à l’épreuve sa motivation. La tentation est grande de résister au changement et de faire « marche-arrière » surtout si, en chemin, d’autres occasions et d’autres tentations plus faciles ou plus agréables se présentent, un peu comme pour vous tester. Certains voudront même attendre passivement que quelqu’un prenne les décisions à leur place.

Ces hésitations sont saines et normales puisqu’elles permettent d’éviter de commettre des erreurs, mais elles peuvent aussi pousser à l’abandon ou à faire traîner les choses en longueur au risque de les voir avorter.

L’intégration. C’est l’arrivée à destination; le commencement, le nouveau départ.

Doute, frustration, inquiétude cèdent maintenant la place à l’espoir, au soulagement, à l’enthousiasme, à la satisfaction et souvent aussi à la fierté. Tout à coup, toutes les possibilités, toutes les propositions que la vie a faites deviennent réalité. Les avantages l’emportent sur les inconvénients et les risques sur les résistances et les blocages. Les obstacles sont tombés. La vue est dégagée; le monde est différent. L’avenir semble plus serein même s’il faut encore y consacrer du temps et des énergies. Le changement s’intègre peu à peu à la vie et il n’est plus aussi préoccupant. La vie continue avec de nouveaux plans et de nouvelles façons de voir les choses, le monde et soi-même. La transition est terminée; l’adaptation est quasiment terminée.

Vive le changement! Vive la vie!

La femme révélatrice

Plus que jamais, l’archétype du féminin éternel se fait prévaloir. Nous lui concédons enfin sa place sacrée en face de l’univers.

Dans l’ordre universel, l’énergie féminine l’emporte sur le masculin. Le plus doux l’emporte sur le plus dur. Le refus de la violence, le goût du raffinement s’organise autour d’un centre organique qui régule la force féminine.

En tant que femmes, à travers nos propres mutations physiologiques et sociales, nous préparons l’aube d’un monde nouveau. Nous portons la conscience de l’énergie créatrice et, par le fait même, nous contribuons largement à la mutation humaine.

Le rythme de la femme est cyclique, et ses étapes de vie sont successivement épanouissantes. Comme la nature, cela fait d’elle un élément de transformation.

Ainsi notre destin de femme s’inscrit solidement dans cette ère de transformation. Nombreuses sont les femmes qui ne connaissent pas encore la valeur qu’elles détiennent ni l’immense pouvoir qu’elles exercent. Comme l’eau qui contourne le roc, l’esprit féminin épouse avec sagesse les différents appels de la vie.

Femmes, nous jouons un rôle de révélatrice! À travers nos périples, de la puberté à la maternité et jusqu’à la ménopause nous faisons preuve d’une force d’adaptation inébranlable. Être femme signifie d’être férocement persévérante. Des visions nouvelles nous propulsent sans cesse dans une énergie émergeante et passionnante de changements.

Or, la sagesse d’être femme, c’est comprendre qu’il n’y a pas de fin. La force mystique du féminin réside avant tout dans le cœur. En fait, tout ce qu’il y a apprendre sur la vie passe par le cœur. En lui sommeille la réceptivité, l’intuition, la paix, l’amour, la générosité, le respect, le pardon, la compassion, la sensibilité, la joie….

L’impact universel du resurgissement du féminin nous remet tous et toutes en contact avec notre divinité. Les différentes circonstances de l’existence ainsi que les précieuses leçons de la réalité qu’une femme est appelée à vivre et à faire vivre participent à l’ouverture de l’espace sacré de l’âme.

Choisir la force féminine ne doit pas évoquer une appropriation. L’homme est très présent dans nos réflexions. Nous invitons les hommes à s’unir à l’énergie intuitive et transformatrice avec nous. Bien que la vérité nous soit plus perceptible, on se doit de faire la liaison avec les deux forces féminines et masculines. C’est une condition pour atteindre l’unité. Sans aucun doute, l’esprit féminin n’a pas encore atteint son apogée.

C’est à nous les femmes de rayonner avec dignité, de consolider notre identité, de nous réjouir dans l’expérience renouvelée de notre corps et notre esprit. Il est essentiel pour la femme de nourrir sa reconnaissance personnelle, de retrouver sa place et d’exprimer sa vraie voix pour l’amour de l’humanité.

Coacher les transitions de vie

Certaines personnes ont une excellente capacité d’adaptation et, seules, elles réalisent assez facilement et rapidement les changements qu’elles ont choisi d’opérer dans leur vie. Elles se tirent aussi assez bien de leurs difficultés. Lorsqu’elles consultent un coach, c’est pour pour accélérer le processus et trouver un écho à leur réflexion et cherchent plutôt un témoin. En revanche, d’autres personnes se sentent davantage dépourvues et ont besoin de quelqu’un pour les aider à affronter la transition de vie dans laquelle elles se trouvent. Si tel est votre cas, vous pourriez vous « autocoacher » en suivant les étapes que je propose dans cet article.

Se sentir en sécurité
Un coach offre surtout un « havre de paix », une « bulle de sérénité » dans laquelle les personnes se sentent protégées lorsque l’orage gronde trop au-dehors. Déstabilisées, inquiètes, parfois dépassées par les événements, elles ont davantage besoin d’être écoutées, comprises, acceptées et même aimées que d’être dirigées, conseillées et parfois jugées ou critiquées. C’est pour cette raison que je recommande à mes clients d’éviter de solliciter l’avis de certaines personnes de leur entourage (mais pas toutes), au moment où ils doivent prendre des décisions importantes. Des éteignoirs ou d’autres qui ont intérêt à les voir rester dans leur ancienne vie et leurs anciennes habitudes pourraient les amener à douter d’eux-mêmes et du bien-fondé de leur projet. Dans cette bulle de sérénité, en compagnie de leur coach, ils feront mûrir leur projet de changement et en évalueront tous les risques et les avantages et confronteront aussi leurs résistances.

La première phase : la « fin »
Au cours de cette première phase du changement, l’idée est de préciser par écrit son intention de changer, à « ventiler » les émotions qui les envahissent, à bien évaluer la situation, à se fixer des objectifs précis et à établir un plan d’action. Il est bien de commencer par dresser un bilan de vie et tout particulièrement de vérifier quelle est notre identité profonde, notre vraie nature, cachée derrière ce que les autres connaissent de vous. Il est important de découvrir les forces insoupçonnées sur lesquelles s’appuyer dans le changement, sa personnalité (la vraie), ses valeurs, ses talents, ses compétences, ses passions et même… ses « démons ».

Il faut tenter aussi de débusquer les résistances qui risquent de bloquer dans l’action : croyances qui limitent, réticences, a priori, justifications, peurs, etc. (« Je n’y arriverai pas, c’est trop beau pour moi, je suis trop âgée, ils n’apprécient pas mon travail et mes efforts, il va me rejeter… »).

Une identité claire permet non seulement de faire des choix… éclairés et d’éviter de se cramponner à des rêves inatteignables, mais elle permet surtout de réduire le nombre d’erreurs de parcours, en plus d’inciter à aller au-delà de nos croyances de pouvoir faire et accomplir. Une identité claire rend aussi plus fort face aux aléas de la vie, plus sûr de soi, plus libre et plus authentique.

La deuxième phase : la transition, l’adaptation
Le changement doit s’appuyer sur un socle solide. Le travail s’effectue donc surtout sur les freins à l’action (mentionnés plus haut), ainsi que sur la réduction des tensions :  anxiété, angoisse, stress, remises en question, doutes, etc. C’est le moment aussi de consolider les aspects matériels et affectifs de la vie en transition afin de se sentir davantage en sécurité.

Puisque cette phase est exigeante et consomme beaucoup d’énergie, j’incite aussi à se maintenir en forme physique et, si elle en prend, à réduire sa consommation de certains médicaments, notamment les antidépresseurs et les somnifères. Si votre médecin est d’accord; bien entendu.

Il importe aussi d’éviter de précipiter les choses sur un coup de tête parce que vous n’en pouvez plus d’attendre, d’être seul sur votre radeau et de ne pas savoir comment votre vie sera à destination. Faire marche-arrière, démissionner, prendre une retraite anticipée, déménager dans un endroit qui ne convient pas, quitter l’autre et parfois aussi penser mettre fin à sa vie font partie de ces idées qui peuvent hanter.

La troisième phase : l’arrivée à destination
Vous voilà arrivés sur l’autre rive. C’est le moment de faire un bilan, de vérifier notamment si le changement s’est opéré de façon satisfaisante, si l’écart entre la situation de départ et la situation envisagée s’est comblé et s’il est nécessaire d’aller chercher des ressources supplémentaires pour mener totalement à bien le changement.

Êtes-vous installé solidement dans votre nouvelle vie?

Qui êtes-vous? Qui sommes-nous?

Les réponses possibles à cette question sont, bien entendu, multiples en fonction de notre point de vue.

Compte tenu de l’état actuel des connaissances dans le domaine de la santé, ma réponse à cette question est la suivante : chacun de nous est l’expression de la vie, cette force innée et intelligente, au travers de nos gènes et de notre environnement.

Arrêtez-vous un instant et réflé­chissez bien aux implications de cet énoncé.

Mes gènes sont-ils adéquats?
Est-il possible que les causes des diverses souffrances humaines, de maladies chroniques comme la fibromyalgie, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou auto-immunes, l’arthrite rhumatoïde, le syndrome de fatigue chronique, la maladie d’Alzheimer et le cancer, par exemple, puissent être liées à des changements dans mon environnement?

Réalisons que cette force de vie, c’est notre docteur intérieur. C’est elle qui anime notre corps et qui en régularise toutes les fonctions. Elle sait déjà tout ce que les chercheurs découvriront demain. Elle seule sait guérir. Cette force étant innée, nous la possédons tous au même degré.

Les recherches sur le génome humain­ nous apprennent que seulement 5 % des maladies sont vraiment liées à des défauts génétiques et que tous les autres dysfonctionnements (95 %) sont des effets épigénétiques, c’est-à-dire des effets directs de l’environnement sur l’expression des gènes.

Même si nous avons certaines prédispositions génétiques à divers problèmes de santé, celles-ci peuvent rester silencieuses si notre environnement cellulaire est adéquat. Les gènes ne s’activent ni se désactivent d’eux-mêmes. Un déclencheur environnemental est nécessaire. Il importe donc de déterminer quels sont les facteurs environnementaux qui affectent votre santé, votre expression génétique, et ce, à chaque instant de votre vie.

Vous avez un environnement exté­rieur comprenant la qualité de l’air, de l’eau, des aliments que vous consommez. Votre niveau d’exposition à diverses toxines, microbes, métaux lourds, OGM, pesticides, herbicides, antibiotiques, hormones… l’état de votre biomécanique corporelle, l’effet cumulé des divers traumatismes, chutes, accidents au fil de votre vie. Votre environnement intérieur comprend chacune de vos pensées, émotions, croyances conscientes et inconscientes, votre perception du stress de votre vie courante.

Chacun de ces éléments a un effet direct sur l’expression de vos gènes, sur la facilité avec laquelle votre guérisseur intérieur saura maintenir ou rétablir l’équilibre.

Il faut comprendre que l’étiquette ou le diagnostic posé sur l’ensemble des symptômes d’une condition ne nous dit rien sur la ou les causes de cet état. Il y a toujours des causes à nos dysfonctionnements. Il est important de les identifier.

Mentionnons à titre d’exemple le cas de la Dre Terry Wahls qui, en dix mois seulement, est parvenue à sa grande surprise à renverser son état débilitant de sclérose en plaques avancée en changeant son environnement cellulaire à tous les niveaux. Saviez-vous que l’on recense statistiquement plus de cas de maladie de Parkinson chez les fermiers et chez les travailleurs affectés à l’entretien des terrains de golf? Leur capacité à éliminer les toxines environnementales ne suffit pas à la demande. Que dire des nombreux cas de cancer renversés, parmi les pires pronostics, répertoriés dans l’excellent livre de Kelly Turner, Ph. D., intitulé Rémission radicale : les 9 facteurs clés chez ceux qui s`en sortent. Sept facteurs sur neuf sont d’ordre mental, émotionnel et spirituel, les deux autres étant l’exercice et l’alimentation.

Chacun de nous est un continuum énergétique intelligent en cons­tante évolution et adaptation. C’est notre responsabilité individuelle d’améliorer quotidiennement notre environnement cellulaire et celui de notre planète. De nombreux choix s’offrent à nous. Nous ne sommes plus victimes de nos gènes. Soyons proactifs. La prévention, c’est maintenant. De nombreux professionnels de la santé sont à votre service pour vous guider dans cette optique. Afin d’approfondir ces concepts, je désire porter à votre attention l’excellent DVD paru récemment, intitulé HEAL Documentary : Change Your Mind. Change Your Body. Change Your Life. Une belle brochette d’experts dans le domaine, dont Bruce Lipton, Ph. D., Deepak Chopra M.D., Gregg Braden, Marianne Williamson, Dr Joe Dispenza et plusieurs autres.

Bonne saison estivale vivifiante à tous!

Références
Dawson Church, Le génie dans vos gènes
Bruce Lipton, La biologie des croyances
Kelly Turner, Rémission Radicale
Terry Wahls, The Wahls Protocol

On continue…

Une époque de changement. Il y en a toujours eu, sauf que jamais le rythme de ces changements n’a été aussi rapide. Nous sommes dans une ère d’adaptation sans précédent qui a des conséquences bien concrètes sur nos vies personnelles et spirituelles et très certainement sur l’écologie de la planète. Des ajustements sont, pour la plupart des gens, de plus en plus nécessaires et exigeants. Le rythme effréné est devenu la réalité avec laquelle nous devons composer. Accepter de vivre avec ce qui est là et devant nous, avec engagement et espoir, est la voie à suivre. Parce qu’au fond, nous sommes tous connectés et sur le même bateau. Et comme je ne cesse de dire à mes collègues, à mes collaborateurs et à mes bénévoles, chacun dévoué à travailler avec l’intention de contribuer au meilleur. On continue…

C’est vrai qu’on se doit de continuer en quête du meilleur, sauf qu’il semble y avoir également ce besoin de prendre du temps; prendre du temps pour s’arrêter et vérifier sa boussole intérieure. Ce contact essentiel et spirituel qui donne un sens à notre vie. Étant personnellement déjà assez sensible à mon environnement et aux énergies qui m’entourent, tout en étant aussi un peu trop perfectionniste, j’ai ce besoin constant de prendre du temps pour me connecter au plus grand que moi et au sens profond de ma place dans le ici et maintenant. Ce que le monde extérieur nous reflète, c’est que tout bouge trop vite. Les gens sont désespérément à la recherche d’un nouveau sens et d’une nouvelle direction.

Cette édition de la revue Cheminement marque la fin de sa 20e année de publication au service du mieux être et de l’éveil de la conscience. En septembre prochain débutera la 21e année… Wow! Quelle aventure et quel privilège d’avoir été inspiré à mettre sur pied ce projet!

Sa réussite repose sur la collaboration de nombreuses personnes de cœur qui y ont participé au cours des années. Je les remercie tous d’avoir ajouté leur couleur à cette belle histoire qu’est le Cheminement. Je remercie les annonceurs qui appuient le travail et les bonnes intentions de la revue. Je veux aussi dire un énorme MERCI à certains de ces annonceurs qui ont été présents dans nos pages depuis tant d’années. Vous êtes l’essence même de ce projet qui a pour but un enrichissement collectif. Un grand merci aussi à vous chers lecteurs qui êtes de plus en plus nombreux à nous lire. Merci de votre intérêt à poursuivre votre cheminement avec nous sur ce bateau qui vogue vers le meilleur. Et on continue…

Je vous souhaite à toutes et à tous un bel été de plaisir à déguster chacun des mots de nos auteurs et annonceurs dans cette édition d’été.