L’arbre de vie (visualisation)

Représente-toi comme une semence qui est mise en terre. Perçois cet aspect si fêle, si gracile te donnant à penser que la vie ne tient qu’à peu de choses. Tu es là, en terre, en attente de l’explosion de vie.

Que te faut-il pour germer? Que te faut-il en ton existence pour parvenir à cette éclosion? Quel état d’âme aimerais-tu retrouver pour te positionner totalement en ta vie?

Accepte de laisser venir à toi des images te permettant de germer ou de laisser germer des projets, tes projets et buts dans ta vie.

Vois la graine se fendre et perçois ce tendre germe qui monte vers la surface pour enfin voir la lumière du jour.

À chacune de tes inspirations, deviens conscient de ce germe si fragile qui grossit et qui prend forme tout naturellement en la vie. Parmi tant de semences en cette terre, tu es une semence qui a le droit de grandir et de croître librement.

Perçois ce germe que tu es devenant un arbrisseau. Des branches se forment, des bourgeons apparaissent prêts à éclore sous les chauds rayons d’un soleil majestueux. Prends le temps d’accueillir ce moment, ton moment d’expansion à la vie, ta vie.

D’un germe si petit et qui aurait pu sembler être sec et stérile, la vie a pris forme. De ce moment magique qu’est la vie, vois éclore les bourgeons qui deviennent des feuilles.

Vois la beauté et la force de la vie en toi. Tu parviens à laisser circuler tant de mouvements et d’énergie en toi. Tu as créé cette expansion qu’il ne te faut pas freiner.

L’arbre ne se pose pas la question à savoir s’il grandira! Il grandira, c’est une question de mouvements et d’un cycle naturel de la vie. L’arbre a sa place, toi également et tu détiens de plus la conscience.

Dans ce mouvement de conscience, vois ta raison d’être, tes droits à la vie et la naissance de ton bien-être.

Tu deviens un arbre majestueux, d’une force telle que seul l’ancrage de tes racines te permet de t’élever toujours plus haut. Quel moment merveilleux d’être là à contempler cette œuvre, le grand œuvre du Divin. Ressens cette vie, cette force et ces énergies de vie circulant en toi. Il y a tout en toi pour favoriser la réussite. Tu es devenu l’arbre de vie et c’était ton droit!

Tu existes et ceci est!

Visualise les chauds rayons du soleil qui te stimulent te donnant encore plus de force et de vitalité. Inspire lentement et ressens le calme en toi. Expire doucement, tout se relâche et tu contactes davantage de sérénité en cet instant.

Il y a toi, majestueux arbre de vie, le soleil, la vie, les oiseaux qui chantent la vie, ta vie!

Toi l’arbre, ancré solidement sur les rebords d’un lac, ainsi a commencé la vie et ainsi continue ta vie!

Ressens cette sérénité qui t’habite et qui rayonne de ton intérieur dirigé vers tout ton environnement. Jouis amplement de cet état d’âme. Tout est énergie en toi, sur toi et tout autour de toi.

Inspire… Expire…

C’est le cycle normal de la vie, mais cette fois, fais-le totalement consciemment.

Aujourd’hui, tu es devenu ce merveilleux arbre de vie, et c’est à toi que tu le dois.

Dis-toi tout simplement merci!

Leçon d’âne ou d’âme?

Longtemps considéré comme le cheval du pauvre, accablé de toutes sortes de termes disgracieux, disparu de nos campagnes par manque d’intérêt envers lui, l’âne fut longtemps le mal-aimé des campagnes.

Depuis des millénaires, l’âne fait partie de la vie quotidienne des hommes. Il a et contribue encore au développement économique de certains pays (exemple la Somalie), il a été un travailleur important dans les mines et en zone rurale, il fait partie des symboles bibliques, a inspiré de nombreux poètes, etc.

Connaît-on vraiment cet animal en voie de disparition au Canada et au Québec?

La réponse est non bien entendu. Observez l’âne : des pattes bien ancrées sur le sol terrestre et de grandes oreilles dressées vers le ciel. Pour mieux vous entendre? Pas forcément… Les ânes sont en harmonie avec l’énergie terrestre et leur taux vibratoire est très élevé, l’âne viendra naturellement à la rencontre de votre âme.

Par méconnaissance, les gens vous diront qu’un âne est buté. L’âne cherche à comprendre avant d’agir. Il n’est pas impulsif et a besoin d’analyser les situations, de sonder la personne en face de lui, d’évaluer la capacité, votre capacité. Avant de vous accorder sa confiance, un âne vous obligera à travailler avec lui, il testera vos réactions. Quand le travail avec un âne se fait sur une base de respect mutuel et de communication, il est étonnant de voir à quel point l’âne peut donner au niveau affectif et émotionnel.

Dans nos sociétés, nous encourageons l’exercice physique et la marche est une des activités les plus populaires. Facilement accessible et ouverte à tous les groupes d’âges, la marche permet de dérouiller nos articulations. L’utilisation d’un âne en randonnée a certains avantages.

Tout d’abord d’un point de vue pratique, l’âne (équidé au dos courageux) va porter votre matériel de randonnée et soulagera ainsi votre dos. D’un point de vue relationnel, l’âne est un animal émotif et sensible qui va « sonder » votre âme. C’est un animal doux et calme, qui adore travailler avec l’homme, le susciter dans sa communication verbale et physique. Il n’aura aucune difficulté à comprendre vos peines, vos souffrances, votre état physique et il se fera un devoir de communiquer avec votre âme (au niveau vibratoire bien sûr) pour la soulager. Votre randonnée deviendra alors une marche de santé thérapeutique!

C’est une des raisons pour lesquelles, l’âne est utilisé en « asinothérapie » avec les personnes souffrant de troubles de comportement ou d’handicaps physiques, les personnes malades ou encore en réinsertion. Et pour le public en général, l’âne est une source de ressourcement à découvrir.

En Europe, cette activité populaire et de tourisme vert a énormément gagné en popularité et a permis la revitalisation de plusieurs villages.

Leçon d’âne ou d’âme? Une seule lettre différencie les deux, c’est peut-être la raison pour laquelle l’âne amène notre âme à se questionner sur nos émotions, valeurs et engagements sociaux. Un beau moment à partager seul, en famille ou en groupe en compagnie d’ânes!

Avance dit le colibri

J’ai marché longtemps dans la ville cherchant le silence qui chante en mon cœur. J’ai fait le tour de ma ville en passant sous terre, à travers les parcs et les rues, à pied en voiture et à vélo. Rentrant épuisé dans mon carré d’appartement sans avoir réussi à taire ces bruits en dedans comme en dehors. Je n’ai trouvé que des mots empoussiérés d’un passé semblable à maintenant.

Je me suis servi un grand verre d’eau de ville et m’installai sur mon balcon. Des tonnes de véhicules passent sous moi en inondant l’air d’une invisible sueur nauséabonde. Un colibri s’immobilisa au-dessus de ma platebande de géraniums et tout en cherchant le nectar dans les fleurs, il se mit à me parler en des mots que mon cœur reçoit. J’ai fermé les yeux pour mieux voir son message. Du rouge comme le sang, du jaune comme le soleil, du bleu comme le ciel et du blanc comme les étoiles. Tel était la toile qui se dessinait en mon esprit à la vitesse des ailes de ce gentil esprit. J’ouvris les yeux pour voir mon ami suspendu dans les airs à la hauteur de mon cœur. Mes paupières se refermèrent, éblouies par la vision qu’il projetait en mon être. J’ai laissé la rivière de mon âme couler à flot sur mon visage et là le soleil est entré en moi et j’ai vu…

« Prends ta vie et pars vers l’eau vive là où tout est verdoyant de santé. Respire à pleins poumons et tourne tes yeux vers la lumière en haut de la montagne. Écoute les oiseaux rentrer au nid avant la tombée de la nuit et refais-toi une beauté à l’image de ta mère la nature. »

Mon corps a tressailli de joie inspirée par ce message. Je me suis levé et fait mon baluchon. Je téléphonai à mon corps mental pour lui dire que je prenais des vacances le temps d’apaiser le feu infernal d’avoir tout à faire sans mot dire. La nuit venait de tomber et c’est grand-mère la lune qui me guida vers la campagne de mon enfance là où les odeurs du foin humecté par la rosée du soir avaient toujours su ravir mon âme. J’avançai dans la nuit sous le rythme du tambour de mon cœur qui tel un vaillant guerrier de lumière, entraînait mes pas vers la liberté d’être ce que je suis.

Diable, que tu es fou de t’étourdir ainsi alors que le Soleil et la Lune te convient à découvrir que tout est possible entre le jour et la nuit, entre l’inspire et l’expire et entre toi et moi.

C’est ainsi que j’ai pris des vacances ad vitam aeternam de la vie de là-bas pour enfin avancer dans le temps et créer la vie que j’ai secrètement rêvé en mon cœur depuis toujours.

L’abondance se manifeste à chaque pas m’apportant ce dont j’ai besoin ainsi je partage allégrement. J’ai le « temps » de sourire et de rire avec ceux que j’aime et même avec ceux que je ne connaissais pas il y a une minute à peine. Mon travail de vacancier consiste à créer le Grand Œuvre de la paix et de l’harmonie. C’est irrésistible tellement la beauté, la bonté et la vérité se dévoilent à tout instant. Enfin j’avance!

J’ai cessé de penser à la liberté pour commencer à respirer son parfum jusqu’à en devenir ivre d’amour. La plus belle récompense, c’est l’état de vacuité, la lumière de la liberté, et le courant de vie qui anime tout mon être.

À cet instant, tous mes liens se sont dissous dans l’océan de la Vie!

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

L’âme et la peur

Et si on faisait fondre la peur, tel un bloc de glace au soleil?

Il existe dans le corps astral de la planète, des égrégores qui se nomment peurs. Ainsi, l’égrégore de la peur de perdre, par exemple, est un amas d’énergie qui s’est développé, cristallisé, par l’ensemble des humains éprouvant la même peur, et ce, depuis que le monde est monde! Chaque fois que nous ressentons la peur de perdre et que nous lui donnons notre pouvoir, nous participons à alimenter, entretenir l’égrégore de cette peur, à l’échelle planétaire! Elle est une portée vibratoire vivante dans notre inconscient collectif.

Voilà pourquoi, il est important pour nous de démystifier, d’exorciser nos peurs. Car la peur nous entraîne dans un engrenage sans fin. Nous nourrissons nos peurs et nos peurs nous nourrissent et ceci devient un cercle vicieux qui se répète constamment et nous développons la peur d’avoir peur… de nos peurs!

Connaissez-vous vos peurs ou avez-vous trop peur de les reconnaître? Certains individus vont camoufler leur peur sous l’égide de l’orgueil. D’autres, laissant leur ego spirituel les évaluer, vont se croire dans leur lumière, au-dessus de la masse, donc au-dessus de leur peur. D’autres feindront de les ignorer par peur de toucher l’insécurité qui les habite. D’autres vont fuir. Certains vont devenir violents pour prendre le contrôle, le pouvoir. D’autres connaissent leur peur et désirent la garder par attachement. Enfin, il y a ceux et celles qui choisissent de s’en libérer pour prendre leur envol, avancer dans le chemin de leur destinée, poursuivre leur mission d’âme. Car tel est le cadeau de la libération de la peur…, la liberté d’être, dans la manifestation de notre âme, de notre essence.

Il y a trois types de peur. La première est celle de la survie, une réaction instinctive à une situation de danger, réaction de survie. La survie est relative. Des êtres humains peuvent vivre très confortablement et se sentir constamment en état de survie. Vous êtes sur la défensive, votre système nerveux central est continuellement en éveil et votre sommeil est affecté. Vous vivez dans l’attente d’être attaqué. Vous n’arrivez plus à vous détendre. Tel est l’état de survie! Vous ressentez la peur d’être attaqué ou la peur de mourir, la peur de la maladie ou la peur de ne pas survivre. La peur crée un enchaînement énergétique qui entraîne de plus en plus la survie. Vous resté figé dans la survie et dans la peur. Votre système nerveux central, votre cerveau ont pris ce conditionnement et le maintiennent. Telle est l’anatomie de la peur! Elle inhibe, paralyse, cristallise votre action, entraînant une paralysie interne de vos systèmes, de vos cellules. Si vous choisissez de passer à l’action pour vous guérir, la première réaction sera la peur. La peur est une réaction à l’action, contrôlée par votre ego!

Prenons conscience que nous sommes tout le temps bombardés de l’extérieur, pour nous aider à développer, maintenir et entretenir la peur de la survie, à l’intérieur de nous-mêmes! La radio, la télévision, les journaux, les films, les livres, les croyances, notre milieu de vie la véhiculent à un rythme effarant. Combien de fois dans une journée seulement, nous entendons parler de meurtres, de maladies, de pénuries, d’insécurité financière. Dans nos propres familles, comment la peur de la survie était-elle vécue? De quelles peurs avons-nous héritées qui ne nous appartiennent pas, au départ?

L’état de survie est créé par une insécurité. L’insécurité est créée par un manque d’autonomie interne. Un manque d’amour envers soi-même, ne reconnaissant pas notre âme, notre divin. Nous avons oublié totalement qui nous sommes! Des êtres de lumière! Des êtres d’amour! L’amour que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes est beaucoup plus puissant que toutes nos peurs réunies. Nous avons la capacité de nous libérer, autrement, l’évolution perdrait tout son sens. Cessons d’être des automates.

Le deuxième type de peur, sont les peurs karmiques. Lorsque notre âme arrive sur la planète terre, elle revêt son manteau karmique. Ces peurs, vécues de vie en vie, se répètent aujourd’hui, pour les transformer. Nous recréons nos peurs, et, par le fait même, nous les vivons déjà. La peur d’être rejeté, la peur d’être abandonné, la peur de perdre, la peur de quitter le plan terrestre, sont les peurs principales. De ces peurs découlent la peur de souffrir, la peur d’aimer, la peur d’être blessé, etc. La liste est longue.

Nous retenons sans cesse l’élan de l’amour que nous désirons vivre dans ce besoin essentiel d’aimer dans notre quotidien. Nous perdons notre spontanéité. Nous nous contrôlons très bien, consciemment ou inconsciemment, peur du ridicule, peur d’être jugé, etc. Nous sommes malheureux! Nous sommes fatigués et déçus car la fluidité de la décristallisation qu’est l’amour inconditionnel s’en trouve bloqué. Et pourtant nous sommes millionnaires à l’intérieur de nous-mêmes. Nous possédons tous, sans exception, un joyau inestimable, l’étincelle divine!

Le troisième type de peur, sont les peurs intra-utérines. Lorsque l’âme s’incarne dans le fœtus, tout, devient une vibration captée par celui-ci. Les peurs de la mère, du père, des êtres humains l’entourant peuvent devenir les siennes, car le fœtus développe une intelligence, une conscience de tout son environnement immédiat! Encore là, il est possible de s’en libérer.

Finalement, les peurs que nous rêvons la nuit sont des messages de notre inconscient pour nous aviser qu’il est grand temps que nous prenions conscience de cette peur qui entrave le mouvement de vie de notre âme, dans le moment présent.

L’antidote de la peur est l’amour! Ayez l’humilité de la reconnaître, enveloppez-la d’amour et passez à l’action, car le mouvement crée la décristallisation et la peur crée la séparation. Ne combattez pas votre peur, accueillez-la! S’accueillir dans sa peur la désamorce, la combattre la nourrit. Aimer et accueillir permet une circulation d’énergie. L’amour crée la fluidité. Votre âme sait, connaît ce que vous vivez et elle peut vous aider. Vos guides vous accompagnent toujours, vous aident et vous supportent si vous le demandez! Priez, à votre manière! Si votre âme vous dirige vers les régressions avec guérison pour les peurs karmiques très profondes, allez-y! Non seulement à ce moment-là, nous transformons notre karma, mais nous diminuons la peur dans notre inconscient collectif et dans l’égrégore des peurs. Telle est notre grandeur! Telle est notre puissance d’impact dans notre lumière!

Maintenant que la peur n’est plus un mystère, qu’en ferez-vous? À vous de choisir.

Je m’aime, je m’aime pas

Ça dépend des jours direz-vous, c’est vrai. Mais comment s’aimer à plein temps?

Au début de l’éveil spirituel, plusieurs livres disaient : « Aimez-vous d’abord… La clé du bonheur est l’amour de soi… Pour évoluer, aimez-vous » … Mais personne ne donnait la recette, à savoir comment apprendre à s’aimer.

Pour moi, m’aimer a d’abord voulu dire travailler à améliorer toutes les facettes de moi que je n’aimais pas, tâche pénible et souffrante; je voulais être pure, bonne et sans tache pour pouvoir m’aimer.

Puis un beau jour, un homme d’un certain âge m’a dit : « Nourris tes qualités et tes défauts vont crever! » Quel merveilleux conseil!

Dans ma quête d’amour de soi, j’en étais venue à oublier qui j’étais vraiment, mes qualités d’âme, mes qualités de cœur. J’en ai donc fait une liste que j’ai longtemps trimballée avec moi dans mon portefeuille et que je relisais souvent, très souvent. Cet exercice a eu comme résultat de m’amener à m’accepter et à m’apprécier pour ce que je suis et non ce que je fais.

Un peu plus tard mes lectures m’ont fourni une autre recette : pour être amour, demander à l’amour divin de s’animer en soi! À chaque matin en me réveillant, je me dis : « Je laisse l’amour divin s’animer en moi » … je répète cette phrase jusqu’à ce que je ressente cette énergie d’amour m’envahir, c’est comme un baume sur les cicatrices passées; ça déclenche une grande paix intérieure, une confiance profonde, un lâcher-prise sur la façon dont je pense que ma vie devrait se dérouler.

Avec le temps, j’ai extrapolé cet exercice et lorsque je dois faire face à une nouvelle situation ou si je dois discuter avec quelqu’un, je me dis : « Je laisse l’amour divin penser pour moi, parler à travers moi, agir à travers moi… ».

C’est magique! De vivre ainsi me permet d’utiliser mon vrai potentiel beaucoup plus souvent et sans efforts conscients. Et plus j’utilise mon vrai potentiel, plus j’aime qui je suis et ce que je fais.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de me forcer à m’aimer, car ressentant de plus en plus cette énergie d’amour en moi, j’aime… simplement.

Une âme en croissance

S’habiller avec les yeux du cœur

Il était une fois… il y a de ça quelques années; une jeune femme de carrière vivait secrètement un véritable cauchemar…

À tous les matins ou presque, confrontée à une garde-robe pleine à craquer, elle ne savait quoi mettre, elle se changeait trois ou quatre fois, pour finalement attraper n’importe quoi dans la garde-robe et partir, vous vous en doutez : frustrée… et souvent en retard. C’était pire encore quand elle devait aller à une noce ou un party : la plupart du temps, elle choisissait de ne pas y aller sous prétexte de n’avoir rien à mettre.

Un beau jour, elle se dit qu’elle devait avoir un problème et elle commença à s’informer, espérant trouver une solution…

Mais quel était son problème pensez-vous? Manque de confiance? Insécurité? Manque de goût? Manque d’amour-propre?… Non, pas vraiment. Comme bien d’autres, elle se comparait à des silhouettes qu’elle admirait, elle pensait que si elle s’habillait comme elles, elle créerait la même image. Elle se laissait aussi influencer par la publicité… par la mode!

En réalité, son véritable problème était un manque de connaissance :  elle ne savait pas comment s’habiller avec les yeux du cœur. Elle connaissait mal ce corps qu’elle habitait et elle ne s’était jamais questionnée sur sa véritable nature.

Sa démarche l’amena à vivre une métamorphose qui, par le biais du domaine vestimentaire, lui permit de se libérer d’un tas de fausses croyances, et de finalement créer cette symbiose par laquelle le vêtement fait un avec la personne qui le porte au lieu d’être porté comme un masque ou un accessoire.

Cette personne, vous l’avez sûrement deviné, est l’auteure de ces lignes…

Il a fallu d’abord connaître ma silhouette et mes proportions. Ensuite, j’ai appris à connaître la morphologie de mon visage. Quand on parle du visage de quelqu’un, on dit que le front est le sceau de sa détermination, les yeux sont le miroir de son âme, le nez est la marque de son caractère, la bouche est la porte de toute sa richesse intérieure et le menton est l’ampleur de son audace… c’est très révélateur! Puis, j’ai découvert mon style : notre corps reflète notre personnalité profonde qui s’exprime par notre style yin/yang… passionnant!

Toutes ces étapes m’ont permis de pouvoir reconnaître en magasin les vêtements qui m’avantagent et de m’amuser à créer des tenues différentes par le biais des accessoires.

Finalement, un aspect que j’aurais pu placer en tout premier a été d’identifier les couleurs qui s’harmonisent avec mon coloris naturel. On dit que les couleurs travaillent pour ou contre nous et c’est vrai. Il y a des couleurs qui rehaussent notre teint, font ressortir la couleur de nos yeux et d’autres qui, au contraire, intensifient toutes les petites imperfections : à nous de choisir! Il est important aussi de reconnaître leurs influences car elles sont magiques, elles jouent avec notre humeur, notre comportement, notre subconscient…

Maytamorphose a été de me révéler dans toute ma splendeur d’être, ça a été de laisser transparaître mon unicité… Non, non, je n’exagère pas. Au lieu de laisser vos états d’âme décider de la façon de vous habiller, habillez-vous de façon à maîtriser vos états d’âme.

Cet aspect du quotidien qui était jadis un cauchemar, est devenu aujourd’hui un élément positif, un élément catalyseur qui, tout en me permettant d’être en harmonie avec ma vraie nature, me permet aussi de me sentir en pleine possession de mes moyens et de communiquer une image authentique. C’est devenu un vrai plaisir d’ouvrir ma garde-robe, j’aime et je suis bien avec tout ce qu’il y a dedans et je peux vous garantir que je ne manque plus jamais de party!

Se connecter au féminin sacré

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’expression de son principe féminin. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de l’écoute, le pouvoir de la douceur, le pouvoir de la lenteur, le pouvoir de l’intuition, le pouvoir de la sensibilité deviennent des forces permettant d’être en relation d’amour avec soi et les autres. Le principe masculin découvre alors une dimension sacrée de l’humain et de l’humanité.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre féminité, naître à nos pouvoirs féminins.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la guérison du corps, du cœur et de l’âme.

Les pouvoirs féminins ouvrent la porte du cœur et celle de la voie de la guérison en éveillant le potentiel de s’autoguérir, en apprenant à écouter son corps, son cœur et son âme. Les « maux » du corps expriment les « mots » de l’âme et du cœur. L’écoute de l’âme, l’ouverture du cœur favorise une grande guérison du corps. L’énergie de guérison est en nous et nous avons tous le pouvoir de l’éveiller.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la guérisseuse et au guérisseur en nous!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’enracinement à la mère terre. Se créer des racines terrestres offrent sécurité, force et stabilité dans le monde de la matière. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de se nourrir, le pouvoir de gérer la matière, le pouvoir d’être enraciné deviennent des forces permettant d’être relié aux forces de la nature. Inspirons-nous de la spiritualité amérindienne qui a développé différents rituels pour remercier et honorer la mère terre. La nature a un grand pouvoir de guérison et nous avons tous ce pouvoir de nous guérir avec ce qu’elle nous offre : les plantes, les animaux, les minéraux, l’air, l’eau, le vent, la terre, la pluie, les fleurs, etc.

Tous, hommes et femmes, fils et filles de la mère terre, nous pouvons naître à la (au) chamane en nous et utiliser la médecine de la terre!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une relation sexuelle épanouie. Faire l’amour permet d’honorer l’autre dans ce qu’il a de plus beau, de plus vrai, de plus intime, de plus grand. La sexualité peut alors devenir un art sacré où l’on rencontre l’autre en unissant son corps, son cœur et son âme. Reconnaître la dimension sacrée de la sexualité permet de la spiritualiser et d’avoir accès à des grands moments d’extase, d’amour infini et d’illumination.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la sexualité sacrée!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande conscience de sa raison d’être sur la terre. Nous sommes tous nés pour contribuer et faire une différence dans le monde. En se rapprochant de son essence, de son être, de son âme, on peut entendre la réponse à : « Qui suis-je? Quelle est ma mission? Que puis-je créer? ». Entendre la voix de son être et agir en fonction de son être donne un sens à son incarnation sur la terre, une raison de vivre, une passion de vivre, un goût de vivre sa vie.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre mission, à notre créativité.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande maîtrise de soi. Nous avons tous à développer l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi. Nous naissons et nous grandissons en développant différents pouvoirs intérieurs dont le pouvoir d’aimer, d’ouvrir son cœur à soi et à l’autre, le pouvoir d’oser être qui nous sommes et le pouvoir de nous exprimer dans le monde et de créer notre vie qui correspond aux valeurs de notre féminin sacré.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la maîtrise de soi et à nos nombreux pouvoirs intérieurs.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la sagesse intérieure. Nous avons toutes les réponses à l’intérieur de nous. L’écoute de soi par des temps de silence, de méditation, de contemplation, permet d’entendre les messages de notre corps, de notre cœur, de notre âme et même des messages de l’Univers et de d’autres âmes. Entrer dans sa grotte intérieure favorise l’écoute, tel un ours qui hiberne en entrant dans une période d’introspection.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons être guidés par notre sagesse féminineet naître à notre déesse intérieure.

Se connecter au féminin sacré est le parcours d’une vie, une voie d’amour, de transformation et de guérison pour le corps, le cœur et l’âme!

Pensée lumineuse

Si je veux sans cesse devenir plus heureuse et plus prospère,

je ne dois jamais oublier un seul instant ceci :

Que les pensées sont des choses ou les choses des pensées manifestées;

que par conséquent, si nous voulons et désirons de bonnes choses,

il faut se nourrir de bonnes pensées;

Que je sois poussée à devenir ce que je pense avec prédilection,

étant donné que chaque pensée tend à se réaliser;

Que la vie est telle que je la vois,

et que je trouve toujours ce que je cherche et attend;

Que le bonheur s’approche de moi et de mes semblables,

si j’affirme le bien de tout;

Que les choses sont par elles-mêmes sans influence sur moi,

mais seulement par l’idée que je me fais d’elles;

Que chaque pensée lumineuse attire à moi des amis

et des circonstances favorables

et écarte les obstacles de mon chemin;

Que la sérénité d’âme maintenue en toutes circonstances

triomphe facilement des difficultés

et arrive plus vite au but que l’humeur sombre et craintive;

Que la sérénité d’âme est la conséquence naturelle

d’un mode de pensée lumineux et que par conséquent,

je ne saurais mieux faire que d’accueillir en moi

les pensées claires et joyeuses.

Déjà en décembre apparaissent les bourgeons…

Le graveur de pierre a inscrit en lettres dorées le nom de ma mère sur le marbre du cimetière.

Les tempêtes émotionnelles qui font vaciller nos âmes nous obligent à plonger dans nos terres intérieures, sentir le noir et le froid avec lequel nous avons rempli le vide, à défaut de le remplir d’amour.  J’ai déposé plus facilement cet amour sur mes feuilles apparentes, avec des je t’aime qui m’ont rendue aveugle à l’essentiel de moi-même.  Quand j’ai chuté de mon arbre, je me suis effondrée doucement sur le tapis de larmes d’une d’illusion où je me suis trompée et menti à moi-même par peur d’être seule, camouflant dans des obligations familiales et sociales une incapacité à aimer.  Vouloir changer le monde pour qu’il soit aimable conduit inévitablement à l’échec de l’expérience amoureuse.  L’espoir est un poison insidieux qui ne réussit jamais à être l’antidote du désespoir.

J’ai voulu changer ma mère pour qu’elle soit ce que la petite fille en moi espérait, oubliant que le temps a aussi ce pouvoir de fossiliser ce qui reste trop longtemps ignoré.  Son histoire de vie l’avait rendue un peu minérale, avec une carapace comme les crustacées qui, pour survivre dans le grand océan où leurs émotions deviennent des prédateurs, sont obligés de se réfugier derrière leur coque.  Il a fallu qu’elle s’approche des portes de la mort pour que sa coquille se fendille et laisse un filet de sa lumière intérieure toucher mon cœur d’adulte.  À 83 ans, j’ai vu ma mère s’effriter dans des larmes qui dataient du 20e siècle et qui étaient heureuses de sortir enfin au grand jour.  Malgré la distance, jamais la proximité ne fut aussi grande dans cet abandon où nos peines se mêlaient pour se soutenir mutuellement, où nos rancœurs révélaient des déceptions que nous habillions de pardon et de caresses sur le front.  Je sais maintenant que c’est ça l’amour.  Pouvoir être à deux dans une nudité du cœur, sans que l’un soit obligé de sauver l’autre.  Pouvoir mettre côte à côte nos douleurs et nos bonheurs, sans devoir équilibrer ce qui est manquant, sans attendre que l’autre me donne ce que je n’ai pas.  La relation devient moins lourde, car je n’ai rien à faire, rien à sauver, rien à prouver.  Juste être attentive et en empathie avec l’autre.

La transformation de cette relation au seuil de sa fin de vie nous a permis de ne plus être mère et fille, mais deux êtres humains qui acceptent le mystère divin de nos limites humaines, saisissant le fait que notre impuissance n’est pas imperfection, mais moteur de notre évolution.  Dans ces moments d’urgence parce que l’on sait que la fin est proche, il y a une éternité, simplement parce que le superflu a disparu.  L’instant présent ne peut toucher que l’essentiel.  Arranger les coussins pour que ce soit plus confortable, masser des jambes qui ont perdu la joie de bouger toutes seules, passer un peigne dans les cheveux, comme si on allait à une fête.  Des gestes simples, tournés vers l’autre qui, du fait de sa maladie, redevient le petit enfant qui se laisse faire.  Sa perte d’autonomie physique a révélé sa dépendance intérieure, qu’elle avait niée durant toute sa vie.  La carapace de la femme forte lui avait donné l’illusion d’être elle-même : il lui a fallu une grosse tempête pour casser le fruit de mer sur les rochers auxquels elle s’agrippait.  Quand elle cessa de lutter contre elle-même, Dieu arrêta l’ouragan et souffla doucement son amour sur elle, comme s’il soufflait une bougie dont la terre n’avait plus besoin.

« Pourquoi elle est morte mamie? » demande le petit enfant.

« Parce qu’elle avait fini de vivre » lui répond Françoise Dolto.

Et si elle a fini de vivre, c’est qu’elle a accompli ce qu’elle a à faire.  Jusqu’au dernier moment, tout est possible.  J’ai couru pendant 47 ans après ma mère.  Mais au moment de sa mort, malgré les 6 000 km qui nous séparaient physiquement, c’est elle qui est venue en esprit intégrer mon corps, pour avoir ce contact dont j’ai tant manqué.  C’était un honneur de l’accueillir en moi, une sorte d’initiation pour faire de moi une femme adulte, afin que sa mort ne me laisse pas orpheline.

Je lui suis reconnaissante d’avoir attendue d’être aussi âgée pour mourir.  Cela m’a permis de faire tout ce chemin vers moi-même et de pouvoir laisser partir avec elle, la carapace dont j’avais hérité.

En décembre, quand la sève retourne se protéger dans les racines, je suis moi aussi allée me réfugier dans la terre mère.  Je lui ai offert mes peines et mes peurs, mes cris de douleur et elle m’a parlé de pardon, en me montrant le bout de mes branches où déjà en décembre apparaissent les bourgeons.