Ces relations éclairées… qui nous allument

À la lumière de ce que nous faisons avec nos expériences, nous évoluons au fil des jours en devenant plus conscients. Réalisez-vous que nous sommes en changement constant et qu’entre chaque coucher et chaque lever de soleil, nous devenons des personnes différentes?

Chacun chemine à son propre rythme. Certains avancent à pas de tortue tandis que d’autres courent comme des lièvres. Une chose est sûre, c’est que tous arriveront un jour au même point. C’est pourquoi, si nous appartenons à la catégorie des « petits rapides » qui n’ont pas de temps à perdre, il n’est pas rare de constater que certains de nos proches au rythme plus lent deviennent pour nous de lourds fardeaux à porter ou se transforment tôt ou tard en boulets aux pieds nous empêchant de nous envoler. Dans le fond de notre cœur, on sait pertinemment qu’on devrait s’en détacher pour accélérer notre course, mais on n’ose pas le faire de peur de causer de la peine. Alors, on s’oublie et on abdique nos aspirations profondes. On devient infidèle envers soi, ce qui est peut-être la pire infidélité, car on ne peut alors accuser personne d’autre. La passion de vivre est très difficile à maintenir élevée quand on se sent constamment tiré vers le bas, et c’est pourtant ce que l’on permet à certaines personnes de faire à notre égard. C’est pourquoi, dans ce monde où l’évolution est probablement à son plus fort depuis des siècles, nos relations changent tant au fil des ans, et cela, qu’on le veuille ou non.

Rendus à certains carrefours de nos vies, nous prenons des chemins différents…

Ces changements de cap, quoique très dérangeants, font partie du cours normal de la vie et c’est pourquoi on sera parfois porté – et c’est plus fort que nous – à délaisser la compagnie de gens qui ne nous allument plus, ce qui aura pour effet positif de nous faire découvrir d’autres perles qui, par leur brillance, nous aideront à nous alléger et à nous élever. Si on met un bout de bois mort dans une cheminée et qu’on le place tout près d’une bûche ardente, lequel à votre avis influencera l’autre? Le tison ardent s’éteindra-t-il au contact du bois mort ou est-ce plutôt ce dernier qui s’enflammera? Évidemment, le second. Par cet exemple, vous pouvez voir l’importance de s’efforcer de côtoyer des gens allumés afin qu’à leur seul contact et par l’intensité de leur présence, ils attisent notre propre feu. C’est d’ailleurs ce qui se produit à notre insu lorsqu’on rencontre une personne dégageant une grande sagesse. En entrant dans son champ énergétique, on se transforme sans même avoir à lui parler. Personnellement, lorsque de tels êtres sont placés sur ma route, je me fais un devoir et un plaisir d’aller me balader dans leur entourage. Peu importe ce qu’elles ont à dire, car c’est ce qu’elles « sont » qui me nourrit le plus, pas ce qu’elles ont à dire. Côtoyer du bois mort qui, par surcroît, ne veut même plus s’allumer, c’est prendre le risque de s’éteindre à son tour.

Cherchez plutôt dans votre entourage, dans votre famille, parmi vos proches, des bûches ardentes…

Il y en a beaucoup plus que vous ne le croyez, mais elles ne font pas de bruit. Puis, allez puiser auprès d’elles la lumière dont vous avez besoin pour revivifier votre feu intérieur.

Ne craignez surtout pas de leur enlever quoi que ce soit, car elles n’ont que ça à faire : rayonner, partager leur lumière, transmettre leur passion de vivre. Ensuite, faites de même avec les autres. Passez au suivant ce que vous avez reçu, devenez à votre tour des bûches ardentes disponibles pour allumer ceux qui auront besoin de votre étincelle…

André Harvey

Auteur de 17 livres dont le best-seller L’ultime pardon.

Il partage son temps entre les voyages, les conférences, l’écriture et la musique. Il a à son actif deux CDs de chansons à texte dont il est l’auteur, le compositeur et l’interprète. (Renaître par la passion de vivre et Les yeux du cœur.)

Il vient de faire paraître un nouveau livre disque intitulé : En route vers l’illimité.

Conférences et récital sur demande. Contactez-le pour un événement dans votre région.

www.andreharvey.info

Devenons des cocréateurs de… notre journée!

Bien des gens qui se disent esclaves de leur supposé destin, subissent leur vie dans une passivité dont ils se targuent même parfois. Pour eux, attendre et ne rien faire est signe de grande spiritualité. Pourtant, leur passion est éteinte puisqu’ils n’ont rien à créer. Nous sommes nés pour créer, non pour être dominés, ni par un dieu, ni par un humain. L’attente passive est dénuée de passion. La création est donc le but de notre incarnation sur cette terre. Si, par exemple, on se demande le matin ce que la vie va nous apporter dans la journée, réalisez-vous qu’on est encore dans l’attente? On est dans l’expectative que quelque chose d’extérieur nous arrive et fasse les choses à notre place – la pensée magique. Cette façon de penser n’est pas mauvaise en soi, à condition que nous ne restions pas inactifs. En restant ainsi trop longtemps sur le mode « attente », on prend le risque de passer à côté de quelque chose d’important si on n’est pas suffisamment alerte. En effet, on a beau croire et clamer à qui veut nous entendre que l’on mérite tous les cadeaux de la vie, encore faut-il avoir l’intuition, la sagesse et la capacité de les reconnaître quand ils passent pour pouvoir les accueillir à bras grands ouverts.

Mais, il existe aussi une autre alternative très intéressante : créer sa journée. Cela se fait au petit matin, lorsqu’on n’est pas totalement réveillé, à l’instant où l’Esprit réintègre le corps après une nuit de sommeil. C’est un ingénieux réflexe à développer qui porte bien des fruits lorsque vraiment intégré. Avez-vous remarqué que lorsque vous sortez du sommeil, il y a un espace-temps très subtil entre le moment où vous êtes encore dans le monde du rêve, et celui où vous devenez conscient? Dans ce court laps de temps, on ouvre habituellement un œil et, pendant un instant, scrutant sa chambre, on se cherche des repères, on se demande où on est, comme si on venait d’atterrir sur le sol d’un pays étranger après un long voyage.

En fait, c’est vraisemblablement ce qui se passe… C’est donc à cet instant précis qu’il faut réagir promptement et créer la journée à venir, la bâtir exactement comme on veut qu’elle soit. Il faut, par contre, agir rapidement avant que le mental ne se mette de la partie et fasse des siennes pour tout bousiller. Ce qu’on a à faire alors, c’est de prévoir (pré-voir) avec le plus de précision possible tout ce qu’on désire qu’il nous arrive. Je ne parle pas ici de souhaiter, ni d’espérer, mais de mettre en place clairement dans notre tête des évènements, des gens ou des situations qui, durant la journée, sauront nous procurer plaisir et satisfaction. Pour vous aider dans votre démarche, voici quelques exemples de phrases que l’on peut utiliser. Faites-le évidemment dans vos propres mots, car il ne s’agit surtout pas de prendre une feuille et d’en faire la lecture. Il serait déjà trop tard de toute façon. Ce n’est pas non plus de la visualisation dont je vous parle, mais de l’utilisation consciente de la force des mots, de la puissance de SES propres mots, et ceci, dans son expression la plus simple.

Remettons le tableau en place : aussitôt qu’on sort de notre léthargie nocturne, alors que la vie consciente entre en nous, on laisse les yeux fermés, on sourit – ça aide à ouvrir son cœur – et on se dit par exemple : « Aujourd’hui, je vais rencontrer des personnes très intéressantes. Aujourd’hui, je vais relever de magnifiques défis qui m’apporteront une satisfaction incroyable. Aujourd’hui, je vais constamment baigner dans la félicité. Aujourd’hui, je serai rempli d’une impérative majesté, etc. ».

En voici d’autres dans lesquelles vous pouvez puiser votre inspiration : « Je vibre et je déborde de délice, de joie, de contentement, de volupté, de bien-être, de bonheur, de délectation, de plaisir, de ravissement, d’extase, d’admiration, de contemplation, d’émerveillement, de béatitude, de jouissance, d’enchantement, d’aise, d’euphorie, d’allégresse, de liesse, de jubilation, etc. » Il suffit de laisser les mots vous imprégner de façon répétée, d’y mettre toute votre conscience et, par le fait même, de les animer d’énergie pour qu’ils se matérialisent et prennent vie. Après seulement quelques tentatives, vous verrez déjà des petits miracles apparaître dans vos journées. Et, le soir, avant de vous endormir, prenez le temps de vous remercier vous-mêmes de vous être permis de créer tout ça. Ainsi, le lendemain matin, vous serez plus apte à reprendre là où vous avez laissé la veille.

Dans la routine de notre quotidien, nous devenons vite programmés et prévisibles dans nos attitudes, habitués que nous sommes à tout anticiper, à revivre les mêmes événements, à orchestrer les mêmes scénarios dans nos journées. Hélas! la répétition que nous créons finit par nous ennuyer et nous nous demandons pourquoi! Nous projetons inconsciemment dans notre vie de tous les jours notre passé rempli de sécurité – parce que nous le connaissons, et cela, qu’il ait été joyeux ou souffrant. Nous vivons alors passivement et nous nous embourbons sans nous en rendre trop compte dans une conception achevée de nous-mêmes. Nous sommes ainsi conditionnés mentalement à être ce que nous sommes depuis toujours, jour après jour, selon nos expériences acquises et ce qu’on accepte comme étant la réalité, car c’est tout ce que l’on connaît.

S’éveiller à la passion de vivre et mordre dans la vie consiste à se rendre compte que nous ne sommes PAS un produit de notre réalité ancienne, mais une présence qui produit SA propre réalité. Quoiqu’en disent certains intellectuels, notre mental ne demeure au fond qu’un instrument primaire de survie. Comme une machine, il est sollicité à chaque instant à négocier avec la réalité extérieure pour répondre le plus efficacement possible à nos différents besoins du moment. Inlassablement, il déroule un programme « sûr », sans variation, pour ne rien perturber. Le mental a horreur de l’imprévu…

Mais personne n’est obligée de se présenter pareil à elle-même jour après jour, sinon c’est l’engourdissement, le sommeil ou pire, la mort – intérieure ou même physique – qui la guettent. Le passionné est un explorateur de voies nouvelles qui, pour cela, se garde en constant mouvement. Il sait que sa nature véritable consiste à avancer, à pas de géant ou à tâtons, peu importe, au cœur d’un univers inconnu aussi fascinant qu’imprévisible. Ne pas créer sa réalité, c’est répéter inlassablement la même réalité donnée, car ce n’est que notre attitude qui précède la teneur de toute décision. La fantaisie, l’impulsivité d’action, la folie douce, l’émerveillement sont les différents moyens mis à notre disposition pour nous surprendre nous-mêmes, pour attirer vers nous les gens et les évènements susceptibles de nous épanouir davantage, et cela, sur une base prolongée. Ce n’est que notre attitude qui engendrera toute occurrence dans notre réalité, qui s’optimisera dans notre subconscient pour rendre la réalité plus adéquate à ce que l’on est et à ce à quoi on aspire – dans le positif comme dans le négatif, il va sans dire. En d’autres termes, nous rendons ainsi conscient… notre subconscient!

Une dernière chose avant de clore le sujet. Les qualificatifs utilisés dans nos affirmations matinales sont très importants, car ils servent à fournir l’énergie affective nécessaire à la réalisation de nos vœux. Plus on ressentira profondément l’effet de nos demandes, plus celles-ci auront de chance de se manifester. La Source est toujours prête à donner. Nous seuls faisons la mesure!