Dans le silence du désert

Marche et ressourcement dans le silence du désert


Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain avec un groupe de douze personnes, en tant qu’animatrice.

Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

La découverte

Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Neuf heures plus tard, nous nous retrouvons dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora.

Les paysages défilent, tous plus grandioses que les autres. Les maisons sont en terre séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel

Lors de notre arrivée à Zagora, dans un hôtel décoré de tapis et de coussins brodés, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide pour y déguster un couscous royal.

Avez-vous déjà mangé un couscous sans ustensiles? Je regarde la dextérité de nos hôtes; cela n’a pas l’air si compliqué. Il s’agit de prendre un peu de couscous dans les mains, les rouler dans ses doigts pour en faire une belle boule et ensuite s’organiser pour que cette boulette atteigne votre bouche sans dégât. Nous sommes plusieurs à faire nos expériences. Quant à moi, j’ai plus de couscous sur mes bras que dans ma bouche ce qui ne m’empêche pas d’avoir du plaisir et éclater de rire et de continuer mon apprentissage.

Très subtilement, nos hôtes ont compris que des cuillères sont les bienvenues. Des nouvelles habitudes culturelles ont besoin de temps pour être intégrées.

L’entrée dans le désert un pas à la fois

Le lendemain, nous faisons route vers le désert. Nous rejoignons les dromadaires et les chameliers au pied des montagnes Jbel Bani. Je propose le rituel quotidien avec quelques exercices pour nous ramener à l’intérieur de nous-mêmes, réveiller la flexibilité et demander à chacun de réfléchir à l’intention du jour avec laquelle sera vécue notre première traversée. Je les invite à prendre conscience de leur corps, à entrer en résonnance avec ce paysage grandiose qui nous entoure et à apprivoiser le silence lors de la marche.

Nous franchissons notre premier col et commençons à entrer dans le désert de pierres. Le rythme est lent, mais la montée est difficile pour certains. La devise d’un pas à la fois prend alors tout son sens. La beauté du paysage reste indescriptible. Nous paraissons si petits dans cette immensité. Le désert enseigne sa première leçon d’humilité.

Une expérience solidaire et généreuse

Chaque soir, nous prenons un moment pour partager nos expériences en lien avec notre intention du jour. Le désert offre une belle opportunité de lâcher ce qui nous pèse pour retrouver la simplicité et la légèreté. Chacun en témoigne à sa façon. La démarche est individuelle pourtant la solidarité est présente en permanence.

Lors de nos marches silencieuses, certains vivaient diverses émotions. Je me souviens avoir été très touchée lorsqu’une des participantes est venue donner la main à une autre qui vivait beaucoup de peine et pour laquelle chaque pas était difficile. Il en fut de même lorsque nous devions franchir des dunes; il y avait toujours une ou deux mains charitables qui nous attendaient pour nous hisser vers le haut. Ces élans de solidarité ont contribué à souder le groupe.

La générosité était aussi présente dans l’équipe marocaine. Ces hommes du désert étaient heureux de nous partager leur amour de cet environnement familier. Un jour, arrêtés en haut d’une dune, je regardais au loin s’approcher les chameliers qui chantaient des chants berbères. Je me suis mise à pleurer de gratitude envers ces hommes qui prenaient tant de soin pour nous rendre le voyage agréable. À la grande surprise et satisfaction de nos guides, effectuer une corvée de ramassage de déchets laissés par des humains non scrupuleux a été une belle façon de témoigner à notre tour notre solidarité envers eux.

En conclusion

Lors de nos retrouvailles quelques mois après notre retour, chacun restait encore habité par les prises de conscience révélées par l’expérience du désert. Les apprentissages marquants restaient ces rendez-vous avec la lenteur et le silence et les témoignages de solidarité. Ce voyage aura été une belle opportunité de cheminer au cœur de soi tout en rencontrant l’autre différent de soi. Cela pourrait être ma définition de la spiritualité. Spiritours me donne la chance d’y retourner cet automne et j’ai bien hâte!

Feng Shui hivernal

La saison du cocooning n’est-elle pas idéale pour revisiter notre intérieur? Autant l’hiver nous invite à aller dehors pour nous oxygéner, à faire circuler la vie dans notre corps, autant il nous donne envie de nous retrouver dans un intérieur douillet bien Feng Shui, oxygéné par un bon chi (énergie de vie).

Comment en arriver à créer un tel intérieur? Demandons-nous si ce qu’on voit autour de soi nous fait ressentir une lourdeur intérieure. Si c’est le cas, il est temps d’agir. Un intérieur vivant est énergisant.

Alors, on commence par une tournée des garde-robes et des tiroirs. Pourquoi conserver des vêtements et accessoires au cas où… je maigrirais… je grossirais… je retournerais au travail? Quand je regarde ces vêtements que je ne peux plus porter, je regarde un passé qui n’est plus. C’est une énergie stagnante.

Donner ce qui ne me convient plus m’allège et donne une nouvelle vie aux vêtements qui seront portés. Une fois terminée la tournée des endroits où s’accumulent les choses… vestiaire d’entrée, garde-robe de la chambre des invités où se retrouve parfois le débordement du mien, je respire enfin. En plus, je fais de la place pour du nouveau, car on sait que la vie n’aime pas le vide.

Je continue ma tournée des pièces où se trouvent des objets décoratifs, des tableaux. Ces objets représentent-ils des souvenirs heureux? Est-ce que je les vois encore? Ont-ils vraiment une signification pour moi? S’agit-il de cadeaux dont je me sens coupable de me défaire? Le simple fait de les changer d’endroit peut changer l’atmosphère et renouveler mon énergie. Quand je déplace un objet de façon consciente, je lui donne une nouvelle signification, une nouvelle vie. Les objets qui ne bougent pas créent une énergie stagnante.

Une belle façon de dynamiser le chi d’une pièce est l’éclairage. Je mets de l’ambiance dans mes pièces au moyen de touches lumineuses, par exemple en éclairant un tableau ou une plante. Je les appelle mes bouquets de lumière.

Il existe plusieurs outils Feng Shui. Le premier et le plus important est certainement le chi. Une circulation d’énergie ni trop lente, ni trop rapide, ni encombrée signifie un chi fluide, la vie qui circule bien.

D’autres outils Feng Shui, comme votre élément personnel ou votre année de naissance, aident à choisir les matériaux, les couleurs et les formes de vos objets. L’élément personnel se trouve à partir de votre date de naissance.

Comme en acupuncture, les éléments sont : Terre, Métal, Feu, Bois et Eau. Il est facile de trouver son élément personnel chinois en faisant une recherche dans Internet ou en consultant des livres traitant de Feng Shui. Attention, l’année chinoise ne commence pas toujours à la même date; assurez-vous de regarder un calendrier chinois.

Plusieurs personnes me posent la question : où placer mon lit? On peut aborder la question de deux façons : en fonction de la pièce ou selon vos directions personnelles favorables.

La meilleure disposition du lit est la place de pouvoir. Appuyez la tête de lit contre un mur sans porte ni fenêtre, c’est-à-dire un mur plein. De votre place dans le lit, vous voyez la porte d’entrée et la fenêtre. Évitez de placer la tête de lit sous une fenêtre ou d’avoir les pieds dirigés vers la porte.

Pour trouver sa direction personnelle favorable, il faut faire un calcul simple en fonction de sa date de naissance en année chinoise, laquelle ne commence pas toujours le même jour en février ou en janvier. Pour éviter de faire des erreurs dans le calcul, qui diffère selon qu’on est une femme ou un homme, je vous invite à m’envoyer par courriel vos jour, mois et année de naissance. Je me ferai un plaisir de vous donner votre direction personnelle favorable pour la position de votre lit.