Choisir le bonheur

« Il faut être présent au présent. » David Milot

Dans tous les livres de spiritualité, on parle de l’importance de vivre au moment présent pour atteindre la sérénité intérieure. Qu’est-ce que cela veut dire exactement et comment doit-on traiter le passé et le futur dans cette perspective?

Passé, présent, futur, chacun à sa façon est à la fois une menace au bonheur et un ajout au bonheur.

Le passé est un obstacle au bonheur quand on cultive la culpabilité ou la colère face à ce qu’on ne peut pas changer. Si j’avais su…, j’aurais dû…, je n’aurais pas dû…, il aurait fallu que…, sont des phrases inutiles qui nous amènent à ressasser des sentiments négatifs et à nous sentir impuissants. Une autre forme de ce recours au passé est le piège de l’imagination embellissante : Quand j’étais jeune… Quand mon mari (ou mon enfant) vivait… Si j’étais resté à telle ou telle place… Si telle ou telle chose n’était pas arrivée… Ce genre de réflexion amène les gens à se morfondre face aux pertes réelles ou imaginaires qu’ils ont subies et à voir le temps comme un ennemi qui nous dépouille de notre bonheur.

D’autre part, si nous regardons notre passé comme une source d’apprentissage, alors chaque épreuve même la plus dure peut devenir une source d’enrichissement personnel. Les Chinois ont un proverbe qui dit : « Après deux ans, même un malheur peut servir à quelque chose ». Après deux ans, parce qu’il est normal de ne pas crier de joie lorsqu’on passe à travers une épreuve et qu’il nous faut un certain temps pour faire nos deuils et avoir la distance nécessaire pour en retirer la leçon. C’est une habitude intéressante que de regarder après coup les événements du passé et de se demander : « Qu’est-ce que j’ai appris de cela? ».

Un exercice que je trouve intéressant est de se demander à chaque fois qu’il nous arrive quelque chose de désagréable : « Quels sont dix bons côtés de cette mésaventure? ». C’est une pratique qui nous apprend à voir l’apprentissage plutôt que le seul désagrément dans chaque situation.

Victor Frankl, prisonnier dans un camp de concentration observait que les gens qui gardaient vivants leurs bons souvenirs étaient plus aptes à passer à travers la souffrance et le stress. Le passé peut donc être une source d’apprentissage et de consolation si on laisse de côté les émotions négatives de colère et de culpabilité et qu’on accorde le pardon à soi-même et aux autres.

Le futur peut aussi se révéler une malédiction ou un cadeau selon la manière dont on le traite. Si on se crée des scénarios catastrophiques avec tout ce qui pourrait aller mal, on se crée des émotions d’anxiété, de peur, d’incertitude. Et si je n’avais plus d’argent…, si j’étais malade…, si mon enfant (ou mon conjoint) ne se trouve pas d’emploi…, si je n’obtiens pas telle chose que je désire… De nouveau, toutes ces pensées sont inutiles et ne changeront rien à notre destin tout en volant notre énergie et notre joie de vivre.

Une autre illusion que nous pouvons cultiver face au futur, c’est encore l’illusion embellissante. « Un jour ce sera mon tour. » Un mirage non connecté au présent où tout sera beau, où tout ira mieux, où nous vivrons dans une société parfaite, dans une vie parfaite. Ou encore lorsqu’on reporte notre bonheur à un temps futur où les choses iront mieux et où certains désirs seront accomplis. Je serai heureux quand… (j’aurai mon diplôme, j’aurai un chum, j’aurai perdu vingt livres, etc., à l’infini). Tous ces pièges du futur font de nous des gens tendus, anxieux, attachés de façon beaucoup trop intense à nos buts et objectifs.

D’autre part, si nous regardons le futur comme une suite du présent, on peut se demander lorsqu’on désire, lorsqu’un projet ou une vision nous vient à l’esprit : « De combien de façons puis-je me préparer à cette éventualité? ». Et l’on peut s’engager dans une action qui exige travail, patience, persévérance et vision à long terme pour se réaliser. Un futur bâti non sur la peur de nos scénarios internes, mais sur le plaisir de créer ce qui nous tient le plus à cœur. Et le cadeau du futur sera alors de nous fournir l’énergie pour la réalisation de notre projet. Nous connaissons tous l’histoire de personnes âgées qui survivent presque miraculeusement jusqu’à ce qu’un projet qui leur est cher soit achevé. Un chercheur à qui son médecin annonçait qu’il avait un cancer terminal et qu’il serait mort dans trois mois lui répondit : « Mais, je ne peux pas, mon dernier livre n’est pas fini. Et il prit presque deux ans pour finir son livre, après quoi, il mourut tranquillement, ayant accompli son œuvre et tenu tête à son médecin.

Une vision du futur nous donne une intention, un idéal, une motivation pour vivre et agir. Victor Frankl faisait remarquer que si une des caractéristiques des « survivants » dans les camps de concentration était d’avoir des souvenirs heureux, une autre de leurs caractéristiques était d’avoir des projets ou des visions dans le futur. Il raconte qu’à un moment donné, il était à moitié mort de froid et de faiblesse, les pieds en sang, souffrant de diarrhée et de faim, plié en deux par une toux à fendre l’âme. Il se rendait au travail dans le camp de concentration sous l’œil du fusil des gardiens nazis. Et l’idée lui traversa l’esprit : « Si je me laissais tomber à terre, ils tireraient pour m’achever et toute cette souffrance serait finie ». Et il ajoute : « J’ai pensé aux recherches que j’étais en train de faire et je me suis vu dans une salle de conférence en train d’expliquer mes théories. Presqu’inconsciemment, je me suis redressé et j’ai continué à marcher ». Le futur nous apporte ainsi le courage de passer à travers les moments difficiles, c’est son cadeau, si on ne cède pas à la peur.

Le présent quant à lui est aussi porteur d’une malédiction et d’un cadeau. La malédiction, c’est lorsque nous décidons de nous perdre dans la spontanéité du moment présent sans nous préoccuper des conséquences. Lorsque nous vivons l’excitation de ne plus penser et de faire ce que l’on désire dans ce moment même. Je connais des jeunes bourrés de talent qui recherchent le plaisir instantané et ne sont pas capables de refuser la satisfaction immédiate au nom d’une réalisation à plus long terme. « Je n’ai pas envie… » disent-ils.

Le cadeau du présent, c’est lorsque je suis présent à ce que je suis. Je suis un être-dans-le-temps. Je suis né, je suis, je vais mourir. Je suis, j’ai été et je veux être.

Dans ce présent, je dois intégrer les leçons du passé sinon, ce sont des leçons vides et je n’ai rien appris. Dans ce présent, je me projette dans le futur, ce qui me donne une direction et un sens. Ce qui me rend conscient aussi de l’impermanence de toutes choses.

Et pour jouir du présent, je dois être présent au présent, être là, conscient de tout ce que je suis, attentif à ce que j’ai de plus profond, conscient que je ne suis pas éternel, conscient aussi que je suis relié et partie prenante de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.

Vivre au présent, c’est vivre en paix avec son passé et son futur, c’est s’accepter tel que l’on est, c’est accepter son passé tel qu’il est et son futur tel qu’il se présentera.

Vivre au moment présent, c’est rejeter les peurs et les illusions, les rêves catastrophiques ou glorieux pour être tout simplement soi. Bien dans sa peau, s’acceptant soi-même, acceptant ses forces et ses limitations. Présent à soi-même, présent au présent.

Mettez votre patron à la porte!

Diffuseur d’amour…
Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burnout ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l’absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d’être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l’influence de l’ego qui recherche inlassablement l’admiration et l’amour des autres. À l’opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme a de l’amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu’il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision? En changeant de lunette!

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l’oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l’écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d’avoir fait un sourire à quelqu’un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L’accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu’une goutte d’eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s’accompagnera d’un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l’autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu’elles sont sources d’apprentissage. De vivre l’instant présent améliorera vos relations à l’autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l’inconscient, une solution s’amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu’il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n’étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d’appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n’est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu’il vous est de plus en plus facile d’appliquer une vieille loi anticompétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d’amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

La sagesse animale, une médecine puissante

Saviez-vous qu’il existe plusieurs niveaux d’interaction avec l’énergie de la sagesse animale? Cette sagesse peut être une médecine puissante pour la personne qui s’y intéresse et qui l’intègre dans sa vie quotidienne.

Le premier niveau est celui de la communication. On reçoit des messages par la présence d’un animal dans une situation. Cette présence se manifeste de diverses façons. Par rencontre directe, par l’entremise d’un rêve, d’une méditation, d’une vision ou d’une pensée : ou par l’image ou la mention de l’animal. Chaque espèce animale est porteuse de médecine précise, de forces et de faiblesses que nous pouvons reconnaître en observant leurs façons de vivre. Nous pouvons lire au sujet de l’espèce ou consulter des dictionnaires d’animaux-guides pour mieux comprendre les messages que ceux-ci tentent de nous transmettre. L’apprentissage de ce langage symbolique est utile, car nous recevons alors plus facilement guidance et réponses à nos questions. Lorsque nous nous mettons à interagir avec la présence animale autour de nous, nous sommes catalysés vers des nouvelles dimensions de notre être. Nos vies deviennent de plus en plus intéressantes et amusante.

Le deuxième niveau est celui des animaux totémiques. Ils nous permettent d’avoir une meilleure connaissance de soi. Ceux-ci représentent des aspects innés de notre personnalité. Chaque personne a neuf animaux totémiques qui la guident. La connaissance de ceux-ci ainsi que leur zone d’influence facilitent nos vies, car ils sont déjà intégrés en nous et ne demandent pas mieux que d’être à notre service. Notre arbre totémique est constitué d’un animal pour chacune des sept directions. Notre sagesse innée se trouve au nord. L’enfant en soi est au sud. L’est contient l’essence de l’âme. L’ouest détient la vérité personnelle. Notre guide spirituel se trouve au-dessus. On trouve notre ancrage au-dessous et notre joie personnelle au-dedans. En plus, nous avons deux autres animaux qui marchent à nos côtés en tout temps. Au côté droit pour l’énergie masculine et au côté gauche pour l’énergie féminine.

Le troisième niveau est celui par lequel on crée des relations spécialisées et très intimes avec certains animaux qui servent en tant que guide et allié. Ce sont nos animaux de pouvoir. Cette pratique est d’un grand support pour les travaux shamaniques de guérison et de guidance. Ces esprits-guides nous accompagnent lorsque nous entrons dans des réalités non ordinaires, telles que les états altérés de conscience. L’histoire qui suit est celle de l’intégration d’une telle alliance.

Ma rencontre avec les loups
Ce n’est pas un hasard que ce jour même mon beau-frère et son ami Inuit revinrent de la chasse au caribou avec un loup qu’ils avaient tiré. À cette époque, à Yellowknife, les chasseurs recevaient une remise pour les loups morts qu’ils ramenaient. Mon cœur se tordait et se crispait devant le sort de cette magnifique bête. Les loups du nord sont énormes et ont un pelage fourni. Les chasseurs me rassurèrent que les loups ne posaient aucun danger pour les humains dans la région, car ils avaient suffisamment de caribous pour se nourrir. Plus tard, cette même nuit, cette connaissance me fut d’un grand secours. Je m’étais éloignée à l’arrière de la maison, vers le lac, question de mieux voir les aurores boréales dans une noirceur totale. J’étais couchée sur la neige et le spectacle dans le ciel me gardait inconsciente du froid qui régnait dans la nuit. Leur présence fut ressentie, avant tout, car leur approche fut silencieuse. Puis, je fus envahie par leur odeur extrême. Ils étaient plusieurs et se sont rapprochés en demi-cercle à l’arrière de ma tête, si proche que la buée de leur haleine me passait par-dessus le visage. Mon cœur s’est arrêté, puis il s’est mis à battre trop fort. J’ai eu très peur. Après un temps interminable, ils se sont retirés vers la forêt. Je me suis levée et j’ai marché calmement vers la sécurité de la maison. Puis, mes nerfs ont lâché. Je me suis mise à crier et à pleurer. Je sais maintenant que ma rencontre avec le loup fut pour que j’intègre sa médecine et je lui exprime ma reconnaissance en l’honorant. Cette médecine est celle qui facilite mes activités d’enseignement. Je suis privilégiée de pouvoir transmettre des connaissances précieuses à ceux et celles qui cherchent à se développer sur le plan des énergies et de la connaissance intérieure.

Si la médecine animale vous appelle, il existe plusieurs façons d’approfondir vos connaissances. Divers livres et coffrets de cartes tels que le Tarot de la sagesse animale de Ted Andrews ou les Cartes Médecine de Jamie Sams (présentement disponible en anglais seulement) sont offerts en librairie. Quelques définitions d’animaux totems sont disponibles sur notre site web. Vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation dans laquelle vous découvrirez vos animaux totémiques ou élaborer votre arbre totémique lors de l’atelier de Médecines personnelles offert à la Boutique l’Essence-Ciel. Visitez le  www.lessence-ciel.com pour le calendrier des activités.

La chance de notre vie

À travers nos activités quotidiennes, on se demande quelquefois pourquoi on est ici sur terre, dans cette vie qui est la nôtre, avec notre entourage personnel, conjoint, enfants, belle-famille, amis, et notre entourage professionnel presque aussi important.

On se demande pourquoi il nous faut vivre cette vie-là; tantôt poser des gestes qu’il faut refaire constamment : gagner sa vie, tenir la maison, encourager les enfants à faire leurs devoirs, prendre l’autobus, faire l’épicerie; ou tantôt vivre des situations exceptionnelles dans le bonheur ou la douleur : la naissance d’un enfant, la maladie et la mort d’un proche, l’accident d’un ami. Toutes ces situations peuvent sembler n’avoir aucun sens et pourtant, elles en ont un.

Un sage améridien de la nation cree dit dans un de ses poèmes : « Nous sommes venus sur cette terre pour bénéficier des leçons de la vie. » 1

Oui, la vie, c’est fait pour la vivre. Cela semble une évidence… On vit pour faire des expériences qui nous rendent toujours plus conscients, toujours plus capables de ressentir ce qui est essentiel. On « se pratique » à vivre de mieux en mieux, à discerner l’important de ce qui ne l’est pas. Et quelquefois ce qui est important n’apparaît pas au premier coup d’œil. Un exemple : les personnes qui reviennent d’une expérience de mort approchée (NDE) disent qu’elles ont pu voir le film de leur vie; ce qui les a frappées dans ce retour sur leur vie, c’est que les gestes qui témoignaient de leur égard pour les autres avaient été les plus valables, et les avaient fait progresser.

Nous sommes des apprentis à l’école de la vie; notre temps d’apprentissage sur la terre est court, il faut en profiter pleinement pour accomplir ce qui est demandé de nous : devenir des êtres humains qui respectent les autres, incluant notre environnement naturel, et qui ce faisant se respectent eux-mêmes. Il faut être capable d’être fier de nous. Comment savoir ce qui est le bon choix à faire pour nous et pour les autres? Comment ne pas céder à la facilité de se dire : « Ce n’est pas mon affaire, je ne m’en mêle pas. » ou « Personne ne le saura, je le fais quand même!»?

Voici ce qu’en dit le même sage amérindien : « Notre existence terrestre n’est qu’une partie de notre voyage vers le monde des esprits, et il est essentiel de bien le préparer. […] Selon nos enseignements traditionnels, la façon dont nous vivons notre existence terrestre influence notre voyage spirituel. Si nous sommes amers, coléreux et pleins de remords, notre voyage s’en ressentira. C’est pourquoi nous pensons que l’existence terrestre est sacrée. Chaque jour doit être un bon jour, avec plein de pensées et de sentiments positifs, car nous ne savons pas quand nous devrons quitter cette terre. […] » 2

Dans son message du Graal, Abd-ru-shin est très précis : « Il vous est donné de parcourir consciemment la Création. Toutefois, au cours de votre périple, vous n’avez pas le droit d’infliger la moindre peine à autrui pour satisfaire vos propres désirs! Vivez en conséquence, et vous serez heureux! Votre chemin ascendant vous conduira vers les lumineux jardins de votre Dieu afin que vous puissiez contribuer dans la joie au développement ultérieur de cette Création. » 3

Notre bonheur passe par l’effort qu’on fait pour rendre les autres heureux. La petite voix en nous est une alliée sûre pour savoir si on a fait le bon choix. Si on l’écoute, oui, on peut déjà être heureux dans cette vie; par nos efforts au jour le jour, nous augmentons notre capacité à nous activer pour la construction d’un monde plus harmonieux. Cette chance qu’est la vie, c’est la possibilité de collaborer à cette Création, de nous transformer pour mieux jouer le rôle important demandé du véritable être humain.

Références :
1- Vernon Harper, (XX siècle), Le Livre des Anciens, p. 202, poème n° 498 (Sagesse et traditions amérindiennes, Tribu des Cree)

2- Idem, p.p. 200-202, poème n° 519

3- Abd-ru-shin, Dans la lumière de la vérité – Message du Graal, Tome III, Conférence 16, p. 110.

Choisir le bonheur

« Pour celui qui vit sans attachement, tout est joie. »

Une des conditions très importante du bonheur est le non-attachement. L’acceptation des choses, des gens, des événements tels qu’ils sont. L’acceptation de vous-même tel que vous êtes.

Le non-attachement n’est pas synonyme d’indifférence, de détachement ou de passivité. Le non-attachement signifie passer de l’exigence à la préférence. Je préfère avoir de l’argent, mais je n’exige pas d’en avoir pour être heureuse. Je préfère être aimée et appréciée, mais je n’exige pas, je n’ai pas un besoin absolu de l’amour et de l’appréciation des autres pour m’aimer, m’apprécier et être bien avec moi-même.

Le non-attachement signifie aussi vivre dans le moment présent et non pas dans le passé ou dans le futur. Vivre non pas dans l’inquiétude de ce que seront les résultats dans le futur, mais dans la joie du présent. Par exemple, lorsque j’enseigne, j’investis à cent pour cent dans le processus et je lâche prise complètement quant au résultat. Je peux ainsi être totalement relaxée pendant que j’enseigne parce que je suis totalement dans l’amour de donner un cadeau aux étudiants et non dans l’inquiétude de : « Qu’est-ce qu’ils pensent de moi? ». « Est-ce que ma matière passe vraiment? ». « Sont-ils d’accord avec moi? ». Bien sûr, je suis ouverte aux feed-back pour m’améliorer, mais sans culpabilité par rapport au passé : j’ai donné le plus que je pouvais donner à ce moment et dans ces circonstances. Si mon passé n’est pas ce que j’aurais voulu qu’il soit, je peux tout simplement faire des choix nouveaux et plus productifs.

Dans son livre Learning through mastery, Georges Leonard, maître en Tai Chi, raconte l’expérience suivante. Les athlètes qui se fixaient des objectifs et y tenaient avec trop d’attachement vivaient les expériences suivantes : ils devenaient tendus, stressés, performaient souvent moins bien et se blessaient plus fréquemment parce qu’ils avaient forcé la note. Les athlètes qui se détachaient des résultats (les désirant ou les préférant, mais sans les exiger) avaient de meilleurs résultats.

Georges Leonard leur disait : « Ne forcez pas. Soyez complètement là. Expérimentez chaque moment aussi complètement que vous le pouvez. Soyez absorbés par ce que vous faites, restez dans le moment présent ». Et il déclarait que les athlètes atteignaient une autre ceinture ou dépassaient un plateau presque même sans y avoir pensé.

Ce qui veut dire soyez corps, âme, esprit dans tout ce que vous entreprenez. Vivez dans le moment présent et non dans l’inquiétude de ce que seront les résultats. Ne soyez pas attaché aux fruits de vos labeurs.

Ne soyez pas non plus attachés à ce que les gens ou les événements soient d’une certaine manière. N’essayez pas que le monde soit différent de ce qu’il est ou les autres différents de ce qu’ils sont. Acceptez les gens et les choses comme ils sont et même votre désir de les améliorer, acceptez-le. Vous avez peu de pouvoir pour changer les autres, vous avez tout pouvoir pour changer votre attitude et vos réactions face aux autres.

J’ai vu tellement de clients travailler d’arrache-pied à changer un conjoint ou un patron et se trouver déçus des résultats alors que lorsqu’ils décidaient de se changer eux-mêmes, les résultats dépassaient toute attente. Je me souviens de cette cliente dont le patron avait une attitude de discrimination. Nous nous sommes fixés comme objectif de l’aider à développer sa confiance en elle, son estime de soi, son affirmation et d’oublier de changer le patron. La fin de l’histoire? Elle s’est retrouvée patronne de son ex-patron.

Au niveau personnel, vous pouvez laisser aller votre attachement à être validé, approuvé par les autres. Vous n’avez pas besoin de leur approbation. Ma cliente aurait pu faire des pieds et des mains pour obtenir l’approbation de ce patron qui méprisait les femmes. Elle y aurait perdu son temps, son énergie, sa confiance en elle et sa joie de vivre. Mettez plutôt votre énergie à vous aimer et à vous approuver vous-même. Vous êtes votre propre juge, l’autorité en ce qui concerne ce qui est bon pour vous. Vous pouvez écouter votre voix intérieure, vous êtes sage. Reprenez votre pouvoir et agissez à partir de ce que vous pensez de façon aimante et douce pour vous et les autres.

Lâcher prise aussi face aux jugements. Jugements face à soi et jugements face aux autres. Rien ne manque. Tout est parfait. Tout est apprentissage.

Peut-être avez-vous des comportements que vous n’aimez pas. Au lieu de les voir comme des déficiences, voyez-les comme des choix que vous avez faits à partir de l’expérience et des connaissances que vous aviez à ce moment-là. Et s’ils ne vous plaisent plus, dites-vous : « Je vais faire de nouveaux choix à partir de maintenant ». Ne pensez pas à vous-même comme imparfait. Il n’y a pas d’erreur, uniquement des choix que vous avez faits en chemin, qui vous ont donné de l’expérience, permis d’apprendre et vous permettent maintenant de faire de nouveaux choix plus productifs.

Ne portez pas non plus de jugement sur les autres. Vous ne savez pas quel passé ou quelle souffrance justifie leur comportement. Peut-être serions-nous pires si nous avions vécu la même chose. Acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent. Cependant, le non-jugement n’empêche pas le discernement. Le jugement, c’est donner une valeur, dire : « Ceci est bon, ceci est mauvais ». Qu’en savez-vous? Le discernement, c’est dire : « Je veux ceci ou cela dans ma vie » ou « Je ne veux pas ceci ou cela dans ma vie » et de cela, vous êtes les maîtres absolus.

Pardonnez-vous, pardonnez aux autres. Nous pouvons atteindre la sérénité à travers le processus de pardon. Et le pardon devient encore plus facile quand on comprend qu’il n’y a pas besoin de pardon. La vie nous donne des cadeaux ou des leçons. La réponse est : « Merci! » ou « Merci, j’ai appris! ». À condition de ne pas blâmer ou se révolter, mais se demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ».

Une autre forme de non-attachement importante (surtout pour les parents et les thérapeutes) est le non-attachement à sauver les autres de leurs problèmes. Vous pouvez aider les autres sans prendre les autres sur votre dos. Vous pouvez sentir amour et compassion et ne pas être responsable de l’autre et de ses décisions. Vous pouvez lâcher prise sur votre attachement à voir cette personne changer. Parfois, c’est même votre attachement à la voir changer qui la pousse à ne pas changer. Dites-lui : « Tu es libre. C’est correct de rester exactement comme tu es ou comme tu désires être ». Focalisez sur les qualités de cette personne et non sur ses fautes. Et de nouveau, usez de discernement non pas pour dire : « Je dois l’aider, je veux la sauver », mais avec non-attachement : « Comment puis-je lui transmettre mon amour et quelles sont mes limites? ».

Le non-attachement est la capacité de voir l’impermanence de toute chose. Tout est parfait et tout est en évolution. Si, comme les moines bouddhistes, je vois le verre dans ma main comme déjà cassé, je suis pleine de gratitude pour chaque moment où il continue à me servir à boire.

Le non-attachement nous permet de profiter à plein de chaque moment, de chaque personne, de chaque circonstance. Pour celui qui n’est pas attaché, tout est grâce, apprentissage, un perpétuel « happening » dont nous pouvons faire ce que nous voulons.

Et comme d’habitude, ma petite liste de conseils :

Non-attachement :

  1. Pardonnez à vous-même et aux autres dans le passé, dans le présent et dans le futur.
  2. Focalisez sur le processus, détachez-vous des résultats, ils ne vous appartiennent pas.
  3. Vivez dans le moment présent et n’essayez de contrôler ni les gens, ni le futur, ni vous-même.
  4. Ne prenez pas en charge le bonheur des autres, vous pouvez vivre amour et compassion sans vous les mettre sur le dos.
  5. Détachez-vous de votre besoin d’approbation des autres, vous êtes toute l’approbation dont vous avez besoin.
  6. Laissez aller votre attachement à ce que les gens et les circonstances soient comme vous le désirez, vivez avec ce qui est et profitez-en. Acceptez les choses et les gens comme ils sont.
  7. La haine est un poison pire que le cancer. Envoyez de l’amour même à vos ennemis et l’univers vous enverra de la joie en retour.
  8. Ne jugez pas les gens, acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur.
  9. Ne vous attachez pas aux objets. Aimez-les dans le moment présent sans avoir besoin de les posséder. Admettez les richesses matérielles dans votre vie, mais non dans votre cœur.
  10. Sachez que le monde est parfait tel qu’il est, à chaque instant, ne vous attendez pas à ce que la vie soit d’une certaine façon.
  11. Détachez-vous de vos : sensations, opinions, croyances, projets, émotions, pensées. Soyez convaincu de l’impermanence de toutes ces choses.
  12. Le pardon nous permet d’atteindre la sérénité et la joie. À la limite, il n’y a même pas besoin de pardon. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent.

Qui est le véritable enseignant?

Pourquoi ne pas profiter de la rentrée scolaire pour reconnaître les rôles inconscients que jouent nos enfants dans la société? C’est ce que propose cet article. Depuis l’arrivée des colons en Amérique, certaines institutions et personnes croient savoir mieux que quiconque ce que l’on doit enseigner à nos enfants et aux prochaines générations.

Si nous croyons avoir des choses à apprendre aux enfants, ceux-ci sont également porteurs de grands enseignements comme l’art de vivre le moment présent, vivre dans la pleine liberté d’action et de pensées et être connecté à notre vrai moi. Voyons comment cela se manifeste dans notre quotidien et osons nous questionner sur nos habitudes face aux enfants.

Le moment présent
Dès son plus jeune âge, l’enfant est centré sur ses besoins physiques. Il a une sensibilité plus élevée de ce qu’il ressent. Les besoins de base sont ressentis de façon très forte et dans le moment présent, la seule chose qui importe pour lui est la satisfaction de ses besoins. Par exemple, je me souviens de mon aîné, à sa naissance, combien sa faim était intense et le faisait hurler tellement l’état de faim dans lequel il était le rendait inconfortable. Il était impossible pour lui de se concentrer sur autre chose pendant ce moment d’attente, car pour lui ce « moment présent » était un moment d’attente jumelé au besoin non comblé.

C’est en effet étonnant d’observer à quel point cet état d’être dans le moment présent amène l’enfant dans un niveau de concentration qui le fait oublier tous les autres éléments qui l’entourent. C’est la même chose pour le jeune enfant qui découvre un nouveau jeu et qui l’explore. Il oubliera tout ce qui l’entoure. Il ne répondra pas aux invitations à venir dîner, même s’il est midi!!! Il est dans la découverte et l’aventure. On dirait même qu’il ne nous entend pas. Et c’est la beauté de vivre le moment présent. L’attention est portée sur une seule chose : les « présents » de ce moment.

Questionnement
Cet automne, en échange d’un cours de natation ou de gymnastique, pourquoi ne pas offrir un espace-temps à notre famille et créer dans notre routine un moment où l’on nourrit cet état d’être dans le moment présent, sans ressentir les pressions qu’exige un groupe, et profiter de cet enseignement pour peu de frais? Ce temps n’a pas à être planifié. Il peut tout simplement être intitulé « jeux libres » et vivons ce lâcher prise sur la routine et les résultats.

La liberté d’action et de pensée sous toutes ses formes
Cette proposition est en effet un exemple de la liberté de chacun. Il est toujours fascinant de remarquer à quel point les jeunes enfants font leurs choix de façon spontanée et suivent leur intuition, sans trop se questionner. Vous serez surpris des idées et des suggestions qu’ils inventeront pendant ces périodes privilégiées. L’observation de leurs préférences pourrait même vous mener à découvrir des pistes sur leur mission de vie…

En fait, la pensée de ces jeunes gourous, comme les appelle Pierre Morency dans son livre « Demandez et vous recevrez », est spontanée. Elle n’est pas nourrie par la peur du futur ou la crainte de représailles. Ils veulent apprendre! Ils veulent jouer et s’amuser! Ils veulent rire! Ils veulent profiter de la vie et faire des expériences dans des milieux sécuritaires où le droit à l’apprentissage existe. Car il ne s’agit pas du droit à l’erreur puisque l’erreur n’est qu’un jugement que l’on porte sur le résultat d’une action. Il s’agit bien du droit d’expérimenter la vie, de jouer avec elle d’approfondir tous ses rouages. Ce n’est que vers l’âge de 8-9 ans qu’ils se mettront à analyser leurs gestes et les conséquences de leur spontanéité pour ainsi apporter des changements à leurs comportements liés à différentes peurs. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon ou mal?

Questionnement
Amusons-nous avec eux et réapprenons la joie de la liberté d’action. Pour se faire, la prochaine fois que nous nous questionnerons sur des difficultés reliées aux enfants, avant d’intervenir, ayons la discipline de nous poser les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qui peut m’arriver de désagréable si je laisse l’enfant continuer? Nous y découvrirons les peurs que cet enfant nous invite à libérer.
  2. Le fait d’avoir ces craintes/peurs m’empêche d’être quoi? Et nous y découvrirons les besoins de notre âme.

Être connecté à notre vrai moi
Les interactions que nous avons quotidiennement avec les enfants nous invitent à nous connecter à qui nous sommes vraiment. Dans leur sagesse et la pureté de leur cœur, les enfants nous demandent de leur faire confiance comme nous leur demandons de nous faire confiance. Ils savent tout ce qu’ils doivent savoir à propos de qui ils sont. Introspection et écoute de notre intuition sont les meilleurs outils de formation pour tout « adulte-éducateur ».

Ce sont les discours moralisateurs (qui trop souvent s’adressent à nous-mêmes) et les différents messages communiqués par la télévision et la société qui finissent par séparer les enfants de qui ils sont vraiment. Plus que quiconque, les enfants ne demandent qu’à s’épanouir à travers nous. Et au même titre que notre entourage, les enfants ne font qu’un avec nous. Ils représentent donc notre reflet, le miroir de nos forces et nos faiblesses.

Questionnement
Après être intervenu auprès d’un enfant, prenons du recul pour nous demander si le message communiqué était réellement pour cet enfant ou s’il ne s’agissait pas d’un message qui devait plutôt s’adresser à nous. Un vieux dicton dit bien « on ne parle que de soi ».

En conclusion, les enfants nous offrent de multiples occasions de nous dépasser, de mieux nous connaître et de démystifier les croyances non bénéfiques et les peurs qui bloquent notre plein épanouissement personnel. En tant qu’« adulte-éducateur », notre devoir est, avant tout, de demeuré centré, d’offrir à ces enfants des modèles d’amour (de soi et des autres), de respect et de responsabilité vis-à-vis les gestes que nous posons et les paroles que nous disons.

Le ménage du printemps

L’écriture est un mode d’expression, parmi d’autres arts comme la musique, la danse, le théâtre et la peinture.

Personnellement, j’ai eu recours, et utilise encore parfois, l’écriture comme outil de thérapie, bien que d’autres techniques m’apparaissent aussi très bénéfiques. Dans mon cas, l’activité physique a d’ailleurs souvent exercé un effet thérapeutique. Une judicieuse combinaison de ces deux activités produit d’excellents résultats, selon ce que j’ai pu observer. Pour ma part, j’essaie de transférer le souffle et la discipline, développés dans l’entraînement de triathlon, à l’écriture de mes romans.

Peu importe ce qu’on couche sur le papier, peu importe l’histoire qu’on raconte, l’acte d’écrire comporte en lui-même, dès sa genèse, un effort de structuration des idées, des thèmes et des faits qu’on désire aborder. C’est un peu comme si nous faisions un ménage du printemps, dans toutes nos idées, qu’en pensez-vous?

J’ai eu l’occasion, à maintes reprises, de le faire, avant même que ce soit en vue d’écrire des romans! Le but poursuivi? Parvenir à mettre en mots mes pensées douloureuses. Voici quelques exemples.

Il y a vingt ans, j’échouais certains cours à l’université, entre autres en raison de difficultés rencontrées avec l’un de mes professeurs. J’aurais aussi bien pu décrocher au secondaire pour des raisons semblables et, avec le recul, je pense que je peux comprendre les jeunes qui le font! Parfois, la motivation pour l’apprentissage se développe à l’aide de liens émotifs qui se tissent entre l’enseignant et ses élèves. Il arrive parfois que ces derniers parviennent à se débrouiller seuls, galvanisés par leur propre curiosité et leur envie d’apprendre. Moi, j’étais simplement trop « sensible », je crois, par rapport à l’ensemble des élèves, et certaines émotions négatives me perturbaient dans mon cheminement académique. J’avais donc consulté un psychologue à ce sujet.

Ce spécialiste m’avait demandé d’identifier certaines situations où je me sentais « comme une merde », à cause de ce professeur. Par exemple, quand je voyais, au tableau, la note (D) qu’il m’avait attribuée : je ressentais de la colère, de la peur, voire un désir de représailles…

J’ai donc dû revenir chez moi et, dans la soirée ou quelques jours plus tard, faire un exercice d’introspection, et de mise en ordre de ces situations, des pensées et sensations s’y trouvant associées. Je jouais un peu au détective avec moi-même. Le critère guidant cet exercice? L’authenticité. Faire l’effort d’identifier la nuance, le caractère unique de ma situation. M’accorder le droit de laisser surgir des sentiments sans me juger ni redouter le jugement des autres. Par la suite, le psychologue m’avait suggéré de reprendre ce genre d’exercice quotidiennement, de repérer des situations où je me sentais ainsi, et de chercher à comprendre pourquoi.

Je devais donc me discipliner à écrire tous les jours, suivant une forme d’engagement, afin de valider ou de préciser ce que j’avais tout d’abord exprimé oralement au psychologue. Je faisais aussi l’inverse : reformuler verbalement ce que j’avais écrit quelques jours plus tôt. À bien y penser, il me semble que ce genre d’aller-retour révélateur se produit aussi en SLAM poésie, une pratique artistique que j’affectionne, et qui constitue à mon avis une thérapie mixte : orale et écrite.

Un tel va-et-vient m’a souvent aidé à découvrir l’origine de sentiments négatifs, et à envisager des solutions aux problèmes qui les généraient.

L’aventure de structuration de mon premier roman

Pour les futurs auteurs qui lisent cette chronique, cette section peut s’avérer utile. Tous connaissent le fameux syndrome de la page blanche, devenu presque un cliché dans les films mettant en vedette des romanciers. Ce mythe suggère que le roman s’écrit sans réaliser aucune structure préalable, spontanément, au gré d’une inspiration aléatoire.

La réalité s’avéra pourtant bien différente pour moi. La première mouture de mon roman a plutôt été bâtie en puisant aux multiples journaux personnels accumulés depuis une vingtaine d’années. Elle représentait une matière brute, un livre qui n’aurait pas nécessairement pu séduire une maison d’édition sous cette forme-là.

N’arrivant pas à terminer mon roman, je me suis contraint à soumettre mes 250 pages au regard aiguisé d’une spécialiste qui aide les auteurs à écrire. Si la première partie de la thérapie – la catharsis – avait eu lieu lors de mon premier jet, la deuxième – la confrontation avec le réel – s’amorçait. Soumis au scalpel d’une spécialiste en écriture, mon texte a été amputé, opéré à cœur ouvert. J’ai dû piler sur mon orgueil, mettre mon ego de côté.

Apprendre qu’on n’a pas le contrôle sur ce qui peut plaire ou non aux autres, apprendre à faire confiance à quelqu’un, se faire rappeler qu’on n’est pas parfait… ça ressemble à une thérapie, non? Pourquoi me soumettre à cette nouvelle épreuve?

Je voulais publier à tout prix! Il me fallait donc prendre les moyens nécessaires pour y parvenir. Oui, il existe sûrement des génies qui créent des chefs-d’œuvre sans l’aide de spécialistes. Mais je ne suis pas de ceux-là. Je connais mes limites. Tiens, j’allais oublier un autre des bénéfices de la thérapie : identifier ces fameuses limites, si personnelles à chacun! Après tout, qui n’a pas de limites? Par ailleurs, nos limites font partie de nous, nous n’avons pas le choix.

J’espère vous avoir donné un avant-goût des bénéfices de l’écriture en tant qu’outil de débroussaillage psychologique; bon ménage du printemps!

La vie en 2010

La vie en 2010 sera la continuité de 2009 qui a été une année charnière… C’est une année de transition où chaque personne apprend son unicité dans l’UNIVERSALITÉ. Cet apprentissage nous amène à vivre des expériences surprenantes. Tantôt ces expériences sont positives, tantôt négatives, mais ce que nous devons apprendre pour l’ère à venir, c’est de se créer des expériences créatives et harmonieuses. Nous quittons de jour en jour, la dualité avec ses expériences qualifiées de positives et négatives. Tout n’est pas blanc ou noir. Imaginez la grande quantité de couleurs qui se situent entre le blanc et le noir…, eh bien, elles représentent toutes les potentialités de nos manifestations. Elles sont créatives et harmonieuses lorsqu’il n’y a plus de dualité.

Une autre manière de penser se dessine. Nous changeons notre façon de vivre, nous apprenons à devenir plus sélectifs tout comme les enfants de l’ère du Verseau. Nous nous apprivoisons à choisir plutôt que de subir. Cette évolution nous mène vers la prise de conscience du pouvoir énorme que chaque personne possède dans son soi supérieur.

Par cette nouvelle manière de voir les choses, nous manifestons par la seule pensée… « Faites attention à ce que vous pensez, ça se manifeste très rapidement ».

Plusieurs personnes qui ont acheté ce que la société valorise (Tout le paraître, l’avoir, l’aspect yang de la vie, etc.), se tourne vers leur intérieur. Elles y découvrent une source intarissable de potentialités pour améliorer tous les domaines de la vie. Elles prennent conscience du pouvoir de manifester en utilisant leur intuition et l’accès à leurs annales akashiques. Tout arrive par surcroît. La seule chose que nous avons à faire est de choisir en harmonie avec soi-même. Cessons de forcer, de travailler dur ou de courir pour avoir telle ou telle chose; laissons venir à soi ce qui nous revient de droit parce que nous l’avons choisi par amour pour soi dans le respect des autres. La seule personne sur qui j’ai du pouvoir c’est moi. Je ne peux exercer aucun pouvoir sur les autres. Toutes les personnes ont les mêmes pouvoirs, il reste à chacun d’aller les découvrir à l’intérieur.

Merci de m’avoir lu, c’est tout simplement ma vérité face à l’année qui débute.

À propos du karma…

Depuis l’avènement de l’ère du « nouvel-âge », on entend de plus en plus parler du karma. Qu’en est-il vraiment de ce fameux karma? Plusieurs religions de l’Extrême-Orient mentionnent dans leurs enseignements l’existence du karma, mais, de façon générale, elles en parlent d’une façon négative, d’une dette que l’on doit payer.

La loi du karma est une loi spirituelle et pour bien comprendre cette loi, on doit se rappeler que notre vrai moi, est l’âme divine que nous sommes. Dieu a créé les mondes inférieurs pour permettre à l’âme d’expérimenter son état divin (amour pur) et d’arriver à le manifester en tout temps. Dans son grand amour pour l’âme, Dieu lui a permis de faire ses expériences en toute liberté en lui donnant le libre choix dans la façon de le faire et en prenant le temps qu’il lui faudra. Pour aider l’âme, Dieu a établi des lois spirituelles dont la loi du karma pour la responsabiliser dans ses choix.

Karma est un mot de langue sanskrit qui veut dire action. La loi du karma est une loi spirituelle qui nous responsabilise vis-à-vis nos pensées, nos paroles et nos actions. C’est la loi de cause à effet, la loi du retour. De façon encore plus simple, comme le dit Saint-Paul, dans un de ses épîtres aux Corinthiens « vous récoltez ce que vous avez semé ». Cette loi, comme vous le réalisez certainement peut être aussi positive, que négative, dépendamment de ce que l’on a semé.

Pour que le karma prenne tout son sens, on doit l’associer à la réincarnation de l’âme de vie en vie, pour continuer ses expériences et apprendre ses leçons. Je pense que c’est la seule façon logique d’expliquer ce qu’on perçoit comme injustices sur cette terre, telles les guerres, les riches vs les pauvres, la personne en santé vs la personne malade, les catastrophes, etc. C’est à cause de cette loi que le hasard n’existe pas, car tout ce qui nous arrive a une raison et est relié à ce que nous avons semé dans cette vie ou dans une vie antérieure. Je sais que pour beaucoup d’entre nous, il est difficile d’admettre cette forme de responsabilité, mais que nous y croyons ou pas, que nous l’acceptions ou pas, cette loi du karma existe et règle nos vies sur cette terre, qui nous sert de lieu d’apprentissage.

Chaque âme a son livre comptable (livre karmique) et est débitée ou créditée selon ses choix. Dans les mondes inférieurs, la loi karmique est gérée par des entités que l’on nomme les seigneurs du karma. Il est aussi important de prendre conscience que nous n’avons de dette envers qui que ce soit et que les seigneurs du karma ne jugent pas nos choix, mais nous aident à prendre conscience des conséquences et des effets, qui nous reviendront un jour.

La majorité d’entre nous connaissons cette loi, inconsciemment. Nous avons entendu une personne dire, ou avons dit nous-mêmes ce genre de phrases : « Lorsque tu craches en l’air, cela te retombe sur le nez », « Celui qui vit par l’épée, meurt par l’épée » ou « Celui qui sème le vent récolte la tempête ».

Un grand sage a dit un jour, en parlant de la loi du karma « La semence est volontaire, mais la récolte est obligatoire ».

La géobiologie maintenant

Oui, le moment présent, c’est le seul que je peux vivre et avec lequel je peux m’accomplir dans cette incarnation. Depuis des décennies, je m’intéresse à la géobiologie, au Feng Shui, à l’environnement et depuis les dix dernières années, j’intègre toutes ces connaissances à l’humain.

Tout est synergie. Tout influence le tout et tout est influencé par TOUT. J’en conviens, ça fait bien des toutous…

Mais, justement parce que je prends conscience de cela, je me rends compte que tout mon environnement est le reflet de ce que je vis à l’intérieur de moi. Pour savoir si je vis dans un environnement sain, je n’ai qu’à évaluer ma condition de santé dans tous les domaines de ma vie. Cette observation m’amène à constater dans mon environnement les choses que j’ai à changer. S’il y a un objet que je n’aime pas, pourquoi est-ce que je le garde? Si telle ou telle chose ne me convient pas, pourquoi je persiste à me convaincre que je dois la préserver? Quand je fais du ménage dans ma maison, c’est en moi que je fais également ce ménage (première intervention en Feng Shui). Quand je réaménage tel ou tel secteur de ma propriété, je change ce secteur de ma vie… Si j’accumule des choses (des au cas où…), je fais stagner le Chi et je bloque la circulation énergétique dans ma vie et dans mon corps.

Je me rends compte que j’évolue de plus en plus et que le lieu où j’habite s’harmonise et devient celui que je veux créer. Mon environnement se modèle à ce que « je suis » ou bien je me modèle à mon environnement. Lequel est lequel? Ce n’est pas important puisque les deux agissent en synergie et crée ma vie. Ma programmation m’amène à me faire vivre des choses qui demandent des efforts. Je sais, avec ma tête, que dans les lois spirituelles du succès de Deepak Chopra, il y a celle du moindre effort. C’est cette loi que je m’efforce d’ailleurs de pratiquer. Quand mon énergie est en synergie harmonique avec mon environnement, je peux me créer une vie avec facilité et sans effort, dans l’abondance, l’amour et le bonheur.

Comme j’ai toujours privilégié les études et l’apprentissage des connaissances, je me suis longtemps accroché à cette opportunité d’apprendre. Je constate que seul mon mental fut comblé de ces connaissances. J’apprenais et je me gargarisais de mon savoir sans intégrer ces études à ma vie.

L’univers, ayant le sens de l’humour, m’a permis de me créer des expériences pour mettre à exécution le processus d’intégration. Je me rends compte que tout ce que j’apprends et tout ce que j’enseigne provient de la vérité d’une ou de quelques personnes…

J’ai donc choisi de prendre du recul face à la formation et d’intégrer ce que j’avais appris depuis des décennies. Par cette recherche, j’apprends à créer ma vérité. J’ai remarqué avec des recherches, des expériences et des pratiques basées sur ces techniques, sciences, approches, connaissances des autres, conférences, etc. que chacun construit sa vérité en fonction de ses besoins, de ses goûts, de ses aspirations et de sa propre quête de la vérité.

« Tout ce que j’ai appris, je le remets en question, je ne prends rien comme une valeur absolue. » Je m’ouvre donc à apprendre de plus en plus vers ma vérité.

Je me permets de recommander ceci à chacun : oubliez tout ce que vous avez appris dans votre vie et choisissez de vivre ce que vous avez vraiment le goût de vivre, en honnêteté avec vous-mêmes, tout en respectant votre environnement.

Ainsi, la géobiologie, le Feng Shui, les différentes approches de santé et de mieux-être deviendront pour vous des outils que vous pourrez utiliser pour votre plus grand bien et non pour vous créer des obligations à agir, faire, changer ou être comme certaines personnes ont décidé que vous deviez agir, faire, changer ou être…

« Le gros bon sens »
Chaque personne possède ce que je nomme le gros bon sens. Il fluctue d’un humain à l’autre, mais dans l’ensemble, on arrive à un dénominateur commun qui respecte tout un chacun. Évidemment, l’ego des hommes prend souvent le dessus pour imposer sa vérité.

Faisons une petite réflexion…
« Je suis seul dans un lieu où une catastrophe naturelle a balayé la terre. » Je suis dans ce lieu et je choisis de vivre et de me créer ma vie… Quel est mon premier réflexe? Comment je choisis d’agir? Qu’est-ce que je recherche en premier lieu? Quel besoin j’essaie de combler? Est-ce que je passe ma journée à faire des réunions pour décider qu’est-ce que les autres doivent faire pour moi?… Il n’y en a pas d’autres, je suis seul,… actuellement…

Qu’est-ce que je fais dans ma vie actuelle qui ne répond pas à ces questions ou qui répond à ces questions???

Je crois que je commence par respirer, regarder le ciel et les environs où je peux trouver l’eau qui va m’abreuver. Je regarde si la nature a quelques pousses qui peuvent me nourrir et je cherche dans l’environnement immédiat les matériaux nécessaires pour me construire un abri. Pour cet abri, je choisis un lieu protégé des froids du nord, des vents dominants, tout en laissant entrer la lumière et la chaleur du soleil. Je n’ai pas besoin de boussole, ni d’instruments précis ou compliqués, seulement mon intuition, mon intelligence et du gros bon sens. Ainsi, mon environnement me fournit tout ce dont j’ai besoin pour me permettre de vivre de mieux en mieux.

C’est là, la base du Feng Shui et de la géobiologie, le gros bon sens. Ce ne sont pas les dragons, tortues, tigres, animaux ou amulettes de toutes sortes qui m’apportent ce dont j’ai besoin, seulement mon pouvoir intérieur.

Comment est-ce que je me sens face à de telles éventualités?

Est-ce que je sais quelle plante peut me nourrir sainement en évitant les empoisonnements, allergies ou incompatibilités?

Est-ce que je connais les matériaux dont j’ai besoin pour me vêtir ou pour construire l’abri qui me protégera?

Est-ce que je connais un moyen de purifier l’eau rapidement pour m’abreuver?

Est-ce que je connais un moyen de faire du feu sans briquet ou allumette?

Enfin, quelles sont les connaissances simples que je dois acquérir pour vivre heureux?

Ce n’est pas nécessaire d’attendre une catastrophe pour vivre heureux. La plupart des gens s’inquiète de manquer d’argent pour payer le loyer ou l’hypothèque, pour payer l’auto, les cartes de crédit, etc. Alors qu’on ne mentionne jamais l’inquiétude face à l’air qu’on respire…

Savez-vous que si demain, l’argent disparaît de la planète, on commence à vivre; mais que si l’air disparaît, nous mourrons tous… Je crois qu’on met les valeurs à la mauvaise place, la plupart du temps…

Pour ce numéro spécial sur les valeurs de base de notre vie, la qualité de l’air, RESPIRER, la qualité de l’eau, S’ABREUVER, la qualité de la terre, SE NOURRIR, les produits de notre environnement, S’ABRITER, il est essentiel de revenir à cette source qui nous est offerte par notre mère-terre, mais que nous négligeons toujours… Revenir à la source, à la base de la pyramide de Maslow pour répondre aux besoins essentiels, avant de faire des éclats d’ego avec nos trouvailles mentales.

Merci de m’avoir lu, bon Feng Shui et vivez que diable!