L’argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l’argent? En fait bien peu sont vraiment à l’aise avec l’argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l’argent?

L’argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d’en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre! Finie l’époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l’ascétisme, où l’argent est vu comme impure. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l’être que je suis n’est pas conditionné par l’argent que je possède ou que je gagne.

L’argent est neutre. Il est une manifestation de l’amour comme tout le reste d’ailleurs, un véhicule d’énergie qui souligne l’échange. L’usage que nous en faisons et l’esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N’empêche qu’on en a encore besoin pour vivre!

Notre relation à l’argent nous montre notre rapport à la vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s’arrête avant de repartir dans l’autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L’argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d’autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n’est pas intéressée par le troc avec des poulets d’où l’avantage d’utiliser des unités. Aujourd’hui existent des réseaux d’échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d’un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l’organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d’autres. L’énergie y circule aisément dans la mesure où on s’implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l’expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m’en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu’en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j’avais l’argent et… les clés. L’expérience m’a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l’abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d’abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l’instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d’entre nous est en contact avec son énergie, sa source d’abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu’il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu’il lui faut!

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup! Ce n’est plus « Payer au suivant » (titre de film), mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d’utiliser des moyens d’échange, car chacun offrira ce qu’il est, ce qu’il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas!

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la joie dans votre relation avec l’argent comme à l’audition d’une pièce musicale ou lors d’une randonnée en nature.

Vibrer la joie, partout, toujours.

Les nouveaux enfants et l’école

Les enfants sont maintenant différents. Je les nomme les nouveaux humains. Ils sont intuitifs. Ils appréhendent le monde différemment. Ils ont besoin de beaucoup d’amour. Ils veulent être respectés et connaître le pourquoi de nos demandes et exigences.

Ils sont très sensibles, ils ressentent les émotions des personnes qui les entourent. Les plus âgés ont une vision de ce que devrait être notre monde, si différent de ce qu’ils observent autour d’eux qu’ils sont souvent incapables de s’adapter à l’école d’abord et au monde du travail ensuite. Ils ont besoin d’être traités en êtres humains évolués.

Notre monde est en grande mutation. Comment peut-on le mieux aider nos enfants à vivre les grands bouleversements que nous observons déjà? Je vous convie à une petite réflexion bien humaine sur l’éducation de nos enfants.

L’enfant naît, on le traite comme un roi. Qu’il est beau ce bébé! Notre bébé est toujours le plus beau n’est-ce pas? Et c’est très bien comme ça. C’est l’amour inconditionnel des parents et de la famille immédiate qui se manifeste. Puis nous le couvrons beaucoup de soins. Nous le protégeons pour qu’il ne se blesse pas. Nous le nourrissons avec ce qu’il y a de mieux pour lui. Il nous fait souvent passer des nuits blanches, il pleure, c’est sa façon de communiquer. Malgré la fatigue, les parents ne le contraignent pas. Puis il commence à être autonome. Il sourit, il bouge, il rampe, il se tourne et voilà qu’il commence à se lever et un jour à marcher. Il fait des sons et à un moment les mots viennent. Quelle merveille! Pendant tout ce temps, nous l’observons et nous respectons son rythme d’apprentissage. Nous ne le forçons jamais à faire avant le temps les prouesses que nous souhaiterions qu’il fasse. Il a rampé quand il a été prêt et il a marché de la même façon. Nous l’avons soutenu et motivé. Nous l’avons placé en situation d’apprentissage. Nous l’avons aimé dans ses essais et dans ses incapacités momentanées. Nous avons été témoins de ses hésitations aussi bien que de ses prouesses. Nous le respectons. Nous l’éduquons en accord avec sa personnalité. Jusqu’ici, il n’y a pas de norme, d’obligation d’apprendre, ni de programme obligatoire à suivre, il a pourtant, par le jeu, appréhendé les fondements de la vie humaine.

Puis c’est l’entrée à l’école. Pour les grands, il doit être contraint à apprendre. Son rythme d’apprentissage, ses capacités et ses goûts n’ont plus d’importance. Les grands ont décidé, de la hauteur de leur science, que l’enfant devait se conduire comme un adulte. Il doit passer des heures sur une chaise dans une classe avec de nombreux autres jeunes de son âge. Il doit apprendre ce qu’on a décidé qu’il devait apprendre. On n’a pas demandé au jeune ce qu’il en pensait ni comment il se sentait dans cette situation. Il doit se plier aux normes et s’il en est incapable il est vite pris à part et on trouve un remède à cette « anormalité », c’est alors la médication et les services spéciaux. Le but, le faire entrer dans la « norme ».

Que se passe-t-il dans nos têtes d’adultes pour accepter que notre enfant devienne ainsi l’objet d’un système qui, au lieu de l’aider à développer ses dons, ses habiletés, sa personnalité, ses goûts et ses aptitudes, le place en observation constante et en étude de sa performance en regard de normes arbitraires.

Nous sommes très sévères pour nos jeunes. Nous prétendons qu’ils sont paresseux, qu’ils sont des enfants rois à qui on a tout donné et qui ne savent pas qu’il faut se sacrifier, faire des efforts et travailler pour réussir dans la vie.

On fait de l’instruction. L’éducation, la partie humaine, a été laissée de côté. On accepte que nos enfants entrent, dès l’âge de 6 ans, dans la grosse machine du système économique. Notre enfant doit se préparer à la vie, il doit avoir un diplôme qui va lui permettre de trouver un emploi bien rémunéré.

Quand on regarde autour de nous, on voit de plus en plus de personnes, les grands eux-mêmes, qui sont mal en point. Les désarrois de toute nature nous sautent aux yeux. Les gens sont malades physiquement, psychologiquement et émotionnellement. Ils font des fautes en écrivant et en parlant. Ces personnes sont pourtant passées par ce système scolaire qu’on a jugé si performant qu’on cherche encore à le reproduire. On doit bien se rendre compte que ça n’a pas fonctionné.

J’ai moi aussi fait partie de ce système. J’ai enseigné et dirigé des écoles à l’élémentaire. J’ai été directeur général de commissions scolaires dans la région de Québec. J’ai beaucoup de respect pour toutes les personnes qui travaillent dans le système scolaire et pour les parents qui ont choisi d’élever des enfants à cette époque de l’évolution humaine. Je veux ici provoquer la réflexion et pourquoi pas l’action. N’est-il pas le temps d’humaniser nos valeurs éducatives? Nous sommes conviés à faire le premier pas vers l’humanisation de notre société. C’est un des grands défis que les nouveaux humains viennent nous demander de relever.

La PNL, pour comprendre la différence

Le cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur.  Nos sens (visuel, auditif, kinesthésiques, senti, émotions) sont des capteurs d’information que le cerveau utilise pour se faire une idée du monde.  La réalité est identique pour chacun, mais chaque personne s’en fait une représentation à partir du sens avec lequel est le plus à l’aise et habile et ce sont ces informations et ces perceptions qu’elle va transmettre pour décrire comment elle perçoit le monde autour d’elle.  Et dès ce moment, elle nous parle d’elle.

Une personne davantage visuelle remarquera les couleurs, les formes, l’apparence.  Elle aimera prendre des photos.  Elle dira « votre visage m’est familier ».  Une autre, davantage auditive, sera sensible aux sons, aux bruits, aux conversations.  Ce qu’elle entend dire des gens, des choses, des événements est plus important.  Elle dire « votre nom me dit quelque chose ».  Quelqu’un de plus kinesthésique sera frappé par les odeurs, les goûts, les sensations ou aimera l’activité.  Cette personne a besoin de prendre contact avec le monde.  Elle dire « j’ai l’impression de vous avoir déjà rencontré » ou « cette rencontre me laisse une drôle d’impression ».

On est souvent embarrassé et incommodé par la différence dans la communication et on aura tendance à la juger plutôt qu’à la comprendre.  Alors, quels sont les avantages de reconnaître les différences?

Laissez-moi vous raconter cette anecdote, très éclairante pour ma fille et moi à l’époque où elle vivait encore à la maison.  J’arrive chez moi après le travail et ma fille est assise devant l’appareil de télé à écouter une émission.  Juste au-dessus, sur l’étagère murale, il y a un hibiscus que quelqu’un vient de m’offrir avec une immense fleur orange dont on ne peut manifestement manquer de remarquer la présence.  Je m’adresse alors à elle : « Comment trouves-tu la fleur, n’est-elle pas assez belle? ».  Elle me répond avec tout le sérieux du monde : « Quelle fleur? ».  Un peu abasourdie par sa réponse, je lui pointe du doigt la fleur à mes côtés.  « Oh, dit-elle, il y a une fleur! »  Je me dirige alors vers la cuisine pour préparer le souper et je l’entends maugréer de l’autre côté du mur « Est-ce qu’il va enfin finir, comme c’est fatigant ».  « Qu’est-ce qui est fatigant, dis-moi? »  « Mais cet annonceur de balle molle, tu ne l’entends pas, il n’arrête pas d’annoncer les joueurs qui s’avancent au bâton. »  J’en reste bouche-bée.  Elle entend la voix de l’annonceur qui lui provient du parc à deux coins de rue de chez nous (alors que moi je n’entends rien) tout en écoutant son émission préférée, mais elle n’a rien vu de la fleur!!!

À partir de ce moment-là, on a commencé à s’amuser de nos différences plutôt qu’à les juger.  J’ai compris pourquoi étant davantage auditive, elle trouvait pénible le bruit que je faisais avec les portes d’armoire le matin en préparant mon petit déjeuner et elle a compris pourquoi, en bonne visuelle, je remarquais tout ce qui traînait dans la maison alors qu’elle n’y voyait rien.  À partir de ce moment-là, nos rapports ont pris un autre tournant.  On peut observer ici que ce qui est important ou évident pour l’un ne l’est pas pour forcément pour l’autre et cela n’a rien à voir avec une question de mauvaise volonté.  C’est simplement une affaire de préférence établie à partir de nos sens.  Si je reconnais les préférences de l’autre, il devient beaucoup plus facile et efficace de donner l’information à l’autre de la façon qui lui sied le mieux.

Conséquemment, j’ai plus de chance de plaire à ma fille en lui achetant un disque laser à sa fête qu’une peinture.

On peut imaginer la valeur unique pour un enseignant de reconnaître ces préférences chez un élève.  Un professeur davantage visuel qui passe son temps à écrire l’information au tableau et à donner l’information sous forme d’images ne comprendra pas pourquoi, après un certain temps, il perd l’attention des enfants auditifs et ne comprendra pas non plus l’agitation des enfants kinesthésiques qui ont besoin d’expérimenter pour apprendre.  Cet enseignant pourra croire à tort que l’enfant n’est pas intelligent ou pas intéressé et c’est ce que l’enfant finira par croire lui-même, alors que la méthode d’enseignement ne le rejoint tout simplement pas dans son mode préférentiel d’apprentissage.

J’aimerais vous partager une autre anecdote pour les parents qui aimeraient encore mieux rejoindre leurs enfants.  Une dame me confiait qu’elle désirait depuis longtemps passer une heure seule en compagnie de son fils.  Mais aussitôt qu’elle venait pour lui parler de façon un peu plus proche, celui-ci s’éloignait pour aller faire autre chose et elle se désespérait de ne jamais pouvoir avoir ce moment d’intimité avec lui.

Un jour qu’il était assis à la cuisine en train de faire un peu de construction, elle l’a observé de l’autre côté de la table et résistant cette fois-ci à l’envie de lui parler, pour éviter qu’il ne s’enfuie, elle décida d’aller chercher un tricot et de s’installer à l’autre bout de la table avec lui.  Que croyez-vous qu’il s’est passé?  Son fils est resté à la table avec elle à travailler pendant une heure.  A-t-elle atteint son objectif?  Étaient-ils en rapport?  Oui, sans l’ombre d’un doute. Mais il a fallu qu’elle ait la flexibilité de faire autrement pour rejoindre son fils alors qu’il aurait été beaucoup plus naturel et facile de parler.

Tout est question de but et de ce que l’on est prêt à faire pour l’atteindre.  La PNL nous rend davantage attentif aux différences et aux moyens à prendre pour maximiser le rapport entre les êtres et faciliter la communication.

En adaptant vos attitudes, et avec les connaissances appropriées, vous pouvez atteindre des résultats inespérés en très peu de temps, que ce soit dans votre milieu familial ou professionnel,.  Mais il faut y mettre un peu d’effort.  L’excellence dans la communication, cela s’apprend.  La satisfaction et les résultats que vous en retirerez à tous les niveaux de votre vie dépasseront de beaucoup l’investissement en temps et en argent que vous y mettrez.  Prenez soin de vos communications en 1998, elles vous le rendront bien.

Bonne année 1998.

L’art d’être heureux

Je suis persuadée que la véritable mission de l’être humain sur terre réside dans l’apprentissage de l’art d’être heureux.

Nous ne venons certes pas au monde avec les mêmes talents et privilèges. Nous pouvons néanmoins, à l’intérieur de nos limites, donner un sens à notre vie et faire de celle-ci un lieu d’amour : amour de soi et des autres, amour de la vie sous toutes ses formes.

Chaque étape de notre cheminement constitue un moment unique pour vivre le présent avec intensité, plongeant avec joie dans nos passions sans toutefois nous laisser dominer par elles.

L’apprentissage du bonheur est une opportunité d’échange avec les autres.

La thématique de « l’Être dans ses passions » me rejoint particulièrement. Grande passionnée qui mord dans la vie à pleines dents depuis ma découverte du merveilleux pouvoir de la pensée positive et de l’utilisation volontaire des forces du subconscient, ce sujet m’interpelle.

En début de cheminement, j’ai confondu pensée positive avec pensée magique. Une connaissance plus approfondie des Lois de la Création et des processus du cerveau humain m’a fait réaliser que la pensée positive ne relève pas de la magie. Elle est en effet naturelle et des plus efficaces lorsque bien comprise et bien utilisée. Je demeure une personne qui garde les pieds sur terre tout en ayant un regard vers le ciel.

Il n’existe pas qu’une seule voie pour atteindre le juste milieu entre la raison et la passion. Il y a autant de routes que d’individus. J’ai compris, en observant ma propre vie et celle des autres, que la meilleure façon d’être heureux, c’est de développer la capacité de choisir quand on veut être « passionnément raisonnable » ou « raisonnablement passionné ».

Si vous obligez une personne passionnée à entrer dans un moule ou un carcan défini à l’avance par la société, vous risquez d’éteindre sa flamme. Vous la condamnez à un mode de fonctionnement qui ne correspond certainement pas à ses besoins. Il n’y a pas si longtemps, à l’école, les enfants devaient rester assis de longues heures, à assimiler toutes sortes d’informations, sans possibilité de se dégourdir les jambes, de se retrouver au grand air. Fort heureusement, les programmes scolaires ont été réaménagés et tiennent maintenant compte de tous les aspects de l’être humain. Des classes spéciales ont même été mises en place pour donner une chance aux individus qui ont besoin d’un plus grand support pour avancer.

La société a imposé un modèle d’équilibre et de perfection pendant des décennies. Il fallait dompter et refouler la passion. Une masse de gens a suivi la voie de la raison, ne se gênant pas pour montrer du doigt les personnes plus marginales. Heureusement, les temps changent. L’être humain réussit à briser les chaînes des préjugés et des balises préétablies pour exercer enfin son libre arbitre quant à ses choix de vie. Tant sur le plan personnel que professionnel, les cadres étroits et injustifiés craquent. La passion peut aujourd’hui s’exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève de la conscience individuelle. Il n’est plus question de juger les autres pour leurs imperfections et de définir la vertu au nom de la raison.

La vie représente un merveilleux privilège, une occasion unique de devenir un être conscient et apte à vivre le bonheur. La passion de la vie est la plus fabuleuse qui soit. Elle nous permet d’explorer avec curiosité nos talents, de visiter nos ressources et d’aller à la rencontre de surprenantes découvertes.

Si je ne confonds plus la pensée positive avec la pensée magique, je découvre encore davantage la magie de la vie elle-même. Cette magie, on la crée en nous, en goûtant avec passion à tout ce qui se présente sur notre route. Tant de ressources en nous n’attendent que notre bon vouloir pour se développer en rendant notre vie passionnante. Il n’y a pas d’âge pour faire l’apprentissage du bonheur. Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour choisir cette voie.

Le Dalaï Lama a toujours été, pour moi, un phare dans l’existence que je traverse avec passion, courage et lucidité. Je le cite en souhaitant à tous ceux et celles qui me liront un merveilleux cheminement de vie et la réalisation de soi.

« La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » – Dalaï Lama

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Quelles techniques d’intériorisation choisir?

En ce début de millénaire, les approches traditionnelles vers une paix intérieure semblent dépassées ou du moins pas suffisamment appropriées aux réalités d’aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’atteindre la paix intérieure par le biais de ces moyens.

Afin d’y arriver, il est nécessaire de transcender les interdits et les incohérences de l’environnement surtout quand le livre valorise l’expérience.

Je suis coach de vie, mais j’ai occupé, de 1980 à 1988, les fonctions de ministre du culte et d’aumônier au sein d’une dénomination protestante. Avec le recul, je prends conscience que durant toutes ces années de ministère, j’ai incité mes paroissiens à se diviser entre le correct et le pas correct, le bien et le mal, le péché et la vertu. Je visais l’épanouissement de la vie. Étant pris dans un milieu ecclésiastique fermé, j’empêchais ainsi les gens (y compris moi-même) d’avoir accès à une véritable paix intérieure. Cette paix croulait sous un amas d’interdits, de méfiance face à la vie et même face aux autres. La paix intérieure véritable passe par l’unification de l’être. En fait, j’enfermais la vie dans un immobilisme rempli de craintes, d’anxiété et d’étouffement de la nature humaine. La paix intérieure était donc inaccessible sauf à certains moments de grâce qui n’étaient que de courte durée. Je travaillais contre la Vie plutôt que de favoriser son épanouissement.

Aujourd’hui, en tant que coach, je préfère utiliser les concepts appropriéet nonapproprié, permettant ainsi d’avancer vers une plus grande paix intérieure et une plénitude de l’être faite d’apprentissages (essais–erreurs) et d’expériences basées sur, comme le disaient si bien nos grands-parents, le gros bon sens.

En PNL, une des présuppositions de base est que toutes les ressources se retrouvent dans la personne. Par conséquent, celle-ci a donc la sagesse nécessaire pour vérifier ce qui est approprié du moins pour son écologie intérieure. Cependant, parmi toutes les techniques d’intériorisation offertes sur le marché, quelques pistes peuvent nous aider à choisir une approche correspondant mieux à nos besoins.

Premièrement, nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Toute approche qui incite à rejeter le corps devrait être sérieusement mise en doute. Selon Stephen Gilligan, auteur de « Le courage d’aimer », il existe un point où la vie passe par le corps, par le centre, un point sensible et vulnérable. Quand nous ne sommes plus en contact avec ce centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit, la Vie ou Dieu, nous devenons piégés par le mental et par nos vieilles manières de penser et d’agir. Nous sommes donc coupés de nos ressources et de nos certitudes car nous ne sommes plus en contact avec cet endroit de notre corps qui nous permet d’être régénéré, plein de ressources et de confiance. Le corps est aussi l’outil idéal pour nous garder dans le moment présent. Il nous donne des signes par le biais de notre ressenti physique pour rester dans le « Je suis », là maintenant, et trouver ainsi notre voie vers notre paix intérieure et enfin vivre en authenticité.

Deuxièmement, tout enseignement de techniques venant à l’encontre de notre liberté de juger par nous-mêmes les informations présentées, devrait aussi être remis en question. Nous avons en nous toute la sagesse pour savoir si les voies enseignées, les vérités ou les demandes qui nous sont faites nous conviennent. Plusieurs vérités circulent en ce monde, mais il y en a une incontournable : celle que nous avons le pouvoir et la responsabilité de choisir et de vérifier par nous-mêmes ce qui nous convient. Trop souvent par manque de confiance en soi, des hommes et des femmes remettent à des gourous ou à des leaders leur pouvoir de vérifier les informations enseignées. Tout un chacun a le devoir de respecter son intuition, son intelligence et ses signaux corporels pour s’assurer que ce qui est présenté convienne vraiment à son écologie intérieure.

Troisièmement, l’encadrement ou l’environnement dans lequel se pratiquent ces techniques doit être également considéré. Toutes formes d’élitisme à outrance, de philosophies utilisant la culpabilité, la manipulation, l’intimidation, l’humiliation et le non-respect de la personne devraient être jugées comme inquiétantes. La technique ou les croyances qui l’accompagnent peuvent être excellentes, mais il est nécessaire que l’environnement de formation ou de croissance soit approprié.

Par ailleurs, une technique convenant à une personne peut très bien ne pas convenir à une autre. Nous sommes tous uniques et nous avons tous un paysage intérieur différent. Certaines personnes sont plus kinesthésiques, d’autres plus auditives ou d’autres plus visuelles; il y a donc des techniques pour chaque type de perception. Par exemple, le kinesthésique sera plus à l’aise avec une technique faisant appel au corps tandis que l’auditif choisira plutôt les approches utilisant la parole et enfin, le visuel se sentira mieux avec les formes de spiritualité qui font appel à des images et des symboles. Il faut donc se connaître et surtout ne pas culpabiliser si une technique nous semble moins accessible. Il se peut fort bien qu’une approche ne convienne nullement à notre type de perception ou à notre personnalité.

En conclusion, il importe d’être à l’écoute de soi et du Soi avant d’employer quelques techniques pour cultiver sa paix intérieure. Si vous en pratiquez une et que vous n’êtes toujours pas en paix, eh bien, il y a possiblement une évidence qui mérite d’être prise en considération. Nous sommes à l’heure des communications, alors au moindre doute, lisez, faites des recherches, posez des questions, consultez ceux qui ont déjà pratiqué ces approches. Si les réponses ne semblent pas vous satisfaire, soyez vigilants. Fiez-vous aux signes de votre corps, à votre intuition et respectez votre intelligence. Soyez ouvert à ce que la Vie vous présente pour cheminer vers une paix intérieure tout en restant responsable de vous-mêmes. De plus, votre sage intérieur, votre Soi, l’Esprit ou tout autre terme poétique, peut vous guider vers la meilleure approche. Cela ne diminue en rien votre responsabilité ainsi que votre pouvoir de vérifier et de choisir.

Merveilles et secrets de notre cerveau…

Notre cerveau, l’outil le plus perfectionné qui soit, demeure pourtant sous-utilisé même s’il est à la portée de chacun. Tous s’accordent à dire que notre cerveau est une merveilleuse ressource qui nous permet d’être ce que nous sommes et aussi ce que nous voulons « devenir ». En effet, notre cerveau nous met en action, en réaction et en relation avec notre environnement… bref, notre vie passe par lui!

Les recherches scientifiques de M. Paul MacLean démontrent que notre cerveau se compose de différentes parties appelées : le reptilien (les associations), le limbique (les émotions) et le néo-cortex, les hémisphères cérébraux ainsi que cent milliards de neurones. Le tout est relié au système nerveux, qui lui, parcourt tout notre être.

C’est cette complexité extraordinaire qui explique notre aptitude étonnante à imaginer, penser, déduire, analyser et à créer. Chacun des neurones de notre cerveau peut être considéré comme un minuscule système de traitement de l’information où se logent nos expériences d’apprentissage liées à des émotions, des associations et des décisions faites lors de notre tendre enfance. L’ensemble des mémoires antérieures est activé selon la situation présente, et cette interaction émerge alors au niveau conscient… Plus nous pénétrons les secrets de notre cerveau, plus nous découvrons l’apprentissage de nos acquis et de nos automatismes, c’est-à-dire le processus inconscient sous-jacent qui nous pousse à agir de telle ou telle façon.

Selon M. Milton Erickson, « nous savons plus que nous savons que nous savons ». Autrement dit, notre cerveau nous est vraiment inconnu. En fait, la partie consciente ne représente qu’un faible pourcentage de l’esprit humain. Quatre-vingt-quinze pour cent de ressources et de capacités demeurent inexploitées et dissimulées dans notre inconscient.

Les techniques de PNL-M (Pratique neurolinguistique et mnémologie) ont pour objectifs de réactiver, désactiver et de réactualiser nos ressources intérieures tout en nous permettant de prendre conscience de notre processus interne, qui est le point de départ de notre « agir ». Il est essentiel de connaître notre propre processus afin de pouvoir modifier nos diverses associations émotionnelles et nos réactions internes qui se déclenchent vis-à-vis notre environnement.

Les techniques de PNL-M ont été conçues en fonction des capacités fondamentales de notre cerveau. De comprendre, de connaître et d’être en possession de moyens ou d’outils concrets, simples et efficaces, nous permet de développer un « art de vivre en harmonie » et de faire le pont vers la réalisation de soi, autant au niveau personnel que professionnel.

« Si une fourmi est contrainte de vivre sa destinée, la personne humaine peut façonner la sienne. »

Être touché ou toucher quelqu’un!

Durant ma vie, j’ai été touchée et bénie par plusieurs personnes qui ont su me donner des marques d’attention et de sollicitude. Ces personnes m’ont parrainée positivement dans ma vie et m’ont permis de m’épanouir : mes parents, ma grand-mère, mon mari Pierre, mes enfants, mes amies, ma coiffeuse, mes formateurs. J’ai reçu d’eux, à un certain moment, une bénédiction positive par un geste, une parole, une tendresse. Ils ont laissé une trace indélébile d’émotions positives ressenties. Ces bénédictions font partie de mon centre de parrainage. J’ai été touchée par des parrains positifs et c’est à eux que je dis MERCI. Grâce à eux, je peux, à mon tour, parrainer mes propres émotions en les entourant de bonté et d’amour.

Et vous? Avez-vous déjà été touché par quelqu’un qui a fait une différence dans votre vie?

Un jour quelqu’un m’a dit : « Ta vie est plus importante que cette histoire de ton enfance ». J’ai été touchée par ces mots.

J’aimerais à mon tour vous toucher par l’apprentissage d’un principe que j’ai reçu lors d’une formation de M. Stephen Gilligan, auteur du livre « Le courage d’aimer ». Il a parlé du « principe de Errol Flynn », lequel tire son nom de l’acteur de célèbres films de cape et d’épée. Quand on lui demandait quelle était la meilleure façon de tenir correctement une épée, Flynn répondait que l’on devait s’imaginer tenir un oiseau au lieu d’une épée. Si vous serrez trop fort, disait-il, l’oiseau meurt et la vie le quitte; si vous le tenez trop lâche, l’oiseau s’échappe et s’envole et il ne vous reste rien. Il en est de même de toute relation, comme des oiseaux et des épées. La relation que vous entretenez avec votre conjoint, si elle est trop serrée par la jalousie, le rationnel, la raison, alors l’amour étouffera dans ce tunnel étroit et si par contre, la relation est trop lâche, s’il y a trop de désintéressement à l’autre, trop d’indifférence, cette relation va s’évanouir et s’envoler. Toute relation enter deux éléments que ce soit entre votre tête et votre cœur, entre vous et votre amie, vous et votre enfant, vous et vos partenaires, tout se tient comme on tient un oiseau, ni trop serré ni trop lâche.

Rappelez-vous de l’oiseau pour éduquer vos adolescents! Ni trop serré ni trop lâche! Lorsque vous devez prendre une décision, pas trop de cérébral ni trop de cœur, juste le bon équilibre, ni trop serré ni trop lâche. Vous ressentez un serrement dans le creux de la poitrine ou un poing dans l’estomac, quelle image monte présentement? L’image de l’oiseau qui est tenu trop serré dans le corps évidemment. Relâchez le serrement de l’oiseau! Pas trop lâche, juste assez ferme pour bien avoir sa vie en main. . Enfin, le fait de tenir une relation « ni trop serrée ni trop lâche » peut permettre à l’amour d’émerger et à des solutions et è des réconciliations de se développer.

L’attention que l’on porte à l’autre personne, elle sera « ni trop serrée ni trop lâche ». L’attention de l’infirmière face à un client malade sera ni trop serrée ni trop lâche. L’attention de l’enseignante face à l’enfant en difficulté, ni trop serrée ni trop lâche. Vous avez sûrement plusieurs exemples personnels d’attention ou relation, trop serrées ou trop lâches. Alors rappelez-vous de l’oiseau et prenez en main la situation, ni trop serrée ni trop lâche.

Plusieurs personnes ont touché ma vie et ont laissé un ancrage positif à l’intérieur de mon centre. Une transformation essentielle a pris plusieurs années à s’épanouir et aujourd’hui, je peux dire que mon éveil à la conscience s’est ouvert à mon regard intérieur et au principe de Errol Flynn.

J’espère que cette lecture aura eu pour vous un éveil nouveau et une touche de parrainage positif.

Je re-traite ma vie et vous?

La retraite! Les voyages! Le temps de vivre! Se permettre de se laisser séduire par du travail à mi-temps, selon notre disponibilité, selon notre horaire, selon notre goût… Quelle belle étape de vie, bien méritée! Voilà où j’en suis rendue, comme plusieurs d’entre vous. Et il y a eu ce jour, ce jour où j’ai été curieuse, intriguée, sensibilisée à une autre vie, celle de la pauvreté, la vraie, la dure réalité de peuples plus marqués que nous. Étais-je égoïste dans le passé? Je sais qu’il y a pire que moi, pire que nous, ailleurs, cet ailleurs bien loin de ma réalité, de notre Québec, de notre hiver froid. Oui, il y a pire qu’ici et je ne voulais pas le voir avant aujourd’hui! La carrière occupait toute la pensée, tous les instants de réflexion, ça roulait vite et puis les jours filaient, les soirées et les nuits défilaient et les lendemains revenaient sans cesse jusqu’au jour où j’ai décidé d’aller voir les autres. Comme infirmière de profession j’ai côtoyé la douleur des autres, comme enseignante j’ai accompagné la peur des échecs et maintenant comme re-traitée je désire vivre l’autre réalité et tenter de m’adapter à ce nouveau rythme de vie, ce nouveau décor quotidien, cette nouvelle manière d’aborder la vie comme elle se vit, à chaque jour, à chaque seconde dans un autre pays. Ce sera un grand défi, peut-être le plus difficile à vivre pour moi. Je n’en sais rien encore! Je verrai! Je pars et tenterai d’être avec le peuple du Honduras pendant 2 mois. C’est un vieux rêve de jeunesse qui renaît; la solidarité internationale. L’organisme non gouvernemental (ONG) Mer et Monde offre aux 50 ans et plus cette orientation de vie, ce stage de 2 mois pour « être avec » le peuple démuni en argent mais riche en vécu et en courage. Je fais confiance à cet organisme qui œuvre depuis 25 ans pour la collaboration internationale. Je dois apprendre l’espagnol pour communiquer avec les gens, un noble but d’apprentissage. J’entends la critique! Oui, je l’entends déjà! Pourquoi aller si loin quand il y a tant de pauvres ici, au Québec? Mer et Monde offre l’aide à nos personnes fragilisées par la vie, ici au Québec, vous le saviez? Le centre Berthe Rousseau, vous connaissez? Une ferme écologique accessible pour nos gens fragiles. Contribuer à Mer et Monde, c’est aider notre peuple mais c’est aussi ouvrir nos horizons aux autres peuples. Je partirai 2 mois et je tenterai de communiquer à chaque semaine avec tous ceux et celles qui voudront s’informer de mon cheminement personnel sur mon blog dont voici l’adresse : http://carolecharlebois.blogspot.com/. Si toutefois vous n’utilisez pas l’internet comme outil de lecture, vous pourrez lire dans la prochaine parution de cette revue Cheminement, un article sur mon arrivée et quelques réflexions personnelles sur la vie aux approches de Noël et ensuite à mon retour, un autre article sur les répercussions de cette aventure dans ma vie quotidienne.

Je remercie la revue Cheminement pour cette belle occasion de sensibiliser d’autres gens comme moi à la solidarité internationale.

Contrôle du stress et connaissance de soi

Qu’est-ce que c’est que ça? De quelle potion magique ou méthode abracadabrante va-t-il nous parler celui-là? Eh bien, d’aucune. De quoi va-t-il nous parler alors, me direz-vous. C’est simple. Du Gros Bon Sens.

En tout premier lieu, soyons honnêtes avec nous-mêmes, il n’y a pas de recette miracle pour traiter le stress. Il n’y en a pas de potion magique. Il n’y a pas de méthode infaillible et universelle fonctionnant pour tout le monde sans regard sur qui vous vous êtes. Alors, de quoi vais-je vous entretenir? Je vous l’ai dit Du Gros Bon Sens. De la simplicité qui crève nos yeux. Bon, ceci étant dit, trêve de blabla, abordons le sujet.

Pour bien contrôler une chose, il faut bien la connaître, n’est-ce pas? Par exemple, pour bien conduire une automobile, il suffit d’apprendre à la connaître. Si on a bien fait nos leçons, on ne cherche pas de midi à quatorze heures pour comprendre que si je tourne la clé, le moteur démarre. Est-ce possible que pour nous, le principe soit similaire? Voyons voir.

Partons du principe que l’être humain possède quatre personnas, quatre facettes, qui forment un tout, c’est-à-dire soi. Ces quatre personnas étant la facette personnelle, professionnelle, familiale et sociale.

Maintenant, admettons que nous avons fait le tour des quatre facettes de notre moi avec toute l’honnêteté dont il est nécessaire. De plus, si nous pouvons constater d’évidence les liens qui unissent et interagissent entre ces quatre facettes, nous est-il possible d’affirmer avoir les outils indispensables à la connaissance de soi et en faire d’emblée une réalité? J’en suis convaincu.

Suite à cette démarche de la connaissance de soi, qui, notons-le, n’est pas facile admettant le fait que l’on se doit de voir et d’accepter toutes ses qualités et ses petits défauts, peut-on affirmer que le fait de mieux et bien se connaître nous donne la possibilité de pointer les différentes sources de stress qui nous accablent et de les mieux comprendre. Et finalement, si c’est mieux comprendre, est-ce mieux contrôler? Il me semble que la réponse est évidente.

Je ne vous ai pas donné de pilule (une maladie, une pilule, ben voyons), pas de recette magique, de potion, ou de ce que vous voulez bien imaginer. Je vous ai simplement parlé de Gros Bon Sens. Je ne vous ai pas dit que j’ai pondu la méthode miracle, loin de moi cette idée. En fait, ce que je vous dis, c’est qu’il est possible de mieux gérer votre stress par une meilleure connaissance de soi. Une méthode qui peut s’avérer longue et difficile pour certains et pour d’autres, non. Une façon de faire sans pilule, sans médication. Un principe qui ne crée pas de béquille et qui ne masque pas la vérité.

Selon certains, l’être humain est le seul être vivant doté de conscience. Est-ce pour cela qu’on doit se compliquer la vie?