Quel arbre êtes-vous?

Ah! Ces Gaulois qui avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Dans cette civilisation, les druides reconnaissaient que chaque être humain était symbolisé par un arbre, avec ses propriétés, ses défauts et ses qualités. Il y a des arbres disciplinés, des arbres décoratifs, des solitaires et d’autres qui se plaisent en groupe. L’un a le bois tendre et l’autre plus résistant. Celui-ci fait des pommes, celui-là de la sève sucrée et l’odeur du pin n’est pas celle du noisetier. J’ai trouvé cet horoscope, dont je ne peux identifier la source, mais je suis certaine qu’avec un peu de recherche, vous trouverez les explications complémentaires pour chaque arbre…

Première catégorie
Sève de l’intelligence intellectuelle
esprit d’analyse, déduction, réflexion
Cyprès – ce fidèle
25 janvier au 3 février, 26 juillet au 4 août
Érable – un cerveau
11 au 20 avril, 14 au 23 octobre
Micocoulier – un optimiste
9 au 18 février, 14 au 23 août
Olivier – un sage
23 septembre, équinoxe d’automne
Pin – un raffiné
19 au 28 février, 24 août au 2 septembre
Pommier – l’amour
23 décembre au 1er janvier, 25 juin au 4 juillet
Sapin – ce mystique
2 au 11 janvier, 5 au 14 juillet

Deuxième catégorie
Sève de l’intelligence imaginative
esprit de synthèse, intuition, fantaisie
Bouleau – créateur
24 juin, solstice d’été
Charme – esthète
4 au 13 juin, 2 au 11 décembre
Frêne – ambitieux
25 mai au 3 juin
22 novembre au 1er décembre
Noisetier – magique
22 au 31 mars, 24 septembre au 3 octobre
Peuplier – pessimiste
4 au 8 février, 1er au 14 mai, 5 au 13 août
Saule – mélancolique
1er au 10 mars, 3 au 12 septembre
Sorbier – sensible
1er au 10 avril, 4 au 13 octobre

Troisième catégorie
Sève de l’intelligence pratique
organisation, observation, réalisme
Châtaignier – justicier
15 au 24 mai, 12 au 21 novembre
Chêne – forte nature
21 mars, équinoxe de printemps
Figuier – sentimental
14 au 23 juin, 12 au 21 décembre
Hêtre – ingénieux
22 décembre, solstice d’hiver
Noyer – lunatique
21 au 30 avril, 24 octobre au 2 novembre
Orme – moraliste
12 au 24 janvier, 15 au 25 juillet
Tilleul – faux bourgeois
11 au 20 mars, 13 au 22 septembre

La posture yoga qui chemine

Bonjour chères lectrices, cher lecteurs,

Je vous présente une posture de yoga qui, ma foi, est « classique » : L’arbre. On la voit partout où il y a des illustrations de postures hatha yoga dans des livres, sur Internet et ailleurs. Peut-être que vous faites déjà du yoga ou que vous connaissez un(e) ami(e) qui pratique cet art millénaire et donc vous la reconnaîtrez tout de suite sur ce croquis.

La posture de l’arbre améliore la flexibilité des hanches, renforce les chevilles, raffermit et tonifie les muscles des pieds, du dos, du torse et, naturellement, améliore notre sens d’équilibre. Ainsi, cela nous amène à développer une meilleure concentration, tout en demeurant flexible. Essayez-la pour voir! C’est un exercice pratique pour vous garder présent dans l’instant et complètement alerte.

On peut commencer cette posture en déposant le pied juste sur la cheville, puis le mollet et enfin aplatir la plante voutaire contre la cuisse. L’important, c’est de ne pas se servir du genou pour nous empêcher de glisser. Le genou contient surtout du cartilage et des ligaments qui sont plus fragiles.

Ce que je vous propose ici, c’est d’aller en profondeur dans cette posture de yoga afin de comprendre le lien réel qui existe entre le physique et l’attitude spirituelle. À prime abord, cette posture classique en est une d’équilibre. Jusque là, ça va, c’est comme évident! D’accord? Essayez-là pour voir, quelques instants. Intériorisez-vous en la pratiquant. Entrez en contact avec votre être profond et voyez quel effet cette posture crée dans votre corps. Votre respiration est-elle harmonieuse?

Voyons ce qu’il en est du côté spirituel de cette posture.

L’arbre est flexible, même s’il n’apparaît pas ainsi à vue d’œil. Dans la vie de tous les jours, l’êtes-vous? Pour nous qui sommes des bipèdes, ce n’est pas toujours évident de se tenir en équilibre sur une jambe. Spirituellement, cela peut nous faire prendre conscience de notre aspect de résilience. Vous voyez ou je veux en venir? Lorsque nous pratiquons cet asana, est-ce que nous sommes en mesure de garder un équilibre et de nous intérioriser? Si la réponse est non, c’est qu’intérieurement nous avons une difficulté personnelle à nous « tenir debout ». Maintenant, je vous invite, la prochaine fois que vous vous trouverez en pleine nature, de refaire l’arbre (Vrksasana) afin de vérifier si vous êtes en mesure de conserver cette posture plus longtemps, d’aller plus profondément sans être perturbé par les bruits environnants ou autre distraction extérieure.

Bon yoga.

Les arbres, les essences et les enfants

Que désirent les parents pour leurs enfants?

Nous avons d’abord demandé à Linda, mère de 3 enfants âgés entre 9 et 13 ans. « Je veux que mes enfants soient en santé et heureux. Je veux qu’ils dorment bien et qu’ils soient équilibrés. Je veux qu’ils apprennent bien à l’école et qu’ils soient bien préparés pour leur avenir. »

Par la suite, nous avons parlé avec Anthony, père de 2 enfants. Il dit que son rôle premier est d’assurer la sécurité de ses enfants. « Mais à un niveau plus spirituel? » lui ai-je demandé.

Après hésitation, il répondit comme suit : « Je ne veux pas que mes enfants manquent l’opportunité de vivre l’expérience directe avec la nature. J’aimerais qu’ils connaissent ce sentiment magique d’être un avec la nature et la vie. ».

Le commentaire d’Anthony nous amène au thème clé de notre article qui se veut le début d’une série où nous aurons la chance de discuter de thèmes reliés à notre propre essence et du lien avec les arbres. Parfois submergés dans un environnement hautement développé en technologie, comment arrivons-nous à maintenir notre relation avec la nature? Quel rôle les arbres peuvent-ils jouer dans notre vie et celle de nos enfants?

Prenez un instant pour vous rappeler d’un moment où vous avez observé des enfants grimpant dans un arbre et s’amusant à se pendre aux branches. Imaginez les sentiments que ces enfants vivaient à cet instant. Il est facile de sentir le lien naturel des enfants avec la nature et les arbres. Les rires, l’énergie et la magie du moment. Comment ils s’élancent vers eux, tout comme un vieil ami que l’on retrouve après plusieurs années.

Pouvez-vous maintenant vous rappeler d’un moment où vous avez vécu ces instants magiques, soit lors d’une visite chez grand-mère, au chalet ou simplement auprès d’un arbre près de chez-vous? Quels sont vos souvenirs? Aimeriez-vous en faire l’expérience maintenant comme adulte?

Notre travail central demeure autour de cette question de lien intérieur avec les arbres : nous fabriquons des essences d’arbres dites « vibrationnelles » pour finalement enregistrer la résonance ou l’empreinte énergétique de l’arbre pour que chacun puisse en profiter. Notre projet est une prolongation du merveilleux travail du Dr Edward Bach avec ses fleurs de Bach. En plus de notre travail avec les essences, je suis photographe d’arbres, et Céline accompagne les gens qui désirent travailler au niveau de la conscience et de leur cheminement intérieur, soit par la méditation.

Au tout début, soit en 1998, nous étions déjà inspirés de développer une essence d’arbres pour les enfants. À cette époque, Céline travaillait comme jardinière à l’école Waldorf. Le philosophe autrichien, Rudolf Steiner a créé la première école Waldorf en 1919 à Stuttgart en Allemagne. Son approche holistique permet l’apprentissage au travers du développement naturel de l’enfant.

« Mon expérience auprès des enfants fut extraordinaire. Les parents étaient attentifs aux besoins des enfants et les enfants avaient la chance de bénéficier d’un environnement très nourrissant. Toutefois, il arrivait que les enfants ressentent de la peine, de l’angoisse ou de la peur sans raisons apparentes. S’ennuyaient-ils de leur mère, étaient-ils parfois fatigués, ou venaient-ils de perdre quelqu’un ou quelque chose? Toutes les raisons étaient valables.

Nous avons donc décidé de fabriquer une essence pour ces besoins. Une potion qui allait délivrer les petits de leur désarroi. Nous l’avons surnommée « Potion souriante et réconfortante pour les enfants ».

J’ai demandé aux enfants de dessiner leurs arbres favoris. Daniel, de son côté allait ressortir les arbres qui, selon lui, convenaient possiblement aux besoins énergétiques des enfants. Une fois l’exercice terminé, nous avons comparé nos résultats et avec joie, nous constations que les enfants avaient dessiné les arbres choisis par Daniel. Je vois encore le sapin de Noël, le pommier et le saule, et Daniel se permit d’ajouter un arbre favori, le noyer cendré.

Avec la permission des parents, j’utilisais cette essence avec mes enfants. Je vois encore la bouteille rangée dans une jolie boîte rouge et dorée. L’essence s’avérait utile pour soutenir les enfants lorsque ceux-ci vivaient des périodes plus difficiles. Elle apportait le réconfort et l’assurance dans le cœur des enfants. »

La fabrication des essences et comment nous pouvons retenir la mémoire des arbres est un processus assez mystérieux. Nous pourrons discuter des différents points de vue lors d’articles à venir. Ce qui nous intéresse pour l’instant, c’est de constater comment les enfants sont particulièrement sensibles aux vibrations nourrissantes et bienfaisantes des arbres. Peut-être parce qu’ils n’ont pas à confronter les doutes du mental qui empêchent parfois l’expérience directe dans la conscience de s’épanouir en eux, facilement et naturellement.

Grâce à la potion souriante et réconfortante pour l’enfant, préparée avec leurs arbres favoris, les fondations et les racines sont nourries. Dans cette essence, nous retrouvons les arbres suivants :

Le saule pleureur nous envoie le message que « tout ira bien ». Un arbre souvent relié à l’élément de l’eau, sa forme exprime les qualités de fluidité et de flexibilité et ses branches semblent s’étendre afin de mieux nous prendre dans ses bras et nous étreindre chaleureusement.

La douce et invitante présence du noyer cendré nous offre un sentiment de sécurité. Celui-ci nous invite aussi à l’imagination et permet à l’histoire de notre vie de s’épanouir tout doucement.

L’épinette bleue à son tour nous rappelle que nous sommes intimement liés à la source vitale de la vie. Cet arbre nous aide à guérir les blessures au niveau de la séparation, le choc d’être séparé de la mère, ce qui est parfois la source de la peur de l’abandon. L’épinette supporte l’enfant qui a parfois peur d’aller de l’avant, et de quitter le bercail (lorsque l’enfant débute l’école par exemple).

Finalement, le pommetier royal, avec ses exquises fleurs rouges royales, viendra compléter notre potion souriante et réconfortante pour l’enfant. Il exprime sensiblement la finesse, la délicatesse, la nature majestueuse, soit tout ce qui exprime la royauté de l’enfant et l’enfant en nous.

Avec la collaboration de Céline Cloutier

Se lier aux arbres

Connaître les arbres. Être en contact avec la nature. Jouir davantage de la vie. Protéger l’environnement. Aimer nos arbres. Être créatif.

Je rêve d’un vaste continent d’arbres et d’anciennes forêts primitives où les érables sont si opulents qu’il faudrait une chaîne de personnes pur en faire le tour, où les pruches du Canada se tiennent aussi noblement que des rois et où les pins blancs s’imposent comme des grands géants. Cette forêt est sombre et fraîche, mais toutefois pénétrée de rayons de soleil qui illuminent le merveilleux tapis qui la recouvre. Je rêve de retrouver l’Outaouais et la vallée d’Ottawa comme ils existaient jadis.

Aujourd’hui, les anciennes forêts ont fait place à des fermes et des villes. Le bois fût utilisé pour nos maisons, nos bateaux et notre papier. Mais il y a toujours espoir! Le parc de la Gatineau est vigoureux et protégé. Nous contemplons aussi de merveilleux arbres le long des chemins. Nous avons la chance d’avoir l’Arboretum, près du lac Dow à Ottawa où nous pouvons marcher et identifier plus de 2 000 différentes espèces d’arbres et leurs variantes, un endroit propice pour partager un pique-nique entre amis.

Notre maison est entourée de merveilleux chênes d’environ 200 ans, ainsi qu’un énorme érable noir. Ils sont littéralement les gardiens de notre espace. Ils enveloppent notre demeure de beauté et ils nous offrent l’ombre désirée. Chaque arbre apporte un cadeau spécial. Les chênes sont forts et l’érable noir me parle de courage. Chacun d’eux m’inspire. J’admire leur forme, le contour des feuilles et la texture de l’écorce. Même en hiver, dépouillés de leurs feuilles, leur présence me touche. Je reconnais en eux le cycle de la vie. Au printemps, j’anticipe la floraison et les premières feuilles. Leur éveillement reflète la mienne. L’été nous amène de riches nuances de vert, des couleurs fraîches et une danse de lumière au coucher du soleil.

L’an dernier, les écureuils et les ratons-laveurs se sont régalés d’un festin de glands. Ceux-ci s’amusaient à secouer les branches et faire tomber une pluie de glands sur nos têtes.

Ce sont les arbres de mes rêves, tout comme les poèmes qui enjolivent notre vie. Aussi souvent qu’il m’est possible, j’essaie de les écouter et les sentir. Lors de moments de silence, on dirait qu’ils chuchotent, qu’ils me charment de leur magie. J’entends beaucoup plus que la chanson des feuilles, mais j’entends le silence, la beauté et le calme. Ils deviennent ainsi mes compagnons de voyage, partageant notre planète. Ils sont mes amis.

Mieux connaître nos arbres est important si nous désirons participer plus activement à une approche écologique, protégeant notre héritage naturel. Identifier les arbres qui nous entourent est une bonne façon de débuter. Il existe plusieurs bons guides pour nous aider, entre autres, « Les arbres du Canada » par Farrar.

Le rôle des arbres dans l’histoire humaine m’intéresse beaucoup. Lorsque, par exemple, nos civilisations fleurissaient alors qu’elles étaient entourées de forêts abondantes pour finalement tomber à cause de la pénurie de bois pour le carburant, pour bâtir des bateaux et pour fabriquer des armes. Par le fait même, ces civilisations ont perdu leur base d’agriculture. Les terrains jadis fertiles, ne pouvaient plus retenir la terre, une fois les forêts dénudées.

Il existe aussi des légendes et des mythes merveilleux sur les arbres que l’on retrouve dans plusieurs cultures dans le monde, incluant les aborigènes de l’Amérique du Nord. Un peu partout, les arbres sont reliés à des événements sacrés : l’éveillement de Bouddha sous l’arbre de Bodhi. Dans la bible, Moïse rencontre Dieu devant le buisson ardent. J’aimerais connaître davantage l’utilisation moderne multiple de nos arbres, allant de la nourriture à la médecine et aux vêtements. Certains ingénieurs et architectes ont même étudié la structure incroyablement forte des arbres et leur adaptation pour le dessin de structures d’édifices.

Dans mes temps de loisir, j’aime dessiner ou peindre une scène avec des arbres. Il n’est nullement nécessaire d’être un grand artiste pour prendre un pinceau, ni d’être poète pour écrire quelques vers. Photographier les arbres est une autre bonne excuse pour prendre le temps de bien les voir. Au fil des saisons, une abondante variation de textures, de formes, de structures et de couleurs s’offre à nous comme sujets idéaux. J’aime photographier différents angles, incluant les profils des fleurs, des bourgeons, des feuilles et des écorces ainsi que les vues d’ensemble de la structure de l’arbre. L’utilisation d’une simple caméra automatique peut très bien accomplir le travail. On peut toutefois s’aventurer dans l’achat d’équipement plus sophistiqué, spécialement créé pour la photographie de la nature.

Pour prendre de bonnes photos, il vaut mieux prendre le temps d’étudier et composer avec notre sujet attentivement.

Faut-il mentionner que les moments les plus précieux sont lorsque nous prenons simplement le temps d’être en nature et avec la nature?

Un peu de temps en forêt ou dans un parc me permet de me ressourcer. Je m’assois en silence et, dans un moment très profond, je laisse les arbres m’imprégner et me nourrir de leur force et grâce.

Le murmure des arbres, un ressourcement durable!

Dans la spirale de la vie moderne actuelle, il est de plus en plus important de prendre le temps de respirer, de vibrer en harmonie avec la nature et d’harmoniser nos énergies intérieures.

De plus en plus de personnes sont adeptes de la marche et se rendent dans les parcs, réserves ou forêts pour se connecter avec la nature.

Pourquoi une marche en forêt procure-t-elle autant de bienfaits? Comme nous, les arbres sont des habitants de la terre qui respirent. Leurs racines profondément ancrées dans le sol et leurs branches s’étirant vers le ciel donnent à l’arbre un équilibre puissant dans la circulation des forces énergétique terrestres.

Chaque pas posé près de ces arbres nous permet de palper au niveau vibratoire cette harmonie et notre corps s’en trouve apaisé.

Il faut remonter à l’époque des druides chez les celtes pour saisir l’importance des arbres dans la vie de tous les jours. L’arbre était à cette époque un élément de la Terre Mère au pouvoir guérisseur. Il était le refuge des sages pour la méditation. Les druides avaient l’habitude de confier leurs secrets aux arbres et les arbres étaient symbole de grande sagesse.

Si l’arbre est reconnu pour sa grande sagesse, c’est aussi en raison de l’âge de la maturité spirituelle d’un arbre, atteinte à partir de 100 ans. Dans vos randonnées, si vous avez la chance de parcourir des terrains munis d’arbres centenaires, n’hésitez pas : prenez-vous pour un elfe et communiquez avec l’énergie des arbres!

Approcher un arbre et le serrer dans ses bras signifie entrer dans son champ vibratoire, communiquer avec ses mémoires, apprivoiser son flux énergétique. Il est donc bien évident qu’approcher un arbre se fera dans le calme et la douceur. C’est un échange vibratoire profond dans le plus grand respect mutuel. D’ailleurs, un arbre aura plus d’affinités avec une personne plutôt qu’une autre.

La communication avec les arbres en automne et en hiver va nous permettre d’évacuer les toxines et tensions alors qu’une communication au printemps et en été va nous permettre de canaliser la source de vitalité et d’élan des arbres.

Cette approche simple et curative permet de transformer une simple marche en forêt en journée de ressourcement intense et à harmoniser notre corps aux énergies terrestres.

Nos cultures actuelles et la déforestation de la planète nous ont amenés à oublier la liaison profonde que nous pouvions avoir avec les arbres. Heureusement, le besoin de ressourcement étant criant parmi la population, cette expérience est en train de gagner des adeptes!

Enlacer un arbre, une expérience à vivre…

« Je m’appelle Tristan, je suis un chêne de 90 ans. Alors qu’elle était en vacances en pleine nature sur le bord d’un lac, Carole et moi avons fait connaissance. Nous étions le 20 mars 2013, et il neigeait encore à ce temps-là de l’année. Peu de temps auparavant, elle avait lu combien nous les arbres avons de la puissance et de l’énergie à transmettre. Elle se cherchait donc un arbre. Elle m’a vu, m’a choisi, s’est collée contre moi, m’a entouré de ses bras et m’a dit : Bonjour Tristan. Ce jour-là, elle a capté mes vibrations et les a transformées en paroles. Je suis devenu son confident et son conseiller pour l’écriture du manuscrit qu’elle rédigeait. »

Voilà, c’est fait, vous connaissez maintenant l’existence de Tristan. Chaque fois que je retourne à ce chalet, je le regarde, je lui dis bonjour Tristan, je m’avance et je l’enlace.

La nature a tellement à nous offrir et à nous apprendre. Communiquer avec les arbres peut sembler ésoté­rique, mais c’est quelque chose de tout à fait naturel et que nous avons peut-être oublié. Lorsqu’on s’approche de ces êtres de la nature, on peut sentir leur énergie vivante, une sorte d’onde qui entre en contact avec notre propre énergie. L’arbre est un être sacré qui mérite d’être salué.

« Saluer un arbre est une manière de se présenter à lui, de lui témoigner votre respect et de lui demander l’autorisation d’entrer en contact avec lui. Avant de vous approcher, vérifiez bien qu’il accepte votre présence! Pour cela, mettez-vous à une certaine distance de lui, de façon à respecter son champ énergétique. Essayez de ressentir cette déli­mitation, en vous aidant par exemple de vos mains. Il est possible de ressentir une densité d’air différente à ce niveau-là. Une fois cette zone déterminée, saluez cet arbre! Vous vous sentirez ensuite comme appelé vers lui, ou bien juste accepté. » (Joëlle Chautems, Guide des arbres extraordinaires de Suisse romande)

La sylvothérapie ou « tree hugging »,­ consiste à être en contact avec les arbres afin d’en retirer un bien-être psycho-physique grâce à la puissance de l’énergie transmise. Parce qu’ils se nourrissent des radiations de la terre et des radiations cosmiques, les arbres sont un canal d’énergie vitale énorme. De nombreux auteurs ont écrit sur le sujet : Marie-Emilia Vannier, Patrice Bouchardon, Maja Kooitstra, Joëlle Chautems, pour n’en nommer que quelques-uns.

À la rencontre des arbres
A priori, une fois en forêt ou sur une terre, il importe de se mettre dans un état de calme intérieur et de ralentir le flot incessant de vos pensées. Laissez-vous conduire naturellement vers un arbre en le choisissant selon votre ressenti et en fonction de la santé qu’il dégage. Il est recommandé d’éviter un arbre mort ou malade. Asseyez-vous à environ trois mètres de l’arbre et créez un lien de cœur avec lui par la pensée. Puis, avancez-vous lentement vers lui avec respect.

Ressentir l’énergie d’un arbre
Se positionner face à l’arbre. De préférence face au nord, donc le sud dans le dos. Poser les deux mains de chaque côté de l’arbre, sans exercer de pression, en restant détendu dans tout votre corps. Fermer les yeux et respirer lentement par le nez, puis expirer lentement.

Recharger son énergie vitale auprès d’un arbre
Se placer dos contre l’arbre (de préférence face au nord, donc le sud dans le dos et, si possible, se déchausser) en gardant les jambes légèrement écartées. Il est bien de coller l’arrière de la tête à l’arbre. Laisser l’arbre vous recharger. Un plus : Poser une main au niveau du bas du dos, paume contre l’arbre, et l’autre main au niveau du plexus solaire. Pas plus de 10 minutes.

« Ne partez jamais sans remercier l’arbre pour tout ce qu’il vous a apporté. Quand on rend visite à un arbre, c’est comme aller boire un thé chez un ami : on sonne, on attend qu’on nous ouvre la porte, on respecte son lieu, on partage, on ne fait pas que prendre mais on donne aussi de soi, et quand on repart on le salue, on le remercie pour son accueil et on lui dit au revoir. » Joëlle Chautems

Moi, Tristan, je vous le demande : Avez-vous déjà enlacé un arbre? Moi Carole, je vous dis ceci : Lorsque vous enlacerez un arbre, appuyez-vous cœur contre l’écorce, car c’est par le cœur que vous serez touchés. Le cœur, par où arrive l’émotion, par où s’évacue la peine. Le cœur, par où la vie prend tout son sens.

Créer un meilleur chez-soi extérieur certes en côtoyant les arbres, mais également un meilleur chez-soi intérieur par l’énergie captée.
Namasté.