L’amour

L’amour a été écrit, chanté pour exprimer une émotion qui fait rêver
On a partagé, expérimenté à chacun sa façon l’expérience sacrée
Des bonheurs d’émotions troublantes dans l’espoir qu’ils perdurent
On a jubilé et cru en cet amour pour qu’il dure.

Un sentiment, une force, une mystérieuse énergie
Chimie vibratoire produisant des sensations
La cause d’une grande variété d’émotions
Espérant que l’amour, c’est pour la vie.

La vibration d’amour concrétise la magie du rêve
L’amour grave des empreintes énergétiques chez son penseur
Il imprime des souvenirs heureux, rare est le cœur qui en fait la grève
Une expérience malheureuse laisse parfois des traces de peurs.

L’amour est un idéal que nous envisageons
La réalité du présent qui est devenue une passion
Pour être aimé et attirer l’amour, il faut avant tout s’aimer
L’estime de soi est le reflet des personnes équilibrées.

Être aimé représente un retour de complicité
Aimer, c’est le don de soi, c’est aussi la fidélité
Être aimé, c’est une richesse inestimable
Aimer, c’est s’offrir un bonheur enviable.

L’amour de soi est un sujet presque tabou
On s’oublie pour l’autre, le sacrifice en est le prix
L’amour de soi est de passer en premier et avant tout
S’aimer, c’est immortaliser son énergie.

Arrêter de se juger, se critiquer, de s’analyser au profil des autres
Prendre sa place est celle qui vous revient de droit
Se faire plaisir et passer à l’action en sont la loi
Pourquoi s’oublier toujours pour les autres.

Toute une vie passée à aimer en s’oubliant
Où en êtes-vous maintenant
La bonté et la générosité en ont pris la place
Votre estime de soi a fondu comme un bloc de glace.

Maintenant n’est-il pas le moment de passer à l’action
Cette action que vous reportez depuis si longtemps
Vous apprécierez les grandes joies de cette décision
Comme le bonheur des premiers pas d’un enfant.

La personne la plus importante, c’est vous
Celle qui prime avant tout
Vous êtes à la fois l’amour et l’aimé
L’accepter, c’est de décider.

Les nouveaux enfants

Un phénomène particulier attire de plus en plus l’attention depuis les dernières années : les enfants dits indigo.  Il s’agit en fait d’une nouvelle vague d’âmes qui s’incarnent sur terre depuis quelques décennies.

Ces enfants ne sont pas comme les autres.  Ils semblent arriver ici avec une très grande sagesse déjà ancrée en eux, une sagesse assortie de facultés extrasensorielles et de clairvoyance inouïes.  Ils ont, entre autres, une capacité phénoménale à apprendre rapidement et facilement.  On jurerait parfois qu’ils savent d’instinct ce que leurs parents ont pris, eux, toute une vie à apprendre.

Un des premiers problèmes que rencontrent les nouveaux enfants, c’est qu’ils croient innocemment en arrivant sur terre que tout le monde est comme eux.  La surprise est de taille, surtout quand ils entrent dans l’adolescence et qu’ils s’aperçoivent qu’en vérité, il en est tout autrement.  Constatant que les adultes sont à des années-lumière derrière eux au niveau de leurs croyances et de leurs préjugés, ils se sentiront totalement incompris et auront naturellement tendance à se replier sur eux-mêmes.  Ils se retireront dans leurs tranchées et s’enfermeront dans une bulle très hermétique.

Ce sont des êtres comme tout le monde, mais qui se distinguent par une étincelle lumineuse, parfois teintée de tristesse, qu’ils portent tout naturellement dans le regard.

Rappelons-nous que ces enfants ont comme premier besoin d’être reconnus.  Et ne vous en faites pas, les vrais enfants indigo ne vont pas s’en enorgueillir.  Bien au contraire, ils seront simplement heureux de trouver en vous un complice et ne feront rien pour épater la galerie.  Les enfants indigo disent très rarement qu’ils le sont.  Ils se contentent de l’être…

Les enfants indigo ont l’impression de ne pas être écouté, encore moins compris.  Ils ont pourtant tellement de choses à dire!  Ce n’est que lorsqu’on prend le temps de prêter une oreille attentive à leurs paroles qu’on peut constater la cohérence de leur propos et s’en enrichir.  Leur langage simple et direct déroute parfois, car, pour eux, il est tout à fait normal de dire ce qu’ils pensent et ressentent.

Pour des raisons évidentes, les enfants indigo ont le curieux sentiment que se sont eux les adultes, et que se sont les grands qui pensent et agissent comme des bébés.  Ont-ils vraiment tort?  C’est comme si un professeur d’université était obligé de côtoyer, durant des années, des enfants de maternelle.  Quand ces sages en puissance essaient du mieux qu’ils le peuvent de s’exprimer, les adultes se sentent attaqués et, brandissant leur pompeuse morale, tenteront par tous les moyens de les remettre à leur place.  Mais ces tentatives seront sans succès, car ces jeunes « savent » et il s’avère que c’est impossible pour eux de cacher ou nier leur vérité.  En général, les adultes se prennent très au sérieux et certains peuvent même devenir hautains envers les jeunes et faire preuve de condescendance.

Après quelques années de ce traitement « de haut », et à force de constater leur impuissance à se faire écouter et comprendre, les enfants indigo se replient sur eux-mêmes.  Certains peuvent aller jusqu’au suicide, constatant qu’ils ne pourront rien changer dans cette société archaïque ou que le travail est tout simplement trop gigantesque pour eux.  Si les adultes prenaient le temps d’écouter ce que ces enfants merveilleux ont à leur dire, au lieu de tenter de les rentrer de force dans le moule des croyances limitatives dans lequel ils ont été élevés, bien des choses changeraient rapidement dans la société.

Très tôt, les enfants indigo remettent tout en question, dans leur vie comme dans la société.  Comme ils voient instinctivement très clair, ils sont aux aguets et sont prêts à agir rapidement quand viendra le moment.  Quoiqu’ils savent avoir un important travail de reconstruction à accomplir ici-bas, il peut arriver qu’ils se découragent devant leur manque de moyens et l’absence de support de la part des adultes.  C’est alors que sonnera l’heure de la révolte.  Ils se rebelleront donc contre tous les systèmes d’éducation qui ont pour but de les modeler à ladite normalité.  Ils ne croient évidemment plus aux religions.  Celles-ci leur paraissent enfantines et dénuées de tout bon sens parce que basées sur la croyance et la dépendance en un Dieu extérieur.  Les enfants indigo disent d’ailleurs, sans gêne ni doute, qu’ils sont Dieu et qu’ils sont investis de son pouvoir créateur.  On les a maintes fois ignorés, ridiculisés et jugés pour ça.  Une autre excellente raison pour eux de refermer leur coquille…

Les enfants indigo savent se reconnaître entre eux, même s’ils n’aiment pas qu’on les appelle ainsi.  À leurs yeux, ils sont tout à fait normaux et ne veulent surtout pas être étiquetés.  C’est normal, leur travail consiste justement à enlever les étiquettes, pas à en apposer d’autres.  Mais il n’en reste pas moins qu’ils s’attirent les uns les autres et de façon toute naturelle.  Aussitôt qu’ils trouvent une oreille attentive pour les écouter et les comprendre, ils se dévoileront sans pudeur.  Mais attention!  S’ils se sentent jugés, ils vous fermeront leur porte pour longtemps.

Avis à tous les grands-parents qui lisent ces lignes.  Vous êtes les plus aptes à les toucher.  Écoutez vos petits-enfants, dites-leur que vous savez qu’ils sont des êtres à part et que vous êtes prêts à les aider à comprendre le monde dans lequel ils vivent.  Spécifiez que vous voulez aussi apprendre d’eux.  Entrez de plein gré dans ce monde fascinant de l’énergie indigo.  À son contact, elle vous investira à votre tour et changera peut-être le cours de votre vie.

En général, la société n’en a rien à faire de ces belles histoires d’enfants indigo qui bousculent tout sur leur passage.  C’est pourquoi elle fera tout en son pouvoir pour les faire taire, par la répression, la confrontation, ou… les médicaments.  « Si vous faites comme on vous le dit, vous aurez des bonbons.  Sinon, tant pis pour vous.  On vous fauchera l’herbe sous le pied et l’on vous fera la vie dure. » Vous voyez le genre de message envoyé à ces petits anges?  « Pour leur bien évidemment! » se défendront les détracteurs.  Sous la pression, certains enfants craqueront et préféreront s’endormir pour rejoindre le niveau de la masse.  Ils s’y fondront du mieux qu’ils pourront, mais pas tous… heureusement!

Si l’enfant indigo réussit à traverser cette période importante de remise en question en acceptant son rôle de bâtisseur d’une société nouvelle, s’il ne se laisse pas anesthésier par les discours pompeux et moralisateurs de ses pairs, c’est tout seul et la tête haute qu’il sortira de la masse et commencera à agir.  Pour arriver à ses fins, son défi consistera à tenir compte des autres et à réaliser que la majorité des gens ne sont pas comme lui.  Par contre, s’il se marginalise, son message aura moins de chance de passer.

Jusqu’ici, son manque de tact lui a joué bien des tours, semant plus souvent qu’autrement la controverse sur son passage.  Mais avec le support de son entourage immédiat et de la bonne volonté, il saura adapter son langage et ses méthodes d’action à ceux qu’il veut transformer.  Il apprendra à agir comme un virus informatique qui doit d’abord atteindre toutes les composantes de l’ordinateur afin de pouvoir les transformer.  Un virus d’amour et de sagesse dont l’objectif ultime serait de changer le monde.  Rien que ça!  Changer le monde, mais de l’intérieur.  Les enfants indigo ont en eux les semences du nouveau plan destiné à la terre et ses habitants.  Et si on leur laissait la chance de nous l’expliquer?

Pour approfondir : Livre/CD « Renaître par la passion de vivre »

Ces accompagnements que l’on oublie…

On parle de plus en plus de l’accompagnement des personnes en fin de vie et sans doute est-ce là un grand bien. Il était temps, d’ailleurs, de retrouver cette préoccupation fondamentale dans notre société qui, depuis quelques décennies, s’est peu à peu appliquée à déshumaniser tout ce qui entoure notre départ. Car l’évidence est criante : on en est venu à ne plus concevoir la mort que comme l’échec de la vie… et de la médecine. Et c’est ainsi que les hommes et les femmes que nous sommes se sont progressivement laissés amputer de leur âme.

Nous ne sommes qu’au début d’un grand travail de restauration de la dignité humaine et d’une juste compréhension du phénomène de la mort. Cependant, si cette préoccupation nous amène inévitablement à nous poser des questions sur la valeur et le sens de notre vie, il convient sans doute d’aller jusqu’au bout de notre réflexion.

En effet, la mort de notre corps n’est assurément pas la seule des grandes métamorphoses auxquelles nous avons à faire face. Je crois en effet que les deux extrémités d’une vie terrestre se ressemblent étrangement. On ne se penche certainement pas assez sur tout ce qu’implique une naissance. On n’y voit, en général, qu’un « heureux événement » et c’est tout… On ne s’interroge pas, ou si peu!

Que vit pourtant l’être qui vient vers nous? Je devrais plutôt dire « que vit l’âme que nous accueillons à cet instant? ». Ne la confondons-nous pas trop systématiquement avec ce petit vêtement de chair qu’elle a souvent tant de mal à adopter? Alors que nous fêtons son arrivée, peut-être vit-elle, de son côté, une mort, l’arrachement à une autre vie, dans un autre monde, bref une métamorphose importante?

Ce sont là, entre autres, les conclusions auxquelles j’en suis venu après plus de vingt ans de recherche dans ce qu’on appelle les « états modifiés de conscience ». Des expériences extracorporelles troublantes m’ont amené à me rapprocher de plus en plus de ces âmes qui s’apprêtent à s’incarner. J’ai recueilli des confidences… parfois des appels au secours.

Car il n’est pas facile de naître à notre monde! Je puis en témoigner par mes incursions régulières dans ces espaces de plus ou moins grande lumière qui constituent la frontière entre les mondes. L’être qui tente de rejoindre à travers le ventre d’une mère a besoin d’être accompagné puisqu’il meurt à son ancienne existence.

De l’autre côté du rideau de la vie, il abandonne une famille, des amis, un soleil… Avec lui, qu’est-ce que nous accueillons? Quelle est cette réalité que nous recevons dans nos bras? C’est là, me semble-t-il, où non seulement, bien sûr, les parents, mais aussi tous ceux qui sont concernés par la naissance : sages-femmes, infirmières et médecins – devraient se poser une question fondamentale. La question de leur rôle d’accompagnateur.

Ils sont les témoins et les acteurs d’une métamorphose majeure. En ce sens, la vie les appelle à poser bien davantage que des gestes médicaux ou hygiéniques. La vie, dans ce qu’elle a de plus sacré, leur demande l’écoute et l’amour. C’est une mue douloureuse que celle qui consiste à devoir prendre un corps. Le premier aliment de l’âme devient alors la chaleur des cœurs humains qui vont l’assister dans son mouvement de naissance.

Que dire maintenant de ces êtres qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à venir au monde… ou dont on ne veut pas? Que dire de l’amertume que laissent parfois les fausses couches et que penser de cette absence de conscience qui préside trop souvent à ce que l’on appelle pudiquement les « interruptions volontaires de grossesse »? Qu’il faut d’abord en parler et apprendre à y poser un nouveau regard. Qu’il faut ensuite et surtout songer à accompagner ceux qui, d’un côté ou de l’autre du miroir de la vie, en sont les acteurs silencieusement souffrants.

Depuis des années, j’ai suivi bien des âmes sur leur chemin de descente vers nous, dans leurs tentatives d’apprivoiser un corps, dans leurs allers-retours rapides entre les mondes et leur soif de tendresse inassouvie. J’ai recueilli leurs incompréhensions et leurs douleurs… Aussi est-ce dans leur direction que je voudrais aujourd’hui attirer l’attention du plus grand nombre… car il est temps de s’ouvrir à leur appel, à leur demande d’accompagnement.

Il ne s’agit pas de porter un jugement sur qui que ce soit, car toute histoire de vie a sa logique interne qui réclame de la compassion. Il est seulement question d’inspirer une réflexion, de distiller une information sur cette force si subtile et si mystérieuse qui nous habite et que nous avons peur d’appeler le Divin… Car c’est bien elle, en définitive, qui voyage et s’exprime à travers nous.

L’écoute et l’amour nous feraient-ils peur? Posons-nous la question sans tricher… Si c’est le cas, il est grand temps de réagir!

Pour en savoir plus :

Le non-désiré… Rencontre avec l’enfant qui n’a pas pu venir, Daniel Meurois-Givaudan

La vie avec un grand V

La passion, c’est ce qui nous garde en Vie, avec un grand V.

La meilleure façon de détecter si une personne est passionnée ou pas, c’est de regarder l’étincelle dans ses yeux. Il n’y a pas de meilleur moyen pour savoir exactement à qui vous avez affaire. Les gens endormis (dans leur existence, entendons-nous bien) ont les yeux fades, sans vie. Ils sont aigris, désabusés, sans rêves ni buts. Le feu en eux semble mort, l’âme éteinte, et comme les yeux en sont le reflet, il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour le voir. Regardez les grands passionnés de ce monde. Ils ont les yeux grands ouverts. On dirait même que parfois leurs yeux veulent sortir de leur orbite tant ils sont à l’affût de tout, comme s’ils ne désiraient rien manquer, comme s’ils scrutaient la moindre occasion d’apprendre et de s’émerveiller. Leurs yeux ne semblent jamais assez grands pour capter toute la vie qui se déroule devant eux. À votre tour maintenant. Allez vous regarder dans la glace. Où en êtes-vous? Oui! Oui! Je suis sérieux cette fois, allez-y tout de suite. Ne vous forcez surtout pas, restez naturels et scrutez votre regard sans émettre de jugement. Vos yeux sont-ils à demi clos? Si oui, ouvrez-les au maximum et constatez la différence. Ils deviendront rieurs, interrogatifs, vivants. Le seul fait de les ouvrir tout grands aura pour effet qu’ils porteront et capteront à la fois plus de vie. Puis, efforcez-vous de garder ce regard vif et passionné tout le reste de la journée et, sans jeu de mots trop facile, vous « verrez » la vie d’une tout autre façon. Et avec ce regard, je vous garantis que vous ne laisserez personne indifférent. Certaines personnes vous éviteront, tandis que d’autres seront attirées par vous comme un aimant.

Les passionnés s’attirent entre eux

Nous attirons tout ce qui tend à nous prouver que ce que l’on croit est vrai, surtout ce que l’on croit de soi… C’est la fameuse loi des affinités. Laissez-moi vous raconter à ce sujet une anecdote intéressante que j’ai vécue à Liège en Belgique, alors que je devais aller faire réparer de toute urgence un micro sans fil dont j’avais besoin le soir même pour une conférence. J’entrai donc dans un magasin d’électronique et demandai à voir au plus vite le préposé aux réparations. Ce dernier se présenta à moi, l’air particulièrement taquin. Comme, en plus, il me semblait plutôt jeune et inexpérimenté, je me mis à douter de sa compétence et hésitai à lui confier ce genre de travail. J’insistai toutefois pour qu’il fasse très attention, étant donné que mon micro était de grande valeur et que je ne voulais pas qu’il le brise davantage. Le plus sérieusement du monde, il me répondit d’une voix grave que j’avais bien raison d’être craintif, car il n’avait pas beaucoup d’expérience dans le domaine des micros sans fil et ratait habituellement son coup une fois sur deux, mais qu’il allait quand même essayer – et il appuya sur ce mot…  Je figeai sur place un instant, puis, voyant qu’il voulait tout simplement se moquer de mon attitude rébarbative, j’éclatai de rire et nous nous mîmes aussitôt à nous taquiner comme des gamins, oubliant presque la raison de ma venue dans cet endroit. Pendant ce temps, des gens s’étaient attroupés derrière nous. Par politesse, je leur offris de passer devant moi, car je n’étais pas si pressé que ça. Mais non, répondirent-ils, c’est tellement bon de vous entendre rire tous les deux. Ça nous manque dans ce temps gris qu’il fait dehors! Nous passâmes alors de longues minutes à déconner tous ensemble, moi, le réparateur et les gens tout autour qui s’amusaient de mon accent québécois qu’ils essayaient tant bien que mal d’imiter. Mais nous n’étions pas seuls. Je remarquai que d’autres personnes à l’air plutôt sérieux semblaient nous ignorer et évitaient notre attroupement de joyeux lurons, préférant même faire un long détour pour ne pas entrer dans notre bulle de joie et ressortir tout aussi rapidement par la porte de derrière. Il me parut évident que nous les dérangions par notre joie de vivre trop exubérante, est-ce possible? Eh oui, certaines personnes ne peuvent même plus supporter la joie, embourbées qu’elles sont dans la gangue de leur négativité. C’est difficile à croire, mais c’est malheureusement la réalité. Quelques heures plus tard, je revins reprendre mon micro bel et bien réparé et je remarquai que le jeune préposé en question avait les yeux toujours aussi brillants. Tout ça pour dire qu’il nous appartient à nous-mêmes de choisir notre clan, celui des endormis ou celui des passionnés de la vie, deux clans qui, comme vous pouvez le constater, on souvent bien du mal à se côtoyer.

Les huiles essentielles et les émotions

Les huiles essentielles ne sont pas que du parfum ou un arôme, ce sont des substances végétales qui contiennent des molécules biochimiques à la fois très actives et très odorantes. Paracelse, médecin chirurgien et alchimiste influent du 15e siècle, disait que l’huile essentielle était l’âme de la plante. Il mentionnait aussi qu’elles sont de véritables quintessences. Ces essences sont le cinquième élément issu d’un processus d’extraction de distillation et il a fallu avoir les éléments terre, eau, air et feu afin de créer cette huile essentielle, cette quintessence.

Les huiles essentielles sont des molécules chargées d’énergie de vie. Lorsqu’elles sont utilisées de la bonne façon, elles ont le pouvoir de guérison, le pouvoir de relaxer, de tonifier, de purifier, de désinfecter, mais aussi de soigner plusieurs infections, affections. Ces huiles qui sont gorgées de molécule aromatique odorante, lorsqu’elles sont respirées, elles ont aussi des pouvoirs thérapeutiques qui agissent à d’autres niveaux. Le sens de l’odorat est largement sous-estimé. Sans odeur, on ne pourrait pas distinguer le goût d’une pomme de celle d’un oignon. L’odorat, c’est 80 % de votre capacité à détecter une saveur.

L’odorat est directement lié à l’émotion. Lorsque vous inspirez un arôme, les molécules stimulent les récepteurs du nez, qui déclenchent des signaux électriques au système limbique et l’hypothalamus. Ce sont les parties anciennes du cerveau qui activent, contrôlent et intègrent une portion du système nerveux, le système endocrinien, et les nombreuses fonctions du corps, y compris la fréquence cardiaque, la respiration, la température, les niveaux de sucre dans le sang, le réveil, le sommeil, et l’excitation sexuelle. Ils sont aussi le siège de vos émotions les plus élémentaires telles que le plaisir, la colère, la tristesse et la peur.

Les huiles de par leur odeur peuvent harmoniser nos humeurs. Nous avons en chacun de nous notre « quantités d’odeurs émotionnelles » en relation avec notre histoire et notre culture. Elles nous accompagnent à chaque instant de notre vie. Il suffit de les trouver, elles sont une clef de notre harmonie.

UNE APPROCHE THÉRAPEUTIQUE DIFFÉRENTE

Connaître ses émotions pour mieux les gérer. Tout le monde éprouve des émotions. Toutefois, le degré d’émotivité varie d’un individu à l’autre.

Un trop-plein d’émotions négatives doit nous alerter, car nous pouvons développer certaines pathologies liées à ces émotions : fatigue, stress, angoisses, insomnies, manque d’appétit, envie de ne rien faire, dépression, ulcères… Être conscient de nos émotions négatives savoir les reconnaître, c’est une partie de la solution.

LES ÉMOTIONSHUILES ESSENTIELLES  
Agité – nerveuxAngélique archangélique (racine) avec, ou lavande vraie
Ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée
AngoissesLavande vraie avec, ou orange feuille (petit grain)
Apaiser chocs, peurs et dépressionsCamomille noble avec, ou angélique archangélique (racine)
Apaiser culpabilitéPalmarosa avec, ou rose de Damas
Apaiser nervosité, régule rythme cardiaqueLavande vraie
ApathieBasilic exotique avec, ou épinette noire, cannelle Ceylan éc.
AphrodisiaquesCannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec, ou ylang-ylang
Atmosphère (manque)Cannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec orange zeste
Augmenter capacité de guérison des mainsHysope couchée
AnxiétéCamomille noble avec, ou lavande vraie
Bavardage mentalRavintsara avec, ou Basilic exotique
Canaliser ses idéesCyprès toujours vert
ChagrinMarjolaine à coquilles avec, ou nard de l’Himalaya
Choc émotionnelCamomille noble avec, ou nard de l’Himalaya
Choc nerveuxCamomille noble avec, ou Lavande vraie
ColèreCamomille noble avec, ou romarin verbénone
Communication (développer)Bois de santal
Contrôlent mal leurs émotionsSauge officinale avec, ou Laurier noble
Crée une ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée avec, ou Cannelle Ceylan écorce (irritant)
CulpabilitéPalmarosa
Déstabilisé (se sentir souvent)Patchouli
Désir sexuel (manque)Bois de santal avec, ou Cannelle Cylan écore (attention- irritant)
Désir sexuel (obsession réduite)Marjolaine à coquille, Myrrhe, Sauge officinale
DeuilRose de Damasse avec, et pruche, ylang-ylang
DépressionNéroli
IndécisAngélique archangélique racine avec, ou laurier noble
HystérieLavande vraie avec, ou Camomille noble
impatience, irritabilitéCamomille noble avec, ou encens, lavande vraie
Intuition (développe)Basilic exotique
Manque de confiance en soiLaurier noble
Manque d’objectifCèdre de l’Atlas
Manquent de détachement, de reculNard de l’Himalaya avec, ou rose de Damasse, pruche
Nerveux, agitésAngélique archangélique avec lavande vraie, ravintsare
PeurNéroli avec, ou angélique archangélique racine
Peur de parler en publicLaurier noble
SéparationAngélique archangélique racine avec, ou géranium bourbon
SolitudeCèdre de l’Atlas avec, ou géranium bourbon
Spirituelles (réaliser)Encens
Stress permanentYlang-ylang avec basilic exotique et camomille noble
SurexcitationAngélique archangélique racine avec, ou marjolaine à coquilles
TristesseYlang-ylang avec, ou bois de santal
Trac – timiditéRavintsare avec, ou ylang-ylang
Trouble de la concentrationRavintsare avec, ou Romarin officinal verbénone
Mélanger le ou les huiles essentielles dans 4/5 d’huile végétale (au choix) – En mettre sur les mains et le respirer.

Références :

Philippe Mailhebiau, La nouvelle aromathérapie, édition jakin, 1994

Michel Turbide ; Aromathérapie : applications thérapeutiques, les huiles essentielles du Québec et du monde ; édition santé-arôme, 2010

Michel Turbide ; l’Aromathérapie selon votre caractère ; édition santé-arôme ; 2011

L’aromathérapie énergétique, Guérir avec l’âme des plantes; Lydia Bosson & Guénolée Dietz; édition Amyris; 2004

MISE EN GARDE

La présentation de ces informations dans ce cahier n’est pas basée sur des recherches scientifiques. Ces informations découlent de référence d’auteurs. Les huiles essentielles ne sont ni une drogue ni une substance psychotrope.

Le développement de l’intériorité par la méditation

Toutes les formes de cheminement personnel et spirituel ont pour but de révéler l’homme à lui-même. Lui faire découvrir ses beautés cachées, mais aussi ses peurs et ses nombreux dénis. Ce solennel chemin diffère pour chacun de nous et les outils intensifiant cette intériorité sont plus que nombreux.

La méditation demeure l’ultime moyen pour accentuer notre introspection et découvrir nos trésors enfuis. Les formes de méditation sont nombreuses, mais elles ont tous un but commun; conduire le méditant au cœur de son être afin qu’il y découvre son essence spirituelle, sa raison d’être et sa mission en ce monde. Il n’existe pas d’outil plus puissant pour harmoniser notre vie, nous guérir de nos maux et éclairer notre chemin. Depuis les âges les plus reculés, la méditation est pratiquée afin de répondre à ce besoin essentiel de vivre une existence plus riche de sens et elle a magnifié l’existence des sages et des saints.

Les bienfaits de la méditation ne sont plus à démontrer. La science moderne, avec ses instruments de pointe, est désormais capable de voir les phénomènes neurologiques et biochimiques induits par la pratique. Les résultats des analyses des chercheurs concluent que nous possédons là un outil pouvant mener tous hommes au bien-être, à la santé optimale et à la pleine émancipation. Dans les décennies à venir, nous assisterons à une popularisation croissante de la pratique de la méditation et l’intérêt collectif permettra son enseignement dans les écoles dès le plus jeune âge.

Nous entrons dans une ère de spiritualité vivante où l’humanité entière ressent un besoin croissant de reconnexion avec la nature et les cieux. Cette nouvelle spiritualité unifiée à la science nous est indispensable pour résoudre les problèmes auxquels collectivement nous faisons face. Par ailleurs, c’est par un changement de conscience individuelle que l’humanité retrouvera son équilibre. Chacun de nous doit apprendre à fermer les yeux et tourner son attention sur son cœur et y faire le silence. La solution à un monde en paix ne se trouve ni dans les lois ou les décisions politiques, mais dans l’élévation de la pensée de chacun de nous. Selon l’ancien axiome « le petit est comme le grand », ce qui se produit en chacun affecte l’ensemble. Or, le monde guérira par notre propre guérison. En définitive, le plus grand acte de service qu’un être peut faire pour l’humanité est de trouver son propre centre spirituel et de s’y soumettre par la méditation.

La méditation n’est pas une pratique de détente, mais bien spirituelle. Elle consiste à placer le méditant sous l’égide de son pouvoir inné. Ce centre de paix inaltérable situé au-delà des pensées, des émotions et des tribulations. En effet, il existe en nous un état immaculé ou règne une pureté incorruptible. Nous n’avons ni à l’imaginer, ni à le développer. Il s’agit simplement d’aller à sa rencontre. Notre identification exagérée à la forme extérieure, à nos activités, à nos plaisirs ou nos déplaisirs, nous place dans un état d’engourdissement spirituel. Cette inconscience crée un écran entre l’habitant lumineux en nous et la coquille qu’est notre ego.

La pratique de la méditation devient une nécessité lorsque notre mode de vie actuel arrive à un cul de sac. Lorsque nous réalisons que nous n’avons pas su répondre à toutes nos questions existentielles et que par nos efforts personnels nous n’avons pas réussi à réaliser l’harmonie dans notre vie, la méditation brille de sa pleine puissance nous invitant dans la lumière. Nous nous ouvrons à la méditation parce que nous ressentons un appel vers une vie plus riche de sens et de possibilités supérieures. Si vous désirez profondément réussir votre vie et y percer ses multiples mystères, la méditation se placera sur votre chemin comme le plus sublime instrument de salut.

J’ai découvert la pratique de la méditation à une époque de ma vie où rien ne fonctionnait comme je le souhaitais. J’étais donc dans un état d’ouverture complète. En effet, la suffisance et la satisfaction de soi-même ne sont pas d’heureuses prérogatives pour s’initier à la méditation. Or, à cette époque, j’étais conscient de mon mal-être et je désirais éperdument une renaissance. Lorsque je fis la rencontre d’un sage, son enseignement m’a traversé droit au cœur comme les premiers rayons de soleil après une nuit arctique. Ce fut pour moi la plus grande découverte de mon existence et la méditation m’a littéralement tiré des ténèbres. Par la pratique assidue, j’ai trouvé un état ou l’amour et la paix ne se couchent plus. Depuis maintenant 22 ans, je transmets les secrets de l’art sans âge de l’union spirituelle à mon école de Montréal et maintenant en ligne sur internet.

La magie d’être soi-même : une histoire de nombril qui en dit long… (Le cerf musqué du Cachemire)

Lors d’un voyage en Inde où j’accompagnais un groupe de voyageurs, nous sommes allés méditer dans une grotte millénaire, située aux portes de l’Himalaya, tout près de la ville sacrée de Rishikesh.

Tout au long du sentier menant à cette caverne mystérieuse, qui a accueilli en son sein de grands maîtres dont certains y ont même terminé leur vie, mon ami et très sage guide indien K. D. (Kanwar Dhananjai Singh) nous raconta avec tout son humour une bizarre histoire de cerf… La voici, celle du cerf musqué et de son nombril parfumé…

Le Musk Deer ou Moschus Moschiferus se retrouve dans plusieurs forêts du Jammu et du Cachemire. À mi-chemin entre le cerf et l’antilope, on le distingue par de longues canines qui ressortent de la bouche du mâle. Le cerf musqué est en voie d’extinction, car il est très recherché pour ce qu’il a de plus précieux… son nombril.

En effet, le nombril de ce cervidé des montagnes dégage un parfum très recherché qu’on appelle le musc. Cette odeur envoûtante sera d’ailleurs ce qui fera courir l’animal toute sa vie durant. Elle sera en quelque sorte sa raison de vivre. Eh oui! le cerf musqué recherchera durant toute son existence l’origine de ce parfum qu’il porte pourtant en lui dans une glande située sous son abdomen. Vous vous imaginez l’ironie de la chose? Il courra un nombre incalculable de kilomètres à la recherche d’un parfum dont il est pourtant l’origine, dont il porte la source. S’il savait qu’il était le porteur de cette source aromatique qui l’enchante tant, il pourrait cesser de chercher, s’arrêter enfin et en jouir pleinement.

« Ainsi en est-il de l’être humain, conclut notre sage guide indien. Ce dernier porte en lui sa divinité, mais il s’entête à la chercher toute sa vie à l’extérieur de lui, sans jamais la trouver, évidemment. La raison est qu’il ne regarde pas au bon endroit, qu’il cherche sa source ailleurs qu’en son propre centre, comme le cerf musqué de cette histoire. »

Quelle sagesse peut-on trouver dans cette histoire, n’est-ce pas? Et dire que je suis allé de l’autre côté de la terre pour entendre ça, pour comprendre que je recherchais moi-même depuis toujours ce que je portais en moi. Enfin… personne n’est parfait… ou croit qu’il ne l’est pas, devrais-je rajouter. Mais quand on se fait dire depuis notre petite enfance qu’il faut cesser de se contempler le nombril, cela peut porter à confusion, n’est-ce pas? Et si au contraire, nous commencions à nous le regarder tous ensemble, pour faire taire les mauvaises langues qui ne veulent pas qu’on découvre qui nous sommes vraiment?

Je ne parle évidemment pas ici d’« egocratie », mais d’amour de soi, de reconnaissance de soi. Comme me le disait un de mes grands amis, il y a peut-être danger de narcissisme à amplifier son « petit moi », mais il est beaucoup plus louable de le sublimer dans sa Divinité, ce qui est un acte d’amour désintéressé.

Chacun de nous porte Dieu en son centre. Chacun de nous est Dieu – comme a osé l’écrire un jour Lise Bourbeau dans son livre Je suis Dieu. Wow! Vous vous souvenez comment ce titre avait soulevé la controverse à cette époque? Aujourd’hui, je reconnais qu’elle avait raison, et bien du courage de crier ainsi sa vérité au risque de se faire juger. Nous possédons tous les pouvoirs de Dieu, ils sont là. Il n’y a rien à faire, juste les utiliser. Subito presto, simplement, en criant lapin… ou cerf.

On nous a dit à la petite école que nous étions faits à Son image, une copie. Mais nous ne sommes pas une copie, nous sommes un original. Et au lieu d’assumer cette vérité pourtant si simple, je dirais même plus, cette responsabilité, on la renie constamment en courant ici et là, comme le cerf musqué, à la recherche de techniques miraculeuses, d’un sauveur, d’un gourou ou d’une religion qui nous apportera la solution à tous nos problèmes, d’une pierre précieuse ou d’un mantra qui nous mènera vers Dieu. On recherche ailleurs l’odeur de sainteté, alors qu’on la possède tous en nous.

Pourquoi donc aller chercher à l’extérieur ce que nous possédons en nous depuis notre naissance? Pourquoi courir inlassablement après Dieu, le chercher dans les innombrables églises, dans le regard d’un nouveau papus benoîtus, dans des écrits sacrés (ou sacrés écrits), etc.? Pourquoi le prier pour qu’il se manifeste? Il est là, à notre porte, il est même la porte elle-même… Cette quête extérieure m’apparaît aussi inutile que d’aller s’acheter de l’eau en bouteille à l’épicerie, quand une source intarissable d’eau fraîche coule à notre porte. Ah! ce que nous pouvons être bizarroïdes et compliqués, nous les humains! Nous préférons courir comme le cerf musqué, nous épuiser à chercher notre divinité, au lieu de s’arrêter et… puiser à même notre divinité.

Durant la brève demi-heure où j’ai médité dans la grotte de Rishikesh, je me suis enfin arrêté et je me suis contenté de contempler mon propre rayonnement au centre de ma poitrine. Pour quelques minutes, j’étais devenu Dieu, wow! un immense soleil rayonnait en moi et tout autour de moi.

Et maintenant, je dois vous quitter, j’ai un nombril à aller contempler… hihihi!

Jouer à ne plus être comme les autres… quel défi de taille!

Sur mon premier CD musical, Renaître par la passion de vivre, on retrouve, entre autres une chanson intitulée Comme les autres. Cette chanson aux paroles plus que réalistes en ces temps de changement se veut un hymne vibrant à l’acceptation de soi sous toutes ses formes, un appel à la transparence, et cela, partout où nous sommes au sein de notre communauté. En effet, vous admettrez que cela prend beaucoup de courage aujourd’hui pour oser se regarder de l’intérieur, avec ses propres yeux, au lieu de le faire à partir du regard teinté des jugements d’autrui. Dans un monde idéal, ce serait chose facile, mais dans celui où sommes plongés actuellement, ce n’est pas une sinécure, je l’admets. Mais ce monde idéal, il ne doit pas rester que dans notre tête et nourrir nos fantasmes spirituels, on doit le créer ici et maintenant, en osant être soi et faire les choses à notre manière…

 Il n’y a qu’une personne qui puisse savoir exactement qui nous sommes. Devinez qui? SOI! Certains ont développé avec les années un tel manque de confiance en eux et en leurs capacités qu’il leur suffit parfois d’entendre un seul commentaire négatif à leur égard pour qu’ils se remettent totalement en question. Aussi longtemps qu’un milligramme de doute subsistera en nous, nous ne pourrons profiter pleinement de notre force divine infinie. C’est pourquoi des gens très sages dans leur tête peuvent discourir autour d’eux de vibrants messages d’amour et de liberté, mais vivre leur existence sans appliquer ce qu’ils prêchent. Ils sont dans le doute – on enseigne ce qu’on a besoin d’apprendre. Et si, pour une fois dans notre vie, nous nous mettions à faire les choses comme on a envie de les faire, pas comme les autres voudraient qu’on les fasse, quel paradis on se créerait à chaque instant!

La plupart des gens vivent dans l’ombre d’eux-mêmes. Et à force de faire semblant d’être une autre personne que soi, juste pour plaire et nous faire aimer par notre entourage, pour faire bonne impression sur notre patron, pour nous montrer dignes de notre salaire ou de la personne avec qui nous vivons, nous créons un personnage fictif, parfait et conforme à la norme, et nous nous identifions faussement à lui. Le passionné de vie abandonne derrière lui ce personnage imaginaire qu’il a inventé de toutes pièces dans le passé. Il cesse à tout jamais d’être le reflet d’un idéal qu’il poursuivait vainement. Il devient alors authentique et se met à se renouveler constamment. Si vous lui demandez d’exprimer ses émotions, il le fera sans pudeur. Il vous déballera tout d’un bloc ses aspirations, ses désirs et ses rêves les plus fous qu’il n’a pas encore réalisés, mais qu’il compte bien accomplir d’ici peu. Il n’appuiera plus ses dires sur ses performances du passé, sur ses titres, sur ses avoirs, sur son argent, mais bien sur lui-même en tant que personne humaine en quête d’identification à son être divin.

Mais laissons parler la chanson et tout ce qu’elle a à dire sur nous…

« Comme les autres »

J’ai tant cherché à renier qui j’étais, que j’ai fini par me croire
J’ai tant joué à faire semblant que j’étais un autre
Qu’avec les années, je me suis pris pour cet autre

J’aimais comme les autres, je travaillais comme les autres
Je baisais comme les autres, toujours, toujours comme les autres

Coupé de mes racines, coupé de mon vrai moi
Mon arbre s’identifiait à ses branches
Je dénigrais ce qu’était ma vraie nature
Me contentant de m’enivrer du savoir d’autrui
Je gaspillais toutes mes énergies à réprimer mes passions cachées
Je perdais toutes mes forces, ma santé je détruisais
À dépenser ce que je ne possédais même pas

J’aimais comme les autres, je travaillais comme les autres
Je baisais comme les autres, toujours, toujours comme les autres

Puis le vent de la sagesse est passé, emportant avec lui tous mes masques
Mettant au jour cette moitié de ma vie, qu’enfin j’ai osé regarder en face
Et j’ai cessé de lutter contre moi, j’ai cessé de bloquer ce flot de sève
Qui montait naturellement en moi, et je me suis mis à m’aimer comme je suis

Je n’aime plus comme les autres, je ne travaille plus comme les autres
Je ne baise plus comme les autres, non plus jamais comme les autres

Peu à peu, la terre avait recouvert mes racines
En les perdant de vue, je les ai vite oubliées
Mais aujourd’hui, le vent du renouveau me les fait redécouvrir une à une
Je dis adieu à ma sécurité, et j’ose prendre de très grands risques
Sans craindre que ma direction ne soit fausse
Désormais mon bateau filera au gré des flots
Je file au gré des flots…

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.

La nature au service de l’homme ou le contraire?

La notion d’harmonie avec la nature a été délaissée depuis belle lurette. L’homme tue, altère la nature sans aucune raison, excepté pour l’argent! La nature a été créée pour être au service de l’humain, et non pas pour en être l’esclave. Tout arbre, toute fleur, ont pour but d’aider l’homme coûte que coûte. L’arbre a une vie. Il est aussi vivant que l’homme lui-même. Seule sa forme de vie est différente. L’arbre devrait être pour l’homme un point de référence pour canaliser et étudier la valeur de ses agissements. L’arbre est bien enraciné dans la terre qui l’a fait naître et ses branches s’élancent vers le haut. Il a besoin de la terre et du ciel pour grandir. Enlevez l’un ou l’autre, et l’arbre périra. En quelque sorte, la terre en est la mère, le ciel en est le père. L’homme n’échappe pas à la règle. Souvent ses pieds sont très enracinés dans la terre, mais hélas son regard se dirige également vers le bas. Il n’aspire pas à plus haut, contrairement à l’arbre. Quand l’homme n’aspire pas vers le haut, vers son évolution, et quand il ne cherche plus à grandir, alors il stagne, à ras la terre, et il meurt aussi petit qu’à sa naissance.

La nature étant ce que l’homme est, elle a besoin de respect. Et c’est cette notion de respect de la nature qu’il est essentiel à l’homme d’aujourd’hui de retrouver, non à travers de grandes philosophies, mais à travers des gestes simples et concrets de tous les jours. La nature a en elle-même tout ce qu’il lui faut pour se développer avec les moyens mis à sa disposition. L’homme, lui, trouve que la nature ne produit pas assez, ne grandit pas à son goût. Il veut la mâter comme on mâte un chien. Alors, il ajoute à la terre toutes sortes de produits chimiques hautement concentrés, sans penser une seconde que la terre est intelligente et qu’elle sait aller chercher elle-même ce qu’il lui faut, mais à son rythme.

Force de constater que l’homme agit avec la terre souvent comme il le fait avec son corps. Quand son corps est malade, au lieu de lui laisser le temps de se remettre par le repos et des moyens naturels, il se gave d’antibiotiques et de remèdes chimiques de toutes sortes afin d’être sur pied le plus vite possible… pour se diriger vers une autre maladie, causée par sa totale ignorance des lois de la nature.

On pourrait parler durant des heures et des heures sur ce sujet, mais ce qui est important de comprendre, c’est le principe du respect de la nature. Servons-nous de la nature, elle a été créée pour être à notre service, pas notre esclave. Chaque fois que nous nous en servirons, faisons-le avec respect et avec amour, d’égal à égal. Considérons-la comme l’être que nous aimons le plus au monde, et elle nous le rendra…