Réussir sa vie

Êtes-vous souvent en rogne, frustré, impatient? Ou encore, vous sentez-vous plus souvent déprimé qu’autre chose? Il y a 15 ans, j’avais le sentiment de rater ma vie. À différents moments, j’avais été victime de quelques détournements de vie, car j’avais laissé d’autres personnes prendre le contrôle de mon existence. Pourquoi? Parce que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie. Mais eux le savaient? C’est alors que j’ai réagi. Je me suis donc mise à la recherche d’une démarche qui m’aiderait à découvrir ce que je voulais et à prendre les moyens pour réaliser mes ambitions. Ne trouvant pas de méthode globale satisfaisante, je l’ai donc inventée. Cette méthode a changé ma vie et celle de milliers d’autres personnes. Elle pourrait changer la vôtre. La voici.

Les 7 étapes pour réussir votre vie :

  • Faire le point sur votre vie actuelle
  • Rêver votre vie
  • Vous faire un plan d’action
  • Visualiser votre réussite
  • Vous énergiser, vous organiser et passer à l’action
  • Développer vos attitudes de gagnant
  • Vous entourer des bonnes personnes.

Étape 1 – Faire le point sur votre vie actuelle

Faites un diagnostic. Interrogez-vous sur votre vie, où en êtes-vous? Quelles sont vos insatisfactions, vos valeurs, vos besoins et jusqu’à quel point sont-ils comblés? Quelles sont vos priorités? Identifier les lacunes dans votre vie actuelle est essentiel.

Étape 2 – Rêver votre vie

Pour mettre fin à cette existence terne, laissez aller votre imagination à rêver. Rêver votre vie sans contraintes, sans limites. Pour vraiment vous allumer et prendre votre vie en main, il vous faut quelque chose qui vous tirera hors du lit le matin. Nos désirs sont de l’énergie au fond de nous qui demandent à être exprimés et matérialisés. Ayez le courage de vous avouer vos rêves!

Étape 3 – Vous faire un plan d’action

Maintenant, jouez à faire arriver vos rêves en vous faisant un plan d’action. Lancez un défi à votre subconscient en lui demandant comment il s’y prendrait s’il avait à conseiller quelqu’un pour réaliser ses rêves.

Étape 4 – Visualiser votre réussite

Vous avec vos images de succès, il est maintenant temps de vous les visser dans la tête par la visualisation. Voyez-vous déjà réussir. En faisant cela, vous creusez littéralement les sillons de votre succès dans votre cerveau. Ces images vous rendront magnifique et vous transformeront en véritable aimant, un aimant qui fonctionnera dans les deux sens : vous attirerez à vous les gens ou les événements conformes à vos rêves ou encore, ces événements ou ces gens seront attirés vers vous.

Étape 5 – Vous énergiser, vous organiser et passer à l’action

Énergisez-vous en prenant soin de vous et en vous faisant plaisir. Mais, organisez aussi votre espace et votre agenda pour vous rendre l’action plus facile et agissez! Assurez-vous qu’au moins à tous les jours vous faites une petite action qui vous rapproche de vos rêves.

Étape 6 – Développer vos attitudes de gagnant

Vos attitudes feront toute la différence dans votre succès. Gardez le cap sur votre vision, soyez créatif, restez positif, soyez courageux et persévérez quoi qu’il arrive. Pour développer et entretenir vos attitudes de gagnant, lisez des livres de pensée positive et des livres sur la spiritualité, les deux! Ces lectures ont changé (et sauvé) ma vie.

Étape 7 – Vous entourer des bonnes personnes

Au proverbe « Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es. », je propose l’écho suivant : « Dis-moi qui tu veux devenir et je te dirai quels amis choisir ». Accordez-vous le droit de changer d’amis s’ils sont négatifs et d’en attirer de nouveaux. Passez moins de temps avec les personnes négatives et écoutez-les moins quand elles jouent les victimes. N’embarquez pas non plus dans leur jeu quand elles essaient de vous faire enrager.

Vos rêves et vos désirs poussent en vous et méritent que vous les écoutiez. L’être humain n’a pas de désirs pour lesquels il n’a pas les talents. Bon voyage et bon bonheur!

La spiritualité laïque – Pour une spiritualité de la vie en mouvement…

Des religions ont enseigné une spiritualité de la mort. Vivre en fonction d’un ciel et l’évitement d’un enfer ainsi que la stagnation des doctrines et des dogmes ne favorisent pas un cheminement évolutif et épanouissant. En vivant une laïcité saine, une spiritualité de la vie surgit. Travailler à faire son bonheur sur terre et celui des autres, c’est cela la spiritualité de la vie. Ce n’est pas préparer quelque chose qui ne sera pas ou sera peut-être… mais embellir quelque chose qui est.

Tout en étant présents de corps, nous pouvons être des grands absents. Pour cheminer et grandir, il nous faut être – présent – cultiver une présence de qualité à soi jusqu’à être bien dans sa peau et s’aimer vraiment. Présence aux autres, chaque personne est unique et peut dégager des ondes positives insoupçonnées. Présent à tout ce qui nous entoure, aux objets, à la nature, aux paysages, aux évènements, à la vie. Savoir être. Prendre le temps d’être et c’est tout… pour regarder, sentir, écouter, toucher, goûter, par nos cinq sens externes et internes qui nous font découvrir l’immensité qui libère, la beauté apaisante, les vraies richesses, les priorités de la vie, l’essence de la vie. Laisser ce que nous découvrons nous envahir, nous imbiber de bien-être. De corps, d’âme et d’esprit présent en ce qui unit et qui est Vie. Contempler, c’est regarder un paysage, une fleur, un arbre, un petit caillou, une peinture ou un tableau, mais le regarder assez longtemps pour qu’il nous parle… Ce que l’on contemple entre en soi. La contemplation aide à retrouver son cœur d’enfant qui ne se questionne pas, mais se laisse pénétrer. Par la contemplation, je ne pense pas, je ne réfléchis pas, l’idée ne prédomine pas, c’est le cœur qui s’ouvre. La contemplation s’implante par l’habitude de la méditation.

Cette plénitude de – présence – envahira notre esprit qui ensuite guidera nos pensées et nos comportements.

Il importe de prendre le temps qu’il faut. On vit au siècle de la vitesse, on court, on a toujours quelque chose qui presse, on n’a pas le temps de méditer. Pourtant, quand on juge que quelque chose a de l’importance, on trouve le temps. Les personnes qui s’accordent des temps de méditation quotidienne – se sentent plus spirituelles, c’est-à-dire qu’elles ressentent une énergie, une force qui immerge de l’intérieur. La méditation étant, selon moi, une pratique importante pour atteindre l’équilibre, la santé et la sagesse, il devient tout aussi important de lui accorder tout le temps qui lui est essentiel.

Le but de la méditation est de cultiver les états d’esprit qui contribuent à la paix et au bien-être et d’éliminer ceux qui n’ont pas ces effets. La source du véritable bonheur réside dans un état d’esprit plutôt que dans des conditions extérieures à nous. La méditation, c’est aussi la réflexion raisonnable sur un point particulier. C’est la phase en laquelle l’intellect s‘active. C’est l’arrêt pour réfléchir sur les réalités de ce monde visible par rapport à nos valeurs ou à notre idéal de vie. C’est le temps que l’on prend pour se pencher sur un problème personnel ou particulier, pour laisser monter en soi ce que l’esprit suggère, insufflant quelque chose de meilleur que les décisions hâtives et sans réflexion. Méditer, c’est aussi se mettre à l’écoute de la petite voix intérieure qui nous interpelle lors d’un événement particulier.

Vivre sa spiritualité, c’est aussi se référer à ses valeurs et à ses balises.

En ces moments de méditation passive, il ne faut pas tenter de dire ou de faire quelque chose, ne plus agir, mais être agie… C’est le ver à soie qui se transforme en papillon, ouvrant ses sens internes qui sont du domaine de l’esprit. On se sent alors aimé, travaillé, amené à un calme et à un repos insoupçonné, à demi conscient. Les fruits : goûter la paix, sentir une providence, percevoir une lumière pour sa vie future ou pour une situation présente, entendre l’espérance, et que sais-je encore…

Quelque fois, au début, il peut arriver qu’on ait l’impression de perdre son temps, mais il arrive aussi qu’à la dernière minute, juste au moment d’abandonner pour se consacrer à autre chose, on ressente un courage nouveau pour entreprendre la tâche qui nous attend. On peut aussi se sentir investi d’un sentiment de bonté, de profonde gratitude envers la vie, etc…

Lorsque se terminent ces moments sublimes d’intériorisation, une sérénité inaltérable nous habite et nous fait cheminer dans la voie du bonheur.

S’envoler vers les sphères de l’esprit et de l’âme pour y être pétri d’humanité, c’est ça la spiritualité laïque.

Les yeux des fleurs

Cette année, au tout début du printemps, je n’avais qu’une idée en tête, « planter des pensées ». Les petites fleurs mauves et jaunes m’ont étonnée, quand je les ai ramenées dans ma voiture, elles avaient un parfum tellement suave, que j’ai failli tomber en extase sur la route 117.

Elles me regardaient avec leurs yeux vivants comme des petits êtres heureux d’être entre bonnes mains. La pensée occupe notre cerveau, elle a été déifiée par les Grecs qui l’ont coiffée d’un casque et ils l’ont appelé « Athéna » déesse de la sagesse et de l’intelligence; elle renferme notre univers intime et nos désirs les plus enfouis au fond de notre mental.

Quelques fois, elle descend à notre gorge et se pare de mots ou de sanglots, de chants, de musique, car la pensée de nos vies va aussi dans notre soleil personnel, notre cœur qui aime, vibre et ressent les sentiments d’amour et d’amitié.

Les dernières vingt années ont été tristes et sans lien pour les familles et les pays. On a surtout travaillé à établir l’économie, la richesse et la stabilité financière. On a beaucoup négligé les liens qui unissent les êtres. Je parle surtout pour moi, car je n’ai presque pas connu les enfants de mes frères et sœurs, très peu de contact, peu ou pas d’invitation, même l’indifférence totale.

Et ces petites pensées, ces fleurs avec leur regard, m’ont rappelé les âmes dans les enfants, et je me disais qu’il était triste que ces liens soient disparus.

Et voilà que ces dernières semaines en allant faire des photocopies, une grande et gentille femme me regarde et me dit en regardant ma signature sur le chèque : « Ah! vous êtes de la famille Aubin, moi aussi, je suis la fille de votre cousin. ». « Mais, bien sûr, il est le fils du frère de mon père. », et nous voilà parties sur le patrimoine avec les noms et les souvenirs me rappelant mes parents décédés. J’étais heureuse d’en parler, c’était caché, là, dans mon cœur, comme un petit coffret qu’on avait oublié. Cette rencontre l’a ouvert et j’ai trouvé dedans des liens oubliés.

Hier, en allant à la banque, une grande fille toute blonde me fait mon dépôt, et me dit subito-presto, « Vous êtes de la famille Aubin? Est-ce que vous connaissiez mon père Joseph? ». « Et! Bien oui, il était cousin de mon père Luc » et nous revoilà sur les rails des liens oubliés, ressuscités. Le petit coffret avait fait entendre sa musique et le fil de la famille s’est de nouveau tissé. Et on s’est retrouvés parents, cousins ou autres qu’importe, ce ne sont pas mes frères et sœurs avec leurs enfants, mais les petits cousins très lointains, qui sont poussés par ce désir de l’esprit de réunir les familles d’âmes.

Merci à vous petites fleurs, petites pensées, vos yeux étaient vraiment vivants et votre regard a touché les êtres près de moi, afin de se retrouver, de se connaître, de s’inviter à partager la merveilleuse conscience qui s’éveille et qui veut que la « famille univers » se confonde dans le grand chant d’amour.

Vendredi dernier, un tout petit enfant de trois ans, Samuel, aux cheveux blonds, trottinait dans notre labo et apportait à son papa, les produits qu’il avait choisis. On aurait dit Mercure, (le messager des dieux) avec ses ailes, tellement il était léger. Quand il est parti, je lui ai dit : « Samuel, tu as des ailes tel un bel ange », il m’a pris mon visage entre ses deux petites mains et il m’a plaqué un baiser sur les deux joues, le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie. Et dans ma tête, chantait la chanson, nos enfants sont nos rivières, nos vents et nos mélodies, ils vivent dans les gouttes d’eau, dans les semences de la terre, dans les étoiles qui brillent et ils nous regardent avec leurs yeux purs, comme les yeux des fleurs, comme pour nous dire : « Mire-toi dans ta propre lumière, je suis un peu de toi et tu es un peu de moi. ».

Ensemencez des pensées, des roses, des lys, des géraniums, et vous agrandirez le jardin des âmes pour la conscience de l’esprit-pensée qui veut nous réunir en un seul et grand festin d’amour, d’amitié et de compréhension mutuelle. Étendre une couche d’humus en pensées positives, c’est couvrir la terre d’un manteau fleuri d’une nouvelle ère.

Rêver d’un Éden

Parcourir la vie avec enthousiasme, rencontrer le nouveau dans l’émerveillement, étirer sa créativité avec intention, se régaler du chant des cigales, célébrer la beauté du matin qui s’éveille… On peut définir la passion d’une myriade de façons, mais c’est dans sa manifestation qu’elle se conjugue le mieux.

Il est aisé d’identifier les personnes passionnées, quelle que soit la nature de leurs intérêts. Elles exsudent une énergie vibrante, elles sont intenses, parfois même volubiles, elles ont les yeux lumineux et s’expriment avec une sorte d’urgence dans la voix. Elles sont centrées sur leur sujet et tout peut être une occasion d’en parler. Intéressées par tout ce qui les en rapproche, il arrive qu’elles semblent indifférentes ou ennuyées par ce qui les en éloignent.

Mais, quoique les passionnés démontrent des traits semblables, il reste que la grande différence entre eux réside dans la compréhension qu’elles ont de cette puissante énergie qui les habite et les pousse à agir. En fait, l’homme a toujours éprouvé le besoin de donner un sens à sa vie, de poursuivre des rêves qui reflètent son désir de croître et de se dépasser. Beaucoup plus qu’un engagement émotionnel et intellectuel à quelqu’un ou à quelque chose, la passion est une sorte d’acte de dévotion, un don de notre énergie créative et de notre enthousiasme à une activité ou à une cause qui nous touche personnellement.

Dans ce contexte, la personne qui est aux commandes de sa passion, plutôt que d’en être à la remorque, l’investit volontairementdans la création d’une vie actualisée et dans la poursuite de la joie, de la liberté, de l’évolution, de l’amour et de la créativité.

Mais, pour nous engager dans cette voie, nous avons besoin d’une forme d’optimisme doublée d’une confiance en quelque chose de plus grand que nous. L’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui devrait nous stimuler à faire de notre mieux, à devenir plus que ce qu’on imagine pouvoir être. Les recherches sur les gens qui vivent longtemps démontrent qu’ils ont en commun un sens d’espoir, d’ordre et de contrôle sur leur vie.

La joie aussi joue un rôle important dans notre espérance de vie, car elle s’exprime comme vibration d’allégresse qui exalte toutes nos cellules, le jus de la vie qui anime notre corps. Elle apparaît quand il n’y a pas de conflits internes et que notre attention est pleinement engagée dans la création de notre vie, conscients de chaque moment comme d’une grâce. C’est une perception intuitive que tout est en place et que notre univers se déploie comme il se doit, merveilleusement.

Mais, comment vibrer à la joie sans la liberté qui nous permet d’apprécier la vie dans toutes ses dimensions? Véritable moteur de notre quête d’autonomie et de maîtrise de soi, il requiert toutefois le courage nécessaire pour les intégrer dans notre réalité. Selon le psychologue américain Rollo May, le courage, qui partage la même racine que le mot cœur, n’est pas seulement une vertu ou une valeur comme la fidélité ou l’intégrité, mais une fondation sur laquelle elles reposent. Essentiel à notre être, le courage alimente notre besoin d’évoluer et de développer son estime de soi. Proportionnelle à l’investissement de notre volonté, notre estime augmente quand nous posons des gestes évolutifs qui nous rapprochent de nos rêves et diminue significativement avec une attitude destructive ou réactive qui reflète un manque d’amour dans notre vie.

En effet, l’amour nous ouvre au partage et au don de soi. Affublé d’un grand « A », l’amour est un état, un comportement, une attitude qui peut nous libérer de la dépendance affective et de la crainte de ne pas être aimé par les autres. Différent de l’amour romantique, il assouplit les frontières de l’ego, facilite l’émergence du soi et transforme notre rapport avec la vie. Profitant d’abord à la personne qui aime, aimer est un geste prodigieux qui lui insuffle la puissance et la vitalité nécessaires à créer le monde dont elle rêve.

La conquête d’une vie créative et passionnée interpelle donc notre vision actuelle de la réalité et notre faculté d’imaginer et d’accomplir. C’est un chemin pavé d’efforts dont chaque succès nous rapproche de notre vraie nature, de l’être que nous avons le pouvoir de devenir.

Nous sommes poussés à réaliser nos plus hautes aspirations, parmi lesquelles se trouve le rêve d’un éden. Disponible à tous, mais différent pour chacun, ce paradis terrestre n’est pas un endroit caché quelque part. Il est la concrétisation d’une résonance de joie, d’un état d’esprit, d’une expansion de notre conscience. Or, si chacun mettait sa passion au service de ce rêve antique, nous rejoindrions l’esprit de milliers d’entrepreneurs du futur, ces rêveurs qui agissent.

La poursuite d’une vie passionnée débute en nous et s’exprime à travers nos actions. En donnant inconditionnellement le meilleur de nous, nous alimentons et optimisons cette énergie créative. Sachant que notre planète n’a jamais eu autant besoin de gens créatifs, nous pouvons décider aujourd’hui de faire un saut évolutionnaire et de créer le futur dont nous rêvons. Collectif, ce rêve ne peut s’actualiser sans notre participation. Et une passion pour la vie. Notre avenir commun en dépend.

Le plaisir de cuisiner

Adopter un nouveau regard… et renouer avec le plaisir d’être en santé.

L’alimentation est premièrement une question de perception. Dans le rythme de vie empressé qui est le nôtre, nous cherchons à sauver du temps. Malheureusement, c’est souvent au détriment de besoins essentiels de la vie quotidienne que nous récupérons des minutes : par exemple, emprunter du temps dans la préparation des repas ce qui définitivement en diminue la qualité. On rectifie le tir par un « rapido presto » sur un coin de table lundi, suivi d’un « tout préparé » dans la voiture mardi et peut-être un petit liquide protéiné tard en soirée mercredi. Ce qu’on oublie dans ces gestes banals, c’est que pour générer la santé et le plaisir, le facteur alimentation doit respecter les concepts de base qui contribuent à la croissance, à l’entretien et à la reconstruction du corps et du mental.

Difficile me direz-vous! Bien manger est un vrai casse-tête! J’ai de bonnes intentions, c’est un grand désir chez moi de bien me nourrir et de bien nourrir ma famille. Mais il arrive toujours quelque chose qui me fait abandonner mes bonnes résolutions. Le problème se trouve majoritairement dans la perception que nous avons face aux choix des aliments ainsi qu’à la préparation des repas. Il est essentiel de reconstruire notre regard face à notre alimentation. Notre perception a été altérée pour plein de raisons et ça n’a pas vraiment d’importance de les connaître.

Ce qui importe, c’est d’arrêter ce dérapage qui nous amène tout droit dans une impasse. La période des repas est un moment de plaisir, comme une nouvelle histoire à inventer, non comme une routine terne et ardue à affronter. C’est un temps privilégié pour se retrouver, communiquer, relaxer et profiter de l’abondance des odeurs, des goûts, des textures et de la variété colorée des aliments que nous avons consciemment choisis et préparés. Le plaisir ou le désagrément de cuisiner santé se trouve dans l’intention qui nous habite face à la préparation des repas : l’intention étant pour moi le but à atteindre, le résultat de ma capacité à imaginer.

Cette capacité d’imaginer étant unique à chacun, voici en exemple mon intention, animée par la valeur des nutriments générant la santé.

Quand je me retrouve devant les comptoirs de ma cuisine et que je choisis des aliments qui vont faire partie de la préparation de notre repas, mon regard est :

  • Je pense toujours aux bienfaits que chacun de ces aliments nous procurent ainsi que les particularités qui les représentent et ce qu’ils génèrent dans notre organisme.
  • En regardant les poivrons orange remplis de lutéine qui nourrit la macula de mes yeux, l’avocat gorgé d’acides gras essentiels qui nourrissent le muscle cardiaque, le cerveau, nos glandes, etc. je remercie pour l’abondance des choix qui nous sont offerts.
  • Je m’inspire de toutes les couleurs, des odeurs, des aromates et des légumes que je prépare et qui accompagneront parfaitement des lentilles aux milles vertus, déposées sur un lit de couscous de blé intégral, cuit dans un bouillon de Miso, reminéralisant par excellence, le tout rehaussé de fines herbes fraîches et curatives.
  • Ce plat mérite bien sûr que je crée une atmosphère : qu’il soit présenté dans une belle assiette, sur une table habillée d’une nappe colorée à souhait et accompagné d’un éclairage qui favorisera la paix et les discussions, prédisposition essentielle à la digestion et au plaisir de manger.

L’intention qui m’habite face à l’alimentation et à la préparation des repas est une intention de plaisir, de générer la santé, de découvrir de nouveaux aliments, d’inventer de nouvelles recettes, de réunir ceux que j’aime, de partager mon quotidien, de ralentir mon rythme et de vivre le moment présent avec les gens qui partagent cette table.

Et vous, par quelle intention êtes-vous habités quand vous vous retrouvez face à votre comptoir de cuisine?

Ce texte est tiré du livre « Choisir la santé une belle façon de s’aimer », Éditions grand vent.

Les vertus thérapeutiques des animaux sur les humains

De plus en plus d’humains éprouvent des difficultés à s’adapter à notre monde en mutation où la productivité et la vitesse prédominent sur la qualité de vie. L’animal de compagnie représente la constance et la stabilité. Il devient un havre de paix où il fait bon se réfugier pour savourer l’instant présent. Le contact avec un animal nous transporte dans un monde de paix et contribue à diminuer le stress envahissant de la vie quotidienne.

L’animal joue un rôle significatif dans la vie des humains dès la petite enfance. En stimulant son monde imaginaire, en éveillant sa curiosité et en développant son empathie, il favorise le développement cognitif, affectif et social de l’enfant. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’animal est utilisé comme moyen thérapeutique par exemple dans les milieux hospitaliers auprès d’enfants souffrant de cancers ou de troubles envahissants du développement.

L’animal, par son amour inconditionnel répond à plusieurs besoins : le sentiment d’être utile et important, le besoin de sécurité, plaisir de donner, le goût du jeu, la stimulation du sens du toucher et l’activité physique. Le chien est également un facilitateur social : les personnes qui se promènent avec un chien socialisent plus facilement avec les autres.

Les gens qui vivent avec des animaux ont plus de chance de conserver leur santé ou de récupérer en cas de maladie. Il est connu que les personnes âgées vivent moins d’isolement, ont une plus grande vivacité d’esprit et sont plus actives. Elles jouissent d’une meilleure santé, consomment moins de médicaments et leurs visites médicales se font plus rares. Plusieurs études ont démontré que le seul fait de flatter un animal diminue le rythme cardiaque, la pression artérielle, le taux de cholestérol.

À mesure qu’une personne prend de l’âge, l’acuité des sens diminue à l’exception de celui du toucher qui a tendance à s’accentuer, surtout en période de deuil ou dans un contexte de grande solitude. Les personnes âgées, en bénéficiant de la présence d’un animal, peuvent satisfaire leur besoin tactile.

Plusieurs statistiques nous révèlent que la qualité de vie des personnes âgées en institution est grandement améliorée grâce à la présence d’un animal de compagnie qui a pour effet de combler un vide et d’égayer leur quotidien tout en les maintenant alertes. Même les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent grandement bénéficier du contact d’un animal. Les personnes en stade avancé de la maladie sont souvent alitées. Elles ne peuvent presque plus bouger et leur discours est incohérent. Elles sont isolées des autres et repliées sur elles-mêmes. En zoothérapie, on cherche donc à leur offrir un contact affectif par le biais de la communication non verbale. La fourrure de l’animal contre la peau procure l’émergence d’émotions. On peut voir que l’animal rejoint la personne au niveau du cœur quand on voit le visage de la personne s’illuminer et ses yeux pétiller.

On pourrait croire qu’une plus grande intégration d’animaux domestiques dans les centres pour personnes âgées pourrait contribuer à diminuer la consommation de certains médicaments dont les anxiolytiques et même prévenir la dépression.

Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

Vaincre l’obésité…

Imaginez que vous souffrez d’alcoolisme, que vous rassemblez tout le courage que contient votre être et allez consulter. L’intervenant fait preuve d’écoute active et vous accueille dans vos émotions pour terminer par : « Arrêtez de boire », on se voit la semaine prochaine. Croyez-vous sincèrement que vous serez suffisamment outillé pour y mettre fin!

Nous avons admis que la toxicomanie ainsi que l’alcoolisme résultent en majeure partie des maux de l’âme, quand l’admettrons-nous pour l’obésité? Surconsommer de façon à ruiner sa santé, causant ainsi des problèmes de santé graves. Manger afin de combler un vide ou panser ses douleurs, accepter de manquer d’énergie, de souffle ainsi que de la joie de vivre, n’est-ce pas là de l’autodestruction? Nous traitons cette problématique uniquement comme une question physique, en ayant comme unique conseil de changer notre alimentation de même que de mettre fin à notre sédentarisation.

Vous rappelez-vous « UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »? Cette pensée a bien de l’âge et fut à tort condamnée aux oubliettes. La réussite d’une démarche vers un mode de vie sain qui perdure tient dans l’importance que nous nous accordons! Encore faut-il avoir le respect de notre être, afin qu’il s’adapte et apprécie les modifications que nous lui faisons subir!

S’aimer est une source de motivation inépuisable puisqu’elle change notre perception. Nous transportant ainsi de l’autopunition à se faire du bien. Regardez à l’intérieur de vous et voyez à augmenter votre confiance et votre estime. De cette façon, les livres en trop disparaîtront avec beaucoup moins d’efforts. Vous n’aurez plus l’impression de ramer à contre-courant, car enfin vous le ferez pour les bonnes raisons!

Créer sa passion!

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d’enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles.

Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j’en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l’action et plus… C’est la passion qui s’exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif.

Je suis une passionnée.

Au fil de ma vie, j’ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m’éloignant de l’équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd’hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie.

Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d’expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d’énergie d’intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d’entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi.

La passion nécessite d’être en contact avec notre sensibilité, d’en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d’eux-mêmes. J’ai traversé cette barrière freinant l’accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes.

Ma passion au quotidien

J’ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu’est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée! Lorsqu’ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d’avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m’installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter.

Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d’un sentiment bienfaisant devant l’action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l’invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l’ancien au nouveau, de la source vers la manifestation…

Quelle joie, quel bonheur dans l’instant présent! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée…

La création est source de mieux-être et de vie. C’est merveilleux de s’y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d’un processus de création et de mise en action, sinon c’est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d’une passion accueillie avec méfiance.

La vie sait où elle nous amène. La confiance est nécessaire pour apprendre à vivre notre passion, que ce soit dans un bref instant de son expression ou à plus long terme, à travers chaque journée, alors que notre travail devient le fruit savoureux de notre passion manifestée et que celle-ci nous dirige judicieusement vers une récolte en devenir.

Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler!

Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m’accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J’aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J’ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m’exprimer.

Mon travail découle directement de ma passion. J’aime et j’apprécie la vie, l’humain. Je l’assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu’il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l’autre est au rendez-vous. J’ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l’atteinte de mes objectifs en ceci.

Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d’en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l’ignorance de soi.

Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure.

Il s’avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu’à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.

Nous passons beaucoup de temps au travail, autant en faire une source de joie. Plusieurs personnes ne voient en leur travail qu’un labeur quotidien, source de revenus pour satisfaire leurs besoins, souvent entretenus par une peur de ne pas être comme les autres ou de ne pas avoir ce qu’ont les autres…

Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s’y réchauffer. Chez la personne qui n’a pas nécessairement l’esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d’un souffle nouveau pour en raviver l’intensité et alimenter la vision d’un projet à construire, d’une tâche à accomplir, d’une étape à traverser, d’un rêve à réaliser…

Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie!

Le syndrome du superhéros

Qui ne connaît pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l’on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu’ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultras performants. Pas étonnant que rendu à l’âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d’emphase et c’est d’ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu’à la télé ou dans les livres, c’est pour la raison très simple qu’ils n’existent pas. Alors à quoi bon s’épuiser à faire comme eux?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu’on attend de nous que l’on soit. L’on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu’on accepte de reconnaître que l’on en a, jusqu’au jour où notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n’est pas un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt dans un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n’a rien d’exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d’épater la galerie est qu’on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu’il n’a pas engagé une machine. Pas la peine d’essayer d’en avoir l’air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu’un d’autre. C’est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et accepter de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c’est à ce moment que l’on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l’on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l’on est ce qu’on n’est pas, il se pourrait que l’on rate l’objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d’être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l’épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu’un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l’admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d’un premier coup d’œil, on pourrait en croire l’inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n’est pas une mince affaire. Mais c’est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c’est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau! Donnez-vous le droit d’être vous-mêmes en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu’ils ont une passion profonde pour ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin de performer pour aimer ce qu’ils font tous les jours. Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.