La symphonie des fibres de vie

Est-ce le fruit des coïncidences ou tout simplement la suite logique d’un cheminement personnel, depuis quelque temps, je syntonise une fréquence qui m’apporte une panoplie de renseignements que je vous communique.

Depuis quelques années, les scientifiques nous ont présenté l’ADN par l’illustration ci-dessous. Elle provient du dictionnaire « Le petit Larousse ». Elle forme une spirale de 2 chaînes latérales reliées par des structures transversales…

Leïla reçoit ce message : non seulement il y a deux fibres, mais il y en a douze. Six paires de 2 chaînes non découvertes par nos scientifiques. Elles renferment le tout…

1re fibre – l’ego
2e fibre – le mental
3e fibre – le manifeste
4e fibre – la certitude
5e fibre – la présence
6e fibre – l’absence
7e fibre – l’immobilité
8e fibre – la plénitude
9e fibre – l’authenticité
10e fibre – la limpidité fluide
11e fibre – l’unité
12e fibre – le Divin

La lumière englobe le tout.

Chaque fibre a son gardien, ses correspondances parmi les fleurs, les pierres, les arbres, etc.

Cependant, deux de ces fibres ont été court-circuitées provoquant ainsi la dualité, la peur, la mort et la maladie, et bien d’autres choses dont l’on pourrait se passer…

L’ADN divulgué à date, étant ainsi affecté, devient le 1er ensemble de fibres. C’est la fameuse hélice à deux fibres que la science nous a démontrée. Seulement 2 % de l’ADN est actuellement découvert…

Où est située l’erreur dans l’ADN?
Tout est une question de syntonisation pour atteindre l’infini dont le symbole est le « 8 ».

L’erreur se trouve dans cette syntonisation, elle se situe dans la fibre régissant l’ego et celle régissant le mental.

Cependant, lorsqu’on réactive le 1er ensemble des fibres, les autres fibres réagissent et on obtient un conduit rond à base de 12 fibres. Donc, on rétablit ce qui « est », ainsi, il n’y a plus de commencement ni de fin.

La solution de ce court-circuit est que le chiffre « 4 » s’écrit comme une note de musique, « la blanche » et vibre ainsi dans la symphonie de la vie. Le « 7 » pour sa part, doit vibrer comme une noire. Nous obtenons donc avec le « 4 » un 6 inversé et avec le « 7 », un « 9 » inversé, et en assemblant les deux nouveaux symboles, on obtient le « 8 », symbole de l’infini. Cette fréquence correspond au cristal intérieur (Christ à l’intérieur). Elle et située à 4 cm du cœur physique, vers le centre et à 7 cm de profondeur vers l’intérieur. C’est là que se trouve le cœur sacré.

La manière de reconnecter ces fibres m’a été transmise.

Tel est mon message,

Le syndrome du superhéros

Qui ne connaît pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l’on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu’ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultras performants. Pas étonnant que rendu à l’âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d’emphase et c’est d’ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu’à la télé ou dans les livres, c’est pour la raison très simple qu’ils n’existent pas. Alors à quoi bon s’épuiser à faire comme eux?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu’on attend de nous que l’on soit. L’on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu’on accepte de reconnaître que l’on en a, jusqu’au jour où notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n’est pas un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt dans un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n’a rien d’exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d’épater la galerie est qu’on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu’il n’a pas engagé une machine. Pas la peine d’essayer d’en avoir l’air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu’un d’autre. C’est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et accepter de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c’est à ce moment que l’on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l’on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l’on est ce qu’on n’est pas, il se pourrait que l’on rate l’objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d’être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l’épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu’un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l’admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d’un premier coup d’œil, on pourrait en croire l’inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n’est pas une mince affaire. Mais c’est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c’est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau! Donnez-vous le droit d’être vous-mêmes en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu’ils ont une passion profonde pour ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin de performer pour aimer ce qu’ils font tous les jours. Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.

J’ose être moi

Étant un vrai dépendant affectif… il fut très difficile pour moi d’oser être, de vivre l’être pleinement. Issu de famille dysfonctionnelle, je n’osais pas souvent… les grands s’astreignaient à me faire taire de façon volontaire. Eux osaient me la faire… fermer. Dépendant à l’alcool, j’ai eu besoin de la substance pour me mettre dans l’ambiance pour oser affronter certains récalcitrants…

Je n’osais pas vivre mes émotions… j’osais plutôt les geler…

Trois situations dans lesquelles la blessure d’injustice s’est déployée dans ma vie, m’ont permis finalement d’oser revendiquer mes droits. La première alors que j’étais en plein « burn out »… la multinationale, après vingt ans de loyaux services, m’a signifié la porte… Ce fut sensiblement un départ volontaire (sic). Je n’ai pas osé… je me suis laissé abattre sans me battre, sans combattre, sans me débattre! Les deux autres fois… j’ai osé reconquérir mes droits, j’ai osé prendre ma place; j’ai osé vivre l’être debout, j’ai osé me choisir dans le cercle des vainqueurs.

Aujourd’hui, je ne crains plus d’oser… dire non ce qui aurait été abominable, impensable il y a une belle décade alors que le « dégrade » était palpable…

Oser dire non pour prendre sa place demande une bonne dose de confiance en soi et surtout d’estime de soi.

Oser dire non pour éviter l’humiliation exige aussi une part d’humilité… reconnaître mon potentiel, héritage en tant que fils divin.

Oser dire non pour anéantir la manipulation, l’autre rêve de me mettre à sa main pour me contrôler subtilement.

Oser dire non pour aplanir l’à plat ventrisme. J’ose me tenir debout. Je ne rampe plus devant personne. La chenille est désormais devenue un magnifique papillon. Je peux alors déployer les ailes de la liberté.

Oser dire non sans justifications, sans explications, sans rationalisation. Écouter ma voix intérieure qui m’indique la voie extérieure… vers la paix intérieure.

J’ose dire oui à l’affirmation, l’autre n’est pas plus ni moins que moi. Ne sommes-nous pas tous égaux devant le Créateur?

J’ose dire oui à l’autonomie en me connaissant davantage chaque jour, en prenant de plus en plus confiance en moi et en « engraissant » mon estime personnelle.

Je me permets et j’ose m’exprimer, c’est la clé de l’authenticité; risquer, c’est un pas vers la liberté, rêver, c’est l’ascension vers la réalisation. Osons réaliser nos rêves les plus insensés, nous oserons être nous!

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Qu’elle soit utilisée dans le contexte d’une démarche thérapeutique ou simplement pour découvrir ce qui se cache au fond de soi, l’art-thérapie met l’expression visuelle au service de la guérison de l’âme.

« Devant moi, une feuille blanche et des couleurs. En moi, des émotions, des idées, une sorte d’angoisse. Je regarde les couleurs plus que je ne regarde la feuille. Le violet m’attire, et pourtant c’est une couleur que je connais mal. Mais elle m’appelle. Je la prends et je laisse timidement une trace sur le papier tout blanc. Cela m’encourage. J’aime le contact du pastel sur le papier. J’aime ce que ma main ressent; et en moi, il y a quelque chose d’indéfinissable, une réponse à cette couleur, puis aux autres que j’applique. Ce que je ressens à l’intérieur de moi prend forme sous mes yeux. Je sens une sorte de libération, une pointe de satisfaction. Oui, cela commence à ressembler à ce que je porte en moi… »

Ce monologue pourrait être celui de ceux qui se laissent aller à se dire en images.

Exprimer en couleurs et en lignes des émotions, des idées ou des malaises indicibles peut sembler une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent.

Et que les maux nous restent… À ce moment, le langage visuel peut nous venir en aide. Il court-circuite le rationnel, permettant de dépasser des blocages et d’arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques profondes.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment l’émotion pure, non « traduite » par des mots. Pensez à certaines expressions populaires : avoir les bleus, voir rouge, être vert d’envie; les couleurs semblent tout indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce qu’expriment pour vous les lignes brisées, zigzagantes, courbes, etc.

Dans la relation entre l’art-thérapeute et son client, l’objet créé est partie intégrale de cette relation. Le reflet de nos œuvres nous invite à nous regarder avec du recul, nous permettant ainsi de nous différencier de nos émotions. Une colère intense ainsi exprimée prend une vie autonome, extérieure à nous. Elle devient ainsi moins menaçante, nous pouvons la voir pour ce qu’elle est, une émotion qui nous habite et peut nous quitter si nous en prenons les moyens. Cette différenciation entre l’émotion et nous-même est essentielle pour guérir et grandir.

L’apprivoisement d’un mode d’expression privilégié et personnel favorise aussi notre croissance dans l’authenticité. Nos images nous appartiennent et seuls nous en détenons la clé. Nous pouvons choisir de partager leur signification ou de la garder pour nous. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations et doit l’aider dans les changements à opérer pour guérir.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes. Au Québec, le titre « Art-thérapeute professionnel du Québec » (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ). En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute répond au code de déontologie de l’AATQ et doit fournir un espace thérapeutique sécuritaire qui favorisera le développement de la confiance de son client.

Deux programmes d’études supérieures sont offerts au Québec : une maîtrise, à plein temps, à l’Université Concordia de Montréal et l’autre, un DESS en voie de devenir une maîtrise, à temps partiel, offert par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Les deux programmes correspondent aux exigences de l’AATQ.

Prudence!
Certains professionnels utilisent parfois l’art dans leur démarche thérapeutique avec des clients. On doit le faire avec prudence. Les matériaux d’art peuvent susciter des réponses émotives intenses et profondes et une mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences fâcheuses. Voici quelques recommandations à cet effet :

  • Prendre en considération les problèmes potentiels issus du matériel utilisé.
  • Le processus créateur peut être inhibé si on est trop préoccupé de l’ordre et de la propreté; utiliser un espace de travail qui peut être sali et facile à nettoyer.
  • Être familier et à l’aise avec le matériel et les processus employés afin de susciter chez le client une réponse conforme à la démarche thérapeutique poursuivie.
  • Encourager le client dans son expression personnelle; se voir comme un allié dans son processus créateur; ne pas imposer ses critères d’esthétique; traiter ses créations avec respect, les manipuler avec soin et se souvenir que c’est du matériel confidentiel.
  • Observer le client en création et noter tout changement d’affect ou de comportement.
  • Recevoir sans jugement ses craintes quant à l’utilisation de ce moyen d’expression et placer l’importance sur la valeur du processus plutôt que sur le produit.
  • Utiliser l’art comme aide visuelle et pour bâtir sur les forces du client.
  • Éviter l’analyse des productions artistiques; demander plutôt des impressions ou des questions ouvertes à partir des créations.

Le créateur d’images rend visible l’invisible…

La nouvelle masculinité

Je suis psychothérapeute et coach de vie. À chaque jour, dans ma pratique, de plus en plus d’hommes me consultent pour dénouer leurs difficultés relationnelles et apprendre à se mieux connaître. Cette quête d’identité me touche profondément comme psychothérapeute et aussi comme femme, car j’aime les hommes. Tout simplement. Leur questionnement, leur cheminement, parfois à tâtons pour se réinventer, se créer en l’absence de modèles significatifs me touchent et m’inspirent un grand respect.

Qu’est-ce que la nouvelle masculinité? Est-ce à moi de la définir? À vous, sociologues, anthropologues ou à vous-mêmes messieurs? Pour ma part, j’aimerais lancer des pistes d’action et de réflexion. Je vis entourée d’hommes. J’aime profondément l’homme avec qui je partage ma vie et j’ai un fils, que j’aime tout autant et qui, lui, partage sa vie avec un autre homme que j’aime aussi comme un fils. Ma fille a épousé un homme adorable, avec une sensibilité et un sens de l’humour exquis. Je me sens privilégiée car au cours de ma vie, j’ai fréquenté des hommes que j’ai aimés intensément parfois sans les comprendre, mais toujours avec l’ouverture du cœur. Je leur suis reconnaissante pour tout ce qu’ils m’ont apporté et surtout pour m’avoir permis d’entrer dans leur univers avec autant d’humilité et de sensibilité. Un univers si différent du mien, mais tout aussi complexe et fascinant.

Personne ne devrait laisser l’autre le définir encore moins à partir d’a priori, de généralités, de tendances. Puisque rien n’est immuable, je m’attarderai à la dimension du changement pour cerner l’homme dans sa réalité. En fait, comment l’homme du XXIe siècle s’adapte-t-il au changement avec plus ou moins de bonheur? Depuis deux générations, le changement l’interpelle, le presse, le pousse dans ses derniers retranchements comme il nous a poussées nous, les femmes à évoluer, à revendiquer l’égalité, l’autonomie financière, l’équité salariale, l’accès à des métiers non traditionnels, le partage des tâches domestiques, des responsabilités parentales et tutti quanti. L’homme grandit dans le chaos, la confusion des genres, mais il finit par retomber sur ses pattes et récupérer du pouvoir sur sa vie lorsqu’il cesse de se « victimiser ». En d’autres mots, lorsqu’il cesse de blâmer qui les femmes, ses parents, qui la société, le voisin de ses malheurs. Il devient une personne adulte et responsable lorsqu’il commence à tourner le regard vers lui-même pour se définir et trouver sa véritable identité. Il s’ouvre à sa propre sensibilité et fait confiance à son jugement au lieu d’attendre l’approbation d’autrui. Il assume ce qu’il est et son unicité.

Comme pour l’émancipation des femmes, cela ne va pas sans heurts pour vous les hommes. Vous l’avez déjà pressenti, il n’y a qu’un chemin, le chemin le moins fréquenté, celui de l’authenticité. Être vrai et en accord avec soi-même et avec les autres. Ce n’est pas là un chemin facile, mais en revanche, être vrai amène plus de liberté. La fierté et l’estime de soi pavent le chemin de l’homme qui choisit l’intégrité.

Aussi, j’observe des dénominateurs communs chez ces hommes en cheminement : l’ouverture, la tolérance, la sensibilité qui font très bon ménage avec l’énergie, l’audace, la force. Il y a une recherche d’équilibre entre le yin et le yang, le masculin et le féminin. Un équilibre donc qui s’intègre et qui passe imperceptiblement dans les gestes de la vie quotidienne. Par exemple, lorsque je vois un homme consoler doucement un tout-petit, ou un autre assumer son orientation sexuelle avec dignité et respect, démontrer un intérêt véritable à résoudre ses conflits, à faire preuve d’humilité, de sensibilité, à être capable de s’excuser, de demander pardon, de réparer ses torts avec sincérité. J’observe de plus en plus d’hommes qui sortent du non-dit face à la violence, qui refusent d’être des témoins silencieux de l’abus au travail ou dans leur famille. Je vois autour de moi des hommes qui se lèvent et marchent à côté des femmes pour lutter contre le cancer du sein, qui militent pour la paix dans le monde. J’entends des hommes parler librement de menstruations, d’accouchement, d’orgasme au féminin. Je vois des hommes s’émanciper des vieux stéréotypes. Ils choisissent de forger leur propre système de valeurs plus conformes à leur nature véritable. Je vois des hommes toucher à leur vécu, en parler et vivre avec plus d’intensité. Certains le font avec certitude et conviction, d’autres dans le doute et la peur. Toujours est-il qu’ils avancent ces hommes en éclaireurs, précurseurs d’un monde meilleur. Ceux-là ont toute mon admiration et mon affection. Ils me donnent confiance en la beauté et en la pérennité du monde.

Puissance et pièges de la synchronisation

Entrer en rapport avec quelqu’un, c’est un peu comme entrer dans une danse.  Vous ne penserez jamais exécuter des pas compliqués avec votre partenaire avant d’avoir réussi à vous synchroniser sur les pas de base, le rythme, les mouvements de celui-ci.  Seulement après oserez-vous introduire des figures de danse plus complexes.  C’est la même chose pour le rapport dans la communication.  Le problème, c’est que nous sommes tellement pressés de réussir, c’est-à-dire de faire passer notre idée, de convaincre l’autre, de vendre nos services ou notre produit que nous oublions une étape essentielle de la communication : synchroniser nos pas de base et notre rythme avec ceux de l’autre.

Il y a quelques années, mon voisin d’origine vietnamienne, qui ne parlait ni anglais ni français avait l’habitude de me saluer en levant son avant-bras devant lui.  Je lui répondais toujours à l’américaine en lui faisant un « bye bye » singulier de la main.  Or, un matin, je pressentis qu’il allait faire le même geste et je soulevai lentement mon avant-bras pour le saluer à mon tour.  Pendant quelques secondes, j’ai vraiment eu l’impression qu’un fil invisible unissait l’intérieur de sa main à la mienne.  Nous parlions le même langage.  C’était confortable et plaisant.  Notre rapport n’a plus jamais été le même par la suite.  Nous avons réussi à communiquer et à établir un rapport au-delà des mots.

Le truc est de bien observer puis de se synchroniser physiquement avec l’autre personne, de façon discrète et harmonieuse, pour ne pas donner l’impression de copier, d’imiter.  Ainsi, vous pouvez synchroniser votre corps avec celui de l’autre en inclinant la tête comme lui, en utilisant ses expressions faciales ou en adoptant le rythme de sa respiration.  Si vous parlez au téléphone, vous pouvez alors synchroniser votre voix, tant en ce qui a trait à la force et à la tonalité que sur le plan des expressions courantes de l’interlocuteur, en employant des mots faisant partie de son système préférentiel.  Par exemple : « Je vois » (mode visuel), « Je t’écoute » (mode auditif) ou encore, « Je saisis » (mode kinesthésique).

Il y a toutefois quelques pièges à éviter lorsque l’on commence à pratiquer la synchronisation.

Premièrement, soyez sélectif des gens avec qui vous vous synchronisez.  Les professionnels de la santé qui sont régulièrement en contact avec des gens malades physiquement ou mentalement peuvent hériter des comportements maladifs de leurs patients en se synchronisant sur eux dans le but d’établir le rapport.  Si la personne a de tics, des problèmes respiratoires ou autres, on recommande alors la synchronisation de tête avec un mouvement de la main.

Deuxièmement, la synchronisation vous paraîtra fausse et artificielle si vous l’utilisez pour influencer des gens avec qui vous n’avez pas vraiment le goût d’échanger ou pour qui vous n’avez pas de réel intérêt.  La personne ressentira un malaise et de la confusion et aura l’impression que quelque chose dans l’échange lui échappe.

Souvenez-vous comment vous vous sentiez la dernière fois que vous vous êtes trouvé devant un représentant qui essayait de vous vendre quelque chose qui ne convenait pas.

Lorsque vous ressentez de la confusion dans une situation ou un échange, devenez encore plus vigilant et attentif aux informations que vous recevez.

L’expérience m’a prouvé que la confusion est un indice certain m’avertissant que quelque chose dans l’échange ou la situation a besoin d’être clarifié, ajusté, amené au grand jour avant de m’engager plus avant et d’autant plus si je suis dans un rapport d’influence où je risque de me retrouver plus vulnérable.  Lorsque l’échange est authentique et vrai, toute l’information est déposée sur la table, on sait où on s’en va, ce qu’il y a à faire, on se sent bien, en sécurité avec l’impression que nos intérêts sont pris à cœur.  Dans le cas contraire, on est en droit de se demander « est-ce que cet échange sert vraiment mes intérêts ou est-ce que quelqu’un ici est en train d’utiliser son imagination créatrice et son savoir-faire pour me piéger dans son univers »?

La belle affaire!

Oser être soi… Tu parles d’une affaire! J’ai essayé… J’sais pas comment. J’ose pas. Par où commencer? C’est pas simple!

Oser voir et entendre

Avant de souhaiter être soi-même, on passe normalement par des événements ou des étapes de vie qui nous font d’abord prendre conscience d’un certain malaise intérieur. On est inconfortable, ça ressemble un peu comme si on portait un vêtement de la mauvaise grandeur, trop petit ou trop grand. Parfois on devient anxieux, angoissé.

Ces tensions sont des messages que notre corps nous envoie. C’est un signal d’alarme. Il tente de nous faire reprendre contact avec notre être intérieur, notre noyau fondamental. Ne pas être soi finit par ternir l’image que l’on a de soi-même, on se déçoit et se dévalorise. En fait, cela signifie que nous nous rejetons nous-même. Une personne ou un événement nous a porté à croire, faussement, que nous avions avantage à ne pas se montrer tel que nous sommes.

Une personne dotée d’une faible estime d’elle-même aura beaucoup de difficulté à se respecter elle-même et, par conséquent, à respecter ses besoins, ses objectifs et ses rêves bien sûr. Parce qu’elle doute d’elle-même, elle donnera priorité aux autres et se reniera en ne se réservant que des miettes du banquet de la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même, La vraie…, le vrai… Qui êtes-vous alors? Vivez-vous par procuration?

Oser l’authenticité

En utilisant comme synonyme à l’authenticité le mot « intégrité », cela donne une perspective plus large encore; il signifie « état d’une chose qui a toutes ses parties… qui est demeurée intacte ».

Ainsi, un individu intègre aura un comportement en accord avec ses valeurs, ses convictions et les croyances qu’il proclame. La clé première, c’est d’arrêter de se jouer la comédie…  Et ce n’est pas évident, je vous l’accorde.

L’être humain fait tellement de choses pour être considéré, approuvé et aimé. La première étant de se renier lui-même et d’adopter des masques comme celui du bon gars ou de la femme forte pour s’attirer l’attention de ses proches, pour remplir le vide affectif de son enfance ou pour cacher les blessures du passé et camoufler sa vulnérabilité.

Il faut une certaine dose de courage pour revenir à soi-même. Il est sans doute plus facile de parvenir au succès matériel et social en renonçant à ce que l’on est, mais vient un moment dans la vie où notre âme crie très fort pour trouver sa voie. Souvent, ce sont des événements marquants, telle une crise ou une maladie qui vont nous obliger à défaire les nœuds qui nous empêchent d’avancer et de réussir selon notre vrai moi. Ces « crises-cadeaux » vont nous permettre de faire face au passé, d’accueillir (peut-être) les leçons de vie et nous ramener à notre vraie nature.

Êtes-vous intègre?

Voulez-vous passer un test très rapide pour savoir si vous osez être vous-même?

C’est simple, répondez à cette question : Est-ce que ce que je pense, ce que je souhaite, ce que je dis et ce que je fais concorde? Lors de mes ateliers, j’utilise une expression très québécoise pour imager ceci : est-ce que les bottines vont avec les babines?

Si vous souhaitez pousser l’exercice d’authenticité un peu plus loin. Y a-t-il une cohésion entre : ce que vous dites et ce que vous faites? Ce que vous dites vouloir et ce que vous voulez vraiment? Ce que vous dites et ce que vous croyez?

Oser accepter toutes vos facettes

Il y a un moment dans la vie où il faut accepter que l’on ne sera jamais parfait aux yeux des autres, jamais à la hauteur de leurs attentes. Acceptez que certaines personnes vont vous aimer et d’autres pas, peu importe ce que vous ferez. La Fontaine dans une de ses fables dit : « …est bien fou du cerveau, qui prétend contenter tout le monde et son père ».

Alors, comme vous ne pourrez contenter tous et chacun, pourquoi ne pas commencer par vous plaire d’abord, en acceptant toutes les facettes de votre personnalité, tous vos talents, en acceptant d’aller à la découverte de votre vrai moi.

Il est parfois bon de se rappeler notre complexité d’humain : chacun de nous est à la fois bon et méchant, généreux et avide, emporté et sage, en quête de vérité et en proie à l’erreur.

Être intègre, c’est accepter cette dualité, cette complexité. Et de tenter aussi de trouver des moyens pour balancer ces polarités par des exercices d’intégration vers un équilibre. Carl Jung le disait ainsi : « Vaut mieux être complet que parfait ».

Être intègre, c’est s’aimer assez soi-même pour accepter son histoire de vie, faire la paix avec elle et faire en sorte qu’elle ne nous étouffe plus, mais qu’elle devienne un stimulateur pour se réaliser pleinement. Un sage a dit : « Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos ».

Oser le succès

Voici la définition que je favorise depuis longtemps, « le succès, c’est d’être fidèle à soi-même ». À quelle distance du succès êtes-vous?

Pour ma part, ces quelques lignes ont marqué mon cheminement personnel : Vis ta vie… Aime comme si tu n`avais jamais été blessé… Travaille comme si tu n`avais pas besoin d`argent… Danse comme si personne ne te regardait… Chante comme si personne ne t`entendait…

Oser être soi… Tu parles de la belle affaire à faire!

Un point d’honneur d’être soi au travail

Pouvons-nous vraiment être nous-mêmes au travail? Sommes-nous même en mesure d’y parvenir? Est-ce l’idée d’être confrontés à de plus grandes difficultés plutôt qu’à des résultats positifs qui brouille nos cartes? Devrions-nous apprendre certaines règles, les suivre et les appliquer?

Renversons plutôt les questions. Quelles seraient les répercussions si nous choisissions de jouer un rôle tout autre que le nôtre? Décider d’éviter l’authenticité afin de nous protéger, serait-il admissible? Serait-ce un comportement à favoriser pour réussir?

Impossible de jouer plusieurs rôles

Personne ne peut jouer plusieurs rôles durant une même journée, pendant une semaine entière, voire même un mois. Être différent au travail, à la maison ou avec des amis est source d’ennuis et de conflits; l’acteur principal se créera lui-même des problèmes tout en s’attirant probablement certaines mésaventures, des pertes, ou pire encore, il rencontrera de grandes tristesses. C’est pourquoi toujours tendre vers l’authenticité, et être soi-même est une avenue à explorer.

La définition de l’authenticité

Dans le grand dictionnaire, le mot « authentique » est défini tel que suit : Qui est original, qui n’a pas été modifié, ni falsifié. Chaque individu de par sa nature est unique, ce qui nous amène à penser qu’il est un atout important pour son entreprise. Il sera en mesure de véhiculer de nouvelles idées, concepts ou façons de faire qui lui seront bénéfiques tout en servant les objectifs de l’entreprise. Mais comment conserver cette authenticité au fil du temps?

Comparons les heures passées au travail et celles en vacances

En principe, nous pensons qu’il s’agit de deux périodes bien distinctes. Mais regardons-les de plus près et nous verrons qu’elles se ressemblent sur plusieurs points. Pourquoi? Autant au travail qu’en vacances, nous serons appelés à faire certains travaux sans pouvoir y échapper. En vacances, nous aurons des tâches à exécuter : par exemple, si nous sommes en camping, il nous faudra monter la tente, chercher du bois, préparer les repas et j’en passe. En voyage, il nous faudra faire des choix, effectuer toutes sortes de recherches, établir notre itinéraire, s’informer pour les bonnes directions, réserver un hôtel, des restos et autres, etc. Malgré ces menus travaux, jamais personne n’osera nier qu’il n’est pas en vacances.

Au travail, c’est exactement la même chose. Nous connaîtrons des moments de vacances, de repos, de détente, de plaisir, et de douceur. Sur la route du travail, on pourra observer la beauté du trajet. Aux pause-santé, apprécier un entretien avec un collègue. Préparer un dossier particulièrement motivant peut aussi nous apporter beaucoup de satisfaction; ou rencontrer un client intéressant, entre autres. Nous sommes plus souvent qu’autrement en courtes périodes de vacances. Et c’est génial! Le remarquer facilite de beaucoup la vie au travail. Tout devient plus simple, aisé, amusant, peut-être même moins décourageant et stressant. En savourant chacun de ces moments de vacances qui nous sont offerts, nous sommes mieux disposés à être authentiques. Les moments, pourtant nombreux, à travailler pendant nos vacances, passent souvent inaperçus. L’opposé est aussi vrai. Les moments de grâce et de vacances pendant nos périodes de travail, passent également inaperçus, mais cette fois-ci à notre détriment. Il nous faudra donc apprendre à les vivre consciemment, à les identifier et surtout à en profiter. Ces minutes précieuses nous feront un grand bien, et favoriseront notre créativité. La fatigue et le stress diminués par ces courtes pauses de vacances aideront notre corps et notre esprit à répondre différemment. Il nous sera plus facile de jouer la carte gagnante, celle d’être et de vivre. Et nous serons plus authentiques.

Rajouter cette notion de vacances à chaque jour n’est pas à dédaigner. Mais comment faire? Changer nos croyances serait-il une piste intéressante pour y parvenir? N’est-il pas utile, aidant et agréable de croire que chaque jour nous apportera son lot de bonheur, de joie et de détente aussi bien au travail qu’en vacances? Faisons l’exercice de nous amuser à vérifier certaines de nos croyances, et privilégions les plus profitables et les plus satisfaisantes. Nous nous autoriserons alors plus facilement le droit et la capacité d’être en vacances chaque jour. Nous nous permettrons de reprendre notre seul et unique rôle dans chacune de nos fonctions, que ce soit mère, épouse, employée, femme d’affaires, amie, confidente, père, époux, employé, homme d’affaires, ami, confident. Et notre vie s’en verra doublement enrichie et améliorée.

Les entreprises ont déjà réagi

D’ailleurs cette stratégie de vacances quotidiennes n’a rien de nouveau. Les entreprises l’ont instaurée depuis déjà un certain temps. Ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses à nous offrir des salles de gym, ou de ressourcement offrant des jus santé, des chaises confortables, des services de conciergerie, etc.?

Pourquoi les entreprises s’affichent-elles plus coopératives, davantage à l’écoute de leurs employés et certainement moins limitatives avec leurs employés? Parce qu’elles estiment qu’un employé content a plus de chance de générer de meilleurs résultats. Et des employés valorisés et appréciés sont plus susceptibles de créer et d’être eux-mêmes.

L’entrepreneur et l’employé auront tout à gagner à valoriser la confiance et les efforts de chacun pour de meilleurs résultats : deux ingrédients nécessaires à une recette gagnante. À nous d’être sincère et de rester nous-même à chaque instant, autant dans la vie quotidienne qu’ailleurs. Travaillons comme si nous étions à chaque jour en vacances, et nous serons portés vers la réussite autant professionnelle que personnelle.

Le ménage du printemps

L’écriture est un mode d’expression, parmi d’autres arts comme la musique, la danse, le théâtre et la peinture.

Personnellement, j’ai eu recours, et utilise encore parfois, l’écriture comme outil de thérapie, bien que d’autres techniques m’apparaissent aussi très bénéfiques. Dans mon cas, l’activité physique a d’ailleurs souvent exercé un effet thérapeutique. Une judicieuse combinaison de ces deux activités produit d’excellents résultats, selon ce que j’ai pu observer. Pour ma part, j’essaie de transférer le souffle et la discipline, développés dans l’entraînement de triathlon, à l’écriture de mes romans.

Peu importe ce qu’on couche sur le papier, peu importe l’histoire qu’on raconte, l’acte d’écrire comporte en lui-même, dès sa genèse, un effort de structuration des idées, des thèmes et des faits qu’on désire aborder. C’est un peu comme si nous faisions un ménage du printemps, dans toutes nos idées, qu’en pensez-vous?

J’ai eu l’occasion, à maintes reprises, de le faire, avant même que ce soit en vue d’écrire des romans! Le but poursuivi? Parvenir à mettre en mots mes pensées douloureuses. Voici quelques exemples.

Il y a vingt ans, j’échouais certains cours à l’université, entre autres en raison de difficultés rencontrées avec l’un de mes professeurs. J’aurais aussi bien pu décrocher au secondaire pour des raisons semblables et, avec le recul, je pense que je peux comprendre les jeunes qui le font! Parfois, la motivation pour l’apprentissage se développe à l’aide de liens émotifs qui se tissent entre l’enseignant et ses élèves. Il arrive parfois que ces derniers parviennent à se débrouiller seuls, galvanisés par leur propre curiosité et leur envie d’apprendre. Moi, j’étais simplement trop « sensible », je crois, par rapport à l’ensemble des élèves, et certaines émotions négatives me perturbaient dans mon cheminement académique. J’avais donc consulté un psychologue à ce sujet.

Ce spécialiste m’avait demandé d’identifier certaines situations où je me sentais « comme une merde », à cause de ce professeur. Par exemple, quand je voyais, au tableau, la note (D) qu’il m’avait attribuée : je ressentais de la colère, de la peur, voire un désir de représailles…

J’ai donc dû revenir chez moi et, dans la soirée ou quelques jours plus tard, faire un exercice d’introspection, et de mise en ordre de ces situations, des pensées et sensations s’y trouvant associées. Je jouais un peu au détective avec moi-même. Le critère guidant cet exercice? L’authenticité. Faire l’effort d’identifier la nuance, le caractère unique de ma situation. M’accorder le droit de laisser surgir des sentiments sans me juger ni redouter le jugement des autres. Par la suite, le psychologue m’avait suggéré de reprendre ce genre d’exercice quotidiennement, de repérer des situations où je me sentais ainsi, et de chercher à comprendre pourquoi.

Je devais donc me discipliner à écrire tous les jours, suivant une forme d’engagement, afin de valider ou de préciser ce que j’avais tout d’abord exprimé oralement au psychologue. Je faisais aussi l’inverse : reformuler verbalement ce que j’avais écrit quelques jours plus tôt. À bien y penser, il me semble que ce genre d’aller-retour révélateur se produit aussi en SLAM poésie, une pratique artistique que j’affectionne, et qui constitue à mon avis une thérapie mixte : orale et écrite.

Un tel va-et-vient m’a souvent aidé à découvrir l’origine de sentiments négatifs, et à envisager des solutions aux problèmes qui les généraient.

L’aventure de structuration de mon premier roman

Pour les futurs auteurs qui lisent cette chronique, cette section peut s’avérer utile. Tous connaissent le fameux syndrome de la page blanche, devenu presque un cliché dans les films mettant en vedette des romanciers. Ce mythe suggère que le roman s’écrit sans réaliser aucune structure préalable, spontanément, au gré d’une inspiration aléatoire.

La réalité s’avéra pourtant bien différente pour moi. La première mouture de mon roman a plutôt été bâtie en puisant aux multiples journaux personnels accumulés depuis une vingtaine d’années. Elle représentait une matière brute, un livre qui n’aurait pas nécessairement pu séduire une maison d’édition sous cette forme-là.

N’arrivant pas à terminer mon roman, je me suis contraint à soumettre mes 250 pages au regard aiguisé d’une spécialiste qui aide les auteurs à écrire. Si la première partie de la thérapie – la catharsis – avait eu lieu lors de mon premier jet, la deuxième – la confrontation avec le réel – s’amorçait. Soumis au scalpel d’une spécialiste en écriture, mon texte a été amputé, opéré à cœur ouvert. J’ai dû piler sur mon orgueil, mettre mon ego de côté.

Apprendre qu’on n’a pas le contrôle sur ce qui peut plaire ou non aux autres, apprendre à faire confiance à quelqu’un, se faire rappeler qu’on n’est pas parfait… ça ressemble à une thérapie, non? Pourquoi me soumettre à cette nouvelle épreuve?

Je voulais publier à tout prix! Il me fallait donc prendre les moyens nécessaires pour y parvenir. Oui, il existe sûrement des génies qui créent des chefs-d’œuvre sans l’aide de spécialistes. Mais je ne suis pas de ceux-là. Je connais mes limites. Tiens, j’allais oublier un autre des bénéfices de la thérapie : identifier ces fameuses limites, si personnelles à chacun! Après tout, qui n’a pas de limites? Par ailleurs, nos limites font partie de nous, nous n’avons pas le choix.

J’espère vous avoir donné un avant-goût des bénéfices de l’écriture en tant qu’outil de débroussaillage psychologique; bon ménage du printemps!

Une vie de chien

Vivre maintenant… être authentique – comme un chien.

Avez-vous remarqué à quel point il est facile de perdre sa capacité d’être dans le moment présent : les enfants, le travail, la famille, les amis, les voisins, le manque de temps et d’énergie… Tous les jours, la vie nous distrait avec toutes sortes d’expériences. Et, de fil en aiguille, nous nous retrouvons en grand stress, débordés de tous les côtés et manquant cruellement de temps pour… « être ». Il devient rapidement clair que nous avons deux choix : prioriser ou y laisser notre peau.

Les animaux, eux, ne sont pas si fous : ils vivent « maintenant » – dans l’authenticité – avec ce qu’ils sont et ce qu’ils ont, ni plus, ni moins. Ce qui est passé n’existe plus, ce qui s’en vient n’existe pas encore. Hmmm.

Un jour, j’ai décidé de prendre exemple sur eux. Je me suis entourée d’animaux (chien, chat, oiseaux). Je les ai observés vivre dans le présent. Quand c’était l’heure de dormir, j’ai dormi; quand c’était l’heure de manger, j’ai mangé. Être en contact avec des animaux a fini par changer le rythme de ma vie : désormais je priorisais les choses vraiment importantes.

Plus tard, j’ai réalisé qu’il ne suffisait pas d’avoir des animaux pour être dans le présent. Il fallait également « être présent »! Si nous « n’y sommes pas », nous ne pouvons « y être ».

Lorsque j’ai eu l’opportunité de participer au dressage d’un magnifique chien de 5 ans qui travaillait en zoothérapie depuis sa plus tendre enfance, j’ai tenté de faire ce qui m’était demandé… C’était terrible, je me trompais de main, de pied, de côté, de mot, d’intonation et j’en passe – ça ne marchait pas! Pas parce que le chien ne savait pas quoi faire (elle était dressée!). Non, à cause de moi!

Je devais me mettre « dedans » – être dans le présent. Tout un concept… que je ne saisissais pas vraiment. Belle théorie, mais comment l’appliquer? Mon cerveau essayait de comprendre, mais plus je cherchais et moins je comprenais.

Être dans le présent : il fallait que j’apprenne que c’était à moi « d’être là ». Le chien y était, confus sans doute par les messages peu clairs que je lui envoyais… Mais j’étais tellement concentrée sur mes pieds, la laisse et tout le reste que j’ai…oublié le chien!!! Il fallait que j’apprenne à m’enraciner dans le présent pour pouvoir entrer en contact avec le chien – il me fallait « être ». Tout un projet! J’ai appelé cette expérience « la danse du chien » (j’ai failli oublier que cette danse se dansait à 2)!

Cela m’a pris plusieurs rencontres avant que les choses ne deviennent plus claires, jusqu’à ce qu’un beau jour – le « feeling »! Je ne peux pas le dire autrement. J’avais compris : sois dans le moment présent, connecte-toi au chien et fais confiance à l’équipe humain-canin (une belle théorie encore plus belle lorsqu’on arrive à la traduire dans la réalité sous forme d’actions). Quand j’ai commencé à me sentir dans la zone, wow, quelle découverte! À partir de ce moment-là, rien ne fut plus pareil.  Nous fonctionnions comme une équipe soudée – quel sentiment de force et de collaboration! Ça y est, j’étais accroc! Au fond, c’était le chien qui m’avait dressée tout en étant juste LÀ. Maintenant, tout devenait possible. Wow!

Lorsque nous sommes propriétaires d’un animal, nous devons vivre dans le présent si ce n’est que pour éviter d’avoir des animaux déséquilibrés. C’est à nous, humains, de nous ajuster aux animaux pour respecter leur besoin génétique de vivre maintenant, pour en faire des animaux mentalement en santé. Et par la même occasion nous garder enracinés dans le présent!

En côtoyant les animaux, je découvre et redécouvre chaque jour que le concept être dans le présent passe aussi par la résilience. Les animaux l’appliquent constamment dans leur vie. Si, par exemple, ils ont une patte en moins, ils continuent… avec trois pattes. C’est leur nouvelle réalité – tout simplement. Ils vivent un moment à la fois.

Je vous invite à vous inspirer du mode de vie des animaux et nous, les humains, en serons sans doute plus heureux. Pourquoi nous compliquer la vie? Vivons ici et maintenant, dans le présent – priorisons ce qui est réellement important. N’est-ce pas le plus beau cadeau que les animaux peuvent nous offrir?

Laissons les animaux nous montrer la voie : « Quand le passé n’est plus et que l’avenir n’y est pas encore, il reste LE PRÉSENT ».