L’amour inconditionnel au quotidien

On nous a appris que nous ne savions rien de l’amour; que nous étions incapables de le vivre, de l’exprimer.

Nous avons découvert, en étant à l’écoute de notre senti, de notre voix intérieure, de notre intuition, de notre cœur, que nous pouvions ressentir et exprimer l’amour. Notre essence divine connaît l’amour inconditionnel. Elle est amour! Cette connaissance de l’amour réside au plus profond de notre être. Nous pouvons en nous ouvrant, en nous abandonnant à qui nous sommes intérieurement, permettre à cette connaissance de l’amour de devenir expérience à travers nous, à chaque instant.

Voici ce que j’ai appris et que je continue d’expérimenter qui favorise l’expression de l’amour dans le quotidien.

Je crois que nous arrivons tous un jour à l’étape cruciale où nous réalisons l’importance de se choisir, de devenir la personne la plus importante de notre vie. C’est une décision majeure, un engagement face à nous-même, face à notre bonheur, qui change tout notre présent et notre futur.

Suite à cet engagement, il est important de commencer à investir dans la connaissance de soi. Les moyens disponibles de nos jours sont très accessibles et variés. Nous avons l’embarras du choix. Car comment pouvons-nous aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas?

Il est très profitable de se réserver des moments de tête-à-tête pour faire des retours sur soi, observer son comportement, apprendre ainsi de ses expériences et identifier les pensées et attitudes à transformer. Demandez l’aide et la lumière de votre soi divin. Il vous répondra toujours… de mille façons. Expérimentez le silence et l’introspection pour prendre de la perspective et faire grandir la paix en vous.

À mesure que nous approfondissons la connaissance de soi, nous reconnaissons les sources de stress nocifs dans notre vie et pouvons les éliminer graduellement. Si vous êtes vigilant et observez comment les choses se passent, vous remarquerez que vous créez le stress à partir de vos pensées, de votre perception de la situation ou d’une personne. Identifiez cette fausse perception et transformez-la à votre avantage. Autrement dit, cessez d’être victime et reconnaissez que vous êtes le maître et reprenez votre pouvoir sur vos pensées. Vous pouvez à chaque instant changer votre perception et choisir l’amour. Votre pouvoir réside dans votre intention. Allez-y, expérimentez ceci!

Lâchez prise, à mesure que vous devenez conscient(e), sur vos grandes exigences envers vous-même, sur les illusions de la perfection, fabriquées par votre mental. Vous savez que vous êtes le meilleur de vous-même à chaque instant : cessez de vous mettre de la pression; les autres ne le feront pas non plus! Respirez… Relaxez… Approuvez-vous… Aimez-vous!

Écoutez votre corps. Établissez des liens de respect envers lui, une complicité aimante et faites-en votre meilleur ami. Cessez de le considérer comme une machine performante, ou pire, comme un ennemi. Le corps réagit à vos pensées d’amour et vous le rendra au centuple. Soyez attentif à ses besoins de repos, d’exercices, d’élimination d’intoxicants et d’une nourriture saine et vivante. Vous êtes celui (celle) qui peut le mieux identifier ses besoins et y répondre. Choisissez une qualité de vie supérieure pour votre corps. C’est avec et à travers ce merveilleux véhicule que vous vivez tout le meilleur de la vie.

L’amour inconditionnel se vit aussi dans l’accueil, l’expression et la prise en charge de ses émotions. Sous chacune de vos émotions se cache un trésor de libération. Permettez-vous de la vivre sans jugement. Demandez-lui quel est son message et transformez positivement le jugement qui est à la source de votre émotion.

Certaines émotions sont indicatrices d’un manque de respect et d’amour envers soi, telles que la frustration et la colère. Quand vous vivez une colère ou frustration, n’accusez pas la situation ou la personne qui en est l’instrument. Prenez l’entière responsabilité de votre émotion. Elle est là pour vous indiquer que vous en avez assez de telle chose et qu’il est temps que vous mettiez vos limites à ce sujet, par respect, par amour pour vous.

Devenez conscient(e) de vos pensées et paroles de critique, de condamnation, de jugement envers vous et transformez-les en appréciation, approbation, valorisation de différentes façons.

Utilisez vos pensées pour créer ce que vous voulez manifester.

Parlez de ce que vous voulez : verbalisez vos appréciations. Exprimez le beau de votre vie, le beau chez les autres.

Faites confiance à votre cœur, votre senti, à vos « feelings ». Agissez en fonction de vos directives intérieures. Le cœur est en toutes circonstances votre meilleur conseiller. Que vos décisions et vos choix soient toujours motivés par l’amour; vous allez ainsi créer de résultats magnifiques.

Donnez de vous-même, sans retenue, sans attentes. Tout ce que vous avez en surplus, partagez-le : votre temps, votre bonne humeur, vos forces, etc.

Répondez en priorité à vos besoins. Osez les exprimer aux autres, leur faire part de vos limites. Apprenez à dire NON si c’est non que vous ressentez. Débarrassez-vous pour toujours de la culpabilité, c’est la mafia de l’esprit. Elle n’apporte rien de positif.

Plus vous apprenez à vous brancher sur votre vraie source d’énergie intérieure, plus vous vous dégagez du besoin d’approbation, de la recherche de l’attention des autres. Devenez votre propre centrale d’énergie. Peu à peu, reprenez votre pouvoir face à tous ceux (celles) à qui vous l’avez donné. Libérez-vous graduellement de toutes vos dépendances… devenez pro-actif, créateur conscient.

Respectez votre vérité. Apprenez pas à pas à l’exprimer dans le respect de celle d’autrui, dégagé du besoin d’avoir raison, d’imposer votre point de vue ou de dominer. Vous partagez votre vérité simplement, pour donner, sans attentes, ce que vous êtes.

Comportez-vous envers vous-même comme vous le feriez envers votre amoureux (se), ou la personne que vous aimez le plus :

Dorlotez-vous
Faites-vous plaisir
Écoutez-vous
Accueillez-vous dans ce que vous vivez
Soyez disponible pour vous
Consacrez-vous du temps
Réservez-vous le meilleur.

Vous deviendrez de plus en plus aimant aussi envers les autres.

Découvrez et explorez sans cesse de nouvelles façons de vous nourrir intérieurement.

Continuez toujours de développer votre potentiel. Élargissez vos horizons. Gardez-vous en apprentissage dans quoi que ce soit qui vous intéresse.

Trouvez ce qui vous passionne et consacrez-y de plus en plus de temps. Investir dans sa passion augmente la joie dans notre vie, nourrit notre âme et nous apporte un sentiment profond de satisfaction et de réalisation.

Soyez aussi passionné(e) pour votre vie. Amenez chacun des domaines qui la composent à l’image de votre idéal intérieur. Interrogez-vous sur votre idéal; rendez-le conscient, nourrissez-le et manifestez-le, pas à pas, chaque jour. Utilisez votre imagination, c’est un outil puissant de création. « Tout ce que vous pouvez imaginer, vous pouvez le créer. » Effectuez les changements nécessaires. Faites de nouveaux choix. Posez des actions qui vous permettent de manifester votre plus haute destinée.

Appréciez votre unicité. Reconnaissez l’être merveilleux que vous êtes et aimez-vous!

Le plaisir de cuisiner

Adopter un nouveau regard… et renouer avec le plaisir d’être en santé.

L’alimentation est premièrement une question de perception. Dans le rythme de vie empressé qui est le nôtre, nous cherchons à sauver du temps. Malheureusement, c’est souvent au détriment de besoins essentiels de la vie quotidienne que nous récupérons des minutes : par exemple, emprunter du temps dans la préparation des repas ce qui définitivement en diminue la qualité. On rectifie le tir par un « rapido presto » sur un coin de table lundi, suivi d’un « tout préparé » dans la voiture mardi et peut-être un petit liquide protéiné tard en soirée mercredi. Ce qu’on oublie dans ces gestes banals, c’est que pour générer la santé et le plaisir, le facteur alimentation doit respecter les concepts de base qui contribuent à la croissance, à l’entretien et à la reconstruction du corps et du mental.

Difficile me direz-vous! Bien manger est un vrai casse-tête! J’ai de bonnes intentions, c’est un grand désir chez moi de bien me nourrir et de bien nourrir ma famille. Mais il arrive toujours quelque chose qui me fait abandonner mes bonnes résolutions. Le problème se trouve majoritairement dans la perception que nous avons face aux choix des aliments ainsi qu’à la préparation des repas. Il est essentiel de reconstruire notre regard face à notre alimentation. Notre perception a été altérée pour plein de raisons et ça n’a pas vraiment d’importance de les connaître.

Ce qui importe, c’est d’arrêter ce dérapage qui nous amène tout droit dans une impasse. La période des repas est un moment de plaisir, comme une nouvelle histoire à inventer, non comme une routine terne et ardue à affronter. C’est un temps privilégié pour se retrouver, communiquer, relaxer et profiter de l’abondance des odeurs, des goûts, des textures et de la variété colorée des aliments que nous avons consciemment choisis et préparés. Le plaisir ou le désagrément de cuisiner santé se trouve dans l’intention qui nous habite face à la préparation des repas : l’intention étant pour moi le but à atteindre, le résultat de ma capacité à imaginer.

Cette capacité d’imaginer étant unique à chacun, voici en exemple mon intention, animée par la valeur des nutriments générant la santé.

Quand je me retrouve devant les comptoirs de ma cuisine et que je choisis des aliments qui vont faire partie de la préparation de notre repas, mon regard est :

  • Je pense toujours aux bienfaits que chacun de ces aliments nous procurent ainsi que les particularités qui les représentent et ce qu’ils génèrent dans notre organisme.
  • En regardant les poivrons orange remplis de lutéine qui nourrit la macula de mes yeux, l’avocat gorgé d’acides gras essentiels qui nourrissent le muscle cardiaque, le cerveau, nos glandes, etc. je remercie pour l’abondance des choix qui nous sont offerts.
  • Je m’inspire de toutes les couleurs, des odeurs, des aromates et des légumes que je prépare et qui accompagneront parfaitement des lentilles aux milles vertus, déposées sur un lit de couscous de blé intégral, cuit dans un bouillon de Miso, reminéralisant par excellence, le tout rehaussé de fines herbes fraîches et curatives.
  • Ce plat mérite bien sûr que je crée une atmosphère : qu’il soit présenté dans une belle assiette, sur une table habillée d’une nappe colorée à souhait et accompagné d’un éclairage qui favorisera la paix et les discussions, prédisposition essentielle à la digestion et au plaisir de manger.

L’intention qui m’habite face à l’alimentation et à la préparation des repas est une intention de plaisir, de générer la santé, de découvrir de nouveaux aliments, d’inventer de nouvelles recettes, de réunir ceux que j’aime, de partager mon quotidien, de ralentir mon rythme et de vivre le moment présent avec les gens qui partagent cette table.

Et vous, par quelle intention êtes-vous habités quand vous vous retrouvez face à votre comptoir de cuisine?

Ce texte est tiré du livre « Choisir la santé une belle façon de s’aimer », Éditions grand vent.

Utiliser son cerveau avec « tact » par l’ancrage

L’ancrage, c’est une technique par le toucher qui vous permet de retrouver vos bonnes ressources d’une façon écologique et rapide, en dissociant et réassociant un nouvel état. L’intégration des ancres est le nom de l’exercice qui utilise l’ancrage, c’est-à-dire un moyen de relier une émotion à un toucher.

Quand et comment utiliser cette technique?
Vous pouvez utiliser l’intégration des ancres, soit pour transposer d’une situation à une autre une stratégie gagnante, soit pour retrouver un état ou une émotion utile pour un moment donné, comme : la confiance en soi, l’aisance, la détente, la créativité, l’audace, la bonne humeur, etc.

Parce qu’il est un moyen simple, rapide et efficace, vous pouvez vous en servir à n’importe quel moment, lorsque le besoin s’en fait sentir, soit : avant, pendant ou après une conférence, une entrevue, un examen ou un rendez-vous galant ou toute autre situation de la vie courante où vous sentez le besoin de retrouver rapidement vos moyens. Les résultats sont si instantanés que vous pouvez faire ces exercices aux toilettes du travail, d’un café ou d’un resto ou encore à votre poste de travail… à vous de juger l’endroit le plus propice. Bien que ces techniques fonctionnent rapidement, elles ne sont pas un moyen indiqué pour faire une thérapie en profondeur, c’est-à-dire pour régler un problème de fond. Les résultats vous étonneront quand même.

Comment ça marche?
Sans plus vous faire attendre, je vous donne les étapes qui vous serviront de guide pour effectuer l’exercice. Soyez patient et indulgent avec vous-même lorsque vous les essayez pour la première fois. Allez-y une étape à la fois. Peut-être est-ce nécessaire pour vous de tester ces exercices dans le confort de votre salon ou d’un endroit connu lors des premiers essais. Écoutez vos besoins et, bonne découverte!

Les étapes d’une recette gagnante : l’intégration des ancres

  1. Installez-vous et entez de vous rappeler d’une situation où vous étiez particulièrement en état de ressources, de créativité et de confiance.
    Tentez de vous remémorer comment tous vos sens vivaient cette expérience : comment vous vous sentiez, vous vous voyiez (ex. : les lieux, vos vêtements, etc.) et ce que vous entendiez.
  2. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse droite (ou une autre partie du corps). Assurez-vous d’être complètement dans l’expérience avant d’ancrer ce sentiment sur une partie de votre corps.
  3. Ensuite, remémorez-vous une situation dans laquelle vous vous sentiez bloqué ou inefficace. Tentez de vous rappeler de la situation. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse gauche (ou la partie de votre corps opposée à celle que vous avez choisie à l’étape 2). Ne restez pas trop longtemps dans cet état.
  4. Maintenant, avec vos deux mains, touchez simultanément les deux genoux (les 2 ancrages, les 2 parties du corps que vous avez choisies). Vos ressources (ou expérience agréable) se joindront alors à votre expérience inefficace (ou désagréable) pour former une nouvelle façon de se comporter face à cette situation, qui était vécue comme problématique dans le passé.

Vous pouvez vérifier l’efficacité de l’exercice en vous projetant dans le futur, en vous imaginant comment vous réagiriez dans la même situation. Si le scénario se déroule positivement, l’exercice est un succès. Sinon, refaites les étapes une deuxième, troisième, quatrième fois si nécessaire. Assurez-vous de revenir au présent après avoir vérifié les résultats. Vous pouvez aussi utiliser cet exercice lorsque vous désirez rectifier une stratégie qui s’avère inefficace Vous n’avez qu’à refaire les mêmes étapes (1-2-3-4). Votre stratégie efficace sera alors l’équivalent de la bonne ressource, tandis que la stratégie inefficace représentera l’état désagréable. Par exemple, si une personne a de la difficulté à faire des présentations devant un groupe, elle ancre cette stratégie problématique en touchant sa cuisse gauche. Puis, elle pense à une situation semblable dans laquelle elle s’est sentie en pleine possession de ses ressources et l’ancre en touchant sa cuisse droite. Le résultat est le même qu’expliqué ci-haut : après avoir touché simultanément ses deux cuisses en laissant se joindre les deux expériences, la personne retrouve ses bonnes ressources dans la situation qui était auparavant un problème.

Pourquoi ça fonctionne?
On dit souvent que notre état présent est décalé ou qu’il n’a pas rapport avec ce que nous sommes devenus. Cela s’explique par le fait qu’une mémoire du passé s’est « réveillée », c’est-à-dire qu’elle a été activée, lorsque nous avons vu, entendu, senti ou touché (ou avons été touché par) un élément particulier qui est relié de près ou de loin à ce que nous vivons dans le présent.

« Notre cerveau n’a rien oublié de son passé, surtout au niveau émotionnel. » C’est dire que nous pouvons revivre en totalité, consciemment ou non, une scène du passé autant au niveau émotionnel qu’au niveau des réactions physiologiques qui y sont associées. C’est pourquoi vous pouvez ancrer une mémoire, un souvenir ou événement agréable (et désagréable) en vous touchant. L’ancrage est en fait une association que notre cerveau aura fait, au niveau des neurones, entre une émotion et une partie du corps. Ce genre d’associations se fait constamment tout au long de notre vie, néanmoins elles sont souvent inconscientes. En utilisant consciemment l’intégration des ancres, c’est comme si on reprenait notre pouvoir de choisir ce que nous voulons vivre et quand nous voulons le vivre.

Ainsi, « la manière dont nous avons associé nos ressources à des émotions détermine les résultats que nous obtiendrons ».

En collaboration avec Stéphanie Ouellette

Avez-vous besoin de suppléments alimentaires?

De plus en plus de gens sont conscientisés à leur alimentation et veulent être en bonne santé. Souvent confus par diverses publicités sur les vitamines miracles nous promettant vitalité et jeunesse, nous posons des questions qui restent sans réponses. Quels sont nos besoins? Quels produits acheter? Pourquoi certains produits sont plus dispendieux que d’autres?

Qu’est-ce qu’une vitamine?
Les vitamines sont des substances requises en petite quantité pour permettre une bonne métabolisation (phénomène de transformation chimique et biochimique dans tous les tissus de l’organismes). Elles aident aussi à convertir les gras et les hydrates de carbone en énergie et favorisent la construction des os et des tissus. Le corps ne produit à peu près pas de vitamines et minéraux, nous devons les retrouver dans la nourriture ou dans les suppléments.

Nous connaissons deux catégories de vitamines :

  1. Les vitamines liposolubles, c’est-à-dire solubles dans l’eau, elles peuvent s’emmagasiner dans le corps; ce sont les vitamines A, D, E et K.
  2. Les vitamines hydrosolubles, solubles dans l’eau, ne peuvent pas s’emmagasiner, elles sont éliminées dans l’urine; ce sont les vitamines C et les vitamines du complexe B.

Le corps est donc plus sensible à une trop grande quantité des vitamines A et D parce qu’elles peuvent s’accumuler. Il est donc préférable de les consommer au besoin.

Naturelles ou synthétiques?
Les vitamines synthétiques sont de création humaine. En général, elles ont comme base une source naturelle, mais elles contiennent des produits chimiques ou synthétiques ayant pour but d’accroître la stabilité des nutriments.

Elles se présentent souvent sous une forme plus difficile à assimiler. Le corps dépense plus d’énergie pour tenter de les digérer et en retire donc moins de bénéfices.

Sous forme de plantes, elles sont 100 % naturelles et contiennent tous les éléments nécessaires. Elles travaillent ensemble, de façon synergique. Il s’agit toutefois de se procurer ses suppléments d’une compagnie reconnue ou chez un thérapeute, afin de s’assurer de la meilleure qualité d’herbes utilisées.

Quels sont nos besoins?
Il est difficile d’établir avec certitude le besoin de chaque individu. Nous devons tenir compte de l’âge de la personne, du poids, du sexe, ainsi eu du niveau d’activité.

Par exemple, une femme durant sa grossesse, une mère qui allaite son enfant, un athlète qui s’entraîne régulièrement, ont besoin d’un apport nutritionnel plus grand.

L’idéal est une alimentation variée et abondante en aliments d’origine végétale pour couvrir tous nos besoins vitaminiques. Cependant, nous devons être conscients que la qualité des aliments dans les magasins d’alimentation présente certaines déficiences pour les raisons suivantes :

  • La cueillette des aliments avant la maturité, donc manque de soleil;
  • La qualité du sol;
  • Le transport et l’entreposage des aliments (nous connaissons très peu les moyens utilisés pour la conservation);
  • De plus, le raffinage, la transformation et la cuisson des aliments en diminuent l’apport vitaminique.

Les suppléments sont-ils trop chers?
Achèteriez-vous des verres de contact ou un parachute en vous basant seulement sur un prix de rabais? Vous obtenez toujours selon le prix que vous payez. Les vitamines bon marché, qu’on appelle « de source naturelle » contiennent souvent des éléments de remplissage synthétiques. Généralement plus les comprimés sont économiques, plus ils contiennent de ces éléments. De plus, il est bon de savoir que les manufacturiers ne sont plus tenus légalement d’inscrire tous les ingrédients contenus dans le produit sur l’étiquette, ce qui nous invite à être davantage prudents.

Comment choisir vos suppléments?

  1. Choisissez des vitamines naturelles (ingrédients purs) ne contenant aucun additif chimique ou aucun colorant. Votre corps les assimile davantage, par conséquent, vous économisez.
  2. Fiez-vous à la quantité suggérée sur l’étiquette ou consultez un professionnel de la santé si vous croyez en avoir besoin davantage.
  3. Vérifiez la date d’expiration. Les produits peuvent perdre de leur efficacité s’ils ont été trop longtemps en magasin.
  4. Consultez un professionnel de la santé. Certaines vitamines travaillent en synergie. Vous obtiendrez de meilleurs résultats et vous pourrez ainsi économiser.
  5. Soyez prudent concernant les publicités tapageuses ou encore la vente de produits par la poste promettant des résultats miraculeux. Ce sont souvent des produits qui n’ont pas été testés et si vous avez besoin de conseils, vous ne pourrez jamais rejoindre quelqu’un pour répondre à vos questions.
  6. Conservez vos suppléments dans un endroit frais et sec. Certains produits peuvent aussi nécessiter la réfrigération.

Il est important de noter que les suppléments alimentaires ne sont pas des substituts de nourriture.

Notre rythme de vie rapide et nos obligations diverses font que nous ne nous accordons pas toujours le temps de prendre un bon repas. Le stress causé par cette vie trépidante exige beaucoup de notre corps et affaiblit notre système immunitaire. Pour ces raisons, les suppléments sont recommandés comme moyen de prévention, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Les divers systèmes et organes du corps humain travaillent en interaction pour le maintien de notre santé, mais il est impératif de leur fournir les nutriments nécessaires.

Le papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit.

On dirait que le papillon avait fait ce qu’il pouvait et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

Alors l’homme décida d’aider le papillon : il prit un canif et ouvrit le cocon.

Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien!

Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aide, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel Dieu le faisait passer pour grandir et se développer.

Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.

Si Dieu nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler.

J’ai demandé la force… Et Dieu m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse… Et Dieu m’a donné des problèmes à résoudre.

J’ai demandé la prospérité… Et Dieu m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.

J’ai demandé de pouvoir voler… Et Dieu m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour… Et Dieu m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes.

J’ai demandé des faveurs… Et Dieu m’a donné des potentialités.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé…

Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin. Vis ta vie sans peur, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter.

Des plantes… nutritives!

Toutes les composantes de notre corps ont un but ultime : l’équilibre. L’équilibre de la température interne par rapport à la température externe du corps (homéostasie); l’équilibre entre le processus de destruction (dégénération) et celui de la construction (régénération); l’équilibre entre l’assimilation et l’élimination. C’est une machine fort complexe, certes, mais parfaite, surtout!

Et pour préserver cet équilibre, nous devons observer quelques règles de base tel nous alimenter sainement, faire de l’exercice régulièrement, bien gérer notre stress au quotidien et obtenir suffisamment de sommeil pour bien récupérer. Voici, par ordre d’importance, les sept éléments qui sont essentiels à notre santé, voir notre vie :

Le premier besoin élémentaire est l’oxygène et pourtant, nous avons tendance à l’oublier. Ainsi, nous respirons trop souvent de façon incomplète, saccadée ou nous oublions tout simplement de respirer (souvent dû au stress!). Il est important de respirer profondément, pour permettre au diaphragme de prendre de l’expansion à chaque inspiration et de créer ainsi l’espace nécessaire pour laisser pénétrer l’oxygène dans les poumons. La respiration profonde est un tonique pour le corps et l’esprit. Prenons ainsi le temps de respirer une fleur sur notre passage; c’est tellement plus agréable que de courir constamment!

Après l’oxygène, l’eau est l’élément le plus important pour maintenir une santé optimale. Or, on nous a répété maintes fois de boire en moyenne huit verres d’eau par jour. Mais de préférence, éviter l’eau du robinet qui contient du chlore et d’autres produits chimiques ainsi que des métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, zinc et cuivre), selon les régions. Pourquoi ne pas rendre l’utile à l’agréable en prenant une bonne tisane après le repas? C’est apaisant et on profite ainsi des bienfaits thérapeutiques des plantes!

Ensuite, au troisième rang viennent les glucides ou hydrates de carbone. Les glucides sont la principale source d’énergie et l’unique source d’énergie du cerveau. On y retrouve les sucres simples, les sucres doubles, les sucres complexes et les fibres alimentaires. Réduisez autant que possible votre consommation de sucres simples et doubles, tels que le sucre blanc, les friandises et le sirop d’érable, puisque leur assimilation est trop rapide et dérègle notre taux de glycémie. Optez plutôt pour les sucres complexes tels que les grains de céréales, les légumes tubercules, les légumineuses, les farines complètes et les grains grillés.

Tout près derrière, on retrouve les lipides (graisses) qui renferment des acides gras essentiels et qui se décomposent comme suit : les gras saturés, les acides gras mono-insaturés et les acides gras poly-insaturés. En général, les gras ont mauvaise réputation à cause des maladies dont ils sont souvent responsables. Ceci est vrai pour les gras saturés (graisses animales, fromage, crème, beurre, margarine, etc.) que nous tenterons de consommer de façon raisonnable. Mais les acides gras mono-insaturés et poly-insaturés, pour leur part, favorisent une diminution du mauvais cholestérol sanguin et pour cette raison, nous avons avantage à les intégrer dans notre alimentation quotidienne. Les sources d’acides gras mono-insaturés sont : les olives, avocats, arachides, amandes, pacanes, huile de canola, etc. Les sources d’acides gras poly-insaturés sont : le lin, carthame, tournesol, mais soya, noix, huile de pépins de raison, etc.

Les protéines (acides aminés) sont le cinquième besoin élémentaire et elles sont essentielles à notre organisme puisque ce dernier n’en fait aucune réserve. Pour cette raison, il faut en manger chaque jour et de façon suffisante (environ 15 g/repas ou le double pour les gens très actifs). Mais attention, lorsque la quantité de protéines ingérée excède les besoins, le foie les convertit en gras. Voici de bonnes sources végétales de protéines : soya, spiruline et avoine fleurie.

Au sixième rang, nous avons les vitamines, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, et qui sont des substances organiques essentielles à la vie. Elles ne peuvent, en général, être synthétisées par l’organisme et doivent, par conséquent, nous être fournies par l’alimentation. Or, la tendance générale est aux suppléments vitaminiques, mais voici des exemples de plantes qui procurent des vitamines et qui sont souvent beaucoup mieux assimilables par l’organisme :

Vitamine A : menthe poivrée
Vitamine B : avoine fleurie
Vitamine C : sureau (baies)
Vitamine E : framboisier (fruits)
Vitamine K : gaillet.

Et finalement, mais non le moindre, les minéraux et oligo-éléments sont le dernier des besoins alimentaires. Ils sont des substances inorganiques présentes dans l’organisme sous forme de sels. Certains d’entre eux sont essentiels à la vie et l’alimentation doit absolument nous fournir tous ces minéraux. Voici quelques exemples de minéraux et oligo-éléments ainsi que des plantes qui en contiennent :

Calcium : avoine fleurie
Fer : ortie et patience
Magnésium : chlorophylle
Potassium : framboisier
Iode : varech.

En résumé, les plantes sont une bonne source végétale qui répondent bien aux besoins élémentaires de l’organisme. Vous pouvez les consommer comme fruits/légumes, huile, tisane, teintures mère ou vitamines (en s’assurant qu’elles ne sont pas de source synthétique). Je vous encourage à les intégrer dans votre alimentation quotidienne; vous n’en verrez que des résultats positifs.

Plantes thérapeutiques à connaître pour leur valeur nutritive :
Avoine fleurie : vitamine B, calcium, protéines
Framboisier : feuilles : calcium, magnésium, manganèse et potassium
Fruits : sucre, vitamines A, B et C, protéines
Menthe poivrée : chlorophylle, vitamines A et C, fer et magnésium
Ortie : riche en minéraux (fer, calcium, potassium et acide silicique)
Pissenlit : vitamines A, B et C, potassium (feuille et racine) et calcium (racine seulement).

Bonne santé!

Les émotions, ces mal-aimées!

« Je suis trop sensible …» « Tu es trop émotif …» Sur quoi se base-t-on pour évaluer que quelqu’un est trop sensible?

D’abord, à quoi servent les émotions? Question relativement simple, mais plusieurs restent perplexes quand on la pose. Les émotions, c’est le chemin que prend mon organisme, mon âme, mon sage intérieur, la partie divine en moi… pour me communiquer un message sur mes limites ou mes besoins psychologiques. Si je suis fière ou contente, cela me parle d’une limite respectée ou d’un besoin comblé, généralement parce que j’ai posé une action en ce sens. Si je suis triste ou en colère, cela me parle d’un besoin en manque, d’une limite dépassée. De plus, l’intensité de l’émotion me parle de l’importance du besoin à ce moment-là.

Alors, est-ce que je suis trop triste? Non! Ma tristesse me parle d’un besoin en manque. Quel est-il? C’est en me permettant de vivre cette tristesse, comme tout autre émotion, dans toute son intensité que la réponse m’apparaîtra. Il est probable que ce soit en lien avec un des trois grands groupes de besoins vitaux : l’affection, l’affirmation et la réalisation de soi? Plus je me permettrai de vivre mes émotions, plus je répondrai aux besoins et respecterai les limites qu’elles m’indiquent, plus je me sentirai vivante.

Et ma colère, est-ce que cela signifie que je dois la crier à l’autre? Bien sûr que non! Vivre complètement mon émotion ne signifie pas la jeter sur l’autre. Il est préférable de se retirer en soi, ou dans un autre lieu pour la sentir complètement, saisir le message, puis poser l’action pour prendre soin de moi, ce qui pourrait être : m’affirmer sainement auprès de la personne concernée.

Qu’est-ce que s’affirmer sainement? Pour que mon affirmation soit saine, je dois m’affirmer de façon personnelle, responsable et respectueuse. Reprenons chacun de ces éléments. M’affirmer signifie oser me montrer et nommer mes émotions, mes goûts, mes opinions, mes valeurs, mes besoins, mes limites et mes aspirations. Lorsque je parle de façon personnelle : je parle de moi au « je », sans me cacher. De façon responsable : en affrontant la réaction de l’autre à ce que je suis, ce que je dis ou fais; sans me sauver ou chercher à éviter les conséquences. Et enfin, de façon respectueuse : en acceptant que l’autre soit ce qu’il est, même s’il est différent de moi, sans le juger ou l’attaquer.

C’est un chemin efficace permettant d’oser être soi socialement.

Qui sommes-nous vraiment?

Depuis le début des temps, la question que l’être humain s’est posée le plus souvent est : Qui suis-je? En général, nous répondons à cette question en parlant de notre sexe, de notre titre au travail, de nos qualités et/ou de nos défauts. Lorsqu’une autre personne nous pose cette question, nous restons soit figé ou nous répondons quelque chose de vague et en général nous sommes mal à l’aise, car nous ne savons pas à quelle partie de notre personnalité nous allons faire référence.

Nous avons beaucoup de difficultés à accepter et à comprendre les expériences difficiles que nous vivons, car nous ne connaissons pas notre vraie identité. Nous nous identifions à des éléments qui ne sont pas notre vrai moi. Rebazar Tarz, un grand maître spirituel disait à un chercheur : « Le corps physique n’est qu’une expression de toi-même investie d’une forme. ». Ce qu’il voulait dire, c’est que le corps physique et notre personnalité (le petit moi ou ego) ne sont pas ce que nous sommes vraiment. Notre vrai moi est l’âme, cette étincelle divine, venue dans les mondes inférieurs pour faire l’expérience de ce qu’elle est vraiment, c’est-à-dire : amour pur. Étant donné que Dieu est amour pur, moi l’âme, je suis faite à l’image de Dieu et j’existe parce que Dieu m’aime. Voilà ma vraie identité et c’est la raison pour laquelle je dois apprendre à m’aimer et à accepter les faiblesses ou défauts de la personnalité que j’ai choisie dans cette vie.

Lorsque nous prenons conscience de notre vraie identité, il est beaucoup plus facile de comprendre le pourquoi des expériences que nous vivons. Cette connaissance nous amène à réaliser que la vie (Esprit Saint) est branchée sur les besoins de l’âme que je suis et non sur les désirs de l’ego ou du mental. Souvenez-vous de la phrase que Jésus a dite : « Demandez et vous recevrez. »; il n’a pas dit : « Demandez et vous recevrez ce que vous avez demandé. ». Jésus voulait nous faire comprendre que ce seraient les demandes de l’âme divine qui seraient exaucées.

Si vous vivez une expérience difficile et que vous ne comprenez pas la ou les raisons, essayez cet exercice spirituel qu’on appelle le chant du HU (se prononce « hiou »), lequel est un chant d’amour à Dieu. Lorsque nous chantons cet ancien nom sacré de Dieu, avec notre cœur, à voix basse ou en silence, nous établissons un contact direct entre l’âme et l’Esprit Saint. Cela nous permet en même temps d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus de l’expérience pour mieux en saisir le pourquoi.

Assis ou étendu, détendez-vous, les mains en positions ouvertes, portez votre attention à votre œil spirituel situé en arrière du front, entre les sourcils, sans forcer et commencez à chanter à voix basse ou intérieurement le son HU (hiou, …ou, …ou, etc.), simplement sur l’expiration, pendant cinq à vingt minutes. Vous pouvez aussi vous servir de ce son dans des moments de stress ou de peur, en les chantant quelques fois silencieusement à l’intérieur de vous.

Pour terminer, voici un petit secret : lorsqu’on vit une expérience difficile et que l’on réussit à comprendre le pourquoi et à apprendre la leçon qui s’y rattache, ce genre d’expérience ne reviendra pas dans votre vie, car on n’en a plus besoin.

Les troubles paniques

Angoisse – Agoraphobie – Anxiété – Crise panique

Lorsqu’un trouble panique se présente dans notre vie, nous avons l’impression qu’il est arrivé sans crier gare et nous nous demandons ce qui se passe et d’où cela peut-il bien venir.

En réalité, un trouble panique, c’est un signal, une alarme pour nous faire réaliser que quelque chose ne va pas à l’intérieur de soi. Inconsciemment, nous l’avons préparé de longue date, car tout ce que nous pensons, décidons, croyons, jugeons et tout ce que nous ressentons en émotions et en sentiments vont se déposer dans notre sac. Et celui-ci ne peut contenir que ce que nous avons mis dedans, ni plus ni moins.

Pour vous aider à mieux comprendre, prenons l’exemple suivant : Benoît a trois ans. Il entend sa mère dire à une voisine qu’il est un enfant exemplaire, car il ne demande jamais rien. Donc, Benoît conclut que pour être aimé, on ne doit jamais rien demander. Benoît désire certains jouets et n’ose pas le dire, il a bien trop peur de ne pas être aimé. Au primaire, il a des amis, mais il n’exprime jamais ses préférences, de peur que les autres ne veuillent plus jouer avec lui. À l’école, c’est le même scénario. Lorsque le professeur demande s’il a des questions, Benoît en a, mais a bien trop peur de déranger. Au secondaire, c’est la même histoire. Toutes ces peurs se déposent dans son sac et vont s’additionner les unes aux autres. Benoît est maintenant adulte et les choses se passent de la même façon à son travail et avec sa conjointe.

Une bonne journée, il attend en ligne à la caisse. Tout à coup, il se sent très mal, a de la difficulté à respirer, transpire abondamment. Il n’a aucune idée de ce qui lui arrive, panique et sort en courant. Maintenant, Benoît a associé caisse = panique et commence à fuir cet endroit demandant à sa conjointe d’y aller à sa place. Benoît a l’impression que le ciel lui est tombé sur la tête et n’y comprend rien.

Allons voir ce qui s’est passé. Benoît traîne avec lui son sac comme tout le monde d’ailleurs. Mais la grande question est : qu’a-t-il mis dedans? Depuis sa tendre enfance, il y dépose une multitude de besoins non satisfaits, des peurs comme celles de ne pas être aimé qui allaient s’additionner à ses autres peurs qu’il a probablement ressenties dans d’autres domaines : peur de se tromper, d’échouer un examen, de ce que les autres vont dire ou penser de lui, de blesser les autres, de ne pas être à la hauteur, de décevoir ses parents et j’en passe. On peut également y ajouter des sentiments d’abandon, de rejet, d’injustice, de honte et de culpabilité. Tout ceci crie à l’intérieur de lui pour être entendu, reconnu, contacté. Son trouble panique est un professeur qui lui chuchote à l’oreille : « Benoît, ton âme souffre, prend le temps nécessaire pour soigner ta souffrance. Aime-toi! ».

Donc, comme Benoît, nous avons accumulé tout un bagage au cours de notre vie que nous traînons dans notre sac. Chaque personne a une capacité différente de retenir et, à un moment donné, notre sac est plein.

Mais nous essayons quand même d’y ajouter d’autres peurs, d’autres besoins insatisfaits, d’autres émotions et sentiments souffrants qui viennent de notre perception non bénéfique pour nous, nous poussons, nous forçons pour en mettre encore plus. Mais assez, c’est assez. Notre sac déchire et notre corps nous envoie un message pour nous dire de prendre un temps d’arrêt pour faire le grand ménage intérieur, dans le but de prendre conscience que nous n’avons pas mis assez de joie, de paix, de relaxation, d’acceptation de soi et des autres, de pardon, etc. C’est comme si notre sac portait le nom de mal-être au lieu de bien-être. Le résultat, l’accumulation de tout ceci peut porter le nom de trouble panique pour burnout, ou maladie quelconque. Car notre corps physique nous reflète ce que nous pensons, croyons et ressentons.

Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de vivre avec un trouble panique toute notre vie. Si nous voulons aller vers un mieux-être, nous devons aller voir ce que nous avons mis dans notre sac et faire le ménage, c’est-à-dire, changer les croyances qui ne nous sont plus bénéfiques, recontacter certaines émotions ou sentiments refoulés parce que nous croyions que ça allait partir tout seul. Nous avons à devenir conscient de nos peurs et à prendre des outils pour réussir à les réduire et peut-être même à les éliminer. Nous avons à découvrir nos besoins et trouver des moyens pour « satisfaire nous-mêmes ces besoins » au lieu d’attendre que les autres le fassent pour nous. Bâtir sa sécurité à l’intérieur de soi est très important. Nous avons à cesser nos jugements envers soi et les autres. Ce vers quoi nous devons tendre est l’amour inconditionnel de soi et des autres.

Nous sommes des créateurs, nous créons continuellement par nos pensées. Nous devons entretenir des pensées créatrices de foi et de paix. Nous pouvons apprendre à mettre dans notre sac des attitudes et des perceptions qui nous conduiront vers le bonheur. Pour ce faire, nous avons à acquérir des outils de différentes façons, soit en prenant des ateliers de cheminement personnel ou par des lectures qui nous aident à apprendre à nous connaître et qui nous énergisent. Certaines personnes auront peut-être besoin de l’aide d’un professionnel. Peu importe le moyen que vous utiliserez, allez-y, passez à l’action, bougez, mais de grâce faites quelque chose, car vous êtes la seule personne capable de vous aider.

Prenez soin de vos pensées, de vos émotions et sentiments, c’est-à-dire, devez conscient de ce que vous mettez dans votre sac, car on récolte ce que l’on sème. Tel est votre pouvoir.

Le droit de dire « cela suffit »

D’entrée de jeu, je dois préciser quel contexte me permet de m’exprimer sur un sujet si délicat. Le suicide assisté. Le présent texte cite des interrogations et réflexions qui meublent ma conscience depuis plusieurs années.

Depuis plus de dix-neuf ans, je partage ma vie avec une compagne nommée la sclérose en plaques (SEP). Dix-neuf ans de lecture, recherche, essais, erreurs, alimentation végétarienne, suppléments vitaminiques à la fine pointe et un cheminement spirituel vivifiant.

Bien sûr que cette compagne m’a fait voir de mauvaises périodes, et ce, à répétition. Mais, ma gloire de cette prise en charge me permet de regarder d’en haut ces épisodes de moins en moins présents. Plusieurs amis un peu « jaloux » mentionnent que je fais preuve d’une prise en charge et d’un mérite hors du commun.

Y a-t-il vraiment mérite lorsque l’on prend soin de notre enveloppe corporelle?

Faire preuve d’une détermination sans borne, n’est-ce pas l’obligation de chacun?

Aucune réglementation ne m’oblige à sauver ma peau.

Nulle réglementation ne me punit si je traite mon corps tel un égout.

Nulle sentence ne m’est accordée lorsque je laisse une personne fumer sa petite cigarette, tout en sachant qu’elle représente un risque important de devancement de la mort.

Nulle sentence légale ne m’est infligée si je remets à la société les coûts de soins de santé dus au fait que j’ai traité mon corps avec disgrâce.

Nulle disgrâce ne m’est octroyée si par le fait de ma non-prise en charge de cette santé (maladie prévisible), je prends place dans un hôpital déjà en manque d’espace.

Situation se traduisant par le fait qu’un individu aux prises avec une maladie dégénérative doit attendre son tour.

Ma non prise en charge a des conséquences importantes sur la vie d’autrui.

Difficile de comprendre que je peux saboter ma santé, voire même celle d’autrui durant des décennies et que tout cadre dans le vil langage du choix de société.

Parlons-en de cette expression « choix de société »; le seul moment au cours duquel je fais ce choix, c’est le jour d’un scrutin.

Tous les autres choix décidés par les politicologues ou lobbyistes sont la résultante d’un courant.

Je m’interroge sérieusement sur le droit que l’on m’accorde le jour d’un scrutin en tant que citoyen. J’aurais lors de ces journées le droit de participer aux choix de la destinée d’une communauté. Étrangement, cette même journée, mon droit de décider de ma propre destinée ne m’appartient plus. Un paradoxe sur lequel une réflexion doit se faire!

Peut-être serait-il bon, pour bien comprendre mon propos, de voir ou revoir le reportage intitulé « Manon », reportage réalisé par M. Benoit Dutrizac.

Une autre suggestion serait de voir le film intitulé « Mer intérieure », réalisé par Alejandro Amenabar, film qui bouscule grandement nos émotions.

Tous les jours, nous avons le droit de faire des choix de vie ou de mort sur notre petite personne. Tous les jours lorsque je suis une personne en santé, j’ai tous ces droits. Lorsque je prends mon automobile, utilise le métro, traverse un viaduc, marche sur un lac gelé, je décide de vivre ou de mourir. Je décide à ce moment de vivre puisque je trouve un sens à la vie.

Difficile de comprendre que lorsque tous ces plaisirs me sont retirés, voire inaccessibles pour raison de santé, on me retire à ce moment le droit de décider que ma route a assez duré.

Difficile de comprendre que pour donner la vie, aucune règle n’interfère, aucun talent n’est requis, aucun mandat notarié ou évaluation psychologique ne sont requis. Pourtant, c’est selon moi la décision la plus importante d’une vie. Si pour avoir droit à ces allocations familiales, je devais participer à un cours de trente heures pour bien comprendre le rôle de parent. Ne serait-ce pas digne d’une société mature?

Difficile de comprendre que pour conduire une automobile, je dois suivre un cours et réussir un examen. Pour naviguer sur un lac dans une simple chaloupe motorisée, je dois aussi avoir suivi un cours et réussir un examen! Pour prendre place dans ma profession, je dois réussir des examens!

Ne devrait-on pas renforcer le démarrage à la vie et supporter l’apaisement en fin de vie?

Les opposants au suicide assisté ou à l’accompagnement vers une autre étape que tous nous vivrons un jour ou l’autre, font-ils un choix égoïste? Pour ces gens qui considèrent que toute vie est sacrée et que la souffrance est notre laissez-passer à la prochaine étape en première classe, je dis quel droit avez-vous de me retenir? Trouvez-vous plaisir à voir souffrir?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande qu’ils me disent s’ils ont participé le 15 février 2002 à la marche (-20 C) contre la guerre en Irak. Je leur demande qu’ils m’expliquent pourquoi cette même journée il y avait foule encore plus importante au défilé de nuit (-25 C) du carnaval de Québec?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande jusqu’où sont-ils prêts à aller concrètement pour sauver les centaines de milliers de personnes qui sont aux prises avec la famine. Il serait encore plus louable d’accueillir dans ma maison un ou deux enfants aux prises avec une destinée très peu enviable.

Voici une expérience intéressante à faire et qui ne coûte rien. Déposez un globe terrestre sur le sol, prenez place debout sur une chaise. Vous remarquerez que la terre est très petite et qu’il suffit de bouger légèrement son regard et l’on se retrouve maintenant à observer une zone où la famine est omniprésente. Il suffit d’un trajet de dix heures en avion et nous sommes dans un autre monde, où des gens qui veulent vivre meurent.

Est-il plus facile de faire un petit don monétaire et le tour est joué. Je suis une bonne personne.

Colère je ressens lorsque je vois des reportages qui dénombrent des milliers de décès dus aux infections postopératoires. Décès qui frappent des gens qui veulent vivre. Étrange paradoxe que le fait de subir une intervention nous confronte à des risques évitables. Ne devrait-on pas condamner les centres hospitaliers dont les infections postopératoires dépassent la norme pour une société évoluée? La norme ne devrait-elle pas être 0?

Pourquoi serait-il interdit d’aider une personne à traverser le boulevard de la vie une dernière fois de la façon dont elle l’a exprimée?

À toutes ces personnes qui s’opposent à mon libre choix, je demande : qui vous donne ce droit? Qui vous donne le droit de dire que le formulaire intitulé « Mon mandat en cas d’inaptitude » * que j’ai complété est invalide?

Qui vous donne ce droit d’exiger qu’une personne souffre jusqu’à son dernier battement de cœur?

Un autre paradoxe de notre culture tient au fait que si j’ai un cancer dont la souffrance est inhumaine, alors à ce moment j’aurai droit à des soins qui apaiseront mes douleurs. Soins qui du même coup me mèneront à mon dernier souffle.

L’objectif de cette réflexion est de faire en sorte que les tribunaux cessent de condamner des gens qui tout simplement assistent une personne qui décide que son parcours a assez duré. Parcours qui de toute façon, s’il continuait, ne serait semé que de souffrances.

En partageant ces réflexions, je souhaite que ceux qui décident de la législation fassent l’analyse en pensant à ceux qui souffrent.

Faut-il avoir regardé une personne qui s’éteint après d’importantes souffrances pour comprendre?

Aider une personne à passer à l’autre étape dans un état d’apaisement, n’est-ce pas le plus beau des derniers cadeaux!

* Brochure réalisée par Le Curateur public du Québec et disponible en librairie.