Le bracelet astrologique, un puissant remède ayurvédique

Les métaux sont utilisés à des fins thérapeutiques depuis des millénaires selon les principes de l’ayurvéda, la médecine traditionnelle de l’Inde. Les rishis de l’Antiquité savaient que des métaux précis produisent un effet particulier sur celui qui les porte directement sur la peau ou près du corps. Cependant, un effet curatif accru a été observé dans le cas d’une combinaison de métaux. Le bracelet trimétal, alliant l’or, l’argent et le cuivre, est l’une de ces combinaisons uniques.

Le bracelet trimétal repose sur le principe de l’électro-biomagnétisme.

Visualisons notre corps comme une masse d’atomes en mouvement qui s’unissent pour former des structures de plus en plus larges : d’abord de minuscules cellules, puis des organes, et enfin le corps tout entier en tant qu’organisme complet. Quelle qu’en soit la taille, cependant, chaque structure comporte des attributs positifs, négatifs ou neutres associés au magnétisme, qui correspondent respectivement au proton, à l’électron et au neutron de l’atome. L’or, l’argent et le cuivre du bracelet trimétal correspondent également à ces attributs électromagnétiques.

L’or correspond au pôle positif d’un aimant, l’argent au pôle négatif, et le cuivre au point neutre central qui unit et sépare à la fois l’or et l’argent. Par conséquent, cette disposition particulière de métaux peut véhiculer un effet magnétique subtil, mais puissant.

Le port d’un bracelet trimétal crée un état vibratoire qui aide à produire un état d’homéostasie dans toutes les structures, larges et petites, de notre corps. L’objectif de l’ayurvéda consiste à découvrir l’amour inconditionnel, ou état de béatitude, après avoir atteint l’harmonie et l’équilibre. L’effet électro-biomagnétique que produit le bracelet trimétal aide à accélérer la prolifération des cellules de béatitude qui, selon l’ayurvéda, sont produites lorsque notre corps, notre esprit et notre âme commencent à s’harmoniser. L’état d’amour inconditionnel que nous finissons par atteindre est la raison d’être de la création du bracelet trimétal.

Lorsque nous commençons à équilibrer notre corps, notre esprit et notre âme à l’aide du bracelet trimétal, nous commençons à reconnaître l’importance de faire des choix avisés. Selon Paramahansa Yogananda, célèbre saint indien, nous devons faire ce qui doit être fait, au bon moment et pour la bonne cause. Ainsi, nous sommes plus susceptibles de créer et d’attirer des circonstances positives dans notre vie. De ce point de vue privilégié, nous somme aussi mieux équipés pour relever les défis de la vie. Nous pouvons trouver des solutions aux problèmes plutôt que d’y réagir. Nous pourrions peut-être même simultanément améliorer notre karma.

Dans Autobiographie d’un yogi, Paramahansa Yogananda illustre les propriétés protectrices des métaux relativement aux influences extérieures. « Les radiations électromagnétiques subtiles circulent continuellement dans l’univers; l’homme ignore si elles bénéficient ou maléficient le corps, et d’ailleurs n’y pourrait rien. Ce problème attira l’attention de nos rishis, qui découvrirent des combinaisons favorables de métaux. »

Notons également la diversité des effets positifs dont bénéficiera celui qui porte le bracelet trimétal. Voici quelques-uns des bienfaits attribués à chaque métal.

Or
L’or est de nature yang, et est associé au Soleil. Ses effets réchauffent et stimulent celui le porte.

Argent
L’argent est de nature yin, et est associé à la Lune. Ses effets rafraîchissent et calment celui qui le porte.

Cuivre
Le cuivre est associé à Mars. En combinaison avec l’or et l’argent, la force dynamique du cuivre unit et sépare à la fois les énergies yang et yin.

Comme l’a dit Paramahansa Yogananda : « La prière, la force de volonté, la méditation yogique, la consultation des saints, l’emploi de bracelets astrologiques permettent d’adoucir ou d’annuler les effets néfastes des mauvaises actions passées ».

Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude

Nous avons l’habitude de remercier les gens qui nous rendent service. C’est la moindre des choses. Mais il serait peut-être plus important de dire merci à ceux que nous aidons. Paradoxal, n’est-ce pas? Laissez-moi vous expliquer. Au cours d’une tournée de conférences en France, j’ai rencontré, à Aix-en-Provence, un ami du nom de Georges que je n’avais pas vu depuis des années. J’avais appris par une tierce personne qu’il venait de sortir d’une grave maladie. Aussi lui ai-je offert, sans trop savoir pourquoi, de lui faire un traitement énergétique. Aussitôt que je posai mes pouces sur son dos, Georges sentit une forte énergie sortir de mes pouces et investir chaque cellule de son corps. Comme il était déjà très réceptif à cette énergie que je laissais couler naturellement de mon âme à la sienne, il en retira naturellement tous les bienfaits en quelques minutes. Lorsque j’eus terminé, je m’attendais à recevoir un gros merci de sa part. Mais ce ne fut pas le cas. Il me regarda avec ses yeux d’ange et me dit : « Ce fut merveilleux André, et je me demande qui doit dire merci à l’autre. » Je suis resté bouche bée, me demandant quelle mouche l’avait piqué et je fis semblant d’en rire. Puis le temps a passé, et j’ai oublié l’incident. À mon retour au Québec, alors que pour une énième fois je remettais en question ma participation à ces tournées éreintantes de conférences et de stages, je reçus de mon ami Georges un courriel qui allait m’aider à y voir plus clair. Comme par hasard, j’avais passé une partie de la nuit à m’interroger : « Est-ce que je devrais arrêter de donner des conférences? Pourquoi m’entêter à vouloir expliquer des vérités toutes simples à des gens qui les reçoivent uniquement avec leur mental et qui ne semblent pas comprendre mon langage? Pourquoi ne pas me contenter de ne rien faire, d’être tout simplement, au lieu de parcourir le monde en parlant de sagesse? N’est-ce pas dans l’inaction que je pourrais évoluer le mieux? Et pourquoi ai-je tendance à m’enliser dans l’inaction aussitôt que je m’arrête pour souffler un peu? » C’était le genre d’interrogations qui me hantaient à ce moment-là…

Voici donc le message intégral que m’envoya mon Esprit par l’intermédiaire de mon bon ami Georges ce matin-là où j’étais prêt à tout lâcher : « Depuis l’époque des chevaliers du Moyen Âge jusqu’à celle des Templiers, une vieille légende retrace l’histoire du saint Graal. Ce calice aurait contenu le sang du Christ lors de la Dernière Cène. Les Frères de la lumière auraient conservé ce réceptacle afin d’abreuver les hommes qui recherchaient justement cette lumière (la fameuse quête du Graal). Le saint Graal n’a de raison d’exister que s’il remplit sa fonction : se remplir à ras bord et se vider ensuite, pour se remplir de nouveau et se vider à nouveau, et cela, ad vitam aeternam. Il en est de même pour l’homme : ce vase doit se remplir d’énergie pour qu’il puisse vivre, s’en abreuver à satiété et donner aux autres ce qu’il a reçu. Après avoir fait le vide en lui, l’homme a besoin de se remplir de nouveau et de redonner cette énergie. Et ainsi de suite…

Tout ce qui existe dans l’univers est sans cesse dans l’action, comme le ressac des vagues sur la grève. C’est un processus qui se renouvelle à chaque instant. Dès que l’homme a pris la décision de donner, il ne cesse de se renouveler. Jusqu’à ce qu’il devienne un instrument du Grand Architecte de l’univers, un nouveau Frère de la lumière. La maladie ou tout autre aspect négatif n’existe plus en lui, car il renaît à chaque instant de sa vie. Le mouvement ainsi créé chez l’humain élimine les impuretés et régénère automatiquement son corps. Les gens qui demeurent statiques, les indolents ne se fragilisent que dans l’inaction : ils meurent à petit feu. » Ce message arrivait à temps. Il me fit comprendre, entre autres choses, que le fait de cesser mes activités me mènerait à l’inaction, donc à ma perte. Mon rôle était d’abreuver ceux qui avaient soif et de me laisser ensuite remplir par le Grand Architecte, comme mon ami Georges se plaisait à appeler le Créateur.

Mais la leçon n’était pas terminée et je reçus le lendemain un second message qui venait compléter le premier : « Cher André, je n’ai été ou, plus humblement, il m’a été donné de n’être que l’étincelle qui a permis que te soit révélé ce qui était en toi mais dont tu n’avais pas conscience. Dans l’univers, les soleils s’éclairent entre eux, et dans l’infiniment petit, nous agissons exactement comme eux. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On pourrait longuement parler du saint Graal, mais tenons-nous en à l’essentiel : la quête que chacun entreprend un jour et à laquelle personne ne peut échapper, et qui consiste à s’élever vers la lumière comme l’arbre qui s’élance vers le ciel en se tournant vers le soleil. Le Dieu de notre cœur n’est-il pas justement un soleil? Je crois que le chevalier qui sommeille en nous se limiterait à ce seul et unique combat durant toute son existence. C’est probablement lui qui nous fait prendre conscience que tout, dans l’univers, obéit à cette loi : s’élancer et s’élever pour s’approcher le plus possible du soleil ou de la lumière. Il suffit d’observer les galaxies, les astéroïdes et les comètes pour comprendre quel sera notre chemin. Ne suivons-nous pas tous la même trajectoire à travers les étoiles? Seul le choix des mots fait la différence. »

Même pour le mot merci, il y a une prise de conscience à faire, car on y retrouve la notion de vide et de plein. Celui qui a reçu de l’énergie ­ j’utilise ce terme de façon générale, mais ce peut être un cadeau, un mot tendre, un sourire, un regard compatissant ­ dit merci parce qu’il avait un vide. Son manque a fait qu’il a pu recevoir. Il s’est rempli et, à cause de ce surplus d’énergie, il a eu envie de donner à son tour. Il a donné, puis s’est de nouveau vidé, créant un manque de ce qui allait de nouveau le remplir, comme la sève de l’arbre à la fin de l’automne et au début du printemps. Dès qu’il y a un peu de lumière et de chaleur, la sève remonte dans les veines de l’arbre et prépare la venue des fleurs et des fruits, qui donneront à leur tour des graines. C’est ainsi que la vie s’exprime et que l’univers nous parle : de l’inspire à l’expire, du flux au reflux. Tous des opposés, qui ne peuvent exister l’un sans l’autre, comme le bien et le mal d’ailleurs.

Il n’y a aucune vanité dans la question : « Qui doit dire merci? ». Car nous devrions tous nous remercier mutuellement. Il y a tant de choses à donner, tant de choses à recevoir. Selon moi, il faut dire merci à celui qui nous a permis de donner, car c’est grâce à lui qu’on existe en cet instant même, qu’on sert à quelque chose, qu’on accueille son acceptation et sa confiance. On s’est peut-être vidé de notre énergie pendant une fraction de seconde, mais c’est grâce à cela qu’on va se remplir à nouveau. Cette nouvelle énergie est comme l’eau fraîche que l’on va chercher au petit ruisseau qui descend de la montagne, et que l’on boit au petit matin. Après avoir lu ce message, croyez-vous encore que j’aie eu le goût de m’arrêter? Je me suis aussitôt remis à l’action.

De l’eau pour améliorer la santé

Vous buvez du jus, de la tisane, du café, du lait, des boissons gazeuses, de la bière avec l’idée que vous consommez de l’eau.  Eh bien, détrompez-vous!  Votre corps doit puiser dans sa réserve d’eau pour transformer et éliminer les nombreuses substances contenues dans votre breuvage; avec pour conséquence que vous vous retrouvez avec moins d’eau dans le corps après avoir bu votre jus qu’avant.  Le corps a besoin d’eau, de l’eau pure et simple, pour fonctionner.  Il est fait à 75 % d’eau.  Le drame, c’est que de moins en moins de gens boivent de l’eau.  Les papilles gustatives désormais habituées à des saveurs prononcées et à des goûts rehaussés n’ont plus envie d’eau… trop fade l’eau!

Il est bien connu du monde des athlètes que le corps manifestera des signes de déshydratation bien avant que la soif ne se fasse sentir.  Les conséquences de la déshydratation vont se manifester par toutes sortes de « symptômes » (hernie hiatale, ulcère d’estomac, arthrite, allergies, maladie d’Alzheimer) étiquetés comme « maladies ».  C’est ce que je découvre, ahurie, à la lecture du livre du Dr E. Batmanghelidj Yours Body’s manu Cries for Water.

De l’eau, juste de l’eau, se pourrait-il qu’une bonne ration d’eau par jour puisse régler vos problèmes de santé?  Courez chercher le livre et faites-en l’expérience.  Vous aurez tout le loisir d’en parler à votre médecin à votre prochaine visite, il sera sans doute sceptique, mais vous aurez déjà commencé à bénéficier des bienfaits considérables qu’une bonne ration d’eau par jour peut vous offrir.

Un espace pour le thé

Le thé a depuis toujours été associé à un temps d’arrêt, à un moment de tranquillité. Pour toutes les cultures l’ayant adopté dans leur mode de vie au quotidien, de la Chine ancienne jusqu’à notre époque, ce breuvage a su inspirer la paix et la quiétude. Ces différents rituels en témoignent parfaitement. Qu’il soit dégusté seul, en tête-à-tête avec soi-même dans un état d’introspection et de méditation, ou partagé avec nos proches et invités, le thé est porteur de conscience, d’éveil, de calme. Dans notre monde moderne où tout semble aller si vite, où la stimulation technologique est partout, le simple geste millénaire de poser nos lèvres sur une tasse de thé bien préparé nous offre la chance de reprendre contact avec « l’ici et maintenant ».

Lorsque nous entrons dans une maison de thé traditionnelle, qu’elle soit en Asie ou ailleurs, une ambiance sereine et inspirante est généralement palpable dès les premiers instants après avoir passé le seuil de la porte. Les arômes flottant dans l’air, le bruit délicat de la porcelaine tintant dans l’atmosphère feutré, la musique douce qui berce tous les gestes et la gentillesse des « gens du thé ». On peut alors avoir l’impression d’être plongé dans un autre monde où nos soucis ont été laissés derrière. Un peu comme dans un sanctuaire, rien ne semble pouvoir nous atteindre. Déguster un thé dans un endroit paisible nous ramène à l’essentiel, jusqu’à goûter l’éternité de chaque instant se cachant au fond de notre tasse…

À défaut de chapelle pour se réfugier ou du moins de petit autel pour se recueillir, de plus en plus de personnes créent à la maison un espace consacré au calme et à la méditation. Dans la même veine, de nombreux amateurs aménageront leur propre « coin de thé » dans leur maison ou appartement, un endroit parfait pour savourer tranquillement leurs infusions préférées dans un état d’esprit de détente et de tranquillité. Définir un espace pour déguster le thé nous permettra d’en apprécier plus finement les nuances et les subtilités en plus de ses effets bienfaisants. Cet endroit peut également s’associer au coin lecture ou musique que nous avons peut-être déjà, ces activités étant tout à fait compatibles à la dégustation.

Pour aménager un tel espace, on peut s’inspirer de principes que l’on associe habituellement au thé : harmonie, respect, pureté, tranquillité. On pourra également garder à l’esprit que pour les taoïstes, la préparation du thé comprend les cinq éléments : métal, bois, eau, feu, terre. Quelques plantes vertes, une orchidée ou un sobre arrangement de fleurs, une fenêtre ou une source de lumière tamisée, une belle calligraphie ou une peinture, de la musique douce comme celle de la harpe guqin ou de la flûte japonaise shukuhachi par exemple, une table basse et des coussins, un encens délicat, sont tous des éléments pouvant donner au décor une ambiance paisible se conjuguant bien au thé. En ce qui a trait au matériel d’infusion, de beaux objets du thé que vous aimez feront parfaitement l’affaire à moins qu’en amateur chevronné vous ne vous adonniez à des techniques traditionnelles plus poussées. Dans tous les cas, la beauté et l’agencement des instruments d’infusion rajoutera au précieux de notre salle de thé.

Plusieurs personnes croient malheureusement que la préparation correcte du thé nécessite forcément un rituel. Bien qu’un grand nombre de cultures aient lié une méthode particulière et spirituelle autour de sa préparation, – on pense, entre autres au bouddhisme zen et à la cérémonie du thé japonaise, à l’art chinois du gong fu cha puisant son inspiration dans le taoïsme, au rituel du thé à la menthe en Afrique du Nord ou au thé de quatre heures des Anglais où le partage tient la place principale –, il n’en demeure pas moins que l’art de préparer le thé à la maison peut prendre des allures toutes simples. Il ne faut surtout pas se sentir limité par notre manque de connaissances ou de pratique. Et d’ailleurs, rien ne nous empêche de créer notre propre rituel. Tout ce qui est nécessaire sera la pleine conscience et un esprit du sacré, nous plongeant ainsi totalement dans l’acte de préparer et déguster le thé. Peu importe la technique, peu importe le résultat, le thé sera apprécié avec le cœur, apprécié tel qu’il est. C’est l’essentiel de la voie du thé, le Cha Dao. Pour le zen, c’est le plus bel enseignement que puisse nous offrir le thé : « Ce qui est, est comme il est. »

Le thé a la capacité de nous calmer lorsque nous sommes agités et nous tonifier lorsque nous sommes accablés. En plus de nous servir de refuge lorsque les temps sont difficiles, une pièce consacrée au thé peut nous permettre de retrouver notre centre et nous inspirer. En souhaitant vous avoir donné l’envie de créer chez-vous un havre de paix où le thé éclairera votre quotidien par ses saveurs, arômes et vitalité!

Les bienfaits de la lenteur

Si nous retrouvions le temps de vivre? Si nous avions l’audace de ne pas adhérer au culte de la haute vitesse de notre société? Il est étonnant, ce culte : comme si en vivant deux fois plus vite, nous pouvions jouir deux fois plus de la vie… Notre sagesse profonde sait que la vie ne devient pas plus riche lorsque nous multiplions les activités. Pourtant, nous nous laissons facilement entraîner dans un tourbillon d’accélération qui nous fait perdre jusqu’au sens de notre existence.

L’impression désagréable que la vie accélère découle de l’expérience que le temps file à toute allure sans avoir de direction. C’est que le temps vécu de nos vies nous apparaît maintenant dispersé et semble manquer de ce rythme qui procure l’ordre. Nous perdons peu à peu les clés magiques de la synchronicité, cette sensation d’être à la bonne place au bon moment. Tout va si vite que nous ne pouvons faire l’expérience de la durée, car rien ne comporte de temps. Nous vivons dans une société de l’immédiateté : prêt à manger, textos, courriels, Internet… Qu’est-il donc advenu de notre humanité dans notre rapport au temps?

C’est qu’au fil des siècles, nous avons réussi à découper le temps en unités de plus en plus petites : du cadran solaire au calendrier, de l’horloge mécanique à la montre digitale. La vie active en haute vitesse a progressivement trouvé le consensus dans notre inconscient collectif. Nous en sommes venus à accorder une valeur absolue à la productivité au travail ainsi que dans l’organisation bien minutée de nos loisirs. Et ainsi s’en sont allés notre capacité à nous attarder, à flâner, à contempler et surtout à tisser le sens de notre existence. Vivre en accéléré vole à l’humain sa capacité innée de plénitude, car le sens et l’essence des choses ne se révèlent que dans la lenteur. Lorsque les images du film de notre vie se succèdent à une vitesse folle, leur signification demeure cachée.

Nous sommes nombreux à la recherche du temps : du temps qui ignore la montre, de celui qui flâne et s’étire en longueur alors que nous entrons dans un temps intérieur. Il est évident que nous avons soif de lenteur lorsque nous cherchons à honorer nos connexions à la profondeur de soi, à l’authenticité avec l’autre et à notre appartenance à l’Univers. La haute vitesse et son impérative immédiateté tentent en fait d’éliminer ce temps qui se trouve entre, qui va vers. Cherchant ainsi à gagner du temps, nous le perdons en fait, car nous sommes privés de la riche signification qui se trouve dans l’intervalle, dans les moments de transition, dans les espaces entre les choses. Ce temps de patience et d’errance est celui qui permet à la vie de retrouver sa pleine respiration et d’ouvrir la perception qui en tisse le sens.

Faire l’éloge de la lenteur, c’est aussi découvrir ce qui se passe sur le plan organique lorsque nous ralentissons. À prime abord, nous changeons de plan physiologique. La rapidité met notre corps en mode pratique, entièrement orienté vers la tâche. Ralentir permet à notre attention de se déplacer du but à atteindre pour retourner à l’instant présent. Induit non pas par la volonté, mais plutôt par l’émotion, l’instant présent nous amène à ressentir et ouvre la porte à une perception augmentée de la réalité. Intégrés à notre ressenti, nos gestes se remplissent alors de sens.

Ce qui est souhaitable n’est-il pas de danser avec le rythme naturel de notre propre vie? En incluant dans notre quotidien des activités de rallentando (méditation, yoga, tricot, randonnée, jardinage, etc.), nous rétablissons un équilibre. En prenant soin de notre relation personnelle avec le temps, nous retrouvons le choix de faire tout à la bonne vitesse. Et alors ce doux temps de vivre nous attend à bras grands ouverts.

10 bienfaits de l’artisanat

Non seulement l’artisanat se veut divertissant, mais la science a prouvé qu’il est bon pour la santé. En faisant régulièrement des travaux manuels, vous pourrez surmonter certains problèmes, comme la dépression, l’anxiété ou l’hypertension artérielle. Mais quels sont donc les bienfaits de l’artisanat?

  • Méditation
    La méditation est basée sur des mouvements, des postures ou la respiration. En faisant du tricot, du crochet ou en cuisinant, vous suivez un flux rythmé de mouvements qui vous aide à sortir de l’agitation de la vie quotidienne. Après une séance de travaux manuels, vous vous sentirez plus détendu.
    • Stimulation du mental
      Dans le processus de fabrication, vous construisez non seulement de belles choses, mais, du coup, vous entraînez votre cerveau. L’habileté et la coordination sont des exercices très bénéfiques pour le cerveau. Ils peuvent même aider à réduire de moitié les troubles cognitifs.
      • Amélioration de la concentration
        Quand vous travaillez à un projet, vous devez vous concentrer pleinement pour obtenir le résultat souhaité. Sachant qu’une seule erreur pourrait vous obliger à tout recommencer, vous concentrez toute votre attention sur votre ouvrage. À long terme, cela améliore votre capacité à vous concentrer.
    • Sentiment d’accomplissement
      Vous ressentirez tous les bienfaits de l’artisanat cités précédemment pendant que vous serez à l’ouvrage. Une fois que vous aurez terminé et que vous aurez votre produit final devant vous, vous aurez un sentiment d’accomplissement inégalé. La fierté ressentie à ce moment aide à construire l’estime de soi.
    • Nouvelles connaissances
      Rien de tel que la connexion soci­ale pour vous rendre plus heureux. Les activités en groupe vous permet­tront de rencontrer de nouvelles personnes toutes aussi créatives les unes que les autres. Ainsi, ces rencontres créeront de nouvelles occasions d’apprentissage où vous pourrez, à votre tour, enseigner ce que vous savez. Vous vous sentirez alors apprécié.
    • Patience et persévérance
      À vos débuts, vous ferez sans doute quelques erreurs les premières fois. Même si elles peuvent vous frustrer, elles vous enseignent la patience et la persévérance. L’artisanat vous donne une leçon de vie très importante : ne pas abandonner.
    • Amélioration de la mémoire
      Les travaux d’artisanat vous aident à apprendre de vos erreurs. Si vous ne vous y prenez pas de la bonne manière la première fois, vous vous souviendrez de ne plus refaire la même erreur. Votre mémoire s’en trouve donc enrichie.
    • Réduction de l’hypertension artérielle
      Après une longue journée stressante, vous pouvez vaquer à votre activité préférée. Dès que vous commencerez à faire du crochet, de la couture, du tricot ou d’autres travaux manuels, vous vous sentirez automatiquement plus calme et détendu. Votre cœur ne s’en portera que mieux.
    • Découverte de soi
      En acceptant le défi de vous mettre à la couture, par exemple, vous vous donnez l’occasion de savoir de quoi vous êtes capable. En effet, le seul moyen de connaître vos capacités est d’essayer, de vous surpasser pour atteindre votre objectif. C’est pourquoi les travaux manuels nous aident à mieux nous connaître.
  • Meilleure personne
    L’artisanat vous apporte du bonheur, stimule votre créativité et donne un sens à votre vie. Et puisque vous êtes heureux, détendu et que vous vous sentez bien lorsque vous créez, vous devenez plus généreux et plus gentil avec les autres.

Maintenant que vous savez que l’artisanat ne peut que vous faire du bien, vous pouvez vous lancer. Peu importe la raison qui vous motive au début, vous découvrirez bien assez tôt les nombreux bienfaits des travaux manuels.

Former les futurs citoyens

« Si tous les enfants du monde faisaient de la philosophie dès le primaire, on changerait le monde en une génération! »

Voilà ce que pense Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, auteur d’une quarantaine d’ouvrages et cofondateur de la Fondation SEVE, en France.

Selon lui, développer des ateliers philosophiques et de pratique de l’attention, c’est contribuer à mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des êtres conscients, actifs et respectueux du vivant. Enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à raisonner par et pour eux-mêmes, à gérer leurs émotions et à faire preuve d’empathie et d’ouverture leur permettrait donc d’être de meilleurs citoyens adultes.

Saviez-vous qu’au Québec, cela fait plus de 30 ans que l’on mène diverses expériences philosophiques avec les enfants? Le philosophe Lenoir s’est d’ailleurs inspiré du programme d’enseignement de Michel Sasseville, directeur du programme de la philosophie pour les enfants à la Faculté de philosopie de l’Université Laval, lors de la création de sa Fondation SEVE qui vise à former des animateurs d’ateliers philosophiques pour les enfants.

Puisque nous sommes des êtres pensants et conscients que nous pensons, pourquoi ne pas aborder cette importante dimension de notre expérience à l’école? Le traitement de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté, la prévention de la violence, la prévention de la radicalisation… tout cela est évidemment important, mais à la base de ces initiatives se trouve une expérience d’autant plus importante : celle de penser.

En amenant les enfants à réfléchir, à dialoguer, à développer leurs arguments et à s’opposer de façon non violente, Lenoir et d’autres adeptes de la philosophie pour enfants espèrent que « nos » enfants en tireront des leçons pour être mieux outillés dans leur vie de citoyens adultes. L’actualité récente liée aux attentats et à la montée du radicalisme montre à quel point développer à la fois l’esprit critique et le vivre ensemble constituent un enjeu pour nos sociétés.

L’un des axes fondamentaux de la philosophie pour les enfants est de les aider à construire leur pensée, à savoir accueillir leurs émotions, à acquérir un esprit critique, à respecter l’autre dans sa différence, à faire preuve d’empathie afin de devenir des citoyens confiants, actifs et responsables.

Nous souhaitons sensibiliser la population aux bienfaits de la pratique de la philosophie et de la pratique de l’attention auprès des enfants et de multiplier les occasions données aux enfants de l’exercer.

Offrir à un enfant l’occasion de participer à un atelier de philosophie, c’est lui donner la parole afin qu’il puisse exprimer ce qu’il pense sur divers sujets. C’est l’inciter à prendre conscience de ce qu’il pense et l’aider à réfléchir sur les moyens qu’il prend pour soutenir ses pensées afin qu’elles deviennent de plus en plus critiques, créatives et attentives.

Selon l’Association Québécoise de Philosophie pour Enfants, plusieurs recherches indiquent que les ateliers de philosophie offerts aux enfants, que ce soit à l’école primaire ou secondaire, sont des outils puissants qui préparent les élèves à la vie en développant leur estime, leur pensée critique et leur pensée créative. On doit toutefois constater que, même si cela fait plus de 30 ans qu’on s’intéresse à la question, la philosophie auprès des enfants demeure une pratique trop marginale au Québec.

« Tout ce qu’un enfant apprend, découvre petit, le marque pour toute sa vie. Et ce qui aide le plus à grandir en conscience, c’est la philosophie, car elle permet de réfléchir, de ne pas être pris par ses aprioris [sic], ses croyances, ses préjugés et elle nous apprend à discuter. »

Frédéric Lenoir

Le plaisir de donner

Maintenant que le temps des Fêtes est à nos portes, les retrouvailles en famille et entre amis se multiplient. Les gens se regroupent et célèbrent une période de l’année propice au cocooning, au partage et au don. Les enfants des uns se mélangent aux enfants des autres, leurs cris et leurs rires se répercutent dans toute la maison pendant que les parents discutent calmement auprès du feu. Dans cette douce cacophonie, alors que la visite reste pour la nuit et qu’on trouve de l’espace pour tout le monde dans la maison, on réalise que le plaisir de se retrouver et de donner est au cœur de ces rencontres. Pourtant, que signifie réellement le don, et quels plaisirs pouvons-nous en retirer?

Donner… les bienfaits pour les autres et pour soi
Dans l’histoire de l’humanité, le concept de don est assez ancien. Il se retrouve dans plusieurs traditions religieuses et humanistes, par exemple par le biais de la charité et de l’obligation morale d’aider son prochain. Le don, qui se traduit par un principe spirituel, pousse les gens à partager avec les autres ce qu’ils aimeraient eux-mêmes recevoir. Donner est un acte qui nous ouvre à l’autre, sans compter que le don et le partage sont des façons de « reconnecter » avec ceux qu’on aime.

Donner fait du bien : c’est la conclusion de nombreuses études scientifiques. Et non seulement donner fait du bien, mais il a des bienfaits tant pour les autres que pour soi. D’abord, donner fait ressentir des émotions positives supérieures aux émotions vécues lorsqu’on dépense pour des biens personnels. Donner fait aimer sa vie et augmente de façon durable le sentiment de bien-être, tout en procurant une sensation générale d’apaisement. On sait également que donner renforce l’estime de soi, fait diminuer le stress et les risques d’accidents cardio-vasculaires, sans compter que, pour certains, donner les aide à se sentir plus riches. D’ailleurs, peu d’activités humaines simples ont autant d’impact sur le sentiment de bonheur.

Que donner?
Les individus tirent de la satisfaction personnelle dans l’acte de donner, et pendant le temps des Fêtes, plusieurs tentent de trouver le cadeau parfait pour ceux qu’ils aiment. Ce désir de faire plaisir va même les pousser à effectuer le petit détour qui leur permettra de mettre la main sur la trouvaille du siècle. D’autres, par contre, s’inquiètent de ne pas savoir quoi offrir, tandis que certains s’attristent de ne pas avoir les moyens d’acheter un petit quelque chose. Pourtant, donner ne se résume pas aux cadeaux offerts et aux achats de biens matériels. Donner et le plaisir de donner s’inscrivent plutôt dans une rencontre qui nous pousse à aller vers l’autre, et cela, sans qu’il ne soit nécessaire de débourser un sou!

Le partage de la joie de l’autre est l’un des trésors de la vie. Voir un sourire se dessiner sur le visage de l’autre dans le simple fait de vivre ensemble un moment de bonheur surpasse, de fait, tous les biens matériels. Ainsi, donner de son temps et de sa présence reste de loin le plus beau des cadeaux. Rendre visite à nos parents, jouer à l’extérieur avec les enfants, partager un repas entre amis, offrir un massage à l’être aimé, aller marcher en pleine nature avec un voisin, fabriquer de ses propres mains un foulard pour notre collègue, apporter une soupe à des nouveaux parents fatigués, les idées ne manquent pas lorsque vient le temps de donner.

Dans le tourbillon que peut rapidement devenir le temps des Fêtes, gardons à l’esprit que l’acte de donner va bien au-delà de l’achat de cadeaux. Être présents aux autres, les envelopper de notre amour et savoir les écouter restent la meilleure façon de toucher leur cœur et de leur dire que nous sommes là.

Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

Ne rien faire… un luxe à s’offrir

Est-il encore possible, dans notre société nord-américaine, de s’arrêter de faire? Je vous invite à penser à vos week-ends, à vos journées de congé, à vos vacances. Que faites-vous pendant ces moments précieux qui devraient servir à recharger vos batteries? Si vous êtes comme moi et comme beaucoup de gens qui m’entourent, vous vous apercevrez qu’il y a toujours quelque chose à faire. Que ce soit par obligation, par choix ou par automatisme, il est très rare qu’on prenne le temps de s’arrêter complètement.

Le week-end arrive, et nous en profitons pour faire du ménage, du lavage et pour préparer les repas de la semaine. S’il nous reste un peu de temps ou si on se donne la permission de prendre un congé un peu plus long, alors on se détendra en lisant un livre, en regardant un film, en écoutant la radio, en faisant de l’exercice. Bref, en s’occupant. Parce qu’on a l’impression que ne rien faire, c’est plate!

Même quand notre corps nous envoie des messages (qu’on choisit d’ignorer) et qu’on se retrouve malade, il reste difficile pour certains de s’arrêter ou de simplement ralentir le rythme. Si on est obligé de ne rien faire, alors l’inaction nous pèse. On se sent inutile, parfois même coupable. Ne rien faire est devenu un luxe qu’on ne s’offre plus.

La raison reste propre à chacun, mais il est clair que toutes les raisons sont bonnes pour ne pas s’arrêter. L’adage « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » illustre bien ce que la société pense de ceux qui, comme moi, aiment bien flâner au lit en ne faisant rien le matin. Le temps reste une autre contrainte populaire. Quand on sait que la majorité des gens n’ont pas assez de temps dans une journée pour faire tout ce qu’ils voudraient faire, comment envisager de prendre du temps pour ne rien faire? Ensuite viennent les peurs que l’idée de s’arrêter suscite : peur de passer pour un égoïste en prenant du temps pour soi, peur de s’ennuyer à ne rien faire, peur du silence, de la solitude, du vide, peur de soi, de son discours intérieur… Il y a autant de peurs qu’il y a de gens.

Mais la vraie question ici est pourquoi devrions-nous décider de ne rien faire?

Ma réponse est simple : pour pouvoir se retrouver, pour être capable de se reconnecter à son essence. Trop souvent, nous nous retrouvons aspirés dans le tourbillon qu’est notre vie mouvementée et saturée de notre environnement extérieur. Il est facile de devenir désorienté et de perdre de vue ses points de repère. S’arrêter devient un outil pour nous permettre de remettre le compteur à zéro. Je vois toujours la différence chez une personne avant et après qu’elle ait pris le temps nécessaire pour s’arrêter. Quelqu’un qui s’est donné le droit de ne rien faire pendant une journée, un week-end ou une semaine dégagera un calme paisible. Un sentiment de paix intérieure irradiera de son être, et on pourra lire un bonheur tranquille dans ses yeux. Cette sérénité vient du fait qu’elle a réussi à s’entendre et à s’accueillir. Une harmonie s’est créée entre son mental, son cœur et son corps. Imaginez l’énergie physique, psychologique et émotionnelle dont cette personne dispose désormais!

Alors, maintenant que vous connaissez les bienfaits de ne rien faire, il ne vous reste qu’à le mettre en pratique. Trouvez-vous des lieux, des moments, sortez de votre routine et, surtout, donnez-vous le droit de ne rien faire.