Le toucher

Le « toucher ». À lui seul, ce mot est évocateur. Instantané.

Le Toucher… ment, il me connecte à mon monde intérieur, à mon rapport à autrui et à mon corps dans l’immensité de son besoin de contact physique, mais aussi dans son appréhension de ce même contact. Le toucher n’est jamais neutre. Il provoque souvent en nous une décharge émotionnelle puissante tout en nous donnant accès, inconsciemment, à une banque de données et d’informations dans laquelle sont stockés émotions, défenses, refoulements, plaisirs, souvenirs…; les traces indélébiles de notre histoire. Mais au-delà des souvenirs parfois souffrants liés au toucher, il est un besoin de l’être humain, de la naissance jusqu’en fin de vie.

Le toucher est partout. Nous palpons, manipulons, entrons en contact par le toucher avec les êtres vivants, les éléments et les objets. Le toucher est l’un de nos cinq sens indispensables à notre survie, un système d’alarme naturel qui nous permet d’estimer la dangerosité de l’environnement. Par le toucher, nous arrivons à déterminer la texture, la consistance et la température. Toucher est une nécessité capitale au même titre que se nourrir, respirer, boire, dormir. Et c’est par notre peau, grâce au toucher, que nous ressentons, aimons, détestons. L’être humain est un être de relation. Être touché est un besoin essentiel et existentiel pour le bien-être, la santé et la survie même. Le toucher est un besoin, pour soi et pour l’autre. Toucher et être touché. Offrir et recevoir des câlins, prendre une main, toucher une épaule sont autant de démonstrations qu’il fait bon recevoir et donner.

Lire sur le toucher et parler du toucher a fait naître en moi de nombreuses émotions. J’ai été confrontée à mon corps, à mon besoin de toucher et d’être touchée. J’ai découvert de façon encore plus significative mes résistances, mes blocages, avec comme conséquence un toucher parfois moins généreux dans l’intimité et mon accueil de l’autre souvent brimé à cause de mes blessures et de mes souffrances. Si derrière le mot « toucher » se cachent les mots émotion, ressenti, lâcher-prise, s’y cachent également les mots méfiance, ressentiment, retenue.

Pour chacun de nous, notre corps porte en lui des mémoires douces et douloureuses. Au fil de mes recherches, j’ai eu le grand bonheur de découvrir Christian Hiéronimus. Il a écrit plusieurs livres, notamment Le toucher, un art de la relation et La sensualité du toucher que je me suis procurés. On dit de lui qu’il est un poète du massage, un homme de cœur, de douceur et de tendresse et qu’il a les mots du chercheur spirituel. C’est aussi mon impression. Ses écrits sont un pur délice du début jusqu’à la fin. Lire ses livres, c’est se réconcilier avec la partie blessée de nous-mêmes, c’est comprendre les zones négligées de nos corps et vouloir s’offrir le toucher qui touche, sortir de l’anesthésie sensorielle pour apprendre ou réapprendre à percevoir avec nos mains, notre corps, notre peau tout entière.

Et puis la douleur physique, quand on est écorché vif, ça aussi fait partie du toucher, et c’est ce qui m’est arrivé le 6 septembre dernier, jour du mariage d’une de mes sœurs. Arrive le moment du lancer du bouquet de la mariée. Nous sommes quelques femmes derrière elle, enthousiastes et prêtes à emboîter le pas ou courir. Si vous avez vu le film Forrest Gump, vous vous rappelez sûrement de cette scène où Forrest se met à courir en entendant Jenny lui crier : « Run, Forrest, Run! » C’est ce que j’ai fait, j’ai couru. J’ai couru, j’ai trébuché et j’ai touché le sol brutalement. Dans ce cas-ci, je n’ai pas « touché du bois », j’ai plutôt été « piquée au vif » par l’asphalte rugueuse et granuleuse. Les plaies aux paumes des mains ont nécessité des bandages, réduisant ma poigne sur les objets, entraînant frustration. Oui, nul doute, la thématique du toucher se voulait présente.

Et puis, il m’aura fallu cette douleur pour me reconnecter à mon corps, car oui, il arrive que nous en soyons déconnectés, tout autant que lorsque nous touchons les objets; il arrive que nous soyons déconnectés et que notre toucher soit mécanique. En ce moment, vous tenez la revue entre vos mains; prenez conscience de la sensation de votre peau en contact avec le papier, de la température du papier et de sa texture. Est-ce agréable ou désagréable? Parce que je vous y ai invité, vous passez d’un mode mécanique à un mode conscient. Intéressant, n’est-ce pas? Une autre raison de dire que le toucher n’est jamais neutre.

Arrive le moment de vous souhaiter une lecture inspirante pour cette édition spéciale sur le toucher. Les auteurs-collaborateurs y ont mis leur touche personnelle et leur cœur. Puissiez-vous être touchés….

Le Watsu : l’art du toucher aquatique

Imaginez-vous être dans l’eau chaude, flotter en étant complètement soutenu… devenir le mouvement, partir loin au fond de soi, comme dans un retour aux sources de la vie…

Encore méconnu, bien qu’inventé dans les années 80 par l’Américain Harold Dull dans la source thermale de Harbin en Californie, le WATSU est la technique du shiatsu adaptée pour l’eau chaude, d’où son nom Wat(er Shiat)su qui se prononce « ouatsou ».

Cette technique a pour but un rééquilibrage énergétique puissant et permet d’accéder à une relaxation et un bien-être profonds. Elle peut également augmenter les bienfaits d’une thérapie ou accélérer la guérison d’un traumatisme.

Pratiqué dans un bassin d’eau chauffée à 36°C, donc proche de la température corporelle, le Watsu est une combinaison de mouvements doux, de bercements, d’étirements et de pressions sur les points d’acupuncture, comme dans le shiatsu.

Telle une algue en apesanteur, le corps flotte dans une eau délicieusement chaude. Dans l’eau, la colonne vertébrale est déchargée du poids corporel et peut être mobilisée d’une manière qu’il n’est pratiquement pas possible d’accomplir sur le sol.

Les séances se reçoivent en maillot de bain. Pendant que vous flottez grâce aux flotteurs placés aux cuisses et aux mollets, le praticien vous soutient au niveau de la nuque et du bassin. Une relation de confiance s’établit entre la personne massée, l’eau et le praticien. Vous êtes bercé, étiré, massé, vos yeux sont fermés, votre nez et votre bouche restent hors de l’eau, vos oreilles sont immergées.

Une fois que le praticien sent que la détente est complète et que le tonus musculaire baisse, il exerce des points de pression le long du dos, des omoplates vers le sacrum, ainsi qu’à l’arrière des jambes. Puis il étire les aponévroses, c’est-à- dire les structures fibreuses qui entourent les muscles.

Il se peut aussi que le lâcher-prise engendré par cette pratique fasse ressurgir des émotions enfouies, permettant l’introspection, car le Watsu, c’est une invitation à la rencontre de soi.

« C’est une thérapie émotionnelle du lien qui a le potentiel de permettre le relâchement de vieilles mémoires ou de traumatismes anciens qui refont surface et de guérir de profondes blessures de séparation. » (Georges Künzler, praticien et enseignant en Watsu.)

Le Watsu, c’est aussi un retour dans un monde liquide et chaud, un rappel à des mémoires prénatales; la connexion entre l’eau et l’origine de la vie étant incontestable.

Durant une heure et dans le silence, vous êtes porté dans l’eau dans une véritable danse aquatique qui vous conduira à la détente, à l’apaisement, à une paix intérieure. Bercé en ape­san­teur, vous entrez dans un état de relaxation et de détente totale et profonde.

Le Watsu touche la personne à tous les niveaux de son être grâce aux effets bénéfiques de l’eau chaude. Accompagné par le praticien, c’est un dialogue non verbal essentiellement plein d’attention, d’émotion, de douceur.

On dit également du Watsu qu’il apprend à mieux accepter son corps et qu’il harmonise le flux de l’énergie vitale Chi.

Le contact avec l’eau chaude et la liberté des mouvements, fait de ce massage l’un des plus relaxants parmi tous les massages existants.

Pourtant pratiqué dans le monde entier, le Watsu est peu connu au Québec et il n’existe qu’un seul endroit où vous pouvez l’expéri­menter : au SPA Eastman, dans les Cantons-de-l’Est. Alors, profitez de l’été pour vous y rendre!

Être touché est un besoin de l’être humain et le Watsu répond à ce besoin. À chaque fois que je tape « Watsu » sur Google, j’ai envie d’y être… je suis attendrie, conquise et émue. Watsu, le mot, déjà, est doux et glisse comme une caresse de l’eau sur la peau.

Le pouvoir bénéfique des ions négatifs

L’atmosphère contient des ions, c’est-à-dire de fines particules électrisées; les unes sont chargées d’électricité positive, les autres d’électricité négative. On serait porté à croire que les ions positifs sont positifs et que les ions négatifs sont négatifs. N’en croyez rien, le terme est trompeur! Les ions négatifs sont positifs; ils nous sont très positifs.

Les ions négatifs chargés d’oxygène sont indispensables à notre bien-être et ils améliorent notre qualité de vie en maintenant des niveaux élevés d’énergie et un état d’esprit positif. Aussi, ils permettent d’améliorer les situations d’anxiété, de stress, de perte de concentration et de mémoire.

Quant aux ions positifs, ils détruisent les ions négatifs, sont nocifs, et sont issus principalement de la pollution et des champs électromagnétiques qui nous intoxiquent.

D’ailleurs, certaines circonstances favorisent la production d’ions positifs : la pollution, le temps orageux jusqu’à ce que l’orage éclate, l’usage d’appareils électriques, les ordinateurs et imprimantes, l’éclairage fluorescent, les lignes à haute tension, le WiFi, l’air conditionné, les frottements de tissus synthétiques, la pleine lune, pour n’en nommer que quelques-unes.

Yves Guin, ingénieur en électroni­que physique, nous apprend que les écrans de nos téléviseurs et ordinateurs envoient des ions positifs en très grande quantité; on mesure 5 000 à 10 000 ions positifs/cm3, à un mètre de l’écran.

Ions négatifs, où faire le plein?
Au pied d’une cascade : 50 000 ions négatifs/cm3; en montagne et en moyenne altitude : 8 000; au bord de la mer : 4 000; en forêt : 3 000; après un orage : 2 000 à 5 000; lors d’une promenade à la campagne : 1 200.

Par comparaison, et de façon appro­ximative, cette concentration chute drastiquement à + ou – 200 ions négatifs par cm3 en ville, 150 à 200 à l’intérieur de nos logements, 100 à 150 dans une chambre à cou­cher non aérée pendant la nuit, 50 dans un bureau fermé, au travail, et 15 dans une voiture. Cette baisse de concentration d’ions négatifs entraîne fatigue, manque de con­cen­tration, irritabilité, somnolence, migraines…

« L’idéal serait qu’il y ait par cm3 au minimum 1 500 à 2 000 ions négatifs, et moins d’ions positifs », explique le Dr Hervé Robert, médecin nutritionniste.

Puisqu’en général nous passons beaucoup plus de temps à l’intérieur qu’à l’extérieur, nous sommes « sous-alimentés » en ions négatifs. Une solution s’offre à nous pour enrichir l’air de nos bureaux de travail et de nos maisons : un ioniseur. C’est un appareil qui recharge l’air en ions négatifs et rend donc l’air plus sain. Un ionisateur ne produit pas d’ions à proprement parler, mais propulse des électrons vers l’oxygène contenu dans l’air, lequel se fait transformer en ions négatifs.

Les ions négativement chargés s’attachent aux contaminants et allergènes, lesquels sont positivement chargés. Les particules formées deviennent trop lourdes pour rester dans l’air et tombent au sol, hors de l’air que nous respirons.

« Les lampes de cristaux de sel de l’Himalaya ont la propriété de générer des ions négatifs et d’assainir l’air », écrit Jacques Largeaud. Géobiologue, dans son livre : Géobiologie de l’habitat et géobiologie sacré.

En terminant, sachez qu’une bonne façon d’obtenir une dose d’ions négatifs au quotidien, c’est de prendre une douche!

Le vent dans les voiles…

Si l’année 2013 en a été une d’exploration dans la mise en place de projets et de services virtuels sur le Web pour étendre le rayonnement de la revue Cheminement, l’année 2014 en est une de repositionnement. Pourquoi repositionnement? Pour revenir à la richesse de l’information, à la force du partage et à notre intention toujours présente depuis 17 ans de produire une revue régionale de qualité offerte gratuitement. Dans le cadre de ce repositionnement, nous avons peaufiné la mission de la revue, laquelle est devenue : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Ce repositionnement a été rendu possible grâce à l’implication de gens passionnés qui ont à cœur la mission de la revue et qui ont répondu à mon appel à participer volontairement aux comités que j’ai mis en place. Toujours grâce à eux, nous avons trouvé l’équilibre parfait entre la continuité et le renouveau. Depuis, un vent de fraîcheur souffle sur la revue. À cet égard, je voudrais remercier tout particulièrement Jeanne Bélanger, auteure et bénévole engagée à la Maison des auteures de l’Outaouais, Carole Verdon, adjointe de direction, auteure et à la barre de son entreprise en rédaction de contenu, et Daniel Caron, spécialiste en planification et en développement de stratégies en communication réelle et virtuelle.

Leur contribution, leurs talents et leur enthousiasme ont servi à cette renaissance et au retour à l’essentiel. Aussi, je tiens à remercier chaleureusement Louise Gratton et Michel Gagnon pour leurs idées et leur appui dans cette période de transition. Ces individus ont tous participé à ce nouvel élan vers la fraîcheur, la simplicité, la joie et la célébration de tout ce qui nous unit. Je me sens privilégié de ce support et de cette richesse d’expertises.

Avec ce nouveau vent de fraîcheur, nous avons apporté de nombreux changements à la revue, modifié la mise en page et fait l’ajout de quatre nouvelles chroniques, tout en maintenant nos cinq rubriques. Dans ce vent de changement, la revue Cheminement s’est dotée d’une rédactrice en chef en la personne de Carole Verdon. Quand j’ai pensé à Carole, j’ai tout de suite su qu’elle pourrait assumer ce rôle. Elle bouillonne d’idées nouvelles et sait passer des idées aux actes.

De plus, quand elle trempe sa plume dans l’encrier, les mots qui en ressortent sont touchants et inspirants. Il ne fait nul doute pour moi que sa facilité de communication, son audace et son dynamisme réjouissant font d’elle une alliée de taille. En collaboration avec le comité éditorial, elle sera responsable de nous guider dans le choix des sujets, de réfléchir à la mise en page et de donner son aval sur le contenu rédactionnel et visuel.

D’autre part, je voudrais signaler le départ de Ian Renaud. Ian agissait depuis le printemps 2013 à titre de directeur des relations publiques. Je lui souhaite un franc succès dans la réalisation de ses projets. Pour ma part, suite à ces revirements des derniers mois, je suis confiant qu’une volonté nouvelle s’est installée et que nous venons de lever l’ancre vers de nouveaux horizons prometteurs. La grande aventure se poursuit. Je suis fier de vous présenter l’édition Été 2014 de la revue Cheminement.

Bonne lecture, bon cheminement, bon été ressourçant, et surtout… Goûtez la vie!

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.

Oui!

J’ai deux passions dans la vie : l’écriture et la santé. J’ai su que les deux allaient me servir, le jour où Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement. L’écriture, vous vous en doutez bien, dans le contexte d’une revue, et la santé, parce que cette revue est consacrée à la diffusion d’informations en santé globale. Après avoir terminé des études en naturopathie il y a plus de 20 ans, j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années.

Une passion, c’est avant tout une affaire de cœur, un élan. Elle est une force prodigieuse qui fait avancer les choses. Lorsque Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef, j’ai répondu oui dans un élan du cœur, cet élan qui me caractérise quand je ressens que la passion sera le moteur de mes actions. Je crois en cette revue, j’y suis attachée en tant que lectrice et j’aime son « aura ».

En toute transparence, je vous dirais que dans les jours qui ont suivi mon OUI, j’ai eu des doutes et je me suis demandé si j’avais bien répondu à la question. En toute humilité, je ne pouvais pas m’approprier ce titre. Pourquoi? Je vous souffle la réponse à l’oreille. Quand j’ai dit OUI, j’étais dans l’être; quand j’avais des doutes, j’étais dans le paraître. Tout n’est pas clair, n’est-ce pas? Je poursuis. J’ai eu peur du jugement, peur qu’on doute de mes capacités, peur d’être ridiculisée, peur de ne pas être à la hauteur, puisque j’en étais à ma première expérience. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre une si belle aventure. Encore aujourd’hui, c’est du bout des lèvres que je prononce rédactrice en chef, comme s’il fallait que plus grand que moi m’accorde le consentement d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement.

Puis les jours ont passé, et je me suis mise à la tâche comme si j’avais toujours fait cela. Sérieuse, proactive, visionnaire et bien intentionnée, j’ai analysé, jeté mes idées sur la table, affiché mes couleurs, pris le taureau par les cornes, foncé dans l’arène, proposé du changement, défini mon rôle et cherché mon souffle, pour enfin sourire à ce OUI que j’avais prononcé, car j’ai compris que le jugement dont j’avais le plus peur, c’était le mien. J’ai alors décidé d’être avec moi plutôt que contre moi. La plus belle des rencontres, n’est-ce pas celle avec soi-même?

Il y 17 ans paraissait le premier numéro de la revue Cheminement; c’était sa naissance. Aujourd’hui, vous tenez entre vos mains le premier numéro de sa renaissance. Sa mission actuelle : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Vous aimez la revue Cheminement? Parlez-en, prêtez-la, offrez-la! Pour ma part, j’en parle, je la prête, je l’offre et, quand on me demande « vous êtes la rédactrice en chef ? », je souris et réponds OUI!

Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?

L’engagement

L’engagement, un mot qui a du chien, un mot qui mord! Si pour la plupart d’entre nous ce mot fait peur, c’est qu’il nous force à une rencontre avec soi.

Je peux m’engager envers l’autre et je peux m’engager envers moi-même. Quand je m’engage, je prends action, je fais des choix, je fais une différence dans la vie de l’autre et dans ma propre vie.

S’engager, c’est se lier par une promesse, c’est donner sa parole, c’est faire alliance. Oui, l’engagement est un mot qui mord et c’est parce qu’il mord qu’on lui tourne le dos et qu’on s’enfuit. On a peur d’y laisser sa peau, on a peur d’être saigné à blanc.

Le 17 août 2011, j’ai rédigé ma première lettre d’engagement avec moi-même. J’ai recensé 30 actions, grandes et petites, auxquelles pour certaines, j’ai fixé une date butoir.

Puis est venu LE MOMENT, ce moment où j’allais enfin signer ma lettre. Je me suis d’abord positionnée debout devant le miroir, j’ai lu ma lettre à voix haute en me regardant de temps à autre, car c’est à moi que je m’adressais, c’est avec moi que je prenais alliance. Quand est venu le moment de signer, j’ai inspiré profondément, j’ai saisi fièrement ma plume et j’ai signé allègrement en y joignant la date du jour, car c’était un grand jour. J’étais fière de moi. Par cette alliance, je me suis choisie, j’ai posé un geste qui m’a donné de la valeur et de l’importance. Là, c’est moi qui avais du chien, je mordais dans la vie, dans ma vie ! Ma vie, tu es la vie et je te crée à chaque instant par mes paroles et par mes actions.

S’écrire des lettres d’engagement envers soi-même est un acte symbolique. Je relis mes lettres régulièrement pour demeurer connectée à mon énergie, pour entretenir la flamme, pour célébrer mes accomplissements le moment venu et contempler le chemin parcouru pour me rendre au fil d’arrivée. Pour les accomplissements non encore réalisés à la date butoir fixée, je rédige une nouvelle lettre d’engagement pour ceux-là avec une nouvelle date butoir, je lis ma lettre à voix haute, je signe et j’inscris la date du jour.

Par ailleurs, à plus petite échelle, à chaque jour quand je le désire, je déclare haut et fort un ou plusieurs engagements pour le jour même, en prenant à témoin une personne dans mon entourage, car notre puissance grandit dans l’écoute de l’autre. Faites-le, déclarez votre ou vos engagements du jour même devant quelqu’un et honorez votre parole! Cela pourrait être: Je prends l’engagement de marcher aujourd’hui deux kilomètres OU Je prends l’engagement de dire aujourd’hui deux qualités à mon amoureux (se), OU les deux.

Osez! Que chaque occasion soit une grande occasion de faire travailler les muscles de la transformation. Vous verrez, vous y prendrez goût. Votre subconscient sera alors imprégné du pouvoir de l’intention de votre engagement et tout votre être, via vos pensées, vos paroles et vos gestes, y contribuera.

Le soir venu, je me félicite d’avoir tenu mon engagement ou mes engagements pris en début de journée. Je me félicite pour mon intégrité, car mon intégrité, c’est ma parole.

Moi, en terminant de rédiger cet article, j’ai déclaré haut et fort devant témoin: Aujourd’hui et chaque jour de ma vie, je prends l’engagement d’être authentique et transparente.

Et vous, quel engagement prendrez-vous aujourd’hui?

Sur la même fréquence…

J’entends votre question. Pourquoi sur la même fréquence? Pour agir en conformité avec ma « mission »! Sur la même fréquence… Oh combien j’aime cette phrase, car elle résume en quatre mots ma disposition intérieure.

Nous émettons tous une certaine « fréquence radio ». Si nous sommes branchés sur une certaine « fréquence radio », alors nous ne pourrons capter que celle-ci, et nous capterons également toutes les autres personnes qui émettent cette même « fréquence radio ».

Ma fréquence radio se nomme « passion ». J’attire donc à moi des gens qui sont sur cette même fréquence « passion » et qui enrichissent ma vie. Je me sens utile à leur propre cheminement et cela crée chez moi un sentiment d’accomplissement. Et que dire de toutes les rencontres incroyables et extraordinaires qui me propulsent dans des moments de grâce!

Trois verbes d’action sont au cœur de mon travail : imaginer, concevoir, communiquer. Trois qualités me sont indispensables : le sens de l’écoute, le sens du visuel et la créativité.

L’inspiration est l’un des piliers de la créativité. Le dictionnaire la définit comme « une idée qui pousse à la création » ou encore  « un enthousiasme, souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur ».

L’origine du mot inspiration vient du latin in spiritum, qui signifie  « avoir Dieu en soi ». Un concept largement répandu durant l’Antiquité voulait que l’inspiration artistique émane de Dieu. Voilà pourquoi je crois profondément que j’ai une équipe derrière moi, une équipe composée de mes guides de la créativité, car j’ai la sensation d’entrer en communication avec des sphères inconnues et d’être mystérieusement aidée dans ma création.

J’ai choisi de faire confiance à mes guides pour dépasser les moments de doute et d’insécurité lorsqu’ils se présentent. Mon désir de réussir devient alors plus grand que ma peur d’échouer. Le miracle agit et je suis impressionnée des résultats. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec mes guides de la créativité.

Je suis heureuse et je m’accomplis dans mon travail. Je me sens privilégiée de faire ce que j’aime et de vivre de ma passion.

Un autre bonheur s’ajoute à ce bonheur déjà existant, celui de pouvoir admirer la nature depuis mon coin de travail. Une immense fenêtre laisse traverser la lumière du jour. Étant travailleuse autonome, mon bureau est à même notre maison. L’énergie de la nature et des arbres est très haute, raison pour laquelle l’on dit que la nature « ressource ». L’eau a une fréquence vibratoire très haute, raison pour laquelle il est si agréable d’être près de l’eau.

De mon coin de travail, je m’arrête pour observer la montagne, ressentir la nature et j’en suis récompensée lorsque j’ai la visite d’oiseaux, de petits suisses, de ratons laveurs, de renards, de chevreuils et de canards sur notre magnifique étang artificiel construit avec cœur par mon beau chéri. Je ressens subitement mon âme d’enfant lorsque les canards quittent l’étang pour se rendre à ma porte et y manger quelques miettes de pain. J’ai même eu l’immense joie d’observer un hibou en plein jour. Me voilà à nouveau sur la même fréquence, mais cette fois-ci, avec la nature.

Je crée ma vie et j’en suis fière et je suis remplie de gratitude pour tous les bienfaits et les cadeaux reçus par l’Univers. Un jour, j’ai choisi d’être graphiste. Ce jour-là, un déclic s’est fait et ma mission de vie a pris tout son sens. J’ai simplement compris que plus je vis ma passion, plus je me relis à moi et plus je rayonne.

NOTE : Un merci tout spécial à Carole Verdon pour sa précieuse aide à la rédaction de ce texte.

lesmotsdanslencrier@gmail.com

Entrez dans votre zone de découvertes!

Depuis trois ans, un événement important intitulé Le forum des artisans du changement a lieu. Le saviez-vous? Après Montréal en 2011 et Val-Morin en 2012, c’est à Québec que s’est déroulé le forum 2013 en novembre dernier.

Le forum des Artisans du changement est le plus grand rassemblement de personnes qui se posent des questions et désirent poser des actions pour créer une société inspirante, une société où nos actions sont des déclencheurs pour les autres.

À quand remonte la dernière fois où vous avez été un déclencheur dans la vie de quelqu’un, en racontant un projet réussi et duquel vous êtes fier?  Jusqu’à quel point réalisez-vous la différence que vous pouvez faire dans la vie des gens? Qu’est-ce que vous êtes prêt à accomplir pour raconter votre expérience et entraîner d’autres personnes dans l’action? Voilà le but du forum des Artisans du changement : partager, s’exprimer, écouter et mettre en commun  des expériences enrichissantes et des projets nourrissants. Il n’y a pas de petits ou de grands projets, il y a des projets, ceux qu’on a réussis et ceux qu’on veut entreprendre.

Si un jour il vous est arrivé de vous lever, de vous retrousser les manches et de vous dire : « je vais faire quelque chose pour mon quartier, ma ville, mon milieu de travail, ma planète » alors, vous êtes déjà un artisan du changement car vous portez l’intention. Pour passer à l’action, joignez-vous à d’autres artisans du changement lors du forum de 2014. L’originalité du forum? Chaque participant peut contribuer à la programmation!

Le forum des Artisans du changement, ce n’est pas un mouvement politique, c’est un mouvement collectif pour créer des projets et tisser des liens! En participant au forum des Artisans du changement, vous rencontrerez des personnes issues de domaines très variés, vous ferez grandir votre réseau et vous aurez un impact plus grand dans votre milieu.

Un rassemblement où l’énergie positive est un moteur de changement, c’est extraordinaire.

« On se rencontre avec l’intention d’agir ensemble », affirme Marie Couture. Pour sa part, Richard Cormier s’empresse de dire : « C’est là où on apprend vraiment que l’expérience de l’un peut nous être bénéfique et vice-versa. Qu’est-ce qu’on attend pour se connaître? ».

Se brancher sur une énergie créatrice, c’est puissant et ça nous sort des sentiers battus. Le miroir du changement, quand on s’y regarde, c’est pour y voir une métamorphose, si petite soit-elle. Richard et Marie sont des artisans du changement. Et vous, comment serez-vous un artisan du changement?


NOTE : Un merci spécial à Carole Verdon, pour son apport précieux à la rédaction de cet article lesmotsdanslencrier@gmail.com

Marie Couture et Richard Cormier