Médecine fonctionnelle et fin de l’Alzheimer

C’est avec une grande joie que je vous fais part des travaux exceptionnels de l’équipe du Dr Dale Bredesen, neurologue américain de réputation internationale.

En 2014, dans le magazine scientifique Aging, il publie ses résultats de recherches sur ses 10 premiers cas présentant la maladie d’Alzheimer (MA). Neuf d’entre eux ont renversé leur déclin cognitif de façon signi­fi­cative en 3 à 6 mois. Du jamais vu jusqu’à ce jour dans le domaine médical. Par la suite, c’est par centaines que d’autres patients ont obtenu des résultats similaires. Comme l’affirme le Dr Bredesen, « Nous connaissons tous quelqu’un qui a survécu au cancer. Mais nous ne connaissons personne qui a survécu à l’Alzheimer, sauf mainte­nant… Le monde a changé ».

Afin de rendre accessible cette information à la population ainsi qu’aux soignants, il publie, en 2017, un livre maintenant disponible en français La fin d’Alzheimer, le premier programme qui prévient et inverse le déclin cognitif.

Il est important de noter que les processus pathologiques en cause sont présents depuis au moins 15 à 20 ans avant l’apparition des premiers symptômes. Dans son livre, le programme est expliqué de façon détaillée, simple et rigoureuse, et dresse la liste des tests d’imagerie cérébrale, tests de laboratoires, prélèvements sanguins, recomman­dations alimentaires, liste de suppléments et plantes médicinales et autres paramètres du style de vie favorisant la santé cognitive. Le tout parsemé de nombreuses histoires de cas illustrant les bienfaits du protocole ainsi que son application au quotidien.

Ce protocole est un point tournant dans la compréhension et l’approche thérapeutique non seulement pour la MA, mais aussi pour toutes les autres maladies chroniques dégénératives.

Il s’avère que l’accumulation des plaques de protéines amyloïdes si caractéristique de la MA sont en fait des réactions de protection de la part du cerveau à de nombreuses agressions infectieuses, inflammatoires ou toxiques. D’où la classification de la MA en trois types selon la prépondérance des diverses formes d’agression. Il faut donc trouver l’origine de ces agressions pour ensuite tenter de les corriger. Voilà le défi, et c’est là où la médecine dite fonctionnelle ou intégrative entre en jeu. Brièvement, cette approche médicale, centrée sur le patient et reposant sur des bases scientifiques reconnues, s’intéresse d’abord et avant tout à corriger les causes des perturbations physiologiques et pas uniquement à soulager temporairement les symptômes. Elle tente d’intervenir en amont, c’est-à-dire à la source du problème. C’est la médecine des pourquoi… la médecine du style de vie et de la biologie des systèmes. Le Dr Bredesen a utilisé cette approche médicale pour établir son protocole diagnostique et thérapeutique. Vous aurez deviné que l’approche monothérapeutique d’un médicament ne peut à elle seule corriger tous les troubles métaboli­ques en cause d’où le succès des travaux du Dr Bredesen.

Pour éveiller votre curiosité, voici une liste non exhaustive de divers items participant aux causes multiples impliquées dans la MA, par exemple la santé orale, l’équilibre de la flore intestinale, buccale, et sinusienne, l’hyperperméabilité intestinale ainsi que celle de la barrière hémato-encéphalique, l’équilibre hormonal, les toxines environnementales et l’importance de diagnostiquer la résistance à l’insuline qui est en fait le stade pré-diabétique souvent présent de nombreuses années avant la confirmation du diabète de type II. Le lien entre le métabolisme du sucre et la MA est tel que de nombreux chercheurs qualifient la MA de diabète type III.

Je vous souhaite donc une excellente lecture et compte sur chacun de vous pour diffuser cet ouvrage exceptionnel dans votre entourage ainsi qu’à tous les intervenants en santé.

Souvenez-vous, le monde a changé.

Références

Dr Dale Bredesen, médecin
Livre anglais : The end of Alzheimer the first program to prevent and reverse cognitive decline.

Livre traduit en français : La fin d’Alzheimer, le premier programme qui prévient et inverse le déclin cognitif

www.ifm.org, site officiel de l’Institute for Functional Medicine

Quand ma tête a mal au ventre : le lien intestin-cerveau

Depuis quelques années, la per­ception de notre système digestif a changé. Nous savons mainte­nant que notre intestin ne sert pas seulement à digérer des aliments. Cet organe contient des millions de neurones communiquant constamment avec notre cerveau. La santé de notre cerveau commence dans notre intestin, au point où on le surnomme notre second cerveau.

Le lien entre l’intestin et le cerveau est bien réel. Avez-vous déjà eu l’estomac à l’envers en périodes stressantes? Des papillons dans le ventre? Le système digestif est sensible à nos émotions : colère, peur et anxiété peuvent occasionner des problèmes digestifs. Mais le stress est plus qu’une émotion. Manger une alimentation pauvre en nutriments, manger sur le pouce ou encore manger des aliments qui ne nous font pas, c’est aussi stressant pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle certains changements d’habitudes de vie et alimentaires peuvent avoir une grande influence sur la digestion et ainsi réduire des symptômes liés au stress comme l’anxiété.

Les aliments affectent directement notre cerveau
Quand on parle du cerveau, les aliments sont nos meilleurs alliés. Toutes nos cellules, hormones et neurotransmetteurs sont faits à partir de ce que l’on mange, en plus d’affecter notre flore intestinale (microbiome). Par exemple, les gras sont les blocs de construction de notre cerveau et contribuent à la production d’hormones, tandis que les protéines aident à la formation des muscles. Ainsi, une alimentation qui nous nourrit, riche en vitamines, en bons gras et en protéines de qualité est souvent l’une des meilleures stratégies lorsque notre humeur a besoin d’un coup de pouce.

Voici les aliments qui seraient les plus susceptibles d’affecter notre humeur en causant de l’inflammation, en modifiant nos hormones et en perturbant notre microbiome : le gluten, les produits laitiers, les organismes génétiquement modifiés, les sucres, les édulcorants et les huiles végétales transformées (soya, canola, maïs) qui sont de plus en plus souvent génétiquement modifiées.

Mais alors qu’est-ce que vous pouvez manger?
Privilégiez les vrais aliments : fruits, légumes, bons gras (huiles d’olive, avocat, noix, poisson), les protéines de qualité (œufs, viandes de pâturage, poissons, volailles). Des aliments anti-inflammatoires qui vous nourrissent nourrissent votre microbiome et redonnent à votre corps ce dont il a besoin. Alors, prêts à vous nourrir pour retrouver le sourire?

TDAH et jeux électroniques

On me demande souvent, à titre de clinicien intervenant auprès d’enfants qui doivent vivre avec le TDAH, si les jeux électroniques ont un impact sur le développement du cerveau de l’enfant. Je me suis donc penché sur cette question en faisant une recension d’écrits récents sur ce sujet afin de mettre en lumière les résultats des recherches et de répondre à la question. Ce qui suit est une synthèse des résultats probants disponibles.

Tout d’abord, il est important de savoir que le développement de l’enfant se fait en suivant une progression : de la tête vers les pieds et du tronc vers les doigts. La partie du corps qui doit se développer en premier est le cerveau. Le développement du cerveau permet aux autres fonctions du corps, et à notre esprit, de se développer.

C’est par la maturation de notre système nerveux que nous pouvons graduellement acquérir toutes nos fonctions motrices. C’est également par ce même processus que nos facultés psychiques et psychologiques peuvent se développer. Cette évolution se fait donc de façon progressive, à mesure que notre système nerveux se développe. L’individu apprends d’abord à effectuer des tâches simples avant de pouvoir réaliser des tâches plus complexes.

Les auteurs se penchent sur des périodes de développement dites sensibles. Une période sensible est une période durant laquelle une personne est tout particulièrement disposée à assimiler certaines expériences ou à effectuer certaines tâches. Les auteurs s’entendent sur l’importance de respecter la progression naturelle du développement de l’individu. Mais, que se passe-t-il lorsque cette progression n’est pas respectée? L’introduction d’une tâche plus complexe que ce à quoi un individu est prêt à faire face peut-elle perturber le développement « normal » de cet individu? La réponse est unanime : oui.

Selon Posner et Raichle (1997), l’attention est considérée comme un comportement d’orientation de l’état mental qui désigne l’habileté à favoriser un processus spécifique en ignorant les autres. Selon ces auteurs, la fonction d’alerte consiste en la suppression du bruit de fond neuronal afin d’être prêt à agir. Le tout fonctionne en réseau. Cette fonction attentionnelle permet de maintenir un état de vigilance se caractérisant par le fait que la détection d’un événement important est facilitée, même sans recherche active. L’exemple fourni par Guay et Laporte (2010) pour illustrer le fonctionnement de l’état de vigilance est celui du maître-nageur qui surveille une baignade; ce dernier se trouve dans un état de vigilance : il est prêt à détecter un nageur en difficulté, mais il ne cherche pas un nageur en particulier.

L’état d’alerte, l’orientation-inhibition et le contrôle exécutif fonctionnent de façon interreliée. C’est ce qui explique l’incapacité des individus à se concentrer tout en maintenant un état de vigilance. Pour le cerveau humain, c’est soit l’un, soit l’autre. Nous devons réduire notre vigilance afin de pouvoir nous concentrer sur une tâche. L’inverse est tout aussi vrai : nous devons renoncer à nous concentrer sur une tâche afin d’être en mesure de maintenir un état de vigilance.

Ridha Joober, médecin à l’Institut Douglas de Montréal, a démontré que les jeux vidéo ont un impact sur l’apparition d’un TDAH chez l’enfant. Les travaux de Marie-Claude Guay, à l’Université du Québec à Montréal, et de Pierre Laporte, à l’Université Laval, viennent appuyer cette conclusion.

Pendant un jeu vidéo, l’écran envoie une multitude de stimuli captés par le cerveau. L’enfant qui joue à un jeu vidéo n’est pas concentré, il est vigilant. Il se doit de l’être s’il veut exceller au jeu. Dans ce contexte, le cerveau de l’enfant apprend à différencier assez bien les stimuli multiples. Si un enfant est exposé très tôt dans son développement (souvent dès l’âge de quatre ou cinq ans) à ces « multi-stimuli », il apprendra à conjuguer avec les multi-stimuli avant d’avoir fait un bon apprentissage des stimuli simples, ou « mono-stimuli ». Même si la plasticité du cerveau est encore bien présente à cet âge, la maîtrise des multi-stimuli ferait en sorte que l’enfant aura beaucoup plus de difficulté à se concentrer sur un seul stimulus par la suite.

L’importance de respecter la progression dans le développement des habiletés et des capacités cognitives et développementales des enfants paraît évidente. Les jeux vidéo viennent perturber la progression normale du cheminement de l’enfant. Par la suite, l’impact se fait principalement sentir en classe parce que le système scolaire actuel exige de l’enfant qu’il reste assis sur sa chaise et, surtout, qu’il se concentre sur la leçon du moment. L’enfant qui excelle dans la gestion de stimuli multiples éprouve d’importantes difficultés à bien réussir dans le contexte scolaire.

Cet enfant sera perçu comme perturbateur. S’enclenchera ainsi un cercle vicieux dans lequel l’enfant fera l’objet de reproches, de marginalisation, de rejet, et ainsi de suite, de la part non seulement de ses pairs, mais aussi de ses enseignantes et de membres de sa famille, ce qui donnera souvent lieu à une diminution de son estime de soi (si tant soit qu’elle ait été bonne au départ!). L’enfant intériorisera ces reproches et se définira en fonction de ceux-ci. Il finira par se définir comme étant « tannant », « pas bon », « idiot », etc.

Comment garder son côlon en santé?

Consommer de l’alcool en modération. Plus d’une consommation par jour pour les femmes et deux pour les hommes peuvent augmenter le risque de développer le cancer du côlon. Cela est particulièrement vrai si l’individu a un parent proche (parent, enfant, frère, sœur) qui a le cancer.

Des anti-inflammatoires naturels peuvent aider à réduire les polypes chez certaines personnes dont les membres de la famille ont tendance à en développer.

Le contrôle du poids et l’exercice régulier peuvent réduire le risque de développer le cancer colorectal. L’exercice, y compris la marche légère, stimule le mouvement de l’intestin, ce qui fait diminuer le temps d’exposition aux substances nocives (carcinogènes) pouvant causer le cancer. L’American Cancer Society recommande de faire, si possible, au moins 30 minutes d’activité physique cinq jours ou plus par semaine.

Les personnes qui consomment des aliments riches en gras sont plus à risque de développer un cancer colorectal. Il est important de limiter la consommation de gras saturés de source animale tels que la viande rouge. Le lait, le froma­ge, la crème glacée et les huiles de palme sont d’autres aliments contenant des gras saturés. Limitez votre consommation totale de gras à environ 30 % des calories quotidiennes, dont tout au plus 10 % provenant de gras saturés.

Les fruits, les légumes et les grains entiers contiennent des vitamines, des minéraux, des fibres et des antioxydants qui peuvent aider à se prémunir contre le développement du cancer. Mangez cinq portions ou plus de fruits et de légumes frais (plus de légumes que de fruits) tous les jours. Une variété de légumes devraient faire partie de votre alimentation : le chou frisé (kale), le persil, les épinards, l’ail, le cresson, la laitue vert foncé, les poivrons et les courges.

Le tabagisme peut augmenter le risque de cancer colorectal et d’autres types de cancer.

Le calcium, le magnésium, la pyridoxine (vitamine B6) et l’acide folique peuvent aider à réduire le risque de cancer colorectal.

Bonne santé!
afs-naturopathie

S’imprégner de ce qui est beau et bon : un élan de liberté

Imaginez que vous êtes parvenu à accomplir une journée complète de tâches qui vous procurent un sentiment de satisfaction, mais que vous avez commis une gaffe. Qu’est-ce qui vous collera à l’esprit au moment du coucher? Probablement la gaffe… même s’il s’agissait d’une futilité!

En effet, votre cerveau a un penchant négatif, et ce phénomène ne relève pas forcément de vous, mais de son évolution.

Le long parcours d’évolution, sur plusieurs millions d’années, a laissé ses traces dans votre cerveau. Les tendances du mental, façonné par les défis de survie au fil du temps, ont fait basculer le pendule perceptif vers le négatif. Le mental réagit donc plus fortement aux situations désagréables qu’aux situations agréables d’égale intensité. Or, votre cerveau est prêt à basculer dans le négatif n’importe quand pour vous aider à survivre. Malheureusement, ce mode de fonctionnement persiste et réapparaît à la moindre occasion dans le quotidien, quand vous êtes au volant de votre auto, quand vous payez vos factures ou réglez un problème avec votre conjoint… Le penchant négatif s’inscrit dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Sachez que le déclenchement biochimique prove­nant du fait de vous sentir stressé, inquiet, irrité ou blessé aujourd’hui vous rend plus vulnérable à ces mêmes sentiments demain, et encore plus après-demain. Bref, vous vivez l’impact des vestiges du cerveau primitif au détriment de votre bien-être et de votre paix intérieure.

Comme il est important, mais évidemment plus difficile, de mettre en perspective la seule chose qui va mal par rapport à toutes les choses qui vont bien, je vous propose de pratiquer une maîtrise du mental en trois temps pour mieux vous imprégner de ce qui est beau et bon. Le cerveau est comme un muscle qui s’assouplit et se renforce à mesure qu’on l’exerce. Par conséquent, reconnaître ce qui est bon en nous, en les autres, dans le monde, et apprécier les petits riens de la vie redonne à la vie un air de fraîcheur, plus de dynamisme et de liberté. Pencher pour le beau ne signifie pas nier le mauvais, mais le faire coexister avec le bon dans votre conscience pour atténuer son aspect négatif et pour augmenter votre capacité d’être de plus en plus conscient de toute la vérité, de tous les carreaux de la mosaïque de la vie.

La maîtrise du mental

1. Cultivez la pleine conscience
– Ce changement par lequel vous ramenez votre attention sur le cœur de votre expérience, ce qui vous permet de ressentir et de percevoir bien plus que ce qui se trouve sous vos yeux. Cette pratique permet de dépasser votre conscience limitée en vous détachant de ce qui va mal, de diriger votre attention vers là où vous voulez la maintenir et de la déplacer lorsque vous le souhaitez. Être pleinement conscient, c’est choisir de vous ouvrir intérieurement pour inclure tout dans votre esprit et dans votre cœur. Sachez qu’il y a toujours du beau et du bon qui flotte dans votre perception.

2. Repérez le positif dans le négatif – La pratique consciente du recadrage de votre perception, afin de voir clairement les faits de la situation et le sens que vous leur accordez, a pour effet de réorganiser les circuits du cerveau pour accueillir la nouveauté. Il n’est pas question de minimiser vos expériences désagréables, mais d’exercer la souplesse d’esprit nécessaire pour intégrer les possibilités d’apprentissage et de maturation de l’âme.

3. Enrichissez une expérience positive pour mieux vous imprégner du beau et du bon – Il ne s’agit pas de poursuivre l’agréable pour fuir le désagréable, mais plutôt de faire se prolonger et d’enrichir les sentiments de paix, de sécurité, de satisfaction, de joie, d’amour, de gratitude et d’émerveillement en les mainte­nant en vie dans votre conscience afin qu’ils pénètrent profondément en vous comme vous en eux.

S’imprégner de ce qui est bon vous ramène au cœur de votre intimité, à un épanouissement de votre esprit, à une ouverture confiante à la vie qui transforme votre réalité intérieure. Enfin, c’est une démarche consciente grâce à laquelle vous prenez plaisir à vous découvrir!