Le summum de la vie

Dans un monde présentement chaotique, où tout semble s’écrouler, le chemin clair et paisible… se retrouve en soi.

Nous sommes présentement dans une nouvelle étape de changements. Regardez autour de vous. Que remarquez-vous? Vous remarquez qu’il y a des maladies, des pertes d’emploi, des bris de relations, des familles séparées et différents niveaux de dépression. Tous ces défis nous donnent la chance de décider de continuer de la même façon ou alors, de nous élever vers un nouveau niveau d’expression. En fait, tout cela nous ramène à une chose importante : qui nous sommes vraiment – et le fait de s’aimer soi-même – Les défis nous posent plusieurs questions : « Est-ce que je me nie? Est-ce que je me mens? Qu’est-ce que je désire vraiment? Est-ce que je choisis le rôle de victime ou est-ce que je prends en charge toutes mes créations? Est-ce que je suis à la merci des autres ou même, de la vie? Est-ce que je vais lâcher prise? ». Ces questions viennent de votre Esprit et elles demandent réponse.

Pouvez-vous imaginer une vie où les gens s’aiment eux-mêmes et aiment les autres, avec un tel respect que les jugements, les principes, les modèles s’effondrent, afin que nous soyons tous libres d’être et de permettre aux autres d’être? Eh bien, c’est vers cela que nous amène la nouvelle énergie de 2012. Cela a lieu depuis 2007. C’est pourquoi j’accepte les défis qui m’arrivent et qui ouvrent mon cœur afin de prendre de l’expansion, en unité avec la vie, partout.

Le discernement est essentiel pour reconnaître ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. Partout, sur la planète, tout est chaotique. Cela ne vous appartient pas. Ne le faites pas vôtre. Soyez un observateur, pendant que vous décidez qui vous désirez être et pour savoir où vous en êtes. Ce qui se passe présentement doit arriver. Si vous écoutez vraiment votre être intérieur, vous reconnaîtrez que vous avez désiré le changement. Nous voulons tous être libres, nous voulons connaître l’amour, nous voulons nous tenir ensemble. Au niveau de l’âme, c’est notre plus grand désir. L’année qui vient et celles qui suivront nous rempliront d’espoir pour une nouvelle vie, remplie de joie. Pour certains, il y aura des moments de grande conscience tandis que d’autres, étant récalcitrants aux changements, se trouveront en plein chaos et dans la confusion. Plusieurs quitteront même le plan terrestre. Et, vous savez quoi? Ce n’est pas important, car cela ne vous appartient pas, à moins que vous ne le fassiez vôtre et que vous lui portiez toute votre attention. Choisissez de vous harmoniser et de vous équilibrer vous-mêmes en étant à l’écoute de votre antenne intérieure, qui sait toujours ce dont vous avez besoin. Prenez du temps pour être seul avec vous-même, soyez bon envers vous-même, mais, plus encore, soyez conscient de qui vous êtes, à ce moment présent.

Ce qui importe le plus, dans l’année qui vient est d’approfondir la compréhension de votre soi, dans le but de croître spirituellement.

Connectez-vous à votre âme et laissez-vous guider vers la transformation, vers l’amour et le respect de soi.

Libérez-vous des drames de la vie, apprenez à interagir avec les expériences de la vie.

Prenez le temps nécessaire pour trouver les réponses aux plus grandes questions de votre vie.

Choisissez d’évoluer et de croître dans la nouvelle conscience.

Transformez les situations chaotiques, pour vous connecter à votre lumière intérieure.

Choisissez de vous éveiller et de donner de l’expansion à votre conscience, en ressentant ce qu’il y a à l’intérieur.

Reconnaissez votre propre pouvoir et apprenez à l’utiliser avec sagesse.

Devenez responsables des choix que vous faites, soyez vrais envers vous-mêmes et devenez le maître de votre vie.

C’est possible et accessible. Choisissez, décidez et expérimentez. Unissez le mental et l’âme pour permettre à votre conscience de prendre de l’expansion, car ce sont des étapes nécessaires pour vous aimer vous-mêmes et pour aimer l’autre.

Là où l’amour réside, l’harmonie existe et la peur disparaît. Soyez tolérants envers les autres. La compassion fait en sorte que nous acceptons ce que l’autre vit.

Tenons-nous la main et marchons ensemble vers la lumière de l’ère nouvelle.

L’éveil de conscience et l’amour de soi sont d’une grande importance pour la liberté d’être et l’acceptation des grands changements planétaires.

Un vent de changement s’installe

Le monde dans lequel nous vivons est en perpétuel changement depuis le début des temps. Les cultures se font et se défont. Certaines espèces disparaissent alors que de nouvelles font leur apparition. Les mentalités et les valeurs changent de sorte que le visage du monde se modifie. L’humanité va de l’avant, dans une évolution qui se fait de plus en plus rapidement, évoluant non pas vers une catastrophe écologique ou une impasse économique, mais plutôt vers une conscientisation de l’être et une ouverture accrue du cœur.

Chacun de vous avez une influence sur ceux et celles qui évoluent autour de vous. En vous éveillant, vous devenez une étincelle qui embrasera les autres et qui influencera la conscience collective. Les changements individuels précèdent toujours les changements collectifs. Chacun de vous contribue à la beauté de cette transformation mondiale en vous transformant vous-même. Plus vous portez votre attention sur ce qu’il y a de positif, moins vous laissez de place à la négativité. N’oubliez jamais que vous pouvez changer la vie de quelqu’un simplement en lui offrant un sourire ou des paroles réconfortantes au moment où il en a le plus besoin.

Nous sommes actuellement plongés dans une ère de changement et ce changement de mentalité génère parfois beaucoup de résistance. La plus grande résistance que vous rencontrerez sera celle qui vient de votre intérieur, de votre fermeture d’esprit et qui vous garde prisonnier de vos fausses croyances. Ne résistez pas au changement, c’est l’essence même de la vie. Accueillez avec amour les alternatives qui s’offrent à vous dans un processus d’éveil, d’illumination et d’évolution. Utilisez simplement votre discernement en vous centrant sur votre cœur et suivez cette voix. Ne jugez pas ceux qui empruntent une voie différente de la vôtre, car chacun chemine à sa façon et à son rythme.

L’humain actuel n’est pas le dernier maillon de la chaîne évolutive et il sera dépassé. Ce processus est déjà commencé. Ce prochain bond évolutif laissera derrière lui les humains « animaux » alors que les humains conscients seront projetés vers l’avant. Tous les bonds évolutifs se sont vécus de cette façon alors que de nouveaux êtres naissent et certains restent derrière ou disparaissent. Tous les habitants de notre planète doivent se préparer à mourir à leur ancienne réalité et mentalité. Ceux qui en prendront conscience survivront alors que les autres seront emportés par la maladie ou tout autre désastre naturel. L’humanité est à l’aube d’un grand bouleversement et les changements physiques de la terre ne sont rien en comparaison de la refonte des consciences humaines.

Il y a toujours eu depuis le début des temps des emprises qui ont pour but de contrôler l’humanité. L’acquisition du pouvoir et de richesse naturelle est un vice de l’être humain qui l’a conduit à de multiples guerres et massacres désolants. Nous n’avons qu’à penser à l’emprise de l’Église catholique. Cependant, une emprise est toujours vouée à s’écrouler de par la corruption qui s’installe à l’intérieur même de cette emprise. L’emprise pharmaceutique n’y fera pas exception. Nul besoin de se battre contre elle. Elle s’écroulera d’elle-même!

Il y a également toujours eu de la corruption dans chaque système (politique, économique, médical, etc.) et cela ne changera pas, car l’être humain aura toujours le désir du pouvoir et de l’argent. Cependant, c’est chacun d’entre vous qui l’entretenez en vous précipitant chez le médecin dès qu’un bobo survient au lieu de vous arrêter et de faire une introspection de vous-même. Beaucoup de gens se plaignent du système médical, des vaccins, des médicaments et dès qu’ils deviennent malades, ils se précipitent chez le médecin. C’est une aberration totale, mais c’est la nature humaine de rechercher la facilité et de rester passif. Ce n’est qu’une question de choix. Les tibétains et les cultures spirituelles se soignent eux-mêmes et vivent beaucoup plus vieux que nous, Ils ne se plaignent pas du système médical. Au contraire, ils s’en réjouissent, car ils savent qu’il est là lorsqu’ils en auront besoin, mais qu’ils doivent d’abord et avant tout compter sur eux-mêmes. Vous devriez connaître votre corps mieux que n’importe quel professionnel de la santé que vous rencontrerez. Alors, pourquoi ne vous faites-vous pas confiance? Parce que vous n’avez pas de diplôme? Les diplômes ne veulent rien dire, ils sont là seulement pour l’ego de celui qui le possède.

Apprenez à écouter votre corps, à l’étudier, à l’analyser, à le soigner, à le purifier et à le remercier. Il existe tellement de méthodes alternatives pour guérir que les gens n’explorent pas parce que les médias n’en parlent pas ou en parlent en mal. La santé n’est pas un sujet qui suscite beaucoup de cote d’écoute comparativement aux émissions de télé-réalité. Les gens préfèrent s’intégrer dans la vie des autres au lieu de s’ingérer dans la leur.

Ce vent de changement qui est en train de s’installer demande que vous soyez disponible à l’appel de l’amour, disponible aux autres, disponible pour tout reconsidérer, à commencer par la façon dont vous vous comportez chaque jour. Un être humain qui s’aime ne va jamais consommer de drogues, de cigarettes ou de produits toxiques, car il sait pertinemment qu’il se détruit en agissant de la sorte.

Vous êtes tous porteur d’un message important, car c’est à travers chacun de vous qu’il faut guérir l’humanité. Comme dit le proverbe : « Changez-vous vous-même et vous changerez le monde ». C’est à travers la conscience collective et la prise de conscience de chacun d’entre vous que vous guérirez l’infection dont souffre l’humanité.

Sur cette vie terrestre, nous partons tous du même point commun qu’est notre naissance et finissons également au même point qu’est notre mort physique. Le cheminement entre les deux est unique à chacun et se nomme l’expérience. Je vous ai fait part du mien en espérant rendre le vôtre le plus agréable possible.

Comme disait Platon 400 ans avec Jésus Christ : « On ne peut guérir un organe sans guérir le tout. On ne doit pas soigner le corps séparément de l’âme, et, pour que l’esprit et le corps retrouvent la santé, il faut commencer par soigner l’âme. C’est une erreur fondamentale des médecins d’aujourd’hui de séparer dès l’abord, l’âme et le corps ».

Le féminin, un attribut essentiel de la nouvelle terre

L’humain, dans son essence, possède les attributs féminin et masculin et le but de notre vie est de les équilibrer et de faire en sorte que chacune et chacun soit capable de vivre en concordance avec les caractéristiques de la féminité et de la masculinité. Comme je le décris dans mon livre, nous sommes en train de vivre un grand changement. Des nouveaux humains prennent leur place et ils ont une vision évoluée de leur réalité. Probablement que vous en êtes.

Les dernières décennies ont bousculé toutes nos vieilles croyances et nos façons de vivre. C’est une étape essentielle au grand changement en cours qui exige la mise en place de la vraie égalité entre les femmes et les hommes. L’humain doit se dépasser et atteindre dans son cœur la compréhension profonde de l’importance de l’humain et du respect de la personne.

La femme au foyer qui ne vivait que pour sa famille, soumise à l’homme et sans droits légaux qui lui sont propres a, dans les sociétés développées, fait place à la femme active au foyer ou ailleurs, celle qui choisit, qui développe ses goûts et ses habiletés et qui cumule de plus en plus de rôles qu’elle accepte de remplir au meilleur de ses possibilités.

Nous vivons maintenant dans une société où les femmes en mouvement, ayant les mêmes droits que les hommes, prennent en main les responsabilités de support matériel et familial, sont conjointes, mères et travailleuses engagées, tout en essayant de comprendre comment être une femme dans cette société qui l’accapare et ne lui laisse pas grand temps pour elle. La femme, maintenant plus instruite et autonome financièrement, prend souvent la décision de la rupture amoureuse. Elle veut se respecter et être respectée. Cette décision bouscule autour d’elle et lui donne souvent de nouvelles responsabilités qui s’ajoutent aux premières. Le plus important pour elle, c’est de comprendre comment demeurer une femme tout en prenant en charge ses attributs masculins.

La féminité est inspiratrice, elle est créatrice d’amour inconditionnel, de liens affectueux, de bontés et d’intuition. La féminité est la créatrice de la vie, du lien amoureux, de la beauté. C’est le pôle d’attraction de la vie familiale, c’est l‘émotion.

La vie moderne provoque chez la femme le développement des attributs masculins. Le défi pour elle est de demeurer une femme bien campée dans ses attributs féminins et heureuse d’être une femme, malgré son rôle dans un travail autrefois réservé aux hommes et malgré ses responsabilités de mère devant souvent faire vivre la famille. Elle apprend, sans préparation, à jouer des rôles qui la campent dans des fonctions l’obligeant à penser et agir en homme. C’est cet équilibre qu’elle est en voie de développer.

L’évolution du rôle de la femme a bousculé les habitudes masculines. Tout changement bouscule.

L’homme a subi ces grands changements sans souvent comprendre ce qui lui arrivait. On l’a détrôné du rôle de pourvoyeur, de responsable du bien-être matériel de la famille sans pour autant l’éclairer sur sa place dans ce nouveau monde. C’est ainsi, qu’en une génération, l’homme s’est retrouvé en compagnie de femmes magnifiques qui ont leurs opinions et qui sont souvent le pilier financier de la famille.

L’homme a dû apprendre à vivre avec cette nouvelle réalité et laisser la femme être qui elle veut être à son côté. Il a aussi appris à partager la responsabilité du foyer. Il a commencé à s’occuper de ses enfants. Il a pris de plus en plus de responsabilité à la maison en partageant les tâches familiales. Il y eut de longs ajustements et des grincements de dents.

Devant la rupture amoureuse souvent décidée par la femme, l’homme fait face à ses émotions. Il découvre la souffrance émotionnelle. Il apprend à pleurer. C’est la fin de « Un homme ça ne pleure pas ». Il apprend à toucher son cœur, à comprendre l’amour dans son essence. Il se rapproche émotionnellement de ses enfants. Il s’en occupe quel que soit leur âge. Des pères acceptent même de demeurer au foyer et de s’occuper de la famille pendant que maman travaille.

Le masculin, c’est la logique, le mental, la force d’action. C’est le pilier sur lequel on s’appuie et avec qui on se sent en sécurité. C’est la virilité, la solidité brute. L’homme s’est campé durant des millénaires dans ces rôles. Il a décidé et construit sans se préoccuper de cette autre partie de lui, son féminin. Toute émotion fut niée. Les hommes ont bâti notre monde sur la base de l’ego et ce monde est en décomposition.

Comme je le décris dans mon livre VERS LA NOUVELLE TERRE, nous vivons tous un grand changement et l’équilibre du féminin et du masculin en chaque être humain est une étape essentielle à la venue de cette nouvelle énergie où l’égalité et la complémentarité sont des attributs essentiels pour vraiment changer notre façon de vivre sur notre belle planète.

La prise de conscience de ce que nous vivons tous est un bon pas dans la réalisation de notre objectif commun, celui de bâtir une société ayant les qualités du cœur comme fondations. L’humain en premier. Nous sommes tous conscients qu’il y a encore du travail à faire en chacun de nous, mais nous sommes sur la bonne voie.

Bonne route à toutes et à tous.

Les livres de la vie

Mourir en Égypte

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

D’après mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux. Quand vous avez connu et expérimenté personnellement cet état de bien-être, rien d’autre ne vous satisfait. C’est exactement ce que j’ai vécu environ 12 mois après ma première expérience de Kundalini.

Ma « nouvelle conscience » demeura avec moi près de 12 mois. C’était un état merveilleux et je me sentais vraiment comme si ça durerait toujours. Mais ça devait finir un jour. Graduellement, j’ai commencé à sentir que ma vieille personnalité reprenait le dessus. Selon mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux.

Graduellement, j’ai commencé à perdre mon sens inébranlable de bien-être et de joie intense. Avec le temps, j’ai commencé à croire que mon « expérience ’73 » avait été une aberration, un coup de chance. Un formidable coup de chance, mais quand même un coup de chance.

Puis, l’année 1980 me ramena à peu près la même expérience, mais cette fois dans un cadre et un contexte très différents, et avec beaucoup de changements dans les détails. Permettez-moi de m’expliquer.

Je participais à une visite guidée dans les temples de l’Égypte. Comme des milliers d’autres groupes avant nous, nous nous arrêtions à tous les sites clés du temps des pharaons. Comme nous visitions la grande pyramide à Gizeh, on nous guida jusque dans la chambre intérieure. Nous étions peu nombreux, nous profitions donc de plus d’espace et de liberté de mouvement que d’autres groupes du genre. Pour m’amuser, j’ai profité de l’absence momentanée de notre guide pour me faufiler dans l’espace de pierre occupé jadis par le sarcophage. Un des membres du groupe me photographia alors que je souriais et saluais de la main, debout dans le tombeau. Notre guide fut bouleversé. Il n’a rien dit sur le coup, mais j’ai su plus tard qu’il avait dit à quelqu’un du groupe que les individus qui font ce que j’ai fait étaient frappés d’une malédiction, condamnés à mourir, victime des pharaons. Je ne soupçonnais pas alors à quel point ces paroles devaient s’accomplir.

Quelques jours plus tard, nous avions quitté le Caire et naviguions sur le Nil dans un bateau habitable qui devait remonter le fleuve de ville en ville et nous permettre de visiter les sites le long de la Vallée des rois. Un bon après-midi, je m’étais joint au groupe qui se rendait au tombeau de Tuthankamen. On nous avait dit de nous aligner le long des larges marches de pierre du tunnel menant au tombeau pour attendre le groupe qui nous précédait. Comme nous nous dépêchions de descendre les larges marches de pierre, j’ai perdu pied parce qu’un gros morceau de pierre manquait à la marche sur laquelle je pensais poser le pied.

Mon pied descendit d’un bon 16 pouces et je me suis foulé la cheville. La douleur que j’ai ressentie a été courte et intense. Je l’ai sentie passer directement dans ma cheville à mon cerveau comme le flash rapide et aveuglant d’une lumière blanche. Je me suis tourné vers la personne à côté de moi, j’ai vite mis mes bras autour de son cou et lui ai chuchoté « tenez-moi, je pense que je vais m’évanouir! ». Et je suis tombé lourdement comme un sac de riz.

Il s’est trouvé que le groupe que j’accompagnais incluait un ambulancier et une infirmière. On m’a dit qu’ils ont tous les deux pris la situation en main immédiatement et ont aidé à transporter mon corps hors de l’escalier dans un espace dégagé. Voyant que j’étais inconscient, ils cherchèrent mon pouls, sans pouvoir le localiser. Ils ont commencé la procédure de réanimation et je suis revenu à moi au bout d’environ 5 minutes.

J’étais seul à savoir ce qui m’était arrivé pendant que mon corps était allongé sur le sable de la Vallée des rois. Je me suis retrouvé volant (ou en chute libre), les pieds devant, le long de ce grand tunnel menant à une lumière brillante. Autour de moi, les murs de ce « tunnel » semblaient décorés de peintures ressemblant à des hiéroglyphes qui se sont mis à vivre, à me pointer du doigt et à me saluer quand je passais devant eux. Ils semblaient me connaître et me reconnaître, me saluant et m’appelant par mon nom. Même si le nom qu’ils employaient n’était pas « Marcel », mon nom actuel, je me souviens que je répondais à leurs salutations en disant : « oui, c’est moi! Salut les gars! Ça va? ».

Quand j’ai repris connaissance, on m’aspergeait la figure avec de l’eau et on me tapotait les joues pour me réanimer. Je me souviens d’avoir entendu d’abord une voix très faible. Je me souviens d’avoir voulu rester dans ce monde merveilleux que je venais de visiter, mais c’était impossible. Je revenais définitivement à la vie, et j’étais en Égypte, allongé sur le sable, regardant un cercle de visages, pour la plupart étrangers, penchés sur moi avec différents degrés de surprise et d’inquiétude.

Mystérieusement, la douleur qui avait déclenché cet épisode avait disparu. Plus aucune douleur à la cheville. Peu importe. Les gens du groupe ne voulaient prendre aucun risque. Je fus transporté à l’autobus et ramené à ma cabine sur le bateau avec comme directive de rester au repos pour l’après-midi. Je voulais bien. J’avais réellement besoin de temps pour comprendre ce qui venait de m’arriver. Avant de sautiller jusqu’à mon lit, j’ai regardé mon image dans le miroir et j’ai vu que la peau de ma figure, de mon cou et de ma poitrine était complètement blanche, comme si j’étais un fantôme. Je me souviens d’avoir pensé : « mais où est passé mon teint bronzé! ».

J’avais déjà vécu ça, donc je savais ce qui était arrivé. J’ai réalisé que j’avais probablement eu une expérience en dehors du corps. En ce qui me concerne, j’avais déjà eu une autre de « ces » expériences. Quelques heures plus tard, je me réveillais d’un sommeil réparateur et j’avais retrouvé mon teint bronzé, mais mon esprit était à jamais transformé, d’une façon qu’il me restait encore à découvrir.

Dans les heures et les jours qui suivirent, j’ai commencé à redécouvrir la vie comme un être détaché de son corps en quelque sorte. Encore une fois, j’étais conscient du sentiment d’habiter Marcel plutôt que d’être véritablement Marcel. Encore une fois, je savais ce que la vie signifiait. Encore une fois, je savais que le monde autour de moi était une illusion cachant l’énergie véritable de toute vie.

Alors que dans les semaines précédentes de mon voyage, je me sentais et j’agissais comme un typique « touriste occidental gâté, inquiet de son confort et de ses dépenses de voyage », maintenant, je me sentais mystérieusement connecté aux nombreux Égyptiens qui nous entouraient, qui fournissaient un transport par chameau ou chariot, guidaient nos visites dans les tombeaux, servaient nos repas et nous traitaient généralement comme des rois. Je me voyais maintenant fuir la compagnie de mes confrères de voyage canadiens, préférant plutôt la présence des Égyptiens, qui, pour la plupart, pouvaient à peine dire quelques phrases en français ou en anglais. J’ai pris la résolution de me lever à l’aube pour voir le soleil se pointer sur le Nil. Dans chaque petite ville, debout sur le quai, en parfait silence, je fixais des yeux ce spectacle lumineux tout en partageant une cigarette avec eux.

Revenu au Canada dans le blizzard de février, je me souviens de l’impression d’être déconnecté alors que j’essayais d’incorporer cette dernière expérience à ma vie quotidienne. J’avais changé encore une fois, et je savais que les choses ne pouvaient plus simplement s’effacer. J’en dirai plus long sur la question une autre fois, Pour le moment, disons simplement le jour du départ venu, j’ai pleuré et pleuré encore. Je ne voulais vraiment pas quitter cette terre où je me sentais maintenant chez-moi. Je me souviens du regard de l’Égyptien qui conduisait notre autobus. Il ne parlait presque pas l’anglais, mais ses yeux semblaient vraiment comprendre que j’avais vécu une expérience intense de l’Égypte et que je ne voulais pas partir, que je ne serai plus jamais le même.

2012 et les prophéties Mayas : une invitation à vivre plus légers, libres et joyeux!

Le 21 décembre 2012 marque la fin du calendrier maya. Pour certains, cette date évoque des bouleversements environnementaux dignes des pires films catastrophes, pour d’autres celle-ci résonne telle une fenêtre temporelle vers l’évolution des consciences. Mais qu’en disent les Mayas? Et d’abord, qui sont-ils?

Dans l’histoire des anciennes civilisations, les Mayas semblent sortir de nulle part. Leur culture est passée par la magnificence, puis a mystérieusement disparu. Ce peuple est parvenu à une connaissance avancée de l’astronomie et des mathématiques et ils ont développé un système de calendrier stupéfiant, basé sur l’étude des relations entre le mouvement des corps célestes et les changements dans la société humaine. Les prophéties Mayas ont été établies d’après ce calendrier. Selon celui-ci, le système solaire connaîtrait un grand cycle de 5 125 ans, allant de 3113 avant J.-C. jusqu’à 2012 après J.-C. Au cours de ce cycle, la terre traverserait un rayon de pulsation provenant du centre de la galaxie, ce qui provoquerait des changements révolutionnaires affectant toute la planète. Les Mayas ont dénombré 13 étapes dans ce cycle. La dernière, d’une durée de 20 ans, aurait débuté en 1992 et serait baptisée : La Période de purification de la terre. Cette prophétie, très similaire aux prophéties des Indiens d’Amérique du Nord, notamment celles des Hopis, annonce un grand nettoyage personnel et planétaire : tout ce qui ne sert plus le développement de notre plus haut potentiel sera éliminé. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’entre nous sentent une forte poussée vers la transformation! La terre sortira du rayon galactique au solstice d’hiver, le 21 décembre 2012. Ce jour-là, le soleil sera en conjonction avec l’Équateur et le point d’intersection Écliptique de la galaxie, créant un ‘’ portail du ciel ’’ dans ‘’ la fissure sombre ’’ de la voie lactée. Cette ‘’ porte vers le ciel ’’ permettrait une plus grande communication entre les sphères terrestre et céleste et favoriserait l’éveil de la conscience universelle des êtres humains.  Le cycle actuel de civilisation humaine prendra fin et nous entrerons alors dans une ère nouvelle; une ère de paix, de fraternité et d’harmonie avec le cosmos. Afin de nous préparer à vivre cet éveil, nous pouvons méditer pour notre guérison et celle de la planète; chanter pour purifier notre esprit, harmoniser nos chakras, et honorer la Terre; invoquer les forces de la Nature et célébrer sa beauté. Car on dit que ce dont la Mère-Terre a le plus besoin, c’est de notre bonheur; c’est de sentir que nous vivons sur son ventre dans la légèreté et la joie. En somme, il n’en tient qu’à nous pour faire en sorte que le 21 décembre 2012 ne ressemble pas à un film catastrophe digne de Hollywood, mais à une immense célébration de la Vie dans toute sa splendeur.

Mourir vivant…

« Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd’hui parvenu à ses fins, sans comprendre qu’il s’est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce. » Christian Bobin

La mort est effectivement bien morte dans notre société où mourir semble être un échec.  Il n’y a pas que la mort physique qui soit malmenée, car on enterre bien vite et mal ceux qui ne sont plus économiquement rentables, ceux qui vivent des séparations ou des mutations sans leur laisser le temps de comprendre que tout deuil est source de renaissance.

De là est née une nécessité actuelle de traverser ces morts psychologiques comme les phases naturelles du cycle de la vie.

Ce que veut le cosmos, il l’obtient par un rythme alternant, jour nuit, froid chaud, haut et bas, qui nous permet de nous adapter en permanence.  Ce que veut l’homme, il l’obtient en tension sur le fil de rasoir de sa vision linéaire.  Et par peur de la fin, l’homme a peur de mourir, de changer.

Dans les traditions ésotériques, la thyroïde est la glande des changements et de l’adaptation.  Elle permet de muter pour rester en équilibre et assume ainsi les deuils symboliques ou physiques ou les morts créés par un verbe qui tue.  Elle correspond au 5e chakra qui exprime nos croyances et on retrouve souvent un mental fort en réaction aux peurs de la mort ou des changements.

L’existence des cycles des saisons et de nos propres rythmes nous donne le souffle pour mourir régulièrement à nos schémas et programmations.  La lame numéro 13 du tarot de Marseille nous montre une faux coupant pieds et mains sortant du sol, comme pour nous débarrasser de nos manies et piétinements.  Mais si nous ignorons ces passages nécessaires, certains événements de notre vie vont revenir sans cesse, en criant de plus en plus fort et souvent en faisant de plus en plus mal pour que nous soyons attentifs à ce que l’invisible de nous-même veut nous dire.

Notre réalité extérieure est un reflet de notre monde intérieur, car ce que je suis résonne avec ce que je crée.  Dans ma partie non consciente vit toute une histoire dont le scénario est écrit à plusieurs mains, celle de la société où je vis qui rédige les croyances t les codes, celle de mes ancêtres qui racontent leurs secrets de famille, celle de mon âme qui cherche à exprimer son projet de vie.  Mes cellules connaissent toute cette histoire et pour la raconter, je peux lire le corps, décoder le sens grâce à la symbolique des traditions ésotériques et à la biologie.  Je peux découvrir l’événement traumatisant qui conditionne mes réactions futures, mais je dois aussi ressentir dans mon corps physique cette programmation pour être sûr de sa véracité et réellement la transformer.  Ceci afin d’éviter de complaire notre mental dans l’origine de notre souffrance.  Le ressenti n’est pas une émotion.  Le ressenti est une sensation qui jaillit lorsque la vibration du mot guérisseur, d’un symbole ou d’un toucher énergétique fait écho à la vibration de la cellule bloquée.  Ressentir nécessite de plonger en soi, de retrouver le centre duquel nous sommes coupés et qui crée la souffrance primordiale.  Le ressenti permet de mourir à ce qui est ancien et de vider l’espace intérieur, laisser plus de place pour que le souvenir de l’unité résonne en nous.  Mourir vivant pour devenir écho du TAO, écho du Ciel et de la Terre et mourir chaque jour en célébrant la vie.

Naître dans la trinité

Dans la vie, il y a des moments où nous nous sentons enfermés dans des situations répétitives, connues, dont nous avons fait le tour.  Ces périodes peuvent nous donner la force et le courage de changer, d’aller vers le nouveau.  Elles nous rappellent en fait la période où, dans le ventre de notre mère, nous commencions à nous sentir à l’étroit, à manquer de place et à avoir envie d’aller visiter un autre monde, le monde du dehors.  À ce stade de la grossesse, le bébé doit alors prendre la décision de changer d’endroit et ce choix va l’amener à une épreuve initiatique.

Le passage dans le « couloir du ventre » de la mère va constituer une véritable expérience pour le corps et l’esprit de l’enfant.  Les contractions de l’utérus sont des forces qui dépassent la mère.  Toute femme qui a eu la chance d’accoucher sait que ce qui se passe en elle, relève de l’expérience intime avec les forces de l’univers, comme si les contractions utérines n’étaient que le reflet des mouvements de la Terre Mère, profonds, puissants et rythmés.

Au travers des contractions utérines, l’enfant perçoit sa mère comme une entité divine qui est pour lui un guide, un canal de cette force cosmique.  Lorsque le col se dilate, le passage n’est cependant pas suffisant, sauf dans de rares cas, pour que le bébé glisse tout seul.  La mère vit alors le paradoxe de retenir-expulser et l’enfant, face à cette dualité que lui renvoie sa mère, sait qu’il doit mourir à cette conscience divine, abandonner sa mère pour naître par lui-même.  Tout comme le disciple doit quitter et dépasser le maître pour mûrir au-delà des maîtres.  Dès le début, nous devons accepter d’être l’initiateur de notre vie, compter sur nous-mêmes et nous engager.

La loi de l’engagement est la première épreuve de cette initiation.  Les deux autres sont les lois de l’endurance et de la foi.  La façon dont le bébé ressent ces trois phases dans le couloir du ventre va laisser une empreinte sur sa manière de vivre les changements.

La première nécessité pour aller au bout de quelque chose est de s’engager sur le chemin.  Pour le fœtus, cela signifie se mettre en route.  S’engager signifie participer, décider, faire le choix de se laisser porter par les contractions, se laisser porter par ce qui nous entoure, saisir les occasions qui se présentent sans attendre de savoir si l’on est vraiment prêt pour cela.  Une fois le premier pas franchi, le fœtus se confronte à l’endurance, avoir la force et la patience d’accepter le rythme des contractions, économiser son énergie en se laissant aller dans le sens du courant.  Tout cela est bien sûr facilité lorsque la foi est là, lorsque l’on sait qu’au bout il y a quelque chose de nouveau et d’attirant.  Pour aller vers l’inconnu, la confiance nécessaire se trouve dans la certitude de notre puissance intérieure.

Lorsque l’enfant arrive au niveau du périnée, il vit une sorte d’aspiration enivrante qui déclenche le cri primal, tel un souffle soudain et violent qui déploie ses poumons et met en place la respiration aérienne.  En prenant ainsi pouvoir sur le monde extérieur, l’enfant perçoit très bien le sentiment d’abandon de la relation fusionnelle qui le liait à l’Amour infini, et cette rencontre avec le « non-amour » peut être vécue comme une séparation brutale et ressentie dans une grande solitude.  On sait qu’il est primordial que la coupure du cordon ombilical se fasse 10 à 20 minutes après l’expulsion pour que cette sensation soit atténuée et que les mémoires d’abandon soient diluées.  Poser l’enfant sur la peau de la mère permet de vivre cette transition en douceur pour transcender cette séparation initiale.

Si cette phase est vécue dans un ressenti de rupture, l’enfant va installer un système de filtre inconscient qui l’éloigne du monde invisible, monde des sensations, monde de l’Amour infini, duquel il s’est senti exclu.  Les croyances et programmations mises en place pour l’empêcher de souffrir face à cette mémoire, vont en fait le rendre esclave d’une personnalité qui orientera sa vie vers la recherche fusionnelle avec l’autre au travers du sexe, des drogues, des médicaments ou du travail.  Ce conflit de séparation ou d’abandon peut être vécu psychologiquement par une sensation de solitude, de relation superficielle avec une difficulté à aller dans la profondeur, dans l’intimité de l’être.  II peut aussi se vivre au niveau biologique, au niveau du corps sous forme d’allergies ou de problèmes de peau, la peau étant le premier contact avec le monde extérieur.

Je ne me souviens pas d’être née selon ce processus initiatique.  Mais mes cellules en ont la mémoire.  L’extérieur reflétant l’intérieur, ce qui se passe dans ma vie en période de changement est un reflet de comment j’ai pu vivre pendant ma naissance ces trois lois initiatiques.  Chacun peut revivre ce rituel de naissance d’une manière symbolique, par des visualisations, en allant dans le ressenti du corps pour ancrer en lui les phases qui n’ont pu être vécues au moment adéquat.  Il est ainsi possible de transformer les mémoires de l’anesthésie, de la césarienne, des forceps, et autres souffrances qui ont accompagné tant d’accouchements.

Visualiser qu’à notre naissance, trois rois mages sont venus nous offrir ces présents essentiels que sont l’engagement, la persévérance et la foi.

Et comme l’extérieur révèle l’intérieur, ne soyez pas surpris qu’ils soient à votre porte pour accueillir ce nouvel an.

Dire oui à la vie… même si…

Ah non, il n’est pas question d’avoir un chien, et encore moins deux chiens, à la maison!!!

C’est la réponse sans appel que je donnais à mon chum, suite à sa demande d’apporter avec lui ses deux chiens, lorsqu’il a aménagé chez moi avec son garçon. Bien qu’il fut déçu de ma fermeture complète sur ce sujet, il trouva donc une famille qui voulut bien accueillir ses chiens.

Plusieurs années passèrent ainsi, bien que mon conjoint glissait parfois dans la conversation que ce serait plaisant de partager nos activités quotidiennes avec un chien…

Un certain soir de février 2007, j’ouvre le téléviseur et l’émission « César, l’homme qui parle aux chiens » est diffusée à ce moment-là. J’écoute attentivement la philosophie de César et je reconnais la passion de mon chum pour les chiens. Je réalise à ce moment que j’empêche mon chum de vivre de beaux moments suite à ma fermeture à la nouveauté. Comme je suis en formation à l’extérieur, je l’appelle au téléphone, je lui dis que c’est ok, on pourra avoir un chien si ce dernier peut vivre à l’extérieur et non dans la maison.

Pendant quelques semaines, nous feuilletons différents livres sur les races canines pour savoir quel chien s’adapte bien à notre climat. Je suis confiante, je pense que comme j’ai dit oui à mon chum, ça va être comme avec les enfants, il va oublier sa demande d’avoir un chien pour passer à d’autres choses. Ben non, la même semaine, nous apprenons qu’un couple se sépare et comme ils ne peuvent pas garder leur chien, il nous demande si nous voulons l’adopter. Mon chum saute de joie, accepte immédiatement, c’est une femelle labrador, le 1er choix de mon chum…

Le 21 mars 2007, nous accueillons donc cette chienne nommée Kina. Consciencieusement, je m’applique à l’ignorer complètement. Je n’aime pas ça, point à la ligne. Un chien, ça pue dans l’auto quand on se rend au chalet, ça pleure quand je mange, ça bave, ça jappe à tout moment, c’est dépendant et bon voilà, j’aime mieux les chats…

La semaine suivante, nous sommes en route pour le chalet accompagné de la neige qui tombe doucement sur le pare-brise de l’auto. En arrivant au chalet, je verse le fond de ma tasse de café sur la neige. Kina, le chien, s’empresse d’aller lécher le café sur la neige. Aaaaahhhh… là je suis surprise, moi qui adore un bon café, le chien semble du même avis que moi. Bon ben, voilà, un point de gagné pour elle.

Quelques mois passent ainsi et j’ai peu conscience de cette chienne dans son enclos qui épie le moindre de mes gestes lorsque je sors à l’extérieur. Mais je continue ma stratégie, je la regarde peu ou pas du tout, je ne lui donne pas d’attention, sauf pour la corriger si besoin est.

Un soir, nous nous préparons, moi, mon chum, et ce chien, pour notre marche quotidienne. En attendant mon chum, qui a oublié la laisse à l’intérieur, ce chien qui était fou de joie à l’idée d’aller se promener, se calme, s’assoit face à moi et me fixe intensément. Je sens son regard intense, insistant. Pour la première fois, je tourne mon regard vers elle et je prends le temps de la regarder dans les yeux. À ma grande surprise, je n’y vois que de l’amour inconditionnel. Je suis très touchée, très émue. À cet instant, mon cœur vient de s’ouvrir pour cet animal. Je réalise tout ce que j’ai manqué en l’ignorant. J’avais dit oui avec ma tête, mais j’avais gardé mon cœur fermé à la nouveauté. J’avais permis à mon chum de retrouver ce plaisir de partager la vie avec un chien, mais j’étais restée fermée à ce changement. Si je ne m’étais pas permise d’acquiescer à cette opportunité, j’aurais manqué de beaux moments ainsi que de belles leçons transmises par ce chien. Je n’aurais jamais appris comment on peut aimer sans condition un animal tout en ayant, réciproquement, le respect.

La majorité des êtres humains appréhendent le changement, la nouveauté, l’inconnu. Nous maintenons, quitte que quitte, notre routine, nos habitudes de vie. Malheureusement, même si notre quotidien nous rassure, nous n’apprenons plus, nous n’évoluons plus. Et quand nous osons accepter, avec un cœur ouvert, ce que la vie nous présente, tel un nouvel emploi, un(e) nouveau(le) conjoint(e), une occasion d’affaire, une amitié naissante, etc., nous recevons tellement plus que ce à quoi nous nous attendions. Le mental tente de planifier l’avenir, mais la vie ou l’amour, nous réserve tellement de belles surprises et d’opportunités d’aimer encore plus.

Alors vous qui me lisez en ce moment, êtes-vous prêt(e)s à dire oui à la vie… même si…

Une robe de soi

J’étais à peine endormie dans le berceau familial, après une longue nuit de tempête, que déjà les fées se bousculaient avec leurs dons pour écrire ma vie.

  • Elle aura le nez crochu de sa tante Émilie, les épaules larges de son grand père qui a vécu la guerre.
  • Elle aura le courage de sa grand-mère, veuve avant que son visage n’attende les rides du temps; elle aura aussi la colère qui va avec les chagrins et la misère.
  • Elle aura la légèreté de sa tante Aurore, l’artiste qui a vécu sa vie comme une pièce inédite dans un théâtre aux multiples décors.
  • Elle aura les yeux verts des lacs de montagne dans lesquels se miroitent les vieilles pierres des sommets intacts.

Sur ma peau s’est inscrit donc très tôt, une histoire que je connaissais par cœur, car la famille la répétait depuis si longtemps que les répliques sortaient spontanément. Quand j’oubliais quelques passages, je montais dans le grenier de ma grand-mère, et soulevait la poussière des âges pour ressortir une aïeule oubliée, un fantôme devenu gris, une poupée toute cassée. C’est là que je trouvais la robe fleurie de tante Rose, celle qui avait eu le cœur brisé au milieu d’une valse et quand je me rendis compte qu’elle était à ma taille, j’entendis dans le miroir, les notes d’un soir de bal.

Ma mère aussi, sans le savoir, cousait sur les voiles de mon innocence, les patchworks de son inconscience. Arrivée aux portes de la jeunesse, j’avais perdu mes tresses, la grâce des enfantillages, les rêves d’une autre vie dont il n’y avait plus aucune trace. J’étais une créature avec la crinière de lion d’un grand père militaire, les pattes élancées d’une autruche comme tante Aurore qui aimait danser; j’avais le cou gracile d’une girafe et la voix posée de ma mère quand elle avait la joie de chanter. La peau de la panthère rappelait le velours dévoré de la robe d’une tante Rose trop vite délaissée. J’étais une chimère, une personne construite de pièces rapportées qui avaient toutes leur histoire et leur part de vérité, mais que j’avais du mal à faire tenir ensemble. J’aurais eu besoin de plusieurs chirurgies esthétiques pour rendre à l’ensemble une cohérence décente. Mais aucun médecin ne voulut prendre ce risque.

Seul un artiste peintre dont je tombai amoureuse, réussit à faire mon portrait en tentant de dissimuler sous les couches de couleurs, un passé qui s’obstinait à vouloir durer. Il fut le premier à révéler une partie de moi-même que j’avais complètement occultée.

Mais la chimère ne fut pas très contente de voir que sous les doigts habiles d’un amour magicien, les traces du temps indélébiles pouvaient disparaître en moins de rien.

L’autruche voulait danser tandis que le lion cherchait à faire la loi. La panthère restait couchée au soleil alors que la girafe cherchait dans les hauteurs, les feuilles du bonheur. Ce fut le chaos initial, l’anarchie intérieure, une bourrasque de contraires qui se leva un matin de juin et coucha à terre, la chimère épuisée. Au milieu des morceaux, je restais endormie comme au premier jour de ma vie et de nouveau, les fées arrivèrent en faisant beaucoup de bruit.

Elles n’avaient pas vieilli, contrairement à moi qui avais eu besoin de traverser les années pour être capable de me voir avec lucidité, au milieu de cette chimère déchirée. Les fées me firent les mêmes dons, force, courage et légèreté, envie de chanter et de m’alanguir, mais vu que les morceaux étaient éparpillés sur le seuil de ma personnalité, je les accueillis différemment, sans m’approprier quoi que ce soit. Ils étaient une partie de moi, mais j’étais plus qu’eux tous réunis.

J’acceptais tous ces dons en remerciant les fées et me relevais, fatiguée et légère à la fois, comme si le poids de la chimère avait changé. J’avais certes toujours une crinière de lion et une tendance à dire facilement non, des jambes fines et habiles pour danser ou parfois fuir quand c’était trop risqué, je gardais le parler girafe pour communiquer sans violence et la peau douce de la panthère pour les soirées tendres. Mais dans le miroir du bazar familial, je voyais une nouvelle image; j’avais perdu quelques patchworks de ma mère et les voiles d’innocence réapparurent autour de moi. Cependant, ils ne flottaient plus comme la mousseline de l’enfance; ils avaient la tenue de l’organza et je sentais dans ce nouvel apparat, les étincelles du discernement qui habille ceux et celles qui ont traversé le tourment.

Je ne laissais personne à terre, ramassais tous les morceaux de la chimère et avec ma propre baguette magique, je dessinais ma nouvelle robe de Soi. Elle était élastique, s’adaptait à tous mes mouvements et à mes changements de taille. Quelques accessoires suffisaient pour varier son usage. Un parfum de présence pour les cocktails mondains, des gants de velours pour les peaux de satin et des perles précieuses pour être belle en plein jour. C’est une robe inachevée, que je crée à chaque instant, comme si j’étais un grand couturier inspiré par l’amour. C’est une robe de Soi pour les toujours momentanés.

Ces relations éclairées… qui nous allument

À la lumière de ce que nous faisons avec nos expériences, nous évoluons au fil des jours en devenant plus conscients. Réalisez-vous que nous sommes en changement constant et qu’entre chaque coucher et chaque lever de soleil, nous devenons des personnes différentes?

Chacun chemine à son propre rythme. Certains avancent à pas de tortue tandis que d’autres courent comme des lièvres. Une chose est sûre, c’est que tous arriveront un jour au même point. C’est pourquoi, si nous appartenons à la catégorie des « petits rapides » qui n’ont pas de temps à perdre, il n’est pas rare de constater que certains de nos proches au rythme plus lent deviennent pour nous de lourds fardeaux à porter ou se transforment tôt ou tard en boulets aux pieds nous empêchant de nous envoler. Dans le fond de notre cœur, on sait pertinemment qu’on devrait s’en détacher pour accélérer notre course, mais on n’ose pas le faire de peur de causer de la peine. Alors, on s’oublie et on abdique nos aspirations profondes. On devient infidèle envers soi, ce qui est peut-être la pire infidélité, car on ne peut alors accuser personne d’autre. La passion de vivre est très difficile à maintenir élevée quand on se sent constamment tiré vers le bas, et c’est pourtant ce que l’on permet à certaines personnes de faire à notre égard. C’est pourquoi, dans ce monde où l’évolution est probablement à son plus fort depuis des siècles, nos relations changent tant au fil des ans, et cela, qu’on le veuille ou non.

Rendus à certains carrefours de nos vies, nous prenons des chemins différents…

Ces changements de cap, quoique très dérangeants, font partie du cours normal de la vie et c’est pourquoi on sera parfois porté – et c’est plus fort que nous – à délaisser la compagnie de gens qui ne nous allument plus, ce qui aura pour effet positif de nous faire découvrir d’autres perles qui, par leur brillance, nous aideront à nous alléger et à nous élever. Si on met un bout de bois mort dans une cheminée et qu’on le place tout près d’une bûche ardente, lequel à votre avis influencera l’autre? Le tison ardent s’éteindra-t-il au contact du bois mort ou est-ce plutôt ce dernier qui s’enflammera? Évidemment, le second. Par cet exemple, vous pouvez voir l’importance de s’efforcer de côtoyer des gens allumés afin qu’à leur seul contact et par l’intensité de leur présence, ils attisent notre propre feu. C’est d’ailleurs ce qui se produit à notre insu lorsqu’on rencontre une personne dégageant une grande sagesse. En entrant dans son champ énergétique, on se transforme sans même avoir à lui parler. Personnellement, lorsque de tels êtres sont placés sur ma route, je me fais un devoir et un plaisir d’aller me balader dans leur entourage. Peu importe ce qu’elles ont à dire, car c’est ce qu’elles « sont » qui me nourrit le plus, pas ce qu’elles ont à dire. Côtoyer du bois mort qui, par surcroît, ne veut même plus s’allumer, c’est prendre le risque de s’éteindre à son tour.

Cherchez plutôt dans votre entourage, dans votre famille, parmi vos proches, des bûches ardentes…

Il y en a beaucoup plus que vous ne le croyez, mais elles ne font pas de bruit. Puis, allez puiser auprès d’elles la lumière dont vous avez besoin pour revivifier votre feu intérieur.

Ne craignez surtout pas de leur enlever quoi que ce soit, car elles n’ont que ça à faire : rayonner, partager leur lumière, transmettre leur passion de vivre. Ensuite, faites de même avec les autres. Passez au suivant ce que vous avez reçu, devenez à votre tour des bûches ardentes disponibles pour allumer ceux qui auront besoin de votre étincelle…

André Harvey

Auteur de 17 livres dont le best-seller L’ultime pardon.

Il partage son temps entre les voyages, les conférences, l’écriture et la musique. Il a à son actif deux CDs de chansons à texte dont il est l’auteur, le compositeur et l’interprète. (Renaître par la passion de vivre et Les yeux du cœur.)

Il vient de faire paraître un nouveau livre disque intitulé : En route vers l’illimité.

Conférences et récital sur demande. Contactez-le pour un événement dans votre région.

www.andreharvey.info