La poésie de la vie

Je ne me rends pas toujours compte que c’est une grâce que d’être en vie. Je ne me rends pas toujours compte que la vie m’a été donnée gratuitement. Je ne me rends pas toujours compte que donner, en accord avec soi-même, c’est aller dans le sens de la vie.

Le soir, lorsque je suis couché dans mon lit, que je respire profondément et que j’entends mon cœur battre, je me dis que même si la vie est puissance, elle ne tient qu’à un fil, que la vie est fragile.

Plus je suis à l’écoute, plus je ressens, plus je considère tout ce qui m’arrive comme étant important. Ainsi, ma manière de voir change. Je ne vois plus de la même façon. Je réapprends à voir, je réapprends à vivre. La fonction de mon regard change.

Je sens que tout devient important. Tout devient important à chaque moment. Quand je vais choisir les fruits et légumes au marché, quand je marche sur le trottoir, quand je souris à un enfant, quand je répare une crevaison, quand j’attends quelqu’un, je ressens qu’il n’y a rien de meilleur. Je considère qu’il n’y a rien de meilleur que ce qui m’arrive peu importe ce qui m’arrive. La vie revêt un caractère sacré.

Je me suis rendu compte que même si je pouvais penser, décider et agir, je ne suis pas le maître de ma vie, mais que la vie est ma maîtresse. Et je ne suis pas là que pour en profiter. Je la remercie et, le plus souvent possible, je suis à son service, à son écoute. J’écoute les signes qu’elle me présente au quotidien et j’essaie de voir comment je me sens dans chacune des situations, en les vivant pleinement.

Il n’y a pas de situation idéale; il n’y a que ce qui nous arrive. Je considère ce qui m’arrive comme étant précieux. Je me considère chanceux d’être en vie et de pouvoir vivre. À simplement dire cela, je me sens plus léger. Je me sens devant de multiples possibilités, je me sens plus ouvert. Je sens que la vie est belle et généreuse, qu’il nous suffit seulement d’être présent et à l’écoute pour l’apprécier et de toujours aller dans son sens.

Je me rends compte que tout est dans la façon dont j’aborde ce qui m’arrive. Qui suis-je pour décider ce qui doit m’arriver? Qui suis-je pour me prendre pour le grand juge, le commentateur et le critique de premier plan? Certes, je ne suis pas là pour cesser de souhaiter réaliser des projets ou entreprendre des actions. Qui suis-je donc, pour vouloir tout contrôler, surtout la tournure des événements?

La vie commence maintenant. La vie est belle. La vie est pleine de possibilités. La plus grande possibilité, c’est ce que nous sommes maintenant, peu importe ce que nous faisons, ce que nous avons, ce que nous représentons, peu importe notre situation ou les problèmes qui nous accablent. Ce qui est merveilleux à constater, c’est qu’à n’importe quel des moments de notre vie, nous sommes, tout simplement. Malheureusement, nous l’oublions souvent.

La vie nous a été donnée et comme disait Nietzsche dans sa jeunesse : « Le monde te prend tel que tu te donnes. ».

Vieillir… sans devenir vieux!

Vieillir est un mot à double sens. Le premier sens est grandir et le second, dépérir. Grandir signifie augmenter, non seulement sa taille physique, mais aussi son âge, sa connaissance, sa sagesse. C’est un plus. Dépérir signifie réduire, perdre sa santé, ses facultés. C’est un moins.

Ainsi, la vieillesse devrait-elle être considérée comme un état de grande maturité alors que le vieillissement serait un état de dégénérescence.

En vieillissant, nous pouvons soit grandir, soit dépérir. Et nous avons le choix, celui de rester jeune toute notre vie ou de devenir vieux. Oui, nous avons ce pouvoir de choisir quel genre de vie nous voulons vivre.

Si nous entretenons des pensées créatrices, des pensées d’amour, nous choisissons la sérénité. Si, par contre, nos pensées sont destructrices et haineuses, nous choisissons la sénilité. Si nos sentiments sont joyeux et confiants, nous voilà partis pour le bonheur. Mais s’ils sont amers et inquiets, c’est le malheur qui nous guette. Et si nos gestes sont justes et sincères, nous rayonnerons de santé alors que nous deviendrons de plus en plus malades s’ils sont inadéquats et mal intentionnés.

Pour demeurer serein, heureux et en santé toute notre vie, même jusqu’à un âge avancé, ces principes de base sont très importants. Surveillons donc nos pensées, nos sentiments et nos gestes. Soyons conscients que ceux-ci peuvent nous guérir ou nous empoisonner. Des pensées pures, des émotions saines, des actions justes, voilà le secret de la santé mentale, émotionnelle et physique. Les trois sont importantes et se complètent les unes les autres.

Longue vie de bonheur!

Le beau risque

Oser être soi pour soi, c’est oser pour l’amour de sa personne, pour son bonheur, pour son intégrité, mais c’est aussi un risque à prendre, c’est se montrer tel que l’on est, sans masque, sans artifice et sans mensonge. Ce qui peut engendrer des sentiments de pitié, de rancune, de haine envers soi aussi bien que de l’amour et de l’admiration.

C’est oser être soi-même tel que. C’est oser montrer sa peine. C’est oser avouer ses faiblesses. C’est oser demander de l’aide. C’est oser déplaire aux autres. C’est oser dire non. C’est oser avouer que l’on aime. C’est oser abandonner ceux qu’on aime, et j’en passe… puisque ce verbe se conjugue avec tous les verbes.

Oser être soi pour soi, c’est oser être authentique dans le plus profond de son âme.

C’est se connecter à ses plus grandes aspirations, ses désirs et ses rêves.

C’est se tracer une ligne droite et la suivre quoiqu’il advienne.

C’est se respecter, s’accepter, s’aimer et suivre ses intuitions.

Oser faire le premier pas pour soi est essentiel à notre bonheur.

Oser être soi, c’est s’aimer au plus haut niveau, se faire confiance, oser sauter dans l’inconnu en sachant que tout ira bien.

Autrement dit, être soi c’est le plus beau cadeau qu’on peut se donner puisqu’il nous guidera dans nos choix de vies.

Le droit de dire « cela suffit »

D’entrée de jeu, je dois préciser quel contexte me permet de m’exprimer sur un sujet si délicat. Le suicide assisté. Le présent texte cite des interrogations et réflexions qui meublent ma conscience depuis plusieurs années.

Depuis plus de dix-neuf ans, je partage ma vie avec une compagne nommée la sclérose en plaques (SEP). Dix-neuf ans de lecture, recherche, essais, erreurs, alimentation végétarienne, suppléments vitaminiques à la fine pointe et un cheminement spirituel vivifiant.

Bien sûr que cette compagne m’a fait voir de mauvaises périodes, et ce, à répétition. Mais, ma gloire de cette prise en charge me permet de regarder d’en haut ces épisodes de moins en moins présents. Plusieurs amis un peu « jaloux » mentionnent que je fais preuve d’une prise en charge et d’un mérite hors du commun.

Y a-t-il vraiment mérite lorsque l’on prend soin de notre enveloppe corporelle?

Faire preuve d’une détermination sans borne, n’est-ce pas l’obligation de chacun?

Aucune réglementation ne m’oblige à sauver ma peau.

Nulle réglementation ne me punit si je traite mon corps tel un égout.

Nulle sentence ne m’est accordée lorsque je laisse une personne fumer sa petite cigarette, tout en sachant qu’elle représente un risque important de devancement de la mort.

Nulle sentence légale ne m’est infligée si je remets à la société les coûts de soins de santé dus au fait que j’ai traité mon corps avec disgrâce.

Nulle disgrâce ne m’est octroyée si par le fait de ma non-prise en charge de cette santé (maladie prévisible), je prends place dans un hôpital déjà en manque d’espace.

Situation se traduisant par le fait qu’un individu aux prises avec une maladie dégénérative doit attendre son tour.

Ma non prise en charge a des conséquences importantes sur la vie d’autrui.

Difficile de comprendre que je peux saboter ma santé, voire même celle d’autrui durant des décennies et que tout cadre dans le vil langage du choix de société.

Parlons-en de cette expression « choix de société »; le seul moment au cours duquel je fais ce choix, c’est le jour d’un scrutin.

Tous les autres choix décidés par les politicologues ou lobbyistes sont la résultante d’un courant.

Je m’interroge sérieusement sur le droit que l’on m’accorde le jour d’un scrutin en tant que citoyen. J’aurais lors de ces journées le droit de participer aux choix de la destinée d’une communauté. Étrangement, cette même journée, mon droit de décider de ma propre destinée ne m’appartient plus. Un paradoxe sur lequel une réflexion doit se faire!

Peut-être serait-il bon, pour bien comprendre mon propos, de voir ou revoir le reportage intitulé « Manon », reportage réalisé par M. Benoit Dutrizac.

Une autre suggestion serait de voir le film intitulé « Mer intérieure », réalisé par Alejandro Amenabar, film qui bouscule grandement nos émotions.

Tous les jours, nous avons le droit de faire des choix de vie ou de mort sur notre petite personne. Tous les jours lorsque je suis une personne en santé, j’ai tous ces droits. Lorsque je prends mon automobile, utilise le métro, traverse un viaduc, marche sur un lac gelé, je décide de vivre ou de mourir. Je décide à ce moment de vivre puisque je trouve un sens à la vie.

Difficile de comprendre que lorsque tous ces plaisirs me sont retirés, voire inaccessibles pour raison de santé, on me retire à ce moment le droit de décider que ma route a assez duré.

Difficile de comprendre que pour donner la vie, aucune règle n’interfère, aucun talent n’est requis, aucun mandat notarié ou évaluation psychologique ne sont requis. Pourtant, c’est selon moi la décision la plus importante d’une vie. Si pour avoir droit à ces allocations familiales, je devais participer à un cours de trente heures pour bien comprendre le rôle de parent. Ne serait-ce pas digne d’une société mature?

Difficile de comprendre que pour conduire une automobile, je dois suivre un cours et réussir un examen. Pour naviguer sur un lac dans une simple chaloupe motorisée, je dois aussi avoir suivi un cours et réussir un examen! Pour prendre place dans ma profession, je dois réussir des examens!

Ne devrait-on pas renforcer le démarrage à la vie et supporter l’apaisement en fin de vie?

Les opposants au suicide assisté ou à l’accompagnement vers une autre étape que tous nous vivrons un jour ou l’autre, font-ils un choix égoïste? Pour ces gens qui considèrent que toute vie est sacrée et que la souffrance est notre laissez-passer à la prochaine étape en première classe, je dis quel droit avez-vous de me retenir? Trouvez-vous plaisir à voir souffrir?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande qu’ils me disent s’ils ont participé le 15 février 2002 à la marche (-20 C) contre la guerre en Irak. Je leur demande qu’ils m’expliquent pourquoi cette même journée il y avait foule encore plus importante au défilé de nuit (-25 C) du carnaval de Québec?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande jusqu’où sont-ils prêts à aller concrètement pour sauver les centaines de milliers de personnes qui sont aux prises avec la famine. Il serait encore plus louable d’accueillir dans ma maison un ou deux enfants aux prises avec une destinée très peu enviable.

Voici une expérience intéressante à faire et qui ne coûte rien. Déposez un globe terrestre sur le sol, prenez place debout sur une chaise. Vous remarquerez que la terre est très petite et qu’il suffit de bouger légèrement son regard et l’on se retrouve maintenant à observer une zone où la famine est omniprésente. Il suffit d’un trajet de dix heures en avion et nous sommes dans un autre monde, où des gens qui veulent vivre meurent.

Est-il plus facile de faire un petit don monétaire et le tour est joué. Je suis une bonne personne.

Colère je ressens lorsque je vois des reportages qui dénombrent des milliers de décès dus aux infections postopératoires. Décès qui frappent des gens qui veulent vivre. Étrange paradoxe que le fait de subir une intervention nous confronte à des risques évitables. Ne devrait-on pas condamner les centres hospitaliers dont les infections postopératoires dépassent la norme pour une société évoluée? La norme ne devrait-elle pas être 0?

Pourquoi serait-il interdit d’aider une personne à traverser le boulevard de la vie une dernière fois de la façon dont elle l’a exprimée?

À toutes ces personnes qui s’opposent à mon libre choix, je demande : qui vous donne ce droit? Qui vous donne le droit de dire que le formulaire intitulé « Mon mandat en cas d’inaptitude » * que j’ai complété est invalide?

Qui vous donne ce droit d’exiger qu’une personne souffre jusqu’à son dernier battement de cœur?

Un autre paradoxe de notre culture tient au fait que si j’ai un cancer dont la souffrance est inhumaine, alors à ce moment j’aurai droit à des soins qui apaiseront mes douleurs. Soins qui du même coup me mèneront à mon dernier souffle.

L’objectif de cette réflexion est de faire en sorte que les tribunaux cessent de condamner des gens qui tout simplement assistent une personne qui décide que son parcours a assez duré. Parcours qui de toute façon, s’il continuait, ne serait semé que de souffrances.

En partageant ces réflexions, je souhaite que ceux qui décident de la législation fassent l’analyse en pensant à ceux qui souffrent.

Faut-il avoir regardé une personne qui s’éteint après d’importantes souffrances pour comprendre?

Aider une personne à passer à l’autre étape dans un état d’apaisement, n’est-ce pas le plus beau des derniers cadeaux!

* Brochure réalisée par Le Curateur public du Québec et disponible en librairie.

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécurisé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix conscient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous emprisonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, paradoxalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Trois stratégies pour transformer l’évaluation du rendement en outil de développement personnel

Vous demandez-vous comment remplir, de façon optimale, un formulaire d’évaluation du rendement? Dans cet article, vous trouverez des stratégies qui, comme des résolutions du Nouvel An, vous aideront à transformer cet exercice organisationnel en activité de développement personnel.

1. Investissez du temps dans la revue de l’année écoulée
Dans un premier temps, il vous faudra évaluer le rendement que vous avez fourni au cours de l’année. C’est une occasion importante de faire valoir vos actions quotidiennes qui, trop souvent, peuvent passer inaperçues auprès de la direction. La blogueuse Cybèle Rioux rappelle combien il est « important d’investir du temps pour mieux profiter des avantages de l’évaluation de rendement ». C’est donc à vous de prévoir un minimum de trois à cinq périodes pour passer votre année en revue et trouver des exemples concrets de votre rendement. Mieux encore, prenez l’initiative d’investir dès maintenant entre 30 et 60 minutes par mois pour faire le point sur vos accomplissements par rapport à vos objectifs; ainsi, vous n’aurez qu’à en faire la compilation à la fin de l’année. Vous verrez également l’impact que cela aura sur vos choix professionnels et personnels au quotidien.

2. Assurez-vous que les commentaires sont en votre faveur
Même si aucune prime de rendement n’est liée à cet exercice, les leçons apprises à la suite de votre réflexion peuvent être nombreuses. Assurez-vous donc que les informations présentées mettent en valeur les comportements que vous maîtrisez bien. Lorsque vous rédigerez vos « démonstrations », n’oubliez pas le conseil d’Einstein : si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.

Une fois votre formulaire rempli, portez votre attention sur les objectifs de l’année en cours. Il n’est pas question ici de vous piéger ou de vous mettre en danger. Le but est essentiellement de profiter de l’occasion pour incorporer des objectifs atteignables qui sont, préférablement, en lien avec votre plan de carrière à vous. Pour y arriver, demandez-vous : « Comment puis-je mieux faire mon travail? ». Ceci fera ressortir des aspects professionnels à développer qui devraient vous stimuler et enrichir votre C.V. en prévision de la prochaine étape. Vous pouvez également vous poser la question : « Que puis-je faire de différent pour apporter une valeur ajoutée à l’organisation? »

3. Mettez toutes les chances de réussite de votre côté
Pendant la grande crise économique de 1929, F. D. Roosevelt a dit : « Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. » Pour éviter les déceptions lors de votre prochaine évaluation du rendement, faites en sorte que les objectifs convenus indiquent clairement à quoi correspond le niveau « a atteint l’objectif ». Au besoin, entendez-vous avec votre gestionnaire pour que les attentes relatives à chaque niveau de rendement soient précisées. Donc, si vous souhaitez faire de cette année un succès sur le plan professionnel et utiliser l’évaluation du rendement pour obtenir le soutien de votre organisation dans la gestion de vos talents, assurez-vous de clarifier ce que représente le dépassement des objectifs fixés (par exemple : « a atteint + » ou « a surpassé l’objectif »). Établir ces balises à ce moment-ci du processus permet de guider vos actions et d’aligner vos priorités de façon à pouvoir démontrer votre professionnalisme à la fin de l’année.

On dit que le passé rend triste, et le futur, inquiet. L’évaluation du rendement, c’est le moment présent, un bon moment pour faire le point, pour donner une orientation à votre prochaine année sur le plan professionnel et pour garantir que vous puissiez poursuivre vos rêves et votre plein épanouissement professionnel en toute sérénité.

Vivre dans une mini-maison, un choix novateur!

Vivre dans un espace plus petit mais tout aussi fonctionnel, de plus en plus de Canadiens y songent. Le mouvement « Tiny House » a pris son essor aux États-Unis en 2008, lors de la crise économique. Au Canada, le mouvement gagne en popularité depuis les cinq dernières années, princi­palement dans l’Ouest canadien. Au Québec, les municipalités vont maintenant devoir réviser leurs lois afin de permettre davantage la construction de mini-habitations. Un des aspects soulevés auprès de la ville de Gatineau est l’acceptation de la mini-maison à titre de deuxi­ème unité d’habitation sur un lot où se trouve déjà une maison. Le projet est présentement à l’étude.

Une mini-maison comporte tout ce dont vous pourriez avoir besoin dans une maison, sans les espaces perdus. La superficie habitable varie entre 150 et 650 pieds carrés. Les mini-maisons peuvent être construites sur roues ou sur fondation. Comme leur superficie correspond à environ un dixième de celle d’une maison traditionnelle, la maximisation des espaces est privilégiée. Il n’est donc pas rare d’y trouver des articles ayant plus d’une fonction. Par exemple, l’escalier est souvent bonifié par l’ajout d’un espace de rangement sous l’escalier. Il en va de même pour les fauteuils, le lit et même le sous-plancher. Lors de la conception d’une mini-maison, l’attention portée aux détails du plan est primordiale. Il faut tirer avantage de chaque centi­mètre pour ainsi être en mesure de vivre adéquatement et confortablement dans sa nouvelle maison.

La décision de vivre dans une mini-maison est souvent liée au choix d’un nouveau style de vie. Pour vivre dans plus petit, il faut établir des priorités dans ses biens matériels et ses habitudes de vie. Entre autres, il faut être prêt à vivre davantage à l’extérieur. Bien que ces maisons soient­ de petite superficie, les options écolo­giques sont illimitées. De plus, il est possible d’équiper la mini-maison de panneaux solaires. Les coûts de chauffage s’en trouveront considérablement réduits. Dans le même esprit écologique, un système de récupération des eaux grises et noires peut être incorporé dans la construction. Il en va de même pour les eaux de pluie.

Vous souhaitez visiter une micro-maison?
Une entreprise de l’Outaouais, Lumbec Inc., a construit son tout premier prototype à l’hiver 2015. Le modèle actuel de Lumbec est construit sur roues. Sa superficie habitable est de 225 pieds carrés, répartie sur 16 pieds de longueur et 8,6 pieds de largeur. Contrairement aux roulottes, la micro-maison Lumbec est complètement isolée et est donc habitable à l’année. Il est également important de noter que chaque micro-habitation Lumbec, tant sur roues que sur fondation, est construite sur mesure.

Les mini-habitations offrent diverses possibilités d’usage. On peut choisir la mini-maison à titre de résidence principale, de mini-chalet, de bureau de travail, de commerce ou encore comme deuxième unité d’habitation. Vous songez à vivre dans une mini-habitation? La transition vers ce nouveau mode de vie laissera plus d’argent dans vos poches, vous donnera plus de temps pour les loisirs et réduira votre empreinte écologique. Au final, vous saurez revenir à l’es­sen­tiel et trouver un calme spirituel. Vivre dans une mini-maison est un choix novateur!

  Les arguments en faveur de la mini-maison
– Minimise l’étalement urbain
– Bâtie sur roues ou sur fondation
– 95 % de matériaux locaux
– 4 saisons
– Abordable
– Transportable
– Construite sur mesure
– Écologique
– Conforme au Code   de construction du Québec
– S’harmonise avec la nature
– Possibilité d’être 100 % autonome