Pour ajouter une touche de fraîche harmonie cet été!

L’utilité des huiles essentielles pour notre bien-être et pour notre santé n’étant plus à prouver, ces trésors de la nature fournissent un moyen simple et puissant d’ajouter de la saveur et des parfums afin de rendre notre expérience encore plus agréable, tout en harmonisant profondément notre être sur plusieurs plans (tant physique, émotionnel et mental qu’énergétique).

En prenant soin de choisir des huiles essentielles de qualité, 100 % pures et, idéalement, biologiques, vous verrez de vastes possibilités s’offrir à vous cet été!

Voici quelques suggestions, question de vous laisser inspirer par cette douce brise d’été qui s’en vient!

Brume rafraîchissante
Idéale pour se rafraîchir lors de chaudes journées d’été; à utiliser aussi pour désodoriser… et même pour rafraîchir sandales et souliers!

Dans un vaporisateur : ajouter à 100 ml d’eau distillée

• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — tonique et stimulante, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, qui calme aussi les démangeaisons;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa (cymbopogon martini) — fongicide, antibactérienne, antivirale, cicatrisante, tonique nerveux, stimule le système immunitaire.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Gel apaisant après soleil
Pour soulager les brûlures du soleil; peut également être utilisé pour les réactions allergiques à l’herbe à puce, l’urticaire et les piqûres d’insectes :

• 100 ml de gel d’aloès;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande (lavandula angustifolia) — régénératrice cutanée, cicatrisante, antalgique, antiseptique, antispasmodique, calmante, sédative;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (lavandula latifolia) — antibactérienne, fongicide, antalgique, cicatrisante, antivirale, stimule le système immunitaire;
• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — stimulant général, tonique, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, calme les démangeaisons.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Miellat soleil zen
• 100 ml de miel pur non pasteurisé;
• 25 gouttes d’huile essentielle d’orange douce (citrus sinensis) — digestive, calmante, sédative;
• 15 gouttes d’huile essentielle de bergamote (citrus aurantium ssp bergamia) — antibactérienne, digestive, calmante, sédative, antispasmodique;
• 10 gouttes d’huile essentielle de petit grain (citrus aurantium ssp aurantium) — antibactérienne, antispasmodique, calmante, sédative, anti-inflammatoire, cicatrisante, régénératrice cutanée;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) — antivirale, stimule le système immunitaire, antibactérienne, tonique nerveux.

Au besoin, chauffez légèrement le miel au bain-marie pour le liquéfier, sans cependant le faire bouillir, laissez refroidir, ajouter les huiles essentielles, mélangez jusqu’à ce que le tout soit homogène. Conservez dans un pot hermétique.

Ajoutez, au goût, 1 c. à thé (ou plus) du miellat à l’eau chaude. Vous pouvez également ajouter des glaçons ou des tranches de citron. Puis, savourez!

Comme tout est question de goût quand il s’agit des odeurs et des saveurs, permettez-vous de créer vos propres synergies!

Il est, par contre, important de bien connaître les précautions de base de l’aromathérapie et de consulter une source d’information fiable afin de s’assurer de les utiliser de façon adéquate, car, même si elles sont naturelles, elles ont néanmoins un effet très puissant, et certaines peuvent même avoir un effet toxique ou irritant si elles sont mal utilisées. En cas de doute, prenez conseil auprès d’un thérapeute expérimenté.

Osez parfumer votre vie et savourer en pleine conscience les trésors de notre Terre Mère dans la gratitude de leurs bienfaits et de leur valeur!

Santé et harmonie!

Comment rapatrier les « papillons » de l’amour?

L’amour : un sentiment, une émotion, un mot ou une idée, un concept peut-être… En tout les cas, il est très doué, car encore aujourd’hui, il réussit très bien à garder sa part de mystère.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des « papillons » ressentis au début d’une relation amoureuse, mais qui s’envolent au fil du temps, et des « papillons » qui agrémentent une relation plus mature, ceux qui permettent à la relation de traverser l’épreuve du temps.

Au début d’une relation amoureuse, on est sous le charme. On dirait que l’autre n’a que des qualités. On est proche, et le simple fait d’être ensemble nous comble de bonheur. C’est l’amour « intime ». Cette phase de séduction est bien importante, car elle deviendra un référent pour plus tard dans la relation.

Puis, les jours, les semaines, les mois passent. Il y a une maison, des enfants, des belles-familles, des carrières, des engagements, des contraintes.

Tout fonctionne bien… mais il n’y a plus de « papillons »! C’est comme si le couple, pris dans une routine, était passé de l’amour « intime » à l’amour « un team ».

Il est prévisible qu’au bout d’un certain temps de cet amour « un team », l’un ou l’autre des partenaires va ressentir un manque, une nostalgie de quelque chose… et c’est fort probablement une nostalgie des « papillons » du début de la relation.

Comment rapatrier les « papillons » amoureux?
Un ingrédient essentiel aux couples qui durent est une communication de qualité. Cette qualité se résume en des mots tels que respect, écoute active, ouverture d’esprit, courage, patience. Savoir communiquer ses sentiments ou ses émotions demande un peu d’habileté et, comme toute chose, ça s’apprend.

Dans ma pratique de coaching, je propose la technique de la carte à six points (S.P.A.C.E.E.). Cette technique de communication non violente favorise un climat de réceptivité.

Voici un résumé de la carte à six points  :

Premièrement, il est important d’employer le prénom de votre partenaire (S pour Source).

Deuxièmement, choisissez un moment qui lui convient, car vous voulez être sûr de sa disponibilité d’esprit (P pour Place ou moment).

Troisièmement, adoptez un ton amical, le ton de voix que vous aviez au tout début de la relation (A pour Attitude amicale).

Quatrièmement (c’est le point crucial), entrez dans le vif du sujet et résumez en une ou deux phrases les faits (C pour comportement objectif).

Cinquièmement, exprimez l’émotion ressentie (E pour Émotion).

Sixièmement, exprimez l’espoir que vous chérissez (E pour Espoir).

Voici de quoi pourrait avoir l’air le début d’une conversation dans un couple qui a besoin de se retrouver, de rapatrier les « papillons » de l’amour  :

« Germain, j’ai besoin de te parler. Quel ce serait le meilleur moment pour toi ? » (S.P.A.)

Le moment venu, Gisèle poursuivrait ainsi :

« Germain, cela fait bientôt trois ans que nous n’avons pas fait d’escapades en amoureux. Je me sens triste devant ce constat et j’aimerais qu’on planifie très prochainement une fin de semaine ensemble, rien que nous deux ». (C.E.E.)

Exprimer en peu de mots, sur le bon ton de voix, les bonnes choses au bon moment nécessite d’avoir réfléchi au message que l’on veut transmettre. Dévoiler à l’autre ses limites, ses besoins, ses désirs ou ses inconforts demande du courage.

Cette ouverture de soi risque de provoquer des battements de cœur, « des papillons »… mais n’est-ce pas précisément le but recherché?

À lire : Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Marshall B. Rosenberg
Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, David Servan-Schreiber

Vibrer de tout son être

Vibrer, n’est-ce pas être touché? Se faire vibrer, c’est un pouvoir qui nous est donné, le pouvoir de reconnaître ce qui nous convient en tant qu’être « non conditionné » afin d’agir en fonction de notre réa­lité intérieure. Par exemple, s’il vous prend une envie d’exprimer quelque chose et que vous vous sentez jugé, une interférence ternira votre expression. Et les gens sentiront votre combat intérieur, ce qui rendra votre personne moins agréable.

La transparence et l’intégrité sont des états fondamentaux qui font vibrer votre être sans le bloquer. Pour vibrer, il faut donc apprendre à sortir du conditionnement. Un truc pour y parvenir est de vous assurer que vous parlez à partir de l’énergie du cœur. Votre cœur traduira immédiatement votre degré de transparence; il ne pourra pas réprimer vos divers sentiments d’oppression.

Cette oppression vient de l’accumulation des mémoires de l’âme, en tant que bande enregis­t­reuse de toutes vos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Ces mémoires contiennent les valeurs du bien et du mal que vous avez imprimées. Votre âme « ressent » le bien et « ressent » le mal : elle est conditionnée par les deux. C’est pour cette raison que nous éprouvons souvent le besoin d’exprimer notre sentiment d’oppression en faisant vibrer notre âme, comme pour balayer les mémoires qui interfèrent avec notre moi pur, non conditionné.

Nous pouvons nous connecter à notre vibration sur deux plans : les sens et les perceptions extrasensorielles.

Les sens « interférence » de l’âme
Lorsque nous faisons vibrer notre âme sur le plan des sens, c’est la part de nous qui a besoin de danser, de chanter, de peindre, de se mouvoir pour ressentir son corps et le libérer du sentiment de confinement souvent lié à nos schémas familiaux. Tous les sens sont investis dans l’expression de l’âme. Nous éprouvons parfois des désirs inexplicables qui, lorsque nous osons les exprimer, nous libèrent de l’oppression. Faire vibrer notre âme est une étape intermédiaire à la liberté.

La vibration source
Sur le plan extrasensoriel, c’est notre propre esprit qui vibre. Il est notre source libre. Évidemment, tant que nos jugements, nos peurs et nos doutes interfèrent, le conditionnement bloque la fluidité de notre esprit. Pour faire vibrer notre être, il faut abandonner notre passé et être à l’écoute de l’instant présent.

Il faut plusieurs années pour atteindre un tel degré de liberté, mais dans chacune de nos vies, nous sommes à même d’identifier certains moments de grâce. Ces moments nous confirment que nous avons tous bel et bien l’aptitude innée de faire vibrer notre être sur le plan de l’esprit.

Par exemple, lorsque vous parlez à quelqu’un d’un sujet très intime et que vous vous révélez spontanément à l’autre, vous pouvez tous les deux être traversés d’un frisson. C’est la vibration de votre esprit qui s’exprime et qui vous confirme que vous avez débloqué une interférence et que vous êtes connecté à la source.

Pourquoi faire vibrer l’esprit?
Pour devenir authentique, renouveler votre énergie vitale, vous autoguérir, faire éclater toute oppression issue des valeurs « mortes » du passé, créer l’harmonie à chaque instant. Bref, pour devenir et rester un être libre.

Pour y parvenir, écoutez d’abord votre cœur, conscientisez les pensées qui restreignent votre capacité à le faire vibrer (fausses responsabilités, jugements et comparaisons). Puis observez vos réactions face aux autres, constatez à quel point vous tombez (facilement) dans le conditionnement bien-mal. Enfin, osez commencer à exprimer ce qui résonne pour vrai dans votre cœur.

À l’instar du violoniste, vous apprendrez à maîtriser votre son (émotion), à jouer les bonnes notes (intégrité) pour faire vibrer votre violon (être).

Il est urgent d’aller lentement

Dans la vie, il y a des moments où l’intensité émotionnelle peut être très forte, comme lors d’un licenciement, d’une relation personnelle ou professionnelle difficile ou encore du décès d’un proche.

La plupart du temps, dans de telles situations, une série d’émotions nous submergent et nous empêchent de faire la part des choses. C’est pourtant dans ces moments qu’il est urgent d’aller lentement. Quand le besoin de mieux comprendre ce qui nous arrive devient impérieux, prenons le temps de l’écouter.

Des approches novatrices, comme la cohérence cardiaque, l’ACT (Acceptance and Commitment Therapy), l’approche paradoxale ou encore la pleine conscience, ont en commun cette idée de ralentir pour pouvoir intégrer ce qui se passe dans le moment présent. Dans cet article, je vous propose deux clés importantes qui font partie de ces appro­ches dignes du plus grand intérêt.

La première clé : Se donner le temps d’accueillir et de reconnaître ce qui est
Lorsqu’une épreuve survient dans notre vie, un réflexe bien humain est de vouloir contrôler l’émotion. Le contrôle peut prendre la forme de la fuite, de l’évitement ou du déni. Pourtant, pour qu’une émotion négative se transforme en quelque chose de plus agréable à vivre, il est inévitable d’accueillir l’émotion et de la vivre pleinement.

Pensez à l’analogie du morceau de sucre qui se dissout au contact de l’eau. Pour l’émotion, le même processus se produit. Quand l’émotion est accueillie et reconnue, elle se dissout. Voilà pourquoi il est si important de ralentir afin de pouvoir accueillir et reconnaître l’émotion, être avec elle un moment, puis poursuivre sainement son cheminement.

La seconde clé : Observer
Observer implique la notion que nous ne sommes pas nos émotions. Comme l’ont écrit les plus grands sages, les émotions ne sont pas permanentes, elles ne font que passer. Donc, bien que nous fassions l’expérience d’une émotion, celle-ci ne nous définit pas. Il est donc essentiel de ne pas s’identifier à l’émotion. La différence entre être une émotion et observer une émotion peut être subtile. Il s’agit de saisir que nous sommes en fait le contenant plutôt que le contenu.

Observer une émotion permet de prendre du recul par rapport à l’expérience. Cela permet d’en diminuer l’intensité. En y arrivant, on découvre la possibilité de vivre ce qu’on a à vivre de façon plus tolérable et moins dramatique.

Prenons un exemple concret pour illustrer l’effet positif de ces deux clés dans la vie des gens :

Une personne vient de se faire licencier. Elle ressent de la colère et de la rancune face à son ancien employeur en plus d’être anxieuse face à l’avenir. Amorcer rapidement une recherche d’emploi dans ce contexte émotionnel pourrait être contre-productif, puisque la personne se trouve coincée entre son passé et son avenir. Elle a la tête pleine et n’est pas vraiment disponible sur le plan émotionnel pour un nouvel objectif professionnel.

Une attitude très bénéfique serait de prendre le temps d’intégrer ses émotions en tournant son attention vers l’intérieur. En prenant le temps de respirer calmement dans ses émotions désagréables, en s’observant en train de les vivre, paradoxalement la personne va rapidement se sentir libérée de son passé et pourra ainsi envisager son avenir avec confiance.

Comme la démarche d’accueil et de reconnaissance de ses émotions n’est pas évidente les premières fois, un accompagnement peut faciliter cette démarche. Soyez cependant assuré que le sentiment de liberté qui en découle en vaut la peine.

Dans le grand répertoire de ressources visant à aider les gens à gérer sainement leurs émotions, la cohérence cardiaque est celle que je privilégie pour mes clients et pour moi-même.

Pourquoi est-ce si difficile « de dire »?

Christian Bobin a dit : « Lorsque les mots ne viennent pas au bord des lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ».

Dans de très nombreuses situations, il manque un climat serein pour permettre d’exprimer clairement ce qui se cache au fond de soi. Mais plus souvent qu’autrement, ce sont des peurs qui bloquent l’expression des sentiments ou l’accès aux émotions.

Les outils SATI* (Système d’Apprentissage de Transformation de l’Individu) permettent à la personne de découvrir les réponses qu’elle porte au fond d’elle. À partir de mots-clés, cartes-indices, questions ouvertes, ouïes-dires et cartes-actions, la personne évolue en toute sécurité, à son propre rythme. C’est l’aspect ludique de la méthode qui lui donne toute sa puissance en contournant avec douceur les résistances, les doutes ou les hésitations.

Voici une mise en situation :
Annaëlle éprouve de la difficulté à faires des demandes usuelles à ses employés car elle a peur de déranger leurs habitudes et de se les mettre à dos.

Annaëlle pige un mot-clé : les parents
Ce mot-clé suscite le commentaire suivant : C’est exactement ça, dans ma famille, il n’y avait pas de directive.

Annaëlle pige une question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?
Pour répondre à cette question, Annaëlle pige une carte indice :

Celle-ci suscite le réflexion suivante : Je vois de la colère dans la couleur rouge, le bonhomme est dans le noir. Mais il a les mains bien appuyées sur les hanches, il est solide à l’intérieur, il a de la force. Puis, elle dessine la carte. Suite au dessin, elle poursuit sa réflexion : l’ombre, c’est les émotions des autres, ça ne m’appartient pas.

Annaëlle pige une deuxième question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?

Annaëlle pige une deuxième carte-indice :
Devant cette carte, Annëlle prend une pause et fait le commentaire suivant : J’utilise le prétexte de l’émotion des autres pour ne pas prendre la responsabilité de faire des demandes claires à mes employés.

Annaëlle pige une carte-action :
Annaëlle se fait le plan d’action suivant : Jouer mon rôle et faire des demandes claires à mes employés. Je vis avec le possible mécontentement de l’un ou de l’autre. Je me fais confiance.

Annaëlle pige une carte ouïe-dire :
Annaëlle fait le constat suivant : C’est vrai que j’en ai ras-le-bol à mon travail et que cela est en train de nuire à ma santé.

Dans cet exemple, grâce au mot-clé, Annaëlle a identifié une façon de faire qui lui vient de sa famille mais qui ne lui rend pas service dans son emploi actuel.

À travers l’interprétation qu’elle fait des cartes-indices, elle met à jour de la colère en elle et comprend qu’elle prend en charge les émotions des autres. Elle a aussi réalisé qu’elle se sent forte à l’intérieur d’elle-même.

La carte-action l’amène à choisir un plan à la mesure de ses capacités.

Pour clôturer son processus d’apprentissage, son interprétation du ouïe-dire vient lui confirmer que le statu quo n’est plus acceptable.

En résumé, les outils SATI sont complémentaires entre eux. L’aspect ludique de la méthode fait appel à l’utilisation simultanée de l’intellect et de l’intuition. C’est ainsi, tout en douceur que l’individu peut contourner les résistances et trouver ses « vraies réponses » dans un climat calme, serein, indispensable aux différentes phases d’apprentissage.

* Les concepteurs des outils SAIT sont Hélène Lavoie, pédagogue et enseignante et Marc Denault, récréologue formé par la psychologie humaniste de Rogers. http://triplium.ca

Faire le grand ménage de sa vie en éliminant les irritants

En ce début de printemps, je vous invite à faire le grand ménage de votre vie en éliminant les choses, les situations et les comportements néfastes que vous tolérez et qui vous privent de votre précieuse énergie.

La vie quotidienne est remplie de petits irritants : objets brisés ou inutiles qui encombrent votre maison ou votre bureau, piles de documents non classés, garde-robe mal rangé, garage encombré, sans oublier les bibliothèques, les tiroirs et les armoires de cuisine. Tant de projets non terminés, tels que la fameuse pile de photos à classer ou les rénovations débutées il y a longtemps. Il peut également s’agir de plus gros irritants, tels que des relations vampiriques, des personnes toxiques ou encore des habitudes nuisibles, comme toujours arriver en retard à vos rendez-vous, passer trop de temps à votre ordinateur, toujours payer vos factures en retard, etc. Pour chaque irritant non éliminé de votre vie, vous en payez le prix sur les plans physique, émotif, mental et peut-être même spirituel.

Pourquoi éliminer les irritants?
Quand les gens viennent me voir en coaching, l’un des premiers exercices que je leur demande de faire est de dresser la liste de leurs irritants. Pourquoi? Parce que je sais que mes clients auront besoin de beaucoup d’énergie pour réaliser ce qu’ils désirent vraiment. En éliminant vos irritants, vous vous réappropriez l’énergie dont vous avez absolument besoin pour réaliser les objectifs qui vous tiennent à cœur ou pour vous lancer dans de nouveaux projets.

Sortez votre crayon
Les irritants peuvent toucher plusieurs dimensions de la vie : votre environnement physique, votre santé physique ou émotive, vos finances, vos relations et même vos habitudes de vie. À l’aide du tableau en page 7, faites la liste de vos irritants, petits et grands, et engagez-vous à les éliminer un à un. En les éliminant, vous créez de l’espace et vous devenez un aimant qui attire de la nouveauté dans sa vie et la rend plus excitante, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel.

Y aller à son rythme
De la même manière qu’il est inefficace de nettoyer toutes les pièces de la maison en même temps, mieux vaut éliminer les irritants un à un. Désencombrez votre vie. Faites le vide pour mieux faire le plein.

Faire le vide dans sa tête et autour de soi
Quand on fait du ménage, on se sent agréablement différent, plus léger, plus centré, on a plus d’énergie, on est plus positif, plus créatif et de meilleure humeur!

Quand commencez-vous votre ménage?
18.3 grand menage

Un cadeau non planifié

La créativité pour moi est libératrice. C’est cette faculté qui nous pousse à faire quelque chose qui dépasse notre capacité. C’est créer un espace où il n’y en a pas. La créativité est un don de manifestation, une urgence de manifester au-delà des confinements de la personnalité qui nous est communiquée par la Force de Vie.

Cette pulsion nous ouvre à une dimension plus profonde et nous permet d’élargir notre champ de possibilités. C’est un peu de cette façon que je procède quand j’accompagne les gens et les invite à s’ouvrir à d’autres solutions, à d’autres façons de voir, d’agir, de penser que celles dans lesquelles ils se sont confinés, par choix, obligation ou croyance.

Voici un exemple de ce que j’entends par créativité profonde :
J’approchais de la fin de ma maîtrise après quatre années d’intense travail de rédaction et de recherche et on m’avait dit qu’il était important que je me donne, ainsi qu’à mon conjoint, un cadeau à la hauteur des sacrifices et des efforts que nous avions investis dans ce projet. J’avais la conviction profonde que c’était la chose à faire. Drainée par le travail professionnel, les longues heures de travail de rédaction de thèse et les responsabilités familiales, je ne me sentais ni l’énergie ni la force d’entreprendre les démarches pour trouver un cadeau à la hauteur, sans compter la dépense financière que cela générerait. De surcroît, je n’avais aucune idée qui me venait en tête. Je savais également que mon conjoint dont la patience et le support étaient demeurés sans failles tout au long du projet devait participer au choix de la récompense.

Je me suis dit : « Je crois que c’est une bonne suggestion, mais je n’ai ni l’énergie, ni le temps pour organiser un événement d’une telle intensité. Alors je me suis fait la réflexion : « Si c’est la bonne chose à faire, je m’en remets à la Vie pour me montrer le chemin ».

Deux semaines plus tard, je m’installe sur une terrasse près de la rue Bank pour le lunch. Deux femmes s’approchent et me demandent si elles peuvent s’installer à ma table. “Mais bien sûr”, leur dis-je. Pendant qu’elles bavardent, je continue discrètement et nonchalamment à manger mon sandwich, perdue dans mes pensées. Une des femmes, pleine d’enthousiasme, commence à raconter à son amie combien elle est heureuse du voyage qu’elle vient de faire. « Partout où je me tournais, c’était WOW, lui dit-elle, regarde mes photos. À Sedona nous avons pu louer le 1er étage d’un condo à proximité des rochers rouges et peux-tu croire que le propriétaire parle français! L’endroit était merveilleux, et tout ça pour un prix beaucoup moindre que l’hôtel et nous avions accès à toutes les facilités en bicyclette ». Mes antennes se lèvent et je sors de ma rêverie!  Je me surprends à lui dire : « Madame, pourriez-vous me laisser voir vos photos? » « Bien sûr » qu’elle me répond. Les photos sont remplies de fleurs exotiques de l’Arizona, dont les formes et couleurs sont plus belles les unes que les autres. Je me suis dit qu’une place où tout est WOW ça doit être vraiment beau. « Madame, me donneriez-vous les coordonnées du propriétaire qui vous a loué le condo? » Sans hésiter, elle me griffonne l’information sur un bout de papier. Et me voilà partie!

De retour à la maison je réfléchis à la possibilité de me rendre à Sedona. Le Grand Canyon est un des endroits au monde que j’ai toujours voulu visiter et je sais que mon mari photographe adore l’escalade, la randonnée en nature et les expéditions.  Il y a bien des chances qu’il soit enchanté par l’idée. Je vois son visage s’éclairer dès que je lui mentionne le Grand Canyon.

Un appel à Sedona me confirme que le condo est disponible aux dates où nous aimerions nous rendre. Une agence de voyages tout près du bureau m’offre aussi d’excellents billets à un tarif très raisonnable. La Vie vient de répondre à mon appel! Le Grand Canyon c’est quelque chose de grandiose, assurément à la hauteur des efforts mis dans le projet de maîtrise et la vie me l’apporte sur un plateau d’argent.

Pour compléter le tout, j’avais fait la connaissance dans les mois précédents, à un séminaire international à Minneapolis, d’un homme qui habitait Phoenix et qui y travaillait comme guide touristique. Il m’avait donné sa carte en me disant « Donnez-moi un coup de fil si jamais vous passez par là, ça me fera plaisir de vous faire visiter l’endroit. » Et bien, qui croyez-vous était à l’aéroport à notre arrivée à Phoenix avec sa van touristique, prêt à nous faire visiter Phoenix, pour la seule journée où nous y étions avant notre départ pour Sedona?

On pense qu’on doit avoir tout planifié, avoir un plan clair et tous les éléments en main avant de passer à l’action. La réalité c’est que tout part de cette pulsion, de l’intention, d’une conviction profonde que c’est la bonne chose à faire en sachant que la Vie va nous supporter si c’est un désir valable qui contribue à notre avancement spirituel.

C’est ça travailler à partir de la créativité de l’Âme. La capacité de manifester est une des qualités fondamentales de l’Âme que nous sommes. L’Âme a la capacité de créer ses univers aussi petits ou aussi grands qu’elle le désire. Mais le mental qui essaie de la restreindre aux limites connues doit d’abord céder la place. C’est ça penser « en dehors de la boîte ».

Pour quelqu’un d’épuisé, ça ne pouvait être mieux. Je n’avais eu ni à chercher où nous irions en voyage, ni le lieu d’hébergement, le vol était venu facilement et à bon prix et nous avions même un comité d’accueil fortuit à notre arrivée prêt à nous faire voir l’essentiel de Phoenix avant de nous déposer à une auto louée en direction de Sedona, avec plein d’informations sur le Grand Canyon.

Voici comment j’ai appliqué les trois postulats qui sont à la base de l’approche Morita, une des deux facettes de la psychologie japonaise.

1.         Connais ton but : célébrer la fin de ma maîtrise, mes 60 ans et mes 15 ans de mariage en grand.
2.         Accepte ton émotion : je suis épuisée, sans aucune idée, sans énergie et serrée financièrement.
3.         Fais ce que dois : je reconnais l’importance de le faire et m’engage avec la Vie à célébrer l’événement même si je n’ai aucune idée comment le réaliser et reste à l’affût des indices et moyens que la Vie me donne pour réaliser cette intention. Puis je passe à l’action.

Et ce n’était qu’un pas vers une plus grande réalisation.

Ce que je vous propose pour 2014, c’est d’explorer les techniques innovatrices, non traditionnelles et profondément efficaces de la psychologie japonaise pour vous permettre de sortir des sentiers battus et vivre de grandes et belles réalisations.