Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

La complicité du corps et de l’esprit

En programmation neuro-linguistique, nous partons de l’idée que le corps et l’esprit (les pensées, les émotions) s’influencent l’un l’autre et forment un tout.

Mais qu’est-ce que cela signifie dans les faits? Doit-on se sentir coupable lorsque l’on manque de vitalité, qu’on attrape un rhume ou si l’on fait l’expérience de la maladie?

Face aux défis de la vie quotidienne, garder une bonne santé mentale et physique peut paraître un défi.

Une chose à la fois. Commençons par le corps qui influence l’esprit.

Comment nourrissez-vous votre corps? Que buvez-vous, en quelle quantité? Respectez-vous vos heures de sommeil? Prenez-vous régulièrement un bol d’air frais et une dose de soleil? Faites-vous bouger votre corps? Et qu’en est-il de votre sexualité?

Vous le savez déjà : un manque ou un excès pour l’une de ces questions influence votre état d’esprit. Vos idées se font moins claires, vous manquez de motivation, vous êtes facilement irritable, votre créativité est au plus bas, votre moral baisse, etc.

Le plus magnifique des projets est de garder votre corps plein de vitalité au quotidien. Un défi autant qu’une responsabilité!

Poursuivons avec l’esprit qui influence le corps.

Ce qui se passe entre vos deux oreilles ne passe pas inaperçu dans votre corps. Le flot de vos pensées influence votre flux d’énergie. Autrement dit, vos émotions s’expriment à travers votre corps. Vous avez sûrement déjà eu des sueurs froides, le cœur qui bat la chamade ou le ventre qui se noue.

Mais contrairement à ce que bien des gens croient, les émotions elles-mêmes ne sont ni positives ni négatives. C’est l’intensité que l’on donne à une émotion qui la transforme en sentiment.

Prenons, par exemple, la colère. Quelqu’un a, selon vous, dépassé les bornes. Vous sentez la moutarde vous monter au nez.

Scénario 1 : Vous êtes attentif à vous-même et vous avez l’humour nécessaire pour remettre gentiment la personne à sa place? Vous en riez ensemble? Bravo!

Ou peut-être avez-vous été pris de court et n’aviez pas les moyens de bien réagir. Mais vous y réfléchissez à tête reposée, vous relativisez la situation et vous vous promettez de corriger la situation à la prochaine occasion. Vous poursuivez votre journée le cœur léger et le corps plein de vitalité.

Dans ces deux façons de répondre, la colère est loin d’être négative, car elle a joué son vrai rôle : connaître vos limites et les exprimer.

Scénario 2 : Pour éviter un conflit, vous ne réagissez pas et faites comme si tout était normal alors que dans les faits, vous êtes furieux. Ou encore, vous avez essayé d’exprimer votre mécontentement, mais la personne n’a rien voulu entendre. La journée passe, vous ruminez des pensées négatives, et votre colère s’intensifie et se transforme en rancune. Vous passez la journée sans entrain, vous manquez d’énergie pour accomplir vos tâches et vous vous couchez fatigué.

Dans ce scénario 2, la rancune puise une énergie considérable dans le corps et l’épuise. À la longue, une accumulation de sentiments négatifs finit par ronger le corps et le rendre malade.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout moment, vous pouvez transformer vos pensées et changer vos perceptions.

Quand vous vous sentez irrité ou triste face à une situation ou à une relation, prenez le temps de vous poser, de vous déposer à l’intérieur de vous. Prenez de profondes respirations jusqu’à retrouver un équilibre corps esprit. Dans cet état paisible, posez-vous la question : quelle serait une meilleure façon de réagir pour moi?

Ou encore faites une activité physique intense. Partagez ce qui vous arrive avec un ami de confiance ou parlez à une personne ressource.

En bref, en surveillant vos pensées et en faisant de votre corps un allié, vous vous donnez les moyens de vous garder en bonne santé.

Le Référentiel de Naissance® comme outil thérapeutique

Le Référentiel de Naissance est de plus en plus connu et reconnu, en France, en Espagne, au Québec et ailleurs, pour sa pertinence et pour son efficacité dans la résolution de conflits personnels, relationnels et transgénérationnels.

Il représente un solide allié pour le thérapeute, le coach, le consultant en ressoures humaines, l’art-thérapeuthe, l’enseignant et le chef d’entreprise.

Le Référentiel de Naissance a été créé par Georges Colleuil dans les années 80. C’est également le titre de son livre, Le Référentiel de Naissance – Tarot, l’île au trésor, qui en est à sa cinquième édition.

Pourquoi un Référentiel?

Le mot « référentiel » vient du verbe “se référer à“. On se réfère à un symbole pour construire ou pour se cons­truire. Le référent se distingue du message en ceci qu’il énonce ce dont on parle et non ce que l’on dit. Ainsi, je ne dirais pas « je suis l’Hermite », comme on dirait « je suis scorpion »,­ mais plutôt, en se référant à l’Hermite, « je me comporte dans l’existence comme se comporterait un hermite ».

En pédagogie, on parle de « référentiel de compétences ». Il s’agit d’une liste descriptive des compétences nécessaires pour une orientation professionnelle. Le Référentiel de Naissance ne déroge pas à cette définition.

Le champ de cohérence, le projet familial, le projet personnel, le triangle de la filation, la maison des ressources, la Maison 8, sont autant d’aspects qui consolident chez une personne la conscience de ce qu’elle vaut, de ce qu’elle sait, de ce qu’elle peut.

Le Référentiel n’apporte pas de réponses aux questions fondamentales de notre vie. Il nous montre pourquoi et comment nos questions changent au fil des années. Il nous fait réfléchir et nous questionner. Un homme qui réfléchit est un homme libre.

Le Référentiel nous aide à mieux nommer ce que l’on ressent, à identifier plus clairement les impasses dans lesquelles nous nous sommes engagés et à ne pas confondre les issues de secours et les voies sacrées.

La structure du Référentiel de Naissance
Pour composer son Référentiel, il est nécessaire de faire coïncider 14 Arcanes obtenus par un calcul numérologique avec les 14 Maisons (emplacement des Arcanes dans le Référentiel correspondant à différents aspects de l’existence). Les lames (cartes) sont disposées le long de quatre axes formant une croix de Saint-André.

Chaque Maison concerne un domaine de l’activité humaine :

Maison 1 – Ma personnalité, ce que je montre aux autres, ma vitrine
Maison 2 – Ma quête, mon idéal
Maison 3 – Mes désirs, les préoccupations de ma pensée
Maison 4 – Ma mission, l’orientation concrète de mon existence
Maison 5 – Mes passages obligés, les événements récurrents
Maison 6 – Mes ressources
Maison 7 – Mes défis, mes leçons à apprendre
Maison 8 – Maison de transformation (la lame de cette Maison change tous les ans)
Maison 9 – Maison du Soi
Maison 10 – Maison des mes expériences, ce qui me met en échec
Maison 11 – Maison du projet parental inconscient, l’héritage que j’ai reçu
Maison 12 – Maison de guérison, l’héritage que je laisserai
Maison 13 – Le Cœur du Blason, la Maison de mon paradoxe, de ma problématique
Maison 14 – Arcane mineur de synthèse aussi appelé lame magique.

Pour plus d’information et biographie complète : www.georgescolleuil.com ou joanleclerc@videotron.ca facebook : Référentiel de Naissance

Se (re)construire consciemment : devenez un archéologue de l’esprit

J’aimerais vous inviter à faire cet hiver un voyage – non pas un voyage dans un pays chaud, mais plutôt un voyage énergétique dans votre profondeur intérieure, dans la partie submergée de l’iceberg de votre psyché. Oui, je sais, il fait bien moins chaud dans ce lieu, mais la pratique spirituelle que je vous propose pour votre cocooning cet hiver a la capa­cité de faire fondre cette glace figée dans la noirceur et de faire rayonner le soleil à l’intérieur de vous.

Cette pratique est celle de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires. Qui sait quel trésor vous pourriez découvrir parmi les roches et la poussière du passé auxquelles vous vous êtes identifiés! Car, derrière votre manière d’être, de penser et d’interagir se trouve tout un univers de croyances à déloger et à faire remonter à la surface du soi.

Pourquoi accomplir un tel travail intérieur? Eh bien, pour vous cons­truire consciemment! Aussi longtemps que ces croyances restent bien enfouies, elles ont une incidence déterminante sur votre expérience­ de la réalité, des autres et de vous-mêmes. Entreprendre ce genre d’excavation, c’est prendre l’une des plus impor­tantes décisions de votre vie, c’est-à-dire prendre en main votre pouvoir de décider qui vous êtes et, au besoin, ériger une nouvelle fondation pour votre demeure intérieure, ce lieu dans et par lequel votre âme s’exprime par le biais de votre person­nalité et de vos valeurs.

Pour revenir à la métaphore du voyage, ne jamais prendre le temps de faire une intériorisation de ce genre est comme laisser un étranger préparer vos valises avant de partir en voyage, sans jamais vérifier le bien-fondé des choix qui ont été faits ni les conséquences potentielles de ces choix.

Comment faire un tel recensement des valeurs? Une chose très importante à réaliser est que certaines des valeurs dont nous avons hérité – de nos familles, de notre société – peuvent non seulement s’opposer les unes aux autres, mais être littéralement contradictoires, donc impossibles à respecter. Prenez quelques secondes pour penser à l’état dans lequel cela peut vous mettre intérieurement… Indice : un état de conflit intérieur qui peut, dans certains cas, être présent en permanence et qui s’exprimera dans vos gestes et votre relation à vous-mêmes et aux autres.

Pour démontrer le bien-fondé des croyances que vous allez vous-mêmes excaver, voici comment procéder. Pour chaque valeur que vous jugez importante, posez-vous les questions suivantes :
• Cette valeur m’appartient-elle vraiment ou fait-elle partie de l’héritage que j’ai reçu?
• Cette valeur offre-t-elle un soutien bénéfique à ma vie et aux objectifs que je me donne?
• Cette valeur est-elle en harmonie avec mes autres valeurs? Dans la négative, quel est le conflit?
• Cette valeur implique-t-elle, pour être honorée, une dépendance envers autrui?

Profitez de l’énergie de l’hiver, si propice à l’intériorisation, pour vous laisser guider dans ce processus d’excavation. Amusez-vous à être l’archéologue de votre esprit, celui qui interprète les découvertes et détermine leurs valeurs nécessaires à la reconstruction de votre être intérieur. Rendu au printemps, il sera temps de (re)construire l’architecture de vos relations et les rôles que vous y jouez à partir d’une nouvelle fondation. Pourquoi? Parce que les rôles ont été influencés par les valeurs qui vous gouvernaient. Et mainte­nant qu’elles ont été examinées, il y aura un petit (ou un grand) ménage du printemps à faire pour paver la voie à l’expression de votre nouvelle configuration.

Les systèmes relationnels

Que nos expériences relationnelles d’enfant aient été bénéfiques ou non à notre épanouissement, il n’en demeure pas moins qu’elles influencent les rapports que nous entretenons aujourd’hui avec les autres. Nous nous demandons parfois pourquoi ces rapports sont si souvent insatisfaisants et douloureux.

Lorsque nous étions enfant et adoles­cent, nous avons tous été affectés par l’un ou l’autre des déclencheurs suivants : l’humiliation, la culpabilisation, la trahison, la dévalorisation, l’abandon, l’exclusion, le rejet, l’indifférence, l’incompréhension ou le pouvoir. Si nos éducateurs nous ont blessés, c’est que, jeunes, ils l’ont été aussi. Nous pouvons d’ailleurs facilement les comprendre lorsque nous prenons conscience que nous blessons également les autres quand nos souffrances d’enfant ou d’adolescent sont réveillées par une personne avec laquelle nous nourrissons un lien affectif. Il suffit parfois d’une parole ou d’un geste qui rappelle à notre mémoire inconsciente la douleur psychique du passé pour que nous réagissions involontairement d’une manière incisive. Ce comportement défensif tout à fait normal n’en déclen­che pas moins fréquemment les réactions blessantes de ceux à qui il s’adresse. Blessés par notre attitude défensive, ils réagissent à leur tour. Ces attaques mutuelles créent des systèmes relationnels souffrants et nous emprisonnent. Parmi ces systèmes, notons ceux du bourreau et de la victime, du sauveur et de l’affligé, du juge et du coupable, de l’abandonnique et du déserteur, de l’envahisseur et de l’envahi, du dominateur et du dominé, de l’ange et du démon, de l’inférieur et du supérieur, du manipulateur et du manipulé, et j’en passe.

Nous créons et recréons l’un ou l’autre de ces systèmes relationnels disharmonieux parce que, au lieu d’écouter notre enfant intérieur quand une blessure est réveillée en nous ici et maintenant, nous abandonnons cet enfant comme il l’a été autrefois par nos éducateurs. Nous nous tournons alors vers le déclencheur de nos blessures pour le responsabiliser. Ce faisant, nous envenimons non seulement nos relations, mais aussi nos plaies psychiques et nous infligeons bien involontairement plus de souffrance à cet enfant abandonné déjà profondément meurtri.

Pour dénouer un système relationnel insatisfaisant, le travail sur soi est indispensable. Un système étant formé de personnes qui interagissent, il est évident que, si l’une d’elles change, l’autre sera forcément déstabilisée, ce qui suscitera la remise en question nécessaire à son évolution. Cela dit, il est important de préciser qu’un être humain change, non pas parce qu’il a révolutionné sa nature profonde, mais parce qu’il l’a acceptée.

L’acceptation est le passage incontournable pour transformer la discordance relationnelle en harmonie et pour utiliser nos conflits d’une manière créatrice. N’oublions pas que l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes attirés par certaines personnes bien particulières est que, en réveillant nos blessures d’enfant, ces personnes suscitent le travail sur nous-mêmes nécessaire à notre évolution.

À l’acceptation de soi s’ajoutent d’autres moyens pour nous libérer de nos systèmes relationnels disharmonieux, notamment l’introduction quotidienne dans notre vocabulaire des mots bravo et merci. Je vous encourage à intégrer tous les jours ces mots magiques dans vos relations avec les personnes qui vous sont chères. N’attendez pas de les avoir perdues pour les remercier et les reconnaître. La gratitude et la reconnaissance nourrissent les liens et les renforcent. Elles changent l’état intérieur; elles favorisent le rapprochement et elles ont pour merveilleux avantage de cultiver la paix, l’amour et le bonheur de vivre ensemble.

Être heureux sexuellement influence-t-il le bonheur global du couple?

Les sexologues cliniciens s’entendent généralement sur le constat sui­vant :­ « Certains couples sont bien ensemble même si la sexualité leur pose des problèmes et d’autres se séparent même si leur sexualité est épanouie. »1 La sexualité constitue un élément fondateur du couple, mais elle n’en est pas la seule base. Il s’agit d’un facteur important et particulièrement précieux, car il est souvent exclusif. La vie sexuelle comporte bien sûr des hauts et des bas. Le plus important consiste à viser un bilan positif entre le plaisir relationnel partagé et les difficultés rencontrées dans la vie de couple.

La conception de ce qu’est une sexualité épanouissante demeure éminemment personnelle. D’où l’importance pour les partenaires de découvrir ensemble ce qui satisfait pleinement leurs besoins relationnels et sexuels. Voici quelques pistes de réflexion que je vous invite à considérer.

Cultiver la sensualité
L’amour ne se réduit pas à la sexualité. Le plaisir du contact physique sans caractère sexuel, comme s’embrasser et se câliner, contribue à l’épanouissement du couple par l’ouverture vers d’autres dimensions. On y apprend à communiquer avec son partenaire, même dans les moments où le sexe n’est pas possible ou souhaitable pour différentes raisons.

Comprendre le langage amoureux de son partenaire
Selon Gary Chapman2, il existe 5 principaux langages de l’amour, dont le toucher physique. Le toucher affectueux est un puissant moyen de communiquer à son partenaire qu’il est aimé et désiré. Il peut revêtir différentes formes, y compris les rapports sexuels. Pour certaines person­nes, le toucher représente le langage qu’elles comprennent le mieux et qui leur permet de s’épanouir sur les plans sexuel et émotionnel. Discuter ouvertement de l’art et de la manière dont chacun souhaite être touché et faire l’amour rendra leurs relations sexuelles encore plus bénéfiques et empêchera les non-dits de s’installer.

Apprivoiser les besoins d’intimité
L’intimité, et particulièrement l’intimité sexuelle, demande que chaque partenaire établisse des frontières entre soi et l’autre : des limites à la fois assez fermes pour ne pas se « perdre » dans l’autre ou se sentir envahi et assez souples pour permettre des rapprochements. Il s’agit d’un équilibre délicat entre le besoin de contrôle et le désir de connexion à l’autre.

Apprendre à relaxer et à jouer
Cet aspect est fondamental. La sexualité est un terrain de jeu et non d’enjeux! Les partenaires bien dans leur peau et dans leur tête n’ont rien à prouver et ne se comparent pas. Ils savent que le désir se nourrit de mystère et d’une certaine distance, le but de la sexualité n’étant pas l’orgasme à tout prix, mais le plaisir.

Gérer les conflits importants sans utiliser le sexe
Ce qu’on appelle communément « l’art de se réconcilier en faisant l’amour » (en anglais « make-up sex ») apaise certaines tensions physiques immédiates. La dispute crée une distance émotionnelle. Les partenaires peuvent alors ressentir un malaise qui les pousse à se rapprocher au moyen du sexe. Cependant, la sexualité ne règle pas les conflits de couple à long terme. Il appartient aux partenaires de trouver d’autres moyens de com­munication afin de gérer les situations conflictuelles.

Des partenaires qui cultivent une curiosité l’un envers l’autre, qui sont prêts à dialoguer librement et à explorer leurs besoins relationnels, pavent le chemin vers l’épanouissement de leur couple, là où la sexualité peut occuper une place de choix.

1 Dre Catherine Solano, médecin sexologue, dans Qui sont ces couples heureux? Surmonter les crises et les conflits du couple, Yvon Dallaire, 2006, Éditions Option Santé.
2 Gary Chapman, Les 5 langages de l’amour, 2008, Éditions Quotidien Malin.

Pour une belle cohabitation

« Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »
Amadou Hampâté Bâ (extrait de « Amkoullel, l’enfant Peul »)

Au service Info-aidant, service-conseil téléphonique d’écoute, d’information et de référence destiné aux proches aidants d’aînés au Québec, on nous demande souvent quelles seront les conséquences d’une éventuelle cohabitation avec un parent. Certains proches aidants nous font part de leurs appréhensions à l’idée d’héberger un parent à la maison, ce qui est normal. Mais la cohabitation peut s’avérer enrichissante pour les diverses générations qui vivront sous le même toit.

Accueillir un parent âgé dans le nid familial s’est en effet révélé une expérience positive pour plusieurs proches aidants, et ce, à plusieurs égards. Le rapprochement entre grands-parents et petits-enfants est souvent un des avantages signalés, en plus du sentiment de sécurité que cette cohabitation peut procurer.

Selon une étude publiée par Statistique Canada en février 2015, 16 % des proches aidants d’aînés canadiens cohabitent avec un proche.1 On peut d’ailleurs s’attendre à une nette augmentation de ce pourcen­tage, puisque les aînés représenteront le quart de la population en 2036, comparativement à 13 % aujourd’hui, toujours selon Statistique Canada. C’est donc un mode de vie qui sera de plus en plus envisagé. Or, la cohabitation en soi n’est pas une mince affaire pour certains d’entre eux. Partager sa vie avec une personne en perte d’autonomie avec qui nous avons une relation affective­ significative peut comporter son lot de défis.

Par exemple, dans les entretiens que nous avons avec les proches aidants, nous les entendons souvent dire qu’une des principales difficultés dans cette aventure est le deuil de la relation parent-enfant, deuil auquel certains proches aidants­ doivent faire face à la perte d’autono­mie d’un parent. Les enfants peuvent aussi avoir tendance à s’oublier, à vouloir en faire trop pour la personne aînée, alors qu’il est important que celle-ci puisse continuer d’avoir ses propres activités.

Tout projet de cohabitation exige des proches qu’ils prennent un temps d’arrêt pour réfléchir et pour bien cerner l’intensité de l’implication qu’ils souhaitent offrir. Il importe en effet de déterminer dès le départ les rôles et les responsabilités de chacun — quels sont nos besoins, nos attentes et nos limites. À chaque étape, il importe de répéter cet exercice de réflexion, de se donner le droit de rediscuter les rôles et les attentes de chacun. Plusieurs circonstances peuvent survenir et changer l’intensité du soutien à offrir.

Une des principales conditions pour vivre une belle cohabitation est de s’entendre. Il est préférable, par exemple, de sonder toute la famille pour s’assurer que chacun de ses membres est d’accord pour vivre sous le même toit. Il est aussi important d’envisager les situations de conflit qui peuvent surgir en cours de route et de réfléchir au préalable à tous les aspects qu’implique la vie commune, notamment les questions d’ordre financier.

Cette aventure comportera son lot de périodes difficiles pour chacune des personnes impliquées, mais comptera aussi, assurément, de précieux moments de bonheur. N’oublions pas que la personne aînée est une source d’enrichissement.

L’Appui Outaouais fait partie d’un réseau de 18 Appuis régionaux. C’est en 2009 que le gouvernement du Québec et la famille Chagnon ont soutenu la création d’un Fonds destiné au soutien des proches aidants. Un Appui a donc été créé dans chaque région du Québec, et chacun d’eux travaille à développer des services pour les proches aidants d’aînés, dont la ligne Info-aidant, accessible au 1 855 8 LAPPUI.
__________
1Martin Turcotte et al. Soins aux aînés : différences selon le type de logement, produit numéro 75-006-X au catalogue de Statistique Canada, p. 1.

Choisir ses mots : un atout majeur dans l’art de communiquer

« On ne peut pas ne pas communiquer. »

C’est ce que Paul Watzlawick, théoricien reconnu de la communication, a simplement mais brillamment énoncé. Cette idée exprime peut‐être une évidence, mais souligne à la fois une notion fondamentale : l’être humain est en constante communication avec ses pairs. Il émet des signaux verbaux et non verbaux quand il interagit avec un interlocuteur. Il se différencie des animaux et des autres espèces naturelles en raison de sa capacité à communiquer verbalement, entre autres. C’est pourquoi il doit accorder de l’importance aux mots qu’il choisit dans ses échanges autant personnels que professionnels.

L’être humain est unique : choisissez la meilleure approche
Chaque personne a une éducation, une culture, une dynamique interne et un passé différents. C’est ce qui fait d’ailleurs son unicité. Lorsque cette personne est en contexte communicationnel, elle doit prendre ces variantes en considération afin de favoriser un dialogue harmonieux et enrichissant.

Éducation
Si, par exemple, votre interlocuteur a reçu une éducation catholique soutenue, vous devrez tenir compte de sa foi, de son regard altruiste, de ses valeurs de compassion et de pardon, etc. Vous saurez que certains mots ou concepts pourraient vous le mettre à dos.

Culture
Si, par exemple, votre interlocuteur a été élevé au sein d’une famille pour qui le déploiement de l’intellect est essentiel, vous comprendrez que traiter de faits terre à terre (la maison, le magasinage, les troubles sur votre voiture, la température) ne pourra le garder longuement en haleine.

Dynamique interne
Si, par exemple, votre interlocuteur montre une personnalité pleine d’effervescence, sympathique et explosive, vous l’ennuierez probablement avec des démonstrations analytiques qui traînent en longueur.

Passé
Si, par exemple, votre interlocuteur a, dans le passé, vécu de graves agressions verbales, celui‐ci aura plutôt tendance à déserter une conversation enflammée dont le ton monte sous le signe de la colère.

Bref, la communication est également un vecteur de la psychologie. Que vous souhaitiez discuter d’un problème de couple ou convaincre un nouveau client de profiter de vos services, vous augmenterez vos chances de communiquer efficacement à prendre quelques notes sur la personne et à préférer certains mots à d’autres.

Pensez à reconfirmer!
En plus d’être unique, un individu ne connaît pas nécessairement la définition exacte des mots que vous utilisez. Bien que cela puisse paraître étrange, surtout au cœur d’une même culture identitaire, il est effectivement vrai que, d’une personne à l’autre, la signification d’un mot peut différer. Le poids émotif des mots est un facteur, comme la connaissance, la fréquence d’utilisation de ce mot, les croyances linguistiques généralisées, le secteur d’activité, etc.

Pour ces raisons, mieux vaut toujours reconfirmer. N’hésitez pas à interroger votre interlocuteur sur votre compréhension de son discours. Dites‐lui ce que vous avez compris et si cela reflète avec justesse ce qu’il veut vous transmettre. Demandez‐lui aussi de reformuler dans ses mots ce qu’il a retenu de vos propos. Vous constaterez qu’il existe souvent des divergences de sens et de connotation. On le remarque d’ailleurs fréquemment entre employeur et employé, client et fournisseur. Le donneur d’ordres réclame l’exécution d’une tâche ou d’un mandat alors que celui qui doit répondre à sa demande le fait, en fin de compte, plus ou moins et avec des résultats mitigés parce que la directive n’a pas été entendue de la même manière. L’usage de mots adéquats, appropriés à la situation et à la personne, dont la compréhension mutuelle a été confirmée est donc de mise en tout temps.

Soyez précis!
Un échange de paroles vagues, évasives et dont la signification porte à interprétation peut mener à des mésententes, voire des conflits. On relate cela régulièrement dans le bilan des causes d’une chicane de couple ou d’une résiliation de contrat. En effet, une réponse embrouillée, une explication confuse ou un choix de mots mal adapté peut conduire à des critiques erronées et des actes inopportuns.

Par exemple, si votre partenaire, qui doit vous emmener dîner, vous écrit : « Je vais chez toi à midi. » Est‐ce que cela signifie qu’il quittera le lieu où il se trouve à midi, qu’il sera à votre porte à midi ou qu’il passera vous récupérer sur l’heure du dîner? Si vous croyez qu’il sonnera chez vous à midi – ce qui vous convient parce que vous avez une rencontre à 13 h – et qu’il sonne réellement à midi, les circonstances sont favorables. Par contre, s’il arrive à 12 h 45 – prenant « midi » comme « heure du dîner » ‐, il est possible que vous soyez déçue, peut‐être fâchée, d’autant plus si d’autres problèmes de communication ont fait surface dernièrement.

Ainsi, lorsque vous communiquez à l’oral ou à l’écrit, soyez immanquablement précis! Vous gagnerez sur le plan de la bonne entente, de l’évolution personnelle et professionnelle et même du bonheur!