Il y a en nous un espace qui n’a besoin d’aucune guérison

Il existe dans ce monde de nombreuses façons d’aborder nos maux, blessures et états quotidiens. Entre autres, il y a des pratiques répandues qui nous proposent de les scruter, de les décortiquer, de les analyser, de les transformer et de les transmuter. Par ailleurs, il existe aussi cette suggestion, moins connue peut-être, qu’un espace différent, inaltérable et sain nous est accessible dès maintenant. C’est cette voie que j’explore dans le cadre de mon travail intuitif d’intermédiaire avec nos guides du monde spirituel et que je vous fais partager dans cet article.

Qui est blessé?
D’un point de vue humain, nous avons d’infinies raisons de nous sentir blessés, que ce soit sur le plan physique, émotif ou psychologique. En ce qui a trait à l’âme telle qu’on l’entend, par exemple dans le concept de réincarnation, il nous arrive également de ressentir ou de conce­voir des blessures que l’on porte et qui n’ont aucune origine apparente dans cette vie, mais qui, néanmoins, nous affectent et nous influencent dans notre quotidien.

Dans le cadre de mon travail avec les guides, j’ai été amenée à concevoir la physiologie d’un individu non pas seulement comme un rapport humain-âme, mais également comme des niveaux de conscience appartenant à un même Être, des niveaux s’élevant de la conscience humaine jusqu’à Dieu ou la Source. Plus notre niveau de conscience s’élève, plus on se rapproche de la Source de Vie et plus on vit en harmonie avec cette réalité d’invulnérabilité, de perfection et d’amour.

Vous commencez à comprendre où se trouve cet espace sain, exempt de blessure? Au-delà de notre identité humaine, du petit moi, au-delà même de l’idée d’âme, mais faisant tout de même partie intégrante de notre Être, existent divers aspects de nous qui sont exempts de toute blessure. Entrer en contact avec ces aspects, s’y reconnaître et s’y identifier plus que l’on s’identifie au petit moi, voilà de quoi nous parlent les guides.

Comment accéder à cet espace?
Cet espace nous est accessible en tout temps. Nos nombreuses pensées et croyances sont nos principales limites à habiter cet espace. On se croit indigne de l’habiter lorsqu’on ressent de la colère ou encore lorsqu’on vit une faiblesse du corps. Comme si nous devions être punis d’un quelconque échec ou encore rejetés pour notre impureté.

Mettez de côté ce que vous pensez de vous, ce que vous connaissez de vous, ce qu’on peut dire de vous. Revenez à la vie en vous, celle qui anime chacune de vos cellules sans que votre volonté y soit pour quoi que ce soit.

Permettez-vous de ressentir cette vie, cette force intelligente qui vous habite, celle-là même qui fait pousser vos ongles, régénère vos cellules, anime vos organes à chaque instant. Ramenez votre attention sur sa présence dans votre corps et, ce faisant, laissez votre présence s’intensifier. Laissez-la prendre de l’ampleur. Vous en êtes parfaitement dignes.

De cette intense présence n’émane aucune blessure; seulement et simplement la vie. Et plus vous vous reconnaîtrez en elle, plus vous vous identifierez à elle, plus vous serez libre, sain et paisible. Voilà la porte d’accès à cet espace. Et, surtout, prenez plaisir à vous exercer, car le résultat n’est pas le but; c’est le processus qui compte.

Projets d’éducation

En harmonie avec les valeurs humaines et la spiritualité. Des projets pour la paix.

Une des belles façons d’être en paix dans notre vie, est d’être centré dans notre cœur et que les valeurs humaines et les projets auxquels nous participons soient en harmonie avec notre essence spirituelle.

Cela permet que l’épanouissement de nos qualités d’être et de notre potentiel soient cohérents avec notre essence spirituelle. Cela nous permet aussi de participer à des accomplissements qui sont en harmonie avec ce pour quoi nous sommes incarnés sur la Terre, et d’explorer qui nous sommes et nous reconnaître dans ce processus. Cela permet de vivre l’expérience concrète de la spiritualité.

Alors que nous arrivons à la rentrée scolaire…
… il pourrait être intéressant pour les enseignants, parents et autres personnes qui accompagnent les enfants, de proposer des apprentissages avec des projets basés sur les valeurs humaines.

Projets et valeurs humaines
C’est quoi en concret un projet basé sur les valeurs humaines? C’est un projet qu’on réalise en harmonie avec les valeurs humaines et notre essence spirituelle. Cela permet de vivre le processus de réalisation des projets avec conscience, et de vivre l’expérience concrète de ces valeurs humaines et d’être en paix avec soi.

Étape 1. Valeur
Quelles sont vos valeurs fondamentales?
Quels sont les apprentissages et expériences des valeurs humaines et de reconnaissance de leur essence spirituelle que vous voulez proposer aux enfants? …que vous voulez faire?
Si vous amenez votre attention dans votre cœur, qu’est-ce qui vous est inspiré?

Étape 2. Sujet-Domaine-Matière-Intérêt
En conservant votre attention dans votre cœur…
Quels sont les apprentissages que vous voulez proposer aux enfants? …que vous voulez faire?
Qu’est-ce qui les intéresse? …qui vous intéresse?
Quels sont les sujets et domaines dans lesquels les enfants et vous-même aimeriez apprendre, découvrir, expérimenter, réaliser, créer, exprimer, jouer… quelque chose qui est en harmonie avec votre intuition du cœur, avec la lumière dans votre cœur?

Étape 3. Contexte-Application
Dans quels domaines et pour quelles applications les enfants aimeraient-ils épanouir leurs qualités d’être et développer leur potentiel? …et vous, dans quels domaines et pour quelles applications aimeriez-vous épanouir vos qualités d’être, développer et utiliser votre potentiel?

Étape 4. Projet
Aligner les réponses aux étapes 1, 2 et 3 pour créer un projet en harmonie avec les valeurs humaines et qui vous permet d’être en paix avec vous-même et avec les façons dont vous épanouissez vos qualités d’être, et dont vous développez et utilisez votre potentiel.

Un exemple.
1. Valeur humaine : paix
2. Sujet-domaine-matière-intérêt : apprentissage sur l’alimentation bio
3. Contexte concret du projet : dégustation
Aligner les étapes 1, 2 et 3
4. Projet : faire l’expérience de la paix dans…
– la préparation et l’organisation d’une dégustation pour apprécier plusieurs aliments biologiques ou plusieurs variétés d’un même fruit ou légume biologique
– la préparation personnelle avant de commencer la dégustation
– être présent à l’expérience de manger, déguster, savourer, etc. (éveil des sens, conscience, état d’être, santé)
– le partage d’information pour contribuer aux apprentissages par rapport aux aliments biologiques (plusieurs thèmes peuvent être abordés avec des recherches, partages d’expériences, compositions, présentations orales, projets de germinations, collations-dégustations régulières, etc.)

C’est une approche simple. Lorsque les projets et valeurs sont en harmonie avec notre essence spirituelle, cela nous permet de matérialiser la spiritualité et d’avancer avec plus de cohérence dans nos chemins de réalisation personnelle et de paix intérieure. Cela contribue aussi à la motivation et à des états positifs, harmonieux et conscients pour apprendre, découvrir et créer.
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Un projet plein de lumière et de conscience
Je prépare des projets en harmonie avec les valeurs humaines et notre essence spirituelle depuis un bon moment déjà. C’est un projet plein de lumière et de conscience pour aider et faciliter de rester centré, enraciné et aligné dans cette période de changements qui élève les vibrations de la Terre vers la 5e dimension, et dans laquelle plusieurs êtres ascensionnent et se réalisent… Projets basés sur les valeurs humaines préparés pour plusieurs sujets, matières, domaines d’intérêts différents, projets de communication positive et bienveillante et autres thématiques, ateliers ou formations complètes.

Le cadeau de l’été

Au cours des derniers mois, j’ai souvent pensé aux nombreux vacanciers qui peuvent, chacun à sa façon, se ressourcer sous le soleil et profiter de la chaleur qui nous manque tant tout le reste de l’année. Tous les mois de la période estivale ont été magnifiques. Nous avons tous été bénis par cette belle période de douceurs et de plaisirs tant mérités. Oui, bravo, Monsieur le monde…Compliments pour vos saisons qui nous donnent des idées de chansons!

Cheminement a maintenant 19 ans! Cette édition marque le début de sa 20e année d’histoire, de collaboration et de partages en Outaouais depuis 1997. Quelle belle aventure qui se poursuit! Nous avons grandi et, ensemble, nous poursuivons notre chemin d’enrichissement vers une conscience élargie des miracles qui s’opèrent en nous, ces nombreuses facettes et dimensions de l’être humain. Incroyable, au fond, de penser où nous en sommes lorsque nous songeons à la richesse des informations qui nous sont accessibles et aux valeurs humaines et spirituelles que nous avons su intégrer. Les jeunes générations sont déjà imprégnées de ces connaissances et valeurs que nous avons véhiculées ces dernières années.

Je suis inspiré par la nouvelle décennie qui débute pour Cheminement. Selon la numérologie, le chiffre 2 représente une énergie de relation, de collaboration et de partage avec l’autre, avec les autres. Cette inter­prétation donne bon espoir que la mission de Cheminement sera rehaussée dans ce rôle consistant à rendre accessible ce qui relève du meilleur pour nous tous, comme individus et comme communauté.

Dans le même ordre d’idées, j’admets avoir été très inspiré par le message­ du président des États-Unis, monsieur Obama, dans le discours qu’il a prononcé en juillet, lors de la convention nationale démocrate. Il a parlé du caractère historique que revêtira l’élection présidentielle de novembre parce qu’elle aura des répercussions importantes sur les nations de la planète entière, mais ce qui m’a particulièrement touché est l’invitation qu’il a lancée à chacun à jouer un rôle actif dans l’arène de la vie face à tous les grands changements qui se produisent de nos jours, les invitant à ne pas demeurer de simples spectateurs. Donc, oui, la collaboration, la relation, l’entraide, le dialogue font peut-être tous partie des valeurs universelles comptant parmi les plus essentielles dans l’espoir que nous instaurerons un monde nouveau, plus pacifique, plus joyeux et plus en santé en nous fondant sur les nouveaux modèles que nous établirons.

Je tiens à remercier tous nos auteurs­ et nos annonceurs grâce à qui Cheminement a pu franchir ce seuil pour en arriver au début de la vingtaine. J’adresse des remerciements tout particuliers à nos quelques bénévoles qui ont à cœur l’excellence de l’usage de la langue française et qui appuient tous nos auteurs en révisant et en corrigeant minutieusement tous les textes qui sont publiés dans chacune des éditions. Merci à Johanne Falardeau et à Sylvie Dubé de mettre leurs talents au service de l’excellence vers un mieux-être. Merci aussi à Michel De Beaumont pour son appui afin que les revues arrivent à bon port lorsqu’on les reçoit de l’imprimeur.

En conclusion, des nouvelles énergies émergent continuellement et viennent soutenir notre évolution vers le meilleur. Elles sont au-delà des mots. Comme une vibration qui touche le centre de notre être et qui nous appelle à nous centrer pour enfin nous unir à tous les cœurs qui battent sur cette terre.

Vous découvrirez dans cette édition des réflexions et des chemins qui nous sont proposés. Ils sont des voies et des pistes d’entraide qui ont pour seul but de nous appuyer dans notre démarche visant à trouver la paix dans la pleine conscience du NOUS que nous sommes.

Bonne continuité à chacun et bonne rentrée!

Changer sa vie grâce à la photographie intuitive

La photographie intuitive, c’est la photographie du moment présent, celle qui met l’accent sur le ressenti du photographe­ lors de la prise de vue plutôt que sur le résultat. Sans souci de performance, cette démarche est simple, elle est libre, elle est effectuée en pleine conscience, elle incarne la connexion entre l’environnement, les émotions et l’intuition du photographe.

Un défi
En décembre 2010, alors présidente­ du Club de photographie Polarisé­ de l’Outaouais, je lance un défi aux membres photographes intéres­sés(es) : « En 2011, nous prendrons une photo par jour pendant 365 jours! » Comme j’aimais aussi l’écriture, j’allais joindre un texte à chaque image. Chaque jour, je traînais mon appareil photo partout. Les citrons à l’épicerie, les marches de fin de journée, le bureau, etc. Ce fut une année de recherche quotidienne, stimulante et aussi exigeante. À la fin de l’année 2011, j’ai décidé de poursuivre, j’ai continué le défi en 2012 et en 2013 aussi, oui, de la folie! Après 1 096 jours consécutifs, ces défis avaient changé ma vie. Complètement. J’ai alors surnommé la photographie mon « outil du bonheur »; elle était devenue ma pratique spirituelle dans le quotidien.

Voir autrement
Je remarquais les ombres partout où j’allais. Je portais une attention particulière aux réflexions dans les vitres, les encadrements, les miroirs. Les dimensions s’élargissaient, le présent s’ouvrait. Sans chercher à le faire, je laissais la vie venir à moi. La photographie intuitive, consciente et éveillée est venue forger ma vie intérieure et ma vision du monde en général. C’était génial! J’ai appris à accueillir le quotidien comme un cadeau qui se déroule devant mes yeux.

Fin 2013, je déménage à la campagne et perds tous mes repères sociaux. J’ai alors beaucoup de temps pour de l’introspection et je réalise que je vois la beauté partout autour de moi, mais que j’ai encore du mal à me trouver belle moi-même, physiquement.

J’entrepris donc un autre défi photographique qui s’avéra aussi thérapeutique et personnel : celui de me regarder. Me photographier pour me trouver belle sans le regard des autres. Une photo par semaine, à laquelle j’associais un texte descriptif en lien avec mon ressenti. Ce furent 52 semaines de découvertes, de profondes remises en question, d’acceptation. Je me suis vue sous tous les angles. Mes yeux n’étaient plus seulement tournés vers les beautés autour de moi, mais vers celles qui se trouvaient en moi.

Mes yeux voyaient aussi les autres différemment. Un jour de l’automne 2014, j’ai regardé mon meilleur ami pour la première fois avec mes nouveaux yeux. Je ne l’avais jamais trouvé particulièrement beau physiquement auparavant. C’était lui que j’aimais. Nous sommes devenus un couple, puis au printemps 2015, j’étais enceinte et j’ai donné naissance à notre fille Béatrice Rose à la fin janvier 2016. Quelle magie de la vie!

La transformation
Depuis ces défis, je suis une personne nouvelle. J’apprécie mon extérieur et mon intérieur. J’éprouve de la gratitude plus facilement qu’avant. Je lâche prise et j’apprends à accueillir ce qui se présente à moi, sans attente. J’ai appris à me connaître et à m’aimer d’avantage. Je laisse la vie m’apporter des messages simples pour m’aider à avancer sur mon parcours.

Je n’ai plus besoin d’un appareil photo pour voir la vie autrement. Cet appareil était un outil pour m’apprendre à m’arrêter, à voir, à connecter. Mes yeux, mon cœur, mes sens sont maintenant mes outils de conscience intégrés, et je les traîne en permanence avec moi. Mon message? Trouvez votre « outil du bonheur » du moment, engagez-vous totalement et laissez-vous transporter par sa force et sa douceur. Il vous réservera de bien belles surprises!

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Un jour à la fois en images, pensées et beautés du quotidien, Nathalie Lauzon, Béliveau
Je suis belle, et vous? Le défi de s’aimer une semaine à la fois, Nathalie Lauzon, Béliveau

Le souffle, un outil de découverte de soi

Le souffle, véhicule du prana

Le souffle et la vie sont indissociables. À la base, la vie nous est prêtée, un souffle à la fois. Mais, hormis cette fonction physiologique, il existe la puissance de la science du souffle qu’on appelle « pranayama » ou respiration spirituelle.

Dans toutes les croyances de la planète, le souffle tire son origine du mot latin « spiritus », qui renvoie au principe de la vie, et son sens est souvent confondu avec celui d’esprit. Ici, l’esprit sera synonyme de prana (en sanskrit, « pra » signifie primordial et « na » signifie petite unité de lumière), qui nous rappelle­ le principe de vie primordial en tant que lumière représentant l’expérience la plus directe avec le divin. On dit qu’on n’inspire pas le prana, mais qu’en respirant on éveille la force de manifestation en nous. Devenant ainsi source primordiale de création, de beauté et d’expansion, le souffle engendre la vie, la protège et la perpétue.

L’éveil à la spiritualité par la respiration
Le souffle est créateur et recèle tous les secrets; en circulant librement en tout lieu, il devient l’expression divine. Savoir capter, diriger et maîtriser le souffle nous fait accéder à une part de la divinité contribuant à la maturation de la conscience.

Inspirer et expirer consciemment calme le mental et prépare le terrain pour la méditation profonde. En se concentrant sur l’espace entre l’inspiration et l’expiration, on invite la conscience à se tourner vers l’intérieur, favorisant la fusion avec l’espace de vacuité et de silence intérieur. Le souffle peut même transformer notre rapport au temps et nous faire basculer dans une dimension qui transcende le temps. En fait, le temps d’une respiration peut être ressenti comme le présent. En réunissant le corps, le mental et le souffle dans l’unité du temps, on s’immobilise et on s’immortalise.

À chaque souffle, la conscience s’imprègne de toutes les possibilités et s’harmonise avec la meilleure possibilité de manifestation du moment. C’est la clé de la réorien­tation du mental, soit l’ouverture de la conscience et du cœur.

Le souffle, révélateur de nos états d’âme
Le souffle révèle nos états d’âme et qualifie notre rapport à la vie. Bien qu’il soit facilement perturbé par la turbulence du quotidien, il finit toujours par nous ramener à l’essentiel. La pensée et le souffle sont intimement liés, et observer la qualité de sa respiration, c’est apprendre à se connaître, à se réapproprier la maîtrise de sa vie. Une difficulté à inspirer reflète d’une difficulté à recevoir et exprime un refus d’accueillir la vie. Une difficulté à expirer reflète une résistance à donner et exprime un désir de tout contrôler. Une difficulté à retenir le souffle peut signaler une peur du manque et un défaut d’équilibre dans sa vie.

Le souffle, de par sa position inter­médiaire entre la volonté cons­ciente et la régulation inconsciente, apparaît comme un moyen incomparable d’approche du corps, avec ses mécanismes internes et ses émotions les plus intimes. Dans son essor, l’inconscient est projeté dans la conscience, et c’est ainsi que le souffle s’avère le lien de communication entre le visible et l’invisible. En respirant consciemment, suivant différents rythmes (kriyas) selon les principes de la science du pranayama, nous pouvons réorganiser ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous percevons, jusqu’à réinventer notre existence. Enfin, il suffit d’écouter, et de décoder le langage subtil du souffle pour mettre fin aux périples du mental et conquérir la résistance à se renouveler à chaque instant.

Pour lire le texte intégral, cliquez sur mon blog www.lavoiedutao.com

La voie du Tao :  une quête du mode être 

Être vivant revient à sentir et à penser. Y a-t-il quelque chose de plus? Être soi, juste soi, juste être au sommet de l’être.

La voie du Tao tente de vous conduire­ vers la forme la plus pure de votre Être, au-delà de la pensée et du ressenti. Elle vous incite à toucher ce lieu vierge intérieur où se trouve un inébranlable contentement. Seulement, pour y accéder, il faut utiliser le mode « être » plutôt qu’« avoir » et retourner vers la cons­cience intérieure en passant par une acceptation totale de qui vous êtes.

La conscience intérieure évolue toujours et elle se meut vers une qualité de présence qui vous dit où vous devez mener votre quête — pas à l’extérieur, dans le monde, mais en vous-mêmes. Se tourner vers l’intérieur ne se fait pas d’un seul coup… Il peut falloir des milliers de jours, de vies ou un seul instant pour savoir qui vous êtes essentiellement, mais chaque regard conscient, bien qu’il vous semble minuscule, a un effet cumulatif et participe à dépouiller tous les aspects irréels de vous-mêmes afin que vous puissiez vous remplir totalement du potentiel réel de votre essence.

Étant épouillés, sortis de l’image de qui vous croyiez être, vous vous détournez de la notion du « je » personnel et vous devenez simplement la conscience, un regard sans visage sur le monde; il ne reste que votre essence, précieusement mystérieuse et invisible, qui vous unifie à tout. Et, bien que vous continuiez d’avoir des pensées, des sentiments et des sensations, ce nouveau regard change tout, car il vient du fait de considérer la vie comme elle est déjà, émergeant­ du point immobile inté­rieur. Enfin, vous vous émerveillez de voir la conscience pure s’épanouir dans son infinie diversité.

Cultiver le mode être, c’est : Sortir de votre tête et habiter votre corps afin d’apprendre à expérimenter directement le monde, débarrassés du perpétuel commentaire de la pensée.

  1. Voir les pensées comme des formes mentales qui vont et viennent dans l’esprit comme les nuages dans le ciel. L’idée que vous êtes sans valeur, indignes d’amour et bons à rien peut enfin être vue pour ce qu’elle est – une idée – et pas comme la vérité, ce qui va la rendre plus facile à rejeter.
  2. Commencer à vivre ici et maintenant, dans l’instant présent, avec une qualité de présence égale. Quand vous cessez de vous appesantir sur le passé et de vous projeter dans l’avenir, vous restez branchés sur l’essentiel.
  3. Éviter la cascade d’événements mentaux qui vous tirent vers le bas. En développant votre conscience, vous deve­nez capables de reconnaître très vite les moments où vous risquez de glisser vers une humeur sombre ou un état anxieux et vous apprenez à ne pas vous laisser entraîner.
  4. Cesser de vouloir changer la vie, mais laisser les choses être et expérimenter. 
  5. Débrancher le pilote automatique qui est dans votre tête. Une meilleure conscience de vous-mêmes, par vos sens, vos émotions et vos pensées, permet de déplacer le pôle d’attention interne vers un lieu supérieur de conscience habituellement négligé car non perçu. 
  6. Expérimenter cet arrière-fond de conscience silencieuse et immobile, le champ de force créateur qui vous habite, c’est expérimenter la joie stable qui demeure. Cette expérience permet d’être en lien avec ce qui est,­ de sortir de la quête de l’objet perdu, du désir et de l’attachement. Il consiste alors en une découverte de la liberté complète « d’être soi-même » en ce monde.

La voie du Tao tente de vous conduire vers la forme la plus pure de votre Être.

Pour lire le texte intégral, aller sur www.lavoiedutao.com

Ose iMAGIner… Renaître à l’Amour

L’humanité se réveille tout dou­cement d’un très long sommeil, d’un sommeil tellement profond qu’elle en avait oublié jusqu’à sa propre existence.

Aujourd’hui, nous avons le privi­lège­ de prendre part au plus grand changement de conscience de tous les temps. Tout comme le printemps participe à la renaissance grandiose de la nature, nous assistons finalement à l’éveil de l’humanité – à notre éveil – une âme à la fois.

L’aube d’un jour nouveau pointe à l’horizon. Notre cœur s’ouvre enfin à l’Amour, nous offrant ainsi la capacité de nous reconnaître. Nous renaissons à l’Être que nous sommes réellement, à l’Amour que nous sommes, car en réalité, nous avons été conçus par l’Amour, dans l’Amour!

Grâce à cette renaissance, nous nous souvenons que nous sommes le plus grand miracle du monde. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de choisir. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de créer notre monde comme nous le désirons. Nous nous souvenons enfin que tous les pouvoirs de l’Univers résident à l’intérieur de nous et se résument en un seul mot : l’Amour!

Comment est-ce possible, me demanderez-vous? Souvenez-vous d’un moment où vous étiez rempli d’Amour, où la joie inondait votre cœur. Rappelez-vous ce moment où vous vous sentiez tellement puissant et rempli d’une telle confiance en vous et en vos capacités que vous aviez l’impression que vous pouviez conquérir le monde! Vous vous souvenez de cet instant, n’est-ce pas?

Bien sûr que vous vous en souvenez! C’était un moment magique! Comment l’oublier?

Sachez qu’à cet instant précis, vous étiez réellement vous. Vous expérimentiez votre véritable nature dans toute sa puissance. Vous êtes Amour; nous sommes Amour! Le reconnaître nous permet de manifester beaucoup plus souvent l’Être que nous sommes réellement.

L’Amour nous rend puissants, car l’Amour est ce qu’il y a de plus puissant dans tout l’Univers! L’Amour est cette force plus grande que notre petit­ moi qui nous pousse à dépas­ser nos limites pour atteindre nos rêves. L’Amour nous apporte un sentiment de légèreté, car l’Amour élimine toutes les émotions sombres et lourdes qui nous alourdissent. L’Amour nous donne des ailes, nous soulève et nous transporte là où nous choisissons d’aller. L’Amour nous guérit. L’Amour donne naissance à la foi, et de là, il n’y a plus rien que l’Amour ne puisse faire!

Nous sommes Amour; alors, il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir! Individuellement, nous pouvons réaliser des miracles, car nous sommes nous-mêmes un mira­cle. Maintenant, pouvez-vous imagi­ner l’ampleur de tout ce que nous pouvons accomplir ensemble?

Pouvez-vous imaginer un monde où nous évoluons dans l’Amour; où chacune de nos décisions est basée sur l’Amour; où le plus grand bien de tous est au cœur même de chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions; un monde d’Amour, tout simplement?

Ce monde peut sembler utopique à certains, mais je sais que nous pouvons le créer si nous le choisissons consciemment. Nous avons le pouvoir de choisir; alors, choi­sissons l’Amour. Choisissons de manifester notre nature véritable, ici et maintenant.

Choisir l’Amour se fait délibérément, dans le moment présent. Surveillons nos pensées, nos paroles et nos actions. Privilégions celles qui génè­rent la joie, l’enthousiasme, le bonheur et la légèreté. Choisissons d’agir avec bienveillance. Cultivons la pati­ence, la tolérance et la compassion. Favorisons toujours l’Amour et la bonté en toutes circonstances.

Souvenons-nous que nous avons tous une incidence sur le monde. Nous avons le pouvoir d’influencer, voire même de transformer le monde dans lequel nous vivons. Alors, semons l’Amour, la paix et la joie en nous et tout autour de nous. Nous verrons ensuite notre monde se métamorphoser sous nos yeux ébahis.

Renaître à l’Amour signifie reconnaître, ressentir et rayonner l’Amour en nous. Plus nous serons nombreux à choisir consciemment l’Amour, plus le monde s’illuminera.

Alors, nous renaîtrons à l’Amour.

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?

L’humain dans son humanité

J’aime l’humain. Je m’intéresse au parcours de vie des femmes et des hommes qui m’entourent. Je suis émue par la vulnérabilité de l’autre. Mais qu’en est-il de la mienne? J’aime ouvrir mon cœur au désarroi de l’autre. Et moi, suis-je capable de laisser voir le mien?

Un pont sert à relier deux rives. À quel niveau se situe le mien? Au niveau de la tête ou du cœur? Quand il se situe au niveau du cœur, je suis dans mon humanité, dans ma vulnérabilité, dans ma beauté. Quand il se situe au niveau de la tête, je suis dans mes peurs, dans mes doutes, dans mes blessures. Ma tête vient refroidir mon cœur. Cela s’appelle la dualité et la dualité est préjudiciable à l’authenticité et à l’humanité.

Passer de la tête au cœur, c’est la transition du faire à l’être. D’ailleurs, Jean Vanier, fondateur de l’Arche, nous invite quotidiennement à aller au-delà des peurs qui nous éloignent les uns des autres et à repenser nos rapports interpersonnels et sociaux.

J’ai pris le temps de réfléchir à ce qui m’émeut au sein de la société : l’entraide après certaines catastrophes; l’organisation Médecins sans frontières; l’œuvre de Jean Vanier; le dévouement inextinguible de Mère Teresa.

Il n’y a pas d’amour, ni d’amitié sans liberté. Cela suppose de nous affranchir, car se transformer soi-même permet de transformer le monde. Ghandi enseignait que la meilleure façon de changer le monde est d’apporter en nous-même les changements que nous souhaitons voir autour de nous. Mais quels pourraient être ces changements, et comment être acteur de changement? Et si c’était par un éveil de notre conscience? Une conscience épanouie, élargie et plus élevée, dans le but d’améliorer les conditions de notre vie collective? La conscience que nous sommes tous interreliés doit être activée. Penser globalement et agir localement.

Nous traînons souvent des croyances limitantes qui nous rendent méfiants vis-à-vis des autres. Ce sont souvent nos expériences passées et nos blessures qui déclenchent ces croyances. Prendre conscience de l’influence qu’elles ont sur notre vie est l’étape indispensable pour les transformer et pour vivre à nouveau dans la confiance, et quand on fait confiance, on est en mesure de demander de l’aide au besoin. Je crois que c’est dans cette ouverture que la solidarité humaine réussit à s’installer.

Quand on est l’acteur de sa vie, on reprend le pouvoir sur soi sans exercer de pouvoir sur les autres. Et ce pouvoir, il disparaît quand notre rencontre se situe au niveau du cœur, au niveau de l’âme. À ce niveau, nous sommes enfin et seulement des êtres humains. Dans ce prisme, il y a nos vraies couleurs, sans énergie guerrière, sans masque.

J’ai compris que le jugement vient en grande partie de nos comparaisons, du standing de vie et du niveau de scolarité. Avoir le privilège de rencontrer une personne sans rien connaître de sa vie, nous dispose dans l’accueil. La valeur de cette personne tient à notre ressenti naturel envers elle plutôt qu’à une grille d’évaluation que nous utilisons pour la définir.

Tenter l’expérience c’est laisser l’humain s’exprimer dans son humanité, sans aucune frontière. Cette action génère une force d’attraction entre nous, dans une opération de métamorphose et de solidarité.

Imaginons que la vie est un pommier. Si nous y greffons la valeur intrinsèque de chaque humain, nous obtiendrons un pommier produisant différentes variétés de pommes. Pour que cet arbre profite, il lui faudra de la lumière (la foi) et une terre fertile (l’amour inconditionnel).