La nuit noire de l’Âme et la floraison de l’Être

Lorsque nous sommes témoins d’un feu de forêt, notre réaction immédiate est souvent d’éprouver de la de tristesse face à un cataclysme qui nous paraît très intense et dévastateur. Mais saviez-vous que les graines de certains arbres de nos forêts sont enveloppées d’une coquille si dure que seule l’intensité d’un feu de forêt peut la fendre et permettre ainsi à la graine de germer et de nourrir la forêt dont elle fait partie?

J’aimerais vous inviter du fond de mon cœur à considérer que cet incendie correspond à ce qu’on appelle communément « la nuit noire de l’Âme », ce passage difficile durant lequel le sens que nous avons donné à notre vie et la direction que nous avons prise pour l’accomplir ne tiennent plus et tout semble perdu. De la même façon que le feu de forêt semble être une force dévastatrice qui détruit tout sur son passage, cette nuit noire donne, elle aussi, l’impression d’une destruction massive de tous nos repères identitaires.

Or, se pourrait-il que, loin d’être un désastre, cette nuit noire de l’Âme soit en fait le processus par lequel la coquille très dure de notre identité mentale commence à s’effriter et à se fendre? Cette remise en question du sens que nous avons donné à notre vie n’est-elle pas le processus même par lequel nous déblayons le chemin vers l’émergence d’une nouvelle vision de nous-mêmes? Bref, cette nuit noire est-elle – tout comme l’est le feu de forêt qui fait se fendre la coquille de certaines graines – la condition de notre libération des constructions mentales qui nous enferment dans une carapace de peur?

Ce feu intérieur, ce tison de l’Âme qui cherche à s’éveiller et à percevoir sa divinité, consume tout ce qui limite l’expansion de la conscience. Son élément déclencheur est la souffrance qui, du point de vue alchimique, se consume et se transforme en un moteur qui nous propulse vers notre libération intérieure, vers une compréhension toujours plus étendue de notre être, de notre rôle et de notre place dans la grande aventure collective de la vie, ce grand rêve dans lequel nous habitons des corps et portons des histoires.

Oui, c’est la fin d’un monde, celui des « petites histoires » dont nous avons hérité et que nous avons portées, parfois avec grande fierté et, d’autres fois, avec honte et culpabilité. Mais toute fin est un début : la mort de ce que nous pensions être fait partie du cheminement qui nous mène vers la rencontre de ce que nous sommes vraiment. Permettre au passé de mourir aux histoires de peur de périr, à la souffrance de s’évanouir, c’est s’ouvrir à une nouvelle histoire pleine de gloire.

Quelle gloire? Celle de l’Âme qui s’éveille et qui se rappelle qu’elle est majestueuse et lumineuse. Celle de l’Être qui réalise sa nature et ressent sa plénitude. Celle de la rencontre amoureuse entre l’Âme et l’Être, entre le cœur sacré et l’esprit saint. C’est la manifestation glorieuse du printemps éternel de l’Âme qui s’est éveillée et qui contemple avec émerveillement et joie l’Être qu’elle est vraiment.

La graine dont la coquille a été fendue pendant la nuit noire de l’Âme peut maintenant germer dans l’amour du cœur conscient, planter ses racines dans les profondeurs du corps et faire monter ses branches et ses bourgeons vers la gorge et la tête. Le mental, maintenant nourri d’une nouvelle énergie expansive, découvre aussi ce printemps spirituel parce que des milliers de fleurs à pétales de toutes sortes de couleurs ne cessent d’y fleurir et de s’y épanouir.

La prochaine fois que vous aurez l’impression de vivre une nuit noire de l’Âme, rappelez-vous que c’est la coquille qui empêche la graine de germer dans votre cœur conscient qui est en train de se fendre. La plus belle chose que vous puissiez vous offrir dans de tels moments est un bouquet de fleurs, car cela vous rappellera ce qui se passe vraiment en vous : la floraison de votre Être profond, la grande réunion de toutes vos dimensions!

Être bien, ça s’apprend

L’attitude joue un rôle important dans votre bien-être. Voici quelques façons d’améliorer votre attitude et votre vie.

Avoir confiance en la vie et en soi
Imaginons un père de famille qui est licencié à la suite d’une faillite et qui ne reçoit pas d’indemnité de départ. Il peut choisir de faire confiance à la vie en se disant qu’il pourra y faire face et qu’il apprendra quelque chose de cette expérience ou il peut s’apitoyer sur son sort.

S’il choisit la première attitude, il cherchera un nouvel emploi en sachant que l’Univers le mènera vers ce qu’il y a de meilleur pour lui. Il acceptera probablement la première offre qui lui sera faite, même si elle ne répond pas à toutes ses attentes, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de hasard et qu’il pourra décider de chercher un autre emploi éventuellement s’il ne convient pas. En agissant de la sorte, il met toutes les chances de son côté pour découvrir son potentiel et apprendre quelque chose de nouveau.

S’il opte pour la seconde attitude, se démoralisera, ce qui aura des conséquences néfastes sur sa vie et sur celle de ses proches. De plus, les gens qui s’apitoient sur leur sort ont souvent tendance à être pessimistes, même lorsque de belles choses se produisent dans leur vie. Ainsi, au lieu de dire MERCI pour les bons moments, ils sont toujours méfiants, peu importe la situation.

Assumer ses responsabilités
Devenir une personne responsable est une décision difficile à prendre, car notre ego cherche facilement à culpabiliser. Être responsable, c’est savoir que nous créons notre vie, que nous attirons tout ce qui nous arrive, afin de prendre conscience de ce qui se passe véritablement en nous. C’est savoir que l’extérieur reflète notre intérieur. C’est assumer toutes les conséquences de nos décisions.

Une personne responsable ne vit pas de culpabilité envers elle-même et n’essaie pas de rendre les autres responsables de ses malheurs. Certes, il est normal de vivre de la colère dans certaines situations. Par contre, afin d’être bien dans sa peau, chacun doit assumer ses responsabilités afin de cesser de vivre du stress et des émotions.

Lorsque vous agissez pour vous faire aimer ou pour ne pas vous sentir coupable, vous ne respectez pas vos besoins et vous attirez des personnes qui ne vous respectent pas. Plus vous deviendrez responsable, moins vous croirez que les autres sont responsables de votre bonheur et, par conséquent, vous ne vous sentirez plus obligé de vous occuper du bonheur des autres. Vous saurez qu’ils sont, comme vous, responsables de leur propre bonheur et des choix qu’ils font. Chacun crée sa propre vie. Lorsque vous êtes prêt à assumer les conséquences de vos décisions et à laisser les autres assumer les leurs, vous saurez que vous êtes une personne responsable.

Avoir des projets et des objectifs
Le fait d’avoir des objectifs qui vous enthousiasment est un signe d’amour envers vous-même. Quels sont vos objectifs actuels, à court, à moyen et à long terme? Il peut s’agir d’un projet de rénovation, d’une sortie, de vacances, de l’écriture d’un livre ou d’un apprentissage. Ces projets peuvent ne jamais se réaliser. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien l’enthousiasme que ces projets génèrent. Vous pouvez même changer d’idée en cours de route. L’important est de vous rappeler que vous méritez de vous créer une belle vie remplie de joie et de bonheur et d’avoir des projets et des objectifs, ce qui vous permettra de conserver votre énergie, votre santé et votre jeunesse.

Les trois attitudes abordées dans cet article ne représentent que quelques-uns des moyens que vous pouvez utiliser pour ÊTRE BIEN, mais je suis certaine que, si vous les mettez en pratique votre vie s’améliorera grandement.

Que nous apprennent les nombres?

Les mathématiques sont le langage de l’univers et font partie intégrante de notre vie. Tout comme les lieux et les gens dégagent des vibrations, les nombres en dégagent aussi. Les chiffres sont des symboles, et les nombres sont l’énergie derrière.

Nous devons la codification des nombres à Pythagore. Dans son système, nous devons toujours arriver à une réduction entre 1 et 9 quand nous additionnons des chiffres ou des lettres. L’une des choses les plus fascinantes concernant le nombre 9 est qu’il contient l’énergie de tous les nombres combinés (1+2+3+4+5+6+7+8+9=9), en plus de ses caractéristiques personnelles. Le nombre 9 est sacré, car il constitue le niveau le plus élevé de conscience spirituelle que l’on puisse atteindre avant d’atteindre les maîtres nombres 11, 22 et 33. Ces multiples de 11 ne doivent pas être réduits, car ils sont la marque d’un plan de vie spécial et ont un certain pouvoir. Une personne née le 13 août 1986 a un plan de vie 9, car l’addition des chiffres de son jour (1+3), de son mois (8) et de son année de naissance (1+9+8+6) donne 9, après la réduction finale (1+3+8+1+9+8+6=36=3+6=9). Le plan de vie 9 révèle que cette personne est venue mettre en pratique l’amour universel.

Il ne doit pas y avoir de discordances entre les vibrations de votre nom et celles de votre plan de vie qui est votre raison d’être sur la Terre. La vibration de votre nom doit également être en harmonie avec votre travail. Si votre nom a une vibration 6 et que vous occupez un emploi dans le domaine de l’édition, vous avez le pouvoir de le changer pour une vibration 3 qui vous attirera plus de succès. Vous ne pouvez pas modifier votre date de naissance, mais vous pouvez changer votre nom, ce qui ne doit pas se faire à la légère. Pour trouver la valeur d’un nom, vous devez convertir chacune des lettres en nombres et les additionner. Par exemple, la lettre « c » est la troisième lettre de l’alphabet et a une valeur 3. Il en est de même des lettres « l » et « u » qui sont respectivement les douzième (1+2=3) et vingt-et-unième lettres (2+1=3) de l’alphabet.

Votre prénom reflète une facette de votre caractère. Ainsi, le prénom Vickie (4+9+3+2+9+5=32=3+2=5), par exemple, dénote une nature extravertie à cause du nombre 5 qu’on obtient après avoir additionné la valeur de chaque lettre. Votre nom de famille représente le milieu où vous êtes né. Un nom de famille de valeur 7 indique que les valeurs spirituelles sont importantes pour ses membres. Vos nombres doivent aussi être compatibles ou complémentaires avec ceux de votre partenaire. Le nombre 2, par exemple, appartient à une personne coopérative et soumise, tandis que le nombre 1 appartient plutôt à une personne indépendante et entreprenante.

La numérologie peut aussi vous aider à faire des choix éclairés. Par exemple, certains nombres, comme le 4 et le 8, favorisent les activités matérielles. Lorsque vous traversez un cycle annuel sous ces vibrations, vous pouvez donc brasser des affaires. Ce serait le cas d’une personne née le 14 février, car l’addition des chiffres de son jour (1+4), de son mois (2) de naissance et de l’année 2017 (2+0+1+7) donne une vibration 8 (1+4+2+2+0+1+7=17=1+7=8). Le nombre 8 serait aussi très favorable pour le numéro de porte ou le numéro de téléphone d’un commerce.

Dans mes livres publiés aux éditions Le Dauphin Blanc, vous apprendrez comment faire les calculs et comment faire un travail de synthèse avec tous les nombres qui composent votre personnalité. Vous connaîtrez aussi la signification de vos noms et de votre mission, et même vos prévisions annuelles et mensuelles détaillées.

Filles d’Ishtar

J’entends ton appel, j’entends ta voix. Tu me parles du Ciel et d’un autre temps.

Tu murmures : « Je suis Ishtar, mère de tous les hommes, déesse millénaire, aux confins du monde. Je suis venue, j’ai vu, mais j’ai été vaincue. »

Je t’écoute, je t’écoute…

Tu es Cybèle et Isis, Mère Nature, fertile et porteuse de vie.

Tu me dis : « Ma voix s’élève de mon tombeau. J’entends les tambours, au cœur du monde, qui m’appellent, me sortant de ma torpeur, et qui me font vibrer aux rythmes chantants des saisons nouvelles d’un monde qui ne me reconnaît plus, mais qui n’a pas vraiment changé. »

Tout comme toi, j’embrasse mes cycles. Je sais qu’il me faudra des cendre aux enfers, dérobée de ma couronne et de mes ornements, et mourir pour mieux renaître… lune après lune, année après année.

Tu es Hécate et Ceridwen, enchanteresse aux mille atouts.

Tu incantes : « Vous qui ignorez qui je suis goûterez de ma magie. Ma conscience est mon armure, et mon verbe est mon pouvoir. Femme je suis, femme aux connaissances immesurables, et mes filles connaîtront mon chant; asservies et soumises, jamais plus elles ne seront. »

Tout comme toi, je suis sage et ferme. J’apprends à reconnaître mes limites et à développer ma voix. Je sais que cette réalité est mienne et qu’elle mérite d’être reconnue par-delà des barrières érigées par les interdits et les tabous.

Tu es Minerve et Athéna, guerrière au front ceint, amazone souveraine, sans peur et sans maître. Tu es Lilith, sauvage et terrifiante.

Tu cries : « Entendez la férocité de mes sœurs, la voracité de leur cœur, la ténacité de leur ventre. Voyez leurs yeux brûlants, leurs mains couvertes de sang, leurs pieds enfouis dans la terre. Ma tribu est sans peur; elle réclame sa part du monde, et rien ne saura plus l’arrêter. »

Tout comme toi, j’ai de la rage. J’ai soif de vengeance. Mes dents serrées et mes poings fermés réclament justice pour mes sœurs et, surtout, justice pour moi-même. Je sais que ce monde est aussi le mien.

Tu es aussi Vénus et Aphrodite, à la fois déesse, amante, vierge et putain.

Tu chantes : « Viens à moi et partage mon sein. Ma danse est enivrante et déroutante. Ma chair est plaisir et canevas de tes désirs. Je suis celle qui te fera voir les étoiles en te faisant l’honneur, tout cela pour ta plus grande joie ou ton plus grand malheur. Seras-tu celui ou celle qui demandera mon cœur? »

Tout comme toi. j’apprivoise mon corps. Je dévoile ma douleur sensuelle et je me vois vulnérable. Je réclame mon apparence et ma jouissance. Je suis mienne avant tout et je m’ouvre librement à l’expérience de l’autre sans jugements, sans attentes.

Tu portes en toi tous ces visages et tous ces masques.

Tout comme toi, je suis multiple, je suis complète.

Tu murmures : « Je suis ta mère et ta sœur, toujours à tes côtés, toujours à ton écoute. Sens ma caresse, entends mon chant. »

Souviens-toi, souviens-toi…

Anonyme

Les filles d’Ishtar est un cercle de femmes regroupées autour de l’aspect spirituel et de la transcendance de la condition féminine. Cette communauté francophone est une invitation à partager un espace divin et sacré pour se permettre les unes les autres de reconnecter avec notre prêtresse/déesse intérieure et de retrouver notre voix, notre essence et notre vérité. Le blogue constitue une tribune ouverte et anonyme pour les femmes de tous horizons désirant s’exprimer et partager. Bienvenue à toutes, sans jugements, sans barrières.
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Une âme… dans un corps physique

On nous répète sans cesse que nous sommes des êtres spirituels incarnés pour vivre l’expérience humaine, que nous sommes avant tout une âme. On nous répète également que, pour évoluer et grandir de nos expériences terrestres, qu’elles soient joyeuses ou éprouvantes, nous devons nous connecter à notre être profond, à notre source, afin de découvrir qui nous sommes et la raison de notre incarnation. Ce qu’on oublie malheureusement souvent de nous dire, et qui est pourtant essentiel, c’est que nous sommes des êtres humains empreints de toutes les caractéristiques humaines.

En préparant son incarnation de l’au-delà, l’âme décide du rôle qu’elle jouera sur Terre. Mais avant d’accomplir quoi que ce soit, une fois incarnée, l’âme doit apprivoiser l’être physique qu’elle est devenue. Comment? En acceptant de vibrer beaucoup plus lentement que dans l’au-delà. En possédant un égo qui agit en fonction des expériences vécues, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. En possédant un instinct de survie qui dépasse toutes croyan­ces sur la vie après la mort. En étant limitée par les cinq sens humains et, ultimement, en acceptant d’être un être d’émotions. Apprivoiser l’être physique est d’autant plus difficile pour l’âme avancée qu’elle a déjà vécu l’expérience terrestre à plusieurs reprises.

La société dans laquelle nous évo­luons nous apprend rapidement que nous devons agir avec notre tête, que la réussite sociale est liée à notre compte bancaire, à notre lieu de résidence, à un emploi dit conve­nable, à une famille équilibrée et à notre capacité à en faire état pour générer une pointe d’envie chez les autres. Ce que cette société oublie est que nous sommes des êtres d’émotions et que ces dernières nuisent à notre stabilité et à notre prévisibilité. Pour cadrer dans les normes de la société, nous refoulons nos émotions et devenons des êtres imperturbables.

Au quotidien, l’être humain est confronté aux émotions. Lorsque positives, elles sont souvent sujettes à un certain contrôle, car se permettre d’être trop heureux ou de réagir trop impulsivement peut être mal perçu par nos semblables et perturber l’impression favorable qu’ils ont de nous. La tristesse, qui n’a pas sa place en société, se vit la plupart du temps dans un endroit isolé du jugement humain. Lorsqu’une personne exprime de la colère à l’endroit d’une autre, elle est irrespectueuse et se place alors en situation de contrôle. La colère fait peur et crée des dommages considérables à la personne vers qui elle est dirigée et à ses proches.

Mais pourquoi en est-il ainsi des émotions? Parce que nous refusons de vivre ce qui nous dérange. Nous croyons qu’en ne les assumant pas, elles disparaîtront d’un coup de baguette magique. Malheureusement, la magie n’est qu’un subterfuge, et les émotions non libérées s’installent dans nos corps physique et énergétiques et les squattent jusqu’à prendre la forme de maladies, de dépression ou d’anxiété. Le corps physique a ses limites, et si ces dernières ne sont pas respectées, il perdra inévitablement de sa vigueur et de ses capacités.

Comment pouvons-nous changer notre attitude envers nos émotions? En prenant conscience qu’elles font partie de nous, que l’être humain est un être de raison ET d’émotions et que la seule façon d’être bien dans notre peau est de trouver un équilibre entre les deux, bien que cela s’avère très difficile. Pour y arriver, il faut prendre conscience de l’être humain que nous sommes et nous permettre d’être nous-mêmes. Je vous invite à partir à la découverte de la fabuleuse personne que vous êtes, une âme qui vit une expéri­ence terrestre, avec tout ce que cela comporte…

Des pensées en santé

Nous sommes tous semblables, humains et humaines : nous avons dans la tête un poste de radio qui nous envahit du matin au soir de pensées non sollicitées. On dit que la plupart des gens reçoivent 50 000 pensées par jour. De surcroît, une étude démontre que 98 % de ces pensées ont déjà été diffusées et que 80 % s’avèrent négatives. Quelle confusion cela crée dans notre pauvre tête! On sait bien que ces pensées insidieuses peuvent miner l’estime de soi et biaiser notre façon de percevoir l’autre et le monde. Comme personne n’a encore trouvé le bouton magique pour éteindre ce constant bavardage intérieur, regardons ce que nous pouvons faire pour retrouver la capacité de penser sainement.

Cette métaphore de radio nous rappelle qu’heureusement, nous ne sommes pas nos pensées et qu’avec un peu de patience, nous avons au moins le pouvoir de baisser le volume ou de changer la fréquence. Veillons d’abord à ne pas nourrir notre imaginaire de négativité en faisons attention aux lectures et aux images auxquelles nous nous exposons : livres, articles, média sociaux, journaux, publicités, films, musiques, vidéos, etc. Nous devenons facilement ce que nous consommons. De même, les conversations qui jugent, critiquent et disqualifient nous restent dans la tête et nous éloignent de notre humanité bienveillante, alors qu’il y a tant de lectures et de musiques pour élever notre humeur et réveiller notre joie de vivre.

Une pensée est un nuage qui passe dans le ciel de notre conscience. Si on ne lui accorde pas d’attention, elle passera son chemin sans nous perturber. Mais certaines pensées souvent récurrentes viennent se coller à notre identité. Elles arrivent à adhérer parce qu’elles correspondent à une façon conditionnée de penser le monde que nous avons empruntée à un moment de notre vie afin de survivre et d’assurer notre sécurité.

Que se passe-t-il ensuite? La pensée négative va se joindre à une sensation corporelle pour créer une émotion. Comme le suggère l’étymologie du mot, une émotion est une énergie en mouvement. On peut tout de même admirer ce réseau cohérent du « ressenti » de notre corps qui est là pour nous informer de nos besoins et nous guider dans nos décisions. Ainsi, la sensation de bien-être et de plaisir est simplement le corps qui dit oui, alors que l’inverse est signe que la pensée nous éloigne de notre vérité. Notre mal-être intérieur pro­vient souvent du fait que nous croyons à des pensées qui sont fausses. On peut ainsi commencer à douter des affirmations qui se répètent dans notre tête, à jouer à en démasquer la fausseté et à examiner avec intérêt la conclusion sur la réalité qui les a fait naître.

Tout cela devient de plus en plus facile avec la pratique de la méditation au quotidien. Lorsqu’on médite,­ l’immobilité du corps invite l’im­mobilité du mental. C’est comme prendre un bain de douce présence dans cet espace lumineux de silence qui est ce que nous sommes avant que l’on pense. Des pensées vont bien sûr nous emporter loin du présent; alors, avec amour, on se ramène ici et maintenant. Peu à peu, les pensées vont perdre leur capacité de nous éloigner de nous-mêmes. Peu à peu, le mental hyperactif, reconnaissant ses limites, va commencer à se taire et s’incliner devant la présence silencieuse et sacrée de notre Être. Et alors, nous retrouverons notre légèreté et notre réelle capacité de réfléchir en nous servant de notre magnifique faculté de penser.

La simplicité volontaire : acte de foi et conscience environnementale

La simplicité volontaire est un choix délibéré, une initiative généralement individuelle, quelques fois associative. Elle n’est ni la pauvreté ni le sacrifice. Elle est un mode de vie qui consiste à réduire volontairement sa consommation et les répercussions que celle-ci engendre en vue de mener une vie plus centrée sur des valeurs familiales, communautaires, écologiques ou spirituelles. Courant social, art de vivre ou philosophie, la simplicité volontaire privilégie le bonheur intérieur, de préférence à l’aliénation consumériste qui est incompatible avec la préservation de l’environnement.

Plus que jamais, la portée la plus évidente d’un tel engagement est peut-être son incidence écologique. Et si la solution à l’impasse environnementale que nous avons créée passait par ce choix du minimalisme, cette conscience planétaire, cet engagement citoyen? Les scientifiques ne cessent de sonner l’alarme, et la planète ne cesse de nous envoyer des messages que notre système capitaliste égocentrique feint d’ignorer. Le Rapport Planète Vivante 2016 du Fonds mondial pour la nature établit qu’en moyenne 58 % des espèces animales ont disparu depuis 1970. Insidieusement, nous nous sommes habitués à cet environ­nement de plus en plus stérile où papillons, grenouilles, oiseaux et autres abeilles deviennent rarissimes, où les cours d’eau et les océans se dépeuplent à un rythme effarant.

S’engager à réduire sa consommation consiste parfois à naviguer à contre courant, mais quel acte de bravoure, de fierté intérieure, de responsabilité morale face à ceux et celles qui nous suivront! Discerner le nécessaire du superflu, être en harmonie avec ses valeurs, réduire son empreinte écologique et réaliser qu’une croissance infinie dans notre espace géographique limité est une utopie. Réduire sa consommation a également plusieurs avantages sur le plan personnel. En effet, avoir besoin de moins d’argent peut nous permettre de travailler moins, d’avoir plus de temps pour soi, sa famille et ses amis, de réduire son niveau de stress, d’améliorer sa qualité de vie, de recycler et de réparer les objets plutôt que de les jeter ou de les remplacer, d’entretenir son réseau social et de s’impliquer dans sa communauté.

La consommation excessive de biens matériels est une course au bonheur, un bonheur illusoire et inaccessible puisqu’extérieur et non durable, donc toujours à renouveler. Pourtant, le vrai bonheur n’a pas de cause, et celui là, c’est à l’intérieur de soi qu’il faut le chercher. Et dans le tohu-bohu trépidant de nos villes, il semble que les espaces verts et les moments de silence soient de plus en plus rares, deux éléments dont les êtres humains ont fondamentalement et naturellement besoin.

La simplicité volontaire est pourtant un luxe puisqu’il est un choix délibéré généralement fait par les classes moyennes ou aisées. Mais il y a aussi ceux pour qui la simpli­cité est involontaire, ceux parmi les moins nantis qui n’ont d’autre option que de vivre avec le strict minimum, ceux pour qui le destin a été moins généreux, ceux dont le lieu de naissance a réduit les possibilités. Ces gens-là méritent tout autant la dignité, la considération, le respect et la solidarité des hommes.

Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas! Cette phrase qu’André Malraux a prononcée dans les années 1950-1960 pourrait bien se révéler prophétique. En effet, le ralentissement de l’économie mondiale et la popularité sans cesse croissante en Occident des philosophies orientales, notamment le bouddhisme, semblent aller dans ce sens.

Puissions-nous vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. Mahatma Gandhi

S’honorer de sa propre présence

L’hiver, saison par excellence des pantoufles et des feux de foyer, vous invite à ralentir vos activités, à habi­ter votre intérieur et à le réchauffer de votre présence. Vous pouvez pen­ser à votre maison, mais vous pouvez aussi simplement penser à votre corps. Avez vous remarqué combien peu de temps vous passez à être bien avec lui, en lui? Et savez-vous à quel point incorporer cette habitude peut changer votre vie?

Je n’habite pas mon corps
L’expression « être dans son corps » semble simplette. Et si vous êtes d’avis qu’elle est futile, vous serez peut-être d’autant plus surpris d’apprendre que vous passez le plus clair de votre temps ailleurs que dans votre corps. Essayez ceci : dirigez toute votre conscience vers vos pieds et ressentez intensément toutes les sensations qui les habitent comme si vous n’étiez que vos pieds. Faites abstraction de tout le reste autant que possible et respirez par vos pieds. Maintenant, en habitant toujours vos pieds, pensez à ce que vous avez fait hier. Pas facile, hein! Hier, ou demain, ne se trouve pas dans vos pieds. Quand vous êtes dans votre corps, vous êtes aussi, proportionnellement, dans le présent. Donc, tout le temps que vous passez à penser à hier ou à demain, vous le passez généralement à l’extérieur de votre corps (et, avouons-le, nous passons le plus clair de notre temps à penser à hier, à demain ou à une autre machination de l’esprit qui n’a rien à voir avec le présent). Dans le monde de l’énergie, on dit que l’énergie va là où la conscience se trouve. Rappelez-vous des jours où vous étiez préoccupés ou éparpillés; n’étiez-vous pas épuisés avant la fin de la journée?

Habiter son corps
Être dans votre corps se vit d’abord en prenant le temps de ressentir votre corps. Observez votre respiration, sans chercher à la contrôler. Sentez votre abdomen se gonfler et se dégonfler. Ressentez la chaleur dans vos membres, ainsi que les tensions qui peuvent habiter votre corps. Permettez-vous de vous en approcher; imaginez que vous entrez à l’intérieur de ces zones avec toute votre présence.

S’il est plus facile d’ancrer cette habitude lorsqu’on ne fait rien, l’idéal est éventuellement d’inclure cette perspective, ce ressenti, peu importe votre activité, tout au long de la journée. Ressentir vos mains en lavant la vaisselle, ressentir vos pieds se poser sur le sol lorsque vos marchez, ressentir votre bouche lorsque vous mangez, ressentir vos épaules en conduisant la voiture, etc. En faisant l’exercice régulièrement, vous en viendrez à reconnaître le bien-être que votre présence vous apporte, que ce qui se passe dans votre vie ou dans votre corps soit perçu comme agréable ou désagréable. C’est la magie de la présence.

Pourquoi pratiquer la présence dans le corps?
Au moyen de cette pratique, vous développez une saine relation à vous-même. Vous apprenez à connaître et à reconnaître votre essence. Vous apprenez à observer votre rapport au monde extérieur, vos blessures et les réactions qu’elles suscitent dans votre corps. Vous développez un sentiment de confiance et de sécurité reposant sur votre Être plutôt que sur le monde environnant. Et en pratiquant assidûment, vous vous permettez même de transcender vos acquis, c’est-à-dire d’agir non pas en étant motivé inconsciemment par vos sensations, mais en partant de cet état de présence cultivé et ancré en vous, cette présence qui ne vit en fonction ni du passé, ni du futur.

La présence dans le corps est un outil puissant (et peu coûteux) qui ouvre la voie de la conscience et de la guérison. Ce processus d’amour, d’accompagnement et de reconnais­sance de soi nourrit sans cesse de nombreux enseignements qu’il permet.

Cohabitat Québec

Dans cette chronique, je vous présente différents projets au sujet du mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces projets représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problè­mes environnementaux et sociaux.

Le cohabitat (cohousing en anglais) est un type de communauté intentionnelle composée d’unités d’habitation privées ayant des aires collectives. Ainsi, à la différence d’une coopérative d’habitation, les membres sont propriétaires de leur unité d’habitation qui peut être un condo ou une maison.

Le projet de Cohabitat Québec est situé dans le quartier Saint-Sacrement de Québec, à deux pas du cégep Garneau. Il est constitué de 42 unités d’habitation, soit 32 logements de 1 à 3 chambres et de 10 maisons de ville de 3 ou 4 chambres.

Dix ans avant le début du projet, Michel Desgagnés visite plusieurs projets de cohabitat aux États-Unis et en Europe et il prend beaucoup de notes et plusieurs photos. L’un des éléments importants qu’il retient de ses visites est l’importance de construire la maison commune en même temps que les habitations afin de s’assurer que l’espace de convivialité et de confiance entre les voisins s’établit dès le départ. À la suite de ces visites, un premier groupe se constitue pour bâtir un projet au Québec. Au bout de quelques années, les gens se rendent compte que certains voient le projet en campagne, d’autres en ville, et d’autres encore en banlieue. Pour Michel Desgagnés, il est clair que le projet doit se développer en ville. Il démarre donc un nouveau noyau sur cette base. Le groupe achète un terrain en juillet 2010, et la construction commence en 2012. La fin de la construction et l’emménagement des premiers membres ont lieu en juin 2013, quelques mois après le triste décès de son fondateur.

La construction est certifiée LEED Platine. Il n’y a que 22 places de stationnement pour les 42 unités d’habitation, dont l’une est dédiée à Communauto. On récupère les eaux de pluie et on en fait un jardin d’eau. On a fortifié la structure de l’un des toits pour accueillir éventuellement un toit végétal. En outre, on a conçu de petites unités d’habitation parce que les résidents ont accès à des espaces communs. Parmi ceux-ci, on compte des chambres d’amis, une salle de jeu pour les tout-petits, une autre pour les ados, une salle de lavage, des ateliers, du rangement, une grande cuisine collective et une salle commune.

Des résidents nous ont confirmé que la vie collective est vraiment active : pédibus, aide aux devoirs, repas communautaires une ou deux fois par semaine, prêts et emprunts de voitures et entre 9 et 12 heures de tâches communes chaque mois. La vie en cohabitat semble vraiment géniale. Parmi les voisins, il y en a qui s’occupent de choses spécifiques, comme une agronome qui travaille dans les jardins, des enseignants à la retraite qui offrent de l’aide aux devoirs, un menuisier qui aide dans l’atelier, etc. Les unités d’habitation sont bien situées pour les gens qui travaillent en ville. Les résidents ont une bonne conscience environnementale (ils habitent dans un bâtiment LEED Platine!). On sait que les enfants grandissent dans un environnement stimulant. Finalement, le projet est si bien conçu que quiconque peut envisager la vie en commun sans faire trop de concessions sur son mode de vie.

Le moment est parfait puisque des unités sont actuellement disponibles.

Référence : site Web de Cohabitat Québec : http://www.cohabitat.ca

Oser l’aventure du cœur

En cet instant magique de la vie, dans le ventre d’une femme, un second cœur se met à battre. Une nouvelle vie commence, et tout l’organisme dépend dorénavant de la fidélité sans faille des battements de ce cœur. Ce formidable muscle qu’est le cœur pompe deux gallons de sang à la minute et bat 100 000 fois par jour. Le cœur rythme la vie; cela, nous le savons. Mais serions-nous en train d’oublier que le cœur possède une autre clé essentielle? Celle de notre capacité de vivre heureux.

En effet, les découvertes montrent que le cœur est un organe extrêmement intelligent et sensible, capable d’interagir de façon continue avec son environnement. Contrairement à la croyance populaire, les battements du cœur sont en fait totalement imprévisibles, instables et irréguliers. En réponse aux constants stimuli provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’organisme, le rythme cardiaque peut varier entre 40 et 180 battements à la minute et changer en l’espace d’un millième de seconde. Le cœur est vivant au sens pur du terme, c’est à dire qu’il est en perpétuel déséquilibre et que son rythme fluctue sans cesse, réagissant ainsi à une multitude de stimuli. Une pure merveille! Tant d’intelligence le rend assurément digne de porter le nouveau titre de cerveau!

Pourtant, ce n’est pas la place que nous lui accordons à l’heure actu­elle dans nos façons de faire et de vivre en société. C’est plutôt le néocortex que l’on privilégie dans nos écoles, nos institutions et nos régimes politiques. Qu’est-il arrivé à notre cœur humain? Qu’avons-nous perdu en nous civilisant? Quel est le sens de cette existence dont la route commence par le miracle d’un battement de cœur? Vient un jour où l’on ne peut plus résister à l’appel du cœur. On se met alors à le suivre, à l’écouter, car lui seul connaît le chemin de l’abandon au mystère de la vie. Nous connaissons tous cette expérience du bonheur tout simple que procure notre relation au monde lorsque celle-ci part du cœur.

Il est vrai qu’ouvrir son cœur, c’est prendre un risque. Mais on a plus à perdre en le maintenant fermé qu’en osant l’ouvrir, car la contraction du cœur nous ferme à la vie et empêche son mouvement. Pour l’ouvrir, il faut reconnaître et accueillir cette fermeture. Dès cet instant, l’intérieur se détend tout doucement. Le cœur peut alors commencer à se dévoiler lentement et à oser sa vulnérabilité. Parfois, il suffit de simplement prendre conscience de nos mécanismes de défense pour que tombent les barrières qui ont jadis servi à nous protéger, mais qui nous coupent maintenant de la danse de la vie.

Lorsque, dans l’intimité, nous osons tenir tendrement nos peurs dans la douceur de notre cœur, celles-ci trouvent aisément la libération. Ouvrir son cœur, c’est aussi la route du pardon à soi. C’est faire le choix audacieux de l’amour à chaque instant.

La vie s’anime dans un cœur ouvert. On peut bien sûr éprouver du chagrin, mais pas le genre de douleur que cause la résistance. Un cœur ouvert permet de vivre en intimité avec la vie et aime tout ce qui existe. Le regard du cœur fait des miracles partout, car il permet de retrouver la connexion à soi, à l’autre et au monde. Il nous ramène ainsi à la maison, dans la profondeur de notre vraie nature d’Être d’amour et de joie. Quand le cœur s’ouvre, s’ouvrent aussi des ailes de liberté insoupçonnée. C’est grâce à la cons­cience dans notre cœur que nous retrouvons notre pleine humanité. Écoutons, dans le silence de notre poitrine, les battements de notre cœur qui réclame une grande révolution de la tendresse.