À bas la folie et osons changer!

Le changement fait peur. Il déstabilise, il insécurise et pour certains, il traumatise et paralyse.

Pourtant, c’est le changement qui nous permet de grandes réalisations. Il nous sort de notre zone de confort, nous permet de voir les choses autrement et nous force à découvrir de nouvelles avenues et de nouveaux horizons.

Une citation que j’aime beaucoup est la suivante (traduction libre de l’anglais) :

« La folie, c’est de faire les mêmes choses, encore et encore, et de s’attendre à des résultats différents. » Albert Einstein

La croissance de votre entreprise ralentit, vous perdez intérêt dans votre travail, votre couple s’habitue à vivre la routine et perd de son éclat… OSEZ CHANGER!

Abolissons l’éternel et défaitiste : « Oui, mais on a toujours fait ça de même! ». Ma réponse : « Et puis, après…!? ».

Oser changer nos habitudes, notre routine, nos processus, nos approches… requiert une bonne dose de courage, mais si le changement est bien planifié, il peut être grandement rafraîchissant, profitable et bénéfique. Toutefois, effectuer des changements de façon aléatoire sans planification préalable, sans consultation des personnes qui seront touchées et sans vision est un gage de dérapage et d’échec. Le changement demande une période d’adaptation et les gens doivent pouvoir l’apprivoiser.

Une bonne planification permettra d’amoindrir les craintes et les réticences. Il importe donc de bien écouter les commentaires et de donner une voix et une rétroaction à tous ceux qui seront concernés par la démarche. Ils vous partageront leurs appréhensions, leurs opinions et leurs suggestions sur la question et, qui sait, peut-être relèveront-ils des variables auxquelles vous n’aviez pas pensé.

Les communications sont la base de tout et, surtout dans un processus de la sorte, les gens doivent être au courant des étapes, des objectifs et des échéanciers. Il faut créer un sentiment de sécurité dans une période d’instabilité. Lourde tâche, mais le changement sera mieux accepté et vous réussirez à mobiliser les gens s’ils savent ce qui se passent. Vous éviterez ainsi des frustrations importantes.

Il ne faut toutefois pas vous laisser décourager par vos réfractaires, car peu importe ce que vous faites, il y en aura toujours. C’est à vous de les convaincre, dans la mesure du possible, que de changer, d’actualiser et d’optimiser est essentiel et même nécessaire.

Un prof m’a déjà dit : « Il y a toujours environ 4 % des gens qui ne seront pas d’accord avec nous, peu importe ce que nous faisons. Travaillons donc pour l’autre 96 % ». 

Nouvel emploi, déménagement, divorce, maladie, … toutes ces situations sont des causes importantes de stress, en bonne partie, car il nous force à changer et souvent, car nous les planifions mal. Nous aurons à faire face au changement pendant toute notre vie. Nous avons donc avantage à l’apprivoiser ou, du moins, à trouver des moyens et des stratégies pour mieux le gérer.

L’image que je me donne devant des périodes intenses de changement (et croyez-moi, les derniers 6 mois ont été assez intenses professionnellement… bien que très positifs) est la suivante : le changement est comme un grand labyrinthe qui nous conduit du point A au point B. Toutefois, ce labyrinthe peut nous jouer des tours et il s’agit, avant de commencer notre parcours, de visualiser, à vol d’oiseau, le changement souhaité, les obstacles qui pourraient se présenter et les meilleures routes à emprunter afin de faciliter notre voyage. Certes, cette période sera exigeante, intensive et insécurisante, mais l’arrivée au point B nous offrira une grande fierté et une extraordinaire satisfaction, car le changement nous aura permis d’évoluer.

Ok, je vous l’accorde, c’est un peu philosophique, mais c’est ma vision de la chose… et ça fonctionne.

Je nous encourage donc à OSER CHANGER, lorsque nécessaire, bien sûr, mais surtout à nous ouvrir au changement et à ce qu’il peut nous apporter.

Acceptons cette turbulence qui est nécessaire pour arriver à destination, dans un contexte meilleur et avantageux.

Car si la folie, c’est de faire les mêmes choses, encore et encore, et de s’attendre à des résultats différents, je dis : à bas la folie et osons changer!

Choisir le bonheur

« Il faut être présent au présent. » David Milot

Dans tous les livres de spiritualité, on parle de l’importance de vivre au moment présent pour atteindre la sérénité intérieure. Qu’est-ce que cela veut dire exactement et comment doit-on traiter le passé et le futur dans cette perspective?

Passé, présent, futur, chacun à sa façon est à la fois une menace au bonheur et un ajout au bonheur.

Le passé est un obstacle au bonheur quand on cultive la culpabilité ou la colère face à ce qu’on ne peut pas changer. Si j’avais su…, j’aurais dû…, je n’aurais pas dû…, il aurait fallu que…, sont des phrases inutiles qui nous amènent à ressasser des sentiments négatifs et à nous sentir impuissants. Une autre forme de ce recours au passé est le piège de l’imagination embellissante : Quand j’étais jeune… Quand mon mari (ou mon enfant) vivait… Si j’étais resté à telle ou telle place… Si telle ou telle chose n’était pas arrivée… Ce genre de réflexion amène les gens à se morfondre face aux pertes réelles ou imaginaires qu’ils ont subies et à voir le temps comme un ennemi qui nous dépouille de notre bonheur.

D’autre part, si nous regardons notre passé comme une source d’apprentissage, alors chaque épreuve même la plus dure peut devenir une source d’enrichissement personnel. Les Chinois ont un proverbe qui dit : « Après deux ans, même un malheur peut servir à quelque chose ». Après deux ans, parce qu’il est normal de ne pas crier de joie lorsqu’on passe à travers une épreuve et qu’il nous faut un certain temps pour faire nos deuils et avoir la distance nécessaire pour en retirer la leçon. C’est une habitude intéressante que de regarder après coup les événements du passé et de se demander : « Qu’est-ce que j’ai appris de cela? ».

Un exercice que je trouve intéressant est de se demander à chaque fois qu’il nous arrive quelque chose de désagréable : « Quels sont dix bons côtés de cette mésaventure? ». C’est une pratique qui nous apprend à voir l’apprentissage plutôt que le seul désagrément dans chaque situation.

Victor Frankl, prisonnier dans un camp de concentration observait que les gens qui gardaient vivants leurs bons souvenirs étaient plus aptes à passer à travers la souffrance et le stress. Le passé peut donc être une source d’apprentissage et de consolation si on laisse de côté les émotions négatives de colère et de culpabilité et qu’on accorde le pardon à soi-même et aux autres.

Le futur peut aussi se révéler une malédiction ou un cadeau selon la manière dont on le traite. Si on se crée des scénarios catastrophiques avec tout ce qui pourrait aller mal, on se crée des émotions d’anxiété, de peur, d’incertitude. Et si je n’avais plus d’argent…, si j’étais malade…, si mon enfant (ou mon conjoint) ne se trouve pas d’emploi…, si je n’obtiens pas telle chose que je désire… De nouveau, toutes ces pensées sont inutiles et ne changeront rien à notre destin tout en volant notre énergie et notre joie de vivre.

Une autre illusion que nous pouvons cultiver face au futur, c’est encore l’illusion embellissante. « Un jour ce sera mon tour. » Un mirage non connecté au présent où tout sera beau, où tout ira mieux, où nous vivrons dans une société parfaite, dans une vie parfaite. Ou encore lorsqu’on reporte notre bonheur à un temps futur où les choses iront mieux et où certains désirs seront accomplis. Je serai heureux quand… (j’aurai mon diplôme, j’aurai un chum, j’aurai perdu vingt livres, etc., à l’infini). Tous ces pièges du futur font de nous des gens tendus, anxieux, attachés de façon beaucoup trop intense à nos buts et objectifs.

D’autre part, si nous regardons le futur comme une suite du présent, on peut se demander lorsqu’on désire, lorsqu’un projet ou une vision nous vient à l’esprit : « De combien de façons puis-je me préparer à cette éventualité? ». Et l’on peut s’engager dans une action qui exige travail, patience, persévérance et vision à long terme pour se réaliser. Un futur bâti non sur la peur de nos scénarios internes, mais sur le plaisir de créer ce qui nous tient le plus à cœur. Et le cadeau du futur sera alors de nous fournir l’énergie pour la réalisation de notre projet. Nous connaissons tous l’histoire de personnes âgées qui survivent presque miraculeusement jusqu’à ce qu’un projet qui leur est cher soit achevé. Un chercheur à qui son médecin annonçait qu’il avait un cancer terminal et qu’il serait mort dans trois mois lui répondit : « Mais, je ne peux pas, mon dernier livre n’est pas fini. Et il prit presque deux ans pour finir son livre, après quoi, il mourut tranquillement, ayant accompli son œuvre et tenu tête à son médecin.

Une vision du futur nous donne une intention, un idéal, une motivation pour vivre et agir. Victor Frankl faisait remarquer que si une des caractéristiques des « survivants » dans les camps de concentration était d’avoir des souvenirs heureux, une autre de leurs caractéristiques était d’avoir des projets ou des visions dans le futur. Il raconte qu’à un moment donné, il était à moitié mort de froid et de faiblesse, les pieds en sang, souffrant de diarrhée et de faim, plié en deux par une toux à fendre l’âme. Il se rendait au travail dans le camp de concentration sous l’œil du fusil des gardiens nazis. Et l’idée lui traversa l’esprit : « Si je me laissais tomber à terre, ils tireraient pour m’achever et toute cette souffrance serait finie ». Et il ajoute : « J’ai pensé aux recherches que j’étais en train de faire et je me suis vu dans une salle de conférence en train d’expliquer mes théories. Presqu’inconsciemment, je me suis redressé et j’ai continué à marcher ». Le futur nous apporte ainsi le courage de passer à travers les moments difficiles, c’est son cadeau, si on ne cède pas à la peur.

Le présent quant à lui est aussi porteur d’une malédiction et d’un cadeau. La malédiction, c’est lorsque nous décidons de nous perdre dans la spontanéité du moment présent sans nous préoccuper des conséquences. Lorsque nous vivons l’excitation de ne plus penser et de faire ce que l’on désire dans ce moment même. Je connais des jeunes bourrés de talent qui recherchent le plaisir instantané et ne sont pas capables de refuser la satisfaction immédiate au nom d’une réalisation à plus long terme. « Je n’ai pas envie… » disent-ils.

Le cadeau du présent, c’est lorsque je suis présent à ce que je suis. Je suis un être-dans-le-temps. Je suis né, je suis, je vais mourir. Je suis, j’ai été et je veux être.

Dans ce présent, je dois intégrer les leçons du passé sinon, ce sont des leçons vides et je n’ai rien appris. Dans ce présent, je me projette dans le futur, ce qui me donne une direction et un sens. Ce qui me rend conscient aussi de l’impermanence de toutes choses.

Et pour jouir du présent, je dois être présent au présent, être là, conscient de tout ce que je suis, attentif à ce que j’ai de plus profond, conscient que je ne suis pas éternel, conscient aussi que je suis relié et partie prenante de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.

Vivre au présent, c’est vivre en paix avec son passé et son futur, c’est s’accepter tel que l’on est, c’est accepter son passé tel qu’il est et son futur tel qu’il se présentera.

Vivre au moment présent, c’est rejeter les peurs et les illusions, les rêves catastrophiques ou glorieux pour être tout simplement soi. Bien dans sa peau, s’acceptant soi-même, acceptant ses forces et ses limitations. Présent à soi-même, présent au présent.

Un miroir à deux faces

Avez-vous vu cette photographie d’un chat qui se regarde dans le miroir et voit un… lion? Vous identifiez-vous à ce chat ou seriez-vous plutôt du genre lion qui se regarde dans le miroir le matin et voit… un chat? Combien d’entre nous, devant le miroir le matin, voyons quelqu’un de beau, de lumineux?

La majorité du temps, notre sentiment d’être beau ou belle est éphémère. Les sages de toutes les traditions disent que nous sommes amour et beauté, mais nous en doutons. On passe un temps fou à chercher la recette ou le truc qui garantira la longévité de notre beauté. Pourquoi? Parce qu’on veut être aimé. Chaque année, on dépense des fortunes en vêtements, en produits et soins de la peau, en maquillage, en parfums, en magazines, en chirurgie plastique. Vous trouvez-vous profondément plus beau, plu belle grâce à ces produits, à ces changements? Certains y parviennent.

Aux autres, je propose une expérience théâtrale pour découvrir, grâce à la respiration, à la voix, au mouvement et à des techniques éprouvées, la nature de votre beauté inhérente. Je vous invite à monter sur la scène du Théâtre du miroir à deux faces et à vous joindre à la distribution de la pièce. Ta beauté toi-même. Il s’agit là d’un acte de présence qui exige du courage.

Vous risquez de montrer votre vrai visage, vos talents et vos artifices. Vous risquez d’être vus et entendus. Vous risquez de constater que votre beauté est sans limite et à quel point vous méritez des applaudissements.

Si vous avez toujours rêvé de monter sur scène, mais avez douté de votre talent dramatique jusqu’à maintenant, n’hésitez pas à auditionner pour ta beauté toi-même. On a tous une tragédienne, un comédien ou un dramaturge intérieur qui ne demande qu’à s’exprimer.

L’archéologie de notre identité conduit-elle à la paix?

Nous identifions-nous essentiellement au reflet des circonstances extérieures de nos vies? Un peu comme le chien qui branle sa queue lorsqu’on le gratifie et qui met sa queue entre ses jambes lorsqu’on le gronde.

Nous aimons ronger nos douleurs, grandeurs et malheurs passés. Cela nous rend unique, génial ou spécial. On s’y identifie tellement qu’on les porte dans la gueule comme de gros os ou sur nos épaules comme des étendards.

Nous avons peur aussi de l’avenir. Nous avons besoin de sécurité, de stabilité et de carte santé garantissant l’immunité. On s’identifie tellement à ces peurs, ces procrastinations et ces préoccupations qu’on les porte dans le bas-ventre, la gorge et les yeux.

Plutôt que de jouer aux zéros, pourquoi ne pas devenir notre propre héros (notre star au sens propre et figuré), capable de confronter nos petitesses, bassesses et faiblesses qui sont si clairement visibles chez les autres?

Pourquoi ne pas tout simplement être présent : attentif à nos sensations, émotions et pensées; sans machinalement dire « moi » ou « je » à toutes celles qui vite nous visitent, même si parfois elles reviennent comme des rengaines et des obsessions?

Pourquoi ne pas s’observer comme des scientifiques en quête de découvertes, devenant ainsi le témoin objectif des bibittes, des redites ou des magnifiques créatures habitant la mystérieuse jungle de notre corps, cœur et tête?

Pouvons-nous devenir les vaillants explorateurs de nous-mêmes, les audacieux trappeurs de nos contrées intérieures, les courageux capitaines de navires emportés à la dérive par les courants, vents et tempêtes de nos vies?

Puisque de toute façon, nous nous identifions à certaines facettes de nos vies, pourquoi alors ne pas choisir celles qui nous rappellent le meilleur de nous-mêmes : quand nous sommes forts, tenaces, nobles, patients, dignes, loyaux, compréhensifs, aimants, confiants…

Pourquoi ne pas nous regarder en face, nous dire à la face ce que nous ne sommes pas, à savoir, entre autres : « notre » mémoire, « nos » peurs, points de vue, croyances, jugements, émotions, maladies, désirs… Sous ces épais maquillages, pouvons-nous démasquer notre vrai visage, nous envisager en profondeur et goûter, enfin, à la paix.

S’ouvrir à l’amour de soi, à la vie

Dieu est amour, Dieu est la vie, découvrir Dieu à travers nous, par nous et en nous.

S’ouvrir à l’amour de soi est le premier pas vers l’amour inconditionnel, l’amour universel. Pour apprendre à s’aimer, nous devons nous ouvrir à la connaissance de soi. Se connaître et offrir l’amour, quel grand et beau défi, c’est le sens de notre présence sur terre. Se connaître, c’est se rapprocher de Dieu, car nous sommes une part de Lui. Se connaître, c’est explorer mon univers matière et énergie. Qu’est-ce que j’ai déposé en mon corps? Qu’est-ce que j’ai vécu qui a engendré souffrances, limites…? Quels sont les sentiments qui m’habitent le plus? Trahison, rejet, abandon, humiliation, ne pas me sentir à la hauteur… Quelles sont les peurs que j’ai nourries et que je continue de nourrir? Comment me libérer de ces peurs? Tout ça, fait partie de vos mémoires cellulaires, mais en ces mémoires se trouvent aussi la sagesse, la vérité et la vie. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à sentir les mémoires divines ou à les entendre? Vous pouvez trouver réponses à tous ces questionnements, si vous choisissez le chemin de la conscience. Vous y trouverez vos mémoires permanentes, les mémoires d’éternité, en ces mémoires se trouvent la vérité de la vie.

Il y a l’amour et il y a les peurs. Que choisissez-vous? Les peurs sont illusoires et en même temps réelles, car nous y avons cru, nous les avons nourries, et maintenant elles font partie de nous. Pour déprogrammer ces peurs, nous devons commencer à passer à l’action. Lorsque nous passons à l’action, nous nous apercevons qu’elles perdent du pouvoir, à chaque fois que je fais un pas. Exemple : j’ai peur d’aller marcher seul, et bien je vais marcher seul, c’est aussi simple que ça. Par contre, si nous n’y arrivons pas de cette façon, là vous devez avoir l’humilité de reconnaître d’aller chercher de l’aide pour vous en libérer, si vous désirez vivre une vie plus libre de vous-mêmes.

Il est temps de libérer vos corps, il y a toute une énergie montante d’amour à la terre et si nous nous connectons à cette énergie d’amour, elle nous soutient à l’épuration de nos peurs. L’initiation à l’amour universel propulse l’être qui le choisit, à débuter un processus d’autoguérison. L’amour guérit en mettant en éveil tout ce qui n’est point amour en soi, pour en prendre conscience, et voir comment nous avons créé cet acte de non-amour pour ne plus le répéter, et de là débute notre chemin vers l’amour de soi. Acceptez de voir, tout ce que vous avez créé en votre univers, en votre corps, par vos pensées, paroles et actions. Tout au long de notre vie, nous avons posé, des actes d’amour et des actes de non-amour. Nous nous sommes nourris plus souvent des actes de non-amour, en se jugeant soi-même, se sentant coupable, et ce sont ces mouvements de jugement qui nous ont emprisonnés, ce n’est pas l’action en soi, mais comment nous avons perçu l’action. Mais comment pouvons-nous nous en sortir de ce sentiment de culpabilité? Ça devient une prison insupportable. Nous pouvons nous en sortir, si nous choisissons la voie de l’amour, qui nous donne le courage de nous responsabiliser devant une action posée, soit dans la vengeance, l’envie, la jalousie, la peur… au lieu de nous culpabiliser. Nous commençons par admettre que cette action n’était point juste, à voir pourquoi nous l’avons posée de cette façon, voir la cause en nous et nous transformer… C’est la guérison vers un mieux-être qui débute… Seul, nous-mêmes avons le pouvoir de nous transformer, personne d’autre, et personne n’est responsable de notre malheur, tristesse, colère.

Alors commencez à découvrir votre histoire de vie, en débutant un cheminement. Prenez le temps de vous connaître, de connaître votre corps et d’y découvrir toute la sagesse qu’il porte. Il porte la vérité, et dans la vérité, vous trouverez votre liberté. Nous sommes issus et conçus par Dieu, et Dieu s’exprime à travers le corps, le corps qu’Il nous a confié. Osez traverser tout ce qui vous empêche d’entendre votre sagesse, osez libérer votre corps, là où se trouve toutes les réponses de votre vie, toute la splendeur de la vie.

Le courage de vivre sa passion

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose d’amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite et qu’il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt tout son sens! Est-ce vrai? Est-ce aimable? Est-ce nécessaire? Évidemment, comme tout part de soi, une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement. Se donne-t-on vraiment le droit?

Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c’est une qualité de vie qu’un individu peut s’autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des inconvénients, mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d’un employeur et recevoir son chèque de paye tous les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis, ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui, mais pas à tous! Et si la vie avait autre chose à offrir? L’uniformité ne fait pas partie de ce monde. D’autres se sont créé un beau rêve différent.

La vie a doté chacun d’une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n’est certes pas tous qui sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd’hui une infinité de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n’y a rien de mal à être employé(e) et à s’acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter d’en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas?…

Le problème de l’employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l’usine dans la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu’arrive-t-il quand un individu qui a toujours vécu sous l’aile d’un paternel doit prendre sa vie en mains? L’âge dit-on, est un obstacle pour se repositionner? Mais est-ce une croyance ou une réalité?

Chantal, 52 ans, a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l’entendre, elle répète que nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu’elle est très en demande et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal se refuse de se déplacer d’employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu’elle la vise aussi, mais qu’elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l’endroit qui lui conviendra le mieux. Tout est dans l’attitude et la perception. Nous sommes créateurs de notre réalité, quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n’est pas toujours le chemin le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous ramener dans le rang. Mais la passion et un rêve bien mijotés viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes à l’heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l’aider à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s’applique plus de la même façon. Nous le sentons autour de nous, tout s’écroule. Les anciennes structures décisionnelles s’empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l’on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans l’existence humaine, mais pour des motifs différents : parce qu’en tant qu’âme, nous aimons donner de nous-mêmes et dans la joie. Khalil Gibran a écrit : « Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ». Ce n’est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c’est davantage comment nous le faisons qui importe, dans quelle énergie? Le fruit de notre labeur ne véhiculera pas la même charge énergétique.

Accueillons nos deuils – Apprendre à perdre sans se perdre

Nous sommes tous des endeuillés avec nos vécus respectifs. En fait, la vie se charge très tôt de nous placer devant cette réalité incontournable. À la naissance, ne devons-nous pas faire le deuil de notre mère, de notre cocon, de notre sécurité? Déjà, nous vivons inconsciemment l’expérience de la perte, du deuil. Cependant, dans notre société moderne, où tout est axé sur la rapidité et la productivité, le deuil semble plus ou moins bien compris et accepté. Dans un monde où tout va vite, on tolère mal la souffrance. On quantifie tout en fonction du temps. Après un « certain temps », on voudrait que la personne passe à autre chose, tourne la page, arrête d’en parler, croyant à tort que c’est la meilleure chose à faire. On voudrait tellement que la personne ne souffre plus; on a tellement peur que cette souffrance soit contagieuse que l’on tente de la repousser loin de soi. Je ne crois pas que le temps arrange les choses. Il permet d’adoucir la douleur lorsque nous accueillons notre deuil. Par contre, le temps peut aussi être notre pire ennemi si nous tentons d’éviter de vivre cette souffrance, qui nous habite, en nous faisant croire que tout est réglé. Au contraire, tôt ou tard, elle refera surface sous une autre forme : malaises physiques de toutes sortes, dépression, anxiété, ou elle sera amplifiée par une autre perte.

Et si nous choisissions d’accueillir nos deuils, d’en comprendre le sens profond? L’état dépressif qui accompagne le deuil n’est pas une maladie, mais un état souhaitable (difficile à vivre, certes) pour en arriver à nommer et à vivre chaque émotion, sentiment que nous ressentons, et ainsi traverser les étapes nécessaires du deuil. N’oublions pas que nous sommes des Êtres fondamentalement libres. Nous avons l’entière liberté de choisir notre attitude face aux expériences que la vie place sur notre sentier. Dans ces moments difficiles, il est essentiel de s’entourer de la famille, d’ami(e)s, de groupes d’entraide qui sauront nous écouter sans jugement ni conseils. Ainsi, il est possible de vivre nos deuils à notre rythme, à notre façon, avec nos outils, notre vulnérabilité et nos forces. Nous accédons alors peu à peu à un mieux-être intérieur et nous apprenons à perdre sans se perdre. Il est essentiel d’être bien entouré. Au besoin, il est préférable de demander de l’aide professionnelle plutôt que de s’isoler. Il est possible aussi pour différentes raisons, que le deuil soit inhibé (vécu intellectuellement), différé (mis en attente) ou chronique (bloqué, figé). Il est alors souhaitable d’envisager une thérapie du deuil pour en arriver à « perdre sans se perdre ». Si nous reconnaissons et acceptons notre vulnérabilité, nous aurons plus facilement accès à nos forces. C’est une preuve de courage, de respect et d’amour envers nous-mêmes essentielle à notre équilibre.

Bonne route.

La spiritualité au quotidien

Dans ma quête de spiritualité, qui dure depuis une trentaine d’années, j’avais trouvé une belle philosophie, mais qui n’était pas enracinée dans ma réalité concrète. Il restait un malaise et je me questionnais sur l’utilité du spirituel dans la vie quotidienne.

Ce questionnement m’a amenée à découvrir l’importance du moment présent, de la présence à soi et à ce qui se vit dans notre corps. Pour moi, il est devenu évident que le corps et l’esprit étaient liés. Je me suis tournée vers l’étude de nos différents corps énergétiques, des chakras, et des conséquences sur tous les plans de leurs diverses affectations.

Avec le temps, j’ai réalisé que pour être en accord avec toutes ces parties de moi, le corps, l’esprit, l’âme, il me fallait apporter des changements dans mon mode de vie à plusieurs niveaux. Rendre le quotidien spirituel. M’aimer inconditionnellement avant d’arriver à aimer les autres de cette façon. Me créer un environnement qui respecte qui je suis et mettre mes aptitudes au service de la communauté, par un travail plus en accord avec mes valeurs ou par du bénévolat auprès de divers organismes.

Cette prise de conscience a été plutôt insécurisante puisqu’elle impliquait des changements majeurs.

Mon âme souffrait d’être à Montréal, loin de la nature, et déménager à la campagne impliquait de refaire des liens dans un autre lieu. Parfois, il est plus facile de demeurer dans notre connu même s’il ne nous satisfait pas. Les grands changements demandent beaucoup d’énergie et le courage d’affronter l’inconnu.

Après plus d’un an dans les Laurentides, j’ai trouvé de nouveaux groupes d’appartenances, dont un groupe de réflexion et un groupe de méditation, et je me sens plus en paix avec moi-même. J’ai repris l’écriture pour divers médias. J’ose espérer trouver un travail dans la région afin de participer au bien-être de la collectivité où je vis, plutôt que celle d’une ville devenue étrangère. Je me sentirais enracinée, je pourrais déployer mes ailes et offrir le meilleur de moi-même, en me sentant entière et au bon endroit. Mon quotidien devient de plus en plus spirituel!

Qui seriez-vous si vous aviez tout?

Imaginez pour un instant le scénario. Vous apprenez que vous héritez de 5 millions de dollars d’un vieil oncle que vous ne connaissiez pas. Ses enfants sont tous décédés et il n’a pas de famille à part vous. Il était riche comme Crésus et vous a laissé une partie de sa fortune en cadeau. Vous n’avez plus à travailler un seul jour de votre vie! Que ferez-vous? Une fois la belle maison et la belle voiture achetées, le tour du monde complété… que ferez-vous de vos journées?

Imaginez sortir du lit le matin avec un sourire aux lèvres. Vous vous levez avec enthousiasme et certitude. La certitude que vous ne manquerez plus jamais de rien. Comment votre vie serait-elle différente? Seriez-vous plus généreux? Seriez-vous plus patient avec votre conjoint, vos enfants, votre famille? Seriez-vous moins stressé? Seriez-vous plus en forme… ou moins? Feriez-vous des excès épicuriens? Feriez-vous la fête matin et soir? Ou seriez-vous plutôt triste et seul? Je vous invite à méditer sur la question parce que tout ce dont vous avez besoin pour savoir qui vous êtes vraiment, c’est de répondre honnêtement à ces questions.

Croiriez-vous que des gens gagnant des centaines de milliers (voir millions) de dollars par année sont malheureux? Croiriez-vous que des gens entourés de dizaines de personnes à tout moment sont seuls? Croiriez-vous que des gens qui font ce qu’ils aiment comme occupation dans la vie ne sont toujours pas heureux? Croyez-le!

Vous savez sans doute que Michael Jackson, qui est décédé cet été, avait tout ce qu’une personne puisse demander : le talent, la célébrité, l’adulation de ses fans et de l’argent. Il avait absolument tout et, pourtant, il était très malheureux, au point où sa vie était en déroute et qu’il n’a pu garder le contrôle sur celle-ci, tout comme Elvis et Nelly Arcand et combien d’autres qui avaient, selon toute vraisemblance, tout pour être heureux? Alors pourquoi souffraient-ils autant? Au point de s’enlever la vie? La vie dont ils rêvaient tant?

Un but n’est pas la fin en soi. On s’imagine à tort que le bonheur se trouve au bout de quelque chose; au bout d’une semaine, au bout d’une saison ou au bout d’un succès ou d’une carrière, ce qui fait en sorte que tant de gens travaillent si fort pour en arriver à leurs fins et finissent par être déçus. La déception est même parfois si grande que certains s’enlèvent la vie.

Il faut donc prendre conscience de qui nous sommes et de ce qui nous fait vibrer et surtout, de se respecter, de visualiser notre vie rêvée et de s’imaginer la vivre au quotidien. En faisant cet exercice, vous vous projetterez dans le futur et pourrez expérimenter votre vie rêvée à l’avance. Ne le faites pas rapidement ni de façon trop superficielle, mais plutôt sur plusieurs minutes de réflexion. Méditez. Questionnez-vous. Imaginez-vous dans différents contextes… tout en demeurant le plus objectif possible dans votre réflexion et en vous demandant comment vous agiriez… si tout ce que vous souhaitiez devenait réalité.

Difficile, j’en conviens, avec les milliers de messages publicitaires qui nous sont lancés quotidiennement pour nous programmer ou les compromis sur notre intégrité auxquels l’on doit faire à cause de ce désir viscéral d’être accepté en société. Difficile aussi de s’imaginer qu’on pourrait se lasser d’être riche et adulé, mais c’est là que se trouve le défi. Le défi de s’imaginer seul, alors que nos amis présents partiraient travailler, de s’imaginer que d’autres nous bouderaient par jalousie, de s’imaginer que dorénavant, l’attention qui nous serait accordée pourrait l’être pour d’autres raisons que celles auxquelles l’on a été habitué… et tenter d’être soi dans le plaisir comme dans les responsabilités.

Je vous invite à visualiser votre vie rêvée et la personne que vous seriez. Qui seriez-vous si tout ce que vous souhaitiez était parfait? Cela vous permettra de réévaluer et de bien valider vos valeurs et vos convictions. Rien n’est plus sain que de se questionner. Socrate a dit « plus on en sait, plus on réalise qu’on ne sait rien. ». Le vrai danger, c’est de plafonner, d’être un Michael Jackson ou un Elvis et de sentir comme si personne ne pouvait plus rien nous apprendre… de se perdre dans la réalisation de ses objectifs.

Bon courage, et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant, une action à la fois.

Le portail de l’âme

Mais où est donc passée cette femme modèle qui fut tant décrite par les poètes? Celle qui, d’un simple sourire ou un doux regard redonnait courage à son homme? Celle qui, par sa seule présence disait-on, ennoblissait son entourage? Sans doute qu’elle nous habite toujours, mais qu’elle est quelque peu émoussée en ces temps difficiles.

La terre entière est secouée par d’importants bouleversements causés par les changements climatiques, la pollution, les cataclysmes, les conflits et les guerres. Certaines personnes ne semblent pas encore touchées par ces événements, mais ces effets les rejoindront tôt ou tard, car prédisent plusieurs observateurs, ce ne serait qu’une question de temps avant d’en percevoir les effets chez nous.

Une sensibilité plus affinée
Toutefois, dans quelque pays que ce soit, la personne susceptible d’en être le plus conscientisée, voire touchée, reste la femme. C’est pour elle une grande préoccupation de savoir dans quel monde vivront ses enfants, ceux-là même qui deviendront les adultes de demain.

La femme est le « portail » permettant l’entrée d’une âme humaine venue se développer et se perfectionner sur terre. Par sa sensibilité plus affinée que celle de l’homme, c’est-à-dire sa capacité intuitive à ressentir davantage les choses grâce à une liaison marquée avec la nature, elle détient dans ses mains l’avenir de l’humanité. De ce fait, elle est le « pont » transmettant les valeurs spirituelles, c’est-à-dire les « qualités de cœur » à son entourage, entre autres celles de respect, de bienveillance et de dignité humaine.

Parfaire sa propre évolution
Elle est une main aidante. Sa responsabilité est d’autant plus grande qu’avec tous ses dons, elle peut parfaire non seulement l’éducation de ses enfants et de son entourage, mais contribuer aussi à leur essor spirituel en aidant à améliorer leurs faiblesses et à développer davantage leurs forces. Toutefois, malgré ses capacités innées, elle doit aussi travailler sur elle-même, s’améliorer pour parfaire sa propre évolution. Elle doit se libérer d’anciens « patterns » transmis par les générations passées, tout en recherchant de nouvelles avenues avec une solide confiance en la vie.

Les premières victimes
Dans certaines sociétés, des pratiques violentes sont faites aux femmes comme étant chose « normale ». Certaines vivent même comme des esclaves, pensant qu’elles ne valent pas mieux. On voit la violence s’accentuer de plus en plus, et souvent ce sont les femmes et les enfants qui, souffrant de maints préjudices, en sont les premières victimes. Mais alors, certaines questions se posent : « Qui en est responsable? Qui éduque ces enfants qui deviendront plus tard des adultes agressifs et insatisfaits? ». Cette violence permet d’engager une réflexion sur notre rôle en tant que femme, et/ou mère, et de voir si nous avons bien saisi nos devoirs et responsabilités. Certes, cette responsabilité n’incombe pas seulement à la femme, car le rôle de l’homme est très important, mais c’est elle qui a la capacité de donner le ton.

Devenir une femme nouvelle
Je pense que c’est en reprenant courage et en cherchant ses valeurs spirituelles, que la femme irradiera à nouveau la paix dans son milieu, sa famille, et ne tolérera plus aucune violence. Si elle le désire sincèrement, elle en a le pouvoir et les hommes apprendront à respecter ses valeurs humaines.

Devenir une femme nouvelle, c’est développer ces qualités féminines comme la douceur, la compassion, l’entraide, la compréhension, mais aussi une juste fermeté. C’est apporter un support aimant aux enfants et au père ou conjoint, tout en se faisant respecter.

Ainsi, si chacune faisait ces efforts, et nous en avons les capacités, nous pourrions dans un futur rapproché, voir poindre une humanité qui pourrait changer la face du monde. La femme deviendrait alors, l’espoir et l’exemple à suivre.