La richesse des différences

Une méthode facile de comprendre ce qui constitue l’héritage culturel des peuples autochtones, leur philosophie, leurs croyances et leur spiritualité est par l’observation de leurs traditions, leurs cérémonies, leurs rituels, leur artisanat, ainsi que la qualité relationnelle qu’ils entretiennent avec la nature, la Mère terre.

L’histoire culturelle des Premières Nations a toujours été transmise de génération en génération de façon orale et expressive. L’unicité de notre histoire en est une de diversité et d’expression de soi. Nos cérémonies, nos rituels, nos chansons, nos danses et nos prières sont des exemples représentatifs constituant l’héritage culturel de notre peuple. Chaque Première Nation est différente et unique, mais toutes se rejoignent dans la similarité du respect relationnel qu’ils entretiennent avec la Mère terre et la création entière. Notre perception de l’environnement et de la vie qui en découle en est une de respect mutuel et de modération. Notre philosophie, face à la vie, est une vue d’ensemble d’un tout harmonieux qui doit être balancé par un échange équitable entre l’être humain et la nature. Par exemple, dans nos rituels, chansons, danses, prières et cérémonies, nous rendons grâce aux quatre directions, aux éléments de la nature, au soleil, à la lune, aux étoiles, au règne animal, végétal, etc. Par cette façon de faire, nous reconnaissons l’essence primaire du Créateur dans tout ce qui nous entoure De ce fait, notre échange avec cette totalité est de plus importants et doit être entrepris de manière responsable et consciencieuse.

Si vous avez l’opportunité de participer à une cérémonie amérindienne, écoutez avec votre cœur la singularité de nos prières et de nos chansons, regardez avec les yeux de votre âme l’expression corporelle expressive qui découle de nos danses. Celles-ci vous initieront à l’essence véritable qui imbibe un cœur autochtone, c’est-à-dire l’importance de préserver sa relation initiale à celui ou celle qui lui permet d’exister, son Créateur et sa mère, la Mère terre. Vous comprendrez alors pourquoi il est primordial pour notre peuple de préserver nos traditions et notre héritage culturel. Mais cette relation n’est pas exclusive aux peuples autochtones, elle l’est aussi pour tout individu qui foule le sol de cette terre.

Chaque culture détient sa richesse propre à partager avec ses semblables. L’union d’une famille ne dépend-elle pas justement du respect de l’unicité de chaque enfant qui constitue son noyau initial? Une mère exige-t-elle que ses enfants soient semblables ou ne respecte-t-elle pas plutôt leurs différences? Rappelons-nous que chaque membre d’une famille est unique et possède des qualités qui lui sont propres, que l’autre ne détient pas.

Chaque race est comme cet enfant spécial qui possède ses propres caractéristiques, et de cette unicité découle l’apport précieux qu’elle est venue partager avec ses frères et sœurs de cultures différentes. Oui, le temps est venu d’énoncer, de préserver et d’accepter notre individualité, mais il est également essentiel de reconnaître et de respecter la richesse de nos différences culturelles, car de celles-ci découlent la richesse et le devenir de l’évolution humaine. Cessons de pointer du doigt ces différences culturelles qui nous séparent, reconnaissons-les plutôt comme étant une conjoncture de partage collectif, un outil d’enrichissement personnel, et découvrons ensemble les similarités qui nous permettront de nous unir harmonieusement dans une seule et même grande famille.

La numérologie et la re-création

Les événements des dernières années nous ont tous placés en face de situations pour que nous puissions faire certaines prises de conscience sur ce que nous sommes. La conjoncture des circonstances se déroulant de plus en plus rapidement nous envoie du même coup le message de prendre du recul, du temps, des bons moments pour soi, pour les autres, afin d’éviter d’entrer dans le tourbillon de la vie avec frénésie, ce qui nous ferait perdre l’essentiel. Chaque personne qui ose l’accession à la pratique du moment présent, à la découverte de soi, à la connexion avec son âme, entraîne avec elle un mouvement évolutif de la conscience collective, c’est-à-dire un progrès pour tout le genre humain. Tout ce qui se vit au plan personnel fait partie du grand tout universel. Maintenant, nous sommes à l’ère de l’application intensive et de la manifestation puisque l’année 2010 apportera avec elle des occasions de croissance personnelle singulières et particulièrement accrues.

Toutefois, 2010 demandera une libération du sentiment d’appartenance à qui ou quoi que ce soit afin de réaliser que chacun possède en lui tout ce qui est nécessaire pour atteindre le but ultime qu’il s’est lui-même fixé depuis le début de la création.

La nouvelle et véritable spiritualité est plus que l’éveil, elle est l’élévation de la conscience qui naît bien au-delà des structures religieuses établies depuis longtemps. En réalité, le degré de spiritualité n’est aucunement lié aux croyances établies, mais bien à l’état de conscience.

La vibration de l’année 2010 met ainsi en lumière l’urgence de retrouver son autonomie dans le domaine spirituel. Cette autonomie se manifeste par une ouverture d’esprit que l’on obtient en se rapprochant de sa source et en vivant dans le moment présent.

Cette démarche spirituelle favorisera la complémentarité à ce que l’on est véritablement et elle permettra de constater l’ampleur de la rapidité des solutions et des réponses recherchées.

Comment trouver l’équilibre entre l’être spirituel et matériel que nous sommes? La priorité doit être accordée à la pratique du détachement, c’est-à-dire revoir notre façon de considérer les avoirs. La gratitude et la reconnaissance doivent d’abord être au rendez-vous. Il est nécessaire de rendre hommage au monde des choses et de l’honorer sans pour autant en devenir l’esclave. Un autre point que je considère important est celui d’être pleinement conscient de la relation que nous pouvons établir avec tout ce qui existe dans les règnes végétal, animal, humain et avec l’univers. Il est fondamental de prendre le temps de connecter avec le fil conducteur qui mène à l’essence des rencontres avec chacun de ces règnes afin d’en ressentir la magnitude.

L’année 2010 avec toutes ses variantes, demande une désintégration d’avec l’ego pour se rapprocher de l’essentiel, de son soleil intérieur. L’ego crée un attachement qui est contraire à l’abandon et au détachement visés. Il y a urgence d’interrompre son fonctionnement, car il est la cause de trop de souffrances débilitantes chez l’être humain.

Chacun peut réaliser que la fierté d’être doit remplacer l’orgueil, que l’écoute intérieure de l’âme doit remplacer l’agitation excessive des activités extérieures pour une transmutation vers la paix et la sérénité.

L’année 2010 suggère de remplacer le désir par le plaisir comme source de motivation. Le plaisir conduit au lâcher-prise et celui-ci dégage plus de légèreté et de souplesse. Il conduit à l’objectif fixé beaucoup plus rapidement, car il laisse échapper des fluides facilitant le dépassement des embûches. Tous en ont fait l’observation au cours de leur vie. En arrivant à relâcher l’emprise sur les situations qu’on ne peut contrôler, il se libère un je ne sais quoi qui dirige tout droit au résultat. Il suffit de savoir s’abandonner et laisser tomber les attentes.

Le sourire intérieur est une des forces les plus puissantes qui soit. Il redonne au corps et à l’âme tous ses pouvoirs de vie et d’équilibre. Il produit une vigueur concrète, capable de détendre, de réchauffer et de guérir. Un point capital pour 2010 sera de rire, de dédramatiser les situations, de faire de l’humour, ces gestes seront des boucliers de bonheur et de rayonnement.

Faites l’expérience suivante : promenez-vous dans la foule en imaginant que vous vous souriez à vous de l’intérieur. Vous verrez que les gens se retourneront comme si quelque chose de particulier, de différent se dégageait de vous. Ils auront envie de vous approcher, d’amorcer la conversation, car ils ressentiront un rayonnement différent, rafraîchissant et magnétique, développé par votre sourire intérieur.

Je crois qu’il existe pour tous des moments plus difficiles dans la vie. Cependant, en osant dédramatiser ces situations, en les raillant légèrement, sans malveillance, en se moquant de ses propres réactions, les peurs et les angoisses seront sans doute plus vite désamorcées, la paix prendra place graduellement et permettra à la joie d’être ressentie dans l’être tout entier. La sagesse, c’est aussi être capable de rire de soi.

Enfin, l’équilibre devient possible dans la mesure où l’on se rapproche de soi, de son écoute intérieure en lui donnant davantage de place, en considérant un moment à la fois et en étant conscient qu’à chaque instant nous participons à l’évolution de l’humanité en plus ou en moins, tout dépend dans quelle direction l’action est dirigée.

Santé Nouveau Monde

Lors d’un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j’ai entendu un propos qui parlait de l’urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m’identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j’avais envie de participer à la réunion des médecines.

Mes recherches m’ont amenée à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l’univers i.e la médecine énergétique.

C’est à cette époque que j’ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d’urgence, j’ai choisi l’administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n’était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m’ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas, un centre de santé, avec qui je me suis associée. C’était le début d’un parcours de retrouvailles avec moi-même, j’ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d’ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j’apprenais ce qu’était le sens d’une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j’avais appris sur les bancs de l’université en médecine, l’approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l’aspect psychosocial influençait plus que je ne l’aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients.

Dans cet environnement de médecines douces, j’ai commencé à m’intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l’une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s’appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C’est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C’est également dans cette formation que j’ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s’est établie une amitié, une complicité d’échange et de partage et un goût commun d’union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s’éveillait en moi quand, lors d’une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C’est comme si s’éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps.

Puis Guylaine Richard, une consœur de Mylène, s’est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d’unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi, j’étais chez Choréas. À Choréas, j’avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin à se joindre à nous. Déjà sans le savoir, l’équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis comme l’idée d’être réunies sous le même toit nous animaient, nous nous sommes mises à la recherche d’un local, ce fut toute une aventure.

Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479 St-Joseph Est à Montréal. À ce jour, Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins.

Comme vous pourrez le constater, en plus d’avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d’entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie.

C’est sur cette base que s’est établie notre mission :

« Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique.
Contribuer à la transformation et à l’autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. »

Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d’entre nous porte cette mission et l’applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous sommes maintenant à vouloir aller un peu plus loin dans ce concept d’union des médecines et d’autonomie des êtres. Forte de l’expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années, nous sommes à mettre en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d’entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous-tende cette approche :

  • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consulte) est au cœur de l’intervention.
  • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress face à choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit.
  • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d’union, un lieu de partage.
  • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie.
  • Nous développons une approche multidisciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L’être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant.

Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons.

En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu’il n’existe pas de concurrence reliée à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d’ouverture. Les médecins n’aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu’à refuser de revoir le patient s’il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d’ouverture se voit également dans le non-respect des opinions de d’autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valable, nos opinions doivent êtres basés sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l’un reçoit le traitement que l’on veut valider comme étant efficace et l’autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecine moderne n’avance qu’avec des données probantes.

Entre thérapeute, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l’importance de se démarquer, d’offrir le meilleur de soi, afin de s’assurer que la clientèle est satisfaite et qu’elle va donc revenir les voir. Il n’est pas rare d’entendre des thérapeutes prétendent détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Est-ce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J’irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d’un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leurs pouvoirs pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé.

Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L’intégration des différentes médecines, c’est l’affaire de tous. C’est cette ouverture d’esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout d’accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné.

Un autre des défis, c’est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi comme médecin ou thérapeute nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patient sans jugement, dans l’accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C’est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d’avancer sur cette voie d’union des médecines.

Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c’est la création de regroupement, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peut se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c’est d’établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d’appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, interreliée aux autres qui œuvrent comme moi dans une même direction.

C’est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d’accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes, leur état d’esprit et leur disponibilité.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Comment effectuer des changements en soi… dans sa vie

Pouvons-nous accepter l’idée que nous n’avons rien à changer en soi? Nous sommes divins, nous sommes parfaits et notre soi possède toutes les qualités intrinsèques à sa nature divine : la bonté, la compassion, la générosité, la sincérité, l’honnêteté, la vérité, etc. Tout ce que nous avons à faire est de cesser de résister à qui nous sommes. Renversons la vapeur et utilisons notre énergie à faire grandir l’abandon et la confiance en notre soi divin et en l’univers.

La direction pour la manifestation de notre plein potentiel nous arrive de l’intérieur à tout instant, ainsi que l’énergie pour actualiser ces pas.

La première étape consiste à accepter de devenir qui je suis et à dire oui à l’expression de mon être créateur.

Une des raisons majeures pour lesquelles il nous est difficile de nous percevoir différemment et d’accueillir le meilleur dans notre vie est la culpabilité ou le ressentiment que nous entretenons face à nous-même. La culpabilité bloque l’éveil de conscience et l’ouverture à l’énergie du présent. Elle nous retient prisonnier du passé.

Ces sentiments résultent des erreurs et fautes que nous pensons avoir commises autrefois. Nous avons fait de notre mieux à chaque instant; nous avons agi selon notre perception et notre ouverture de conscience du moment. Tout ce que nous avons été, tout ce que nous avons accompli fait en sorte que nous sommes qui nous sommes maintenant… en train d’écrire cet article, ou en train de le lire! Tout devait se passer exactement comme c’est arrivé. Nous devenons qui nous sommes et nous sommes toujours à la bonne place au bon moment, en train d’accomplir l’action juste… qui nous amène au prochain moment, à la prochaine action, étant de plus en plus éveillés, conscient aimant.

Ainsi la seconde étape consiste à se pardonner. Tout ce qui s’est passé était nécessaire pour apprendre à pardonner! Se pardonner nous donne la permission d’être ce que nous choisissons d’être; nous donne le droit de disposer librement de nous-même, dans le présent.

Tirons une leçon de ces supposées erreurs du passé et commençons enfin à vivre en harmonie avec nous-même.

Prendre l’habitude de se pardonner nous amène à nous accepter, à laisser le meilleur émerger de nous. S’accepter fait en sorte que nous n’avons plus besoin de nous pardonner, parce qu’il n’y a plus de blâme, de condamnation.

Accordez à cette seconde étape une attention particulière. Passez en revue tous les événements ou situations du passé pour lesquels vous vous en voulez. Écrivez par exemple : « je ne me suis pas pardonné de »… ou « je m’en veux encore de »… ne négligez rien. Accordez-vous le pardon avec une grande compassion et toute votre sincérité. Ressentez profondément votre pardon. Puis enveloppez-vous de l’amour du Divin, à votre façon.

Plus vous prendrez l’habitude de vous pardonner, moins vous serez enclin à juger les autres. Car accepter les comportements d’autrui est l’indicateur de votre degré de bien-être et d’amour de vous-même. L’étape du pardon sincère envers vous-même étant accomplie, vous sentirez en vous une toute nouvelle liberté d’être.

L’étape suivante consiste à exprimer votre intention clairement et simplement (à voix haute de préférence) du changement désiré et à demander l’aide de votre soi divin et de l’univers. Exemple de formulation : « j’exprime l’intention de trouver un nouveau travail… (mentionnez les caractéristiques désirées) et je demande l’aide de mon soi divin et de l’univers (ou des êtres de lumière, selon vos croyances) pour savoir comment. Je vous remercie! ». Exprimez cette intention chaque jour pendant la période nécessaire pour convaincre tout votre être afin qu’il collabore entièrement à cette création.

Soyez ouvert et réceptif à toutes indications et signes intérieurs et/ou extérieurs. Agissez selon ces indications!

La quatrième étape consiste à appliquer cette vérité au changement désiré : « Tout ce sur quoi vous concentrez vos pensées s’amplifie en vous et dans votre vie ». Méditez profondément sur cette vérité. Observez votre vie et constatez-en la véracité.

Toute création s’effectue à trois niveaux : d’abord dans la pensée, puis par la parole et enfin par l’action. L’action complète la manifestation.

Face au changement que vous désirez, quelle est la nature de vos pensées? Vous désirez, par exemple, plus de prospérité dans votre vite. Concentrez vos pensées sur la prospérité ou sur la peur du manque? Par l’écrit, amenez au conscient toutes les croyances profondes qui disent que vous ne pouvez vivre la prospérité. Changez-les. Soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez déjà. Cultivez des pensées d’appréciation pour les objets, les événements et les gens dans votre vie. Ce ne sont que quelques exemples pour concentrer vos pensées sur ce que vous voulez voir s’amplifier dans votre vie. Mais laissez votre soi divin vous surprendre par sa créativité et accueillez toutes les façons innovatrices qu’il va vous inspirer pour faire grandir en vous l’état de prospérité. Créez ensemble toutes sortes de moyens originaux et joyeux pour penser le plus souvent possible à la prospérité. Élaborez votre propre définition et manifestez-la!

Faites-en un jeu, une aventure de création, au lieu d’une tâche ardue et culpabilisante. Suivez la voie du moindre effort, du lâcher prise et de la joie.

L’étape suivante est de créer par la parole. Écoutez ce que vous dites aux autres! Parlez-vous en termes de prospérité ou de manque?

Vous allez enfin concrétiser le changement par des actions. Vous allez, par exemple, payez vos factures avec amour et appréciation, en remerciant d’avoir à votre disposition tout l’argent nécessaire pour les acquitter. Encore une fois, votre soi divin vous guidera envers les actions appropriées.

Restez en contact avec le changement désiré; évaluez régulièrement vos progrès et appréciez-les. Encouragez-vous! Félicitez-vous! Donnez-vous du support, soyez votre propre entraîneur(e)!

Vous êtes un être créateur illimité! Nourrissez votre esprit le plus possible de cette pensée. Il n’y a rien que vous ne puissiez changer en vous et dans votre vie, si vous y consacrez l’énergie nécessaire. L’univers vous supporte totalement. Je vous souhaite d’heureux et joyeux changements. Faites pour vous ce qui compte vraiment.

Vivre à deux

« Si vous choisissez de vivre une relation où tout n’est que splendeur, victoire, harmonie, unité et divinité, l’échange sera si merveilleux et si puissant que vos deux souffles se fondront dans l’univers. » Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi

S. S. Sai Maa est une visionnaire dynamique et un maître spirituel vouée à l’illumination globale et à l’élimination de la douleur et de la souffrance dans le monde. Depuis un peu plus d’un an, elle visite régulièrement le Québec et nous prodigue généreusement ses remarquables enseignements. Pour Sai Maa, nos relations amoureuses, comme toutes nos expériences terrestres, constituent une merveilleuse opportunité d’incarner l’amour et de le mettre en action.

En Amérique du Nord, ce début de nouveau millénaire est marqué par un nombre faramineux de personnes seules. Célibat, divorce, veuvage, près de la moitié de la population adulte chez nous avance seule dans la vie. Cette situation est unique à notre époque et reflète les profonds changements survenus depuis un demi-siècle dans nos comportements amoureux.

Il n’en demeure pas moins que la plupart d’entre elles continuent d’espérer l’amour, d’aspirer à filer le parfait bonheur à deux. Ceux et celles qui cheminent sur la voie spirituelle ne font pas exception. Ils rêvent eux aussi au paradis en couple. « Une relation est une opportunité   c’est votre âme qui vous fait entrer en relations et qui vous permet de vous relier à la création même. »

D’un autre côté, ceux qui ont trouvé le partenaire ont-ils véritablement trouvé l’amour? Agissent-ils dans la conscience que leur amour représente un lien privilégié à la création, au Divin? En plus des nombreux obstacles à la fluidité de nos relations amoureuses causés par la vie moderne, nos propres peurs, nos blessures, nos conceptions erronées de l’amour et du couple compliquent généralement les choses.

« Je suggère donc à ceux qui choisissent de vivre une relation de réfléchir au manque que leur partenaire est censé combler… Soyez conscients que si vous ne vous aimez pas, il vous est impossible d’aimer votre partenaire; et si vous vivez dans la peur, vous ne pouvez ressentir l’amour de votre partenaire. »

Bref, peu importe où on se situe dans notre évolution personnelle, qu’on soit préoccupé par notre carrière, submergé par nos obligations familiales ou écrasé par des problèmes d’argent, de santé, la quête de l’amour parfait comporte des pièges autant que des opportunités.

« … vous craignez de vous retrouver seuls face à vous-mêmes… N’entamez pas de nouvelle relation avec vos anciens schémas. Quand vous commencez à rêver de nouvelles rencontres, interrogez-vous sur vos motifs… Réalisez que chaque relation est sacrée, nouvelle, divine, unique et n’oubliez pas qu’il est important de communiquer. Vous croyez peut-être que vous n’avez pas de besoins, mais observez-vous bien. Des deux côtés, un vide cherche à être comblé et là n’est pas la vérité d’une relation. »

Comme elle le fait souvent, Maa nous ramène à nous-mêmes. Elle nous invite fortement à tourner le regard vers l’intérieur, à contacter notre soi. Maa écrit : « Comprenez bien que votre priorité est d’être en relation avec votre soi supérieur et de prendre soin de la divinité qui est en vous. » Selon Maa, il est impossible de vivre harmonieusement une relation amoureuse épanouissante si nous ne nous sommes pas permis de vivre cette relation avec nous-mêmes d’abord et avant tout.

Sans cette base solide que constitue l’estime de soi se manifestant à travers l’amour de soi, on établit généralement des relations amoureuses où nos aspirations profondes demeurent inassouvies. Contrairement aux croyances populaires traditionnelles, s’oublier pour le bien du couple ou de l’autre comporte de sérieux dangers. Maa explique que « s’oublier est une grosse erreur. Comprenez que lorsque vous l’aimez au point de vous oublier, vous oubliez d’honorer votre soi supérieur. Si vous oubliez votre soi, comment la relation peut-elle s’enrichir? ».

Une fois énergisées par les valeurs fondamentales du respect (de soi et des autres), d’intégrité et d’ouverture libérées de la peur, nos relations amoureuses se transforment en manifestations divines. En fait, en activant nos qualités universelles telles que l’amour, la compassion et le pardon, Maa nous invite à mieux comprendre et réaliser qui nous sommes réellement et pourquoi nous existons. Ses paroles sont empreintes de la connaissance universelle et contribuent à activer les qualités les plus élevées en chacun de nous.

« Mes bien-aimés, il est très facile de savoir si vous êtes dans la vérité, car, alors, la relation vous relève, vos sentiments vous élèvent. Les sentiments qui procèdent de la vérité vous élèvent, vous donnent de l’ampleur et vous propulsent dans un état de joie intérieure, dans un enchantement intérieur qui est la réalité. »

Apprendre à mieux respirer par la gymnastique respiratoire

Quel meilleur moyen de débuter ce nouveau millénaire que celui de s’attarder à sa respiration trop souvent oubliée dans ce monde où les connaissances et la technologie prédominent. Nous devenons une société de plus en plus stressée qui cherche désespérément des moyens de se calmer.

Je vous propose de vous arrêter quelques moments pour réfléchir et prendre conscience de votre respiration. Trop souvent prise pour acquis, on en oublie toute son importance. Même s’il est maintenant clair qu’il existe un lien entre un niveau de stress élevé et différents problèmes de santé, plusieurs d’entre nous sont encore à se demander quoi faire pour arriver à se détendre dans un monde qui nous semble de plus en plus exigeant. Comment arriver à retrouver l’équilibre? En arrêtant de chercher les solutions à l’extérieur de soi et en apprenant à faire appel à une ressource inestimable que nous possédons tous, soit notre respiration.

Notre respiration est le meilleur moyen de créer et de maintenir notre énergie vitale. Trop peu de gens sont conscients qu’ils respirent mal et des conséquences d’une mauvaise respiration. Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce qu’on respire qu’on le fait nécessairement bien. Notre respiration est souvent bloquée par le stress de la vie courante, par la peur, par les émotions fortes, par la douleur et les épreuves de la vie qui viennent dérégler notre respiration. Notre première réaction lorsque nous avons peur ou que quelqu’un nous surprend est de retenir ou couper notre respiration. Combien de fois par jour retenons-nous notre respiration? Ce qui en résulte est que nous respirons d’une façon courte, superficielle, rapide et l’air ne se rend pas jusqu’à la base des poumons, là où l’échange gazeux se fait entre le sang et l’oxygène pour aller nourrir toutes les cellules du corps. De là plusieurs problèmes de santé peuvent s’ensuivre.

On sait maintenant que plusieurs personnes n’utilisent que la moitié de leur capacité pulmonaire à cause du stress, de la pollution et d’une vie sédentaire. On doit se rappeler que nous pouvons vivre plusieurs jours sans manger, mais seulement quelques minutes sans respirer et la mort s’ensuit.

Rien ne révèle plus notre état intérieur que notre respiration. Si nous jouissons d’une bonne santé, d’une joie de vivre et d’un calme intérieur, notre respiration sera lente, profonde et rythmée. Au contraire, si nous sommes du type nerveux, inquiet, irritable, notre respiration sera courte, rapide, superficielle, irrégulière et nous aurons souvent l’impression de courir après notre souffle. Il est bien connu qu’un corps et un cerveau bien oxygénés nous permettent d’avoir une meilleure condition physique et mentale. Alors comment en arriver à rééduquer sa respiration qui est déréglée par le stress afin de fournir convenablement au corps la nourriture dont il a besoin, soit l’oxygène, et se réapproprier cette fonction vitale qui, lorsque bien contrôlée, a un effet direct sur notre système nerveux?

La gymnastique respiratoire, une technique de respiration et de détente, est efficace pur nous aider à retrouver une respiration profonde et à lutter, entre autres, contre le stress, l’angoisse, les attaques de panique, l’insomnie, les problèmes respiratoires. Durant les cours, à partir d’exercices lents et doux, un travail est fait pour agrandir la capacité pulmonaire et détendre les muscles de la respiration. Afin d’arriver à obtenir une respiration lente et profonde, il est important de s’attarder à deux centres nerveux importants, soit la région du cervical et du plexus solaire qui sont directement en lien avec les fonctions respiratoires. Arriver à détendre le plexus solaire, permet de faire relâcher le diaphragme qui est un muscle important de la respiration, et de nous calmer, car il s’agit aussi du centre des émotions. En prenant quelques minutes chaque jour pour pratiquer des exercices respiratoires, il est possible en peu de temps de se réapproprier une fonction vitale importante, soit notre respiration. En plus de se sentir calme, détendu, la respiration profonde améliore notre capacité pulmonaire, les troubles digestifs, la concentration, les facultés mentales, nous aide à mieux gérer nos émotions, augmente notre confiance en soi, améliore sommeil et qualité de vie.

Trop souvent la respiration est vue comme le simple geste d’inspirer et d’expirer, alors que la respiration est le pont entre l’esprit et le corps. Dès qu’il y a un changement dans notre corps, la respiration est modifiée. Par exemple, une douleur physique va immédiatement amener une respiration plus rapide et superficielle. Il en est de même pour un changement dans notre esprit. Lorsque nous devenons anxieux, la respiration est superficielle et rapide et un état calme amène au contraire une respiration profonde et lente. Si l’on s’arrête pour prendre le temps d’être à l’écoute de sa respiration et de travailler à décontracter les muscles respiratoires, tout un travail intérieur s’amorce nous amenant à faire des prises de conscience importantes au niveau de notre histoire de vie, de nos croyances, de notre style de vie et de notre besoin de lâcher prise.

Il est important de se rappeler qu’il y a des événements incontrôlables dans notre vie, comme la perte d’un être cher ou d’un travail par exemple. Par contre, nous avons du pouvoir sur notre respiration qui elle, en retour, peut nous aider à gérer notre réaction face à une situation incontrôlable afin de maintenir une qualité de vie. Pour affronter demain de façon calme et en santé, on doit reconnaître une force intérieure que chacun porte en soi et qui est trop souvent peu connue, soit la capacité de savoir bien respirer. L’oxygène est disponible gratuitement pour tous, il faut apprendre à notre corps à en profiter pleinement. Apprendre à respirer, c’est se donner le souffle d’une vie nouvelle!

Apprendre à bien respirer, c’est se donner le souffle d’une vie nouvelle

Trop souvent prise pour acquis, notre respiration a perdu sa place et son rôle dans un monde qui bouge et évolue souvent trop rapidement. Pourtant, nous allons de découverte en découverte quant aux effets négatifs du stress sur notre santé globale et plusieurs d’entre nous sommes encore dépourvus de moyens efficaces pour arriver à bien gérer notre stress.

Nous oublions que la respiration est vitale et que quelques minutes sans oxygène peuvent être fatales pour nous. L’oxygène est le carburant de notre corps et nos millions ou trillions de cellules dans le corps en ont besoin régulièrement. Mais, par contre, si nous sommes comme une grande partie de la population à avoir une respiration déréglée, superficielle, rapide, saccadée et avoir l’impression que l’air ne passe pas ou encore se sentir souvent à bout de souffle ou en état de tension chronique, nous souffrons d’un phénomène fort répandu qui est celui d’avoir une respiration « bloquée ». En retour, nous ne respirons que dans la partie supérieure du corps, ce qui prive ce dernier de la quantité d’oxygène dont il a besoin. Ceci a comme conséquence d’avoir souvent l’impression de vivre dans sa « tête » et d’être coupé de ses « tripes », c’est-à-dire de son côté émotif et intuitif. En arrivant à développer une respiration profonde et diaphragmatique, ceci nous permettra de nous sentir plus ancré donc plus centré et nous pourrons en retour reprendre contact avec notre être dans sa totalité. Nous pourrons faire nos choix et décisions dans la vie à partir de qui l’on est en respectant nos croyances et valeurs et sans nous laisser influencer constamment par l’extérieur, ce qui est souvent une source de tension importante.

Il est primordial que chaque individu retrouve la puissance associée à l’art de bien respirer. Il s’agit d’un moyen simple et à la disposition de tous qui en retour nous aidera dans la guérison de notre corps physique, à bien gérer notre stress et à assurer notre croissance personnelle. Dès les premiers changements, en plus d’obtenir une respiration plus profonde et bienfaisante, nous pourrons observer une amélioration sur le plan physique, mental et émotionnel. Le mieux-être commencera à se faire sentir et notre qualité de vie ne fera qu’augmenter.

Le temple et la porte sacrée

La libération sexuelle des années soixante a accouché d’une vaste industrie libre-échangiste du sexe tarifé. Le sexe a été récupéré par le capitalisme qui a réussi à marchandiser le désir.

Dans cet univers où la norme sociale est si importante, la pornographie et ses images sont devenues des références, comme s’il ne s’agissait plus de savoir ou non aimer, mais seulement de consommer…

À voir le désœuvrement et la perte de repères de nombreuses personnes au regard de trop de sexe, de n’importe quel sexe ou pas de sexe du tout, un constat sans équivoque : encore trop de tabous et d’hypocrisie.

Aimer, c’est jouir de la vie. Le plaisir de jouir de la vie n’est rien d’autre que de jouir de sa vie au quotidien. Pour cela, nul n’a besoin de payer! Simplement en jouir à tous moments, du soir au matin et du matin au soir. Facile à dire me direz-vous, plus difficile à faire? Pas précisément, jouir de la vie au quotidien, c’est aimer ou retrouver le goût d’aimer au présent, dans la simplicité du cœur, en harmonie avec soi, avec l’autre et en résonance avec la nature!

Aimer consiste à apprendre à créer de la beauté à tous moments, en toutes situations, dans la rencontre de toute personne. Aimer, c’est vivre l’amour, sans compter, sans rien attendre pour enfin goûter l’essentiel de sa vie! Un chemin pour cela : réconcilier sexe, cœur et spiritualité en une seule dimension. Il va s’agir de restaurer et d’assumer son potentiel orgasmique en abandonnant une fois pour toute l’idée de vitesse, de performance. C’est à cette condition, et seulement à cette condition, que votre corps peut devenir ou redevenir le « Temple » et votre sexe sa « porte sacrée »!

Pour cela, accepter de prendre le temps de la transformation par l’éveil de vos sens, la relaxation et le lâcher–prise. Il va s’agir de se réconcilier avec le corps, dans le présent, pour réparer les blessures du passé. Réparer les blessures du passé, c’est ne pas s’y attarder. Il n’y a pas d’autre esclavage dans la vie que celui du passé. Celui qui est libre du passé est libre. Parce que seul le passé est cause du futur. Le passé insatisfait cherche sa satisfaction dans le futur!

Une première étape pour y arriver, prendre le chemin de la « voie royale du cœur ». Oser ouvrir ou réouvrir ses ailes. Suffisamment d’approches permettent cela, mais toujours garder en vigilance que chaque pas doit vous permettre de vivre des moments extraordinaires pour vous reconnecter avec l’essentiel. C’est aussi apprendre à toucher, à être touché(e), en vivant l’expérience. Et découvrir, grâce à cet art du toucher, une entrée en relation avec l’autre dans une autre dimension!

Aimer ou comment créer de la beauté et vivre au quotidien le cœur ouvert, c’est plonger dans l’immensité de l’océan, sans savoir!

Rencontrer l’autre, c’est le voir, le comprendre et le sentir comme il est. C’est cela accepter. L’acceptation de ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur. L’acceptation seule, et en fin de compte, cette acceptation devient complète. Il s’agit de savoir si l’on aime ou si l’on espère! Car aimer, c’est cesser de vivre dans l’attente!

Aimer, c’est une invitation à découvrir, une initiation à un art de vivre, à un art du plaisir… Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu! Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez! Apparaît l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du… « je ne sais pas ».

Vous pourrez, alors, à ce moment, déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain s’éveiller. La rencontre du bien-aimé, enfin possible, dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union. S’agenouiller devant la beauté et recevoir le cadeau!

Accepter de se retrouver entre hommes et femmes pour aborder, enfin, la vraie sexualité masculine et féminine. Vivre, avant tout, une expérience hors du commun, les mots quant à eux viendront dans un deuxième temps! Oser aller à la rencontre de l’homme et de la femme sauvage et renouer avec la puissance masculine et féminine, tout en intégrant la vulnérabilité. Redonner du « cœur » au ventre en abandonnant les croyances. Abandonner toute performance, toute séduction pour découvrir, enfin, l’essence de la sexualité. À partir de ce moment, il est possible de vivre dans l’authenticité et la sérénité, le cœur et la sexualité, enfin, réconciliés. Décider de vivre libre de la honte et de la culpabilité! Oser une exploration, un lâcher-prise, une rencontre avec la simplicité d’être. Lâcher le passé pour réveiller votre sensualité naturelle et enfin pouvoir se rencontrer dans l’intimité. Apprendre à ne rien attendre pour enfin sortir de l’illusion. Vivre seulement l’essence du moment présent…, car demain n’est qu’une construction du passé!

Les croyances

J’y crois, J’y crois pas, les deux sont des croyances!

Une croyance est une cristallisation d’énergie. Imagez l’eau qui devient glace… telles sont nos croyances. Elles ralentissent, stagnent ou emprisonnent notre énergie vitale!

Elles se logent dans notre corps mental. Elles proviennent des expériences de nos vies antérieures, du moment de la conception, de la naissance, des conditionnements religieux, politiques, sociaux, familiaux et personnels. Elles maintiennent des blocages qui empêchent la circulation de la fluidité de notre âme, à se vivre, dans sa manifestation divine à travers les événements, les gens, bref, les expériences que nous avons choisies d’expérimenter. Elles peuvent nous distancer complètement de notre âme en nous déroutant de nos désirs, nos besoins, nos rêves les plus profonds. Ceux-là même qui étaient nécessaires à notre réalisation au quotidien!

Le monde des croyances est un univers en soi. Elles sont une édification de notre mental. Elles ont bâti notre identité. Elles ont créé une partie de notre personnalité. Elles sont directement reliées à l’ego. Le jeu du mental est fort puissant! Nos croyances bonnes ou mauvaises, selon l’évaluation de l’ego, sont limitatives pour nous.

Nos croyances sont des formes-pensées qui, répétées à l’intérieur de nous-mêmes, agissent comme un effet hypnotique et s’inscrivent dans notre cerveau. Nous sommes programmés et c’est cette programmation qui dirige une grande partie de notre vie. Notre ego aime juger selon ses propres systèmes de croyances. Elles amènent automatiquement un jugement sur nous et les autres.

Les croyances ont déclenché des guerres de religion; mon Dieu est le vrai Dieu. Des guerres entre les pays; nous sommes plus avancés que vous, donc nous allons prendre possession de votre pays pour vous éduquer, ou encore, notre race est supérieure à la vôtre. Ici, en Amérique du Nord, un des critères de beauté est la minceur! (croyance) Par contre, dans d’autres pays, si la femme est grasse, elle représente l’abondance. (croyance)

Dans notre inconscient collectif québécois, quand tu es né pour un petit pain, tu n’es pas né pour un gros pain. (croyance) N’allez surtout pas vous acheter un billet à la loterie si vous y croyez!

Dans notre société, celui ou celle qui exprime sa colère est un être méchant. (croyance) Vous allez prendre grand soin de cacher la vôtre! Vous allez juger et quelquefois condamner celui ou celle qui l’exprime.

Sur le plan personnel, comment vous nourrissez-vous? Comment s’exprime votre juge intérieur? Je ne suis pas digne, je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas capable, je ne suis pas important, je ne le mérite pas, je ne suis pas intelligent, etc. (croyance)

Aussitôt que votre forme-pensée arrive, vous remarquerez qu’elle est immédiatement accompagnée d’une émotion. La colère, la tristesse, ou la déception s’ensuit et vous vous repliez sur vous-même. Vous venez de bloquer instantanément l’élan de votre énergie vitale au lieu de vous laisser porter par la fluidité de votre âme dans le désir ou l’action que vous vouliez vous manifester! Vous avez augmenté la charge énergétique qui vous habitait déjà! Prenez conscience que vous vous laissez mener par le bout du nez! Par votre propre intérieur!

Quelles sont les croyances que vous véhiculez à l’intérieur et à l’extérieur de vous sur Dieu, l’amour, le couple, le parent, l’enfant, le professionnel que vous êtes, votre personnalité, votre âme, la vie, les gouvernements, les institutions, l’argent, le pauvre, le riche, la liste est sans fin!

Une croyance dite positive peut être néfaste également. Ainsi, si vous croyez qu’il faut toujours être gentil pour être aimé, vous vous limitez dans votre expression, n’est-ce pas? Il y a beaucoup d’interdits! Vous accumulez de la colère, du ressentiment, de la haine parfois. Vous avez de la difficulté à accueillir ces émotions, à les reconnaître en vous, car vous les juger mauvaises! Par contre, tout votre non-verbal et votre aura le disent! Cette énergie-là demeure à l’intérieur de vous, elle est votre processus et se sont vos cellules qui l’absorbent!

Il se peut qu’en lisant, votre ego réagisse par peur de perdre. Votre personnalité peut paniquer car elle agit, ressent, touche, parle en fonction des références prises dans vos systèmes de croyances Vous pouvez croire que vous n’existez plus! Illusion!

Vous ne perdez pas votre personnalité! Vous la rendez transparente à votre âme. Vous ne perdez pas votre identité! Vous allez retrouver celle de votre âme. Vous ne perdez pas votre ego! Car vous en avez besoin pour fonctionner. Il fait partie de l’attraction terrestre. Il est divin lui aussi. Il sera au service de votre lumière! Les formes-pensées sont la nourriture de votre esprit! Vous êtes ce que vous pensez!

Attention à l’attachement! En découvrant vos croyances, vous allez constater que nous sommes fort attachés à nos formes-pensées. Nous, les humains, nous aimons beaucoup posséder, retenir.

Une croyance est une sécurité à l’intérieur de nous-mêmes. Si vous choisissez de la laisser aller en la remplaçant par une autre croyance que vous jugez positive, vous créerez une autre charge énergétique. Très souvent, on éprouve de la tristesse, de la colère ou de l’abandon en se séparant d’elles.

Nous sommes divins! Serait-il possible d’être, en toute simplicité! La vie n’est ni difficile ni facile, elle est! Écoutez la voix de votre cœur qui est aussi intelligent que votre tête. Nous pouvons désamorcer ces charges énergétiques, nous avons ce pouvoir, par l’amour et l’essence qui nous habitent.

Méditez-vous? Par la méditation, vous pouvez amener les croyances que vous ne désirez plus à se fondre dans votre feu sacré à l’intérieur de vous-même. Vous pouvez les écrire et en rire, car le rire décristallise, guérit! Devenez le maître de votre existence! Ce que vous recevrez en échange est la sérénité! La fusion de votre personnalité à votre âme! L’augmentation de l’amour inconditionnel en vous! Libérez votre énergie vitale! C’est possible! Le choix vous appartient…

L’herboristerie au fil des saisons

On dit de l’herboristerie qu’elle est une médecine alternative, mais le terme complémentaire est, selon moi, plus approprié. Cet art, c’est celui d’utiliser les plantes médicinales à des fins curatives, et ce, tout au fil des saisons. Médecine ancestrale, traditionnelle, l’herboristerie demeure encore et toujours la médecine la plus répandue dans le monde. Le coût des plantes médicinales est de beaucoup inférieur à celui des médicaments de synthèse et leurs effets secondaires sont souvent moins prononcés. À l’instar du médicament, la plante porte en elle la synergie de ses principes actifs et non point une seule molécule qui, isolée, s’avère beaucoup plus dangereuse.

Les herboristes ont de tout temps récolté les plantes, cultivées biologiques ou sauvages, afin de les utiliser telles quelles ou transformées. Ils en ont fait des infusions, des décoctions, des teintures, des vinaigrés, des glycérés, des onguents, des sirops, des élixirs et j’en passe. La plupart des propriétés des plantes ne sont pas prouvées scientifiquement, mais l’histoire n’est-elle pas l’étude la plus vaste et la plus concluante qui soit en ce domaine?

De nos jours, l’on remarque un intérêt croissant pour les médecines douces, incluant l’herboristerie. C’est le retour aux sources. L’herboriste guide son client vers une autonomie en santé. De philosophie holistique, il prend le temps de discuter avec son client, puis de déceler ses forces et ses faiblesses à travers ses habitudes de vie, son alimentation, ses croyances et son état d’esprit. Il travaille le corps physique tout comme le corps mental, car l’un ne va pas sans l’autre.

À chaque saison ses maux! Le printemps est synonyme de grand ménage, c’est pourquoi c’est le moment idéal pour s’offrir une cure de désintoxication. Les plantes aideront l’organisme à éliminer les toxines au niveau des intestins, du foie, des reins et du sang. Voici quelques plantes associées à chaque organe :

-Intestins : les laxatifs et régulateurs intestinaux tels que le cascara, le psyllium et les pruneaux.

-Foie : les plantes cholagogues et cholérétique, comme le pissenlit ou l’artichaut, qui permettent l’augmentation de la sécrétion et de l’évacuation de la bile.

-Reins : les diurétiques tels que le pissenlit et la verge d’or.

-Sang : la bardane et le trèfle rouge, des altératives (ou dépuratives) sanguines.

Je recommande de traiter les intestins les trois premiers jours, puis de jumeler les plantes foie-reins-sang pour le reste du traitement, soit 21 jours minimum, temps nécessaire au corps pour se détoxiquer. Débutez avec une tasse par jour la première semaine, deux la deuxième, puis trois. Les racines étant plus coriaces (cascara, pissenlit, bardane), il faudra en faire des décoctions : Déposez les plantes dans une casserole de verre puis recouvrez d’eau à raison d’une cuillère à thé par tasse. Portez le tout à ébullition, puis laissez frémir 20 minutes à feu doux avant de filtrer et déguster.

Alors qu’attendez-vous? Tous à vos plantes! Mais surtout, tous à votre herboriste, car il est conseillé de consulter avant d’entreprendre un traitement (surtout si vous prenez des médicaments ou souffrez d’un problème de santé). Fiez-vous aux conseils des experts, ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté pour atteindre l’état de bien-être que vous méritez.