Comment tenir un journal de rêve

Il est normal d’écouter les nouvelles à tous les jours pour être au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais lorsqu’il est temps de savoir ce qui se passe dans notre vie, notre monde intérieur, ce qui concerne nos émotions et nos pensées, prenons-nous le temps d’être à l’écoute?

Pourtant, le sommeil nous conduit chaque nuit au bulletin de nouvelles le plus important, celui qui nous informe des événements émotionnels vécus dans la journée, des débats intellectuels qui se jouent dans notre tête et des voyages spirituels qui s’offrent à notre conscience onirique. Pendant toute la durée du sommeil, la station RÊVE diffuse à chaque 90 minutes un bulletin de nouvelles. Cette présentation dure de 5 à 10 minutes en début de nuit pour le premier rêve et atteindra plus de 30 minutes lors du dernier rêve au petit matin.

Maintenant que la science possède des preuves que tout le monde rêve, il n’en tient qu’à nous de nous ouvrir à cette activité bénéfique pour notre équilibre émotionnel, mental et spirituel. Pendant que le corps se régénère durant le sommeil profond, une autre partie de nous vit des expériences fascinantes durant le sommeil de rêve aussi appelé sommeil paradoxal.

Puisque la nuit porte conseil, nous avons intérêt à noter les détails qui proviennent de nos aventures nocturnes. Au réveil, il nous reste à inscrire les images et les impressions qui persistent dans notre mémoire. Un journal de rêves bien organisé est un atout pour mieux nous y retrouver dans le contenu parfois irrationnel du rêve. Les trois éléments importants à la structure de notre journal sont : la date, un titre et le sentiment final.

La date est nécessaire pour faire un lien temporel entre les événements de jour et le rêve de nuit. Elle sert aussi à repérer et mieux comprendre certains types de rêve dont les rêves en série, les rêves répétitifs et les rêves prémonitoires.

Le titre que nous inscrivons se choisit en fonction de l’élément dominant du rêve (objet, personnage ou action). Il nomme l’ensemble comme un titre de livre ou de film. Il sert à résumer l’essentiel des images, à saisir la globalité du scénario et à orienter l’analyse du rêve.

Le sentiment final que nous devons noter à la fin du rêve est celui qui est ressenti dans la dernière scène. Il est l’élément le plus utile à l’interprétation du rêve pour y déceler l’amour ou la haine, la libération ou l’emprise, la joie ou la tristesse, la réussite ou l’échec.

Voici l’exemple du rêve de Luc accompagné de son analyse :

Titre : La femme tuée

Je suis en compagnie de mes amis. Près de nous, un autre groupe a un comportement dérangeant. Plus le temps avance, plus cela devient désagréable et même menaçant. Je sais que je ne peux rien faire pour l’instant. Après une certaine période de temps, je sens que c’est maintenant le temps d’agir. Je me dirige vers une femme du groupe et avec mes mains, je lui tords le cou et elle meurt. Un homme se dirige alors vers mois et je n’ai pas peur. Je lui dis que je vais lui régler son compte à lui aussi. Voyant ma détermination, il s’enfuit à toutes jambes. Sentiment final : victoire.

Suite à ce rêve, Luc a fait le lien avec sa vie professionnelle. Un partenariat avec un groupe de gens d’affaires devenait de plus en plus difficile. Ce rêve lui indiquait d’avoir la patience d’attendre avant de mettre fin à cette union (tuer la femme) et de faire face au résultat de cette rupture (affronter l’homme). La victoire lui était assurée (le sentiment final). Effectivement, quelques semaines plus tard, l’occasion s’est présentée pour se désaffilier d’un groupe et tout s’est bien passé.

En plus de nous aider à augmenter la mémoire du rêve, notre journal devient un précieux confident. Il cueille à chaque matin les trésors de la nuit dont voici quelques exemples : des réponses à un questionnement (amoureux, financier, professionnel), des plans pour développer un projet, des idées pour décorer une pièce, et même une solution pour trouver un emploi idéal.

Je vous souhaite de beaux rêves…

La photographie humaine

Photographie de bébés, de graduations, de mariages… Sollicité, le photographe capte ces moments joyeux de la vie, ces moments mémorables, ces tournants, ces débuts ou fin de cycles. Mais depuis un certain temps, on me contacte pour un autre genre de photographie. Je m’explique.

Le téléphone sonne… puis la voix tremblante d’une ancienne collègue : « Mon mari Michel vient d’apprendre qu’il a un cancer très avancé… Il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Nathalie, viendrais-tu faire une séance photo de toute la famille dès que possible? Ta sensibilité est ce dont nous avons besoin en ce moment. » Glurp. « Bien sûr, donne-moi les détails, j’y serai. » Frissons sur tout le corps. « Quel honneur. »

C’est ce samedi après-midi, dans une maison de ferme de la région de Merrickville, entourée de chevaux et de chiens, que j’ai cliqué pour cette famille. Une mère-épouse aux traits tirés, trois grandes filles dans la vingtaine et leurs conjoints, la sœur octogénaire de Michel, et Michel, fragile et souriant. Tous réunis, devant moi. Les mots me manquent pour décrire tout ce qui se passait. Un mélange de fragilité et de retenue. Un mélange de « Il ne faut pas pleurer, il faut être fort. » et de « Nous n’y croyons pas réellement, on dirait un rêve, papa va vraiment mourir? » et de « Sourions et profitons du moment pendant que la photographe est là ». Ouf.

Je ne veux pas faire un texte lourd, je tiens simplement à démontrer la beauté de toute cette histoire. Même si c’est lors de moments comme ceux-ci que, en silence, tu ravales tes propres larmes et, comme on dit, « tu fais ta job », j’ai eu une excellente session. J’aurais pu me laisser tenter par la performance technique et les poses parfaites. J’ai plutôt observé, écouté, accompagné et surtout, ressenti. Je n’ai pas cherché à meubler inutilement les silences pour gérer mes propres malaises, j’ai fait de l’espace pour ce qui devait être vécu en étant branchée à eux et à ce qu’ils vivaient. En respectant leur rythme. C’était de toute beauté.

La photographie humaine, selon moi, consiste à photographier ce qui est invisible à l’œil… tout ce qui baigne la scène finalement. Dans l’espace non physique. Toutes ces émotions. Ces non-dits. Au-delà des regards et des faux sourires. Au-delà des retenues et des incertitudes. Révéler la beauté et la vulnérabilité sous les masques, les rôles, les conventions sociales. Toute la fragilité de l’être humain. C’est aussi cela être photographe. La magie se produit quand nous sommes tellement connectés avec nos modèles que leurs émotions entrent par nos pores, pénètrent dans notre ventre et se connectent au cœur et au doigt qui, lui, clique sur le déclencheur. Une nano-seconde d’invisible, rendue visible!

La photographie humaine, c’est aussi montrer aux gens ce qu’ils ne voient pas d’eux-mêmes. À mon avis, c’est un processus thérapeutique puissant. Ces attentions, ces regards, ces douleurs et ces douceurs. Avec du recul, j’ai décidé d’offrir à cette famille toutes les photos prises lors de la session, vu les circonstances et les délais courts. J’avais envie de leur montrer ce que j’ai vu et ressenti en leur présence. À un certain moment, ils ont dit « Nous ne sommes pas des gens démonstratifs ni affectueux ». J’ai eu envie de répondre « Ah oui? C’est ce que vous pensez, mais attendez de voir ce que je vois! ». J’ai simplement souri.

« Si je pouvais le dire avec des mots, il n’y aurait pas de raison de prendre une photo. »
– Anonyme

Ces récentes expériences d’accompagnement ont donné un nouveau souffle à ma démarche artistique. (Comme si la photographie de mariages n’avait pas été assez révélatrice pour moi, j’ai eu besoin d’une rencontre spéciale comme celle de Michel pour réaliser à quel point je suis privilégiée de vivre tous ces moments avec les gens.)

Pour terminer, voici trois rappels, que je me répète souvent et que je veux partager avec vous :

• Réitérer l’importance du rôle du photographe

Que ce soit lors de mariages ou d’accompagnement de personnes mourantes, nous apportons et nous donnons des images aux gens. Ce sont nos yeux qui voient pour eux. Ce sont nos yeux qui leur permettront de graver des souvenirs dans leurs mémoires. C’est notre présence et notre conscience qui font que les photos seront percutantes de simplicité. C’est ce ressenti et cette connexion avec ce qu’ils vivent qui nous permet de comprendre, d’aimer, puis de vraiment démontrer une scène au final.

• Revenir au présent

Ah la photographie, quel bel outil pour nous ramener dans le présent! L’importance de vivre au présent. Durant ces quelques secondes, pour Michel et sa famille, le temps ne comptait plus. Ils étaient heureux. Dans le maintenant. C’est au photographe de rentabiliser ces secondes. De les documenter. De voir l’invisible richesse du présent, car le passé et le futur ne sont plus importants. Ces moments captés en images permettront peut-être à ces gens de vivre ou de revivre les émotions en revoyant les photos, mais pour l’instant, c’est le moment avec eux qui est précieux.

• Être conscient de notre propre état

Le fait de prendre conscience, soi-même, de nos émotions et de notre état personnel, nous porte à respecter les autres et ce qu’ils vivent. À leur donner la place sans se sentir menacé ou biaisé. Il faut se regarder franchement « Où suis-je aujourd’hui? Est-ce que j’ai moi-même des émotions présentes ou en suspens qui pourraient mettre un filtre à ce que je vois, à ce qu’ils vivent? » Se voir, reconnaître ses émotions du moment, puis les mettre à profit pour capturer les scènes devant nous… pour canaliser ses énergies au service des autres durant la session. Être calme, « groundé », éveillé, allumé, question de ne rien manquer. Être totalement présent pour l’autre, afin d’honorer ce qu’il vit.

J’ai beaucoup de gratitude envers les gens que j’accompagne en les photographiant dans tous les moments de la vie. Je ressens leur confiance et c’est une source incroyable d’apprentissages, que je souhaite à tous. Sur ce, profitez à fond de l’été, une seconde à la fois, avec ou sans vos appareils, car les moments sont tous tellement précieux! Clic.

Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

De la peur à la liberté – Risquer l’aventure du Grand Canyon grâce à la technique Morita

Je pratique et étudie les applications des approches de psychologie japonaise Morita et Naikan avec le Todo Institute au Vermont depuis près de 20 ans maintenant. Ces principes et techniques forment la base de mon accompagnement et de mon enseignement comme professionnelle, un enseignement qui permet de développer des attitudes supérieures qui mènent à de grandes réalisations sur le plan personnel et professionnel.

La psychologie japonaise est une discipline de vie et de santé mentale inspirée de deux écoles de psychothérapies pratiquées au Japon : Morita (action) et Naikan (réflexion). L’approche Morita est centrée sur l’action alors que l’approche Naikan est basée sur la réflexion. La complémentarité des deux approches permet d’acquérir une discipline pour maîtriser sa vie. Les deux visent l’action et servent à rediriger l’attention en engageant la personne dans un but constructif.

Pour les besoins de cet article, je me consacrerai à la dimension Morita. Dans l’approche Morita, l’action est motivée par le but et non l’émotion. Contrairement à la pensée nord-américaine qui privilégie que l’on comprenne d’abord et « règle » nos émotions avant de passer à l’action, l’approche Morita suggère que c’est en passant à l’action et en dirigeant son attention vers une action constructive que l’on peut ultimement réaliser quelque chose de significatif tout en faisant avec les émotions de peur, de doute, la dépression et la procrastination qui cherchent à nous restreindre.

C’est cette technique qui m’a permis de marcher à flanc du Grand Canyon et de prendre l’hélicoptère en 2010 malgré ma peur panique des hauteurs, alors qu’une peur, cachée profondément dans mon inconscient, allait ressurgir durant mon périple dans le Grand Canyon, et influencer ma préparation du voyage.

Question de me rassurer, j’avais d’abord choisi de faire l’expédition en train à travers la vallée, puis en radeau sur le Colorado. J’ai entrepris ensuite d’escalader les rochers rouges à Sedona, pour ensuite marcher jusqu’au Pont du Diable, un rocher escarpé suspendu dans le vide, pour enfin me retrouver à flanc de montage dans le Grand Canyon et faire l’envolée en hélicoptère.

C’est durant cette dernière étape que la discipline Morita est entrée en jeu. L’apprentissage proposé dans l’approche Morita se fait à partir de trois postulats qui s’énoncent ainsi : 1) acceptes ton émotion 2) connais ton but et 3) fais ce que dois. Alors j’ai entrepris la marche en me disant : « J’ai très peur, je veux faire de ce voyage quelque chose de mémorable, tout ce que j’ai à faire, c’est de mettre un pied devant l’autre (laisser le corps mener) une marche à la fois ». Et me voilà en train de marcher à flanc de montage avec 4 860 pi. (1 481 m.) de profondeur à côté de moi (sans rampe merci!) mon attention dirigée sur mes pieds et la prochaine marche à prendre et j’ai continué la descente ainsi pendant 1 h 30.

Au retour de la remontée, forte de cette réussite, je me sentais prête pour l’hélicoptère, mais deux jours plus tard la peur panique a ressurgi et je pleurais encore peu de temps avant de monter dans l’hélicoptère. Une peur panique des hauteurs, qui s’était installée dans ma tendre enfance suite à un événement traumatisant vécu dans un manège du parc Belmont, allait faire surface juste au moment où la vie m’offrait l’opportunité de parcourir une des merveilles du monde à flanc de montagne et de l’observer à vol d’aigle. Je savais que je pouvais encore refuser de monter, mais le support et l’opportunité étaient là et cette fois j’ai décidé de saisir l’opportunité avec la peur, sans essayer de la contrôler, de la raisonner, de la justifier. Simplement l’accepter et faire un pas avec.

Et quelle réalisation, quelle satisfaction j’ai vécues! Je suis passée à un cheveu de manquer l’opportunité à cause d’une peur inconsciente de l’enfance. Une aventure qui est devenue un des moments les plus inoubliables de ma vie de couple, qui a mené à la création de mon entreprise et qui est maintenant une source d’inspiration importante de mon enseignement.

La seule façon d’y arriver, un pas à la fois! Au plus fort de l’effort au moment où j’étais prête à tout saboter, j’ai réalisé toute l’énergie que j’avais mise pour contrôler les événements et me garder dans une zone de confort rassurante au lieu de me laisser guider et d’accepter les circonstances. Cet effort avait généré beaucoup de douleurs que j’avais souvent essayé de justifier en blâmant les autres. La capacité d’agir à partir du but et non de la peur est une profonde discipline de vie qui peut mener à de grandes réalisations autant personnelles que professionnelles.

J’ai bien dû admettre à mon retour que ce qui m’avait apporté le plus de satisfaction durant le voyage, c’était ce dont j’avais eu le plus peur. Le reste me paraissait maintenant ennuyant. La réussite qui mène à la satisfaction profonde est faite d’une suite de petits pas. Le cerveau résiste aux grands défis, mais si vous séparez l’objectif en petites étapes, le cerveau présentera moins de résistance et éventuellement vous mènera au but. En vous maintenant dans l’effort en gardant le but en tête, la peur, la colère, le doute et l’incertitude risquent de s’évanouir d’eux-mêmes. L’effort en lui-même vaut la chandelle. Peut-être vous sentirez vous encore déprimé après avoir terminé la tâche, mais au moins vous aurez la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de constructif dans votre journée. Je ne connais rien d’aussi efficace que les méthodes de psychologie japonaise pour vous maintenir dans l’action par rapport à un but désiré malgré la peur, le doute, l’incertitude, les malaises, l’attachement et pour vous aider à trancher dans l’illusion des plaisirs des mondes virtuels qui nous occupent, mais nous éloignent des réalisations qui pourraient donner un vrai sens à notre vie. Qui sait où le prochain pas pourrait vous mener? Êtes-vous prêt à prendre le risque de la liberté?

Des essences aromatiques pour aider la digestion

Qui n’a pas dans sa cuisine quelques fines herbes ou épices telles que le basilic, l’origan, le girofle, la cardamome ou la cannelle pour aromatiser ses plats? Depuis la nuit des temps, on ajoute des aromates à nos plats, et peut-être avons-nous oublié qu’elles ne servent pas seulement à donner de la saveur, mais aussi à nous procurer de merveilleux bienfaits.

En aromathérapie, nous avons à notre disposition des concentrés de ces arômes bienfaisants : les huiles essentielles souvent fort utiles en cas de troubles digestifs.

Voici neuf huiles essentielles à retenir pour leurs propriétés digestives : 

  • Basilic exotique (Ocimum basilicum)
  • Cardamome (Elettaria cardamomum)
  • Citron (Citrus limon)
  • Estragon (Artemisia dracunculus)
  • Fenouil doux (Foeniculum vulgare var. dulce)
  • Mandarine rouge (Citrus reticulata)
  • Menthe poivrée (Mentha piperita)
  • Orange douce (Citrus sinensis)
  • Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)

On pourra soit utiliser ces essences diluées dans une huile de massage­ végétale dans les zones de l’estomac,­ du foie et des intestins et y appliquer de la chaleur, soit prendre 1 à 2 gouttes d’essences pures sur la langue en salivant bien ou diluées dans un peu de miel ou d’huile d’olive, idéalement après les repas.

*Certaines précautions doivent être observées : si vous avez des doutes quant à ces précautions ou si vous ne voyez pas d’amélioration, consultez un thérapeute qualifié.

Pour favoriser la digestion, il est également suggéré de manger lentement, de bien mastiquer, des aliments sains dans une ambiance calme et en pleine conscience que vous êtes en train de vous nourrir. Évitez de manger devant la télé, l’ordinateur ou un autre stimulant qui pourrait vous déconcentrer.

Par ailleurs, il est important de considérer l’être dans sa globa­lité, dans son aspect physique, émotionnel, psychologique et énergétique. Chaque jour, notre corps physique digère les aliments que nous mangeons. Chaque jour également, nous digérons, sur les plans émotionnel et psychologique, des situations, des idées, des émotions, des stress, etc. Tout est relié. L’expression populaire « celle-là, je ne la digère pas!Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)» illustre bien comment la digestion peut être affectée lors d’une situation difficile ou contraignante.

Bonne digestion!

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Ce qui m’inspire

Prendre le temps de savourer avec tous vos sens en mangeant lentement, consciemment, une bouchée à la fois, car la digestion commence avant même d’avaler! Faire l’expérience de manger les premières bouchées les yeux fermés afin d’être en pleine présence et connecté à votre corps en train de se nourrir. Vous aurez peut-être des prises de conscience, car votre corps sait.

Conseil pratique 

Miellat digestif

Orange douce ou citron : 10 gouttes

Menthe poivrée : 10 gouttes

Basilic exotique : 15 gouttes

Cannelle de Chine : 5 gouttes

Combinez ces huiles essentielles dans 50 ml de miel et prenez environ ½ cuillère à thé du miellat dans une tasse d’eau chaude. Dégustez au besoin.

Saviez-vous que

On peut utiliser les huiles essentielles dans nos vinaigrettes? De 1 à 2 gouttes suffisent, car ces huiles sont très concentrées. On pense aux huiles essentielles de citron, d’orange, de pamplemousse, de basilic exotique, d’anis étoilée ou de cannelle dans les salades de fruits ou les salades vertes.

Elle l’a dit…

« Et si vous preniez soin de votre ventre? Car c’est bien du ventre que tout part : l’énergie, la vitalité, la vie même. » – Danièle Festy, dans son livre Tout vient du ventre (ou presque)

Pour en connaître davantage

Vous trouverez plus d’information sur les propriétés des huiles essentielles digestives sur le site https://www.doctissimo.fr/sante/aromatherapie/proprietes-des-huiles-essentielles/huiles-essentielles-digestives.

L’année 2020 : faire sa part pour créer un monde plus humain

L’année 2020 n’est pas simplement une page qu’on tourne, c’est aussi un autre chapitre, un nouveau livre que nous tenons entre nos mains. Ce chiffre 2020 ouvre quelque chose de magique dans l’imaginaire collectif. N’est-il pas rempli d’espoirs et de nouvelles possibilités? Qu’allons-nous y écrire? Qu’allons-nous créer ensemble? Puisque nous rêvons tous d’un monde plus humain, un monde à la hauteur de notre humanité, comment peut il devenir réalité? Comment y contribuer?

Notre pouvoir est grand et plus accessible que nous le croyons. Nous baignons dans un champ d’énergie qui nous relie tous les uns aux autres et aux événements de notre monde. Ainsi, la participation de chacun importe. Non pas que nous soyons coupables. Nous sommes plutôt reponsables de ce qui arrive dans le monde. Ma vie intérieure a une incidence sur le monde. Étonnant, n’est ce pas? Ce monde qui nous entoure peut ressembler à un miroir vivant, à un genre de tissu quantique qui reflète les sentiments qui nous habitent. Ainsi, les émotions qui vivent en chacun de nous importent au plus haut point. Les émotions négatives qui rejettent la vie (colère, haine, rage, jalousie) contribuent à créer le monde tout autant que celles qui favorisent la vie (gratitude, compassion, empathie, amour). Lorsque nous accordons notre attention à cultiver des sentiments de haute vibration dans nos cœurs, nous entrons dans notre plein pouvoir créateur d’un monde meilleur. L’Univers ne fait que refléter la qualité des sentiments humains. 

Évidemment, nous n’avons pas le pouvoir de déterminer ce qui nous arrive à chaque instant, mais nous avons celui d’influencer nos sentiments au moyen de notre imagination. Nos sentiments sont en fait la clé pour comprendre comment fonctionne notre pouvoir de créer la réalité. Les anciens tentent depuis 5 000 ans de nous livrer ce secret par le biais de traditions orales et de textes sacrés, toutes religions confondues. De nombreux chercheurs spirituels et chercheurs en physique quantique ont répertorié et décodé les clés de ce secret qui se résume ainsi : le sentiment est la prière. 

Nous sommes d’accord que notre subconscient crée notre réalité plus que notre conscient. Or, la prière se fait presque entièrement par le subconscient. À l’opposé de la croyance populaire, prier n’est pas souhaiter que quelque chose change ni demander l’assistance d’une puissance extérieure. Prier, c’est déjà ressentir en dedans de nous que les choses ont changé. Prier demande donc la participation de notre imagination, de nos émotions et de notre foi en l’humanité qui sommeille en chacun de nous. C’est par le cœur que nous parlons à l’Univers pour réaliser nos désirs d’un monde plus humain, la prière étant inefficace pour les désirs de l’égo, pour ses réussites personnelles qui ne concernent pas le bien de tous. Comment réapprendre à prier alors? En nous retrouvant à l’intérieur de nous-mêmes, dans le silence et la paix du cœur. En commençant à apprécier ce que nous avons, nous invitons la haute vibration de la gratitude. C’est dans cette sensation intérieure de paix que nous commençons à communiquer avec l’intelligente force de vie qui vibre en chacun de nous. La prière est une expérience que nous vivons dans tout notre corps alors que nous invoquons un état d’être en imaginant une réalité différente de celle qui existe. Il importe de ne pas en douter. En parvenant à ressentir une nouvelle possibilité, je permets sa création. Et il y a autant de façon de prier que de personnes vivantes sur la Terre. C’est dans notre cœur que dort le paradis terrestre. Imagine « tous les gens partageant le monde entier » chante John Lennon.

Imaginons ensemble 2020… un nouveau monde qui commence à se remplir de paix, de joie et d’amour.

Exprimer nos émotions

L’émotion, qui se situe au cœur du fonctionnement relationnel­, forme le noyau du processus relationnel insatisfaisant. Si ses besoins sont généralement satisfaits, l’être humain vivra dans la joie et connaîtra la paix intérieure. Par contre, si l’un ou plusieurs de ses besoins fondamentaux ne trouvent pas de satisfaction, il ressentira des émotions désagréables telles que la peine, la colère, la jalousie ou la peur. Malheureusement, il est à la base de certaines croyances philo­sophiques ou religieuses de considérer l’émotion désagréable à vivre comme un monstre à fuir, à nier ou à réprimer dans toutes les circons­tances de la vie. 

L’émotion est un phénomène psychologique naturel qu’on ne choisit pas de vivre ou de ne pas vivre. Elle intervient spontanément et régulièrement dans nos relations avec notre entourage et avec notre environnement. 

Toute une gamme d’émotions agréables peut nous habiter quand on marche dans la nature, quand on observe un coucher de soleil ou une œuvre d’art, ou encore quand on se trouve en compagnie de quelqu’un qu’on aime. Mais l’émotion est bipolaire comme l’énergie humaine. Il y a chez l’humain deux pôles énergétiques qui se complètent et s’attirent. Détruire la polarité négative de l’énergie, c’est annihiler la positive. De même, écraser les émotions désagréables à vivre, c’est auto­matiquement diminuer l’intensité potentielle des émotions agréables. 

Quand je dénonce la répression de l’émotion, je n’entends pas par là qu’il faille se laisser submerger par elle, que nous devions la laisser nous envahir, nous dominer jusqu’à nous perdre. Il n’est pas plus sain de donner à l’émotion tout le pouvoir sur nos vies que de le donner à la raison. 

Je fais une distinction claire entre libérer sans discernement les émotions refoulées et être en mesure de les gérer et de les exprimer de façon responsable dans l’ici et maintenant­ de la relation. Il ne s’agit pas de refouler l’émotion présente, mais de l’accueillir, de l’identifier et de choisir de l’exprimer ou de ne pas l’exprimer sans toutefois verser dans la fuite défensive du vécu par peur du conflit, par peur de perdre ou de blesser. L’émotion vécue dans la situation présente a avantage à être exprimée, particulièrement dans les relations avec les personnes importantes dans nos vies : amis, amoureux, parents. Mais cela suppose que l’on soit dans un climat relationnel de confiance, en mesure d’être à l’écoute de son vécu et qu’on ne l’étouffe pas. 

Mais pourquoi étouffe-t-on certaines émotions, sinon parce qu’elles nous font peur et honte? 

En plus de souffrir psychiquement ou physiquement des émotions qui font mal, l’être humain doit ajouter à sa douleur la honte et la culpabilité qui l’empêchent de se manifester. En apprenant à réprimer les émotions dites « honteuses », il apprend, par
le fait même, à se laisser dominer par des principes et des croyances qui lui enlèvent sa liberté d’être. 

Lorsque l’émotion est écoutée, acceptée, exprimée, elle ne fait jamais de ravages. C’est pourquoi, au lieu d’apprendre aux gens à nier leurs émotions, je favorise l’écoute, l’acceptation, la reconnaissance et surtout l’expression responsable du vécu émotionnel dans l’ici et maintenant de la relation. Il est en effet facile d’exprimer l’émotion vécue dans une situation passée alors qu’on ne la ressent plus. Le plus difficile est d’être à l’écoute de l’émotion présente et de l’exprimer sans vergogne. En réalité, ce n’est pas l’émotion qui est menaçante, mais le fait qu’elle soit refoulée et exprimée de façon irresponsable et défensive. Celui qui attaque parce qu’il a été touché provoque chez l’autre l’attitude défensive, et celui qui se défend provoque l’attaque. Au lieu d’exprimer le vécu émotionnel qui entretient la relation et la communication, l’attaque et la défense ne servent qu’à couper, du moins temporairement, les liens relationnels et, à long terme, à détruire ce qu’au fond on veut construire. 

L’émotion n’est pas un monstre, encore moins une maladie honteuse à cacher. Elle est un phénomène naturel qui ne fait du tort que lorsqu’elle n’est pas entendue et respectée. La nier ou la provoquer, c’est ne pas suivre son processus naturel qui n’est jamais violent et jamais menaçant lorsqu’elle est écoutée et reconnue dans l’ici et maintenant de la relation et de la situation.

Être bien avec soi pour être bien avec les autres

Dans les défis rencontrés dans notre société, ce qui pose problème, c’est souvent la relation avec l’autre.

Comment se sentir en harmonie dans sa relation avec les autres alors que leurs propos ou leur histoire nous perturbent?

Récemment, j’ai eu le privilège d’assister à un webinaire animé par Robert Dilts, figure de proue de la programmation neuro-linguistique (PNL), qui portait sur le coaching
génératif (PNL de la troisième génération).

La PNL de base est orientée vers le futur, les solutions et les actions à entreprendre. Avec le coaching génératif, on considère de multiples formes d’intelligence : le corps, les sens, les aspects cognitifs (connaissances, langage, système de croyan­ces) et l’environnement (familial, culturel, médias sociaux, technologies). Toutes ces formes d’intelligence s’additionnent pour former des filtres, et c’est à travers eux que
nos histoires se construisent. 

Un autre élément important du coaching génératif, c’est la philo­sophie de l’aïkido. Sachez que l’aïkido est un art martial japonais qui consiste à accueillir l’obstacle en utilisant l’énergie de l’adversaire pour réduire à néant son agression plutôt que de la combattre. 

Comment le coaching génératif peut-il aider une personne à se sentir bien à l’intérieur lorsqu’elle fait face à une agression extérieure?

Pour répondre à cette question, je vous propose un exemple : Imaginez Marie, une employée en poste depuis quelques mois au gouvernement. Un matin, à son arrivée au bureau, son patron demande à la rencontrer. Il est impatient et sous pression. Le dossier qu’il remet à Marie semble hors de sa charge de travail et, de plus, l’échéancier est peu réaliste.

On imagine très bien les pensées et les tensions qui pourraient se produire dans le corps de Marie : crispation, regard inquiet, peut-être un sentiment de colère ou une peur de ne pas être capable de répondre aux attentes, ce qui, progressivement, pourrait conduire à une baisse d’estime personnelle. 

Dans ce cas de figure, Marie vit un blocage neuromusculaire : elle est paralysée, son flux d’énergie est bloqué. La situation s’est déroulée tellement vite qu’elle n’a rien vu venir, et tout son être a réagi instinctivement. Noyée dans ses émotions, Marie n’est pas du tout consciente que ses propres filtres cautionnent en quelque sorte la demande qu’elle vient de recevoir. 

Aidons Marie à l’aide d’un coaching génératif

La première chose à proposer à Marie, c’est d’accueillir l’obstacle, de prendre conscience de son malaise, de reconnaître les tensions, de les situer dans son corps et de les nommer. Elle doit porter attention à ce qui se passe en elle et autour d’elle. Elle peut y parvenir en se concentrant sur sa respiration. 

L’étape suivante est celle de se poser précisément la question suivante : « Quelle est l’intention positive de me sentir ainsi? » Dans notre exemple, la réponse pourrait être :
« me protéger ». 

Le fait de reconnaître l’existence de son mal-être, d’en prendre soin, d’avoir de l’empathie pour elle-même va permettre à Marie de se détendre. 

C’est ce mouvement de recul qui permet à Marie de s’observer et de retrouver ses moyens. Régénérée et pleine d’assurance, Marie va être en mesure de réfléchir aux objectifs et de décider d’un plan d’action.

Conclusion : S’observer est un acte nécessaire, car l’essentiel nous arrive de notre monde intérieur. 

Le fait d’observer vos pensées avec compassion et tendresse, de vous écouter pleinement est le meilleur chemin pour discipliner votre esprit et devenir une bonne compagne pour vous-même. En étant une bonne compagne pour vous-même, il vous sera plus facile d’être bien avec les autres.

Deux bébés discutent

Bébé 1 Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement?

Bébé 2 Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

Bébé 1 Pffff… tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement! À quoi ressemblerait une vie hors du ventre?

Bébé 2 Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 Mais c’est n’importe quoi! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.

Bébé 2 Et bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 « Maman »? Tu veux dire que tu crois en « maman »??? Ah! Et où se trouve-t-elle?

Bébé 2 Mais partout, tu vois bien! Elle est partout, autour de nous! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 C’est absurde! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.

Bébé 2 Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement…

Auteur inconnu

Les 5 Étapes Pour Réussir Sa Vie

« L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. » – Lionel Boisseau

L’hiver est à nos portes avec ses longues douceurs et multiples opportunités de festoyer. Souvent prise à la légère, cette période de l’année en est une excellente à l’introspection et à la préparation. Ces trois mois que l’on utilise pour s’encabaner sont propices à une quête intérieure afin d’élaborer une nouvelle approche pour le prochain printemps. Voici, en cinq étapes simples, le cheminement que j’entreprends à chaque hiver pour bien me préparer à la saison des semences et que je vous recommande.

Nettoyez
Avant d’entreprendre tout nouveau projet, ou même d’améliorer une situation qui perdure depuis longtemps, il est nécessaire de nettoyer : environnement, situation, relations, pensées, émotions. L’idée est de (re)partir sur une base claire et nette afin d’éviter beaucoup de dérapages.

Nettoyez en profondeur, pas seulement en surface. Posez-vous les vraies questions, celles auxquelles vous ne voulez habituellement pas répondre. Soyez honnête avec vous-même et le plus authentique possible. Croyez-moi, vous vous remercierez plus tard.

Nettoyez de l’intérieur vers l’extérieur. Rien ne changera, ni ne s’améliorera, tant que vous n’évoluerez pas.

Vous avez créé ce que vous voulez changer alors, la responsabilité de nettoyer vous revient!

Tonifiez
Suite au nettoyage, ce que vous décidez de conserver devrait être très positif. Maintenant, vous vous devez de le tonifier, de le ressusciter, de le stimuler afin d’en retirer le maximum.

Tonifiez vos pensées de façon à ce qu’elles soient impeccables (ou presque!).

Ressuscitez vos relations pour qu’elles vous nourrissent et vous supportent.

Stimulez votre environnement afin d’y retrouver de l’Amour, du calme et des vibrations positives.

Pour récolter du positif, il est primordial de se nourrir, de s’entourer et de cultiver le positif!

Préservez
Un temple équilibré se fera assurément attaquer. Avec un surplus de positif bien gonflé, l’attention des envieux est attirée et, par Amour incongru, ils tenteront de vous diminuer à une moindre version de vous-même. Doute? Rivalité? Jalousie? Qu’importe, montez vigoureusement la garde afin de préserver le positif si durement gagné!

Défendez vos idées, vos points de vue, vos opinions et vos positions.

Protégez vos émotions contre les tentatives externes de manipulation.

Offrez-vous l’audace du Bonheur de croire en vous avec courage et défiez celui qui voudra vous en départir.

Vous méritez amplement de jouir d’une Vie positive et réjouissante, profitez-en et protégez ce privilège à tout prix!

Retouchez
Personne n’est parfait alors, ne tentez pas de l’être. L’erreur est humaine et les opportunités d’apprendre pullulent au sein de nos moins bons coups. Acceptez vos faux pas et maladresses, retouchez votre comportement et continuez votre chemin.

Accordez-vous le droit à l’erreur et pardonnez-vous souvent.

Tirez rapidement la leçon des échecs, adaptez vos actions en conséquence et félicitez-vous de faire preuve d’ouverture et de bienveillance.

Rien ne sert de vous condamner à tout jamais pour une faute. Retouchez librement, retrouvez le cap et avancez !

Hydratez
Il est très important, pour le corps physique, d’être constamment hydraté afin de pouvoir faire preuve de flexibilité. Idem pour l’Esprit et l’Âme.

Nourrissez-les de nouvelles idées, de positivisme débordant, de relations enrichissantes, de couchers de soleil, etc.

Câlinez-les au point d’y retrouver votre flexibilité, bonté et tolérance d’enfant.

En cas de doute, faites preuve d’une telle souplesse, tel un ruisseau s’adaptant à son environnement en épousant les moindres courbes du relief terrestre, que l’idée même de crisper à vos anciens points de repère vous échappe tout simplement!

Bien sûr, ces cinq étapes ne demandent qu’à être répétées en abondance toute l’année durant mais, c’est pendant un hiver casanier que vous pourrez les pratiquer, les appliquer et les maîtriser.

Je vous souhaite donc un hiver blanc et préparatoire à un prochain printemps propice à la semence de vos plus grands moments. Prenez bien soin de vous!