Comment rendre une communauté plus écologique

Participez-vous à l’organisation d’une activité communautaire?
• Fête de quartier;
• Souper bénéfice;
• BBQ ou épluchette dans une école;
• Assemblée générale d’une association;
• Ou party de bureau.

Voici quelques conseils simples et économiques pour transformer votre prochaine activité afin qu’elle soit plus écoresponsable.

ÉCOSOLUTIONS SIMPLES
1. Utilisez les bacs à récupération
Toutes les salles communautaires et tous les établissements commerciaux possèdent au moins un bac à récupération. Signifiez au responsable des lieux, votre intention d’utiliser le bac. Pas de bac à récupération? Les sacs en plastique de recyclage feront l’affaire. Fixez un sac au bout de chaque table et apposez-y une affichette qui précise « recyclage seulement ». Ou transformez des poubelles en bacs à récupération en utilisant les sacs en plastique de recyclage et apposez-y une affichette pour éviter toute ambiguïté.

2. Pas besoin de bacs à compostage pour collecter le compost
Achetez simplement des sacs à compostage en papier brun. Ouvrez un sac et placez-le à côté de chaque poubelle et de chaque bac à récupération. Apposez une affichette qui précise « compost seulement ». Vous pouvez même y énumérer les matières compostables (assiettes, serviettes de table, etc.).

3. Qui viendra chercher la récupération et le compostage après l’activité?
Solution simple en mode communautaire : chaque membre du comité organisateur ramène à la maison un sac de recyclage et un sac de compostage qu’il mettra dans ses propres bacs.

Vous avez peur que les sacs salissent votre voiture? Déposez les sacs pleins dans un sac poubelle ou à recyclage que vous enlèverez avant de les mettre dans vos bacs à la maison.

4. Demandez à un ou deux traiteurs le prix de location de la vaisselle lavable
Vous pourriez être surpris du coût avantageux d’une telle option pour servir les repas dans de vrais couverts… que le traiteur lavera. Cela vous évitera d’acheter de la vaisselle à usage unique et de gérer les déchets, tout en proposant une activité qui en produit très peu.

5. Remplacez la styromousse et le plastique no 6
En Outaouais, le centre de tri des matières recyclables, Tricentris, n’accepte pas les verres, assiettes et contenants en styromousse et en plastique rigide no 6. Ces matières sont donc automatiquement des déchets qui doivent être enfouis.

Voici des solutions de remplacement de la styromousse et du plastique no 6 :

Assiettes, bols et verres en carton non ciré (p. ex., marque Royal Chinet fabriquée au Canada). Les assiettes sont recyclables si elles ne sont pas souillées ou, mieux encore, elles sont entièrement compostables peu importe leur état.

Assiettes, bols et contenants fermés en bagasse. La bagasse est une fibre qui ressemble au carton, mais qui provient des résidus fibreux de la canne à sucre. Les produits viennent d’Amérique du Sud ou d’Asie. Les couverts en bagasse sont entièrement compostables ou recyclables s’ils ne sont pas souillés.

6. Verres en plastique no 1 ou no 5 : entièrement recyclables, des amis des bacs à récupération

Toutefois, ces matières écologiques coûtent-elles plus cher?

Le truc : n’achetez pas vos assiettes et verres à l’épicerie en paquets de 25 unités. Achetez-les plutôt en grandes quantités chez un fournisseur spécialisé (p. ex., Boudreault Ltée, ouvert au public). Dans le cas d’achats en gros, nos analyses démontrent qu’une assiette en carton coûte 0,08 $ de plus par personne comparativement à une assiette en styromousse. Les couverts enbagasse coûtent 0,05 $ de plus que la styromousse.

Si vous augmentez votre prix d’entrée de seulement 1 $ par personne, vos coûts de couverts écologiques sont entièrement réglés. Pour les activités gratuites, vous pouvez trouver un commanditaire ayant la fibre écologique pour financer la différence de coût entre une activité « toute styromousse » et une activité « vaisselle compostable ».

Pour de plus amples renseignements, Enviro Éduc-Action au 819-205-1082, poste 201.

C-Vert : un programme parascolaire multi-écoles… en environnement

Octobre annonce chaque année le lancement d’une nouvelle cohorte du groupe C-Vert à Gatineau. La première réunion hebdomadaire du groupe réchauffe le cœur de tout observateur : 20 adolescents, ayant entre 14 et 16 ans et provenant de quatre écoles secondaires différentes du secteur Gatineau, qui se rassemblent volontairement pour partager leur passion à l’égard du développement durable. Des jeunes qui bravent le temps automnal, après l’école, pour participer à une rencontre. Des jeunes qui affrontent les barrières sociales pour faire équipe et devenir amis avec des jeunes d’autres écoles. Des jeunes qui défient l’oisiveté en venant apprendre et découvrir après les classes. Il y a de quoi être impressionné!

C-Vert est un programme d’engagement environnemental pour adolescents de l’école secondaire du Versant et des écoles polyvalentes Nicolas-Gatineau, Le Carrefour et de l’Érablière. Pourquoi ces jeunes se réunissent-ils chaque semaine avec une animatrice? Pour en apprendre davantage sur les enjeux environnementaux locaux et mondiaux et pour développer leur leadership écocitoyen grâce à des projets concrets dans leur communauté.

En effet, après avoir découvert, pendant quelques séances, quelles sont certaines des problématiques environnementales auxquelles notre monde doit faire face (p. ex., gestion des déchets, surconsommation, protection des cours d’eau, survie de la biodiversité), les participants du groupe C-Vert sont peu à peu appelés à trouver des idées de projets qui leur permettraient de contribuer à un changement à l’échelle locale en lien avec une ou plusieurs des problématiques étudiées. Une fois les projets choisis en groupe, les adolescents, avec l’aide de leur animatrice, apprennent les rudiments de la gestion de projet et du leadership communautaire afin de pouvoir mettre en œuvre toutes les étapes requises pour réaliser leur projet. Ensemble, tout au long de l’année scolaire et même pendant un stage d’été de quatre semaines, ils s’emploient à transformer leur communauté grâce à des projets environnementaux positifs.

À titre d’exemple, la cohorte 2015-2016 de C-Vert Gatineau a conçu une activité de sensibilisation sur le thème des matières résiduelles pour les enfants inscrits au camp de jour de la ville de Gatineau. Avec certains groupes d’enfants du camp de jour, elle a créé des œuvres d’art hautes en couleurs à partir de matières récupérées. Ces œuvres d’art ont été exposées à la bibliothèque Guy-Sanche pendant un mois pour continuer à transmettre un message relatif à notre consommation et à notre façon de réutiliser les objets en fin de vie. Qui plus est, ces jeunes ont procédé au verdissement de base de la cour arrière de la SPCA de Gatineau pour que non seulement des employés du lieu, mais aussi les animaux qui sortent jouer dans la cour, puissent en profiter. La cohorte précédente avait planté des arbres fruitiers le long d’un jardin communautaire, en plus d’avoir récupéré des vélos usagés dans la communauté pour les réparer et les remettre aux enfants du Centre de pédiatrie sociale de Gatineau afin de les inciter au transport actif.

En bref, le programme C-Vert mérite d’être mieux connu, car les adolescents qui s’y inscrivent sont de véritables modèles d’écocitoyens qui contribuent de façon positive à l’avancement écoresponsable et durable de notre société.

Enviro Éduc-Action est gestionnaire de C-Vert à Gatineau, un programme mis en œuvre et soutenu financièrement dans six régions au Québec grâce à la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, au Secrétariat à la jeunesse du Québec, aux YMCA du Québec et, pour Gatineau, au programme Présents pour les jeunes de la Banque nationale.

Geneviève Carrier, Enviro Éduc-Action
gcarrier@enviroeducaction.org

Le camp de formation en agriculture urbaine à la Ferme Moore s’enracine

Cet été, des adolescents ont pu exercer leur pouce vert grâce à leur participation au Camp de formation en agriculture urbaine au magnifique domaine de la Ferme Moore. Pendant trois semaines, ces jeunes ont semé, désherbé, cueilli et dégusté les délicieux légumes qu’ils ont aidé à faire pousser. Pour plusieurs, il s’agissait d’une première expérience de jardinage, mais certainement pas de la dernière!

Le projet a été développé par l’organisme sans but lucratif Enviro Éduc-Action, dont le mandat est d’offrir à la population de Gatineau une occasion d’apprendre concrètement sur l’environnement dans une perspective de développement durable. L’organisme possède une dizaine d’années d’expérience en éducation expérientielle en environnement, mais le camp était sa première incursion dans le monde de l’agriculture. Or, la dyna­misation de la Ferme Moore en 2015 a fourni une occasion exceptionnelle qui a permis à ce projet sans égal à Gatineau de voir le jour.

Les jeunes participants, âgés de 12 à 16 ans, ont pu profiter au maximum de tous les avantages d’être en ville tout en passant la majeure partie de leur temps à la ferme. Des sorties à la plage du parc Moussette et des ateliers sur l’histoire de l’Outaouais ont permis de mieux situer la ferme dans son contexte urbain. L’exploration du Marché de l’Outaouais, des cours d’agronomie ainsi que le travail aux champs ont inculqué une connaissance fine de l’agriculture. De plus, grâce à un partenariat avec les Potagers à partager des quartiers Wright et Saint-Jean-Bosco, les jeunes ont pu mettre en application leurs connaissances en matière d’agriculture urbaine; ils ont notamment contribué à faire fleurir leur­ communauté en faisant profiter les résidents de leur savoir-faire en jardinage.

Ce sont surtout les amitiés tissées au fil des jours passés ensemble lors de ce camp de trois semaines qui ont marqué les participants. Il n’était pas rare qu’ils restent ensemble au domaine de la Ferme Moore une fois terminées les activités de la journée pour profiter des merveil­les de la nature. Comme quoi il est encore possible, en cette ère d’Internet et de gadgets électroniques, de jouer dehors avec ses amis.

Au final, non seulement ces jeunes ont pu découvrir le monde de l’agriculture urbaine, mais ils sont devenus des jeunes citoyens écoresponsables. Avec l’expérience qu’ils ont acquise pendant l’été, ils pourront proposer des solutions pour répondre aux défis d’aujourd’hui.

Enviro Éduc-Action souhaite renouveler l’expérience à l’été 2017 et est ouvert à tout type de partenariat permettant de bonifier l’expérience pour un maximum de jeunes. Enviro Éduc-Action tient d’ailleurs à remercier le Club optimiste de Hull qui s’est associé au projet en offrant des bourses d’inscription qui ont permis à six jeunes de participer gratuitement au camp de cet été. 

Le plastique : son impact sur la santé humaine et l’environnement 

En 2012, 288 millions de tonnes de plastiques ont été produits sur la planète, soit près de 9 kg par seconde! Léger et solide, le plastique entre dans la fabrication d’une multitude d’objets : jouets, sacs de plastique, emballages alimentaires, appareils électroniques… Et tout ce plastique produit a des impacts sur notre santé et sur celle de l’environnement.

Santé humaine
La fabrication de plastiques nécessite des quantités considérables de pétrole puisqu’ils sont des polymères synthétiques fabriqués à partir de ce combustible fossile. Des produits chimiques y sont généralement ajoutés afin de leur conférer certaines qualités : rigidité ou souplesse, couleur, etc. Certains de ces additifs chimiques peuvent se dégager des matières plastiques, quand elles sont usées ou soumises à la chaleur, et être ingérés par l’humain. Les conséquences d’une ingestion à long terme de ces substances sont encore mal connues, mais causent certaines inquiétudes, particulièrement pour trois types de plastique.

Polychlorure de vinyle
C’est le plastique numéroté 3, aussi appelé PVC ou vinyle. Ce type de plastique contient des phtalates, produits chimiques qui pourraient être ingérés lorsqu’un enfant met un jouet ou un biberon dans sa bouche. Les phtalates pourraient affecter les systèmes immunitaire et hormonal des petits.

Polystyrène
C’est le plastique numéroté 6,  utilisé dans la fabrication de la styromousse, d’ustensiles en  plastique, de couvercles de tasses à café, etc. Il contient du styrène,  un composé qui se dégage du plastique lorsque celui-ci est exposé au gras et à la chaleur. Les effets de faibles expositions au styrène ne sont pas encore bien compris. Cependant, une exposition prolongée ou à forte dose (pour les travailleurs d’usines par exemple) peut être toxique pour le cerveau, le système nerveux, le foie et les reins.

Polycarbonate
Ce type de plastique est numéroté 7.­­1 Il est notamment utilisé pour fabri­quer des bouteilles d’eau réutilisa­bles, des biberons et des verres jetables. Il contient du bisphénol A, un composé chimique qui affecte le développement fœtal et qui peut occasionner de l’hyperactivité, une puberté précoce, des testicules petits ou une prostate élargie et, à l’âge adulte, des taux de sperme faibles. Des études ont donc recommandé aux autorités publiques canadiennes d’interdire la présence de ce composé chimique dans les gobelets et biberons pour enfants.

Environnement
Indirectement, le plastique peut aussi avoir des effets sur la santé humaine à cause de la pollution qu’il engendre. En 2010, le taux de récupération des plastiques était de 33 % au Québec. Cela veut donc dire que 67 % des plastiques produits se sont retrouvés dans les sites d’enfouissement ou ont tout simplement été jetés dans l’environnement. Une fois enfoui, le plastique met entre 100 et 1 000 ans à se dégrader et produit du méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que  le dioxyde de carbone (CO2). Et s’il est jeté dans l’environnement, le plasti­que risque d’être ingéré par  des animaux ou de polluer en se  dégradant des sites sensibles, des cours d’eau ou des milieux humides.

Consommation responsable
Afin de diminuer votre consommation de plastique, lors de votre prochain magasinage, pensez à :

  • Réduire. Avez-vous réellement besoin de ce que vous vous apprêtez à acheter? Existe-t-il une alternative plus écologique au produit désiré?
  • Éviter les plastiques numérotés 3 et 6, actuellement non recyclables au Québec et les plus nocifs pour la santé humaine.

Il est aussi bon de savoir que le plastique ne se recycle pas à l’infini : la résine sera fragilisée un peu plus à chaque élévation de température nécessaire à la fabrication d’autres plastiques. Donc, il vaut mieux pen­ser à réduire notre consommation de plastique avant même de recycler!

Chaque fois que nous effectuons un achat, nous exprimons nos préféren­ces. Pensez-y lors de vos prochaines emplettes, en consommant de façon responsable.
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1Le numéro 7 est également utilisé  pour désigner les bio plastiques qui, eux,  ne contiennent pas de bisphénol A.

Références : 
http://www.healthyenvironmentforkids.ca/sites/healthyenvironmentforkids.ca/files/Plastics-bilingual-web.pdf  
http://www.equiterre.org/solution/ les-impacts-de-votre-consommation

Chloé Gourde
Coordonnatrice, Programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais
Enviro Éduc-Action, chloe@enviroeducaction.org

Le programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais

Toute une aventure écologique a été vécue de 2013 à 2015 dans 16 établissements scolaires de la région. Ces écoles primaires, écoles secondaires et centres d’éducation des adultes ont participé à un projet pilote du tout nouveau programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais; (www.ecoles-eco.ca) d’une durée de deux années scolaires.

Unique dans la région, ce programme vise deux buts complémentaires : tout d’abord, développer le sens éco­­­­citoyen chez les jeunes et, ensuite, appuyer l’amélioration des bilans écoresponsables des établissements scolaires.

Pourquoi faire tout cela? Avant tout, l’éducation relative à l’environnement (ERE) auprès des jeunes est une des clés de tout changement social en faveur d’une société qui comprend mieux les enjeux de développement durable et qui agit concrètement en faveur d’une amélioration de la santé humaine et environnementale. D’autre part, les commissions scolaires et les écoles du Québec doivent envisager d’apporter certains changements en vue d’atteindre les objectifs du Plan d’action de développement durable fixés par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) (<ahref=”http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf”>http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf). Enfin, les jeunes eux-mêmes réclament plus d’actions écologiques dans leurs écoles et se sentent interpellés par les thèmes entourant le développement durable (https://drive.google.com/file/d/0B_ob7STW0jIEdFlzVkpwX1lfbGs/edit?pli=1).

Six thématiques environnementales sont privilégiées par le programme pour atteindre les objectifs susmentionnés :

  • Travail d’équipe et synergie
  • Éducation relative à l’environnement et rapprochement avec la nature
  • Gestion des matières résiduelles
  • Gestion de l’eau
  • Verdissement des terrains d’écoles et protection des milieux naturels
  • Gestion de l’énergie

Le mode de fonctionnement du programme est fort simple : chaque école inscrite dispose d’une « banque d’heures » bien à elle et l’utilise à sa guise, selon ses besoins. Dans la banque d’heures, l’école choisit à la carte :

    • Des animations pédagogiques relatives à l’environnement, en classe, pour les élèves;
    • Des animations publiques, à la cafétéria, dans l’agora ou dans la cour par exemple;
    • Des formations spécifiques à l’intention du personnel ou des comités de parents;
    • Du temps de services-conseils en développement durable pour la direction ou pour le comité vert;
    • De la présence d’accompagnement pendant une activité organisée par l’école;
    • Du temps de recherche d’informations, de financement ou de fournisseurs;
    • De l’appui à la gestion de projets verts pour l’école.

Le programme a donné de très beaux résultats durant la période 2013-2015, près de 10 000 élèves de la région ayant été sensibilisés. Il s’est avéré que la plupart des écoles ont demandé un appui particulier pour la gestion des matières résiduelles, qui constitue une priorité pour elles. Ainsi, presque toutes les écoles ont eu droit à des animations de caractérisation des déchets devant les élèves et le personnel, ce qui a favorisé une amélioration notable des compéten­ces en matière de tri du recyclage et du compostage au sein des établissements scolaires. Certaines écoles ont implanté des nouveaux services de collecte de matières recyclables oucompostables, tandis que d’autres se sont concentrées sur des projets de verdissement de leurs terrains, pour améliorer laqualité de vie de tous. En bref, le programme a su appuyer les écoles, enseignants et élèves qui avaient envie de mettre en œuvre des initiatives concrètes de sensibilisation et d’action en faveur de la santé de l’environnement!

Geneviève Carrier, Directrice Enviro Éduc-Action